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07/10/2011

Qui colporte les rumeurs notamment du 11 septembre 2001 ???

Les théories du complot du 11-Septembre sont nées avant le 11-Septembre. Le 25 juillet 2001, au cours d’un épisode de deux heures et demie de son programme Infowars, sur une chaîne locale de «public access», Alex Jones retrace ce qu’il estime être l’histoire des attaques sous faux pavillon planifiée par le gouvernement, de l’incident du Golfe du Tonkin utilisé par Lyndon Johnson pour intensifier l’implication américaine dans la guerre du Vietnam, au premier attentat contre le World Trade Center en 1993 en passant par l’attentat d’Oklahoma City de 1994, qui selon Jones est un acte de terrorisme d’Etat orchestré en vue de permettre à Bill Clinton de remonter dans les sondages et restreindre les libertés individuelles. Tout en rapprochant Oklahoma City et l'incendie du Reichstag, Jones fait clignoter à l’écran les numéros des standards téléphoniques du Congrès et de la Maison Blanche. «Appelez la Maison Blanche et dites-leur que nous savons que le gouvernement est derrière le terrorisme», lance-t-il. «“Ben Laden” [il dessine des guillemets avec les doigts] est l’épouvantail dont ils ont besoin dans ce schéma de duperie orwellien.»

 

http://mimmoc.labo.univ-poitiers.fr/IMG/arton83.jpghttp://www.horaz.com/horazyclopedia/Photos/Septembre_11_2001/01_STD/010911_11.jpg


Six semaines plus tard, le jour où s’écroulent les tours jumelles, Jones démarre son émission en déclarant que, comme il l’avait annoncé, l’administration Bush était complice d’une mise en scène terroriste. «Je vais vous dire de quoi il retourne, lance Jones. Il y a 98% de chances pour que ceci soit un attentat contrôlé orchestré par le gouvernement.»


Des fadaises auxquelles on croit
La théorie de la démolition contrôlée reste l’un des grands dogmes unificateurs pour tous les «truthers» (comme ils se baptisent eux-mêmes) du 11-Septembre.


Immédiatement après les attaques, c’était un point de vue difficile à tenir. Dans le mois qui suivit le 11-Septembre, les prêches résolus de Jones selon lesquels le 11-Septembre était un coup monté de l’intérieur allaient lui coûter plus de 70 de ses 100 et quelques stations de radio partenaires. Puis, à l’inverse, ses prises de position précoces lui ont conféré une certaine crédibilité quand, au fil de la décennie, a grandi le désenchantement vis-à-vis de la gauche comme de la droite. Aujourd’hui Jones est de retour sur plus de 60 stations radio, avec un auditoire historique de 3 millions d’auditeurs quotidiens, et il revendique son rôle dans la diffusion de la théorie du complot du 11-Septembre:


«C’est moi qui suis à l’origine de tout le toutim.»


La popularité de la théorie du complot du 11-Septembre ne s’explique pas uniquement par l’enthousiasme des «premiers adeptes». Les premières allégations —des fadaises apparemment sans conséquences, qui circulaient sur le Web peu après les attentats— ont également joué un rôle majeur. Avant qu’on ait pu les démonter, la théorie qu’elles soustendaient avait déjà rencontré une large adhésion. Le premier panneau routier qu’on remarque lorsqu’on entre dans Sebastopol, Californie, petite ville située à deux heures au nord de San Francisco, est une publicité pour le cartomancien local. En descendant la rue principale, on est tout aussi frappé par la succession de magasins bio alterno-hippie et par les pancartes publicitaires annonçant un dîner/jeu de rôles interactif avec meurtre à résoudre. Il est presque cliché de constater que c’est ici, au bout d’une petite route, que vit un autre des fondateurs de la théorie du complot du 11-Septembre, Michael Ruppert. Mais Ruppert correspond en bien des points au stéréotype du théoricien du complot à plein-temps.


Obsédé par la CIA
Dès mon arrivée dans sa propriété campagnarde —un peu moins d’un hectare— Ruppert me fait visiter son jardin personnel et sa cage à poule, m’offrant une framboise bio, un bout de laitue et une feuille de basilic en guise de cadeau de bienvenue. Au premier étage de la maison, le couloir et le bureau sont ornés de photos de collègues théoriciens du complot, parmi lesquels Cynthia McKinney, ancien membre démocrate du congrès et candidate du parti vert aux présidentielles de 2008. Ruppert a lui-même acquis une petite notoriété voici deux ans, en écrivant et en jouant dansCollapse, un documentaire salué par la critique, consacré à ses deux obsessions du moment, la crise économique et le pic pétrolier. Il se vante d’être grâce au film devenu l’ami de Mel Gibson et de Leonardo DiCaprio et se revendique avec fierté fumeur de marijuana («j’avais ma rubrique dans High Times!»). Il est enclin à se lancer dans d’étranges diatribesoù il estime avoir prédit la crise économique actuelle. «Je suis le Soljenitsyne de l’Amérique», affirme-t-il non sequitur. «Je suis dans un goulag. Pas comme lui, pas physiquement. Je suis dans un goulag d’invisibilité. Le gouvernement des Etats-Unis et la presse dominante n’osent pas mentionner mon nom. J’ai prédit ces événements, pas tous mais la plupart, avec une précision effrayante.» Avant le 11-Septembre, Ruppert travaillait sur d’autres théories du complot —sur un programme de superordinateur conçu par le gouvernement, sur des accusations de blanchiment d’argent par AIG, sur un trafic de drogue organisé par la CIA. Il est obsédé par la CIA et la drogue depuis que, selon lui, l’agence a tenté de le recruter par l’intermédiaire d’une ex-fiancée, «Teddy», à l’époque où il était agent des narcotiques de la police de Los Angeles, en 1976.
 

 

Le récit spectaculaire de sa chute, du flic promis à un bel avenir au paranoïaque professionnel, est retracé par Jonathan Kay dans un chapitre consacré à la psychologie des complotistes de son livre, Among the Truthers: «Deux ans après sa rencontre avec “Teddy”, Ruppert s’autointerne en hôpital psychiatrique, se plaignant de menaces de mort. Peu après, il quitte la police et se met à colporter auprès des journalistes assez crédules pour l’écouter, diverses versions de son histoire —et notamment que la CIA a tenté de le recruter pour protéger ses activités de trafic de drogue dans la région de Los Angeles.» C’est le site web de Ruppert, From the Wilderness, qui le premier remet en question la version officielle du 11-Septembre.


Le matin du 11 septembre 2001, Ruppert échangeait par e-mail avec son ex-femme, témoin des attaques depuis son appartement du 35e étage sur Battery Park. Tandis qu’elle regarde brûler la tour nord, Ruppert s’efforçant de lui tenir virtuellement la main, il voit en direct à la télévision le deuxième avion s’écraser dans la tour sud. «Dès l’impact du second avion, j’ai vu que quelque chose clochait», m’a-t-il raconté.«Je ne l’ai peut-être pas rapporté tout de suite, mais j’étais passé en mode investigation dès la seconde ou j’ai vu le deuxième appareil toucher la tour.» Alors, quand le Pentagone est heurté par le vol 77, c’est la confirmation que Rupert attend, celle d’une complicité du gouvernement. Ruppert marque une pause pour me montrer le placard où il range sa collection de couteaux et ses «provisions personnelles de survie en situation d’urgence». Il en sort un cadre photo montrant un pilote de l’Air Force, entouré d’une collection de médailles et de rubans.«C’est mon père», dit-il. «Il était officier d’interception radar à bord des F-89 et F-90 intercepteurs stationnés en Alaska, qui guettaient un possible survol du pôle par les bombardiers russes… J’ai été élevé dans cette culture.


Impossible, compte tenu des procédures de décollage d’urgence de l’Air Force et du Norad que cet avion ait pu heurter le Pentagone. C’est quelque chose auquel nous sommes préparés depuis les années cinquante.» Pour Ruppert, il est inconcevable que le système de défense aérienne le plus coûteux au monde ait pu échouer ce jour-là. Peu importe que ce fût un dispositif dont la mission première, quarante ans durant, était de se tenir prêt en cas de viol de l’espace aérien nord-américain par les Soviétiques, et qui au cours de la décennie postérieure à la guerre froide était toujours exclusivement orienté sur les menaces extérieures. Il aurait dû être prêt, et s’il ne l’était pas, c’était nécessairement en raison d’un sabotage intérieur. La chronologie officielle publiée par le commandement militaire à la suite des attaques était erronée, rendant le complot plus crédible. Initialement, le Norad affirmait que les chasseurs avaient été avertis du détournement du vol 77 et que des chasseurs avaient décollé en urgence en direction de Washington, ce qui aurait dû leur laisser suffisamment de temps pour intercepter le troisième avion avant qu’il ne frappe le Pentagone. Au final, usant de son pouvoir d’injonction, la commission du 11-Septembre fut en mesure d’établir la véritable chronologie des événements de la journée, démontrant que, contrairement aux affirmations antérieures, l’armée n’avait rien su des détournements avant qu’il soit trop tard pour faire quoi que ce soit. Bien que les officiels de l’armée aient été par la suite exonérés d’avoir intentionnellement induit en erreur la commission du 11-Septembre, certains membres du personnel de la commission ont ensuite évoqué des témoignages délibérément faux.

 

http://img10.hostingpics.net/pics/938330200901081630_zoom.jpghttp://geocities.ws/contrefeu/11septembre.jpg


La théorie qui a presqu'échoué
À la base d’une des théories clé du complot du 11-Septembre se trouve donc un mensonge diffusé par le gouvernement. Les enregistrements des événements de la journée provenant du quartier général pour le Nord-Est du Norad, mis finalement à disposition du public en 2007, ont prouvé que les chasseurs n’auraient pas pu faire grand-chose. Mais à ce moment-là, peu importait. Dès novembre 2001, Ruppert donnait une conférence devant mille personnes à l’université d’état de Portland, consacrée aux «Vérités et mensonges du 11-Septembre», qu’il allait enregistrer et mettre sur le marché. Il va ensuite compiler les articles de sa série From the Wilderness en un livre, Crossing the Rubicon: The Decline of the American Empire at the End of the Age of Oil, qui s’est vendu à plus de 100.000 exemplaires.


Dans les semaines et les mois qui ont suivi le 11-Septembre, Jones et Ruppert s’attelaient déjà à formuler une vaste théorie du complot qui allait plusieurs années plus tard atteindre son maximum de popularité.


Une autre théorie, toutefois, allait se répandre plus largement, avant de mourir rapidement, du moins en Occident. En tant que telle, elle peut être considérée comme leçon sur la façon dont fonctionnent les théories du complot, et où —sinon pourquoi: en prenant une bribe de vérité, et en l’enrobant de toute une mythologie. Il n’a pas fallu plus de 24 heures pour que de vagues théories attribuant les attaques à Israël se mettent à circuler. Quatre jours après le 11- Septembre, la première preuve de l’implication d’Israël dans les attaques était rapportée dans le quotidien syrien Al Thawra. Le quotidien gouvernemental indiquait que «4.000 juifs n’étaient pas à leur travail le jour des explosions», sous-entendant que les 4.000 juifs avaient été avertis des attentats par ses véritables organisateurs, juifs tout comme eux. La thèse allait se diffuser dans tout le Moyen-Orient. La source de ce chiffre précis de 4.000 personnes était le Jerusalem Post, qui rapportait le jour des attaques que «le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem dispose d’une liste de 4.000 noms de citoyens israéliens dont on pense qu’ils se trouvaient aux alentours du World Trade Center et du Pentagone au moment des attentats». Slate.com et le Snopes. com, le populaire site anti-rumeur, furent parmi les premiers médias à démonter la rumeur. Et pourtant, dix ans après, des versions modifiées de la fable des «juifs mis au courant» sont encore propagées par des extrémistes antisémites adeptes des théories du complot du 11-Septembre, parmi lesquels le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Si la théorie rencontre peu d’écho aux Etats-Unis, même dans les rangs des complotistes, elle reste populaire dans la rue arabe où, selon le New York Times, le fait que les juifs aient été invités à rester chez eux ce jour-là est une opinion couramment admise. Un sondage World public Opinion de 2008 faisait apparaître que 43% des Égyptiens interrogés rendaient Israël responsable des attentats du 11-Septembre, contre 31% des Jordaniens, et que 36% des Turcs les imputaient au gouvernement américain. Dans les territoires palestiniens, 27% des sondés pensaient que les Etats-Unis étaient responsables, et 19% qu’Israël avait mené les attaques. Les éditions en arabe des Protocoles des Sages de Sion, fable antisémite à l’origine de la théorie du complot juif ont été des succès d’édition en Syrie et au Liban, et cette contrefaçon célèbre a été adaptée en 2002 à la télévision égyptienne sous la forme d’une «dramatique historique» en 41 épisodes.


Au Moyen-Orient, indique Charles Hill, qui compte 32 ans de carrière dans la diplomatie, il existe un profond courant de pensée selon lequel tout ce qui se passe dans le monde –en bien comme en mal— s’explique par un complot juif mondial piloté par les Américains.
 

 

«L’Amérique est assimilée aux juifs au sens large car “les juifs contrôlent les médias, ils contrôlent les commissions du congrès et ils contrôlent les universités” et ainsi de suite», di-til.


Dans le cas de la rumeur des 4.000 juifs, selon Hill, la précision de l’accusation est ce qui lui confère sa crédibilité —quand bien même elle a également permis de la démonter rapidement. Les complotistes aiment les faits «concoctés de façon à être plausible, car extrêmement précis», poursuit Hill. «Du fait qu’ils sont extrêmement précis, et qu’ils ont été, selon eux, mis au jour, en dépit du fait qu’on les a camouflés, conçus pour être dissimulés, et révélés à la suite d’une erreur, ou par quelqu’un qui est tombé dessus par hasard, cela prouve, ou confère de la crédibilité à la thèse d’ensemble.»

 

D’où viennent les théories du 11 septembre ?
Source, journal ou site Internet : slate
Date : 13 septembre 2011
Auteur : Jeremy Stahl

12:32 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : world trade center, 11 sept 2001, cia, mensonge, complot | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Et pendant ce temps là......"Avec le temps, va tout s'en va..."

On raconte qu’à Byzance, les courtisans débattaient du sexe des anges pendant que les Turcs assiégeaient la ville.

 

http://sergecar.perso.neuf.fr/Dessins/ruines.jpg

 

À lire les journaux, écouter la radio et regarder la télévision, ne croirait-on pas que l’Histoire
se répète ? DSK et le World Trade Center au coeur de l'actualité ; disparue, la Crise européenne ? Les Français ont eu droit pendant trois mois à l’étalage des frivolités de DSK, ex-futur Président de la République ; là-dessus sont venues la maladie et les déboires judiciaires et africains de Jacques Chirac, ex-Président de la République. En attendant l’heureux événement en préparation chez l’actuel Président de la République, les médias nous offrent un étourdissant retour sur le passé avec l’évocation des attentats du 11 septembre 2001. Par un excès de zèle, certains journalistes rappellent même un autre 11 septembre, celui qui a vu la mort du président Salvador Allende, au Chili en 1973. C’est ainsi que le vendredi 9 septembre 2011, la plupart des grands médias institutionnels rabâchaient ad nauseam l’effondrement du World Trade Center, avec à la clé interviews des rescapés, témoins, commentateurs, anonymes etc. Le même jour, les ministres des sept principaux États de la planète, le G7, se réunissaient à Marseille sans arriver à se mettre d’accord sur une solution à la crise gravissime qui frappe la Grèce. Le même jour encore, la démission du N°2 de la Banque Centrale Européenne, l’Allemand Jürgen Stark, manifestait le fossé qui s’est creusé entre l’Allemagne et ses partenaires européens, la première refusant de financer à fonds perdus la dette publique de la Grèce et des autres pays méditerranéens de la zone euro. Cette nouvelle étape de la Crise européenne est passée presque inaperçue dans les médias français.


Rideaux de fumée pour une faillite annoncée

Il devient de plus en plus clair que la Grèce quittera la zone euro dans les prochains mois, avec des conséquences imprévisibles pour l’Union européenne. Des dirigeants énergiques et lucides pourraient peut-être sortir l’Union de cette mauvaise passe avec des solutions innovantes et audacieuses. Force est de constater que ce n’est pas ce à quoi nous préparent les dirigeants actuels, dont l’action - ou plutôt l’inaction - est déterminée par les prochaines échéances électorales. Si ces dirigeants sont paralysés devant l’obstacle, c’est aussi que le franchissement de celui-ci nécessiterait qu’ils renient les principes néolibéraux qui les y ont conduits et ont fait faillite. Ainsi a fait faillite l’idée selon laquelle l’euro allait renforcer la convergence économique de l’Union européenne et rapprocher les différents pays. C’est le contraire qui s’est passé, les pays de l’ancienne zone mark gagnant en richesse ce que les pays méditerranéens ont perdu. Ainsi a également fait faillite le traité constitutionnel de 2005, rejeté par les citoyens français et néerlandais et néanmoins entré en vigueur sous le nom de traité de Lisbonne. Avec un Président coopté pour 30 mois et un Haut représentant pour les Affaires étrangères, on nous promettait une Union plus forte et en mesure de se faire mieux entendre. La crise des subprimes de 2008 a illustré son impuissance et, pire encore, son lâche alignement sur les intérêts boursiers. En sauvant les banques de la faillite sans contrepartie ni garde-fous, les dirigeants européens se sont comportés comme le crocodile de la fable... Celui-ci entend l’appel au secours d’un scorpion tombé dans la rivière. «Je veux bien te ramener sur la rive mais c’est à condition que tu ne me piques pas», dit-il. Promis, dit le scorpion. Mais à peine est-il monté sur l’échine du crocodile qu’il pique celui-ci. Au moment où l’un et l’autre vont se noyer, le crocodile gémit : «Tu avais promis de ne pas me piquer !». Je sais, mais c’est dans mes gènes, je n’ai pas pu m’en empêcher, répond le scorpion-banquier. Sans commentaires. Sans commentaires, c’est précisément le mot d’ordre implicite des médias français. On a beau tendre l’oreille, aucune personnalité politique ne se hasarde à mettre en cause le traité de Lisbonne et son passage en force.

 

 

 

 

 


Cassandre au Monde
Pour être juste, convenons que même un journal aussi conformiste que Le Monde peut parfois cacher des éclairs de lucidité. Ainsi lit-on le 12 septembre 2011, dans la page des marchés, sous la signature de Claire Gatinois : «De l'avis de la plupart des économistes, la crise actuelle est à bien des égards comparable à celle de 1929. Malheureusement, aux yeux du marché, personne n'a l'envergure d'un Franklin Delanoo Roosevelt pour redresser la situation. Ni aux États-Unis et encore moins en Europe. Au sein de l'Union monétaire frappée par une crise de surendettement public "chacun se demande même s'il y a un pilote dans l'avion", indique un opérateur. Et les choses ne s'arrangent pas...».


L'Europe et la rupture
Les rideaux de fumée que sont les reportages sur DSK et les célébrations mémorielles évitent aux dirigeants de la majorité d’avoir à s’expliquer sur leur impuissance comme à ceux de l’opposition sur leur absence d’alternative crédible. Ainsi marche-t-on d’un pas accéléré vers un séisme majeur comme l’Europe en a connu il y aura bientôt cent ans. Nos aïeux, il est vrai, ne furent guère plus perspicaces. Le 28 juillet 1914, soit trois jours avant la déclaration de guerre, les journaux parisiens faisaient leur Une sur l’acquittement de Mme Caillaux, meurtrière par amour du directeur du Figaro. Ainsi va l’Europe, dont l’Histoire connaît une rupture dans la deuxième décennie de chaque siècle. En 1815, le Congrès de Vienne mit un terme au séisme inauguré vingt ans plus tôt par la chute de la monarchie française. En 1713 prit fin la très meurtrière guerre de la Succession d’Espagne. En 1618 débuta la dramatique guerre de Trente Ans. En 1517, Luther brisa l’unité de la chrétienté occidentale. En 1415…

 

Le sexe des anges et le World Trade Center
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 12 septembre 2011
Auteur : Joseph Savès

12:24 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, world trade center, chirac, crise(s), grèce, faillite, europe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/02/2011

Wikileaks et le 11 septembre, nouvelle info!

Les Etats-Unis recherchent activement trois Qataris soupçonnés d'avoir pris part aux attaques du 11 Septembre 2001 et passés inaperçus jusque là, révèle un télégramme diplomatique américain piraté par Wikileaks et publié mercredi dans le quotidien britannique The Telegraph.

 

http://philippeldl.files.wordpress.com/2010/08/11-septembre-2001.jpg

 

Dans ce câble daté de février 2010, un responsable américain au Qatar informe le Département de la sécurité intérieure à Washington que les trois ressortissants du Qatar sont soupçonnés d'avoir conduit des opérations de surveillance et de reconnaissance sur les sites frappés le 11 septembre à New York et Washington. Les trois hommes, qui ont quitté les Etats-Unis pour Londres la veille des attaques, avaient éveillé les soupçons du personnel d'un hôtel de Los Angeles où ils étaient descendus, en refusant aux femmes de ménage l'accès à leur chambre, dans laquelle le personnel avait remarqué au préalable "plusieurs uniformes semblables à ceux des pilotes" d'avion, selon ce câble.

 

Le groupe "a visité le World Trade Centre, la Statue de la Liberté, la Maison Blanche et plusieurs endroits en Virginie" quelques semaines avant les attaques, précise le télégramme, rédigé par le chef-adjoint de la mission diplomatique américaine à Doha, Mirembe Nantongo. Les trois hommes -- répondant aux noms de Meshal Alhajri, Fahad Abdulla et Ali Alfehaid-- avaient des billets pour un vol American Airlines reliant Los Angeles à Washington le 10 septembre, à bord d'un Boeing 757. Ils ne se sont pas présentés à ce vol et sont partis le même jour de Los Angeles pour Londres. Le lendemain, le Boeing 757 qu'ils devaient prendre s'écrasait sur le Pentagone, tuant 184 personnes. A Los Angeles, "le personnel de nettoyage de l'hôtel est devenu soupçonneux parce qu'il avait remarqué dans la chambre les uniformes de pilotes, plusieurs ordinateurs portables et plusieurs cartons destinées à des adresses en Syrie, à Jérusalem, en Afghanistan et en Jordanie". "Les hommes avaient (...) un téléphone portable relié par câble à un ordinateur" et "la chambre contenait aussi des listings de noms de pilotes, de compagnies aériennes, de numéros et d'horaires de vol imprimés sur ordinateur", indique encore le câble diplomatique. Une enquête ensuite du FBI a montré que les billets d'avion et la note d'hôtel des trois hommes avaient été payés par un "terroriste avéré". Un quatrième homme, Mohamed Al Mansoori, les a aidés durant leur séjour aux Etats-Unis, selon le câble. Mansoori, qui n'a jamais été officiellement impliqué dans l'attaque du 11 septembre, est soupçonné d'avoir "aidé des gens entrés aux Etats-Unis avant les attaques pour y faire de la reconnaissance (...) et d'autres formes de soutien" au commando qui conduisit l'attaque. Mansoori est sous enquête du FBI et a eu son visa annulé après la mise au jour de ces informations, mais "son nom n'a pas été mis sur liste noire" et il pourrait donc avoir quitté les Etats-Unis, selon le télégramme. Les noms des trois Qataris figuraient sur une liste piratée de 300 personnes que le FBI veut interroger en relation avec les attaques du 11 Septembre, qui ont fait plus de 3.000 morts. Le rapport officiel américain sur les attaques, publié en 2004, confirme qu'au moins deux des auteurs des attaques avaient effectué "un bref séjour à Los Angeles, sur lequel on sait peu de choses".


11 septembre : trois Qataris sont recherchés, révèle Wikileaks

Source, journal ou site Internet : Libération.fr
Date : 1er février 2011
Auteur : AFP

11/09/2010

Le 11 septembre....

On peut parler de tous les morts qu’il y a, tous les jours, partout, et pour des tas de raisons.



On peut parler de maladie, de guerre, de morts naturelles.

http://americanindian.ifrance.com/9-11_TwinTowersAmericanFlagClouds%5b1%5d.jpg

Je ne dis pas que les morts du 11 septembre sont les morts les plus affreux du siècle. Mais le 11 septembre 2001, c’était hier.

Et ces gens là vivaient les mêmes vies que vous.

Et ces gens là ne vivent plus.

Et leur famille, leurs amis, les ont perdus.

L'image “http://algoxy.com/psych/images/wtc.1core.fall.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Parfois, il faut oublier d’être un intellectuel. Il faut oublier d’être cynique. Il faut oublier d’être informé. Et il faut accepter d’être humain.

Et se montrer dur, et rationnel, en refusant de se sentir touché par cet évènement, en se disant au dessus de ça, ne consolera ni les autres victimes d’autres morts, ni personne de ce monde.

C’est juste une nouvelle manifestation d’un politiquement correct rampant, qui vise à prendre le contre pied de ce qui est beau et de ce qui est noble, afin de se placer au dessus du lot.

 








cliquez sur l'image pour le lien











Alain Madelin

Nous avions un ennemi. Mais nous ne voulions ni le voir, ni le nommer. Les images terribles de ce mardi 11 septembre qui ont touché nos cœurs et marqué nos enfants pour longtemps viennent de mettre fin à cet aveuglement. Les actes de guerre de ce terrorisme de masse et la fureur barbare des commandos suicides portent la marque d'une nouvelle folie des hommes : le " fascisme islamique " qui défigure l'une des plus grandes religion du monde.

Trop longtemps nous avons cru que ce terrorisme international était une affaire de police et de justice alors qu'il s'agissait avant tout d'une question politique. Toutes les politique étrangères de défense et de sécurité de l'ensemble du monde démocratique, à commencer par la France, sont à reconstruire.

C'est d'ailleurs ce que nous aurions dû nous employer à faire-je n'ai cessé de le répéter- depuis la chute du mur de Berlin. Il fallait mettre un terme aux liaisons dangereuses que nous avions entretenues, hier, avec un certain nombre de dictatures pour faire face à l'impérialisme soviétique, ennemi principal oblige.

Il fallait faire face à la nouvelle menace que l'on voyait s'organiser avec ses foyers de terrorisme et de haine, ses lieux d'endoctrinement, ses écoles de commandos suicides, ses bases arrières. Nous connaissions les Etats qui hébergeaient, alimentaient, utilisaient ou finançaient ce terrorisme et ce nouveau fascisme.

http://cosmicpenguin.com/911/chrisbrown/images/pdrm1943.25pct.jpg

 

Voici aujourd'hui l'Afghanistan des tailbans qui abrite le quartier général de Ben Laden, montrée du doigt par les responsables politiques du monde entier. Belle découverte ! Depuis longtemps tous savaient. Et l'oppression du peuple afghan sous le régime criminel des taliban. Et la cruauté du sort réservé aux femmes. Et le risque de contagion intégriste de toute une région. Et l'installation des camps d'entraînement du terrorisme international sur un territoire transformé en place forte mondiale de la production et du trafic de drogue.

Mais pas plus que nous n'avons voulu voir le Cambodge des Khmers rouges, nous n'avons voulu voir en face l'Afghanistan des talibans. En 1980, j'étais aux côtés de la résistance afghane lorsque celle-ci s'organisait contre l'occupation soviétique. En 1999, j'étais aux côtés du commandant Massoud dans la vallée du Panshir pour soutenir sa lutte contre le régime des taliban. J'ai tenté de toutes mes forces de relayer en France et en Europe ses appels à l'aide et de me faire l'écho de ses mises en garde face au danger de ce nouveau terrorisme. Le commandant Massoud vient de mourir assassiné. Abandonné. Son combat pour libérer les 17 millions d'Afghans du joug de 40 000 taliban était le nôtre, et nous aurions dû l'aider, fièrement, massivement.

Mais si Washington condamnait Ben Laden c'était en ménageant le Pakistan, principal soutien des talibans. Londres accueillait leurs foyers de propagande. Paris se réjouissait de voir le Pakistan devenu le deuxième client de nos ventes d'armes. Le quai d'Orsay recevait le Vice Ministre taliban des affaires étrangères ! Et les portes de l'Elysée sont restées closes en avril dernier, lorsque j'ai demandé au président de la République de recevoir le commandant Massoud venu en France nous alerter et chercher notre soutien.

Ce mardi 11 septembre est venu nous rappeler notre inconscience, notre complaisance, nos atermoiements, notre mollesse et nous dire qu'il n'est que temps de réagir enfin. Avant qu'il ne soit trop tard, car il est impossible d'exclure aujourd'hui que des armes bactériologiques, chimiques ou nucléaire puissent enrichir, demain, l'arsenal de ce nouveau terrorisme.

http://media.collegepublisher.com/media/paper344/stills/0m0j9eg5.jpg


Réagir enfin

Ce n'est pas le peuple américain qui était visé mais le symbole de liberté et de démocratie que représente l'Amérique et que les terroristes ont voulu frapper le plus cruellement possible. Ils ne se sont pas attaqués à l'Amérique pour ce qu'elle a fait ou ce qu'elle n'a pas fait, mais pour ce qu'elle est. Qu'on ne dise pas que l'enlisement des négociations de paix entre israéliens et palestiniens explique de tels crimes. Les actes de terrorisme que ce fascisme islamique mène depuis longtemps au Proche-orient ne visent pas à obtenir la paix mais à empêcher celle-ci, à nourrir le ressentiment du monde arabe et aboutir à la disparition pure et simple de l'Etat d'Israël. Mais au-delà de l'Amérique et d'Israël, ce que ce fascisme islamique ne tolère pas, ce qu'il veut détruire c'est l'image de modernité, d'ouverture, de tolérance, de protection des droits humains fondamentaux et de dignité de la femme que porte nos sociétés démocratiques. Cette image là est une menace pour leur pouvoir religieux ou politique.

Il ne faut pas s'y tromper, tous ces appels à la guerre sainte ne servent qu'à justifier ou à prolonger des pouvoirs illégitimes, et despotiques, à opprimer les peuples et à les maintenir dans l'ignorance et dans la misère. On ne choisit pas ses ennemis : ce sont eux qui nous choisissent.

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Ne pas se tromper d'adversaire

Dans notre riposte nous ne devons pas nous tromper d'adversaire. Ce n'est pas une guerre de civilisations comme l'évoquent un peu trop facilement certains commentateurs. Ce n'est pas davantage un combat du nord contre le sud, des pays riches contre les pays pauvres.

Ce n'est pas une révolte de l'islam contre le reste du monde ni une guerre de religions. C'est une guerre menée au sein de l'islam par une minorité d'intégristes fanatiques qui cherche par un discours de haine et par la manipulation des symboles à entraîner les masses arabes. S'il faut dire très haut et très fermement " non à l'amalgame " de ce nouveau fascisme avec l'islam, il appartient au monde musulman politique et religieux de le dire encore plus haut et encore plus fermement. Ce fascisme islamique peut détruire, mais il est incapable de construire. Il est dores et déjà condamné.

Au 20ème siècle nous sommes venus à bout de deux totalitarismes bien plus puissants, le nazisme et le communisme, et bien évidemment, le monde d'ouverture et de liberté qui se bâtit aujourd'hui aura raison de ce nouveau fascisme. Plus ou moins vite, plus ou moins douloureusement selon les choix politiques que nous ferons. Deux impératifs Ce mardi 11 septembre bouleverse toute la donne internationale. Une révision de nos choix politiques s'impose, autour de deux impératifs.

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Premier impératif : une solidarité sans faille avec les américains.

Ce grand peuple s'est battu pour notre liberté, son épreuve est la nôtre. Menacé en commun, nous n'avons pas à marchander notre soutien à une riposte qui ne peut être que commune.

Oui, il faut éliminer Ben Laden, détruire les bases arrières du terrorisme en Afghanistan. Il ne s'agit pas d'envahir l'Afghanistan contre le peuple afghan, comme certains le disent, mais de libérer ce peuple du régime taliban qui l'opprime. Bien entendu une telle opération se doit d'éviter l'embrasement du Pakistan, la république islamique voisine qui dispose de l'arme nucléaire, car il ne servirait à rien de déloger les taliban à Kaboul pour les installer à Islamabad. Ne nous berçons pas cependant d'illusion : si le fascisme islamique est d'avance condamné par l'histoire, il ne sera pas pour autant facile à éliminer.

Personne ne peut dire aujourd'hui si la riposte internationale sera efficace et rapide ou si elle mènera à de nouvelles vagues d'attentats. Personne ne sait le temps qu'il faudra pour démanteler tous les foyers de haine et de terrorisme, neutraliser tous les agents dormants de ce nouveau fascisme.

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C'est pourquoi à la facile solidarité des mots dans l'émotion il va falloir ajouter la totale solidarité politique dans l'action. Il ne faut pas que la solidarité de la France soit demain remise en cause par un retour de cet anti-américanisme primaire qui a tant servi hier à aveugler l'opinion sur la nature des régimes communistes. Il ne faut pas non plus que la nécessaire riposte internationale soit affaiblie par un retour à ces habiletés coutumière de notre diplomatie qui de l'Irak à la Syrie, nous ont conduit à une longue tradition de complaisance avec des régimes oppresseurs de leur peuple.

Se tromper d'adversaire, continuer à d'alimenter l'anti américanisme ou manquer de solidarité dans la riposte serait faire le jeu fascisme islamique.

Deuxième impératif : une révision complète de nos politiques étrangères, de sécurité et de défense.

Si la France doit faire preuve d'une solidarité sans faille, elle doit aussi, avec l'Europe, se porter au premier rang de la construction d'un nouvel ordre international civilisé et équilibré. C'est ce que nous aurions dû déjà faire depuis longtemps. C'est l'exigence de l'après 11 septembre. Cet ordre international ne peut se construire que sur la base d'une nouvelle alliance des nations démocratiques, unissant les vieilles nations démocratiques occidentales aux nouvelles démocraties du Sud et de l'Est. C'est sur cette base qu'il faut repenser toutes les structures internationales héritées de la guerre froide, en donnant à la nouvelle Russie démocratique toute sa part dans la construction de ce nouvel ordre international et dans la mise en place d'une sécurité commune. Il va nous falloir réévaluer les menaces, repenser notre politique étrangère, revoir nos concepts de sécurité et de défense en internationalisant le renseignement et en rapprochant la sécurité intérieure de la sécurité extérieure. La France doit se donner les moyens de démanteler sur son territoire les relais de cet islamisme fanatique. Cette nouvelle alliance des nations démocratiques devra aussi décider d'une protection commune au moyen d'un bouclier anti-missile, si le projet porté par les américains paraît possible à mettre en œuvre, car personne ne peut aujourd'hui exclure la perspective de menaces de fusées nucléaires ou bactériologiques aux mains d'Etats terroristes.

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Dans ce nouvel ordre international nous devrons appliquer ce que j'ai appelé le principe de " préférence démocratique ". Les démocraties doivent cesser, et ceci est tout particulièrement vrai pour la France, de soutenir, de consolider ou de faire ami-ami avec des régimes qui méprisent les droits humains élémentaires.

Ce serait assurément une faute grave aujourd'hui que de ne pas ouvrir la perspective de mettre les politiques étrangères de nos démocraties en conformité avec les valeurs que nous allons défendre en commun dans notre riposte à la tragédie du 11 septembre. Quelle serait la légitimité de cette riposte d'aujourd'hui si nous devions oublier demain ces mêmes valeurs pour d'autres peuples ou d'autres victimes ?

Nous ne pourrons plus rester indifférents et immobiles face aux autres tragédies qui, de l'Algérie au Soudan -loin des télés, loin du cœur- accumulent des dizaines ou des centaines de milliers de victimes. Notre solidarité dans la riposte n'a de sens qu'à la condition de ne pas apparaître comme la seule vengeance d'un crime odieux perpétré sur le sacro saint sol américain mais comme l'affirmation d'une volonté forte de défendre en commun dans le monde les valeurs universelles que constitue le respect des droits fondamentaux de la personne humaine. C'est ce message qui est capable de parler aux peuples, de leur offrir un chemin et un espoir pour les sortir de la misère et de l'oppression.

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SIX ANS APRÈS, LES NEW-YORKAIS PRÉSERVENT ...

cliquez sur commémoration

Journée de commémoration

Les soldats américains en Afghanistan soulignent le 6e anniversaire du 11 septembre.

Toute la journée, des commémorations auront lieu pour souligner les attentats du 11 septembre. Déjà mardi à l'aube, des soldats américains en Afghanistan ont observé une minute de silence pour marquer le sixième anniversaire de cet événement qui est a été l'élément motivateur de la présence internationale dans ce pays.

Les drapeaux ont été mis en berne sur les bases américaines de tout le pays. À Bagram, la principale base américaine en Afghanistan, une cérémonie est prévue dans la journée à l'heure exacte, 8 h 46, heure de New York, où le premier avion détourné percutait l'une des deux tours jumelles du World Trade Center.

Pour la première fois depuis les attentats, la commémoration du 11 septembre tombe un mardi, comme en 2001. Comme chaque année, une cérémonie aura lieu à New York, sur le site du World Trade Center, surnommé longtemps « Ground Zero ».

Lors de cet événement, les noms des 2974 morts dans les attentats seront lus à voix haute par des membres des familles des victimes des attentats.

Des cérémonies auront lieu également en Pennsylvanie, où un des avions détournés s'était écrasé, et à Washington, près du Pentagone également attaqué le 11 septembre 2001.


Hommage aux victimes du WTC du 26 février 1993, j'y étais!!

Le 26 février 1993, le terrorisme international a frappé le territoire américain, lorsqu'un camion chargé d'explosifs, garé dans le parking en sous-sol de l'une des tours jumelles de cent dix étages du World Trade Center à New-York, a explosé. « Lors de son arrestation, l'un des terroristes responsables de l'acte a admis que les attaquants cherchaient à provoquer l'effondrement de l'une des tours, sinon des deux, et en fait à tuer des milliers d'innocents », a précisé M. Smith. (L'attentat a fait six morts et un millier de blessés.)

 

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cliquez l'image pour voir le reportage

 

Deux des terroristes présumés, Abdul Rahman Yasin et Ramzi Ahmed Yousef, ont fui les États-Unis après l'attaque.

6 février 1993. Le World Trade Center est secoué par une explosion. Aujourd’hui, il est impossible de ne pas y voir une tragique répétition des événements du 11 septembre. Mais c’est pour une toute autre raison qu’il faut revenir sur le premier attentat contre les Twins Towers. En 1993, le FBI avait une taupe au sein de l’équipe des terroristes. Un informateur si proche du sommet du réseau que le Bureau à pu suivre la fabrication de la bombe. Mais, paralysés par une lourdeur administrative et la peur du risque, les agents du FBI n’ont pas réussi à stopper une opération dont ils connaissaient l’objectif en avance.

Alors que l’Amérique s’étonne de l’échec de ses services de renseignements à prévenir le 11 septembre, elle ignore les véritables raisons d’une autre faillite : l’attentat contre le World Trade Center du 26 février 1993. La première incursion des terroristes d’Al Quaeda sur le territoire américain fait six victimes, plus d’un millier de blessés et un demi-milliard de dollars de dégâts. Oussama Ben Laden avait rêvé d’un bilan plus lourd, espérant faire chuter au moins un tour. Il attendra huit ans pour voir dans toute son horreur sa vision se réaliser.

Quelques semaines après l’attentat, les agents du FBI capturent un réseau de terroristes agissant sous la tutelle du Sheik Rahman, un des guide spirituel du Jihad islamiste égyptien et du réseau Al-Quaeda. Les hommes du religieux aveugle préparaient une vague d’attaques contre New-York. Le plan était ambitieux. Il s’agissait de détruire le siège des Nations-Unies, s’attaquer aux symboles de la ville telle la Statue de la Liberté et de créer une série d’explosions mortelles dans les tunnels de la ville passant sous l’Hudson River. Au cœur de ce coup de filet sans précédent, Emad Salem, une taupe du Bureau. Salem, la quarantaine, est un ancien officier égyptien convertit dans la fructueuse chasse aux terroristes. Pour un million de dollars et son admission dans le programme de protection des témoins, Salem a permis au FBI de se donner l’illusion de pouvoir peser sur les cellules terroristes.

La collaboration d’Emad Salem avec le FBI New-York est en réalité à deux volets. Alors que lors du procès du réseau Rahman, il n’est quasiment question que de la deuxième partie, c’est la première, celle d’avant la traque, qui est la plus troublante. En effet, Salem avait réussi à gagner la confiance des terroristes et, en liaison avec ses agents traitants à supervisé la fabrication de la bombe destinée au World Trade Center. Et pire encore, confronté à une pression administrative en désaccord avec la réalité du terrain, Salem a du renoncer à son plan initial qui était de changer les composants de la bombe afin d’en limiter les dégâts.

Le 24 juin 1993, alors qu’il vient juste d’être admis dans le Programme de protection des témoins, Emad Salem se confie aux US Marshalls chargé de sa sécurité. Depuis 1991, fatigué par les incessants changements de cap de ses contacts au FBI, il a systématiquement enregistré ses conversations. Avec certains des terroristes mais aussi, c’est plus gênant, avec ses deux agents traitants au FBI New-York : John Anticev et Nancy Floyd. Au total ce sont plus de mille conversations que l’ancien officier égyptien a conservé sur bandes magnétiques. Plus d’une centaine d’heures d’enregistrements dont la lecture des transcriptions est édifiante. Car elle permet d’affirmer que le FBI connaissait en avance les mortels projets du réseau Rahman. En effet, dès le 6 mai 1992, Emad Salem informe John Anticev de l’intention des terroristes de s’attaquer prochainement à New-York. Plus troublant encore, dans l’étrange jeu du chat et de la souris que se livrent limiers et malfaiteurs, la transcription de cette conversation nous apprend que l’option attentat à la bombe a été choisie après une suggestion de la taupe du FBI. En effet, alors que les terroristes hésitent entre une vague d’assassinats et des opérations spectaculaires contre la communauté juive de la ville, c’est Salem qui suggère de s’attaquer à des lieux symboliques de Big Apple. Placée hors contexte, cette information peut prêter à confusion et amener injustement à croire qu’in fine, c’est le FBI qui a choisi le premier objectif d’Al-Quaeda. En fait, Salem avait réussi à infiltrer le réseau avec succès et à devenir le responsable de la sécurité du Sheik Rahman. Dès lors, il ne peut faire autrement que de participer à ces conversations préliminaires et à donner son opinion lorsque un de ses “complices” la lui demande. Mais le plus important à retenir, c’est que plus de neuf mois avant l’attentat contre les Twin Towers, le FBI sait.

Mais il y a pire encore. Une des conversations, dont nous avons réussi à nous procurer un enregistrement, entre Emad Salem et John Anticev au lendemain de l’explosion du 26 février 1993 révèle le jeu dangereux joué par le FBI. Ce jour-là, Salem, visiblement en colère, revient sur la gestion de l’opération d’infiltration. Quelques semaines avant le 26 février, un supérieur de John Anticev a décidé de mettre fin à l’opération. Le terrorisme n’est pas une priorité du FBI et il estime que les moyens investi dans le projet sont trop important. Revenant sur l’avancée de l’opération au moment de son soudain arrêt, Salem déclare sans qu’Anticev le corrige : “ Nous avions déjà commencé à construire la bombe qui a explosé plus tard au World Trade Center. Elle a été construite sous supervision du Bureau et du District Attorney ( NDLR : l’équivalent américain du Procureur de la République). Et nous étions tous informé de cela, nous savions tous qu’ils avaient commencé à construire la bombe. Et par qui ? Par votre serviteur et informateur confidentiel”.

Les révélations de Salem sont graves. Non seulement le FBI savait en avance de la préparation d’un attentat mais grâce à son informateur, n’ignore pas non plus que le projet n’a rien de théorique et qu’une bombe est en fabrication dans un garage du New-Jersey. Et comme si cela ne suffisait pas, un autre enregistrement, dévoile le plan original du FBI : “ C’est votre supérieur qui a tout foutu en l’air. (S’il n’était pas intervenu), nous aurions construit la bombe avec des faux explosifs et ensuite nous aurions capturé les personnes impliquées dans tout cela. Mais ce n’est pas ce que nous avons fait. Et nous en connaissons tous le résultat”.

En fait ce que révèle Salem est terrifiant. Le FBI New York, clairement informé des projets des terroristes, n’avait pas l’intention de prévenir l’attentat. Mais d’altérer la formule de la bombe, laisse faire l’attentat et ensuite réaliser un spectaculaire coup de filet. Une stratégie dangereuse qui s’est avérée suicidaire et qui rappelle les dessous d’un autre attentat : celui d’Oklahoma City. Là encore, le FBI avait un informateur au cœur de la conspiration et là encore, dans son soucis de contrôler l’opération depuis l’intérieur, à été dépassé par les événements. Avec, là encore, la mort d’innocentes victimes.

Même si le FBI est extrêmement discret sur l’incroyable gâchis de l’opération Salem, même si au moment du procès du réseau Rahman, le Bureau a utilisé ses réseaux dans les médias pour éviter de revenir sur les mois précédents le 26 février 1993, il existe deux enregistrements qui prouvent que le FBI New-York a mesuré pleinement l’étendue de sa bavure.

Le premier est, une nouvelle fois, une conversation entre Emad Salem et John Anticev. deux jours après l’attentat. Salem, indigné, annonce son intention de prévenir le quartier général du FBI à Washington des erreurs du bureau de New-York. Le Spécial Agent l’en dissuade d’un : “ je ne pense pas que les gars de New-York souhaiteraient que cela sorte du bureau de New-York pour aller jusqu’à Washington.”.
La deuxième, cette fois-ci entre Salem et Nancy Floyd, son autre contact au FBI, est la preuve indéniable de la responsabilité des agents de New-York dans le premier attentat contre le World Trade Center. Alors que son informateur lui raconte qu’Anticev ne souhaite pas qu’il prévienne Washington, l’agent Floyd répond : “ Bien sur que non. Ils ne veulent pas avoir leur têtes coupées”.

Après leur mise en accusation, les États-Unis ont lancé une chasse à l'homme internationale massive pour les appréhender. Des affiches offrant jusqu'à deux millions de dollars de récompense pour leur capture et des dépliants en plusieurs langues ont été distribués dans le monde entier. On a même apposé la photo des fugitifs sur des boîtes d'allumettes et placé des annonces sur l'Internet.

Le 8 février 1995, la police pakistanaise et des agents des services de sécurité américains, agissant sur la foi d'informations obtenues grâce à l'offre de primes, ont retrouvé Ramzi Ahmed Yousef au Pakistan et l'ont appréhendé. Il a été extradé aux États-Unis pour répondre de ses actes devant la justice. Abdul Rahman Yasin, lui, se serait réfugié en Irak.

LE TERRIBLE AVANT L'HORREUR PRÈS DE HUIT ans APRÈS

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09:12 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wtc, world trade center, tours jumelles, usa, hommage, terrorisme, al qaeda, new-york | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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