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01/10/2010

Les scientifiques "géographe" et le climat, une affaire politico-médiatique?

Il n’y a pas de nature sans humanité. Sans doute est-ce la principale leçon du colloque organisé le 16 septembre à la Société de géographie, dont les actes viennent d’être publiés sous le titre Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête (JC Lattès). http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle//LATTES/2010/9782709635615-V.jpgcliquez l'image

 

À tous ceux qui considèrent qu’il faudrait laisser à la Planète (avec une majuscule, comme on en met aux divinités) le soin de s’autoréguler, Jean-Robert Pitte, Sylvie Brunel et quinze géographes français répondent que « le pire n’est jamais sûr et [qu’]il ne tient qu’à l’intelligence de l’éviter». L’homme n’a jamais cessé de travailler la terre, et nous serions surpris de découvrir que certains paysages que nous tenons pour des créations naturelles sont en réalité des productions culturelles.

 

«Nos ancêtres ont vécu les glaciations du Quaternaire, les avancées et reculs des forêts, du désert, des littoraux. Ils ont sans cesse migré, évolué, inventé, essuyé des défaites, mais remporté davantage de victoires puisqu’ils sont finalement parvenus à croître et multiplier.»

 

http://www.histoireencartes.com/images/climat.jpg

 

Ni catastrophisme, ni angélisme : la géographie nous enseigne que l’on peut faire confiance à l’homme pour s’adapter par la technique aux évolutions du climat, qu’il n’est pas question de nier même si leur mesure mérite d’être affinée et discutée. Abordant des sujets comme le réchauffement, la montée du niveau des mers, la gestion de l’eau ou l’alimentation des hommes, ces experts et géographes réfutent quelques idées dont la répétition par les médias ne fait pas des vérités.

 



LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE EST-IL CATASTROPHIQUE ?


« La planète n’a pas qu’un climat, et une température ne définit pas à elle seule un climat »

 

: c’est ce qu’a rappelé dans son intervention sur le réchauffement Martine Tabeaud, professeur de géographie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Ignorer la pluralité des climats serait se condamner à n’apporter que des réponses simplistes et vouées à l’échec.

 


nullMartine Tabeaud est professeur de géographie à la Sorbonne
Intervention intéressante, notamment à propos de la mousson en Asie.

Plus d'infos à propos de Martine Tabeaud ici :
http://www.electron-economy.org/article-rechauffement-cli...

 

Raisonner à l’échelle de la planète pour en tirer des conclusions catastrophiques, comme on l’a fait au sommet de Copenhague, n’a guère de sens.


« Tous les pays, toutes les régions ne seront pas perdantes avec le réchauffement. Certains pays trouveront avantage à quelques degrés de plus pour leurs activités : la viticulture et l’arboriculture de l’Ontario, l’élevage en plein air finnois, la polyculture russe, etc. Tout comme l’exploitation du gaz et du pétrole par les firmes multinationales qui lorgnent sur l’Arctique désenglacé. »


La géographe insiste également sur le fait qu’une société n’est pas seulement déterminée par son climat : il faut tenir compte du développement économique, des progrès scientifiques, des facteurs culturels et des décisions politiques. Un exemple ?

 

«Avec la révolution des transports, nous nous sommes libérés des effets calamiteux des mauvaises récoltes. Une mauvaise année agricole ne crée plus famine ou disette générale »

 

, en tout cas pas dans les pays industrialisés. « Le réchauffement de l’atmosphère de moins de 1 °C a surtout provoqué un échauffement des esprits », remarque avec facétie Martine Tabeaud.

 

Climat L’optimisme des géographes
Source journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 30 septembre 2010
Auteur : Fabrice Madouas

 

 

 
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