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21/04/2011

Retour vers le futur! Un Madelin biolibéral sans conservateurs!

Espérons que les idées libertariennes prennent le dessus, et que l'action soit déterminante, à suivre....soyons vigilant, mais aussi confiant!


POUR UNE PAROLE LIBÉRALE INDÉPENDANTE, NOUVELLE ET FORTE

d' Alain Madelin

 

Libre échange avec Alain Madelin


A un an du premier tour de l’élection présidentielle, je reprends la parole. En toute liberté intellectuelle et en toute indépendance politique.

Le libéralisme est d’ailleurs d’ores et déjà au cœur du débat politique non pas parce qu’on le propose mais parce que tous s’y opposent. Tous ou presque, entretiennent les peurs de la mondialisation libérale et de l’Europe libérale et proposent de mieux contrôler la société, les citoyens, l’économie et nos frontières (voir La mondialisation, vous dis-je )

Le Président, le gouvernement et la majorité présidentielle ont fait le choix de se démarquer de toute référence libérale pour mener une politique placée sous le sceau du « retour de l’Etat ».

Au sein de l’UMP,  le courant libéral s’est vu dilué et marginalisé.

Dans un tel contexte, le moment est venu d’affranchir les libéraux des conservateurs. C’est une opportunité pour les libéraux de se présenter sous un jour nouveau. De tracer  les contours d’une société de confiance au-delà des vieux clivages et des vieux clichés. Avec la conviction que pour entrer dans la grande société ouverte du nouveau monde, les valeurs, les idées, les propositions libérales sont plus que jamais nécessaires (voir Le retour des politiques libérales). Partout dans le monde, une nouvelle dimension « confiance dans la liberté individuelle – confiance dans l’Etat » transcende l’approche gauche droite (voir La France manque d’une bonne boussole).

La reconfiguration de la vie politique intellectuelle française inéluctable. Dans le patrimoine historique et culturel de la gauche il y a la confiance dans la liberté individuelle, dans le progrès et la volonté d’émancipation des personnes par rapport aux tutelles de toutes sortes. Rien de plus moderne, même si l’on n’en voit guère la trace dans le programme du parti socialiste.

Dans le patrimoine historique et culturel des libéraux, affranchis des conservateurs, il y a le parti pris de la défense des faibles contre les puissants, l’affirmation forte des droits individuels et la générosité sociale. Rien de plus nécessaire (voir Après l’Etat Providence, l’Etat Social 2.0 et La justice sociale ne se confond pas avec la redistribution). Au-delà de ses déficits financiers, la France souffre d’un déficit de confiance (voir Les déficits de confiance creusent nos déficits financiers). Pour que les Français retrouvent confiance, il faut leur faire confiance. Il est révélateur que les meilleures politiques du gouvernement soient celles de l’autonomie des universités ou de l’auto entrepreneur, c’est-à-dire des politiques dont le préfixe « auto » marque un choix de confiance dans la liberté.

Dans l’élection présidentielle qui s’approche, les candidats qui rêvent de « prendre le pouvoir » et qui se prépare à expliquer aux Français pourquoi ils doivent « leur faire confiance » devrait réfléchir aux avantages et à l’écho d’une politique visant à redonner du pouvoir aux français, à faire confiance dans leur liberté et dans leur responsabilité. Nous n’avons pas besoin d’un « Super Etat » mais de « Super citoyens ».

C’est en tout cas muni de cette boussole que j’entends structurer une parole libérale, indépendante, nouvelle et forte. Avec toutes celles et tous ceux qui le voudront. Ce blog est le leur. Et les idées se doivent de précéder l’action.


Alain Madelin,

 

Source le blog wordpress:

 

 

 

Les sites d'Alain Madelin,

 

Euro92
Fondé en 1988, par Alain MADELIN, l'Institut Euro 92 rassemble des décideurs et responsables économiques soucieux alors de renforcer la compétitivité globale de leur pays face aux nouvelles exigences créées par la mise en place du Marché unique et la mise en route de l'Union Européenne.
http://www.euro92.com

 


Les cercles libéraux
Créés à l'initiative d'Alain Madelin les Cercles libéraux constituent un espace de réflexion libre et indépendant au cœur de la société et ouvert sur le monde pour concevoir et exprimer des propositions modernes et libérales marquées par l'audace réformatrice.
Les Cercles libéraux ont vocation à être un pont entre le monde des idées et celui de l'action, entre la société civile, les décideurs politiques et les leaders d'opinion.

 


Liberaux2007
Au moment des éléctions présidentielles de 2007, les libéraux entendaient présenter sur ce site leurs idées, leurs propositions et les placer au cœur du débat politique.
http://www.liberaux2007.fr

 


Alainmadelin2002
Alain Madelin a proposé un projet pour une nouvelle France lors de l’élection présidentielle de 2002. Des propositions toujours d’actualité!
http://www.alainmadelin.com/propositions/

 


Demlib
Demlib fut le site de démocratie libérale. Il comprend des milliers de pages de dossiers, documents et d’articles…
http://demlib.com/netlib/

Eurolibnetwork
L’univers d’Eurolibnetwork est celui de la communauté internationale de celles et ceux qui partagent sur le web les valeurs de la liberté, du respect des droits individuels, et qui veulent construire des sociétés ouvertes pacifiques, libres et prospères grâce à l’économie de marché et au libre échange. Eurolibnetwork n’est pas un think-tank de plus sur le web, mais le premier thinktank conçu pour le web.
http://www.eurolibnetwork.net

 

 

http://bachelot.hautetfort.com/media/00/00/397417317.3.jpg

Biographie

Avocat de profession, longtemps inscrit au barreau de Paris, Alain Madelin est une figure majeure du renouveau des idées libérales en France.

Engagé aux côtés de Valéry Giscard d’Estaing, il est élu en 1978 député d’Ille-et-Vilaine et constamment réélu à ce poste auquel il renoncera en 2007. Il sera aussi à deux reprises député européen et vice-président du conseil régional de Bretagne.
En 1986 il devient ministre de l’industrie, des PTT et du tourisme.
En 1993 il est ministre des entreprises et du développement économique chargé des petites et moyennes entreprises et du Commerce et de l’artisanat
En 1995 il devient ministre de l’économie et des finances, et démissionnera peu après.
Après avoir fondé le mouvement Idées Action, il sera Président-fondateur de Démocratie Libérale.
Il est candidat à l’élection présidentielle de 2002 où il obtient 3,91 % des suffrages.

En 2007, Alain Madelin se placera en retrait de la vie politique (« en retrait et non en retraite » dira-t-il). Il s’est alors sur le plan professionnel orienté vers l’industrie et la finance. Il préside aujourd’hui le fonds d’investissement Latour Capital spécialisé dans l’accompagnement financier et stratégique des moyennes entreprises de croissance.
Engagé depuis longtemps dans la cause du développement de l’Afrique, il est le promoteur d’un ambitieux programme d’éducation pour tous sur le continent africain.
C’est le programme Sankoré qui équipe l’Afrique en classes numériques (une première tranche de 5 000 classes est en cours de réalisation) et qui développe un écosystème international de création ressources numériques éducatives libres et gratuites pour les enseignants.  Alain Madelin préside (à titre bénévole) le Groupement d’Intérêt Public pour l’Education Numérique en Afrique, chargé de la mise en œuvre du programme Sankoré :

Voir la biographie d’Alain Madelin « Fidèle à ses origines populaires » publiée en 2002 par Marie-Ange Michet.

Il est pour l’égalité des chances. Il croit au mérite, à la récompense de l’effort. Il dit que le travail est le seul capital des plus pauvres. Il fait confiance à l’homme, à son initiative, à sa liberté. Il veut réunir générosité, prospérité et solidarité. Avec la volonté de ne laisser personne au bord du chemin. Et de donner à chacun sa chance, toute sa chance. L’ascenseur social pour tous.

Ouvrages :

  • Quand les Autruches prendront leur retraite (2003)
  • Le droit du plus faible (1999)
  • Aux sources du modèle libéral français (1997)
  • Quand les autruches relèveront la tête (1995)
  • Chers compatriotes (1994)
  • Pour libérer l’école (1984)

 

13:39 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madelin, élections, présidentielles 2012, libre-échange, libéralisme, libéraux, liberté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/11/2010

La déroute du Modem, une opportunité de recruter chez les libéraux ?

Chers amis,

Du 3 au 8 décembre aura lieu le vote pour l'élection du président du mouvement, ou ce qui en tiendra lieu.
Comme vous le savez, j'ai déposé le premier ma candidature, aujourd'hui aboutie.
Le procès que j'ai remporté face à François Bayrou m'a rétabli dans mon statut et lavé l'injure qui m'a été faite au Conseil national par François Bayrou lui-même, conseil dont le tribunal a aussi annulé ses décisions.
http://jeanmarcben.blog.free.fr/public/modem4.jpghttp://www.echosetrumeurs.fr/dotclear/public/Articles/Daillet_Wiedemann_01.jpg

Ce procès a finalement dit à haute voix ce que la plupart d'entre vous pensent toujours aujourd'hui : le Modem n'est qu'un accessoire personnel. Avec moins d'adhérents que Kokopelli ou l'Association des Photographes Amateurs, le Modem a aussi une action moins efficace et moins utile.
L'année qui s'achève a vu nous quitter la tête haute Jean-François Kahn, Corinne Lepage et bien d'autres, avec pratiquement tous nos élus.
Les sites qui évoquent les départs sont nombreux, il suffit de faire une simple recherche sur internet (tapez "ils quittent le modem" pour vous en rendre compte).
La déroute est donc complète. Le Modem est dans le même état que la France : perte de confiance, perte de crédibilité, politique floue, dirigiste, personnaliste, oubli des questions de fonds… énorme potentiel humain sous-employé et dilution du pacte social.
François Bayrou a donc le projet de dissoudre le mouvement ou de le laisser mourir de sa belle mort. Ce que nous ne pourrons admettre.
Pour ceux qui se récrieront en faveur du Modem actuel, faisons une hypothèse : si François Bayrou était élu président en 2012, avec qui composerait-il son gouvernement ? J'ai posé la question en début d'année. La réponse était admirable : avec le Nouveau-Centre, l'Alliance centriste ou Europe-Ecologie. Donc, à supposer que ces partis l'acceptent (et tout cela fait beaucoup de "si"), on ne recourra pas aux forces vives du Modem, tout simplement parce que celui-ci ne s'est pas donné les moyens de faire monter de nouveaux talents. Regardez les photos d'il y a un an, d'il y a deux ans : que de pertes !

 

 

 

 

Faire un gouvernement avec des professionnels de la pol itique? Le politique, par ses interventions répétées, n'a fait depuis vingt ans qu'aggraver la situation de notre pays. C'est la société civile qui pousse en avant des solutions. Certes, la majorité des élus sont honnêtes et certains sont compétents ; mais l'atavisme, les puissances souterraines, les conservatismes, le marketing politique font que rien ne change.

En outre, depuis deux ans, les dirigeants du Modem ont montré de quelle manière ils entendaient gouverner. Nous, co-fondateurs du Modem, nous avons tous été chassés, d'une manière ou d'une autre. Jamais nos statuts n'ont été respectés. Jamais nos instances n'ont été autres que fantoches. Tout a toujours été le fait d'un seul homme, captant tous les pouvoirs en ses mains et refusant quelque participation sérieuse que ce fût. Bref, je le répète, le Modem reflète la situation nationale de manière éblouissante… et triste bien sûr. La gouvernance du Modem a révélé ce que pourrait être une gouvernance de la nation, et tous ceux qui nous ont rejoint pour un projet ont fini par trouver inacceptables des pratiques. Du débat de fond, on est passé instantanément aux discussions de surface et aux chicaneries.

Le projet est essentiel. Les moyens qu'on se donne sont essentiels. La participation de tous est essentielle : elle est la substance du projet. C'est ce que Françoi s Bayrou n'a ni compris ni voulu. Nous-mêmes, en aval, ne pouvions plus solliciter nos adhérents en tant que présidents départementaux, parce que toutes nos initiatives étaient savamment détruites par le haut. J'aurai l'occasion de raconter tout cela le temps venu.

Lorsque je demandai à François Bayrou de promouvoir nos propositions, en particulier celles des Commissions d'adhérents, il me répondait : « Faire des propositions fait perdre des voix. Nous ferons des propositions, plus tard. » « Que veux-tu dire par plus tard ? », demandai-je, interloqué. « Quand la campagne présidentielle aura commencé ». La campagne présidentielle ! éternelle obsession. C'était av ant les régionales…
Je l'ai dit, à mon sens l'aventure de François Bayrou se résume en deux titres : Projet d'Espoir et Abus de Pouvoir. Tout est dit là.

La France et le Mouvement Démocrate restent à recomposer, ils doivent relever la tête, ils doivent retrouver le chemin de leurs vocations, qui se confondent. C'est d'abord et avant tout de placer l'Homme (c'est-à-dire la collectivité et non pas un individu seul) en vis-à-vis de toutes les recherches, de toutes les politiques, de tous les échanges.
Je ne regrette rien pourtant car s'il est une chose sûre, c'est que nous avons énormément appris. Je fais partie d'une génération qui n'a que peu d'intérêt pour le monde politique, qui connaît la difficulté et se méfie des idéologies. Qui aspire à un environnement et une existence harmonieux. Qui a appris à se battre sur tous les fronts de la vie, avec beaucoup plus d'expérience que ces éternels candidats à leur propre réussite. Ceux qui n'ont été qu'en politique ne savent rien de vos difficultés. Comment peut-on encore espérer que le politique puisse apporter une amélioration des choses ? Je pense qu'il doit cesser d'agir sur sa propre initiative et doit demeurer dans l'acte final —  législatif et exécutif — de décisions préparées par les populations. Il faut changer le modèle pyramidal p our une participation. Il faut donc, en un mot synthétique qui mérite développement, changer de régime politique.
Je me présenterai donc, au moins pour le pluralisme. Sachant parfaitement que les instances supérieures du Modem tairont cette candidature, la rejetteront d'emblée. C'est cette candidature qui a provoqué la tentative d'éviction à laquelle j'ai échappé devant un tribunal de la République.
Les grands enjeux doivent coller aux "grandes masses irréductibles" que sont l'environnement, les questions de populations (démographie et migrations), la démonopolisation et la répartition des ressources et des richesses (éthique du developpement), les politiques interna tionales, les politiques de l'enseignement et de la culture.
Le meilleur moyen d'aboutit à de bons résultats est l'étude serrée des modèles qui réussissent dans le monde et leur transposition.

On peut dire, sans entrer dans un développement exhaustif, que le Modem est resté trop franco-français, avec une très faible diversité et un positionnement international quasi-nul : ses ambitions sont trop étriquées, il ne vise que la présidentielle de 2012. C'est un mauvais objectif d'abord parce que l'échec est très probable, mais surtout parce que là n'est plus la question : la présidence de la République française est une institution dépass&eacu te;e, de représentation et d'apparat.
C'est toute notre manière de voir qu'il faut renouveler. Il n'y a de "crise" que parce que les structures fabriquent de la crise en permanence, en réalité le monde dispose de tous les moyens pour un développement soutenable, et l'évidence de solutions innovantes qui s'imposent dans de nombreux débats ne passe pas au stade de décisions. Il y a, en un mot, des oligarchies qui verrouillent le système, sans forcément une intention omnipotente de nuire, mais par simple captation des pouvoirs et des moyens. Il n'y a pas essentiellement un groupe malfaisant de spéculateurs ou de possédants qui animent une dilution générale de la planète, il y a partout, de haut en bas, un être humain capable d'égoïsme partout où il pourrait la générosité. C'est culturel avant tout diront avec justesse les intellectuels, les acteurs de l'éducation, mais la culture passe par des pratiques différentes de toute la société humaine.
C'est de cela dont je voulais vous faire part.
Mais comme il est évident que ma candidature, comme d'autres, sera rejetée avec la plus mauvaise foi, je vous présente dès maintenant mon amical salut, pour vous retrouver inéluctablement dans quelques mois, lorsque la nécessité s'en fera sentir.

Rémy DAILLET-WIEDEMANN

20:24 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : daillet-wiedemann, présidentielles 2012, modem, bayrou, autoritarisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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