Avertir le modérateur

28/06/2011

Le "Printemps Arabe", le bourbier des occidentaux!

Ce que nous annoncions ici même depuis plusieurs mois, à savoir l'impossibilité pour les puissances occidentales de poursuivre leur politique d'intervention dans le monde arabe au mépris des règles les plus élémentaires du droit international, est donc en train de se produire.

 

http://www.tamazgha.fr/IMG/1Mai-Marrakech6.jpg


En témoignent avec éloquence l'attaque menée ces derniers jours au Congrès américain contre Barak Obama sur le thème de la violation des procédures légales d'intervention militaire, les déclarations et mises en garde pour le moins musclées de très hauts gradés en France et en Grande-Bretagne à propos du coût des opérations menées en Libye, le débat aussi vif que discret qui s'est engagé au sein de l'Otan sur la légitimité et l'efficacité des actions militaires extérieures conduites par plusieurs membres de cette organisation, les critiques acerbes émises par la Russie et la Chine, etc. Se greffant sur la crise financière que la faillite de la Grèce provoque dans la zone Euro et sur l'offensive qui se dessine contre quelques unes des plus grandes banques de la vieille Europe, ce réveil des intérêts, sinon des consciences, ne peut qu'entraîner une remise en question brutale de la stratégie offensive suivie par les Occidentaux en Irak, en Afghanistan, en Libye et projetée en Syrie.

 

Avec inévitablement, à terme plus ou moins rapproché, un retrait militaire et diplomatique qui laissera des traces aussi vives que la guerre du Vietnam en son temps. Ainsi, s'achève une époque et va s'ouvrir une ère nouvelle dans les relations internationales. Si l'Union africaine avait pris la juste mesure de ce qui allait se passer à la faveur du « réveil » du monde arabe, sans doute aurait-elle pu tirer un grand profit de la remise en question brutale du rapport des forces né de l'effondrement du bloc communiste il y a deux décennies. Mais l'institution n'a pas pu, pas voulu, ou pas su mettre à profit les évènements qui se déroulaient en Tunisie, en Égypte, en Libye. Alors qu'un groupe de chefs d'État, pourtant mandaté par elle, tentait courageusement de s'entremettre entre le « guide » libyen et ses adversaires, elle n'a pas osé taper du poing sur la table aux Nations unies, s'affirmer face au groupe disparate des pays occidentaux qui mènent l'offensive contre des États indépendants, donner de la voix pour se faire entendre sur la scène internationale. Fait plus grave encore, elle s'est divisée, laissant des voix discordantes, dont la moindre ne fut pas celle du président sénégalais, Abdoulaye Wade, se ranger dans le camp des Occidentaux pour défendre des positions inverses de celle adoptéepar l'Union africaine. L'issue de la crise, c'est-à-dire la dissolution dans le désordre de la « coalition », étant écrite par avance, il reste à la communauté africaine une chance, petite mais réelle, de reprendre, comme on dit, la main afin de peser sur le cours des évènements à venir.


Cette chance lui est offerte par la réunion prochaine du sommet de l'Union africaine à Malabo, capitale de la Guinée-Équatoriale. Si, en effet, l'Afrique, par la voix de ses dirigeants, énonce alors solennellement sa volonté de refuser toute intervention militaire contre l'une ou l'autre des nations qui la composent, si, de surcroît, elle parvient à mettre sur pied la procédure de gestion et de prévention des crises à laquelle elle travaille depuis plusieurs années, alors, effectivement, elle s'affirmera sur la scène internationale. L'occasion, convenons-en, est trop belle pour que les chefs d'État du continent ne la saisissent pas. Et, soit dit en passant, une telle affirmation rendrait le plus grand des services aux puissances engluées dans l'affaire libyenne car elle leur permettrait de sortir du bourbier dans lequel elles ont plongé tête baissée.

 

Réflexion : le grand réveil
Source, journal ou site Internet : les dépêches de Brazzaville
Date : 20 juin 2011
Auteur : Jean-Paul Pigasse

04/12/2010

CP: M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie

Assemblée européenne de sécurité et de défense
Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale

 

M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie

 

http://a7.idata.over-blog.com/500x275/1/18/64/00/reserve/19georgia2-600.jpg


Paris, le 1er décembre 2010 – M. David DARCHIASHVILI, Président de la Commission sur l’intégration européenne de la Géorgie, a évoqué de façon positive les progrès réalisés par son pays depuis 2003 afin de devenir un Etat moderne et démocratique, mais il a condamné la présence de 10 à 15 000 soldats des forces d’occupation russes sur le territoire géorgien et la poursuite de la militarisation.

 

http://2.bp.blogspot.com/_6feYu8ILISc/SKoW5sejy2I/AAAAAAAAAd4/RjAe57Npykg/s400/caricature_russie-georgie-2008-3.gif


Une nouvelle constitution a été adoptée récemment, qui accroît le contrôle exercé par le parlement sur le gouvernement ; le système judicaire est renforcé par la nomination de juges à vie et l’introduction de jurés dans les procès ; le système électoral est en passe d’être réformé et des mesures sont prises pour améliorer la liberté de la presse, a dit M. DARCHIASHVILI, qui s’exprimait au nom de M. David BAKRADZE, Président du parlement de Géorgie.


Il a déclaré, à propos du conflit qui a éclaté entre la Géorgie et la Russie en 2008, que la Géorgie respectait le cessez-le-feu du 12 août 2008 négocié par l’Europe, même s’il subit de « graves violations », et il a souligné que la Géorgie « n’avait jamais eu recours à la force » pour réaliser ses objectifs. Il a ajouté que l’engagement de la Russie auprès des institutions internationales était « impératif » pour la paix et la prospérité et qu’il y a avait des raisons d’être optimiste car les deux pays « cherchent vraiment » à coopérer.


Expliquant les origines du conflit, M. DARCHIASHVILI a précisé que la Géorgie était confrontée à un « mélange complexe » de menaces nouvelles et traditionnelles en ce qui concerne l’ethnicité, le séparatisme, la corruption et le crime organisé, qui ont trouvé appui en Russie, où les aspirations de la Géorgie à la souveraineté et à un avenir européen ont fortement déplu.


Répondant aux questions des parlementaires, M. DARCHIASHVILI a dit que la Russie n’avait pas fait preuve d’empressement pour venir à la table des négociations, mais qu’il espérait des progrès « dans un avenir proche ». Le gouvernement géorgien est « prêt à parler directement, sans conditions préalables » et il a ajouté qu’il souhaitait que le pragmatisme l’emporte tôt ou tard du côté russe.


Il a regretté que l’OTAN et le reste de la communauté internationale n’aient pas contraint la Russie à examiner la question de l’occupation de la Géorgie, mais précisé : « nous sommes réalistes ». Il a néanmoins noté avec satisfaction, en ce qui concerne les ambitions de la Géorgie d’adhérer à l’Alliance, que la candidature géorgienne avait été dissociée de celle de l’Ukraine, étant donné que la Géorgie n’a pas renoncé mais que l’Ukraine a changé constamment d’avis.


M. DARCHIASHVILI a confirmé la construction en cours d’une base navale par la Russie sur la rive abkhaze de la mer Noire et la présence de 10 à 15 000 soldats russes dans « tous les territoires occupés ». Il s’est demandé pourquoi la Russie avait déployé des systèmes stratégiques S300 dont « la portée opérationnelle va bien au-delà de la ligne d’affrontement actuelle ». La Russie veut que la Géorgie se conforme à ses ordres plutôt que de suivre son destin, a-t-il souligné, expliquant que la nouvelle constitution entrerait en vigueur après les prochaines élections présidentielles et législatives. Il a ajouté que les autorités traitaient toujours des demandes de retour concernant les descendants de personnes déportées de Géorgie à l’ère soviétique. Il a souligné en outre que quelque 500 000 personnes, sur une population de quatre millions, ont été déplacées à l’intérieur du pays ou ont fui à l’étranger et sont devenues des réfugiés depuis l’effondrement de l’URSS.


M. DARCHIASHVILI a rendu hommage à l’Assemblée européenne de sécurité et de défense, déclarant qu’elle jouait un rôle important en encourageant au dialogue entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest depuis la disparition de l’Union soviétique. Il a salué la décision de l’Assemblée d’admettre la Géorgie en tant que pays partenaire.

 

Communiqué de presse : M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie
Source, journal ou site Internet : AESD
Date : 1er décembre 2010

 

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/GIF/russie-g%C3%A9orgie.jpg

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu