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06/09/2011

Livre #4: Le pouvoir et la Foi

"L'Américain Bernard Lewis estime que chrétiens et musulmans peuvent cohabiter. Mais il met en garde contre les dangers d'une islamisation progressive de l'Occident. Le choc des civilisations n'est pas une lubie d'idéologue mais une réalité qu'il convient d'analyser pour éviter d'en subir les conséquences. Telle est la thèse de l'historien américain Bernard Lewis dans Le Pouvoir et la Foi.

 

http://www.ac-orleans-tours.fr/hist-des-arts/couv-art-et-pouvoir.jpg

 

Questions d'islam en Europe et au Moyen-Orient , essai constitué d'un ensemble d'articles et de conférences réalisés ces dernières années. Professeur émérite à l'université de Princeton, superviseur d'une somme intitulée L'Islam, Bernard Lewis est un expert dont les travaux font depuis longtemps autorité. Pour comprendre les enjeux de l'actualité moyen-orientale, nous explique-t-il dans cet ouvrage dépourvu de langue de bois, il faut mettre celle-ci en perspective, et ce d'autant plus que les musulmans décryptent souvent les événements présents à l'aune d'un passé traumatique ou mythique. Par exemple, si l'on écoute la propagande islamiste, les États-Unis et Israël sont les successeurs des chrétiens qui se sont emparés, voici mille ans, de Jérusalem. Cette doxa est si bien étayée, en Occident même, qu'elle est parvenue à occulter l'essentiel: les fameuses croisades étaient une réaction historique à l'intrusion de l'islam jusqu'au coeur de l'Europe. «Il est aujourd'hui à la mode de présenter les croisades comme la première incursion violente de l'impérialisme occidental dans le tiers-monde.

 

Cette interprétation anachronique n'a aucun sens dans le contexte de l'époque. Avant tout, l'avancée des armées chrétiennes au XIe siècle avait pour but de desserrer l'étau des musulmans en Europe et de reconquérir les territoires perdus de la chrétienté. (…) Comme l'Espagne et le Portugal, la Syrie et la Palestine étaient de vieilles terres chrétiennes et il était du devoir des chrétiens de les reprendre, d'autant que c'est là qu'étaient situés les lieux saints du christianisme. » Selon Bernard Lewis, le conflit entre chrétienté et islam est un fait structurant aussi bien pour l'Europe, qui s'est construite en imposant des limites à l'islam, notamment en repoussant les Turcs à Vienne au XVIIe siècle, que pour des idéologues musulmans, qui n'ont pas renoncé à conquérir cette région du monde.

 

Enjeux démographiques aux yeux de Lewis, il est possible de cohabiter avec l'islam, à condition que celui-ci ne soit pas hégémonique.

 

«L'Europe sera-t-elle islamisée ou y apparaîtra-t-il un islam européanisé?»

 

se demande le philosophe syrien Sadik al-Azm. Pour Lewis, la question est à prendre au sérieux.

 

«Les musulmans ont la ferveur et la conviction qui fait défaut aux Occidentaux, qui se perdent en atermoiements et en autodénigrements (…), mais ils ont surtout des atouts démographiques : un mélange d'accroissement naturel de la population et de mouvements migratoires qui pourraient aboutir dans un avenir relativement proche à des populations majoritairement musulmanes dans certaines villes européennes et même dans certains pays»

 

, affirme l'historien, qui rejoint ici la thèse du journaliste américain Christopher Caldwell dans Réflexions sur une révolution européenne, livre qui a fait grand bruit aux États-Unis, et envisage la possibilité d'une islamisation progressive de l'Europe.


Le pouvoir et la foi. Questions d'islam en Europe et au Moyen-Orient
de Bernard Lewis, Odile Jacob, 268 p., 23,90 €.

 

Le pouvoir et la Foi
Source, journal ou site Internet : Odile Jacob edts (avec le Figaro Littéraire)
Date : 30 août 2011
Auteur : Bernard Lewis

18:28 Écrit par HUMANITAS dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, musulman, islam, islamisme, chrétiens, christiannisme, pouvoir, foi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/08/2011

Livre #3: Philippe Nemo et la pensée unique....le livre de l'été!

CONTRE LA PENSEE UNIQUE ET LA POLICE DE LA PENSEE 

Moins d’une centaine de pages pour dénoncer la pensée unique qui règne en France. Philippe Nemo gagne son pari dans cet essai brillant et pédagogique : La régression intellectuelle de la France (Texquis, 2011).

Philippe Nemo analyse la situation de la France d’un point de vue philosophique, juridique et anthropologique. Il soutient à juste titre que si le pays se trouve dans cette situation ce n’est pas seulement la cause d’une économie défaillante et d’un Etat omnipotent mais aussi le résultat de l’emprise d’une « pensée  unique » de nature gauchisante  qui phagocyte les débats sur l’école, les médias, la famille, les moeurs, etc… Ce n’est plus le vrai ou le bien qui comptent mais l’idéologiquement  correct. La loi Gayssot, la loi sur la HALDE, le « devoir de mémoire » et autres commémorations  habilement manipulées ne sont que les excroissances d’une plaie terrible qui ronge la vie intellectuelle française.

Son incursion dans le monde de la pensée correcte commence avec la loi Pleven du 1er juillet 1972 dont le principe était l’application à la France de la « Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de racisme ». La loi instituait des mesures plus répressives pour les actes et comportements racistes. Elle allait tellement loin que la liberté d’expression était touchée. Des notions comme « provocation à la haine » et « provocation à la discrimination » représentaient un danger supplémentaire dans les débats. La loi Pleven, écrit justement Nemo, punissait des propos n’ayant encore causé de mal à personne. On assistait aux débuts de la police de la pensée. Parallèlement, cette loi permettait aux associations de porter plainte au nom d’un tiers en matière de racisme et d’antisémitisme.

La loi Gayssot de 1990 en rajoute une couche. Elle introduit une forme de censure idéologique car on ne peut plus aborder certains sujets historiques sous peine de risquer une condamnation au tribunal. C’est l’opinion qui est visée, quels que soient les arguments apportés. De plus, une amnésie idéologique est en train de s’abattre sur le débat intellectuel. Il vaut mieux éviter de parler des crimes communistes car ainsi on risque de sous-estimer – voire de nier – les crimes nazis. « L’horreur absolue » ne se trouve que du côté du nazisme. La droite n’a pas eu le courage d’abroger la loi Gayssot qui servira de modèle pour d’autres lois dites « mémorielles ». La loi Taubira de 2001 culpabilise le blanc face au noir alors que l’esclavagisme a été pratiqué (et continue d’ailleurs) aussi par les Arabes et les Africains. La loi sur la HALDE de 2004 réprime les discriminations à l’embauche ou dans l’octroi des logements. De nombreuses dérives ont été recensées suite à cette loi, de nombreuses personnes ayant porté plainte contre des patrons d’entreprises après un refus à l’embauche. Tous les prétextes sont bons pour contester la décision de l’employeur. De même, un sujet comme l’homosexualité est tabou. Un député français a été condamné deux fois pour avoir fait des déclarations considérées comme « homophobes ». Il n’a pas bénéficié de l’immunité parlementaire dont profitent de nombreuses autres personnalités politiques pour des faits infiniment plus graves… Philippe Nemo a raison de le souligner : l’idéologie remplace la justice et le droit pénal. On ne condamne plus les actes mais les propos. Ne pas entrer dans le moule idéologique vous marginalise et toute affirmation « différente » est sévèrement condamnée. Il s’agit bien du « délit d’opinion » qui régit de plus en plus notre droit pénal.

Avec de nombreux exemples à l’appui, Philippe Nemo décrit brillamment cette terrible dérive dans une société de plus en plus aveugle.

Bogdan Calinescu

Le 1er Juillet 2011

source ALEPS avec leur remerciement

15:33 Écrit par HUMANITAS dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, pensée unique, socialisme, philippe nemo, régression, enseignement, école, halde | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/10/2010

Peut-on prédire le défaut de paiement de la dette publique des Etats? par Bertrand Lemennicier

Tout en lui souhaitant un joyeux anniversaire (15/10/..), je remercie Bertrand pour sa gentillesse à copier/coller un texte récent de son site:

http://blog.rc.free.fr/blog_equipe/bertrand%20lemennicier%202.jpg

source direct, cliquez l'image

 

S’il y a bien une leçon qu’enseignent les économistes à leurs contemporains et qu’ils oublient souvent de  s’appliquer à eux-mêmes c’est le théorème de l’impossibilité de prédiction dans le domaine de l’économie et plus particulièrement dans celui des marchés financiers. A la question : à quand le défaut de paiement de la France ? Les économistes répondent volontiers par une boutade : s'ils avaient la capacité intellectuelle de prévoir l'avenir, il y a longtemps qu'ils seraient riches et qu'ils vivraient de ce talent rare.

Le raisonnement est simple : si les économistes, astrologues, ministre du budget ou tout autre initié savait avec certitude que la dette souveraine de la France pourrait faire défaut dans un an, ils iraient tout de suite placer leur argent sur un marché des « futures » - i.e. des contrats à terme où se négocie cette dette- pour vendre aujourd’hui une grande quantité de cette dette et la racheter dans un an quand celle-ci ne vaudra plus grand-chose.

Ceux qui prédisent le défaut de paiement de la dette souveraine sont vendeurs et ceux qui prédisent le contraire sont acheteurs.  Si un tel marché existait, on pourrait confronter les prédictions des uns et des autres sur l’avenir de la dette souveraine. Si l’évolution du prix de ces contrats à terme va à la baisse, c’est qu’il y a plus de vendeurs que d’acheteurs et donc on saurait aujourd’hui quel sera la valeur de la dette souveraine dans un an. Il suffirait de regarder un journal  financier qui reporte au jour le jour le prix de ces contrats à terme et l’économiste répondrait à la question posée avec certitude. Ce ne serait pas sa prédiction mais celle des opérateurs sur les marchés qui détiennent une information que l’économiste n’a pas parce qu’ils y jouent leur argent (alors que nous, nous jouons l’argent du contribuable avec nos prédictions, ce qui ne nous incite guère à être rigoureux ou sérieux dans nos efforts de prédire le futur).

De tels contrats à terme sur les dettes souveraines ne semblent pas encore exister sur le marché des futurs. Les seuls marchés qui existent pour l’instant sont un peu différents, ce sont les marchés des « Credit Default Swaps » (CDS) sur les risques de défaut de paiement et leurs dérivés. Ceux qui ont acheté des dettes souveraines craignent un risque de défaut de remboursement de leur prêt de la part des emprunteurs. Ils cherchent à se couvrir de ce risque en achetant une protection contre cette éventualité auprès d’un assureur ou d’une banque. La prime de risque qui s’établit sur ce marché d’assurance égalise les montants offerts par les assureurs et les montants de protection demandés par les prêteurs. Cette prime d’assurance mesure alors la probabilité de défaut de paiement si la compétition que se font les assureurs, qui offrent ce produit,  pousse les profits vers zéro (prime d’assurance équitable).


Les propriétaires des dettes souveraines (ceux qui ont prêté aux États), et qui ont contracté ces assurances, se protègent en totalité du risque de défaut de paiement en payant une prime d’assurance. Il va de soi que la valeur du prêt est diminué de cette prime. Prenons 10000 obligation d’une valeur de 100 d’euros chacune d’une dette souveraine soit un montant de 1000 000 d’euros remboursable dans 5 ans. Pour se couvrir du risque de défaut, le prêteur propriétaire de la dette paie 10 000 euros chaque année de primes d’assurance sur ce montant. Si l’événement survient, l’assureur verse 1000 000 d’euros moins la prime d’assurance. Le prêteur est donc certain de toucher 1000 000-50 000= 950 000 euros sur son prêt s’il y a défaut de paiement de la part de l’État ou de l’entreprise émetteur de la dette. Si l’État ou l’entreprise ne sont pas pris en défaut de paiement, la valeur de la somme prêtée est diminuée chaque année du montant de la prime d’assurance. Comme sur tout marché d’assurance la prime de risque équitable nous renseigne sur la probabilité de défaut de paiement puisque dans un tel cas, en présence d’une neutralité vis-à-vis du risque, p la probabilité de défaut de paiement est le ratio de la prime d’assurance sur le montant assuré. Pour un montant assuré de 1000 000 et une prime d’assurance de 50 000 euros la probabilité de défaut est de 5%.  Une prime d’assurance de 100 000 euros voudrait dire une probabilité de défaut de 50%.[1]

Si l’on se reporte à l’évolution de ces primes d’assurance, une hausse de la probabilité d’un risque de défaut de l’État français ne peut pas être exclue puisque le CDS de la France se négocie pratiquement deux fois plus cher que celui de l’Allemagne à 97,7 pb contre 47,9 pb[2]. Depuis début mai, l’écart entre le CDS allemand et français a pris 35,5 pb de différence en défaveur de la France puisque le CDS allemand est resté stable. Ce qui est un indice d’une dégradation possible de la dette souveraine française. Rappelons pour mémoire que le CDS de la Grèce se négociait le 29 juin à 1103 pb (point de base) avec une probabilité de défaut estimée à 68%, Celui du Portugal  se négocie à 332 pb avec une probabilité de défaut de 25%. Il y a donc de la marge.

On remarquera que l'existence d'un tel marché, où le risque de défaut de paiement d'une dette publique est assuré, facilite et encourage les particuliers ou les institutionnels à acheter les titres émis par les Etats ou les entreprises. Le service rendus par le marché des CDS améliore l'utilité des prêteurs et celui des hommes politiques  qui au nom des Etats empruntent sur les marchés financiers pour différer le financement par l'impôt des dépenses publiques sur le prochain mandat électoral. Les hommes politiques devraient donc être très en faveur de ce marché d'assurance comme le souligne implicitement Xavier Méra.

Cependant ce dont se plaignent les gouvernants ce n’est pas tant de l’existence de cette protection, c’est plutôt de l’existence d’un marché dérivé où s’échangent ces contrats de protection avec leurs primes d’assurance « naked Credit default Swap ». Ce marché a la particularité que le propriétaire  du contrat n’est pas le détenteur de la dette.


Manifestement, les primes d’assurance fluctuent en fonction des informations sur la capacité de remboursement des emprunteurs. Pour se protéger cette fois, non pas du risque de défaut, mais des fluctuations du prix de l’assurance, le prêteur vend son contrat d’assurance sur un marché dérivé (de gré à gré) dont le sous jacent est le contrat d'assurance, il sera alors certain de sa prime d’assurance au moment où il décide de prêter. Le risque de fluctuation des primes d’assurance est pris en charge par le spéculateur.

Ce spéculateur, chaque année, paie à la place du détenteur de la dette cette prime d’assurance. Ceux qui pensent que l’État fera défaut achètent le contrat d’assurance sans qu’ils détiennent physiquement la dette souveraine (d’où le mot « naked ») en pensant que la prime d’assurance va augmenter, ceux qui pensent le contraire sont alors vendeurs sur ce marché.  Si l’événement survient l’assureur paie au détenteur de la dette 1000 000 d’euros et le spéculateur empoche la différence entre les 10 000 euros qu’il paie chaque année au propriétaire de la dette et la valeur de la prime sur ce marché qui  a automatiquement monté du fait de la forte probabilité de défaut de paiement. Celle-ci peut être par exemple  de 150 000 euros ! S’il se trompe et que cette prime tombe à 1000 euros chaque année, il perd 9000 euros chaque année.

On voit tout de suite que sur un tel marché, si tous les spéculateurs pensent la même chose, ils se portent tous acheteurs, la prime d’assurance s’élève brutalement et précipite la crise de la dette souveraine à un point tel que l’État défaillant ne peut plus emprunter avant même d’avoir lancé son emprunt. Les anticipations rationnelles jouent à plein, avec la concordance des anticipations, leur rôle en interdisant aux gouvernements toute possibilité de financer leurs dépenses publiques en reportant leur financement par un impôt prélevé sur les années futures ou les générations futures si l’emprunt arrive à maturité au bout de 50 ans. Elles privent les gouvernements de l’arme de l’illusion fiscale. C’est pour cela qu’ils sont haïs par les gouvernants mais très appréciés des contribuables.

http://images.amazon.com/images/P/2708134434.08._SCLZZZZZZZ_.jpghttp://ecx.images-amazon.com/images/I/410NDYVRNHL._SL500_AA300_.jpghttp://ecx.images-amazon.com/images/I/415WWX7CNQL._SL500_AA300_.jpg

Ces spéculateurs, comme le souligne Philipp Bagus, remplissent en fait une fonction essentielle ils préviennent les citoyens (respectivement les actionnaires d’une entreprise) que leurs gouvernements (respectivement leurs dirigeants) mènent une politique de financement de leurs dépenses publiques non soutenable à terme. En anticipant le futur, leurs attaques spéculatives abrègent et font avorter ces pratiques d’endettement qui vont créer dans les années futures des difficultés plus grandes encore qui sont reportées sur les épaules des générations futures.

Le problème fondamental est alors celui de la concordance des anticipations des acteurs du marché qui se portent tous d'un coté du marché. Par quel mécanisme une telle concordance des opinions se réalisent-elles sachant que prendre à contre pied cette concordance des opinions peut rapporter de haut profits?  Si les économistes en avaient une petite idée, ils seraient tous riches!

 



[1] Le profit π de l’assureur est égal à (1-p)S les recettes, tant que l’événement ne survient pas, diminuées des coûts quand l’événement défaut de paiement survient : p(K-S), où p est la probabilité de défaut, K le montant assuré et S la prime d’assurance. Si le profit est nul sous la pression de la compétition entre assureurs, la prime est équitable, et nous avons 0=(1-p)S-p(K-S), en développant on obtient: p=S/K. Il s’agit là d’une grossière approximation puisque nous n’avons pas introduit la maturité des obligations, ni le taux de recouvrement, ni la valeur de l’obligation qui peut évoluer entre l’achat et la maturité.

[2] Point de base de la prime d’assurance. Si l’on cherche à se couvrir d’un risque de défaut d’un prêt de 1 000 000 euros, il en coûte chaque année 0,977% à la France contre 0,479% pour l’Allemagne soit 4790 euros pour l’Allemagne et 9770 euros pour la France.

07/04/2010

Le capitalisme idéal de Nicolas Bouzou; serait-il … féminin ?

(d’après une fiche de lecture du livre de Nicolas Bouzou)

Source canal académie:

On connaissait l’économiste et le financier, le chroniqueur médiatique, on découvre avec plaisir « l’honnête homme » (au sens du XVIIIème siècle) qui puise ses réflexions à la source d’une large culture : un voyage à la recherche du capitalisme idéal, à travers l’histoire dans le temps et l’espace, de l’Amérique précolombienne en passant par le Moyen Âge français pour en tirer des enseignements, enrichis de l’expérience avérée du jeune chef d’entreprise et de ses responsabilités.

http://www.arretsurimages.net/media/article/s23/id2226/original.17195.demi.png

a lire aussi(cliquez l'image), "Les mécanismes du marché, éléments de microéconomie"une vision de l'école autrichienne (Menger, Mises)

 

Le capitalisme a survécu. La crise de 2008-2009 ne lui a pas porté le coup de grâce que certains prédisaient. Si le capitalisme n'a pas cédé pendant cette crise - la plus grave depuis les années 1930 -, il ne cédera plus. C'est cette « fin de l'histoire » qui nous invite aujourd'hui à de nouvelles responsabilités.

Est-il juste de systématiquement renvoyer dos à dos capitalisme et démocratie, capitalisme et écologie, capitalisme et religion, capitalisme et morale ? Efficacité économique, liberté politique, respect de l'environnement seraient-ils inconciliables ?


C’est cette caractéristique qui apporte d’ailleurs à l’analyse de Nicolas Bouzou une dimension supplémentaire qu’il partage avec cette génération de jeunes économistes - au rang desquels, Philippe Dessertine, Pierre Sabatier, Jean-Pierre Petit, Pascal Blanqué et bien d’autres -, celle de la responsabilité, c’est-à-dire une approche pragmatique qui s’éloigne des débats convenus en recherche de justification sur le double axe de l’ultra-libéralisme et du socialisme.

Le Capitalisme idéal, que Nicolas Bouzou appelle de ses vœux, sera, il en a la conviction, construit par sa génération ; c’est son « devoir moral ». Elle le fera à partir d’une certitude : le capitalisme a gagné et « c’est vraiment la fin de l’histoire. » N’en déplaise aux caciques intellectuels qui voyaient dans la crise une opportunité de retour à la théorie socialiste, même si reste en suspens l’énigme chinoise de l’économie socialiste de marché…

Pour l’auteur, il faut améliorer « le capitalisme par le capitalisme » et lui donner « du corps et de l’esprit » - au sens de F. Fukuyama - : une analyse sans concession des « joies et misères du capitalisme » avec des éléments de réponse pour réconcilier l’efficacité économique et le sens moral ouvrant la voie à « une troisième révolution industrielle ». Les grands défis du capitalisme ont pour nom, la santé, l’écologie et l’eau. L’auteur met en scène « une tragédie des biens communs » qui selon Garett Hardin, veut que sans droits de propriété, la consommation progresse plus vite que la production : exemple de la pêche et de la forêt.

« [...] Si le capitalisme est un système imparfait, il n’en est que plus perfectible [...] : le capitalisme idéal est à portée de main, il sera plus féminin, plus sobre, un capitalisme de la raison avec plus de solidarité, de justice et d’innovation, ce qui suppose [...] avant tout de nous changer nous-mêmes [...] ».

Un grand moment d’optimisme et de bon sens qui vient à point nommé pour éclairer l’avenir d’une planète en proie au doute et épuisée par la crise de 2008 – 2009. Remarquable en tous points.

Nicolas Bouzou, Le Capitalisme idéal, Editions Eyrolles, 115 pages.

Retrouvez les chroniques de Jean-Louis Chambon sur www.canalacademie.com


Jean-Louis Chambon
Jean-Louis Chambon


L'UMP et le CAPITALISME, UNE SACRÉ VIDÉO

15:50 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nicolas bouzou, capitalisme, livre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/10/2009

Un Bouffon du Roi pour deux - Dély de Marianne/Hérold d'Alternative Libérale?

Très étonné d'entendre sur une grande radio française la publicité d'un livre écrit par M.R. Dély (DA de Marianne) le "Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme" d'une part juger les gens n'engage que lui, mais pas très fair-play; Mais surtout l'interview rappelle à mots non prêtés, je présume, les expressions, même la stratégie, déployées par la présidente du mouvement libéral français (Alternative-Libérale) Me Sabine Hérold. La surprise étant passée, je n'ai pas cru bon d'effectuer un post ici, cependant aujourd'hui cela commence à rebondir du côté des libéraux et notamment de leur présidente. Voici source facebook la dite réplique ou son site (cliquez l'image ci-dessous)


Besancenot, l'idiot utile du sarkozysme ? Besancenot, le bouffon du roi Sarkozy

.

Que faut-il en penser?

y a t-il eu plagiat? - Corruption au sein des médias? - Marianne est-il financièrement en danger, ou faut-il que les idées plutôt d'un certain clivage émanent de leurs idéologues philosophes et non de celles des libéraux? - La gauche serait-elle malade à ce point?

Tant de questions qui me laisse pantois, la démocratie est en danger, notre République est de plus en plus bafouée.....

Source Facebook:

Renaud Dély, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, publie un nouvel ouvrage appelé « Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme ». Il y détaille la même thèse que mon dernier livre, « Le Bouffon du Roi » paru en mai aux éditions Michalon. J’invite d’ailleurs tout un chacun à acheter les deux livres (disponibles ici pour le mien, là pour le sien), et constater que soit la communion de nos esprits était intense, soit Dély a gagné du temps… Les bonnes idées sont faites pour être copiées. Presque mot pour mot. J’y vois un éloge. Et puis, en tant que libérale, je ne suis pas pour une pratique trop restrictive de la propriété intellectuelle… Certes…

Mais ce matin, l’étrange imposture est devenue un peu plus manifeste et donc un peu moins supportable. Sur Europe 1, Renaud Dély était invité de Michel Field et Alain Duhamel. Voici le podcast de l’émission (à commencer à la minute 26 :30).

C’est bien simple, Renaud Dély, tient exactement le discours que je tenais il y a 5 mois, lors de la sortie du Bouffon du Roi. On retrouve quasi à l’identique les termes et les thèmes que j’ai pu développer sur Le Post, sur France 3 IDF, France 3 nationale, chez Alex Joubert, Fluctuat ou encore dans la presse avec des articles dans Le Figaro, Valeurs actuelles ou le JDD (et même à la fin de Mots Croisés d’Yves Calvi, il y a 10 jours !). Bref, rien qui ne passe inaperçu à un Directeur-adjoint à la Rédaction de Marianne, ou à des journalistes aussi avertis que Michel Fiel ou Alain Duhamel. Etonnement ! O surprise !

Deux journalistes aguerris, renommés, peuvent ils « zapper » la source des idées qu’ils recyclent aujourd’hui comme si elles tombaient du ciel ?

Pourtant, à aucun moment Field et Duhamel n’ont demandé à Dély en quoi son livre était différent du mien ou n’ont essayé de le pousser dans ses retranchements.

On pourrait croire qu’il s’agit d’un oubli de leur part.

Cela aurait pu être possible si je n’avais pas été appelée cette semaine par Valérie Danon, journaliste de l’émission, qui m’a demandée de réaliser une interview. J’ai donc bien enregistré mercredi par téléphone une interview, dans laquelle je détallais la thèse du Bouffon du Roi.

Non seulement mon interview a-t-elle été zappée, mais, comble de l’ironie, les journalistes ont passé à l’antenne une interview de Besancenot, en disant à Dély : « Besancenot vous répond à sa façon, c’était sur France 3 en mai dernier ». Ce que les journalistes ne précisent pas, c’est que cette « réponse » de Besancenot était adressée à MON livre, et a été diffusée dans le 12-13h de France 3 alors que j’étais sur le plateau pour présenter le Bouffon du Roi !!! On croirait une interview PPDA – Castro !

Voici la vidéo, vous remarquerez que c’est bien cette intervention de Besancenot qui a été reprise.

Pourquoi, à aucun moment n’a-t-il été précisé qu’un livre détaillait cette même thèse, mais avec 5 mois d’antériorité ? Pourquoi n’a-t-il pas été précisé dans quel contexte Olivier Besancenot avait tenu les propos repris à l’antenne ?

Peut être qu’il y a cinq mois, en pleines élections européennes, ce n’était juste pas le « moment » ? ? ?

S’agissait-il simplement de congratuler un confrère, au mépris de la plus basique honnêteté intellectuelle ? Pourquoi donner l’impression que Dély venait de « découvrir » une nouvelle thèse alors qu’il ne fait que reprendre des arguments énoncés 5 mois plus tôt par une autre ?

On comprend mieux pourquoi Marianne, lors de la sortie du Bouffon du Roi n’avait pas réalisé d’article sur ce livre, malgré les demandes répétées de mon éditeur.

Voilà d'autres visions:

Le NPA répond à Renaud Dély

2012 Besancenot au service de l’Elysée

 
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