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15/03/2011

L’Etat hébreu, toujours visé par le Hezbollah...Gêne du Liban!

Le puissant arsenal du Hezbollah est de nouveau dans la ligne de mire de l’opposition pro-occidentale au Liban qui mène une intense campagne politico-médiatique pour dénoncer le «diktat» des armes du parti chiite sur le pays. La coalition menée par le Premier ministre en exercice, Saad Hariri, a appelé les Libanais à participer en masse aujourd’hui à un rassemblement sous le slogan «le peuple veut faire tomber l’arsenal».

 

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Il n'y aurait pas un salut qui rappelle le socialisme-national


Le Hezbollah «impose désormais sa volonté sur le pays soit en recourant à son arsenal, soit en brandissant son spectre», affirme Ammar Houri, député du mouvement du Futur de Saad Hariri. «Nous sommes arrivés à un point où nous ne pouvons plus coexister avec ces armes», ajoute-t-il. Ce rassemblement est organisé à l’occasion du 6e anniversaire de la «Révolution du Cèdre», déclenchée après l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, père de Saad, et qui avait obligé la Syrie, pointée du doigt dans le meurtre, à retirer ses troupes du pays après 30 ans de tutelle. «Non à l’oppression», «non aux assassinats», «non au diktat des armes», peut-on lire depuis plusieurs jours sur des pancartes dans les rues de Beyrouth et dans plusieurs régions libanaises.

 

Le Hezbollah, qui est soutenu par la Syrie et l’Iran, a fait tomber le gouvernement de Saad Hariri le 12 janvier après des mois de bras de fer lié à l’enquête du tribunal de l’ONU sur le meurtre de l’ex-Premier ministre. Le parti chiite s’attend à être mis en cause par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et veut que Beyrouth cesse toute coopération avec cette instance, qu’il accuse d’être à la solde d’Israël et des Etats-Unis. Mais le puissant mouvement est lui-même accusé d’avoir provoqué la chute du cabinet Hariri «sous la pression des armes». «L’arsenal s’impose dans tous les dossiers, y compris le TSL», affirme M.Houri. Vendredi, M.Hariri a laissé entendre que le Hezbollah avait «peur» de la vérité sur l’assassinat de son père, affirmant que l’arsenal ne lui «servira à rien face à la vérité». Sa coalition a mis en garde contre «le risque que le Liban perde de nouveau sa souveraineté», en référence à la tutelle syrienne passée.

 

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De leur côté, les médias du Hezbollah et de ses alliés taxent les pro-Hariri de «menteurs», assurant que l’arsenal est «sacré». «La bataille est ouverte contre le Hezbollah», souligne Fadia Kiwane, directrice du département de sciences politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Mais selon elle, et étant donné que «la question de l’arsenal est une pomme de discorde» dans le pays, «il aurait mieux fallu en discuter sur la «table de dialogue» plutôt que dans la rue», en raison des «risques» au niveau de la sécurité. Depuis quelques années, une «table de dialogue» entre les deux camps est consacrée à cette question épineuse, mais sans aucun résultat. Le Hezbollah, qui prône la lutte armée contre Israël, estime que son arsenal est nécessaire pour défendre le pays contre une éventuelle attaque de l’Etat hébreu, contre qui il s’est engagé dans une guerre destructrice en 2006.

 

Liban : l’arsenal du Hezbollah dérange
Source, journal ou site Internet : l’Expression
Date : 13 mars 2011

10:20 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liban, israël, chiite, hariri, hezbollah, hébreux, révolution, iran, syrie, armement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/04/2010

Des nouvelles du Liban, "La laïque pride"

À Beyrouth, ils étaient trois mille à manifester, cliquez ici le lien pour voir vidéo (selon Reuters) pour revendiquer un État laïc et affirmer qu'ils ne sont plus prêts à jouer le jeu confessionnel. Ils sont surtout venus faire acte de présence et clamer haut et fort que l'on ne peut plus les ignorer, ou ignorer leurs droits, exprimés sur plusieurs de leurs banderoles.

« Mariage civil, pas la guerre civile », ou « Fatima et Tony s'aiment... ça c'est un problème », pouvait-on lire sur des banderoles, dans une allusion claire au fait que le mariage civil n'existe pas au Liban. « Ce qui est important, c'est que tous les groupes marginalisés sont ici pour exiger un État pour tous », dira Hani, 24 ans.

 

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cliquez, lire info du Figaro

 

 

Initié par un groupe de cinq jeunes Libanais qui aspirent depuis le mois de novembre dernier à mener le même combat qui a achevé de décourager leurs aînés de gauche, le rassemblement a fait boule de neige, grâce notamment au fameux réseau social de Facebook et à un minimum de coordination, comme l'explique l'une des fondatrices du mouvement, Kinda Hassan. La spontanéité et le désir d'exprimer et de faire entendre leur ras-le-bol d'un système confessionnel était probablement le second élément moteur qui a achevé de stimuler l'initiative.
Aux cris de « Laïcité », ils ont marché jusqu'au siège du Parlement pour défendre l'idée d'un État non confessionnel, alors que des militants distribuaient des fleurs et des roses aux manifestants et aux forces de l'ordre.

Les mots de ralliement étaient d'ailleurs tirés du préambule de la Constitution (article C) prévoyant « le respect de la liberté d'opinion et de croyance », « la justice sociale », l'égalité des droits et des obligations entre tous les citoyens, sans distinction ni préférence.
Si la moyenne d'âge des participants était autour de 25-30 ans, la présence de jeunes couples accompagnés de leurs enfants était assez remarquable, les familles, parfois issues de mariages mixtes, étant venues réclamer un régime de statut personnel facultatif.
Également parmi les manifestants, des individus appartenant à une génération un peu plus vieille et dont la participation était d'autant plus notoire que l'on pouvait reconnaître parmi eux plusieurs intellectuels, notamment des anciens militants de gauche venus applaudir, non sans nostalgie, ces jeunes qui ont décidé de reprendre le flambeau. Membre fondateur de la Maison de la laïcité, le directeur général de la Santé, Walid Ammar, a tenu à exprimer sa joie et son admiration de voir la nouvelle génération prendre la relève.

 

Bien placé pour connaître les dysfonctionnements du système libanais, ce haut fonctionnaire, qui s'est retrouvé plusieurs années durant à la tête d'un ministère-clé, résume le « mal communautaire » et le remède requis, comme suit : « L'objectif de ce combat que nous menons est d'éliminer les intermédiaires qui s'interposent entre l'État et les citoyens. Ces intermédiaires ne sont autres que les chefs des communautés et les hommes politiques qui utilisent leurs ressources pour se faire une clientèle. Ils créent ainsi une dépendance chez le citoyen qui en réfère à ses leaders politiques communautaires pour acquérir ses droits, d'où la nécessité pour lui de créer une relation directe avec l'État. »

 

 

 

 

 

 

La présence de diplomates

Fait marquant à cet événement : aucune personnalité politique, aucun parti, aucun leader spirituel ne figurait à ce rassemblement dont les organisateurs semblent avoir tenu de toute évidence à écarter toute exploitation ou récupération politique. Plutôt inédite, mais non moins significative, la présence de quelques diplomates qui se sont glissés discrètement parmi la foule - non pas par intérêt professionnel - mais tout simplement en guise de soutien à l'initiative.
Caché derrière de grosses lunettes de soleil et un képi africain pour mieux s'assurer que son identité est bien camouflée, un diplomate européen s'empresse de souligner qu'il « n'est pas censé être là ». « Je viens, malgré l'interdiction qui nous frappe en tant que diplomates, pour soutenir ce mouvement pour lequel j'ai énormément de sympathie. Par conviction aussi, puisque je suis profondément laïc », dit-il. Précisant qu'il se trouve au Liban depuis plus d'un an, il poursuit : « Je pense que pour le Liban, c'est une très belle manifestation car je crois profondément que ce pays a besoin de sortir de l'impasse du jeu communautaire. »
Un autre jeune fonctionnaire d'ambassade, libanais cette fois-ci, qui a également tenu à garder l'anonymat, affirme être venu pour dénoncer notamment la lourdeur des rouages administratifs qu'il doit subir à l'étranger, et surtout, l'obligation de déclarer ses enfants comme appartenant à une communauté précise, malgré le fait qu'il soit laïc et marié à une étrangère. Ayant connu les affres des sélections qui sont effectuées sur base communautaire au sein des Affaires étrangères, il affirme, d'un ton survolté, qu'« il est temps que la méritocratie prenne le dessus si l'on veut construire un véritable État de droit, un État citoyen ».
Si les revendications qu'il exprime sont plutôt claires, pour lui, et le chemin à prendre « graduel », ce n'est pas tout à fait le cas des jeunes manifestants qui, tout en affirmant presque unanimement vouloir s'éloigner de l'exploitation politique, ne savent pas encore réellement quel est le processus à suivre dans le futur et si leur mouvement optera pour une laïcisation totale de la société ou s'ils vont préférer y aller graduellement, en approuvant notamment la fameuse proposition du chef du Parlement, Nabih Berry, sur l'abolition du confessionnalisme politique. Ils sont en tous les cas certains d'une chose : le changement doit se faire d'abord au niveau des textes, pour pouvoir éventuellement aboutir à une transformation des mentalités, et non l'inverse. Pour ce faire, le mouvement doit naître de la base, et c'est désormais à la nouvelle génération qu'il revient de prendre l'initiative et se transformer en groupe de pression.

« Le changement doit venir de nous, souligne un organisateur, s'exprimant à l'aide d'un porte-voix devant le Parlement, où la police avait établi des barricades pour empêcher les manifestants d'atteindre le bâtiment. Seulement nous, citoyens, pouvons le faire. »
Si l'enthousiasme était au rendez-vous et la volonté du changement assez patente chez les protestataires, peu d'entre eux savent comment exploiter ce premier succès et quelle stratégie suivre à l'avenir.

Raëd, 32 ans, ne sait pas quelles seront les conséquences, immédiates ou à long terme, de ce mouvement. Il est simplement convaincu qu'il est de son devoir en tant que laïc « d'être au cœur de l'action ».

« Je ne voudrais pas atteindre la cinquantaine et savoir que je n'ai rien fait pour changer les choses. L'action est importante », dit-il en se prononçant, lui aussi, pour un changement « graduel », afin de « rassurer ceux qui ont peur ou ceux qui y voient un complot contre une communauté donnée ».

Bien entendu, poursuit le jeune manifestant, « il n'y a pas de recette magique ou idéale pour parvenir à l'État laïc. Mais il faut commencer par ouvrir le débat sur les véritables échéances, celles qui concernent les citoyens, et mettre un terme aux discussions de géostratégie dont on a déjà assez parlé jusque-là ».

 

 

 

 

 

 

Dans les milieux des intellectuels, on murmurait le nom du président de la République qui, disent-ils, « devrait parrainer et soutenir ce mouvement ».

Il reste à savoir comment l'impact de ce mouvement sera reçu auprès des politiciens et, surtout, si les jeunes organisateurs réussiront à concilier la nécessité de rester « apolitiques », comme ils l'affirment, et le besoin d'intégrer leur action dans le champ politique, passage obligé pour parvenir aux transformations législatives escomptées.

 

Source: L'Orient le Jour Par Jeanine JALKH | 26/04/2010

15:30 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liban, laïcité, manifestations, liberté, état | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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