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25/04/2011

Selon Michel Aglietta (économiste Paris X) " Les banques tiennent les Etats en otages"

Entretien avec Michel Aglietta: Economiste français, professeur à l’Université Paris X, conseiller scientifique au Centre d’études prospectives et d’informations internationales et à Groupama-AM.

 

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La montée du capitalisme financiarisé a provoqué une succession de crises plus dévastatrices les unes que les autres. Pour Michel Aglietta, le monde n’est pas à l’abri d’une nouvelle catastrophe financière. Tout dépendra de la capacité des Etats à prendre des décisions politiques fortes, destinées à réformer le système financier international dans sa globalité.


Le système financier international comporte-t-il encore des bombes à retardement selon vous?
La crise financière est à la fois l’échec du capitalisme financiarisé et le coup d’envoi d’une transformation structurelle de l’économie mondiale. Les changements de régime de croissance sont des périodes de perturbations renouvelées. Il y a donc une succession de crises qui font partie du même processus, de la même mutation des sociétés humaines. Actuellement, par exemple, avec la flambée des prix des matières premières due au sous-investissement de longue durée et amplifiée par la spéculation, on est en train de changer de base inflationniste. On passe d’un régime de basse inflation, initié vers la fin des années 90 suite à la crise asiatique, à une inflation rampante, due au renchérissement tendanciel des matières premières, pouvant provoquer une menace pour la croissance mondiale. Les banques centrales se retrouvent, ainsi, devant des difficultés énormes. D’un côté, elles ont besoin de relancer la croissance en créant des liquidités.


Et d’un autre, elles s’inquiètent de la possibilité d’une transmission de l’inflation liée aux matières premières sur l’ensemble de l’économie. Elles sont donc tentées de mener des politiques plus restrictives et de monter leurs taux d’intérêt. Il s’agit là d’une contradiction profonde, très inquiétante. Si jamais les taux d’intérêt remontent (les taux longs le sont depuis plus de 6 mois), on risque de faire retomber les pays occidentaux dans un marasme économique. L’inflation est déjà vive dans nombre de pays émergents et y déclenche des
politiques restrictives, qui provoqueront un ralentissement, peut-être retardé à 2012.


-L’absence de consensus sur les solutions est également problématique…
En effet, en Europe, certains pays seront insolvables. Ils le sont déjà d’une manière latente, même si on ne veut pas le reconnaître. L’Europe ne réussira pas à maintenir le niveau de croissance qu’elle vient d’avoir, et qui résulte d’un rebond réalisé avant l’adoption des plans d’austérité par les grands pays. Du fait de la généralisation des plans d’austérité, de l’inflation, du dessein de la BCE de monter ses taux, pouvant provoquer une appréciation de l’euro par rapport au dollar, la croissance risque de retomber en dessous de 1%, d’ici la fin de l’année. Par conséquent, des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Irlande ne pourront plus gérer leur dette. Il va falloir opter pour un plan de résolution de la dette similaire à celui des pays latinoaméricains à la fin des années 80. Pour cela, les Européens devront se mettre d’accord sur une coordination des politiques économiques qu’ils ont refusée jusqu’ici. Aux Etats-Unis, on n’arrive pas à avoir un consensus sur un plafond de la dette publique, car le pays est politiquement paralysé par l’antagonisme des deux partis.


Or, si la dette publique dérape, il peut y avoir une crise de confiance des créanciers étrangers qui provoquerait une baisse profonde du dollar. Laquelle créerait d’énormes pertes dans les avoirs financiers de nombreux investisseurs dans le monde.


- La zone euro pourra-t-elle sortir indemne de ces crises?
Je pense que les gouvernements finiront par trouver des compromis. Tout dépend de l’Allemagne. Le gouvernement allemand est aujourd’hui en situation de conflit interne, entre son besoin de maintenir la zone euro, avec laquelle il réalise plus de la moitié de ses exportations, et son opinion publique, hostile aux transferts financiers en faveur des pays en difficulté. Il y a également la Cour constitutionnelle allemande, qui veille toujours à ce que le gouvernement ne transfère pas de sa souveraineté à d’autres pays, par des mécanismes de solidarité européenne. Mais on arrive, quand même, à trouver des compromis sous l’effet de
la contrainte. En mai 2010, par exemple, les Allemands n’ont pas laissé le système s’effondrer, en acceptant le fonds de stabilité financière. Maintenant, il faudrait qu’ils franchissent une étape supplémentaire, en appuyant le projet d’un mécanisme européen de surveillance des dettes publiques et en acceptant les Eurobonds, c'est-à-dire des titres garantis par l’ensemble des gouvernements. Les Eurobonds seraient la base d’un marché des capitaux aussi large et profond que les marchés américains. Cela permettrait de faire de
l’euro une monnaie internationale dans un système international moins polarisé sur le dollar.

 

Et d’attirer l’épargne pour financer une remontée des taux d’investissement, dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.


- Pour vous, quelles sont les meilleures voies de régulation du système financier international ?
Sur le plan de la finance, devenue littéralement folle, le modèle Wall Street du shadow banking (banques fantômes) est actuellement prépondérant dans l’allocation du capital. Or, ce modèle est basé essentiellement sur les plus-values à court terme, et sur la capture d’un maximum de profit, pour un petit noyau de banques mondiales. Ces dernières, devenues géantes, constituent des menaces, à la fois pour l’économie et pour la démocratie, car elles deviennent inexpugnables. Elles sont dans une situation où l’on considère qu’elles ne peuvent pas faire faillite, et où elles tiennent les Etats en otages. C’est extrêmement dangereux, car le principe même de la régulation du capitalisme repose sur la concurrence. Ce principe ne peut pas fonctionner si la sanction et donc la menace de la faillite ne sont pas là pour discipliner les stratégies financières, aiguillonnées par le «toujours plus». Tant que ce problème n’est pas résolu, les dérives qu’on a connues seront certainement à nouveau à l’ordre du jour. Aux Etats-Unis, par exemple, les banques, bénéficiant de crédits à des taux très bas, sont en train de transférer des capitaux vers les pays émergents grâce aux produits dérivés, en vue de spéculer. Cette variation des flux des capitaux nous dirigera vers d’autres crises.


- Il y a eu des initiatives concluantes?
Sur le plan de la maîtrise du risque systémique, il y a eu, effectivement, une avancée décidée à la fois aux Etats-Unis et en Europe. Il s’agit de la création de conseils du risque systémique, définissant les institutions à même de créer des crises globales à elles seules, comme ce fut le cas de AIG et de Lehmann Brothers. Il reste à voir si les dispositions qui permettent de les superviser de manière beaucoup plus exigeante qu’auparavant seront effectivement mises en oeuvre, constituant ainsi des politiques macro-prudentielles.


S’il en est ainsi, cela devrait changer profondément le rôle des banques centrales. Ces dernières devront, outre la stabilité des prix, s’occuper en permanence de la stabilité financière. Elles devront étendre leur doctrine et leurs prérogatives, ce qui transformera entièrement la vision qu’on avait du capitalisme, depuis les années 80, où l’on pensait que les marchés s’autoréguleraient grâce à la libéralisation financière, et que les banques centrales ne devaient se focaliser que sur l’inflation.


-D’autres volets sont-ils à revoir?
Les marchés dérivés de crédit présentent également une ambivalence. D’un côté, ils permettent de transférer le risque de manière efficace, et d’un autre, ils conduisent à sa sous-évaluation s’il n’y a pas des normes très strictes. En effet, lorsqu’on contracte un crédit en sachant qu’on dispose de la possibilité de le revendre ou de revendre le risque par l’achat d’un dérivé, on est rémunéré par une commission. On n’a donc pas intérêt à évaluer le risque, cette évaluation étant un processus coûteux. C’est ce qu’on appelle l’aléa moral.

 

Les banques et les courtiers en crédit sont intéressés par le volume plutôt que par la qualité des crédits. C’est ce qui s’est produit avec les fameux «subprimes». Par ailleurs, par le biais des mécanismes opaques des pseudomarchés qu’on appelle de gré à gré, on réalise des transferts en cascade, en créant des structures hors-bilan, que personne ne connaît. Ceci afin de transférer le risque, qui atterrit finalement chez les gros investisseurs.


Et c’est là le coeur du problème, c’est l’accumulation d’un risque invisible. Il faudrait donc modifier la logique même de fonctionnement de ces marchés dérivés, en créant des centralisations, des chambres de compensation, des surveillances quotidiennes, etc. Le fonctionnement des agences de notation et des hedge funds est aussi à revoir.


-Quel rôle pour les organismes internationaux dans cette régulation?
Le FMI devrait s’occuper beaucoup plus des relations multilatérales, plutôt que de surveiller chaque pays séparément. Il doit réaliser, et il commence à le faire, des analyses et des diagnostics sur les grands déséquilibres, leur origine, leur potentiel systémique, mettre en place des indicateurs d’alerte et organiser, dans le cadre du G20, un débat informé par des travaux d’experts. L’une des difficultés majeures en ce moment est que les pays émergents, se sentant menacés par des phénomènes qui les dépassent, tendent tous à accumuler des réserves de changes. A cause de cela, on crée des dollars en permanence et on nourrit les déséquilibres. Si le FMI devenait l’embryon d’un prêteur international en dernier ressort, en émettant des DTS (droits de tirages spéciaux) dans des conditions beaucoup plus flexibles, on éviterait l’excès de demandes en dollars. Les pays qui disposent de réserves trop importantes, tels que la Chine, pourraient les convertir en DTS en dehors du marché, ce qui permettrait d’éviter des instabilités. Imaginons que la Chine veuille convertir 10% de ses réserves libellées en dollar vers l’euro. Elle ne pourrait le faire sans exposer le marché des changes à d’importants déséquilibres, tandis qu’une conversion en DTS, à l’intérieur du FMI,
serait sans effet sur les changes. Parce que le DTS est un panier qui contient moins de 50% en dollars, alors que les réserves de changes chinoises sont à plus de 60% en dollars, la Chine pourrait avoir une meilleure proportion de diversification. Mais là encore, une modification des pouvoirs est nécessaire. A l’intérieur du FMI, les quotas et les droits de vote doivent être revus afin d’équilibrer les pouvoirs. Les Européens, pour leur part, doivent accepter de fusionner leurs quotas. Actuellement, l’Europe est quasiment absente du débat
monétaire du FMI, à cause des égoïsmes nationaux. Au G20 aussi, la gouvernance devrait être revue pour une meilleure représentativité des Etats. La Banque mondiale, elle, devrait se concentrer sur les questions liées à l’environnement et au développement des pays les moins avancés.


- Que pensez-vous des différentes réponses aux récentes crises?
Les réponses d’urgence ont été appropriées, mais il fallait en profiter pour changer les pouvoirs. Durant la crise bancaire du début des années 90 en Scandinavie, on a nationalisé les banques, expulsé les dirigeants, fait payer les actionnaires, et mis des administrateurs provisoires. On a également restructuré les banques aux mains de l’Etat, pour ensuite les revendre. C’est ce processus là qu’on aurait dû suivre. Or, rien de tel n’a été fait à l’automne 2008. On a laissé le système avec les mêmes mécanismes, les mêmes responsables. On a permis à ceux qui ont conduit le monde à la faillite de rester au pouvoir.


- Certains prônent aujourd’hui un retour au protectionnisme, qu’en pensez-vous?
- Ça me paraît très dangereux! Car c’est ce qui a conduit à la dépression des années 30. On est parti d’une crise boursière, qui a débouché sur une crise bancaire. Les pays n’arrivant plus à se mettre d’accord pour maintenir des flux d’échange suffisants se sont fermés chacun de son côté, et le commerce international s’est effondré. Si on a basculé dans une récession mondiale à l’automne 2008, c’est parce que le commerce international s’est rétracté. Ce qu’il faudrait, ce sont des systèmes d’échange financés correctement, de telle sorte que les déséquilibres des balances des paiements ne s’accumulent pas comme ils l’ont fait. C’est la finance qui a été à l’origine des fameux «global imbalances» (déséquilibres globaux). Mais c’est aussi la politique monétaire américaine qui, devant des salaires qui ne progressaient plus, a cherché à maintenir le plein emploi, en permettant aux ménages de continuer à consommer fortement, par un endettement croissant et irréversible. C’est donc le dysfonctionnement du capitalisme à l’intérieur des pays qui a mené au déséquilibre des échanges internationaux. On ne peut remédier à cette situation que par des modifications assez profondes du capitalisme, supposant des changements de pouvoirs entraînant un relèvement des revenus salariaux, car la part des salaires dans la production est beaucoup trop basse partout dans le monde, même chez vous au Maroc. Et bien sûr, une stricte régulation de la finance.

 

Les banques tiennent les Etats en otages
Source, journal ou site Internet : L’économiste magazine
Date : numéro d’avril 2011
Auteur : Michel Aglietta interviewé par Alham Nazih

07/01/2011

La mondialisation a du bon pour les émergents, aux autres de s'adapter, d'innover pour exister, ou alors décroître.

La forte croissance des pays émergents tire vers le haut les prix des matières premières et des carburants. Ce sont désormais eux qui dictent le rythme de l’économie mondiale. Et l’Europe, entre austérité et chômage, a du mal à suivre. Alors que les économies occidentales sont à la traîne, la Chine, l’Inde et le Brésil accélèrent le pas. Aujourd’hui ce sont les pays émergents qui donnent le rythme de l’économie mondiale et déterminent les prix.

 

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Résultat : une tendance générale à la flambée des prix, au plus mauvais moment pour les économies des pays riches, qui risquent ainsi d’avoir à supporter le double fardeau d’un développement anémique et d’une inflation galopante. Les prix des matières premières – du coton au caoutchouc en passant par le sucre – ne cesse de grimper depuis des mois. Et maintenant que flambent aussi les cours du pétrole – roi des matières premières car c’est celle qui a l’impact le plus direct sur l’économie – on tire la sonnette d’alame.


Le baril de brut ne cesse de grimper
Aux Etats-Unis, le brut atteint presque les 90 dollars le baril et il frôle les 95 dollars en Europe, soit plus de 15 dollars de plus en un an. Il approche dangereusement les 100 dollars, chiffre considéré par beaucoup comme un seuil psychologique au delà duquel s’amorcerait le cercle vicieux de la spéculation financière, aujourd’hui particulièrement riche en munitions grâce aux abondantes liquidités mises à disposition par les banques centrales. Comme en 2008, quand le prix du baril avait atteint 140 dollars. ıı L’AIE, l'Agence internationale de l’Energie de l'OCDE, l'organisation des pays riches, est consciente que cette nouvelle flambée des cours du pétrole a déjà de lourdes conséquences sur les économies les plus développées. La facture pétrolière que les 34 pays de l’OCDE payent aux pays exportateurs s’est alourdie de 200 milliards de dollars en 2010, atteignant presque les 800 milliards : pour importer du brut, les pays riches ont dépensé l’année dernière un tiers de plus qu’en 2009. En effet, selon l’AIE, ils ont abandonné aux princes du pétrole, en moyenne, un demi point de PIB à une période où celui-ci éprouve les plus grandes difficultés à progresser. Si cette course continue, les pays de l'OCDE vont se retrouver devant le gouffre de la récession.


"La facture des importations pétrolières devient une menace pour la reprise économique", avertit le docteur Fatih Birol, chef économiste à L’AIE. C’est le message adressé à l’OPEC, l’organisation des pays exportateurs de pétrole qui, ces dernières semaines, a rejeté tous les appels à une augmentation de la production.

 

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Augmentation du prix de l'essence, de la viande du pain, des jeans
Si la question du pétrole a jeté une ombre inquiétante sur l’économie des prochaines années, la flambée du brut ne représente cependant, dans l’immédiat, que le plus gros nuage à l’horizon. Presque toutes les matières premières sont en train de grimper, à commencer par les denrées alimentaires de base. Une nouvelle crise alimentaire, comme celle de 2007-2008 n’est pas tout de suite à redouter car les stocks sont relativement abondants, mais les effets sur les prix se font déjà sentir. L’indice des prix alimentaires de la
FAO a augmenté de 4,2% en un seul mois, entre novembre et décembre 2010. Il est d’ores et déjà à un niveau plus élevé qu’en 2008, poussé par la flambée des prix du blé, du sucre et de la viande. Le prix du coton, lui aussi, a atteint un niveau record. Ce qui est en train de se produire sur les marchés mondiaux préfigure donc une année 2011 dure et difficile pour les consommateurs, en Occident surtout. En cette période où le chômage est élevé et où les revenus stagnent, les augmentations vont pleuvoir : l’essence à la pompe sera plus chère, mais aussi le gaz (dont le prix en Europe est indexé sur celui du pétrole). Les grands distributeurs annoncent déjà aux détaillants que les prix de presque tous les produits courants – viande, pain ou jeans – vont, eux aussi, augmenter. Ce qui compliquera non seulement les budgets des familles, mais aussi ceux des Etats.


Les Européens risquent de perdre leur chemise en 2011
Une flambée des prix a forcément pour corollaire une reprise de l’inflation. En décembre, dans la zone euro, les prix ont augmenté de 2,2% par rapport à l’année précédente. Bien plus que ce qui était initialement attendu, et surtout au-dessus du seuil des 2% que la Banque centrale européenne voudrait maintenir. De fait, dans un contexte différent, la BCE aurait déjà relevé les taux d’intérêt, afin de contenir les prix.


Si elle ne l’a pas encore fait, c’est pour ne pas étrangler la reprise (très faible, sauf en Allemagne) et, plus probablement encore, parce qu’une augmentation des taux d’intérêt rendrait le financement de la dette publique des pays faibles de la zone euro – Grèce, Espagne, Belgique ou Italie – encore plus difficile et plus coûteux. Cependant, si l’inflation ne s’arrête pas, les Allemands demanderont avec force à la Banque centrale un relèvement des taux d’intérêt. Aussi les Européens risquent-ils fort de perdre leur chemise en 2011, l'Europe étant au bord d’une nouvelle crise financière et politique.

 

Mondialisation : la revanche des pays émergents
Source, journal ou site Internet : La Républica
Date : 6 janvier 2011
Auteur : Maurizio Ricci

10:57 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croissance, bric, émergents, économie, inflation, europe, mondialisation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/11/2009

L'inflation est une TAXE; End the Fed.

A voir absolument et à faire partager

Que c'est beau le mercantilisme d'Etat! Déjà que beaucoup confondent le capitalisme avec le mercantilisme, alors quand l'Etat s'en mêle et oriente...

Ron Paul nous offre Bernanke et le keynésiannisme

Voici une excellente vidéo pédagogique, à regarder jusqu'à la fin. Elle est sous-titrée, voire traduite en français, merci à son auteur, voir source. Pourrions nous penser un instant voir nos profs d'économie la présenter à nos étudiants en France. J'aimerais connaître l'avis de mon ami Jean-Louis Caccomo du Roussillon?
Voici le texte de Kévin qui va avec cette vidéo:

Un gouvernement a pris la décision de bombarder un pays pour y

apporter la "démocratie".

Pour pouvoir obtenir de nouvelles bombes ce gouvernement a besoin

d'argent.

Pensant à leur réélection les politiciens crapuleux ont promis de ne pas

augmenter les impôts. Ils vont alors devoir trouver un moyen de taxer les

citoyens sans que ceux-ci ne puissent s'apercevoir de la supercherie.


C'est ainsi qu'ils vont utiliser une méthode simple et efficace, l'inflation.

"Pour payer les 20 milliards d'€ de bombes que l'on a commandé à nos

copains du complexe militaro-industriel, rien de plus simple, on va

imprimer du papier, on va imprimer 20 milliards d'€ qu'on pourra leur

donner en échange des bombes".


Ils viennent de mettre en circulation 20 milliards d'€ créés à partir de rien...

Pendant les mois/années qui vont suivre, la monnaie papier va perdre de

sa valeur et les prix vont logiquement augmenter.

Ceux qui vont payer pour cette augmentation des prix sont taxés. Ils payent

pour les bombes.


L'inflation est une taxe !
envoyé par kevinz1985. - Plus de vidéos de blogueurs.

UN SEUL CONTRE-POUVOIR, NE PLUS CONSOMMER,
ET
LA TV À LA POUBELLE.

22:59 Écrit par HUMANITAS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ron paul, bernanke, end the fed, caccomo, inflation, taxes, guerre, bd, vidéo, mercantilisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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