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13/09/2011

L'Iran contrôle t-il le Proche Orient et ses révolutions?

Commentaires de JN Ferret menbre IHEDN:


Exemple d'un article qu'il faut lire pour suivre l'évolution de la situation au Proche Orient Par contre, il faut intégrer la personnalité de l'auteur Jacques Bénillouche, journaliste d'origine tunisienne, particulièrement productif dans les médias francophones pro-israléliens, en remarquant curieusement qu'aucune biographie approfondie le concernant n'est accessible sur leNet. Dans l'article je relève une information surprenante à propos du tir de trois missiles Scud par le hezbollah irakien en direction du Koweit. Cela impliquerait que des missiles " Scud" de Saddam Hussein auraient été récupérés avant l'invasion américaine. Les Israéliens parlent de 250 missiles Scud, ce qui compte tenu de l'encombrement, de la maintenance depuis 2003 et de la mise en oeuvre de tels engins apparaît tout de même farfelu . Si un tir semble bien avoir été effectué le 26 août dernier, il me semble plus logique de supposer qu'il s'agit en réalité tout simplement de missiles iraniens Grad d'une portée de 30 à 50 km et largement disséminés par les Iraniens au Proche Orient ( Liban, Sinaï....) ; Une telle imprécision, volontaire ou non, est regrettable pour la véracité et la pertinence de l'article; Cela indique aussi une certaine légèreté du contrôle effectué par la rédaction du site Slate.fr qui par ailleurs diffuse tout de même des informations intéressantes.

 

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En alimentant en missiles la bande de Gaza et le Hezbollah, en soutenant à bout de bras le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'Iran met le feu au Proche-Orient pour avoir le temps de se doter d'un arsenal d'armes nucléaires.


Pendant que les regards sont tournés vers les champs de bataille de Libye et de Syrie, l’Iran
poursuit tranquillement son programme nucléaire et sa politique d’ingérence dans les affaires de la région. Téhéran manipule et fournit en missiles les islamistes de Gaza et se trouve manifestement derrière les attaques planifiées depuis Gaza et exécutées en territoire égyptien, au Sinaï, où les terroristes affichent leur présence ouvertement. Le Djihad islamique a été mandaté pour agir en son nom en procédant à des tirs de missiles contre Israël tandis que le Hamas, «trop prudent», est même mis à l’écart en étant privé de contacts à haut niveau avec les autorités de Damas et de Téhéran.


Grogne de Tsahal
Une mauvaise humeur inhabituelle commence à s’exprimer parmi les officiers généraux de Tsahal qui se sentent enchaînés par la politique indécise du gouvernement israélien qui ne trouve pas sa voie pour résoudre les crises sociales et sécuritaires. Les services de renseignements ont mis l’accent sur le transfert continu par les Iraniens, à la barbe des Egyptiens, des Israéliens et des Américains, de plus de 10.000 missiles destinés au Djihad islamique, bras armé iranien à Gaza. Des fusées Grad de 30 kms de portée mettent à présent la septième ville d’Israël, Beer-Shev’a, et ses 200.000 habitants dans leur ligne de tir. Les Iraniens équipent massivement en armement de contrebande la bande de Gaza avec la seule intention de mettre le feu à tout le Moyen-Orient et d'abord au Sinaï. L’Iran poursuit plusieurs objectifs. Il n’a pas renoncé à sauver le régime syrien de Bachar el-Assad qui constitue pour lui son principal allié au Proche-Orient et un appui indispensable pour avoir la mainmise sur le Liban voisin via le Hezbollah. Il agit en sous-main à Gaza pour soulager le régime de Bachar el-Assad et détourner l’attention des massacres perpétrés sur la population civile. Il délègue des sous-traitants pour ouvrir des seconds fronts et essaye dans le même temps d’isoler Israël de ses alliés dans la région. Il a déjà réussi en parvenant à briser l'alliance entre Israël et la Turquie, même si Ankara se mord aujourd'hui les doigts d'avoir trop misé sur la Syrie et l'Iran. Il arrive à Erdogan de commettre des erreurs. L’Iran n’apprécie pas, par ailleurs, le comportement des nouvelles autorités égyptiennes qui n’ont pas modifié la stratégie de collaboration avec Israël, héritée de Hosni Moubarak. Il estime nécessaire d’empêcher les militaires égyptiens de reprendre le contrôle de la péninsule du Sinaï où sont installés les groupes qui agissent en son nom en toute impunité. Il veut aussi briser les velléités de Mahmoud Abbas de déclarer son Etat palestinien indépendant le 20 septembre.


Les solutions diplomatiques n’entrent pas dans la stratégie de l’Iran. L’objectif des attentats a pour but de remettre en cause une décision politique qui ne doit pas trouver preneur parmi les membres de l’ONU.


Le danger du Sinaï
Hillary Clinton avait évalué le danger potentiel de l’action des terroristes dans le Sinaï et s’était entretenue à ce sujet le 20 août avec le maréchal égyptien Tantawi pour le mettre en garde et pour le dissuader de rappeler son ambassadeur en Israël. Elle a informé les Egyptiens que la réunion du cabinet de sécurité israélien, constitué des huit principaux ministres, planchait sur les mesures militaires à prendre pour mettre fin aux tirs de missiles palestiniens.


Elle craignait que toute opération visant à éradiquer al-Qaida et le Djihad islamique du Sinaï
soit prétexte à l’Iran pour lancer une agression. Les hautes autorités militaires israéliennes ont du mal à cerner avec précision les vrais responsables. La volonté de désigner le Hamas comme responsable est une pure rhétorique car les Israéliens savent qu’il est à présent totalement dépassé et phagocyté par les nébuleuses islamiques qui détiennent la réalité du pouvoir militaire dans la bande de Gaza. Tant que l’ordonnateur des troubles n’a pas été désigné avec précision, les Israéliens resteront dans l’incertitude d’une démarche militaire.
 

 

Mais le danger sécuritaire qui se développe aux portes d’Israël risque de pousser le pays à anticiper une attaque dans le cadre de sa politique de guerre préventive, toujours appliquée, sauf à l’occasion de la guerre du Kippour. Cette guerre, qui entraînera certainement une déflagration dans tout le Moyen-Orient, est du goût des dirigeants de l’armée qui s’élèvent contre la passivité à l’égard des extrémistes palestiniens. Ils s’inquiètent de le voir impunément stocker des armes sophistiquées aux portes d’Israël. La passivité américaine les déconcerte encore plus. La seule inconnue reste la date à laquelle les Iraniens décideront de provoquer le feu dans la région. Les services de renseignements sont mobilisés pour déterminer les ordres précis qui ont été transmis aux marionnettes de l’Iran à Gaza.


Extension à l’Irak
La capacité de nuisance de l’Iran ne s’exerce pas uniquement à l’égard d’Israël ou du processus de paix israélo-palestinien. Les Iraniens tiennent dès à présent à occuper le vide en Irak, après le départ des troupes américaines, et lorgnent sur un territoire soumis aux convoitises des chiites. Ils n’ont jamais caché leurs prétentions à prendre leur revanche après la guerre mal terminée en 1988 qui a fait plus d’un million de morts. Alors, ils préparent la prise de contrôle du pays en s’appuyant aussi sur une nouvelle élite chiite irakienne sensible à leurs thèses et sur le rôle du Hezbollah libanais fer de lance des chiites arabes (les Iraniens sont des perses). La crainte d’une attaque de leurs installations nucléaires pousse aussi les Iraniens à planifier une vague de terrorisme à la fois en Afghanistan et en Irak pour tenter de dissuader Israël et les Etats-Unis d’intervenir. Le Hezbollah agit en Irak à travers deux associations chiites irakiennes qui lui servent de camouflage: la Ligue des croyants (Asaib Al- Haq) et les brigades Hezbollah (Kataïb). La Ligue des croyants a été entraînée durant quatre ans dans une base iranienne des Gardiens de la Révolution par des officiers du Hezbollah. Des militants de la Ligue ont ensuite été envoyés, déguisés en pèlerins chiites, dans des villes du sud de l’Irak pour s’attaquer à des cibles américaines. Hassan Nasrallah a aussi été chargé de ce projet d’ingérence en Irak. Il a fait part de ses intentions à ses militants à l’occasion de plusieurs discours où il a martelé plusieurs fois le nom de l’Irak dans ses propos: «La résistance irakienne avait surpris l'occupant américain… L’axe englobant la Palestine, le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Iran a fait échouer le projet américain visant à diviser la région et à y liquider la résistance… le retrait américain de l'Irak est un échec et une défaite.» Cet appui à la résistance irakienne préfigure le combat que le Hezbollah entend mener en Irak pour aider l’Iran à s’y implanter en force. En utilisant son sous-traitant islamiste armé par ses soins, l’Iran veut contrôler Kerbala avec les sanctuaires chiites de Najaf. Il veut imposer un gouvernement irakien, à sa solde. Il vise aussi les champs pétrolifères du sud afin de gérer l’approvisionnement mondial en pétrole et de se doter d’une nouvelle capacité de raffinage qui fait défaut en Iran.


Provocation au Koweit
La provocation s’étend à présent à d’autres horizons. Trois missiles Scud ont été lancés à destination du Koweït le 26 août par les Kataïb d’Irak soutenus par le Hezbollah. C’est la première fois qu’un groupe terroriste utile ce type de missiles. L’Iran veut lancer un avertissement au Koweït pour qu’il arrête la construction du grand port Moubarak sur la côte irakienne. Le Koweït a pris la menace au sérieux puisqu’il a massé sur l’île Boubiyan des troupes chargées de défendre cette construction dont le coût s’élève à plus d'un milliard de dollars. Les unités mobilisées sont composées de la police militaire du groupe de défense Amoun, des unités des services de renseignements et de la défense aérienne, de la 35e compagnie, de la 6e brigade et des forces navales. L’Irak craint que cette nouvelle construction n’entrave les opérations du port de Bassorah qui représente la principale ouverture du Golfe Persique pour les exportations de son pétrole. Le gouvernement irakien a menacé d’intervenir. Mais les menaces de l’Irak ont été émises par le groupe radical Kataïb, bras armé de la brigade al-Qods des Gardes Révolutionnaires iraniens. Des informations parvenues à l’Iran lui font craindre en effet que ce nouveau port serve à accueillir les flottes du Koweït, des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite. Il pourrait même ravitailler en secret les unités maritimes israéliennes qui patrouillent dans le Golfe Persique.

 

Les Israéliens suivent avec intérêt le déroulement des évènements car ils sont persuadés que les 250 missiles Scud de Saddam Hussein, qui avaient disparu avant l’invasion américaine, ont été récupérés par les Kataïb d’Irak. Le projet de construction dans l’île Boubiyan pourrait servir d’alibi aux Iraniens pour organiser des manifestations à la frontière irano-koweïtienne avec des risques militaires. La situation dans la région pourrait alors se détériorer parce qu’il est dans l’objectif des Iraniens de susciter des troubles, une façon d'assurer la poursuite en toute quiétude de leur programme nucléaire.

 

l’Iran met le feu au Proche Orient
Source, journal ou site Internet : slate
Date : 5 septembre 2011
Auteur : Jacques Benillouche

06/06/2011

Israël: « Dôme de fer » (« Kipat Barzel »)

Un « parapluie » antimissile pour se protéger des roquettes ennemies ? Tel est le projet israélien de « Dôme de fer » (« Kipat Barzel »), déjà opérationnel avec deux batteries déployées fin mars et début avril à Bersheeba et Ashkelon (1). Il est censé intercepter les missiles et roquettes de courte portée comme ceux qu’ont tirés des groupes palestiniens à partir de la bande de Gaza et le Hezbollah à partir du Liban. Développé par la société nationale Rafael Advanced Defence Systems, « Dôme de fer », le projet de bouclier antimissile israélien, recourt à de petits missiles guidés par radar, capables d’anéantir en plein vol non seulement des roquettes de portée très courte, de quatre à soixante-dix kilomètres, mais aussi des obus d’artillerie et de mortier. Il a déjà été testé avec succès contre des Katioucha et des roquettes de 122 mm de type Grad, de portée inférieure à 30 km, prises au Hezbollah.

 

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Title:  Israel Seems To Be Outfitting Her Tanks With Scalar Tesla Dome Shields! cliquez l'image


Selon le ministère de la défense, les deux premières batteries sont montées sur des camions et faciles à déployer le long de l’une ou l’autre des frontières israéliennes.

 

Repérant les seuls engins capables d’atteindre le sol israélien, le système pourrait en intercepter simultanément plusieurs. Une batterie isolée suffirait à défendre efficacement une ville du sud d’Israël comme Ashkelon (cent mille habitants). Premier objectif : déployer le dispositif à proximité de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Puis, l’installer face au Liban où, selon les estimations du renseignement militaire israélien, le Hezbollah aurait stocké un arsenal de quarante mille roquettes. Ce déploiement s’inscrit dans une démarche de protection « multicouches ». Un accord entre les Etats-Unis et Israël, signé à la fin du mois de septembre 2010, prévoit le développement d’un système de défense baptisé « Baguette magique » ainsi que de son missile « Fronde de David » (« Kala David »), une réponse aux missiles de courte portée (supérieure à 70 km mais inférieure à 250 km), aux roquettes de longue portée et gros calibres (les plus lourdes auraient des ogives d’une demi-tonne) et aux missiles de croisière.


L’accord porte également sur la mise au point de l’intercepteur « Stunner », conçu conjointement par l’Israélien Rafael et l’Américain Raytheon.

 

http://www.julianchurch.org/_images/israel_420.jpg

 

Opérationnel depuis 2000 (soit neuf ans après le début de son développement), le système « Arrow » (« La flèche » ou « Hetz » en hébreu) protège Israël des missiles balistiques d’une portée supérieure à 250 km. Washington en finance la moitié du coût annuel. Le programme Arrow II a été développé par Boeing et Israel Aerospace Industries (IAI), à partir de 1995 pour éliminer les missiles balistiques conventionnels à plus longue portée, en particulier iraniens (d’une portée de plus de 1 600 km). Enfin, Tel-Aviv, craignant une attaque nucléaire de Téhéran, a cherché à développer un intercepteur opérant à plus haute altitude et doté d’une portée plus longue : « Arrow III ». En octobre 2007, les Etats-Unis et Israël ont établi un comité mixte destiné à en assurer la conception, confiée à Israel Aerospace Industries et Boeing. Lancé en 2008, Arrow III pourrait être testé cette année, pour un déploiement en 2014. Au total, avec les différents programmes, près de 422,7 millions de dollars seront déboursés par le Pentagone pour l’ensemble des différents systèmes antimissiles d’Israël (2), qui s’ajoutent aux trois milliards de dollars d’aide militaire américaine annuelle. La guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah et celle contre le Hamas dans la bande de Gaza en 2008-2009 ont fourni aux autorités israéliennes une justification à la mise au point de ces boucliers, notamment pour « Dôme de fer ». Pendant l’été 2006, les combattants chiites du Hezbollah ont tiré environ quatre mille roquettes contre le nord d’Israël, contraignant un million d’habitants à se protéger dans des abris ou à fuir vers le sud. Tandis que de Gaza, furent lancés plusieurs milliers de projectiles en 2008-2009, principalement des roquettes de type Qassam et de Katioucha fabriquées artisanalement à partir de produits simples – nitrate de potassium, sucre, engrais... – dans des ateliers clandestins. Néanmoins, un tel système de défense peut-il être efficace ? La question s’est déjà posée, aux Etats-Unis dans les années 1980, à propos de l’Initiative de défense stratégique (IDS), plus connue sous le nom de « guerre des étoiles » (3). La réponse pourrait être la même : il n’existe pas de système complètement étanche. De nombreux experts, israéliens notamment, estiment que la cuirasse de « Dôme de fer » a un défaut majeur : la proximité de villes comme Sderot de la frontière.


« Alors que les Qassam lancées sur Sderot étaient relativement lents, nous explique M. Reuven Pedazur, expert israélien en missiles balistiques, le Hamas a déjà lancé, notamment durant l’opération « Plomb durci » (la guerre israélienne contre Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009), des Qassam de troisième génération, et des Grad. Ceux-ci
sont trois ou quatre fois plus rapides que les anciens modèles ». Les premiers résultats montrent que le taux d’interception de roquettes ennemies est loin de 100 %. Le système est encore largement expérimental (4). Le directeur général du ministère de la défense israélien, Udi Shani, qui a indiqué début mai qu’Israël allait consacrer un milliard de dollars dans ce programme les prochaines années, a reconnu que ce n’est pas « un système qui peut assurer l’interception de chaque roquette dans toutes situations » (5).

 

http://www.factsofisrael.com/en/images/articles/israelmap-preview.jpg

 

Et avec les quarante mille roquettes et missiles dont disposerait le Hezbollah, un risque de saturation de la défense israélienne n’est pas à exclure. « C’est une réelle possibilité et c’est
tout le problème des systèmes antimissiles et anti-roquettes. En dépit des performances, le nombre est un avantage en soi et des interceptions par missile coûtent cher alors que les roquettes, qu’elles soient du Hezbollah ou des groupes combattants palestiniens, sont très abordables », nous affirme Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine de défense DSI, spécialiste des défenses antimissiles. Chaque engin Tamir, estime M. Pedazur, revient à 100 000 dollars, contre quelques centaines de dollars pour une roquette Qassam. Comme le rapporte le quotidien israélien Haaretz (6), « la décision de développer « Dôme de fer », semble être, depuis le début, une tentative pour maintenir l’emploi des scientifiques de Rafael et pour compenser le manque à gagner de l’arrêt des programmes de recherche et développement pour le système Arrow, mis au point par l’entreprise Israel Aerospace Industries. Une autre explication réside dans le fait que l’entreprise de défense Rafael n’a pas eu à investir en recherche et développement, parce qu’il est partiellement financé par un pays asiatique, dont le nom est secret ». Selon le site spécialisé Intelligence Online, il s’agirait de Singapour, ce que dément la direction de Rafael.


Mais l’argument pour développer un tel système est autant militaire que politique. Le ministre de la défense, M. Ehoud Barak, a estimé que « Dôme de fer » pourra être présenté comme une garantie aux Israéliens pour les rassurer en cas de retrait de Cisjordanie, dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. « En Israël, les tirs de roquettes sont devenus un véritable sujet de débat politique ces dernières années et les systèmes en question représentent une réponse naturelle (...) Le système n’est pas là tant pour « barricader » Israël que pour pouvoir mettre le pays dans une position de force. Comme pour dire : “regardez, avec ce système et les autres[blocus naval, mur, vidéosurveillance, etc.], vous ne pouvez plus rien nous faire. Maintenant, acceptez nos conditions” », indique Joseph Henrotin. « Toutefois, en bon général, Barak ne peut ignorer ce que le général Desportes qualifiait de “loi du contournement” : lorsque vous bloquez votre adversaire, qu’il ne peut plus utiliser ses moyens efficacement – en l’occurrence ses roquettes – il trouve d’autres modes d’action. La guerre est une dialectique et les Palestiniens aussi bien que le Hezbollah ont déjà montré leurs facultés d’adaptation tactique, opérationnelle et stratégique.

 

http://www.gatewaysmoving.com/images/about-moving-to-israel/2.jpg

 

Sauf en cas de solution politique, le problème se posera tout simplement ailleurs… », ajoute l’expert. Lors d’un discours à l’université de Haïfa, au début du mois de décembre dernier, Gadi Eizenkot, un responsable de l’armée israélienne, a même déclaré que ces « systèmes sont conçus pour protéger les bases militaires, même si cela signifie que les citoyens subissent des désagréments durant les premiers jours de la bataille (7) ». Mais la direction de Rafael, que nous avons contactée, précise que le système protégera aussi les civils.


D’autre part, la stratégie défensive du « Dôme » se heurte à une tendance de l’armée israélienne à chercher avant tout à développer ses capacités offensives, notamment celles visant à détruire les missiles ou roquettes de longue portée de ses ennemis – repérables à leur taille ou au moment de leur phase de lancement – au moyen de bombes de haute précision.


S’agissant des roquettes de courte portée, l’état-major privilégie également l’option offensive avec des raids terrestres ciblant les sites de lancement (8). La mise en place de « Dôme de fer » confirme aussi les contradictions de la politique de Washington. Alors même que les dissensions entre les deux capitales sur la colonisation s’accentuaient, le président Barack Obama a demandé au Congrès de débloquer la somme de 205 millions de dollars pour soutenir la mise en place du dispositif. La chambre des représentants a approuvé mercredi 8 décembre 2010 l’octroi de cette aide pour un programme qui aura déjà coûté 210 millions de dollars depuis 2007.

 

http://timesonline.typepad.com/photos/uncategorized/2008/05/19/obama_and_israel.jpg


Illustration du soutien sans failles des Etats-Unis à l’architecture de défense antimissile israélienne : le déploiement du radar à bande X AN / TPY-2, construit par Raytheon, à la fin 2008 en Israël. Non seulement, ce radar est plus performant que les radars locaux pour détecter les missiles ennemis, mais il est lié au réseau global de satellites dans le Defense Support Program, principale composante du système américain de détection avancée des tirs de missiles. Cette collaboration remonte à 1996. Les Etats-Unis et Israël ont financé un programme anti-roquettes baptisé « Tactical High Energy Laser (THEL) ». Mais après des investissements estimés entre 300 et 400 millions de dollars, le projet a été abandonné.


Pedazur estime pourtant qu’un tir de laser aurait coûté bien moins cher que les missiles tirés par « Dôme de fer » : seulement 3 000 dollars. Le programme a définitivement été abandonné en 2005, même si l’entreprise américaine Northrop Grumman a créé « Skyguard », une version améliorée de THEL, un an plus tard. Selon les autorités israéliennes, le dispositif n’était toujours pas assez efficace (9). « La technologie laser n’a pas encore atteint le stade qui lui permettrait de faire face à de mauvaises conditions météorologiques ou de traiter des objectifs multiples », assure un haut cadre de Rafael. Quelles sont les conséquences politiques « locales » et internationales de ce projet ? « Fondamentalement et à quelques nuances près, les pays arabes voisins perçoivent le développement de ce type de capacités comme moins dangereux car d’ordre défensif », indique M. Henrotin.

 

http://passport.bbyo.org/images/destinations/israel/trip_israel_family_journey.jpg

 

Pourtant, il ne dissuadera pas les adversaires d’Israël d’envoyer des roquettes sur les villes du nord comme Haïfa ou du sud comme Sderot. Il faut souligner que la paix ne se fonde pas sur une technologie militaire, même aussi sophistiquée que le « Dôme de fer ». Elle résulte de décisions et d’accords politiques. Avec la poursuite de la colonisation, Israël ne semble pas s’engager dans cette voie.

 

Israël se replie derrière un bouclier anti-missile
Source, journal ou site Internet : Le Monde diplomatique
Date : 3 juin 2011
Auteur : Laurent Checola et Edouard Pflimlin

15/03/2011

L’Etat hébreu, toujours visé par le Hezbollah...Gêne du Liban!

Le puissant arsenal du Hezbollah est de nouveau dans la ligne de mire de l’opposition pro-occidentale au Liban qui mène une intense campagne politico-médiatique pour dénoncer le «diktat» des armes du parti chiite sur le pays. La coalition menée par le Premier ministre en exercice, Saad Hariri, a appelé les Libanais à participer en masse aujourd’hui à un rassemblement sous le slogan «le peuple veut faire tomber l’arsenal».

 

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Il n'y aurait pas un salut qui rappelle le socialisme-national


Le Hezbollah «impose désormais sa volonté sur le pays soit en recourant à son arsenal, soit en brandissant son spectre», affirme Ammar Houri, député du mouvement du Futur de Saad Hariri. «Nous sommes arrivés à un point où nous ne pouvons plus coexister avec ces armes», ajoute-t-il. Ce rassemblement est organisé à l’occasion du 6e anniversaire de la «Révolution du Cèdre», déclenchée après l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, père de Saad, et qui avait obligé la Syrie, pointée du doigt dans le meurtre, à retirer ses troupes du pays après 30 ans de tutelle. «Non à l’oppression», «non aux assassinats», «non au diktat des armes», peut-on lire depuis plusieurs jours sur des pancartes dans les rues de Beyrouth et dans plusieurs régions libanaises.

 

Le Hezbollah, qui est soutenu par la Syrie et l’Iran, a fait tomber le gouvernement de Saad Hariri le 12 janvier après des mois de bras de fer lié à l’enquête du tribunal de l’ONU sur le meurtre de l’ex-Premier ministre. Le parti chiite s’attend à être mis en cause par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et veut que Beyrouth cesse toute coopération avec cette instance, qu’il accuse d’être à la solde d’Israël et des Etats-Unis. Mais le puissant mouvement est lui-même accusé d’avoir provoqué la chute du cabinet Hariri «sous la pression des armes». «L’arsenal s’impose dans tous les dossiers, y compris le TSL», affirme M.Houri. Vendredi, M.Hariri a laissé entendre que le Hezbollah avait «peur» de la vérité sur l’assassinat de son père, affirmant que l’arsenal ne lui «servira à rien face à la vérité». Sa coalition a mis en garde contre «le risque que le Liban perde de nouveau sa souveraineté», en référence à la tutelle syrienne passée.

 

http://web.stratfor.com/images/middleeast/map/Hezbollah-rocket-ranges_2_800.jpg

 

De leur côté, les médias du Hezbollah et de ses alliés taxent les pro-Hariri de «menteurs», assurant que l’arsenal est «sacré». «La bataille est ouverte contre le Hezbollah», souligne Fadia Kiwane, directrice du département de sciences politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Mais selon elle, et étant donné que «la question de l’arsenal est une pomme de discorde» dans le pays, «il aurait mieux fallu en discuter sur la «table de dialogue» plutôt que dans la rue», en raison des «risques» au niveau de la sécurité. Depuis quelques années, une «table de dialogue» entre les deux camps est consacrée à cette question épineuse, mais sans aucun résultat. Le Hezbollah, qui prône la lutte armée contre Israël, estime que son arsenal est nécessaire pour défendre le pays contre une éventuelle attaque de l’Etat hébreu, contre qui il s’est engagé dans une guerre destructrice en 2006.

 

Liban : l’arsenal du Hezbollah dérange
Source, journal ou site Internet : l’Expression
Date : 13 mars 2011

10:20 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liban, israël, chiite, hariri, hezbollah, hébreux, révolution, iran, syrie, armement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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