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13/08/2011

Livre #3: Philippe Nemo et la pensée unique....le livre de l'été!

CONTRE LA PENSEE UNIQUE ET LA POLICE DE LA PENSEE 

Moins d’une centaine de pages pour dénoncer la pensée unique qui règne en France. Philippe Nemo gagne son pari dans cet essai brillant et pédagogique : La régression intellectuelle de la France (Texquis, 2011).

Philippe Nemo analyse la situation de la France d’un point de vue philosophique, juridique et anthropologique. Il soutient à juste titre que si le pays se trouve dans cette situation ce n’est pas seulement la cause d’une économie défaillante et d’un Etat omnipotent mais aussi le résultat de l’emprise d’une « pensée  unique » de nature gauchisante  qui phagocyte les débats sur l’école, les médias, la famille, les moeurs, etc… Ce n’est plus le vrai ou le bien qui comptent mais l’idéologiquement  correct. La loi Gayssot, la loi sur la HALDE, le « devoir de mémoire » et autres commémorations  habilement manipulées ne sont que les excroissances d’une plaie terrible qui ronge la vie intellectuelle française.

Son incursion dans le monde de la pensée correcte commence avec la loi Pleven du 1er juillet 1972 dont le principe était l’application à la France de la « Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de racisme ». La loi instituait des mesures plus répressives pour les actes et comportements racistes. Elle allait tellement loin que la liberté d’expression était touchée. Des notions comme « provocation à la haine » et « provocation à la discrimination » représentaient un danger supplémentaire dans les débats. La loi Pleven, écrit justement Nemo, punissait des propos n’ayant encore causé de mal à personne. On assistait aux débuts de la police de la pensée. Parallèlement, cette loi permettait aux associations de porter plainte au nom d’un tiers en matière de racisme et d’antisémitisme.

La loi Gayssot de 1990 en rajoute une couche. Elle introduit une forme de censure idéologique car on ne peut plus aborder certains sujets historiques sous peine de risquer une condamnation au tribunal. C’est l’opinion qui est visée, quels que soient les arguments apportés. De plus, une amnésie idéologique est en train de s’abattre sur le débat intellectuel. Il vaut mieux éviter de parler des crimes communistes car ainsi on risque de sous-estimer – voire de nier – les crimes nazis. « L’horreur absolue » ne se trouve que du côté du nazisme. La droite n’a pas eu le courage d’abroger la loi Gayssot qui servira de modèle pour d’autres lois dites « mémorielles ». La loi Taubira de 2001 culpabilise le blanc face au noir alors que l’esclavagisme a été pratiqué (et continue d’ailleurs) aussi par les Arabes et les Africains. La loi sur la HALDE de 2004 réprime les discriminations à l’embauche ou dans l’octroi des logements. De nombreuses dérives ont été recensées suite à cette loi, de nombreuses personnes ayant porté plainte contre des patrons d’entreprises après un refus à l’embauche. Tous les prétextes sont bons pour contester la décision de l’employeur. De même, un sujet comme l’homosexualité est tabou. Un député français a été condamné deux fois pour avoir fait des déclarations considérées comme « homophobes ». Il n’a pas bénéficié de l’immunité parlementaire dont profitent de nombreuses autres personnalités politiques pour des faits infiniment plus graves… Philippe Nemo a raison de le souligner : l’idéologie remplace la justice et le droit pénal. On ne condamne plus les actes mais les propos. Ne pas entrer dans le moule idéologique vous marginalise et toute affirmation « différente » est sévèrement condamnée. Il s’agit bien du « délit d’opinion » qui régit de plus en plus notre droit pénal.

Avec de nombreux exemples à l’appui, Philippe Nemo décrit brillamment cette terrible dérive dans une société de plus en plus aveugle.

Bogdan Calinescu

Le 1er Juillet 2011

source ALEPS avec leur remerciement

15:33 Écrit par HUMANITAS dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, pensée unique, socialisme, philippe nemo, régression, enseignement, école, halde | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/03/2010

A-M. Le Pourhiet sur la violation des libertés tant d’opinion que d’expression!

Une “Libérale” souverainiste:

Anne-Marie Le Pourhiet

lire bio, cliquez l’image

 

Un côté De Villiers, mais cette femme n’a pas sa langue dans sa poche!

 

style:

 

Le culturalisme est à l’esprit ce que le culturisme est au corps, une gonflette narcissique fortement antipathique.”

« La lecture des débats parlementaires fait souvent frémir tant la novlangue et le totalitarisme orwellien s’y répandent. En particulier, la lecture des débats sur la loi de 2004 créant la Halde et réprimant les propos prétendument sexistes, homophobes ou handiphobes, est de ce point de vue assez terrifiante. C’est un lavage de cerveau, une obsession purgative et répressive. »

 

Voir la vidéo dans son ensemble, très interessant, suffit de voir les têtes de Taubira et Gayssot


 

 

Mission d’information parlementaire sur les questions mémorielles à l’Assemblée Nationale

 

Table ronde n° 6 : « Le rôle du Parlement dans les questions mémorielles »

Thème général : rôle spécifique des élus de la Nation dans la promotion du travail de mémoire

 

Mme Anne-Marie Le Pourhiet, est professeur de droit public à l’Université de Rennes 1, vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel et de la Société des professeurs de facultés de droit.

Etait présent M. Jean-Claude Gayssot, à l’origine de la loi visant à réprimer la négation dun fait historique (shoah, holocauste, génocide)

 

Sur ce sujet, Mme Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, historienne spécialiste de l’histoire russe a déclaré en novembre 2005 : “La télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois (sur la liberté d’expression) qui auraient pu être imaginées par Staline. Les gens ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale et sur beaucoup d’autres choses. On vous juge tout de suite pour infraction.”

 

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Anne-Marie Le Pourhiet parle de la loi Taubira sur l’esclavage et les esclaves et de la loi Gayssot à l’assemblée nationale. Elle cite aussi le sexisme ( sexistes ), l’homophobie ( homophobes ), les lobbies (lobby), et la Halde avec le racisme et les racistes. en France et dans l’union européenne ( UE ) sans liberté pour l’histoire et pour l’opinion, c’est la police de la pensée, le politiquement correct, voire la tyrannie des tyrans, la dictature du totalitarisme avec le devoir de mémoire et l’obsession des commémorations. c’est contre la liberté d’ expression en politique et histoire. le lavage de cerveau. les négationnistes sont le négationnisme et les révisionnistes, le révisionnisme de l’histoire. Source:

ledoury

 

Un bonus afin de mieux connaître le personnage:

Entretiens

Anne-Marie Le Pourhiet : la discrimination positive marque le « retour au droit des orangs-outans »

Sur l’Europe:

cliquez lire traité

 

Par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de droit constitutionnel (Economica 2007)

 

Le projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié » puisqu’il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu’en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.

 

Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l’Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l’on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais.

 

Les rédacteurs ont donc préféré concocter une formule compliquée qui modifie d’une part le traité sur l’Union européenne (traité UE) et d’autre part le traité instituant la communauté européenne (traité CE), lequel s’intitulera désormais « traité sur le fonctionnement de l’Union ». La supercherie apparaît clairement avec la Charte des droits fondamentaux qui n’est plus incluse dans les traités mais apparaît dans l’article 6 du texte de la façon suivante : « L’Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur juridique que les traités » … Un traité affirme donc qu’une charte qui lui reste extérieure a cependant la même valeur juridique que les traités qu’il modifie !

 

On n’a jamais vu de procédé juridique plus tordu, même dans les récentes révisions de la Constitution française qui ont pourtant révélé au plus haut niveau normatif l’invasion de notre pays par le « maldroit ». Le protocole n°7 prévoyant cependant que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d’écarter l’application d’actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte, provoque un pincement de cœur. Tout se passe comme si le « non » des Français avait servi à d’autres mais pas à eux, quelle humiliation !

 

Le « traité modificatif » modifie bien le traité constitutionnel rejeté en 2005 puisqu’il en enlève un certain nombre de dispositions explicites et dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements. C’est donc une modification par simple soustraction en ce sens que l’on s’apprête à faire ratifier par le parlement français un traité partiel aux lieux et place du traité complet initial.

 

Une question fondamentale se pose dès lors : comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci « n’auraient pas fait l’objet de contestations » ?

 

Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l’unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d’autres encore s’offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l’Etat-providence et le « non » de droite la perte de l’Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu’il aurait rejetées et d’autres qu’il aurait approuvées.

 

La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l’on sait que la Constitution californienne prévoit qu’une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite.

 

Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n’y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s’y conformer et de se tourner plutôt vers l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme.

 

 

Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale. Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ».

 

 

 

 

ela manque singulièrement d’allure et de force mais l’on s’en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.

 

Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots.

Par Alain Genestine

 
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