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09/03/2011

La Géorgie enclin à la révolution ?

Sous l'impact des révolutions arabes, de plus en plus de partis d'opposition se rallient à l'idée que seule une révolution chassera Mikheïl Saakachvili du pouvoir.

 

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La vague de protestation qui déferle sur le monde arabe a réveillé la scène politique géorgienne. Tout le monde parle de d'"égyptisation" et de "moubarakisation". Le Parti géorgien [dans l'opposition] a développé une rhétorique particulièrement vive en parallèle à ce qui se passe en Egypte et en Lybie. Selon son dirigeant, Levan Gatchétchiladzé, candidat à la présidentielle de 2008, la Géorgie doit se préparer au "scénario cairote", et le gouvernement s'employer à remédier de toute urgence à une série de problèmes clé [économiques et politiques], faute de quoi le Parti géorgien lui-même sonnera le début de la révolution.


Autre dirigeant de ce parti, Erossi Kitsmarichvili, ancien ambassadeur de Géorgie en Russie, pose la question. "Allons-nous renverser ce régime par des élections anticipées ou par la révolution ? C'est à Mikheïl Saakachvili de trouver la réponse, c'est-à-dire de créer les conditions favorables au développement de l'initiative économique privée, favoriser l'indépendance de la Justice, dépolitiser la police, lever les pressions sur les médias. Si ce n'est pas fait, les actions de protestation deviendront l'unique voie du changement". Au fur et à mesure que la vague de révolutions arabes progresse, la parole de l'ex-présidente du parlement, dirigeante du parti Mouvement démocratique [et ancien bras droit de Saakachvili] Nino Bourdjanadzé est de plus en plus directe. "L'essentiel est d'obtenir le départ de Saakachvili par la révolution et d'organiser les élections véritablement démocratiques", a-t-elle déclaré en février dans une interview au média ukrainien korespondent.net. Elle a été encore plus franche le 2 mars, dans une interview à un site géorgien, où elle a critiqué vertement cette partie de l'opposition qui milite pour le dialogue avec le pouvoir.

 

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"En Géorgie, la bonne voie est la voie de la révolution pacifique. Lorsque nous affirmions qu'il n'y aurait pas de changement de pouvoir sans manifestations, de nombreux opposants nous traitaient de 'radicaux' et nous accusaient d'aspirer au pouvoir au prix de la destruction du pays. Aujourd'hui, ils nous ont tous emboîté le pas. Hélas, dans notre pays, les événements évolueront selon un scénario révolutionnaire, puisque Saakachvili a éliminé la possibilité de tout autre scénario". Le 1er mars, dans une interview au journal géorgien Resonansi, le dirigeant du parti d'opposition Démocrates libres Irakli Alassania [ancien ambassadeur de Géorgie à l'ONU] a estimé qu'organiser des manifestations sur des problèmes sociaux [hausse considérable du prix des denrées de première nécessité, chômage endémique, paupérisation galopante] était un "devoir". "La situation sociale se dégrade de jour en jour, a-t-il souligné. Il faut protester massivement sur des sujets concrets, pour obliger le pouvoir à changer sa politique économique abherrante". Le dirigeant du parti Géorgie libre, Kakha Koukava, note un autre aspect important de la situation délétère : la méfiance et le nihilisme [des électeurs] à l'égard du système électoral géorgien. Pour lui, "une révolution populaire" aura lieu en Géorgie. De nombreux experts indépendants ne croient pas non plus en la possibilité de changement par les élections et évoquent la nécessité de la révolution. Irakli Sessiachvili n'y va pas par quatre chemins : "Pour se débarraser de ce régime, la seule voie est la révolution, ce qui sous-entend prendre des risques". Pour les autorités, la Géorgie a déjà fait sa révolution [des Roses] en 2003. Néanmoins, des appels au dialogue avec l'opposition se multiplient depuis plusieurs jours. "Nous sommes prêts à dialoguer sur les problèmes qui inquiètent notre population", a annoncé le président du Parlement David Bakradzé. Quant au principal intéressé, Mikheïl Saakachvili, il a fait ce commentaire : "Au Moyen-Orient, les gens sont civilisés, ils sauront trouver la bonne voie. La liberté est toujours porteuse de risques, mais l'absence de liberté engendre un risque de déflagration. Ces révolutions portent des noms de plantes : jasmin, cèdre... C'est la Géorgie qui a créé cette sorte de label, en 2003. La révolution ne signifie pas agiter des drapeaux. La principale révolution, nous l'avons entamée après la révolution des Roses. Notre programme de modernisation stabilisera nos succès et je dirai alors que notre révolution a définitivement gagné".

 

Géorgie : en route vers la révolution
Source, journal ou site Internet : Sakartvelos Respoublika
Date : 8 mars 2011
Auteur : Manama Abachidzé

12:01 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : géorgie, arabe, révolution, saakachvili, gatchétchiladzé, russie, démocratie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/12/2010

CP: M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie

Assemblée européenne de sécurité et de défense
Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale

 

M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie

 

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Paris, le 1er décembre 2010 – M. David DARCHIASHVILI, Président de la Commission sur l’intégration européenne de la Géorgie, a évoqué de façon positive les progrès réalisés par son pays depuis 2003 afin de devenir un Etat moderne et démocratique, mais il a condamné la présence de 10 à 15 000 soldats des forces d’occupation russes sur le territoire géorgien et la poursuite de la militarisation.

 

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Une nouvelle constitution a été adoptée récemment, qui accroît le contrôle exercé par le parlement sur le gouvernement ; le système judicaire est renforcé par la nomination de juges à vie et l’introduction de jurés dans les procès ; le système électoral est en passe d’être réformé et des mesures sont prises pour améliorer la liberté de la presse, a dit M. DARCHIASHVILI, qui s’exprimait au nom de M. David BAKRADZE, Président du parlement de Géorgie.


Il a déclaré, à propos du conflit qui a éclaté entre la Géorgie et la Russie en 2008, que la Géorgie respectait le cessez-le-feu du 12 août 2008 négocié par l’Europe, même s’il subit de « graves violations », et il a souligné que la Géorgie « n’avait jamais eu recours à la force » pour réaliser ses objectifs. Il a ajouté que l’engagement de la Russie auprès des institutions internationales était « impératif » pour la paix et la prospérité et qu’il y a avait des raisons d’être optimiste car les deux pays « cherchent vraiment » à coopérer.


Expliquant les origines du conflit, M. DARCHIASHVILI a précisé que la Géorgie était confrontée à un « mélange complexe » de menaces nouvelles et traditionnelles en ce qui concerne l’ethnicité, le séparatisme, la corruption et le crime organisé, qui ont trouvé appui en Russie, où les aspirations de la Géorgie à la souveraineté et à un avenir européen ont fortement déplu.


Répondant aux questions des parlementaires, M. DARCHIASHVILI a dit que la Russie n’avait pas fait preuve d’empressement pour venir à la table des négociations, mais qu’il espérait des progrès « dans un avenir proche ». Le gouvernement géorgien est « prêt à parler directement, sans conditions préalables » et il a ajouté qu’il souhaitait que le pragmatisme l’emporte tôt ou tard du côté russe.


Il a regretté que l’OTAN et le reste de la communauté internationale n’aient pas contraint la Russie à examiner la question de l’occupation de la Géorgie, mais précisé : « nous sommes réalistes ». Il a néanmoins noté avec satisfaction, en ce qui concerne les ambitions de la Géorgie d’adhérer à l’Alliance, que la candidature géorgienne avait été dissociée de celle de l’Ukraine, étant donné que la Géorgie n’a pas renoncé mais que l’Ukraine a changé constamment d’avis.


M. DARCHIASHVILI a confirmé la construction en cours d’une base navale par la Russie sur la rive abkhaze de la mer Noire et la présence de 10 à 15 000 soldats russes dans « tous les territoires occupés ». Il s’est demandé pourquoi la Russie avait déployé des systèmes stratégiques S300 dont « la portée opérationnelle va bien au-delà de la ligne d’affrontement actuelle ». La Russie veut que la Géorgie se conforme à ses ordres plutôt que de suivre son destin, a-t-il souligné, expliquant que la nouvelle constitution entrerait en vigueur après les prochaines élections présidentielles et législatives. Il a ajouté que les autorités traitaient toujours des demandes de retour concernant les descendants de personnes déportées de Géorgie à l’ère soviétique. Il a souligné en outre que quelque 500 000 personnes, sur une population de quatre millions, ont été déplacées à l’intérieur du pays ou ont fui à l’étranger et sont devenues des réfugiés depuis l’effondrement de l’URSS.


M. DARCHIASHVILI a rendu hommage à l’Assemblée européenne de sécurité et de défense, déclarant qu’elle jouait un rôle important en encourageant au dialogue entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest depuis la disparition de l’Union soviétique. Il a salué la décision de l’Assemblée d’admettre la Géorgie en tant que pays partenaire.

 

Communiqué de presse : M. DARCHIASHVILI condamne l’occupation russe de la Géorgie
Source, journal ou site Internet : AESD
Date : 1er décembre 2010

 

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