Avertir le modérateur

14/05/2011

Socièté du paraître et de la délation!

Derrière l’affaire du football, il y a des écoutes clandestines. Le scandale a éclaté sur le contenu des propos enregistrés et curieusement pas sur le fait même de l’enregistrement. C’est pourtant bien cette violation d’échanges privés, dans un cadre de travail, qui est scandaleuse. Les échanges en question avaient-ils donné lieu à une décision, à une annonce publiques méritant d’être condamnéesı? Nullement, à aucun moment.

 

http://www.lenouvelliste.ch/multimedia/images/img_traitees/2008/07/suisse_detail_popup.jpg

 

En revanche, la publication des enregistrements a permis d’installer le soupçon et la méfiance à la tête d’une organisation – en l’occurrence celle du football français. Il en a été de même dans l’affaire Bettencourtı: des enregistrements clandestins, une publication, quatre mois de scandale jusqu’au sommet même de l’État, et puis un discret accord entre avocats. Dans les deux cas, celui qui enregistre (ici un entraîneur, là un maître d’hôtel) le fait toujours au nom d’un “intérêt moral” (ici la lutte contre le racisme dans le sport, ailleurs la défense d’une vieille dame contre des requins), et le journal en ligne qui publie ces écoutes agit de son côté au nom de l’“intérêt général”. La réalité est hélas beaucoup plus sordide. Ce ne sont que règlements de comptes, surenchères, vengeances et négociations d’indemnités, associés à des leçons de vertu.

 

http://idisk.mac.com/dignaction-Public/Picts/ecoutes.jpg

 

Le règlement de comptes se conclut toujours par le règlement d’un chèque. Mais dans cette société de la délation, plus rien ni personne n’est à l’abri. C’était réservé aux temps de guerre et aux régimes policiersı: “Taisez-vousı! Méfiez-vousı! Les oreilles ennemies vous écoutent” (1915)ı; “Silence. L’ennemi guette vos confidences” (1939)ı; “Les murs ont des oreilles” (1940). Désormais, plus besoin d’agents rétribués, de milices de quartier, de comités d’immeuble ni de micros dissimulés sous les planches, tout est étalé. Chacun écoute l’autre en toute impunitéı; chacun dénonce l’autre dans l’immense “réseau social” de la communication instantanée. La lettre anonyme, honte des années noires, encombre la Toile dès l’âge où l’on est capable de taper sur un clavier. La vie privée, la vie intime et la pudeur disparaissent. L’extraordinaire outil Internet, inépuisable malle aux trésors, est aussi une gigantesque poubelle. Big Brother veille, la police de la pensée vous surveille. Vous savez que vous risquez la dénonciation devant les tribunaux, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et la mise au pilori médiatique.

 

La délation généralisée est destructrice de la société, de ses solidarités, de ses hiérarchies, du respect indispensable au “vivre ensemble”. On ne construit rien sur la méfiance de l’autre. Toute construction repose sur la confiance. Benjamin Constant le libéral le disait déjà, à l’issue de la pire période de l’expérience révolutionnaire, en 1797ı:

 

« Nul homme n’a droit à la vérité qui nuit aux autres. »

 

Procéder autrement, ajoutait-il, ce serait rendre toute vie en société impossible. L’enfant même a besoin de secret, protection de l’innocence. Le psychiatre Serge Tisseron, grand spécialiste de l’image et de l’enfance, l’a écrit (Secrets de famille mode d'emploi)ı:

 

« Le droit au secret de chacun, adulte ou enfant, est essentiel. Il permet de protéger son identité profonde des intrusions de l’environnement. Il est la première condition à la possibilité de penser soi-même et pour soi-même. »

 

En un motı: la première condition de la liberté. Avec son expérience de cinquante ans de journalisme, Jean Lacouture, le biographe du général de Gaulle et de Mendès France, a lumineusement résumé cela dans un petit essai paru en 2005 (Éloge du secret, Éditions Labor)ı: « Imaginez un groupe frappé d’absolue transparenceı; les vices de l’un, les erreurs de l’autre, les maladies de tel ou tel, le “tout savoir” de l’un sur l’autre, dans la famille, le cercle de travail, la société… La transparence, ce mot magnifique, aboutit à une absurdité totale, à la perversité, à l’effroi général. » Au contraire, écrit-il, « la dialectique du jour et de la nuit est fondamentale, elle est essentielle à a besoin d’ombre, de murs, de silence aussi ». La société est un « jeu d’ombre et de lumière ».

 

http://www.jp-petit.org/humour/dessins6/ecoutes_telephoniques.gif

 

Sous l’oeil universel et implacable de Big Brother et dans la crainte de la condamnation, les gens baissent la tête et ne disent rien en attendant que passe l’orage. Mais on n’a pas pu les priver de leur liberté de pensée. Alors, ils se saisissent de l’arme qui reste à leur disposition, qui est à la fois secrète, couverte par l’opacité d’une enveloppe, encouragée et protégée par la loi, au nom du devoir de la démocratieı: le bulletin de vote, qu’ils glissent dans l’urne et qui peut être le bulletin de la nausée.

 

La société de délation
Source, journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 12 mai 2011
Auteur : François d’Orcival, de l’institut

30/11/2010

Football, entre blanchiment et corruption ou comment flouer les populaires!

Les affaires de corruption individuelle paraissent bien mièvres par rapport aux milliards d’argent sale qui transitent via les réseaux tentaculaires du ballon rond. Un rapport international sonne l’alarme La FIFA défraie – le cas de le dire – la chronique depuis les révélations du Sunday Times au mois d’octobre. Six dignitaires ont été suspendus pour «violation du Code éthique». Au-delà de ces affaires personnelles – et à moins que le choix des pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022, le 2 décembre, ne tourne au comique
troupier – une maladie autrement plus grave est en train de gangrener le football: le blanchiment d’argent.

 

http://media.rtl.fr/online/image/2010/1018/7631061007_le-siege-de-la-fifa-a-zurich-suisse.jpghttp://dalje.com/slike/slike_3/r1/g2008/m05/y172619258025726.jpg

 

Une étude réalisée par le très sérieux GAFI (Groupe d’action financière, lire l’encadré), lequel dépend de l’OCDE, étude intitulée «Money Laundering through the Football Sector», pointe le problème des deux index: le milieu du ballon rond représente le terreau idéal pour le lavage des capitaux boueux.


Le contexte général
Les profits galopants et l’économie globalisée constituent des facteurs de risques accrus pour que l’argent sale investisse le sport, dit le rapport. Quelles disciplines en particulier? Le foot, le cricket, le rugby, les courses de chevaux, de motos et de voitures, le hockey sur glace, le basket et le volley. Pourquoi le foot en pole position? Parce qu’il s’agit du «candidat idéal», écrit le GAFI. Des milliards de fans, 265 millions de pratiquants dont 38 millions de licenciés, 5 millions de dirigeants et d’arbitres, 301 000 clubs, la globalisation du marketing et des transferts depuis l’arrêt Bosman de 1995, l’impact social grandissant, tout est réuni afin d’établir de «bonnes» connexions avec le crime organisé.


L’aspect financier
La FIFA étant divisée en six Confédérations renfermant la bagatelle de 208 Etats – donc autant de membres physiques – le «parapluie» est largement ouvert. D’autant que la plupart des gouvernements admettent, dans leur politique pratiquée, la spécificité du sport, son importance sociale, éducative et culturelle, faisant de lui un domaine économique à part. Pour mieux cerner les enjeux pécuniaires, il suffit de jeter un oeil à un autre rapport, celui établi par le cabinet d’audit Deloitte concernant la saison footballistique 2008/2009 en Europe, la Confédération évidemment la mieux nantie: 15,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (13,8 l’exercice précédent), 7,9 milliards (7,7 en 2007/2008) de revenus pour les cinq ligues majeures – Angleterre (2,3), Allemagne (1,575), Espagne (1,501), Italie (1,494), France (1,048), celle-ci pour la première fois au-dessus du milliard. Les salaires des joueurs dans ce même «big five» ont augmenté de 6% et s’établissent à un niveau supérieur à 5 milliards d’euros, le bénéfice d’exploitation à 172 millions. 47% des ressources (3,712 milliards) proviennent des droits TV. Derrière les cinq, les Pays-Bas plafonnent à 422 millions de rentrées, illustrant le fossé qui se creuse inexorablement. Le GAFI relève que de tels flux financiers naviguent entre clubs, joueurs, sponsors, médias, investisseurs, agents, propriétaires de stades, réseau qui rend à la fois aisé la pratique de l’évasion fiscale et du blanchiment, et complexe la détection de ces délits.

 

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_jpg_ballon-de-foot-dollars.jpg


Les cas concrets
1. Renflouer un club amateur. Une brigade financière s’est aperçue que les comptes d’un petit club, régulièrement en déficit, étaient comblés en fin de saison par des versements exceptionnels d’un businessman via plusieurs de ses sociétés. Il se trouve que le quidam était aussi président dudit club, et que ses retraits intempestifs ont compromis l’équilibre de ses compagnies. Il est actuellement inculpé de détournements de fonds et blanchiment. (Source: France).


2. Investir dans un club en difficulté financière. La brigade fiscale du pays «B» reçoit un avis bancaire de transactions suspectes concernant le club «A», qui cherche plusieurs millions d’euros afin d’éviter la faillite.


Un groupe sud-américain, lié à un homme qui a déjà investi dans plusieurs clubs à l’étranger, fait une proposition. Après enquête, ces fonds se sont avérés d’origine illégale. (Source: Belgique).


3. Placer l’argent de la drogue dans le football. Humble citoyen mexicain qui revient au bercail une fois avoir fait fortune outre-mer, M. Untel rachète un club qui végète en 3e division, sans espoir de rendement. Pourtant, il paie des salaires élevés, modernise les infrastructures et se moque du sponsoring.


L’équipe monte en 2e division. Et son mécène est identifié comme le patron d’un réseau de trafiquants de drogue… (Source: Mexique).


4. Devenir propriétaire d’un club. En 2006, un club italien connu décide de mettre ses actions sur le marché boursier. Aussitôt, elles grimpent au plafond. Simultanément, des individus menacent par téléphone le président du club s’il refuse de leur céder ses parts (environ 24 millions d’euros). Les investigations conduites par le procureur de la République mèneront tout droit à une organisation mafieuse opérant en Italie centrale, désireuse d’acquérir le club. Les poursuites portant sur le blanchiment d’argent et l’extorsion de fond sont en cours. (Source: Italie).


5. Transférer des joueurs. Un club d’Amérique du Sud lourdement endetté, sis dans un pays «Z», signe un contrat de management avec un fonds d’investissement basé sur le territoire d’un paradis fiscal. Lequel fonds promet d’effacer l’ardoise du club, puis achète un footballeur en Argentine pour 20 millions de dollars. Le club acquéreur du pays «Z» transfère enfin l’argent sur un compte que le vendeur possède dans un troisième pays. Ainsi les 20 millions n’ont-ils jamais pénétré en Argentine ni été taxés. (Source: Argentine).


Le GAFI énumère de la sorte une quinzaine d’exemples réels, où l’on voit encore le rôle trouble de certains agents de joueurs et les dégâts causés par les paris truqués sur Internet. Tous montrent à quel point il est facile de blanchir des sommes colossales et d’escroquer le fisc par le truchement du football.


Les moyens de lutte
Que ce soit à l’échelon politique international et national, à celui des instances dirigeantes – la Ligue française, la Federcalcio italienne, l’UEFA, le CIO, la FIFA ont déjà mis en place certains garde-fous –, les mesures à appliquer convergent vers ces thèmes: créer une prise de conscience généralisée du danger; appliquer la transparence financière dans tout système de gouvernance; explorer les pratiques entrepreneuriales les plus «propres»; mieux coopérer, du côté des associations sportives, avec le secteur privé; unifier les règlements internationaux; développer l’entente internationale entre brigades financières et administrations fiscales; se pencher sérieusement sur comment mettre une muselière aux paris sur le Net. Car là, on végète à l’âge de pierre législatif.

 

Le blanchiment, gangrène du football
Source, journal ou site Internet : Le temps
Date : 27 novembre 2010
Auteur : Fred Hirzell

11:14 Écrit par HUMANITAS dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : économie, corruption, corporatisme, fifa, football, gafi, finance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/12/2009

Mandela - Afrique du Sud - Mondial de foot

Comment ne pas faire un post tout à fait symbolique sur cette organisation et manifestation en Afrique du Sud de la coupe du monde de football.
Un homme représente un symbole pour son pays, Nelson Mandela.

-
cliquez l'image pour bio
http://www.studentsoftheworld.info/sites/societe/img/8828_NelsonMandela%20Afrique%20du%20sud.jpg

L'ex-Président sud-africain Nelson Rolihlahla Mandela, le prisonnier politique le plus célèbre du monde, a consacré son existence à lutter contre l'apartheid et à prôner la réconciliation des peuples d'Afrique du sud.

A une époque où la ségrégation raciale contre les noirs est institutionnalisée par le gouvernement, Mandela poursuit des études d'avocat et rejoint, en 1944, les rangs de l'ANC, l'African National Congress, afin de lutter pour l'établissement d'une république démocratique en Afrique du sud. Puis, devenu président d'une section de l'ANC pour la jeunesse, il mène une campagne contre les lois iniques organisant à travers le pays la résistance contre l'apartheid. Mis en garde-à-vue, il dirige clandestinement une nouvelle campagne visant l'établissement d'une convention nationale. Mais accusé, notamment, d'avoir quitté le pays illégalement, Mandela assure, en vain, sa propre défense avant d'être condamné en 1964 à l'emprisonnement à perpétuité. Quelques années plus tard, il engage de sa cellule des négociations entre l'ANC et le Gouvernement de F. de Klerk en place qui aboutiront à l'abolition officielle de l'apartheid et aux premières élections multiraciales. En 1991, Mandela est enfin libéré après 28 années de solitude durant lesquelles sa « faim de liberté pour son peuple est devenue faim de liberté pour tous, blancs et noirs ». Dès lors, il comprend que sa mission est la réconciliation et qu'il faut libérer aussi bien “l'opprimé” que “l'oppresseur” lui-même « enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l'étroitesse d'esprit ». Car pour lui, s'il a pu « apprendre à haïr », il peut aussi « apprendre à aimer »...

Elu Président de l'ANC, Nelson Mandela reçoit en 1993, conjointement avec F. de Klerk, le Prix Nobel de la Paix et, un an plus tard, se déroulent les premières élections multiraciales qui font de lui le nouveau Président de la République. « Nous sommes nés pour rendre manifeste la Gloire de Dieu qui est en chacun de nous, déclare t-il lors de son élection, et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même ». Plus que jamais, malgré le très lourd héritage de l'apartheid, Nelson Mandela s'investit dans la reconstruction démocratique, sociale, économique et politique du pays cherchant à combler les besoins urgents de la population noire et à apaiser les craintes des afrikaners. Mais « nous ne sommes pas encore libres, déclare Nelson Mandela à 80 ans, au soir de ses fonctions présidentielles, nous avons seulement atteint la liberté d'être libres, le droit de ne pas être opprimés… car être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres ». Une grande leçon d'humilité digne des plus grands…

Aussi, parmi les nombreux bâtisseurs de la nouvelle Afrique du sud, Mandela est perçu comme le Père de cette nouvelle nation : un grand réconciliateur qui a transcendé les limites de sa prison pour œuvrer en faveur de la Paix et qui, sans aucun doute, en dépassera bien d'autres pour parfaire sa mission.

Pascale de source Fraternet
Lectures conseillées :

>> Un long chemin vers la liberté - Nelson Mandela : Nelson Mandela nous permet, à travers son autobiographie, de comprendre la situation actuelle de l'Afrique du Sud. Ouvrage très bien construit, l'auteur nous démontre et explique les différents événements forts, principalement politiques et raciaux, au cours des 70 dernières années du pays. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> L'apartheid - Nelson Mandela : Texte de deux plaidoiries du dirigeant nationaliste sud-africain. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Le regard de l'antilope - James Gregory, Bob Graham : Particulièrement pour le peuple noir, ce livre est émouvant. On y voit les sévices perpétrés par la population blanche et la dureté du régime d'apartheid. L'histoire de Nelson Mandela est une leçon de courage pour tous ses compatriotes. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Nelson Mandela: Le dernier titan - Alfred Bosch Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Nelson Mandela - K. Delobre Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !

>> Nelson Mandela - Jean Guiloineau : Cette biographie retrace son itinéraire, depuis sa naissance dans le Transkei en 1918 jusqu'aux élections générales d'avril 1994, en passant par les années d'enfance et de formation, par la lutte, la clandestinité et le long séjour dans les geôles sud-africaines. Un grand destin, un grand combat pour la cause de la liberté. Une vie tout entière consacrée à lutter pour les siens. Ce livre fera découvrir l'homme qui a changé l'histoire de l'Afrique du Sud. Commandez ce livre chez Amazon.fr en cliquant ici !



Un tirage au sort relativement heureux pour la France puisque, outre l'Afrique du Sud, tête de série la moins forte, elle sera confrontée au Mexique et à l'Uruguay, deux autres équipes supposées abordables. Les Bleus débuteront le 1e tour contre l'Uruguay, au Cap le 11 juin, jour d'ouverture à 20h30' heure du Cap puis affronteront le Mexique, le 17 juin à 13h30' (heure local) à Pretoria avant de terminer par les Sud-Africains, le 22 juin à Bloemfontein à 16h (heure local). Pour ce dernier match une sacré fête, une ambiance africaine de feu.


Tableau ci-dessous source le Point, pour info:



http://www.wahid.fr/wp-content/uploads/2008/08/cape-town-le-cap-south-africa-afrique-du-sud.JPG
http://voyage.aliceadsl.fr/data/lp_maps/fr/afrique_du_sud/afrique_du_sud-01.gif

http://www.pressvoyages.com/uploads/photos/large/9dfdd61dc0cedaf64c3c7e84dc8ecab9.jpg

11:31 Écrit par HUMANITAS dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mandela, football, afrique du sud, apartheid, racisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu