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09/10/2010

Pas de grève pour « Air Sarko One », quel joli coût cependant!

En ces temps de restrictions budgétaires et de mobilisation populaire avec grèves reconductibles, le gouvernement français s’efforce de ne pas attirer l’attention sur certaines dépenses, d’apparence quelque peu « somptuaire », qui pourraient agiter le chiffon rouge. Parmi d’autres, la modernisation de la panoplie de la dissuasion nucléaire, l’achat à « l’ami Dassault » de chasseurs Rafale supplémentaires, et la livraison dans quelques semaines du nouvel avion présidentiel intercontinental…

 

http://2.bp.blogspot.com/_4skqFpB4HMM/SvkvLs1wRwI/AAAAAAAAMcs/aWbwXKte1Wc/s400/Air+Sarko+One+1.jpg


« Air Sarko One » – surnom déjà largement répandu de l’Airbus A330 exploité pendant dix ans par Air Caraïbe, et racheté par l’Etat français au loueur américain ILFC – est en phase finale d’essais à Bordeaux-Mérignac, où il est aménagé par la société Sabena Technics depuis mai 2009. Il devrait être livré à la Direction générale de l’Armement (DGA) à la fin de ce mois, puis affecté à l’escadron de transport, d’entraînement et de calibration (ETEC, ex-Glam), qui gère le parc de transport aérien des personnalités gouvernementales.


L’A330-200, adapté aux besoins de son hôte futur du moment – déplacements fréquents, lointains, rapides, nocturnes, etc. –, ne pourra pas en principe, en raison de ses dimensions, utiliser la piste de Villacoublay, dans l’ouest parisien, d’où opèrent la plupart des appareils gouvernementaux, en tout cas s’il est à pleine charge. Il embarquera et débarquera le plus souvent le président et sa suite à Orly, mais sera basé à Evreux, dans l’Eure, pour plus de sécurité.

 

 


L’Elysée, pour justifier cet achat, invoque :
sa large autonomie (qui permettra d’éviter les sauts de puce, avec de fatigantes escales, accompagnées d’un protocole pesant) ;
l’économie réalisée sur un achat d’occasion (un coût de la moitié du neuf, diminué de la revente des deux A319 actuels, bien qu’aggravé par l’aménagement VIP) ;
une pollution moindre ;
et surtout l’efficacité plus grande de la gestion gouvernementale (grâce à un équipement dernier cri en matière de communications, transmissions, sécurité, navigation, confort).

 

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2009/07/13/le-future-avion-presidentiel_w350.jpg


Chère heure de vol
Ce long courrier à moyenne capacité – 12 000 kilomètres d’autonomie, entre 253 et 380 passagers en version grand public – est destiné à remplacer les deux Airbus A319 actuels, de 6 900 km de rayon de vol – dont l’heure de vol a été facturée en moyenne 11 684 euros en 2009 à l’Elysée et aux ministères-clients. L’heure de vol sur le nouvel A330-200 pourrait revenir à 18 000 euros environ.


L’appareil comportera, outre une configuration « VIP » (chambre, salle de bains, bureau, salle de réunion, cabines pour les « suites »), un système de communications cryptées, un dispositif de protection antimissiles, ainsi qu’un ensemble de médicalisation de type Morphée (qui le rendra apte à des évacuations sanitaires).


Ces travaux d’aménagement (d’un coût d’une trentaine de millions d’euros) s’ajoutent à l’achat de la machine (60 millions), et font partie d’un plan de renouvellement des avions gouvernementaux (180 millions au total) dont une première phase était inscrite au budget 2010 du ministère de la Défense.

 

http://i60.servimg.com/u/f60/12/30/93/88/photo_12.jpg

 

1. L’achat et l’aménagement de l’Airbus A330, ainsi que l’acquisition d’un second Falcon 7XL pour les besoins de la flotte présidentielle, ont été budgétés à 185 millions d'euros. Les seuls aménagements intérieurs sont évalués à 28,5 millions d'euros. Outre le récent "four à pizza", l'avion sera doté d'une baignoire... Un dispositif rarissime et très coûteux, habituellement réservé à quelques émirs.


2. A cause de cet avion, l'aéroport de Villacoublay, en banlieue parisienne, a dû aussi faire l'objet de travaux. La piste a été mise hors service pour plus de 6 mois. Elle ne pouvait supporter le futur Airbus du président. Surtout, il se murmure que le président français ne supportait plus devoir descendre sur le tarmac. Il lui faut un couloir protégé. Les aménagements sont conséquents, comme le rapportait Le Point en octobre dernier : "réfection complète de la piste et allongement de 1.850 à 2.000 mètres, réfection et élargissement des pistes de roulage (taxiways), mise aux normes de la loi sur l'eau (bassins de rétention), nouvel éclairage, etc."


source : http://sarkofrance.blogspot.com

 

http://avionique.free.fr/IMG/jpg/amenagA330_RF.jpg

 

PAR AILLEURS D'AUTRES DEPENSES:

 

Cadeau pour Dassault
Encore plus fort : le « chèque-cadeau », ou en tout cas la belle rallonge accordée tout récemment au groupe Dassault. Pour assurer à l’avionneur un plan de charge minimal, en l’absence de tout succès de la vente à l’export du chasseur Rafale, le ministère français de la défense anticipe ses propres acquisitions, pour un coût supplémentaire de 800 millions : la préparation de la loi de finances 2011 a contraint le ministère à admettre ce tour de passe-passe, mais personne ne souhaite s’étendre sur le sujet, et surtout pas Le Figaro...


Ainsi, une commande de 11 appareils par an sera inscrite au budget entre 2011 et 2013 : au lieu des 22 chasseurs qu’il était prévu d’acquérir sur l’ensemble de cette période, 33 seront livrés, soit 11 machines de plus que prévu initialement. Mais le ministère, dont les crédits sont en baisse, va devoir du coup retarder d’autres programmes, qui étaient sur les rails pour les prochains budgets, comme la rénovation des Mirage 2000D, la commande des ravitailleurs multirôles MRTT, ou le financement des programmes de drones.


Dassault assure que ces Rafale auraient été commandés de toute façon par l’armée de l’air française, et qu’il s’agit simplement – avec ce « décalage » – de sauvegarder la chaîne de production, et donc un savoir-faire.


Reste que le soutien de l’Etat français à cet avionneur unique, monopoliste, dont l’activité militaire repose sur la seule commande publique, apparaît comme un coup de pouce de plus au groupe privé Dassault.
Serge Dassault, son patron, est aussi sénateur UMP, et possède notamment le quotidien gouvernemental Le Figaro. Il s’apprête, apparemment – avec la bénédiction, voire sur commande de l’Elysée – à prendre possession du quotidien populaire Le Parisien [1].


Ruineuse dissuasion
Beaucoup plus fort, et toujours sous un épais voile de silence : la modernisation du parapluie nucléaire militaire, notamment de la composante maritime de la dissuasion, avec le lancement – « dans la plus grande discrétion », précisent nos confrères du site Mer et Marine, un des mieux informés du genre – du programme de refonte de ses trois premiers sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) du type Le Triomphant. Ils vont être progressivement portés au standard du Terrible, le SNLE livré à la marine le 20 septembre dernier, avec la mise en oeuvre du nouveau missile à très longue portée M51.
« Qu’il s’agisse de la Marine nationale, du ministère de la défense ou de DCNS, commente Mer et Marine, c’est actuellement le silence radio sur le programme IA M51, malgré son importance. Il fait même office de « sujet tabou », tous les acteurs impliqués ayant manifestement reçu l’ordre de ne pas communiquer sur le sujet. Selon certaines sources, l’Etat ne souhaite pas de publicité autour du projet, considéré comme très sensible au moment où le pays se met à l’heure de la rigueur budgétaire. En hauts lieux, on craindrait que les sommes engagées dans le nucléaire ne fassent l’objet de critiques, voire soient utilisées par les opposants à la politique gouvernementale. »
Car, actuellement, « c’est bien l’ensemble des moyens de la dissuasion française qui est renouvelé et nécessite, par conséquent, la mobilisation d’une enveloppe budgétaire très importante. Ainsi, un rapport parlementaire précise que pas moins de 20,2 milliards d’euros sont affectés aux forces nucléaires de la marine et de l’armée de l’Air sur l’actuelle loi de programmation militaire (2009-2014). Cela représente près de 20 % des crédits d’équipements du ministère de la défense sur ces cinq années ».


Au total, voilà le type d’« investissements » qui – s’ils étaient mieux connus du grand public – ne manqueraient sans doute pas de scandaliser ceux qui s’apprêtent, par exemple, à perdre des journées de salaires dans le sillage des grèves reconductibles lancées à partir du 12 octobre. Même s’ils savaient que, comme les autres secteurs, la défense subira une cure d’amaigrissement, avec pour 2011 :
la perte de 6 000 postes, une amputation de 3,5 milliards sur ses crédits, et la poursuite du programme de fermeture de régiments et du regroupement des unités autour d’un nombre plus limité de « bases de défense » inter-armées.


Notes
[1] Ce qui, selon les calculs de l’ex-patron de presse Jean-François Kahn, reviendrait à laisser contrôler par
une même personne – et laquelle ! – 65 à 70 % de la presse quotidienne nationale du matin.

 

Des dépenses militaires dans la plus grande discrétion
Source journal ou site Internet : Le Monde diplomatique
Date : 7 octobre 2010
Auteur : Philippe Leymarie

 

24/08/2010

L'Iran s'enrichie de l'arme nucléaire....

Ahmadinejad : L’Iran est prêt à défendre les pays du Golfe


L’Iran a procédé au tir d’essai du missile sol-sol Qiam, a annoncé hier le ministre de la Défense
Ahmad Vahidi. L’Iran dispose actuellement de dizaines de missiles de moyenne portée
(2 000 km) et travaille activement à développer sa capacité balistique. Vahid Reza Alaei/AFP
Conflit Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, s’est dit prêt hier à défendre la souveraineté
et l’indépendance des pays du Golfe contre toute agression extérieure. Selon lui, les
menaces israéliennes et américaines contre son pays visent à créer des dissensions entre l’Iran
et ses voisins.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé hier que son pays est prêt à défendre la
souveraineté et l'indépendance des pays du Golfe en cas d'une éventuelle attaque contre la région.
M. Ahmadinejad a fait cette déclaration à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre
du Qatar, cheikh Hamad ben Jassim ben Jaber al-Thani, qui effectue une visite dans la
République islamique. Le président iranien a par ailleurs appelé les pays du Golfe à renforcer
leurs relations pour contrer toute « zizanie fomentée par des pays étrangers contre la nation islamique
».

http://yerouchalmi.web.officelive.com/images/bomb2b.jpg

 

Sur un autre plan, Mahmoud Ahmadinejad a affirmé dans une interview publiée hier au Japon
que l'Iran est prêt à reprendre sans conditions les pourparlers avec les grandes puissances sur
un projet d'échange de combustible. Téhéran reprendrait volontiers fin août ou début septembre
ces entretiens avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et
l'Allemagne, a déclaré le dirigeant iranien au journal Yomiuri Shimbun. Mercredi, l'ayatollah
Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran, affirmait toutefois que la République islamique ne
mènerait pas de pourparlers avec les États-Unis sur son programme nucléaire si les sanctions
et les menaces militaires pesant sur elles n'étaient pas levées
« Nous promettons de cesser d'enrichir de l'uranium à 20 % si nous avons la garantie d'une
fourniture de combustible », a affirmé M. Ahmadinejad dans son interview publiée en japonais.
Mais selon le Yomiuri, le président iranien a rejeté les appels qui sont lancés à Téhéran
pour qu'il cesse tout enrichissement d'uranium, y compris sa production d'uranium faiblement
enrichi. En ce qui concerne les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, il affirme qu'elles
n'affecteront pas l'économie iranienne et que « l'échec de la résolution (de l'ONU) deviendra
évident dans les six à sept mois ».
Parallèlement, le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi a affirmé hier que son
pays poursuivrait ses activités controversées d'enrichissement d'uranium de façon à pouvoir
alimenter la centrale nucléaire de Bouchehr, dont le lancement est prévu aujourd'hui. Selon
lui, le contrat avec la Russie ne stipule pas que Téhéran doit toujours acheter du combustible à
Moscou.

 

http://yerouchalmi.web.officelive.com/images/gazawar.jpg

 

De son côté, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré hier
que la centrale nucléaire construite par les Russes en Iran sera utilisée uniquement à des fins
civiles et cela est « garanti à 100 % ». Selon lui, le fait que la Russie ait délivré le combustible
pour la centrale (...) montre que toutes les règles de non-prolifération sont appliquées à la centrale.
D'autre part, les États-Unis ont persuadé Israël qu'il faudrait un an ou plus à l'Iran pour
construire une arme nucléaire, atténuant l'éventualité d'une frappe préventive contre les installations
nucléaires iraniennes, a rapporté le New York Times, citant des responsables. « Nous
pensons qu'ils en ont environ pour un an » au mieux, a estimé le principal conseiller du président
Barack Obama sur les questions nucléaires, Gary Samore, cité par le quotidien. M. Samore
a indiqué que les États-Unis pensent que les inspecteurs internationaux détecteraient en
quelques semaines toute action iranienne en ce sens, laissant largement assez de temps aux
États-Unis et à Israël pour élaborer une réaction.


Dans ce contexte tendu, le ministre de la Défense Ahmad Vahidi a annoncé hier que l'Iran a
procédé au tir d'essai du missile sol-sol Qiam, sans préciser la date du lancement. La télévision
d'État a montré des images du tir à partir d'un terrain désert du missile Qiam avec l'inscription
« Ya Mahdi », en allusion au 12e imam disparu selon la tradition chiite. Aucune précision
n'a été donnée sur la portée du missile.
Enfin, la Corée du Sud tiendra bientôt des pourparlers séparés avec les États-Unis et l'Iran,
que Séoul s'efforce de ménager tous deux sur fond de sanctions visant le programme nucléaire
de Téhéran, a indiqué hier une source gouvernementale sud-coréenne.

 

Source IHEDN

Source journal ou site Internet : L’Orient le
Jour
Date : 21 août 2010

 

 

l'Iran n'enrichira pas "éternellement" l'uranium à 20%

BOUCHEHR (Iran) - L'Iran n'a pas l'intention de poursuivre "éternellement" l'enrichissement
d'uranium à 20%, qu'il se limitera à produire "en fonction de ses besoins", a réaffirmé samedi
le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi.
Il a également indiqué que l'Iran avait signé un accord avec la Russie pour l'achat de radioisotopes.
"Nous n'avons pas l'intention de convertir tout notre uranium en uranium enrichi à 20%", a
déclaré M. Salehi interrogé lors d'une conférence de presse à l'occasion du lancement de la
centrale nucléaire de Bouchehr (sud).

L'Iran a ravivé les craintes internationales sur la finalité de son programme nucléaire
controversé en lançant en février la production d'uranium enrichi à 20%, dont il dit avoir
besoin pour son réacteur de recherche de Téhéran.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné Téhéran à plusieurs reprises depuis 2006 pour
son refus notamment de suspendre l'enrichissement d'uranium.
"Nous n'avions pas l'intention d'enrichir de l'uranium à 20% mais nous n'avons pas reçu de
réponse positive" des Occidentaux sur la demande iranienne de combustible pour le réacteur
de Téhéran, a réaffirmé M. Salehi dans une allusion à l'échec des négociations sur ce sujet
avec les grandes puissances à l'automne 2009.
"C'est pour cela que nous nous sommes embarqués dans cette activité. Mais nous n'avons
aucune intention de produire éternellement de l'uranium enrichi à 20%, nous ne le ferons
qu'en fonction de nos besoins", a-t-il ajouté.
http://medias.lepost.fr/ill/2010/06/10/h-20-2107815-1276168484.jpg

M. Salehi a en revanche affirmé que Téhéran continuerait, en dépit des résolutions de l'ONU,
à produire de l'uranium faiblement enrichi à 3,5% pour répondre aux besoins futurs en
combustible de la centrale de Bouchehr et des autres installations nucléaires iraniennes.
Il a rappelé que l'Iran prévoyait la construction d'une troisième usine d'enrichissement, qui
"pourrait débuter l'année prochaine (ndlr: après le nouvel an iranien en mars 2011) si le
président le décide".
"Mais il n'y a encore aucune décision définitive (...), nous avançons lentement et patiemment"
sur cette question qui constitue l'un des principaux points de friction avec la communauté
internationale, a-t-il conclu.

M. Salehi a également déclaré à l'agence Mehr que l'Iran avait signé samedi un accord avec la
Russie pour l'achat "autant que besoin" de radio-isotopes. Il a ajouté que de tels isotopes
seraient également produits par le réacteur de Téhéran.
Menaces :
Source journal ou site Internet : Romandie
News

http://lewebpedagogique.com/rigaudolivier/files/2010/02/nucleaireproliferation1.jpg

 
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