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30/11/2010

Football, entre blanchiment et corruption ou comment flouer les populaires!

Les affaires de corruption individuelle paraissent bien mièvres par rapport aux milliards d’argent sale qui transitent via les réseaux tentaculaires du ballon rond. Un rapport international sonne l’alarme La FIFA défraie – le cas de le dire – la chronique depuis les révélations du Sunday Times au mois d’octobre. Six dignitaires ont été suspendus pour «violation du Code éthique». Au-delà de ces affaires personnelles – et à moins que le choix des pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022, le 2 décembre, ne tourne au comique
troupier – une maladie autrement plus grave est en train de gangrener le football: le blanchiment d’argent.

 

http://media.rtl.fr/online/image/2010/1018/7631061007_le-siege-de-la-fifa-a-zurich-suisse.jpghttp://dalje.com/slike/slike_3/r1/g2008/m05/y172619258025726.jpg

 

Une étude réalisée par le très sérieux GAFI (Groupe d’action financière, lire l’encadré), lequel dépend de l’OCDE, étude intitulée «Money Laundering through the Football Sector», pointe le problème des deux index: le milieu du ballon rond représente le terreau idéal pour le lavage des capitaux boueux.


Le contexte général
Les profits galopants et l’économie globalisée constituent des facteurs de risques accrus pour que l’argent sale investisse le sport, dit le rapport. Quelles disciplines en particulier? Le foot, le cricket, le rugby, les courses de chevaux, de motos et de voitures, le hockey sur glace, le basket et le volley. Pourquoi le foot en pole position? Parce qu’il s’agit du «candidat idéal», écrit le GAFI. Des milliards de fans, 265 millions de pratiquants dont 38 millions de licenciés, 5 millions de dirigeants et d’arbitres, 301 000 clubs, la globalisation du marketing et des transferts depuis l’arrêt Bosman de 1995, l’impact social grandissant, tout est réuni afin d’établir de «bonnes» connexions avec le crime organisé.


L’aspect financier
La FIFA étant divisée en six Confédérations renfermant la bagatelle de 208 Etats – donc autant de membres physiques – le «parapluie» est largement ouvert. D’autant que la plupart des gouvernements admettent, dans leur politique pratiquée, la spécificité du sport, son importance sociale, éducative et culturelle, faisant de lui un domaine économique à part. Pour mieux cerner les enjeux pécuniaires, il suffit de jeter un oeil à un autre rapport, celui établi par le cabinet d’audit Deloitte concernant la saison footballistique 2008/2009 en Europe, la Confédération évidemment la mieux nantie: 15,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (13,8 l’exercice précédent), 7,9 milliards (7,7 en 2007/2008) de revenus pour les cinq ligues majeures – Angleterre (2,3), Allemagne (1,575), Espagne (1,501), Italie (1,494), France (1,048), celle-ci pour la première fois au-dessus du milliard. Les salaires des joueurs dans ce même «big five» ont augmenté de 6% et s’établissent à un niveau supérieur à 5 milliards d’euros, le bénéfice d’exploitation à 172 millions. 47% des ressources (3,712 milliards) proviennent des droits TV. Derrière les cinq, les Pays-Bas plafonnent à 422 millions de rentrées, illustrant le fossé qui se creuse inexorablement. Le GAFI relève que de tels flux financiers naviguent entre clubs, joueurs, sponsors, médias, investisseurs, agents, propriétaires de stades, réseau qui rend à la fois aisé la pratique de l’évasion fiscale et du blanchiment, et complexe la détection de ces délits.

 

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Les cas concrets
1. Renflouer un club amateur. Une brigade financière s’est aperçue que les comptes d’un petit club, régulièrement en déficit, étaient comblés en fin de saison par des versements exceptionnels d’un businessman via plusieurs de ses sociétés. Il se trouve que le quidam était aussi président dudit club, et que ses retraits intempestifs ont compromis l’équilibre de ses compagnies. Il est actuellement inculpé de détournements de fonds et blanchiment. (Source: France).


2. Investir dans un club en difficulté financière. La brigade fiscale du pays «B» reçoit un avis bancaire de transactions suspectes concernant le club «A», qui cherche plusieurs millions d’euros afin d’éviter la faillite.


Un groupe sud-américain, lié à un homme qui a déjà investi dans plusieurs clubs à l’étranger, fait une proposition. Après enquête, ces fonds se sont avérés d’origine illégale. (Source: Belgique).


3. Placer l’argent de la drogue dans le football. Humble citoyen mexicain qui revient au bercail une fois avoir fait fortune outre-mer, M. Untel rachète un club qui végète en 3e division, sans espoir de rendement. Pourtant, il paie des salaires élevés, modernise les infrastructures et se moque du sponsoring.


L’équipe monte en 2e division. Et son mécène est identifié comme le patron d’un réseau de trafiquants de drogue… (Source: Mexique).


4. Devenir propriétaire d’un club. En 2006, un club italien connu décide de mettre ses actions sur le marché boursier. Aussitôt, elles grimpent au plafond. Simultanément, des individus menacent par téléphone le président du club s’il refuse de leur céder ses parts (environ 24 millions d’euros). Les investigations conduites par le procureur de la République mèneront tout droit à une organisation mafieuse opérant en Italie centrale, désireuse d’acquérir le club. Les poursuites portant sur le blanchiment d’argent et l’extorsion de fond sont en cours. (Source: Italie).


5. Transférer des joueurs. Un club d’Amérique du Sud lourdement endetté, sis dans un pays «Z», signe un contrat de management avec un fonds d’investissement basé sur le territoire d’un paradis fiscal. Lequel fonds promet d’effacer l’ardoise du club, puis achète un footballeur en Argentine pour 20 millions de dollars. Le club acquéreur du pays «Z» transfère enfin l’argent sur un compte que le vendeur possède dans un troisième pays. Ainsi les 20 millions n’ont-ils jamais pénétré en Argentine ni été taxés. (Source: Argentine).


Le GAFI énumère de la sorte une quinzaine d’exemples réels, où l’on voit encore le rôle trouble de certains agents de joueurs et les dégâts causés par les paris truqués sur Internet. Tous montrent à quel point il est facile de blanchir des sommes colossales et d’escroquer le fisc par le truchement du football.


Les moyens de lutte
Que ce soit à l’échelon politique international et national, à celui des instances dirigeantes – la Ligue française, la Federcalcio italienne, l’UEFA, le CIO, la FIFA ont déjà mis en place certains garde-fous –, les mesures à appliquer convergent vers ces thèmes: créer une prise de conscience généralisée du danger; appliquer la transparence financière dans tout système de gouvernance; explorer les pratiques entrepreneuriales les plus «propres»; mieux coopérer, du côté des associations sportives, avec le secteur privé; unifier les règlements internationaux; développer l’entente internationale entre brigades financières et administrations fiscales; se pencher sérieusement sur comment mettre une muselière aux paris sur le Net. Car là, on végète à l’âge de pierre législatif.

 

Le blanchiment, gangrène du football
Source, journal ou site Internet : Le temps
Date : 27 novembre 2010
Auteur : Fred Hirzell

11:14 Écrit par HUMANITAS dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : économie, corruption, corporatisme, fifa, football, gafi, finance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/11/2010

Question de corporatisme! Du collectivisme de connivence!

Dans la dernière moitié du XIXème siècles des personnes de la "classe ouvrière" en Europe commençaient à montrer vivement de l'intérêt pour les idées liées au  socialisme et au syndicalisme. Quelques membres de l'intelligentsia, en particulier l'intelligentsia catholique décidée à formuler une nouvelle alternative au socialisme, et qui soulignerait une justice sociale mais sans solution radicale à l'abolition de la propriété privée. Le résultat s'est appelé "Corporatisme". Le nom n'a eu rien à faire avec la notion d'une société d'affaires sauf que les deux mots sont dérivés du mot latin pour le corps, corpus.

 

 


Thayer Watkins (source université san-josé)


L'idée fondamentale du corporatisme est que la société et l'économie d'un pays devraient être organisées en groupes d'intérêt principaux (parfois appelés les sociétés) et les représentants de ces groupes d'intérêt règlent tous les problèmes par la négociation et l'accord commun. Contrairement à une économie de marché qui actionne par la concurrence les travaux économiques de corporation par la négociation collective. Le Président américain Lyndon Johnson a eu une expression préférée qui a reflété l'esprit du corporatisme. He would gather the parties to some dispute and say, "Let us reason together."


Sous le corporatisme la main-d'oeuvre et la gestion dans une industrie appartient à l' organisation industrielle. Les représentants des partenaires sociaux sortent par la négociation collective. Tandis que c'était la théorie dans la pratique les états corporatistes ont été en grande partie régnés selon les préceptes du chef suprême.

le précurseur et important théoricien du corporatisme était Adam Müller, un conseiller du prince Metternich dans ce qui est maintenant l'Allemagne et l'Autriche orientales. Müller a proposé ses vues comme antidote aux dangers jumeaux de l'égalitarisme de la révolution française et des sciences économiques du laissez-faire d'Adam Smith. En Allemagne et ailleurs il y avait une aversion distincte parmi les règles pour permettre à des marchés de fonctionner sans direction ou commandé par l'état. L'héritage culturel de l'Europe, depuis l'ère médiévale a été opposé à l'intérêt individuel et au fonctionnement des marchés libre. Les marchés et la propriété privée étaient acceptables seulement tant que le règlement social a eu la priorité au-dessus des motivations d'une manière telles que l'avarice.


Couplé aux sentiments d'anti-marché de la culture médiévale il y avait la notion que les règles de l'état ont eu un rôle essentiel en favorisant la justice sociale. Ainsi le corporatisme a été formulé comme système qui a souligné le rôle postive de l'état en garantissant la justice sociale et en supprimant le chaos moral et social de la population poursuivant leurs propres individu-intérêts d'individu. Et surtout d'autre, comme le corporatisme éco- politique de philosophie était flexible. Il pourrait tolérer l'entreprise privée dans des limites et justifier des projets principaux de l'état. Le corporatisme a été parfois marqué comme troisième manière ou économie mélangée, synthèse de capitalisme et socialisme, mais c'est en fait un système économique politique séparé et distinctif.


Bien que les règles aient probablement fonctionné selon les principes du corporatisme à partir du temps immémorial c'était seulement au vingtième siècle tôt que les régimes ont commencé à s'identifier comme corporatiste. Le tableau ci-dessous donne certains de ces régimes explicitement corporatistes.

Plusieurs des régimes étaient des dictatures brutales et totalitaires, habituellement marquées fasciste, mais pas tous les régimes qui ont eu une base corporatiste étaient fascistes. En particulier, la nouvelle affaire de Roosevelt en dépit de ses nombreux défauts n'a pas pu être décrite en tant que fasciste. Mais certainement la nouvelle affaire était corporatiste. L'architecte pour le programme initial de nouvelle affaire était le Général Hugh Johnson. Johnson avait été l'administrateur du programme militaire de mobilisation pour les États-Unis sous Woodrow Wilson pendant la Première Guerre Mondiale. On l'a estimé qu'il a fait un bon travail de contrôler l'économie pendant cette période et c'est pourquoi il a été donné la responsabilité principale de formuler un programme économique à l'affaire avec les problèmes graves de la dépression. Mais entre la fin de la Première Guerre Mondiale et Hugh 1933, Johnson était bien un admirateur du système corporatiste national de Mussolini en Italie et il a utilisé l'expérience italienne à formuler la dite nouvelle affaire. Auparavant il convient de noter que beaucoup d'éléments de la nouvelle affaire étaient plus tard inconstitutionnels avoué et abandonné, mais certains éléments tels que la Loi nationale de relations sociales qui a favorisé la syndicalisation de la main-d'oeuvre américaine sont toujours effective. Une partie de la nouvelle affaire était le développement du Tennessee River Valley sous la société anonyme par actions contrôlée par l'Etat appelée l'autorité de vallée du Tennessee (TVA). Une partie du nouveau revendeur a vu TVA plus en tant qu' entreprise publique puissante. Ils ont espéré faire à TVA un modèle pour la création des unités politiques régionales qui remplaceraient des gouvernements d'état. Leur but n'a pas été réalisé. Le modèle pour TVA était les arrangements de développement de fleuve effectués en Espagne dans les années 20 sous le gouvernement de Miguel Primo de Rivera. Jose Antonio Primo de Rivera, le fils de Miguel Primo de Rivera, était le fondateur du syndicalisme national de Franco.

 

Le régime corporatiste favorisent typiquement de grands projets gouvernementaux tels que TVA sur la base qu'ils sont trop grands pour être placés comme entreprise privée. Au Brésil le régime de Vargas a créé beaucoup d'entreprises publiques comme dans la production sidérurgique qui  étaient nécessaire mais l'entreprise privée a refusé de créer. Il a également créé un mouvement de travail organisé qui est venu pour commander ces entreprises publiques et transformé en leur écoulant des effectifs pléthoriques et inefficaces sur le budget public.

Bien que ce qui précède conditionne l'origine du corporatisme au 19ème siècle en France, elle s'enracine peut être  beaucoup plus loin dans le temps. Sylvia Ann Hewlett dans son livre, les dilemmes cruels du développement : Le vingtième siècle Brésil, indique,

"Le corporatisme s'est basé sur un corpus des idées qui peuvent être tracées par Aristote, loi romaine, structures sociales et légales médiévales, et dans la philosophie sociale catholique contemporaine. Ces idées sont basées sur les lieux que la nature de l'homme peut seulement être accomplie au sein d'une communauté politique."

"Le noyau central de la vision corporatiste n'est pas ainsi le l'individu mais la communauté politique dont la perfection permet aux différents membres d'accomplir eux-mêmes et de trouver le bonheur."

"L'état dans la tradition corporatiste est ainsi clairement interventionniste et puissant."

Le corporatisme est collectiviste ; c'est une version différente du collectivisme/socialisme mais c'est certainement du collectiviste. Il place de l'importance sur le fait que la propriété privée n'est pas nationalisée, mais la commande et nationalisation de fait par le règlement est ainsi juste comme réel. C'est une nationalisation de fait sans être une nationalisation de: "de jure".

Bien que le corporatisme ne soit pas un concept familier au grand public, la plupart des économies du monde sont corporatistes en nature.

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Voir par ailleurs ,l'excellent post de Vincent Bénard sur "Objectif Liberté" en lien ici:

Rendons à la social-bourgeoisie ce qui n'appartient pas au libéralisme

Aussi de l'institut turgot avec Henri Lepage; et Deirdre McCloskey

 

 

Régimes corporatistes du début du vingtième siècle
Nom de système Pays Période Chef
Corporatisme national L'Italie 1922-1945 Benito Mussolini
Pays, religion, monarchie L'Espagne 1923-1930 Miguel Primo de Rivera
Socialisme national L'Allemagne 1933-1945 Adolph Hitler
Syndicalisme national L'Espagne 1936-1973 Francisco Franco
Nouvel état Le Portugal 1932-1968 Antonio Salazar
Nouvel état Le Brésil 1933-1945 Getulio Vargas
Nouvelle affaire Les Etats-Unis 1933-1945 Franklin Roosevelt
Troisième
Hellénique
Civilisation
La Grèce 1936-1941 Ioannis Metaxas
Partie de justice L'Argentine 1943-1955 Juan Peron

 

13:36 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicalisme, corporatisme, socialisme, adam smith, capitalisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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