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16/12/2010

"La lutte contre le climat est finie" L'Europe n'est plus la solution!

Conférence de Cancún


"La lutte contre le climat est finie, l’adaptation [au réchauffement] commence"

 

: le climatologue tchèque Jan Pretel ; cité par Lidové noviny, résume ainsi la leçon à tirer de la conférence sur le climat qui s’est terminée à Cancún le 11 décembre.

 

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp/francais/journal/mon/photo_1290968231486-6-0.jpghttp://www.tdg.ch/files/imagecache/468x312/newsdesk/02102009/d9dd459.jpg

 

"Le monde ne formera pas une coalition luttant contre le climat, comme les idéalistes de Copenhague le pensaient encore l’an dernier, chacun va s’en charger à sa manière".


"L’Europe, qui encourageait la lutte contre le changement climatique par la réduction des émissions CO2, a perdu la bataille contre la Chine, l’Inde ou le Brésil. Pourquoi ? Comme l‘Europe émet de moins en moins de CO2, elle fait de moins en moins partie du problème. Sa vision fait donc de moins en moins partie de la solution".

 

Le quotidien estime que l’idée selon laquelle le CO2 est au coeur du problème disparaitra avec l’expiration du protocole de Kyoto dans deux ans, et que les stratégies d’adaptation au changement climatique varieront selon les régions. A Cancún, conclut le journal,

 

"l’harmonie confucéenne a vaincu la conflictualité occidentale".

 

Mais s’adapter au climat ne coûtera pourtant pas moins cher que lutter contre son changement.

 

L’Europe ne fait plus partie de la solution
Source, journal ou site Internet : Presseurop
Date : 13 décembre 2010

 

 

l'écodictature et l'écocratie

 

La conférence de Cancún sur le climat a permis une légère avancée dans la lutte contre le changement
climatique. Mais pour l’hebdomadaire allemand Freitag, nous devrons choisir entre deux modèles :
l'écodictature et l'écocratie. De la ville allemande de Marbourg, dans le Nord de la Hesse, à la luxueuse
station balnéaire de Cancún, il y a, à vol d'oiseau, quelque 8 600 kilomètres. Douze heures d'avion et
plusieurs mondes séparent les deux localités. Elles ont pourtant une chose en commun ces jours-ci : toutes
deux se posent la question de la dose de liberté ou de contrainte nécessaire pour assurer la survie de la
planète. L'écodictature nous menace-t-elle ? A Marbourg, la question est posée pour des raisons stratégiques.
L'équipe municipale rouge-verte [SPD-Les Verts] oblige les propriétaires à faire poser des panneaux solaires
en cas de réfection de leur toiture. La mesure en question possède une légitimité démocratique,
s'accompagne de subventions et s'appuie sur une décision de justice. L'opposition de droite, quant à elle,
évoque une "écodictature", les propriétaires se trouvant contraints de veiller à leur bonheur économique et à
notre avenir écologique.


Les démocraties permettent-elles la survie écologique ?
A l'inverse, à Cancún, la question n'est pas posée, là aussi pour des raisons stratégiques. A l'occasion de la
conférence des Nations unies sur le climat, les rares Etats qui ont à coeur de protéger le climat (et leur
portefeuille) tentent de faire avancer péniblement la démocratie onusienne. Scientifiques et experts, qui
voient plus loin que les prochaines élections, évoquent sur le ton de la confidence la possibilité
d'écodictatures en devenir. Le débat sur la restriction autoritaire des droits de l'Homme dans le but de
garantir la survie de la planète repose sur un doute : les démocraties parlementaires sont-elles capables
d'apporter une réponse à la question de la survie écologique ? La démocratie et la protection de
l'environnement semblent pourtant former un tandem idéal. Le mouvement écologiste est apparu pendant
l'essor démocratique des années 1960, et les démocraties se montrent nettement plus innovantes en matière
de technologies et d'avancées sociales. Or, depuis que les protestations citoyennes ont droit de cité, les usines
ont été délocalisées dans des pays plus pauvres et moins bien protégés. Et rares sont les politiques qui osent
confronter les consommateurs et les électeurs à des vérités qui dérangent. En réalité, les bases d'une
écodictature sont posées depuis longtemps déjà. Le capitalisme a pris la démocratie en otage. Car, dans la
pensée occidentale, la liberté politique est à ce jour indissociable de la liberté économique. Nous n'avons
encore jamais testé la démocratie telle que nous la connaissons sans le capitalisme et son fort appétit pour les
ressources naturelles.
Comment une démocratie peut-elle planifier un avenir qui vaille la peine d'être vécu quand sa soeur jumelle,
l'économie frénétique, le ruine dans le même temps ? Pour l'heure, il n'existe à cette question aucune réponse
satisfaisante.


L'écocratie ou un modèle politico-économique séduisant
L'écodictature n'apportera pas non plus la solution. Premièrement, elle est impopulaire. Deuxièmement, elle
ne fonctionne pas : ce n'est pas un pilotage par le sommet, centralisé, qu'il faut, mais des innovations sociales
et économiques partant de la base. Troisièmement, il existe une alternative à l'écodictature : l'écocratie. Ce
n'est pas aussi terrible que cela en a l'air. L'écocratie est tout simplement la poursuite de notre démocratie
avec des moyens écologiques. Politiquement, une écocratie est parfaitement réalisable. L'Union européenne
pourrait ainsi élaborer un traité, baptisé "Maastricht II", qui fixerait des critères de stabilité écologique et
instaurerait une "Banque européenne pour l'avenir" (BEA). Les Etats membres céderaient une partie de leur
souveraineté nationale à la BEA sur les questions de la protection du climat et des espèces. La Banque
surveillerait les politiques européennes dans les domaines de l'industrie, des transports et de l'agriculture.
Elle pourrait bloquer l'octroi de subventions. Un Etat qui enfreindrait les critères de manière persistante se
verrait privé de subventions européennes ou devrait s'attendre à voir la BEA prendre les commandes dans
certains secteurs. Utopie ? Absolument pas. Nous disposons déjà d'un dispositif similaire dans le domaine de
la politique budgétaire. En ce moment même, les cas de la Grèce et de l'Irlande témoignent de la pression
qu'un pays européen peut subir lorsqu'il ne remplit pas certains critères. Une ligne dure qui se justifie par le
fait qu'une débâcle financière se répercuterait sur tous les autres – un argument d'autant plus valable dans le
cas de l'environnement. Ces questions n’ont pas été ouvertement débattues à Cancún. Car la communauté
internationale observe attentivement pour savoir qui possède le meilleur modèle permettant de garantir
prospérité, stabilité et liberté : le capitalisme effréné des Etats-Unis, le social-capitalisme d'Etat chinois, la
gestion autoritaire des matières premières à la mode russe ? L'Europe pourrait ici élaborer un modèle
politico-économique susceptible de séduire des démocraties en plein essor telles que l'Inde, l'Afrique du Sud
ou le Brésil.

 

L’écocratie sera-t-elle le genre humain?
Source, journal ou site Internet : Der Freitag
Date : 13 décembre 2010
Auteur : Bernhard Pötter

08/11/2010

Les carbocentristes par Benoît Rittaud ou le "mythe climatique" (son livre)

Entretien avec Benoît Rittaud


Benoît Rittaud est mathématicien, maître de conférences à l’université Paris-XIII. II est l’auteur du livre Le Mythe climatique, paru en février 2010 aux éditions du Seuil.


Pour désigner les scientifiques qui adhèrent à la thèse du GIEC d’un réchauffement d’ampleur exceptionnelle causé par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, vous utilisez le terme « carbocentristes ». Pourquoi ce néologisme ?


BR : Le choix des mots est important. Les scientifiques favorables aux thèses du GIEC ne sont pas « les » climatologues, mais « des » climatologues. Nombreux en effet sont les climatologues qui contestent les affirmations du GIEC. Comme il n’existait pas de mot pour désigner « la théorie selon laquelle les émissions humaines de gaz carbonique sont la cause majeure de l’évolution climatique actuelle », j’ai forgé ce néologisme de « carbocentrisme », qui se veut aussi neutre que possible.

 

http://blog.rc.free.fr/blog_invites/benoit%20rittaud.jpg

cliquez voir son blog


On lit souvent qu’on a d’un côté les thèses du GIEC qui reposent sur l’avis de milliers d’experts, reflétant l’état actuel des connaissances scientifiques et des incertitudes, de l’autre des individualités qui n’ont pas de compétence dans le domaine, et ne publient pas dans des revues scientifiques à comité de lecture…


BR : C’est tout simplement faux. De nombreux articles mettant en défaut le carbocentrisme paraissent régulièrement. L’un d’eux, paru en mars 2010, concerne une chute de température de 9°C lors du Crétacé dans une région aujourd’hui située en Norvège, refroidissement inexpliqué survenu alors que la teneur atmosphérique en CO2 était plus élevée qu’aujourd’hui. Et ce n’est qu’un exemple entre mille.

 

 

 

 

Vous n’êtes pas spécialiste du climat, mais mathématicien. Quelles compétences possédez-vous qui puissent légitimer votre opinion, assez catégorique ?


BR : En science, ce qui fait la valeur d’une opinion n’est pas les titres et diplômes de celui qui la donne : seul le contenu compte. Quoi qu’il en soit, les mathématiques sont un élément important de la science climatique dans son ensemble, qui utilise beaucoup les statistiques, le traitement du signal et la modélisation.


Vous consacrez un chapitre de votre livre à la fameuse courbe de Mann [1] (en crosse de hockey) publiée en 1998 en relevant des erreurs sur la méthode statistique. Votre critique sur la méthode statistique utilisée paraît fondée, mais Jean Jouzel, vice-président du GIEC, en a minimisé la portée dans une interview dans Le Figaro [2], estimant que l’erreur induite par la méthode de Mann est minime, et que de toute façon, la courbe de Mann n’est pas au coeur de la théorie du réchauffement…


BR : Il faut vraiment ne pas s’être plongé dans la manière dont elle a été construite pour prétendre que la méthode utilisée pour la crosse de hockey ne comporterait qu’une « erreur minime » : les données étaient truffées d’erreurs, et l’outil statistique complètement faux.

 

D’accord pour dire que la courbe de Mann n’est pas si cruciale, mais dans ce cas, qu’attend le GIEC pour reconnaître loyalement qu’il a eu tort de tant la mettre en évidence dans son rapport de 2001, où elle apparaît six fois ? Le fait qu’une courbe complètement fausse, visiblement insuffisamment examinée, ait pu servir d’étendard médiatique au GIEC est la marque d’un grave dysfonctionnement. L’incapacité du GIEC à reconnaître cette erreur en est une autre.

 

http://sauvonsleclimat.typepad.fr/.a/6a00e553d1074e8834013480943932970c-800wi

son livre

 

Les parties techniques de votre livre sur la collecte et le traitement des données sur le climat n’ont pas soulevé de critiques de la part de ceux que vous appelez les « carbocentristes ». Simplement, ils rétorquent que vous n’apportez pas d’argument nouveau. Par exemple, les biais dont vous parlez à propos de la collecte des températures (biais liés à l’urbanisation des zones où se trouvent les stations météos) sont pris en compte dans les leurs calculs.


BR : Je pense que la nouveauté de mes arguments se trouve surtout dans mon analyse épistémologique. Il me semble que c’est vraiment là un angle original, mais auquel n’ont pas toujours accès mes contradicteurs, qui ont l’air d’avoir bien du mal à prendre du recul sur ce qu’ils font. Notez que le GIEC non plus n’apporte rien à la science climatique stricto sensu : tout ce qu’il fait est une synthèse de la littérature existante. Faudrait-il le lui reprocher ?

 

Enfin, pour ce qui est du biais de température dû à l’urbanisation, il ne suffit pas de bricoler
une correction : il faut que la méthodologie soit validée, en particulier pour tenir compte de manière adéquate de l’évolution de l’environnement immédiat des stations de mesure. De gros problèmes ont été relevés à ce sujet, avec des stations toujours répertoriées comme « rurales » alors que leur environnement s’est progressivement urbanisé.


Les modèles sur lesquels se fondent les prévisions d’une poursuite d’un réchauffement causé par l’homme reconstituent assez fidèlement les températures du passé, et sont convergents. N’est-ce pas la preuve de leur pertinence ?


BR : Les modèles sont, en gros, d’accord entre eux, et donc quand ils se trompent, ils se trompent tous ensemble. Par exemple, tous prévoient un réchauffement important au niveau de la troposphère tropicale (c’est une conséquence incontournable du carbocentrisme), qui n’existe pas dans la réalité. De plus, il ne suffit pas de reconstituer a posteriori ce qui s’est passé, mais de se montrer capable de faire des prévisions.


Or, entre autres, aucun modèle n’avait anticipé la stagnation actuelle de la température globale, qui dure depuis maintenant une décennie. Comment, dans ces conditions, leur faire confiance pour nous dire quel climat nous aurons dans cinquante ans ? Contrairement à ce qui est souvent affirmé, les modèles ne reposent pas sur une physique éprouvée : de nombreuses inconnues subsistent, au premier rang desquelles le rôle des nuages. Croire qu’il suffirait de quelques gros ordinateurs pour pallier nos lacunes théoriques est un mythe
contemporain.

 

Lien: Débat Courtillot & Rittaud - Jouzel & Legras

 


Vous soulignez la stagnation des températures, voire une légère tendance à la baisse depuis 1998, année qui est considérée comme la plus chaude enregistrée depuis 150 ans. Pourtant les partisans de l’origine anthropique du réchauffement ne voient pas là matière à réviser leur théorie et leurs prévisions. Il s’agirait selon eux d’un simple phénomène provisoire qui masquerait la tendance lourde au réchauffement climatique.


BR : Un phénomène provisoire… qui dure tout de même depuis dix ans et n’a pour l’instant reçu aucune explication reconnue. On parle maintenant de « pause dans le réchauffement » : c’est là une formule qui ne fait que masquer notre ignorance. Si dix ans sans réchauffement ne suffisent pas, on se demande un peu ce qu’il faudrait pour que les carbocentristes questionnent pour de bon leur idée d’un réchauffement. Certains ont même dit que des simulations d’évolution de température au XXIe siècle montrent des périodes de
stagnation occasionnelles, et que « donc » tout est sous contrôle. Sauf qu’obtenir des stagnations quelque part sur un siècle de projection pour différents modèles n’est pas une validation, on ne peut même pas dire que cela corrobore la valeur collective des modèles, puisqu’une pièce de monnaie ferait tout aussi bien. Si un modèle donne une stagnation entre 2030 et 2040, un autre entre 2060 et 2070 et un troisième entre 2080 et 2090, peut-on sérieusement soutenir qu’ils sont collectivement cohérents avec la stagnation observée entre 2000 et 2010 ? Le fait d’avoir atteint ce niveau d’argumentation montre qu’il y a vraiment un problème, et qu’il devient urgent que des scientifiques extérieurs au domaine viennent rappeler quelques règles de base de l’argumentation scientifique.


Un des aspects originaux de votre livre est de consacrer une partie à la réflexion épistémologique. Pour vous, il est clair que la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique ne satisfait pas au critère scientifique minimum de réfutabilité. Pouvez-vous en donner un exemple ?

 

BR : La stagnation des températures dont nous venons de parler, et l’« explication » qui en a été donnée, sont des exemples qui montrent combien l’épistémologie est utile pour détecter que quelque chose ne va pas. Et il y a bien d’autres exemples. Prenons la banquise : en septembre 2007, celle-ci a fondu plus que d’habitude, conduisant à nombre d’alertes et de pronostics catastrophistes (notons tout de même que nous ne disposons de données que depuis 30 ans, ce qui est fort peu). Le fait que, selon tous les organismes effectuant des mesures (notamment le NSIDC américain, et le satellite JAXA japonais), la banquise se soit étendue en septembre 2008, puis encore plus en septembre 2009 n’a eu pour seul effet sur les carbocentristes… que d’attirer l’attention sur le volume de la glace plutôt que son extension, volume dont la valeur n’est pourtant jamais donnée. Comme pour la crosse de hockey ou pour la stagnation des températures, les carbocentristes ont toujours mille raisons pour esquiver toute véritable remise en question.

 

N’allez-vous pas trop loin lorsque vous parlez de « climatomancie » ? Les scientifiques sur lesquels s’appuie le GIEC sont formés aux méthodes et à la rigueur des sciences dites dures, et même s’ils peuvent se tromper, ils ne ressemblent pas à l’image qu’on se fait de madame Irma.


BR : Je distingue très clairement la climatomancie du carbocentrisme. Ce que j’appelle climatomancie est une déviance pseudo-scientifique du carbocentrisme, qui est, lui, une théorie scientifique comme une autre.


Des déviances très comparables ont pu être observées par le passé dans toutes les disciplines. En effet, non seulement chaque science possède invariablement son (ou ses) reflets pseudo-scientifiques (astronomie/astrologie, chimie/alchimie, mathématiques/numérologie, etc.), mais l’histoire des sciences montre qu’il y a toujours un moment de l’histoire où science et pseudoscience vont main dans la main : avant Galilée, les astronomes sont aussi des astrologues, Kepler en est l’exemple le plus illustre. Pour moi, les carbocentristes-climatomanciens sont comparables à Kepler, qui publie sa troisième loi dans un livre… d’astrologie.


On entend parfois dire que, même si les prévisions du GIEC devaient se révéler fausses, mieux vaut, dans le doute, suivre ses préconisations de réduction de gaz à effet de serre.


BR : Ce discours me semble antiscientifique car il conduit à nier l’importance de la validation des théories scientifiques. Il est, par ailleurs, curieux que tant de monde semble avoir oublié que le gaz carbonique n’est en rien un polluant, et qu’il est même l’aliment premier des plantes !


Le débat sur le climat est parasité par des positionnements idéologiques dans les deux « camps », et il est marqué par une violence extrême : ne peut-il pas y avoir sur le sujet de débat serein qui débouche progressivement sur un consensus raisonnable ?


BR : Ces dernières années, ce sont surtout les climato-sceptiques qui ont subi l’agressivité que vous évoquez.
Avant une date fort récente, exprimer des doutes sur le carbocentrisme était à peu près impossible. Cette violence silencieuse m’a beaucoup frappé. À présent que les choses ont évolué, un vrai débat peut enfin avoir lieu, avec aussi ses excès, bien sûr, qui sont les excès classiques de tout débat passionné et qu’il faudrait effectivement tâcher de mieux canaliser. Quant au « consensus », je ne crois guère qu’il constitue une fin en soi en science : je crois davantage aux vertus du doute.

 

http://a21.idata.over-blog.com/300x255/2/87/26/99/0074-Claude-Weill/Sans-titre---1.jpg


Le GIEC est régulièrement la cible des climato-sceptiques. Quel est votre avis personnel sur cet organisme international ?


BR : Fondé conjointement par l’Organisation Météorologique Mondiale et par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le GIEC est intrinsèquement un mélange entre science et politique. À chaque fois qu’un tel mélange a lieu, la science en sort affaiblie. Le GIEC a de graves carences, ne produit pas des rapports équilibrés, jette le discrédit sur la climatologie, et par ricochet sur la science et l’expertise en général : je pense donc qu’il vaudrait mieux clore l’expérience. J’ajoute que cela n’implique nullement de ma part un jugement négatif sur les scientifiques qui y travaillent et qui sont aussi honnêtes que compétents – même s’ils sont à l’évidence dépassés par les conditions du débat. Celles-ci mêlent angoisses millénaristes aussi bien que politique internationale, des sujets face auxquels les qualités scientifiques sont souvent bien dérisoires…


[1] La « courbe de Mann » retraçait les températures terrestres moyennes sur un millénaire et présentait une
forme de crosse de hockey, avec une hausse spectaculaire des températures au cours des dernières décennies.
Le rapprochement de cette courbe avec celle de la concentration en CO2 dans l’atmosphère depuis l’âge
industriel confirmait l’hypothèse de l’origine anthropique du réchauffement actuel.
[2] http://blog.lefigaro.fr/climat/2010....

 

Un point de vue sceptique sur la thèse « carbocentriste »
Source journal ou site Internet : SPS
Date : 6 novembre 2010
Auteur : Stéphane Adrover

03/11/2010

Attali et Haïti, les promesses non tenues

Les promesses d'aide et la mobilisation semblent déjà oubliées. Sans moyens considérables, Haïti s'enfoncera toujours plus dans la misère et les épidémies.


Le 12 Janvier dernier, une catastrophe sans précédent a frappé Haïti. Un séisme de 7 sur l’échelle de Richter, dont les secousses se sont encore fait sentir 8 jours plus tard. Au moins 220.000 personnes sont mortes.

 

http://www.pyepimanla.com/mars-2009-2/politique/haiti/misere-pauvrete/image/repas.jpg


Tristement, ce bilan s’aggrave chaque jour à cause d’une situation sanitaire qui ne s’améliore pas: c’est désormais le choléra qu’il faut combattre. Comment a-t-on pu en arriver là? Car dans les heures qui ont suivi le drame, grâce en particulier à la République Dominicaine, le voisin d'Haïti, les premiers secours ont pu être coordonnés particulièrement rapidement. Puis la communauté internationale et notamment les Etats-Unis ont pris le relais. Trois conférences ont été organisées depuis pour venir au chevet du pays le plus pauvre du monde et présenter des plans pour sa reconstruction: à Montréal, à New York, puis en République Dominicaine à Punta Cana. Les dégâts ont été chiffrés à 11,5 milliards de dollars, c'est-à-dire, 120% du PIB haïtien, dont près de 6 milliards pour l’action sociale et 1,9 milliards pour les infrastructures. Déjà le premier rapport des Nations Unies sur la catastrophe soulignait l’urgence de l’action, pour préparer la saison des pluies et l’arrivée des ouragans. Trois Présidents américains, Barack Obama, Georges W. Bush et Bill Clinton se sont réunis pour appeler les donateurs à la générosité. Leur message et d’autres ont été entendu puisque 9,9 milliards de dollars ont été promis, dont 2,7 milliards venant des Etats-Unis et de l’Union Européenne ensemble. Dix mille ONG sont aujourd’hui présentes sur place. Leur engagement, leurs efforts, et leur solidarité sont remarquables. Mais cela n’a pas permis d'empêcher le pire: le choléra a provoqué en quelques jours plus de 330 morts, et 4.700 hospitalisations. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) juge qu’il faudra des années désormais pour retrouver une situation sanitaire saine. Il faut dire que coordonner tant d’organisations, sans mettre l’Etat haitien sous tutelle, soulager tant de sans-abris, plus d’un million, et prévenir tant de risques d’épidémie, demande des moyens considérables et une volonté de les mettre en oeuvre rapidement. Or, quatre mois après la conférence de Punta Cana, une part infime des promesses de dons a effectivement été versée. Pourtant, sur les 9,9 milliards promis, 5,3 milliards auraient dû déjà être débloqués. Mais passé l'émotion, les priorités des Etats donateurs sont ailleurs. Elles sont surtout à faire des économies. Et celles-ci sont indispensables à l’heure où plusieurs pays menacent encore de faire défaut. Quelle idée pour un séisme de se produire en pleine crise de la dette! Le triste sort d’Haïti fait plus que jamais réaliser qu’une administration internationale sérieuse est nécessaire: pour créer des assurances contre les catastrophes naturelles internationales, pour réguler la finance, pour lutter contre les trafics de drogue et le blanchiment d’argent… et pour faire respecter les promesses de dons. Car une gouvernance mondiale ne serait pas un autre G20 tentant vainement de faire respecter quelques principes économiques et financiers. Il s’agirait d’un ensemble de valeurs, de principes, et surtout de moyens d’action et de suivi tres concrets. Elle aurait par exemple le pouvoir de coordonner en Haiti l’action internationale, afin d’aider toutes les ONG dans leurs actions, et d’accélérer les processus de reconstruction en s’appuyant sur les pays voisins.

 

http://www.haiticulture.ch/images/haiti_avalanche.jpg


Elle pourrait s’assurer, tout simplement, que les promesses sont tenues

 

ENERGIE - ENVIRONNEMENT - CLIMAT
Haïti, les promesses non tenues
Source journal ou site Internet : Slate.fr
Date : 1er novembre 2010
Auteur : Jacques Attali

00:56 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haiti, attali, misère, épidémie, obama, promesse, climatologie, séisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/10/2010

Le GIEC plus que jamais constesté! Aux US les libéraux via l'ONU, vilipendent les dits "experts"

Une organisation au fonctionnement contesté.


L’Onu épingle les responsables de cet organisme dont l’alarmisme ne fait pas l’unanimité. Ses opposants se sont regroupés au sein du Heartland Institute. Nous avons rencontré ces experts qui parlent franc.
Rangez vos sahariennes. Sortez vos canadiennes. Nous entrons dans une période froide ! C’est le cri d’alarme du géologue Don Easterbrook, professeur émérite à la WesternWashington University. Il fait partie de ces milliers de scientifiques qui contestent les bilans alarmistes et catastrophistes du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), dont l’organisation et les méthodes de fonctionnement viennent d’être tancées sévèrement par l’Onu.

 

http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/media/images/rubrique-environnement/les-mots-verts/r.-k.-pachauri-climatologue.-geneve/488110-1-fre-FR/r.-k.-pachauri-climatologue.-geneve_940x705.jpg


Dans un rapport remis le 30 août par le Conseil interacadémique, organisme consultatif composé de quinze académies des sciences, l’Onu recommande au Giec de « réformer fondamentalement sa structure de direction », aujourd’hui présidée par le très controversé chercheur indien Rajendra Kumar Pachauri, fragilisé par la critique, et de « renforcer ses procédures pour faire face à des évaluations climatiques de plus en plus complexes ».


Sans remettre en cause les conclusions climatologiques du Giec dont la présidence avait demandé ce rapport d’audit, conjointement avec l’Onu, le président du Conseil interacadémique, Harold Shapiro, professeur d’économie à Princeton, a été d’une grande franchise : « Je pense que les erreurs faites [par le Giec] ont entamé la crédibilité du processus. »
Le manque de transparence et de rigueur du Giec, créé en 1998 et récompensé par le prix Nobel de la paix en 2007 (partagé avec Al Gore), avait été mis en cause en 2009, après les révélations sur des erreurs et des manipulations de données de sa part, renforçant son alarmisme sur le réchauffement de la planète.


Du coup, le courant des “climatosceptiques”, opposé au Giec, a repris de la vigueur après avoir lancé une sorte de contre-offensive scientifique organisée autour du Heartland Institute, la principale organisation scientifique américaine regroupant tous ceux qui doutent de la thèse du réchauffement des températures. En mai dernier, ses principaux représentants étaient réunis à Chicago pour leur quatrième conférence internationale sur le changement climatique.


Fondé en 1984 à Chicago, le Heartland Institute s’est installé dans la ville symbole de l’école libérale américaine, dont Milton Friedman fut l’une des figures de proue. L’institut défend avec passion la liberté de marché, s’oppose à toute régulation fédérale tendant à limiter l’esprit d’entreprise et à tout oukase ou à toute idéologie sur la recherche scientifique. Fort d’un budget de 5,2 millions de dollars (en 2007), il soutient ainsi les fabricants de tabac, les marchands d’alcool mais aussi les producteurs d’énergie.


Ses détracteurs sont nombreux. L’institut est accusé d’être à la solde des grands lobbies industriels. Il répond qu’il ne reçoit que 16 % de ses revenus de tels grands groupes – 84 % provenant de particuliers et de fondations. Il souligne qu’il n’accepte aucun fonds gouvernemental et qu’il n’effectue aucune recherche spéciale au profit de lobbies industriels. Le site Exxon-Secrets.org l’accuse pourtant d’avoir touché près de 800 000 dollars depuis 1998 de la société pétrolière Exxon-Mobil : « Le Heartland Institute n’est pas une organisation scientifique mais un moulin à propagande. » L’institut se défend : « Ces attaques viennent essentiellement de gauchistes qui s’opposent à notre position en faveur de la liberté individuelle et d’un État faible. »


Tous les chercheurs du Heartland Institute ne partagent pas les vues exprimées par Don Easterbrook pour qui le réchauffement de la planète s’est achevé pour plusieurs décennies et reprendra vers 2030, dans le cadre d’un cycle faisant alterner le chaud et le froid tous les trente ans. Le refroidissement à venir, affirme-t-il, sera encore plus néfaste que le réchauffement : il tuera deux fois plus de gens qu’une chaleur extrême, la production alimentaire diminuera, la consommation d’énergie augmentera ainsi que son prix, ce qui pourra entraîner une instabilité politique et sociale mondiale.


Richard Lindzen, du Massachusetts Institute of Technology, lui aussi venu à Chicago, est plus nuancé : « Dire que le réchauffement est dû aux activités humaines est trivialement vrai mais essentiellement dépourvu de sens. » À ses yeux, les alarmistes du Giec tentent d’appuyer les données qu’ils ont créées, au lieu de tester les hypothèses. Les chercheurs proches du Heartland Institute doutent aussi de l’impact des nouvelles lois antiréchauffement.


De son côté, l’économiste espagnol Gabriel Calzada a calculé que les emplois verts, en raison de la taxe imposée pour développer les énergies renouvelables, ont fait grimper le prix de l’électricité de 77 % entre 1998 et 2009. Son collègue italien Carlo Stagnaro estime que, pour un emploi vert créé, près de sept pourraient l’être ailleurs dans le secteur industriel, à investissement égal. L’ancien gouverneur de Virginie, George Allen, recommande de son côté de développer l’énergie nucléaire. Son argument : «Si les Français peuvent le faire, les Américains le peuvent aussi. »
« Tout ce que la gauche a réussi à faire, c’est de relégitimer le nucléaire », sourit Joseph Bast, le président du Heartland Institute. La polémique dite du Climategate, mettant en cause les méthodes du Giec, ne l’a pas étonné : « C’est un grand moment pour être sceptique. C’est un grand moment pour être libertaire. » La révélation par des courriels que le Centre de recherches sur le climat de l’université d’East Anglia (Royaume-Uni) aurait tenté d’étouffer les voix des climato-sceptiques en refusant de publier leurs articles a troublé les scientifiques.


Le climatologue Fred Singer, l’un des chefs de file du mouvement climatosceptique américain, estime lui aussi que cette affaire a changé le ton et l’atmosphère de la discussion entre scientifiques : « Le débat dure depuis près de vingt ans mais la publication des courriels concernés a confirmé ce que nous soupçonnions depuis longtemps. Un petit groupe d’individus a essayé de limiter le débat, ou, plus exactement, a tenté d’éviter qu’il ne devienne public. »
Enseignant les sciences environnementales à l’université de Virginie, fondée par Thomas Jefferson, Fred Singer connaît bien le milieu scientifique, autant que l’administration dans laquelle il a occupé de nombreuses fonctions, y compris à la Nasa. Expert mondialement reconnu pour ses travaux sur les questions d’énergie et d’environnement, Singer est l’un des fondateurs du Groupe international non gouvernemental sur le changement climatique (NIPCC, dans son sigle anglais), véritable machine de guerre contre le Giec dont il a disséqué les méthodes assez peu scientifiques : « Ils ont agi en écartant les dissidents, en exerçant des pressions sur les éditeurs pour qu’ils ne publient pas leurs travaux. L’aspect le plus important est qu’ils ont caché des données ou les ont manipulées, ce qui est pire. Ils ont, pour les citer, “dissimuler” le déclin de la température au public. »
Fred Singer poursuit : « Il est toujours dangereux de dire qu’une période est chaude ou froide, sauf si vous spécifiez de quelle période vous parlez, poursuit-il. De toute évidence, le climat s’est réchauffé depuis l’ère glaciaire, il y a 20 000 ans. Il s’est aussi réchauffé au cours des 200 dernières années. Mais il s’est refroidi depuis 1998. On ne peut pas dire qu’il fait plus froid ou plus chaud si on ne précise pas la période dont on parle. Cela n’a pas de sens. »


Le chercheur n’est pas avare en explications et en clarifications. Pour lui, une température peut baisser au cours des 10 ou 15 dernières années, tout en étant la plus élevée des 100 dernières années : « Cela n’est pas contradictoire. Dans un cas, on parle d’une tendance, mesurée en degrés centigrades par an ; dans l’autre cas, on parle d’une température en degrés centigrades. L’un est un taux de changement de température, l’autre un niveau de température. Ce sont deux concepts différents, comme la vitesse et l’accélération pour parler de la vélocité. »


Fred Singer ne nie pas que la température a été plus élevée au cours des 10 dernières années qu’au cours des 100 dernières. Avec ses amis du NIPCC, il montre que la température a en fait baissé durant les 10 dernières années. C’est la tendance : « On peut avoir une température en hausse et une “tendance” à la baisse. Ce qui compte, c’est la “tendance”, car elle prend en compte les gaz à effet de serre qui n’ont cessé d’être émis depuis la révolution industrielle. »


L’effet de serre ne l’effraie pas et le NIPCC estime qu’un réchauffement est dû à l’augmentation du CO2 : «
L’effet de serre existe, mais les données ne le montrent pas. Nous croyons aux données, pas à la théorie. »
C’est ce qui diviserait aujourd’hui la communauté scientifique : « Il y a ceux qui croient en la théorie : que la température doit augmenter car c’est ce que disent les modèles ; et ceux qui, comme nous, croient en l’observation de l’atmosphère. »
Le dialogue entre sceptiques et “réchauffistes” n’est pas rompu. « Il y a quelques très bons scientifiques dans l’autre camp », sourit Singer. Pour redorer son blason, le Giec a compris qu’il fallait inclure dans ses rapports des opinions dissidentes de scientifiques qui ont travaillé sur les mêmes informations, mais sans arriver aux mêmes conclusions.


Il a aussi subi des pressions. « Un scientifique chinois a suggéré que le groupe s’ouvre aux contestataires, poursuit Singer, mais je ne crois pas que cela arrive. Nous continuerons à écrire nos opinions séparément, avec le NIPCC pour les diffuser. Notre objectif est de publier des mises à jour annuelles et un rapport complet en 2013. »


Les débats scientifiques ont toujours existé. Ils continueront : « Il y a toujours une majorité qui s’accroche à une certaine position jusqu’à ce qu’on lui prouve qu’elle a eu tort. Le débat est sincère, il va dans la direction des sceptiques, car un vrai scientifique doit toujours être sceptique. » Ses adversaires “réchauffistes” ne lui semblent pas malveillants : « Ils ne sont pas mauvais. Ils ont simplement tort. C’est tout. Mon espoir est qu’après ce qui s’est passé à Paris et à Londres, les choses vont changer, très bientôt. »


Fred Singer et ses amis du NIPCC perçoivent un grand mouvement en France. « L’Académie des sciences a enfin reconnu le sérieux du débat et il doit y avoir une discussion publique en octobre à Paris. Plus important encore, la Royal Society de Londres, la plus ancienne société scientifique du monde, extrêmement alarmiste, vient de reconnaître que les opinions dissidentes sont importantes. »


Elle a créé une commission chargée d’examiner les modèles. Ses conclusions auront un effet sur les autres académies, « notamment sur l’américaine, qui a publié un horrible rapport ne faisant que répéter toutes les fictions, toutes les hypothèses, ignorant les opinions divergentes et produisant un ramassis d’arguments éculés. Tout cela après avoir dépensé 6 millions de dollars »

 

ENERGIE - ENVIRONNEMENT -CLIMAT
Douche froide pour le Giec
Source journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 7 octobre 2010
Auteur : Claude Porsella

23/11/2009

Liberté et Environnement

http://a10.idata.over-blog.com/630x470-000000/1/19/33/73/Images-al--atoires/environnement.jpg


La gigantesque et triste farce mondiale qu'est l’affaire du réchauffement climatique pose la question de l'évolution de la méthode scientifique au 21ème siècle, tout particulièrement lorsque des décisions politiques lourdes de conséquences peuvent en découler. cliquez ce texte, vous en lirez tout son développement: source Institut Hayek;

Xavier Driancourt

Des dernières nouvelles accablantes sur un mensonge d'Etat (mercantile) concernant les fameux experts du GIEC, mais pas toujours scientifiques, cependant désignés par chacun des Etats respectifs. Un hoax? vu le nombre de message intercepté, pas vraiment, voir les premiers liens originels, notamment Alleged CRU.
Faire peur et toujours, afin de relancer une nouvelle économie, non pas du capitalisme, mais des privilèges de mercantiles Etats et leurs dirigeants constructivistes, collectivistes. Pendant tout ce temps, rien n'avance vraiment pour protéger la santé des hommes, et s'il y a des périodes dites "interglaciacaires" depuis la nuit des temps, espérons que nous puissions les prévoir, afin de déplacer en temps voulu les populations concernées, pas évident mais sans doute plus plausible que toutes ces inepties du GIEC. Copenhagen une affaire à suivre, voir lien du WSJ: Has Anyone Read the Copenhagen Agreement? .  Un CLIMATEGATE en vue?

http://blog.turgot.org/public/photos/.Copenhague_2009_s.jpg
cliquez l'image du livre de JM. Bélouve, lire son blog.....

The reference frame
Pour une école libre au Québec
Alleged CRU emails - Searchable

Par ailleurs lire comme dab ce que mon ami Vincent Bénard nous propose dans "Objectif Liberté" sur ce sujet.


Quelques post sur le blog "Lumières et Liberté":
-Environnement et Liberté avec le Pr. V. Courtillot
Après le hublot d’ Arthus B; voici le Hulot du “suicidons nous ensemble”!
L'Etat, à force de vouloir nous faire peur sur tout, que son peuple se crée ses peurs
Taxe “Carbo” par Alain Madelin (Le Figaro); et diverses visions…
Environnement – Climat: Une histoire fermée, le Carbone
Monde-europe-environnement avec Séverine Cullis-Suzuki
Le Monde de l’Eau, une néoéconomie qui coule de source!



Pour une responsabilité à 360°

http://www.blog4auto.fr/wp-content/uploads/2008/10/lexuscrawlcontrol.jpg

Notre constat

La tentation obscurantiste

La France est le cancre de l’Europe en matière d’environnement et de développement durable. Nous sommes en retard sur la plupart des directives européennes, même celles auxquelles nous avons participé. En effet, l’état multiplie les réglementations et les taxes qui viennent noyer les principes simples et élémentaires de droit. Notre code de l’environnement est devenu un foisonnement inextricable de lois inapplicables ou inappliquées, parfois au nom du chantage à l’emploi. Par ailleurs, au lieu d’impliquer directement l’ensemble des acteurs concernés et de favoriser une recherche prometteuse, nos gouvernants mutualisent les risques et persistent à maintenir notre recherche dans ses rigidités et ses archaïsmes. Cette approche déresponsabilise encore davantage individus et entreprises.

Devant ce triste bilan dont ils sont les auteurs, nos gouvernants tendent à céder à la tentation obscurantiste. En fondant leur discours sur un prétendu « civisme » et sur le concept à la mode de « citoyenneté », les ultra-écolos, alter mondialistes et autres partisans du renoncement au progrès et de la « décroissance durable » sont parvenus à rendre constitutionnel le grand principe de peur que constitue le principe de précaution. En diffusant puis en instrumentalisant l’angoisse collective face à un réchauffement climatique et à des scénarios catastrophe souvent infondés, cette nouvelle forme de populisme a su imposer ses principes à une classe politique qui fuit les discours réalistes. Les propos alarmants sur la pollution urbaine négligent le fait qu’elle est en nette diminution depuis plusieurs décennies (si on exclut le retournement de tendance dû aux mesures parisiennes récentes ; merci aux écolos). Après les filtres à particules qui réduisent considérablement l’émission de produits toxiques dans l’air, tant des véhicules que des usines, l’émergence de techniques d’injection de CO2 dans des poches souterraines offre de belles perspectives. Et n’oublions pas que si l’espérance de vie a tant augmenté dans les pays développés, c’est précisément grâce au progrès engendré par la prise de risque, progrès allant de pair avec une demande accrue en énergie. Bref, sachons entendre les expertises qui viennent contredire ou relativiser la vision apocalyptique que nous entendons trop souvent en France sans réel débat ouvert.

Ce constat ne doit pas nous éloigner des grands défis qui nous attendent. Du réchauffement climatique à la raréfaction des ressources fossiles en passant par la rareté de l’eau potable pour des milliards d’individus, le tout aggravé par le développement de l’Asie, les défis qui nous sont posés sont énormes. La pollution des eaux, qu’il s’agisse des nitrates en Bretagne ou des marées noires, constitue un enjeu important. La préservation de la biodiversité et des paysages, compte tenu de l’urbanisation galopante, constitue un troisième défi. Enfin, nous devons nous préoccuper de l’environnement urbain et des problèmes liés aux transports et aux déchets avec toutes leurs conséquences en matière de pollution de l’air ou de nuisances sonores.

 

Notre vision

Liberté, responsabilité, propriété

En nous affranchissant de la culpabilisation actuelle et de l’exploitation malsaine de nos peurs, nous préconisons de traiter directement les problèmes constatés plutôt que les symptômes. Pour cela, nous nous appuyons sur trois grands principes fondateurs qui placent le citoyen au cœur du système.

La liberté, pour commencer, constitue la principale condition pour stimuler l’innovation et le progrès. Architecture économe d’énergie, transport et stockage d’énergie, production d’énergies renouvelables ou cultures non polluantes sont autant de pistes que seule la libre expérimentation peut ouvrir. Contrairement aux idées reçues, la lutte contre la pollution ne va pas à l’encontre du développement économique. Bien au contraire, elle est même porteuse d’innovation, de progrès et de création de valeur à condition, encore une fois, de laisser ceux qui sont concernés expérimenter des solutions originales. C’est cela, le VRAI développement durable.

La responsabilité, sans laquelle la Liberté ne saurait s’exercer, nous apparaît tout aussi cruciale. Du simple citoyen à la grande entreprise, l’environnement est l’affaire de tous. Du sac plastique jeté dans la nature ou de la vieille batterie laissée dans un champ aux marées noires, nous sommes confrontés à un fait : l’atteinte au bien d’autrui. Celui qui souille le bien d’autrui doit en porter personnellement la responsabilité. Aujourd’hui, l’implication du pollueur dans la réparation des conséquences de ses actes est rare et peu dissuasive, notamment à cause de l’Etat nounou dont nous devons nous émanciper. Dans une société civile autonome et dynamique, les individus qui la composent auraient bien plus le sentiment d’être acteurs de l’entretien et de la protection de leur environnement que d’être, comme aujourd’hui, de simples « usagers » profiteurs. Mais l’autre raison essentielle de cette irresponsabilité tient à l’absence d’application du droit. La justice doit facturer aux pollueurs le coût de réparation de leurs actes, non pas de manière symbolique mais à la hauteur du préjudice direct et indirect causé. C’est le principe « pollueur – payeur » qui responsabilise tout le monde, du simple citoyen à la grande entreprise.

Enfin le droit de propriété, sans lequel nul n’a intérêt à consacrer des efforts à faire progresser la société, oblige chacun à avoir un comportement responsable. Rien n’est mieux défendu que par son propriétaire individuel. Pour illustrer ce principe, nombreux sont ceux qui se laissent plus facilement aller dans un espace public que chez eux ou dans un espace privé. « On » viendra nettoyer derrière lui, qu’il s’agisse de l’Etat, de la région ou de la mairie. Ce principe de propriété doit absolument être consacré pour parvenir à une implication des propriétaires dans la défense de l’espace qui leur appartient.

Ces trois principes induisent la subsidiarité, chacun prenant ses décisions à son niveau.

 

Nos propositions

Incitation aux économies d'énergie

• « Droits à polluer », incitation à développer des solutions alternatives

Né le 1er janvier 2006, ce marché nécessite encore des ajustements dans son pilotage suite au constat récent que l’Europe produit déjà 44 millions de tonnes de CO2 de moins qu’exigé par le protocole de Kyoto. Son objectif consiste à inciter les entreprises à privilégier des solutions moins consommatrices de CO2 lorsque le coût de ces émissions dépasse celui des procédés de substitution. Nous préconisons l’extension de cette gestion des émissions au-delà des 25 pays membres qui représentent déjà 12.000 sites industriels.

• Facturer le prix des transports au juste coût.

La route n’est pas facturée à son juste prix. Concernant les camions, nous proposons de remplacer taxe à l’essieu, forfaitaire, par un péage à la distance parcourue. La mesure est possible grâce aux balises GPS aujourd’hui répandues. L’utilisation de cette taxe doit aller exclusivement à l’entretien du réseau routier et à la recherche de solutions techniques permettant la réduction des gaz à effet de serre émis par les véhicules.

 

Nos propositions

Lutte contre la pollution des eaux

• La garantie d’Etat augmente les risques, l’obligation assurantielle les contient

Tout individu, toute entreprise doit être obligé de s’assurer pour tous les comportements à risque pour l’environnement. Au lieu de mutualiser les risques et d’offrir une « garantie d’Etat » (Loi du 13 juillet 1982), qui entraîne une déresponsabilisation collective, nous souhaitons que chaque acteur privé soit directement responsable de ses actes et de ses biens. Le mécanisme assurantiel garantira que les bonnes précautions ont bien été prises : il est toujours beaucoup moins cher, financièrement et en termes d’image, de prévenir que de réparer, surtout si les peines sont à la hauteur des dommages causés. L’application de ce principe fondamental au transport maritime de pétrole ou de produits toxiques diminuerait considérablement les risques d’accidents.

• D’une agriculture intensive polluante à une agriculture responsable

La PAC favorise la production intensive, hautement polluante pour les sols et les nappes phréatiques. Pour de multiples raisons, notamment pour favoriser le développement de pays en voie de développement mais aussi pour ce type d’effet pervers, nous préconisons l’abrogation rapide de la PAC. L’exemple breton révèle que l’excès d’épandage de lisiers provoque une sur-fertilisation des sols, la pollution des nappes phréatiques et au final, du littoral. En vertu du principe « pollueur = payeur », un meilleur respect de la réglementation et au final le traitement des eaux par des stations d’épuration doit être rapidement pris en charge par l’agriculture responsable de cette pollution dramatique.

Notons que nous devons considérer les plantes génétiquement modifiées au cas par cas. En effet, la plupart des OGM aujourd'hui sur le marché permettent une réduction notoire du nombre d'intrant utilisés, et parfois de leur quantité. Certains  produisent leur propre insecticide, tels que le Maïs Bt, et pemettent ainsi d'économiser les passages de tracteur, émetteurs de gaz à effet de serre. Dans tous les cas, la recherche dans le domaine des biotechnologies agricoles doit être encouragée et protégée des actes de vandalisme répétés, sachant que les OGM de seconde génération proposeront des solutions davantage capables de concilier productivisme et respect de l'environnement.

 

Nos propositions

Sauvegarde de la biodiversité et de nos paysages

• Parcs protégés confiés à des acteurs responsables

Nous souhaitons que la collectivité cède la gestion de parcs naturels protégés à des acteurs privés, qu’il s’agisse d’entreprises, d’associations ou de fondations. L’action de membres impliqués limite fortement le clientélisme d’élus qui peut aboutir à des décisions dramatiques. La communication et l’entretien deviennent un enjeu pour la pérennité de l’association.

• Mise en place de quotas échangeables pour la pêche industrielle

Dans le même esprit que les « droits à polluer », nous recommandons la mise en place, au niveau européen ou plus global, de quotas échangeables entre entreprises de pêche. Appuyons nous pour cela sur les organismes internationaux qui gèrent déjà ces quotas pour les espèces menacées.

 

Nos propositions

Préservation de l'environnement urbain

• Ouverture rapide des transports en commun à la concurrence

Cette ouverture du marché des transports doit permettre des réponses bien plus adaptées et bien plus rapides aux besoins des individus. Sur le rail, la multiplication des lignes augmentera le volume des péages pour financer l’entretien des voies. Et plutôt que de persécuter les automobilistes en leur rendant la vie impossible, laissons les alternatives collectives se développer librement en fonction des attentes, facturons le coût de la pollution et de la rareté de l’espace aux différents modes de transport afin de permettre un libre arbitrage des citoyens.

• Traitement incitatif des déchets

Plutôt que d’imposer des solutions collectives souvent inadaptées, inefficaces et mal vécues, laissons la place aux expérimentations. Des processus plus souples, fondés sur la participation volontaire, parviennent à de bien meilleurs résultats en favorisant l’implication. Par exemple, pourquoi ne pas laisser peser les déchets par poubelle afin d’en facturer un prix plus affiné, au poids ou par catégorie. Cette méthode ne peut qu’inciter chaque copropriété à surveiller ses propres déchets.


Quelques sites et blogs sur les questions tant d'écologie que d'environnement et DD:
-
- Le libéral écolo
- Sylvain Poirier
- Euro92 Environnement
- La charte de l'environnement Euro92
- Institut Molinari Environnement
- Institut Constant de Rebecque Environnement
- Institut Montaigne DD
- Le journal du DD
- Corinne Lepage





 
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