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06/09/2011

Livre #4: Le pouvoir et la Foi

"L'Américain Bernard Lewis estime que chrétiens et musulmans peuvent cohabiter. Mais il met en garde contre les dangers d'une islamisation progressive de l'Occident. Le choc des civilisations n'est pas une lubie d'idéologue mais une réalité qu'il convient d'analyser pour éviter d'en subir les conséquences. Telle est la thèse de l'historien américain Bernard Lewis dans Le Pouvoir et la Foi.

 

http://www.ac-orleans-tours.fr/hist-des-arts/couv-art-et-pouvoir.jpg

 

Questions d'islam en Europe et au Moyen-Orient , essai constitué d'un ensemble d'articles et de conférences réalisés ces dernières années. Professeur émérite à l'université de Princeton, superviseur d'une somme intitulée L'Islam, Bernard Lewis est un expert dont les travaux font depuis longtemps autorité. Pour comprendre les enjeux de l'actualité moyen-orientale, nous explique-t-il dans cet ouvrage dépourvu de langue de bois, il faut mettre celle-ci en perspective, et ce d'autant plus que les musulmans décryptent souvent les événements présents à l'aune d'un passé traumatique ou mythique. Par exemple, si l'on écoute la propagande islamiste, les États-Unis et Israël sont les successeurs des chrétiens qui se sont emparés, voici mille ans, de Jérusalem. Cette doxa est si bien étayée, en Occident même, qu'elle est parvenue à occulter l'essentiel: les fameuses croisades étaient une réaction historique à l'intrusion de l'islam jusqu'au coeur de l'Europe. «Il est aujourd'hui à la mode de présenter les croisades comme la première incursion violente de l'impérialisme occidental dans le tiers-monde.

 

Cette interprétation anachronique n'a aucun sens dans le contexte de l'époque. Avant tout, l'avancée des armées chrétiennes au XIe siècle avait pour but de desserrer l'étau des musulmans en Europe et de reconquérir les territoires perdus de la chrétienté. (…) Comme l'Espagne et le Portugal, la Syrie et la Palestine étaient de vieilles terres chrétiennes et il était du devoir des chrétiens de les reprendre, d'autant que c'est là qu'étaient situés les lieux saints du christianisme. » Selon Bernard Lewis, le conflit entre chrétienté et islam est un fait structurant aussi bien pour l'Europe, qui s'est construite en imposant des limites à l'islam, notamment en repoussant les Turcs à Vienne au XVIIe siècle, que pour des idéologues musulmans, qui n'ont pas renoncé à conquérir cette région du monde.

 

Enjeux démographiques aux yeux de Lewis, il est possible de cohabiter avec l'islam, à condition que celui-ci ne soit pas hégémonique.

 

«L'Europe sera-t-elle islamisée ou y apparaîtra-t-il un islam européanisé?»

 

se demande le philosophe syrien Sadik al-Azm. Pour Lewis, la question est à prendre au sérieux.

 

«Les musulmans ont la ferveur et la conviction qui fait défaut aux Occidentaux, qui se perdent en atermoiements et en autodénigrements (…), mais ils ont surtout des atouts démographiques : un mélange d'accroissement naturel de la population et de mouvements migratoires qui pourraient aboutir dans un avenir relativement proche à des populations majoritairement musulmanes dans certaines villes européennes et même dans certains pays»

 

, affirme l'historien, qui rejoint ici la thèse du journaliste américain Christopher Caldwell dans Réflexions sur une révolution européenne, livre qui a fait grand bruit aux États-Unis, et envisage la possibilité d'une islamisation progressive de l'Europe.


Le pouvoir et la foi. Questions d'islam en Europe et au Moyen-Orient
de Bernard Lewis, Odile Jacob, 268 p., 23,90 €.

 

Le pouvoir et la Foi
Source, journal ou site Internet : Odile Jacob edts (avec le Figaro Littéraire)
Date : 30 août 2011
Auteur : Bernard Lewis

18:28 Écrit par HUMANITAS dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, musulman, islam, islamisme, chrétiens, christiannisme, pouvoir, foi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/05/2011

L'Algérie et les Droits de l'Homme!

Amnesty International a rendu public son rapport 2011 (qui couvre l’année 2010) qui est, encore une fois, sévère à l’endroit de la situation déplorable des droits de l’homme en Algérie.

 

http://www.femme-algerie.com/belles_femmes_algeriennes/femme_algerie.jpg


Des défenseurs des droits humains et d’autres personnes ont été empêchés de tenir certaines réunions et manifestations. Des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité ont été arrêtées et incarcérées sans contact avec le monde extérieur. Des femmes victimes de violences liées au genre ont été privées de voies de recours. Des étrangers ont été arrêtés et expulsés sans pouvoir faire appel de cette décision. Des chrétiens ont été persécutés pour avoir pratiqué leur foi sans autorisation ; d’autres personnes ont été jugées pour avoir dénigré les préceptes de l’Islam. Les autorités n’ont pris aucune mesure pour lutter contre l’impunité dont bénéficiaient les responsables de disparitions forcées et d’autres atteintes graves aux droits humains perpétrées par le passé».

 

Voilà, en gros, l’état des droits de l’homme en Algérie, selon un tableau dressé par Amnesty International (AI) dans son rapport 2011. Le contenu du document rendu public avant-hier ne couvre que l’année 2010. Au début du chapitre consacré à l’Algérie, il est précisé que «l’état d’urgence imposé en 1992 restait en vigueur». L’année dernière, «les autorités ont interdit certains rassemblements et manifestations organisés par des défenseurs des droits humains, des journalistes et des proches de victimes de disparition forcée», rapporte Amnesty International, qui fait également le constat que «des journalistes et des défenseurs des droits humains ont été inculpés de diffamation, entre autres infractions pénales, selon toute apparence parce qu’ils avaient critiqué des agents de l’Etat ou des institutions, ou dénoncé la corruption». Très léger, le rapport 2011 ne fait cependant en aucun cas mention de la fermeture des médias lourds à l’expression plurielle en général et à l’opposition politique en particulier.


Concernant les libertés religieuses, AI fait état d’«attaques contre les temples protestants qui se sont poursuivies». L’ONG ajoute que «des chrétiens, parmi lesquels des convertis, ont fait l’objet de poursuites pénales pour exercice des cultes sans autorisation, aux termes de l’ordonnance n°06-03 qui règlemente les croyances autres que l’Islam». «La Constitution garantit la liberté de religion, mais fait de l’Islam la religion d’Etat», précise le rapport. Pour ce qui est du chapitre réservé à «la lutte contre le terrorisme et la sécurité», la même source relève «l’impunité toujours bien établie pour les actes de torture et autres sévices infligés à des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité».AI donne, entre autres, comme exemple «le procès de Malik Medjnoun et Abdelhakim Chenoui qui n’avait pas repris à la fin de l’année». «Accusés du meurtre du célèbre chanteur kabyle Lounès Matoub et d’infractions liées au terrorisme, ces deux hommes étaient incarcérés sans jugement depuis plus de 10 ans», mentionne le rapport, avant de préciser qu’«ils ont été arrêtés en 1999 et torturés durant la longue période de détention au secret qui a suivi».

 

Au sujet de la discrimination et la violence contre les femmes, AI rappelle qu’une rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes s’est rendue en Algérie en novembre 2010. «Malgré des efforts visant à mettre en oeuvre une stratégie nationale dans ce domaine, les autorités n’avaient toujours pas érigé en infraction les violences au sein de la famille, notamment le viol conjugal, et les auteurs de violences liées au genre n’étaient pas traduits en justice», souligne le rapport. Amnesty International rappelle qu’en mars et en avril 2010, des femmes vivant seules à Hassi Messaoud, dans les quartiers dits des «36 Logements» ou des «40 Logements», ont été la cible d’une série d’attaques : «Des groupes d’hommes sont entrés chez elles par effraction et les ont dépouillées de leurs biens et agressées physiquement. Certaines ont également subi des violences sexuelles.»


Et de conclure que «les plaintes ont entraîné un renforcement de la sécurité autour des zones visées, mais aucune poursuite n’a été engagée contre les responsables présumés de ces agissements».


Concernant les disparitions forcées, AI indique que «les autorités n’ont pris aucune mesure pour enquêter sur les milliers de disparitions forcées et autres violations graves des droits humains qui ont eu lieu au cours du conflit interne des années 1990». Qu’en est-il de l’application de la peine de mort ? AI fait remarquer que «l’Algérie a coparrainé la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire mondial sur les exécutions et elle a maintenu le moratoire de facto en vigueur depuis 1993». Toutefois, souligne l’ONG, «plus de 130 personnes ont été condamnées à mort, dans de nombreux cas par contumace, essentiellement pour des infractions liées au terrorisme». Aucune exécution n’a été signalée, précise le document.

 

Liberté religieuse, violence contre les femmes, liberté de la presse et disparitions forcées en Algérie : le constat critique d’Amnesty International
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 14 mai 2011
Auteur : Said Rabia

18:51 Écrit par HUMANITAS dans Liberté individuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algérie, droit de l(homme, chrétiens | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/03/2011

Au Pakistan, les islamistes tuent les chrétiens; En France personne ne bronche, pourquoi?

Assassiné en vertu de la loi sur le blasphème, le ministre des Minorités religieuses avait osé réclamer l’amendement de ce texte hostile aux minorités non musulmanes. Vingt-cinq balles tirées à bout portant, en plein jour, au centre d’Islamabadı: les quatre islamistes membres du Tehrik-e-Taliban (TTP) n’ont laissé aucune chance à Shahbaz Bhatti, ministre fédéral chargé des Minorités religieuses depuis novembre 2008.

 

http://www.pointdebasculecanada.ca/resizer.php?imgfile=img/jpg/pakistan.jpg&max_width=476


Originaire des environs de Faisalabad (Penjab), ville surnommée “le Vatican du Pakistan” pour avoir été fondée par les dominicains, ce fervent catholique est la deuxième personnalité pakistanaise victime d’un attentat pour la même raison. À l’instar du gouverneur du Penjab, assassiné le 4 janvier, Shahbaz Bhatti s’était courageusement opposé à la loi sur le blasphème. Il avait soutenu Asia Bibi, cette jeune chrétienne emprisonnée depuis plus d’un an et condamnée à mort pour avoir “insulté le Prophète” (en réalité pour avoir dit publiquement sa foi en Jésus-Christ). Ce nouvel assassinat illustre la condition précaire des minorités au Pakistan et, surtout, la radicalisation de la société dans ce débat impossibleı: la loi sur le blasphème doit-elle être amendée ou nonı? Une grande partie de la société pakistanaise s’y oppose et veut conserver ce texte clairement discriminatoire, porteur d’exclusion et de violences contre les non-musulmans. Héritière du système de castes hindou, apparentant les minorités religieuses aux intouchables, cette loi n’est que le reflet d’une longue tradition d’intolérance, récupérée dans une stratégie politique et un contexte socio-économique propres au Pakistan actuel. Le pays pratique à l’égard de ses minorités religieuses une discrimination bien antérieure à la loi de 1986 sur le blasphème. Les régimes successifs de Zulfikar Ali Bhutto et de Zia Ul-Haq, proches des extrémistes religieux, avaient favorisé dans les années soixante-dix le fondamentalisme, en
mettant en place les instruments législatifs facilitant son ancrage dans les institutions et les mentalités. En 1974, Zulfikar Ali Bhutto déclara “non musulmans” la secte des musulmans ahmadis. Il sema ainsi, au sein même du dispositif constitutionnel et de l’appareil législatif, les graines du salafisme sunnite (école fondamentaliste), qui allait diviser la société entre musulmans, citoyens de plein droit, et non musulmans, citoyens de seconde zone.


Le vote du Parlement évinçant les ahmadis de l’islam a servi à étendre et à justifier les persécutions envers les autres communautés qui représentent près de 4 % de la population (180 millions d’habitants)ı: les sikhs, les hindous, les chrétiens, mais aussi les chiites. Tous sont victimes de violences contre leur communauté, même si les ahmadis sont les plus visés. De simples civils appliquent le châtiment pour blasphème Ces minorités sont exclues de la haute fonction publique et cantonnées à certaines professions. Leur accès à la propriété est limité par toutes sortes de discriminations. Évidemment interdites de prosélytisme, elles sont harcelées en permanence et subissent aussi des violences directes, comme le montrent la mise à sac de deux quartiers chrétiens au Penjab, en 2009, et l’attentat contre les mosquées des ahmadis de Lahore, le 28 mai 2010 (80 morts). Amendée en 1991, la loi sur le blasphème de 1986 stipule que « quiconque aura profané le nom sacré du Prophète sera puni de mort ». La peine capitale n’a jamais été appliquée même si, entre 1986 et 2009, près de 1000 personnes ont été condamnées ou emprisonnées pour ce motif assez vague de “blasphème”. Aujourd’hui, confronté à son impopularité, le gouvernement du Parti du peuple pakistanais (PPP) du président Asif Ali Zardari tente de se rallier les extrémistes en se montrant conciliant avec eux.

 

http://www.primo-info.eu/imagesdoc/persecution%201.jpg


Bien que minoritaires, ils gardent un certain crédit auprès d’une société majoritairement conservatrice. Le plus grave est que la loi de 1986 incite des éléments de la société civile à assurer eux-mêmes son application.


La moindre querelle peut ainsi devenir le prétexte à dénoncer un “coupable” de blasphème, avant de le châtier, par le viol, la torture ou la mise à mort, parfois pratiqués en public.

 

GEOPOLITIQUE DE LA CULTURE :
Pakistan : pas de pitié pour les chrétiens
Source, journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 10 mars 2011
Auteur : Marie de Douhet

06/01/2011

Les occidentaux désemparés devant les drames chrétiens!

Analyse

Tout appui trop voyant de la part de l'Occident envers les minorités chrétiennes dans les pays arabes risque de se retourner contre elles, relèvent des experts.

 

http://www.aed-france.org/dl/2011/01/img_606x341_egypt-bomb-church-0101.jpg


Les Occidentaux semblent dépourvus de moyens efficaces pour défendre les minorités chrétiennes menacées par el-Qaëda dans le monde musulman. Depuis les massacres à deux mois d'intervalle dans des églises de Bagdad (46 morts le 31 octobre) et d'Alexandrie en Égypte (21 morts le 31 décembre), l'urgence s'est cependant imposée de répondre à une tragédie longtemps minimisée par rapport à d'autres fractures - juivearabe et chiite-sunnite - de la région.Joseph Maïla, directeur de la prospective et spécialiste des religions au ministère français des Affaires étrangères, avait accusé en novembre el-Qaëda de « nettoyage ethnique ».


« C'est la diversité qu'on tue », avait-il aussi dénoncé alors que, selon plusieurs spécialistes, l'hostilité antichrétienne s'étend bien au-delà d'el-Qaëda. Pour les Occidentaux, toute intervention est toutefois délicate.

 

http://www.france24.com/fr/files_fr/imagecache/aef_43_large/article/image/irak-chretiens_0.jpg

 

« Le chemin de sagesse est de faire confiance aux gouvernements locaux. Si les chrétiens bénéficient d'un appui trop voyant, ils seront perçus encore plus comme vecteurs de l'influence étrangère », estime Denis Bauchard, de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Selon Antoine Basbous, de l'Observatoire des pays arabes, toute critique sur ce sujet d'un gouvernement occidental à l'égard d'un régime ami de la région « rend celui-ci critiquable par ses oppositions et ses extrémismes ». À l'exception de la Jordanie, les réponses des gouvernements, de l'Égypte à l'Algérie et à la Turquie, sont souvent ambiguës, note encore Denis Bauchard. Sous pression d'une opinion de plus en plus tentée par les idées fondamentalistes, les autorités égyptiennes manifestent ainsi des réticences face à la construction d'églises. Des mouvements islamistes comme le Hamas et les Frères musulmans peuvent aussi tenir un double langage, se montrant officiellement solidaires des chrétiens persécutés, mais réceptifs dans le même temps à l'aversion de leur
base.

 

http://img.over-blog.com/500x391/0/56/18/16/JPG4/egypte-2.jpg


À chaque remarque, le pays critiqué répond souvent par une pique contre l'Occident coupable de mal intégrer les musulmans. Après la tuerie de la cathédrale de Bagdad, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait ainsi demandé au pape Benoît XVI qu'« il ne laisse pas l'Orient se vider de ses chrétiens, ni l'Occident se vider de ses musulmans ». En Égypte, le ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit a déclaré hier que la protection des lieux de culte, « notamment les églises coptes », relève de la « responsabilité
exclusive » du gouvernement et de l'État (égyptiens). « L'objectif d'el-Qaëda et des islamistes radicaux, c'est de provoquer une confrontation entre le monde arabe et l'Occident », a estimé cette semaine Michèle Alliot-Marie, la ministre française des Affaires étrangères. Dans une lettre à la Haute représentante de l'Union européenne, Catherine Ashton, elle a demandé une action concertée des 27. Elle suggère un soutien à la région autonome kurde du nord de l'Irak qui a accueilli 20 000 chrétiens irakiens depuis 2003. Les Occidentaux veulent surtout éviter un exode des 20 millions de chrétiens d'Orient, que redoutent les chefs de ces Églises et les dirigeants modérés de la région. Après l'attentat de Bagdad, la France avait recueilli des blessés et leurs proches. Michèle Alliot-Marie, sans fermer la porte, affirme que la logique voudrait qu'ils retournent dans leur pays. Pour ne pas faire gagner el-Qaëda. Alors que ces minorités sont assimilées aux « croisés », surtout depuis l'intervention américaine de 2003 en Irak, leur rôle modérateur, par exemple dans le foyer de crise Israël-Palestine-Liban, est apprécié des Occidentaux. Souvent culturellement modernes, influentes économiquement et jalousées, à l'instar des coptes en Égypte, elles ont été parfois dominantes comme au Liban. Elles ont en outre été choyées par les nationalismes arabes laïcs, avant que la montée d'un « islam politique » influencé par le rigorisme wahhabite ne rogne leurs droits, explique Denis Bauchard.

 

Les occidentaux impuissants à défendre les chrétiens d’Orient
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 6 janvier 2011

 
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