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21/11/2011

Connaissez-vous les «nomenklaturistes» ? par Pascal SALIN

« On a tort de nommer capitalistes les propriétaires des grosses entreprises qui vivent de protections étatiques, de privilèges et de subventions et qui devraient être appelés «nomenklaturistes».

http://www.a-tout-prague.com/files/actualites/aaa6f438.jpg

Les vrais capitalistes sont tous ces pauvres qui luttent pour leur survie en développant des trésors d’imagination pour contourner les obstacles que les pouvoirs en place mettent sur leur chemin.

En France, les victimes de la pensée unique collectiviste sont tous ces hommes et ces femmes exclus du marché du travail, ces petits artisans ou commerçants, ces entrepreneurs imaginatifs qui, bien souvent, n’ont plus que le choix entre la faillite ou l’exil.

C’est à tous ces gens que le libéralisme veut redonner un espoir en leur permettant à nouveau d’être responsables, en leur rendant leur dignité.

Cet espoir n’est pas vain si l’on veut bien se souvenir que le libéralisme a été l’origine de cet événement historique inouï qui a vu, à partir de la fin du XVIIIe siècle, des masses innombrables accéder à une vie décente et conquérir l’espoir d’une amélioration de leur sort. »

Liberté ou allez-vous? par George Orwell

 

http://www.henry-miller.com/art/George-Orwell.jpg

 

 

« Il est évident que l’âge du libre capitalisme touche à sa fin et qu’un pays après l’autre est en train d’adopter une économie centralisée que l’on peut appeler socialisme ou capitalisme d’État, comme on veut. Dans ce système, la liberté économique de l’individu et dans une large mesure sa liberté tout court – liberté d’agir, de choisir son travail, de circuler – disparaissent. Ce n’est que tout récemment que l’on a commencé à entrevoir les implications de ce phénomène.

 

Précédemment on n’avait jamais imaginé que la disparition de la liberté économique pourrait affecter la liberté intellectuelle. On pensait d’ordinaire que le socialisme était une sorte de libéralisme augmenté d’une morale. L’État allait prendre votre vie économique en charge et vous libérerait de la crainte de la pauvreté, du chômage, etc, mais il n’aurait nul besoin de s’immiscer dans votre vie intellectuelle privée. Maintenant la preuve a été faite que ces vues étaient fausses." 

25/04/2011

Selon Michel Aglietta (économiste Paris X) " Les banques tiennent les Etats en otages"

Entretien avec Michel Aglietta: Economiste français, professeur à l’Université Paris X, conseiller scientifique au Centre d’études prospectives et d’informations internationales et à Groupama-AM.

 

http://aid97400.lautre.net/IMG/jpg/MichelAglietta.jpg

cliquez l'image , lire bio wikip


La montée du capitalisme financiarisé a provoqué une succession de crises plus dévastatrices les unes que les autres. Pour Michel Aglietta, le monde n’est pas à l’abri d’une nouvelle catastrophe financière. Tout dépendra de la capacité des Etats à prendre des décisions politiques fortes, destinées à réformer le système financier international dans sa globalité.


Le système financier international comporte-t-il encore des bombes à retardement selon vous?
La crise financière est à la fois l’échec du capitalisme financiarisé et le coup d’envoi d’une transformation structurelle de l’économie mondiale. Les changements de régime de croissance sont des périodes de perturbations renouvelées. Il y a donc une succession de crises qui font partie du même processus, de la même mutation des sociétés humaines. Actuellement, par exemple, avec la flambée des prix des matières premières due au sous-investissement de longue durée et amplifiée par la spéculation, on est en train de changer de base inflationniste. On passe d’un régime de basse inflation, initié vers la fin des années 90 suite à la crise asiatique, à une inflation rampante, due au renchérissement tendanciel des matières premières, pouvant provoquer une menace pour la croissance mondiale. Les banques centrales se retrouvent, ainsi, devant des difficultés énormes. D’un côté, elles ont besoin de relancer la croissance en créant des liquidités.


Et d’un autre, elles s’inquiètent de la possibilité d’une transmission de l’inflation liée aux matières premières sur l’ensemble de l’économie. Elles sont donc tentées de mener des politiques plus restrictives et de monter leurs taux d’intérêt. Il s’agit là d’une contradiction profonde, très inquiétante. Si jamais les taux d’intérêt remontent (les taux longs le sont depuis plus de 6 mois), on risque de faire retomber les pays occidentaux dans un marasme économique. L’inflation est déjà vive dans nombre de pays émergents et y déclenche des
politiques restrictives, qui provoqueront un ralentissement, peut-être retardé à 2012.


-L’absence de consensus sur les solutions est également problématique…
En effet, en Europe, certains pays seront insolvables. Ils le sont déjà d’une manière latente, même si on ne veut pas le reconnaître. L’Europe ne réussira pas à maintenir le niveau de croissance qu’elle vient d’avoir, et qui résulte d’un rebond réalisé avant l’adoption des plans d’austérité par les grands pays. Du fait de la généralisation des plans d’austérité, de l’inflation, du dessein de la BCE de monter ses taux, pouvant provoquer une appréciation de l’euro par rapport au dollar, la croissance risque de retomber en dessous de 1%, d’ici la fin de l’année. Par conséquent, des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Irlande ne pourront plus gérer leur dette. Il va falloir opter pour un plan de résolution de la dette similaire à celui des pays latinoaméricains à la fin des années 80. Pour cela, les Européens devront se mettre d’accord sur une coordination des politiques économiques qu’ils ont refusée jusqu’ici. Aux Etats-Unis, on n’arrive pas à avoir un consensus sur un plafond de la dette publique, car le pays est politiquement paralysé par l’antagonisme des deux partis.


Or, si la dette publique dérape, il peut y avoir une crise de confiance des créanciers étrangers qui provoquerait une baisse profonde du dollar. Laquelle créerait d’énormes pertes dans les avoirs financiers de nombreux investisseurs dans le monde.


- La zone euro pourra-t-elle sortir indemne de ces crises?
Je pense que les gouvernements finiront par trouver des compromis. Tout dépend de l’Allemagne. Le gouvernement allemand est aujourd’hui en situation de conflit interne, entre son besoin de maintenir la zone euro, avec laquelle il réalise plus de la moitié de ses exportations, et son opinion publique, hostile aux transferts financiers en faveur des pays en difficulté. Il y a également la Cour constitutionnelle allemande, qui veille toujours à ce que le gouvernement ne transfère pas de sa souveraineté à d’autres pays, par des mécanismes de solidarité européenne. Mais on arrive, quand même, à trouver des compromis sous l’effet de
la contrainte. En mai 2010, par exemple, les Allemands n’ont pas laissé le système s’effondrer, en acceptant le fonds de stabilité financière. Maintenant, il faudrait qu’ils franchissent une étape supplémentaire, en appuyant le projet d’un mécanisme européen de surveillance des dettes publiques et en acceptant les Eurobonds, c'est-à-dire des titres garantis par l’ensemble des gouvernements. Les Eurobonds seraient la base d’un marché des capitaux aussi large et profond que les marchés américains. Cela permettrait de faire de
l’euro une monnaie internationale dans un système international moins polarisé sur le dollar.

 

Et d’attirer l’épargne pour financer une remontée des taux d’investissement, dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.


- Pour vous, quelles sont les meilleures voies de régulation du système financier international ?
Sur le plan de la finance, devenue littéralement folle, le modèle Wall Street du shadow banking (banques fantômes) est actuellement prépondérant dans l’allocation du capital. Or, ce modèle est basé essentiellement sur les plus-values à court terme, et sur la capture d’un maximum de profit, pour un petit noyau de banques mondiales. Ces dernières, devenues géantes, constituent des menaces, à la fois pour l’économie et pour la démocratie, car elles deviennent inexpugnables. Elles sont dans une situation où l’on considère qu’elles ne peuvent pas faire faillite, et où elles tiennent les Etats en otages. C’est extrêmement dangereux, car le principe même de la régulation du capitalisme repose sur la concurrence. Ce principe ne peut pas fonctionner si la sanction et donc la menace de la faillite ne sont pas là pour discipliner les stratégies financières, aiguillonnées par le «toujours plus». Tant que ce problème n’est pas résolu, les dérives qu’on a connues seront certainement à nouveau à l’ordre du jour. Aux Etats-Unis, par exemple, les banques, bénéficiant de crédits à des taux très bas, sont en train de transférer des capitaux vers les pays émergents grâce aux produits dérivés, en vue de spéculer. Cette variation des flux des capitaux nous dirigera vers d’autres crises.


- Il y a eu des initiatives concluantes?
Sur le plan de la maîtrise du risque systémique, il y a eu, effectivement, une avancée décidée à la fois aux Etats-Unis et en Europe. Il s’agit de la création de conseils du risque systémique, définissant les institutions à même de créer des crises globales à elles seules, comme ce fut le cas de AIG et de Lehmann Brothers. Il reste à voir si les dispositions qui permettent de les superviser de manière beaucoup plus exigeante qu’auparavant seront effectivement mises en oeuvre, constituant ainsi des politiques macro-prudentielles.


S’il en est ainsi, cela devrait changer profondément le rôle des banques centrales. Ces dernières devront, outre la stabilité des prix, s’occuper en permanence de la stabilité financière. Elles devront étendre leur doctrine et leurs prérogatives, ce qui transformera entièrement la vision qu’on avait du capitalisme, depuis les années 80, où l’on pensait que les marchés s’autoréguleraient grâce à la libéralisation financière, et que les banques centrales ne devaient se focaliser que sur l’inflation.


-D’autres volets sont-ils à revoir?
Les marchés dérivés de crédit présentent également une ambivalence. D’un côté, ils permettent de transférer le risque de manière efficace, et d’un autre, ils conduisent à sa sous-évaluation s’il n’y a pas des normes très strictes. En effet, lorsqu’on contracte un crédit en sachant qu’on dispose de la possibilité de le revendre ou de revendre le risque par l’achat d’un dérivé, on est rémunéré par une commission. On n’a donc pas intérêt à évaluer le risque, cette évaluation étant un processus coûteux. C’est ce qu’on appelle l’aléa moral.

 

Les banques et les courtiers en crédit sont intéressés par le volume plutôt que par la qualité des crédits. C’est ce qui s’est produit avec les fameux «subprimes». Par ailleurs, par le biais des mécanismes opaques des pseudomarchés qu’on appelle de gré à gré, on réalise des transferts en cascade, en créant des structures hors-bilan, que personne ne connaît. Ceci afin de transférer le risque, qui atterrit finalement chez les gros investisseurs.


Et c’est là le coeur du problème, c’est l’accumulation d’un risque invisible. Il faudrait donc modifier la logique même de fonctionnement de ces marchés dérivés, en créant des centralisations, des chambres de compensation, des surveillances quotidiennes, etc. Le fonctionnement des agences de notation et des hedge funds est aussi à revoir.


-Quel rôle pour les organismes internationaux dans cette régulation?
Le FMI devrait s’occuper beaucoup plus des relations multilatérales, plutôt que de surveiller chaque pays séparément. Il doit réaliser, et il commence à le faire, des analyses et des diagnostics sur les grands déséquilibres, leur origine, leur potentiel systémique, mettre en place des indicateurs d’alerte et organiser, dans le cadre du G20, un débat informé par des travaux d’experts. L’une des difficultés majeures en ce moment est que les pays émergents, se sentant menacés par des phénomènes qui les dépassent, tendent tous à accumuler des réserves de changes. A cause de cela, on crée des dollars en permanence et on nourrit les déséquilibres. Si le FMI devenait l’embryon d’un prêteur international en dernier ressort, en émettant des DTS (droits de tirages spéciaux) dans des conditions beaucoup plus flexibles, on éviterait l’excès de demandes en dollars. Les pays qui disposent de réserves trop importantes, tels que la Chine, pourraient les convertir en DTS en dehors du marché, ce qui permettrait d’éviter des instabilités. Imaginons que la Chine veuille convertir 10% de ses réserves libellées en dollar vers l’euro. Elle ne pourrait le faire sans exposer le marché des changes à d’importants déséquilibres, tandis qu’une conversion en DTS, à l’intérieur du FMI,
serait sans effet sur les changes. Parce que le DTS est un panier qui contient moins de 50% en dollars, alors que les réserves de changes chinoises sont à plus de 60% en dollars, la Chine pourrait avoir une meilleure proportion de diversification. Mais là encore, une modification des pouvoirs est nécessaire. A l’intérieur du FMI, les quotas et les droits de vote doivent être revus afin d’équilibrer les pouvoirs. Les Européens, pour leur part, doivent accepter de fusionner leurs quotas. Actuellement, l’Europe est quasiment absente du débat
monétaire du FMI, à cause des égoïsmes nationaux. Au G20 aussi, la gouvernance devrait être revue pour une meilleure représentativité des Etats. La Banque mondiale, elle, devrait se concentrer sur les questions liées à l’environnement et au développement des pays les moins avancés.


- Que pensez-vous des différentes réponses aux récentes crises?
Les réponses d’urgence ont été appropriées, mais il fallait en profiter pour changer les pouvoirs. Durant la crise bancaire du début des années 90 en Scandinavie, on a nationalisé les banques, expulsé les dirigeants, fait payer les actionnaires, et mis des administrateurs provisoires. On a également restructuré les banques aux mains de l’Etat, pour ensuite les revendre. C’est ce processus là qu’on aurait dû suivre. Or, rien de tel n’a été fait à l’automne 2008. On a laissé le système avec les mêmes mécanismes, les mêmes responsables. On a permis à ceux qui ont conduit le monde à la faillite de rester au pouvoir.


- Certains prônent aujourd’hui un retour au protectionnisme, qu’en pensez-vous?
- Ça me paraît très dangereux! Car c’est ce qui a conduit à la dépression des années 30. On est parti d’une crise boursière, qui a débouché sur une crise bancaire. Les pays n’arrivant plus à se mettre d’accord pour maintenir des flux d’échange suffisants se sont fermés chacun de son côté, et le commerce international s’est effondré. Si on a basculé dans une récession mondiale à l’automne 2008, c’est parce que le commerce international s’est rétracté. Ce qu’il faudrait, ce sont des systèmes d’échange financés correctement, de telle sorte que les déséquilibres des balances des paiements ne s’accumulent pas comme ils l’ont fait. C’est la finance qui a été à l’origine des fameux «global imbalances» (déséquilibres globaux). Mais c’est aussi la politique monétaire américaine qui, devant des salaires qui ne progressaient plus, a cherché à maintenir le plein emploi, en permettant aux ménages de continuer à consommer fortement, par un endettement croissant et irréversible. C’est donc le dysfonctionnement du capitalisme à l’intérieur des pays qui a mené au déséquilibre des échanges internationaux. On ne peut remédier à cette situation que par des modifications assez profondes du capitalisme, supposant des changements de pouvoirs entraînant un relèvement des revenus salariaux, car la part des salaires dans la production est beaucoup trop basse partout dans le monde, même chez vous au Maroc. Et bien sûr, une stricte régulation de la finance.

 

Les banques tiennent les Etats en otages
Source, journal ou site Internet : L’économiste magazine
Date : numéro d’avril 2011
Auteur : Michel Aglietta interviewé par Alham Nazih

28/11/2010

Question de corporatisme! Du collectivisme de connivence!

Dans la dernière moitié du XIXème siècles des personnes de la "classe ouvrière" en Europe commençaient à montrer vivement de l'intérêt pour les idées liées au  socialisme et au syndicalisme. Quelques membres de l'intelligentsia, en particulier l'intelligentsia catholique décidée à formuler une nouvelle alternative au socialisme, et qui soulignerait une justice sociale mais sans solution radicale à l'abolition de la propriété privée. Le résultat s'est appelé "Corporatisme". Le nom n'a eu rien à faire avec la notion d'une société d'affaires sauf que les deux mots sont dérivés du mot latin pour le corps, corpus.

 

 


Thayer Watkins (source université san-josé)


L'idée fondamentale du corporatisme est que la société et l'économie d'un pays devraient être organisées en groupes d'intérêt principaux (parfois appelés les sociétés) et les représentants de ces groupes d'intérêt règlent tous les problèmes par la négociation et l'accord commun. Contrairement à une économie de marché qui actionne par la concurrence les travaux économiques de corporation par la négociation collective. Le Président américain Lyndon Johnson a eu une expression préférée qui a reflété l'esprit du corporatisme. He would gather the parties to some dispute and say, "Let us reason together."


Sous le corporatisme la main-d'oeuvre et la gestion dans une industrie appartient à l' organisation industrielle. Les représentants des partenaires sociaux sortent par la négociation collective. Tandis que c'était la théorie dans la pratique les états corporatistes ont été en grande partie régnés selon les préceptes du chef suprême.

le précurseur et important théoricien du corporatisme était Adam Müller, un conseiller du prince Metternich dans ce qui est maintenant l'Allemagne et l'Autriche orientales. Müller a proposé ses vues comme antidote aux dangers jumeaux de l'égalitarisme de la révolution française et des sciences économiques du laissez-faire d'Adam Smith. En Allemagne et ailleurs il y avait une aversion distincte parmi les règles pour permettre à des marchés de fonctionner sans direction ou commandé par l'état. L'héritage culturel de l'Europe, depuis l'ère médiévale a été opposé à l'intérêt individuel et au fonctionnement des marchés libre. Les marchés et la propriété privée étaient acceptables seulement tant que le règlement social a eu la priorité au-dessus des motivations d'une manière telles que l'avarice.


Couplé aux sentiments d'anti-marché de la culture médiévale il y avait la notion que les règles de l'état ont eu un rôle essentiel en favorisant la justice sociale. Ainsi le corporatisme a été formulé comme système qui a souligné le rôle postive de l'état en garantissant la justice sociale et en supprimant le chaos moral et social de la population poursuivant leurs propres individu-intérêts d'individu. Et surtout d'autre, comme le corporatisme éco- politique de philosophie était flexible. Il pourrait tolérer l'entreprise privée dans des limites et justifier des projets principaux de l'état. Le corporatisme a été parfois marqué comme troisième manière ou économie mélangée, synthèse de capitalisme et socialisme, mais c'est en fait un système économique politique séparé et distinctif.


Bien que les règles aient probablement fonctionné selon les principes du corporatisme à partir du temps immémorial c'était seulement au vingtième siècle tôt que les régimes ont commencé à s'identifier comme corporatiste. Le tableau ci-dessous donne certains de ces régimes explicitement corporatistes.

Plusieurs des régimes étaient des dictatures brutales et totalitaires, habituellement marquées fasciste, mais pas tous les régimes qui ont eu une base corporatiste étaient fascistes. En particulier, la nouvelle affaire de Roosevelt en dépit de ses nombreux défauts n'a pas pu être décrite en tant que fasciste. Mais certainement la nouvelle affaire était corporatiste. L'architecte pour le programme initial de nouvelle affaire était le Général Hugh Johnson. Johnson avait été l'administrateur du programme militaire de mobilisation pour les États-Unis sous Woodrow Wilson pendant la Première Guerre Mondiale. On l'a estimé qu'il a fait un bon travail de contrôler l'économie pendant cette période et c'est pourquoi il a été donné la responsabilité principale de formuler un programme économique à l'affaire avec les problèmes graves de la dépression. Mais entre la fin de la Première Guerre Mondiale et Hugh 1933, Johnson était bien un admirateur du système corporatiste national de Mussolini en Italie et il a utilisé l'expérience italienne à formuler la dite nouvelle affaire. Auparavant il convient de noter que beaucoup d'éléments de la nouvelle affaire étaient plus tard inconstitutionnels avoué et abandonné, mais certains éléments tels que la Loi nationale de relations sociales qui a favorisé la syndicalisation de la main-d'oeuvre américaine sont toujours effective. Une partie de la nouvelle affaire était le développement du Tennessee River Valley sous la société anonyme par actions contrôlée par l'Etat appelée l'autorité de vallée du Tennessee (TVA). Une partie du nouveau revendeur a vu TVA plus en tant qu' entreprise publique puissante. Ils ont espéré faire à TVA un modèle pour la création des unités politiques régionales qui remplaceraient des gouvernements d'état. Leur but n'a pas été réalisé. Le modèle pour TVA était les arrangements de développement de fleuve effectués en Espagne dans les années 20 sous le gouvernement de Miguel Primo de Rivera. Jose Antonio Primo de Rivera, le fils de Miguel Primo de Rivera, était le fondateur du syndicalisme national de Franco.

 

Le régime corporatiste favorisent typiquement de grands projets gouvernementaux tels que TVA sur la base qu'ils sont trop grands pour être placés comme entreprise privée. Au Brésil le régime de Vargas a créé beaucoup d'entreprises publiques comme dans la production sidérurgique qui  étaient nécessaire mais l'entreprise privée a refusé de créer. Il a également créé un mouvement de travail organisé qui est venu pour commander ces entreprises publiques et transformé en leur écoulant des effectifs pléthoriques et inefficaces sur le budget public.

Bien que ce qui précède conditionne l'origine du corporatisme au 19ème siècle en France, elle s'enracine peut être  beaucoup plus loin dans le temps. Sylvia Ann Hewlett dans son livre, les dilemmes cruels du développement : Le vingtième siècle Brésil, indique,

"Le corporatisme s'est basé sur un corpus des idées qui peuvent être tracées par Aristote, loi romaine, structures sociales et légales médiévales, et dans la philosophie sociale catholique contemporaine. Ces idées sont basées sur les lieux que la nature de l'homme peut seulement être accomplie au sein d'une communauté politique."

"Le noyau central de la vision corporatiste n'est pas ainsi le l'individu mais la communauté politique dont la perfection permet aux différents membres d'accomplir eux-mêmes et de trouver le bonheur."

"L'état dans la tradition corporatiste est ainsi clairement interventionniste et puissant."

Le corporatisme est collectiviste ; c'est une version différente du collectivisme/socialisme mais c'est certainement du collectiviste. Il place de l'importance sur le fait que la propriété privée n'est pas nationalisée, mais la commande et nationalisation de fait par le règlement est ainsi juste comme réel. C'est une nationalisation de fait sans être une nationalisation de: "de jure".

Bien que le corporatisme ne soit pas un concept familier au grand public, la plupart des économies du monde sont corporatistes en nature.

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Voir par ailleurs ,l'excellent post de Vincent Bénard sur "Objectif Liberté" en lien ici:

Rendons à la social-bourgeoisie ce qui n'appartient pas au libéralisme

Aussi de l'institut turgot avec Henri Lepage; et Deirdre McCloskey

 

 

Régimes corporatistes du début du vingtième siècle
Nom de système Pays Période Chef
Corporatisme national L'Italie 1922-1945 Benito Mussolini
Pays, religion, monarchie L'Espagne 1923-1930 Miguel Primo de Rivera
Socialisme national L'Allemagne 1933-1945 Adolph Hitler
Syndicalisme national L'Espagne 1936-1973 Francisco Franco
Nouvel état Le Portugal 1932-1968 Antonio Salazar
Nouvel état Le Brésil 1933-1945 Getulio Vargas
Nouvelle affaire Les Etats-Unis 1933-1945 Franklin Roosevelt
Troisième
Hellénique
Civilisation
La Grèce 1936-1941 Ioannis Metaxas
Partie de justice L'Argentine 1943-1955 Juan Peron

 

13:36 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicalisme, corporatisme, socialisme, adam smith, capitalisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/11/2010

Y aurait-il des nouvelles formes de capitalisme, ou ne serait-il pas plutôt de mercantilisme d'Etat?

L’économie de marché règne aujourd’hui sur tout le continent. Mais est-elle la même partout ? Car à l’Est, les capitalistes ont prospéré sur le féodalisme post-communiste et ont ainsi créé un système bien particulier.


"Nous sommes coincés quelque part au milieu de la transition de l’économie planifiée vers l’économie de marché. Nous avons créé un hybride de ces deux systèmes", déclarait l’ancien président russe Boris Eltsine il y a quelques années. Quelle sorte de capitalisme construisons-nous en Roumanie, et plus généralement à l’Est de l’Europe, et en quoi se différencie-t-il du capitalisme occidental ? Tout d’abord, en Roumanie, comme dans toute la région, nous avons affaire à un "capitalisme sans capitalistes", comme le remarquaient Gil Eyal, Ivan Szelenyi et Eleanor R. Townsley dans un ouvrage collectif. Au lendemain de la chute des régimes communistes nous avons été contraints de construire un capitalisme sans classe de propriétaires et détenteurs du capital qui puisse jouer le rôle que la bourgeoisie a tenu lors de la naissance du capitalisme.

 

http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/09/Capitalisme.jpghttp://1.bp.blogspot.com/_UVyaE7_23iI/TMbo8qBeeDI/AAAAAAAAA8c/MfJZp4wpB_s/s1600/faucille-et-marteau-barres.1210667563.jpg


Bien sûr, nos capitalistes ont poussé comme des champignons, et les nouveaux riches sont apparus du jour au lendemain. Mais entre les capitalistes occidentaux et nos capitalistes sortis du néant, il y a une différence comme entre le jour et la nuit.


Le capitalisme est-européen ressemble au communisme
La circonstance qui a permis l’apparition et le développement du capitalisme a été la victoire obtenue par la bourgeoisie dans la légitimation de son capital économico-financier face au capital social détenu exclusivement par l’aristocratie. Dans le féodalisme, les privilèges et le rang attiraient le capital économique ; dans le capitalisme, l’équation s’est inversée et l’argent est devenu la source de la position sociale, des privilèges et du pouvoir. En Europe orientale, et en Roumanie en particulier, nos capitalistes ont usé de leur capital social pour obtenir du capital économique. Les technocrates de l’ancien régime, proches d’une façon ou d’une autre des structures de pouvoir étatiques, ont utilisé leur réseau social pour obtenir des usines, des contrats et d’autres biens qui ont rapidement contribué à l’apparition des capitalistes autochtones.


La prédominance du capital social est un trait spécifique du féodalisme, mais aussi du communisme esteuropéen, où le capital politique n’était qu’une variation du capital social. De ce point de vue, notre capitalisme est pré-moderne, car il obéit à des règles féodales. La logique institutionnelle a été et continue d’être subordonnée à la logique relationnelle, et les institutions sont devenues des organismes kafkaïens au service des favoritismes.


Une forme dégénérée du capitalisme "authentique" ?
Une autre particularité du capitalisme est-européen est le fait qu’il ne constitue pas le résultat d’une évolution organique, mais qu’il est le produit d’un projet. De ce point de vue, il ressemble au communisme :
il contient tous les éléments d’ingénierie sociale, parmi lesquels les tentations utopiques et la justification du présent en invoquant l’avenir. Notre capitalisme s’est forgé sur la restructuration fondamentale des institutions économiques de haut en bas, tout l’inverse de son équivalent ouest-européen. Ces 10 dernières années, l’utopie qui tarde à se réaliser et les plaies sociales engendrées par les efforts pour la construction du capitalisme ont contribué à faire considérablement baisser la confiance de la population locale dans l’économie de marché. En Hongrie, par exemple, la confiance dans le capitalisme est passée de 80% en 1991 à 46% en 2009, en Bulgarie de 73 à 53%, en Lituanie de 76 à 50%.

 

Cette chute vertigineuse a transformé l’Europe orientale en l’une des régions où le niveau de sympathie envers l’économie de marché est le plus bas : en 2007, avant la crise économique, il était de 56%, seulement un pourcent de plus qu’en Amérique latine, (55%), loin derrière l’Afrique (75%), l’Asie (72%), l’Amérique du Nord (70%) ou l’Europe de l’Ouest (69%).


"Le racket légitime organisé par la classe dominante"
En fait, la question qu’on doit se poser est de savoir si le capitalisme est-européen est en effet une forme dégénérée du capitalisme "authentique", ou s’il s’agit tout simplement d’un autre genre de capitalisme. Des sociologues comme Karl Marx ou Max Weber pensaient que le capitalisme avait une seule finalité. Mais leurs théories ont été élaborées avant que le capitalisme ne se développe mondialement. L’histoire récente nous montre qu’il y a une multitude de capitalismes : du modèle chinois, qui coexiste très bien avec un régime autoritaire, jusqu’au capitalisme nord-américain, en passant par le modèle est-européen. Ce dernier est lui-même un concept qui n’arrive pas à rendre compte de la complexité des phénomènes qu’il prétend décrire. Peut-on confondre le capitalisme russe avec le roumain ou le tchèque ? Il se peut que l’hypothèse selon laquelle le capitalisme est incompatible avec le manque de liberté (le cas de la Chine) ou avec la domination du capital social par rapport au capital économique (comme en Roumanie) soit fausse. Le capitalisme pourrait ne pas nécessairement aboutir à une démocratie, ne pas nécessairement générer la prospérité, et il pourrait même très bien coexister avec des systèmes clientélistes ou mafieux. Après tout, le capitalisme occidental ne pourrait-il pas être juste une forme particulière d’un système économique que nous appelons génériquement capitalisme, et dont la caractéristique principale n’est ni la suprématie de l’argent, ni le triomphe de l’institutionnalisme sur le favoritisme, mais tout simplement, comme disait Al Capone, "le racket légitime organisé par la classe dominante".

 

Les deux visages du capitalisme européen
Source, journal ou site Internet : Dilema Veche
Date : 23 novembre 2010
Auteur : Victoria Stoiciu

 
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