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12/01/2011

Du keynésianisme pour l'Europe, pas croyable!!

Lancée fin 2010, l’idée de créer des obligations à l’échelle de l’Union fait son chemin.

 

Repoussée par l’Allemagne, elle apparaît comme une solution pour aider les pays endettés attaqués par les marchés. A l’heure où l’Europe est plongée dans une crise qui redéfinit à intervalles réguliers le possible et l’impossible en Europe, une idée récente apparaît de plus en plus comme la seule solution pour empêcher l’effondrement de la zone euro.

 

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L’émission d’obligations en euros, ou euro-obligations, pour remplacer les emprunts d’Etat de pays comme l’Espagne, devenus excessifs, pourrait être la seule manière de prévenir l’effet domino sur les marchés de la dette souveraine. Celui-ci a déjà atteint la Grèce et l’Irlande et menace maintenant le Portugal, après de fortes hausses des primes de risque sur la dette portugaise. "Le Portugal est de plus en plus favorable à l’émission d’euro-obligations", souligne José Reis, de l’université de Coimbra. "Ce serait le signal fort d’une volonté de gérer l’Union, assure de son côté Paul de Grauwe professeur d'économie à l’université de Louvain. Car on a le sentiment que la zone euro traverse une crise existentielle".

 

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Convertir la dette des pays en dette européenne
Lancée avant Noël par Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois, et Giulio Tremonti, le ministre italien des Finances, l’idée de convertir une bonne partie de la dette des pays membres en dette européenne bénéficie du soutien de la direction du Parti social-démocrate allemand. "L’euro-obligation était encore une hérésie il y a quelques mois ; aujourd’hui, on peut dire qu’elle est l’option retenue officiellement par l’opposition allemande", explique Thomas Klau, du think tank européen Conseil européen des relations étrangères (ECFR). Comme il fallait s’y attendre, Angela Merkel a rejeté cette idée. A en croire la plupart des économistes, elle obligerait l’Allemagne à donner des garanties pour la dette émise et serait un premier pas vers une union budgétaire qui suscite tant de méfiance de la part de Berlin et de Francfort [le siège de la Banque centrale allemande]. Mais "l’opposition anti-Merkel grandit en Allemagne à mesure que la crise s’aggrave et qu’il devient de plus en plus évident qu’il faut choisir entre l’éclatement et une plus grande intégration, qui passerait notamment par l’émission d’euro-obligations", ajoute Klau.

 

Plusieurs propositions sont sur la table. Juncker et Tremonti, dans une tribune publiée par le Financial Times, prônent la création d’une agence européenne de la dette — un Fonds européen de stabilisation financière (FESF) nouvelle formule [créé en mai 2010, il dispose de 440 milliards d’euros pour soutenir les Etats qui ont besoin de se refinancer], qui émettrait de la dette à hauteur de 40 % du PIB de chaque Etat membre, le tout garanti par les Etats souverains (et de manière disproportionnée, il faut le dire, par l’Allemagne). Les économies en crise échangeraient une part de leur dette contre ces obligations européennes, ce qui permettrait de réduire considérablement leur coût de financement.


L’Institut Bruegel de Jean Pisani-Ferry fait une proposition similaire, qui consisterait à "européaniser" 60 % de la dette souveraine.


La création d'un New Deal européen
Les économistes Stuart Holland, professeur d'économie à l’Université de Coimbra, et Yanis Varoufakis, professeur à l’université d’Athènes, poussent quant à eux la logique un peu plus loin. Ils proposent que la BCE émette des obligations en euros de manière à ce que la dette souveraine représente 60 % du PIB, dans le cadre de ce qu’ils appellent un "New Deal européen", qui comprendrait la restructuration d’une partie de la dette souveraine, avec un allègement de la dette pour les banques."Le marché des euro-obligations rivaliserait avec le marché du Trésor américain et (…) ce serait un signal très fort de la volonté des pays de la zone euro de prendre leur destin en main à long terme", lit-on dans un rapport de l'ECFR. Il importe de distinguer ces propositions de la petite émission d’euro-obligations annoncée par le FESF pour financer une partie du sauvetage de l’Irlande. "Les euro-obligations du FESF concurrencent la dette souveraine ; notre proposition se substitue à la dette souveraine", commente Varoufakis. L’émission d’euro-obligations du FESF s’est accompagnée de fortes augmentations de la prime de risque de la dette périphérique, ce qui a inquiété les gouvernements concernés. Une étape intermédiaire pourrait être la création d’une sorte d’obligation européenne pour faciliter la restructuration de la dette dans des pays comme la Grèce et l’Irlande, soutient l'économiste Barry Eichengreen, de l’Université de Californie, à Berkeley. Afin de faciliter l’échange de la dette de ces pays contre de la dette à plus long terme, et ce à moindres coûts, le FESF pourrait garantir les nouvelles obligations qu’un pays insolvable — Irlande, Grèce — proposerait aux banques. Eichengreen pense que cette idée de l’euro-obligation en tant qu’allègement d’une restructuration de la dette est plus réalisable, dans la mesure où l’“européanisation” de la dette n’est pas pour demain.


"L’idée de Juncker et de Tremonti ne règle pas le problème immédiat [l’insolvabilité de l’Irlande et de la Grèce] et leurs propositions mettraient plus longtemps à appliquer", souligne Eichengreen. Toutefois, dans une telle crise, les propositions les moins faciles à mettre en oeuvre aujourd’hui peuvent être demain la seule alternative à l’effondrement de la zone euro.

 

Crise de la dette : l’Euro-obligation, remède à la crise ?
Source, journal ou site Internet : La Vanguardia
Date : 11 janvier 2011
Auteur : Andy Robinson

10:58 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurocrates, euro, europe, crise(s), keynésianisme, new deal, bce, dette | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/12/2010

Quelle thérapie pour la zone Euro?

Les grands argentiers de la zone euro doivent régler, au cours de cette réunion, les derniers détails du plan d'aide à l'Irlande, mais aussi évoquer la situation de la zone euro après une semaine inquiétante.


Économie L'Europe, qui réunit la semaine prochaine ses ministres des Finances, reste confrontée à une tâche immense pour rassurer sur l'état de santé de la zone euro, alors que le plan d'aide à l'Irlande n'a guère réussi à dissiper les craintes de contagion à d'autres pays.

 

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Les grands argentiers de la zone euro se retrouvent demain lundi pour leur réunion mensuelle, en présence du
directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, en visite à Bruxelles. La
réunion sera élargie mardi aux ministres de l'ensemble de l'UE. Ils doivent régler les derniers détails du plan
d'aide à l'Irlande, mais aussi évoquer la situation de la zone euro après une semaine inquiétante. Les
ministres "vont continuer à affiner et renforcer la réponse systémique de l'Europe à la crise actuelle", a
déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. Un dîner préparatoire "pour accorder
les violons" aura lieu dès dimanche soir entre le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-
Claude Trichet, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président de l'UE
Herman Van Rompuy, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker et le
ministre belge des Finances Didier Reynders, dont le pays préside l'UE, a indiqué une source diplomatique.


La situation est difficile, car l'annonce dimanche d'un plan d'aide de 85 milliards d'euros pour l'Irlande et la
présentation des contours du futur Fonds de secours permanent de la zone euro après 2013 n'ont pas réussi à
apaiser les marchés, inquiets de l'ampleur de la dette publique dans plusieurs États.

 

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Les Européens doivent trouver des réponses plus fondamentales à la crise de l'Union monétaire.
Parmi les options envisagées, un éventuel renforcement du Fonds de secours actuel de la zone euro, doté de
440 milliards d'euros de garanties des États, est à l'étude. "Ce sujet fait clairement partie des discussions en
cours", a indiqué la source diplomatique. Après le président de la banque centrale allemande Axel Weber la
semaine dernière, M. Trichet a appelé les pays européens à augmenter sa capacité si nécessaire.


"Il est très important d'être aussi efficace que possible, également quand il est question de quantité", a-t-il
souligné à Paris, "nous encourageons les États à aller aussi loin que possible pour être à la mesure des défis".
Les Européens réfléchissent aussi à des moyens plus importants pour le futur Fonds de secours permanent,
destiné à remplacer le dispositif actuel à partir de la mi-2013. Les contours précis de ce futur mécanisme,
dont son montant, seront discutés par les dirigeants de l'UE lors d'un sommet le 16 décembre.


Des rumeurs, aussitôt démenties, ont par ailleurs fait état d'un possible renforcement des moyens que le FMI
met à disposition de la zone euro face à la crise. Ils sont actuellement de 250 milliards d'euros dans le cadre
d'un plan d'aide global de 750 milliards d'euros pour la zone euro, adopté au printemps.


En attendant, les Européens surveillent de près les marchés, qui ont malmené cette semaine les pays les plus
fragiles de la zone euro. Le Portugal, considéré par les économistes comme le prochain candidat à une aide
internationale Espagne, mais aussi l'Italie ou la Belgique ont vu les taux d'intérêt de leurs emprunts grimper.


La BCE a cependant réussi à calmer le jeu sur les marchés. Elle a annoncé jeudi le maintien de son dispositif
de mesures exceptionnelles en faveur des banques, et la poursuite de son programme de rachat de dette des
États de la zone euro en difficulté. La Banque centrale européenne a accéléré depuis jeudi ses rachats de
dette portugaise et irlandaise afin de stabiliser la zone euro.

 

La zone euro, toujours souffrante, à la recherche d'une thérapie de choc
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 5 décembre 2010

20:32 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, europe, dsk, ue, keynésianisme, bce | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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