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25/11/2010

Doc-Officiel - Otan: Déclaration de principe stratégique de l'OTAN.

« Concept stratégique
pour la défense et la sécurité des membres
de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord »
adopté par les chefs d’État et de gouvernement à Lisbonne


Engagement actif, défense moderne

 

http://www.nato.int/docu/review/2005/issue4/graphics/contents/i4_an_1b.jpg


Préface


Nous, chefs d’État et de gouvernement des pays de l’Alliance, sommes déterminés
à ce que l’OTAN continue de jouer son rôle unique et essentiel, qui est de garantir notre
défense et notre sécurité communes. Le présent concept stratégique guidera la prochaine
phase de l’évolution de l’OTAN, afin qu’elle continue d’être efficace dans un monde
changeant, face à de nouvelles menaces, forte de capacités nouvelles et de partenaires
nouveaux :


• Il reconfirme l’engagement pris par nos pays de se défendre mutuellement contre
une attaque, y compris contre les menaces nouvelles qui pèsent sur la sécurité de
nos citoyens.
• Il engage l’Alliance à prévenir les crises, à gérer les conflits et à stabiliser les
situations postconflit, notamment en travaillant plus étroitement avec nos
partenaires internationaux, au premier rang desquels les Nations Unies et l’Union
européenne.
• Il offre à nos partenaires du monde entier davantage d’engagement politique avec
l’Alliance et un rôle substantiel pour ce qui est d’orienter les opérations dirigées par
l’OTAN auxquelles ils contribuent.
• Il engage l’OTAN sur l’objectif qui consiste à créer les conditions pour un monde
sans armes nucléaires – mais il reconfirme que, tant qu’il y aura des armes
nucléaires dans le monde, l’OTAN restera une alliance nucléaire.
• Il réaffirme notre ferme engagement de maintenir la porte de l’OTAN ouverte à
toutes les démocraties européennes qui répondent aux critères d’adhésion, car
l’élargissement contribue à notre objectif d’une Europe libre, entière et en paix.
• Il engage l’OTAN à se réformer continuellement, pour que l’Alliance devienne plus
efficace, plus efficiente et plus souple et que nos contribuables obtiennent un
maximum de sécurité pour l'argent qu’ils investissent dans la défense.


Les citoyens de nos États s’en remettent à l’OTAN pour défendre les pays de
l’Alliance, pour déployer des forces militaires robustes où et quand notre sécurité l’exige et
pour aider à promouvoir une sécurité commune avec nos partenaires dans le monde. Si le
monde change, la mission essentielle de l’OTAN reste la même : veiller à ce que l’Alliance
demeure une communauté sans pareille de liberté, de paix, de sécurité et de valeurs
partagées.


***

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Tâches et principes fondamentaux


1. L’objectif fondamental et immuable de l'OTAN consiste à sauvegarder la liberté et
la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires.
Aujourd’hui, l’Alliance demeure une source essentielle de stabilité dans un monde
imprévisible.


2. Les États membres de l’OTAN forment une communauté de valeurs unique en son
genre, attachée aux principes de la liberté individuelle, de la démocratie, des droits
de l'homme et de l’état de droit. L’Alliance est résolument attachée aux objectifs et
aux principes de la Charte des Nations Unies ainsi qu'au Traité de Washington, qui
affirme la responsabilité primordiale du Conseil de sécurité de l'ONU dans le
maintien de la paix et de la sécurité internationales.


3. Les liens politiques et militaires entre l’Europe et l’Amérique du Nord se sont forgés
au sein de l’OTAN depuis la création de l’Alliance, en 1949 ; le lien transatlantique
reste aussi solide et aussi important que jamais pour la préservation de la paix et
de la sécurité euro-atlantiques. La sécurité des États membres de l’OTAN des deux
rives de l’Atlantique est indivisible. Nous continuerons de la défendre ensemble, sur
la base de la solidarité, d’une finalité partagée et d’une répartition équitable des
charges.


4. L’environnement de sécurité contemporain recèle des défis multiples et changeants
pour la sécurité du territoire et des populations des pays de l’OTAN. Pour garantir
cette sécurité, l’Alliance a le devoir et la volonté de continuer à remplir efficacement
trois tâches fondamentales essentielles, qui toutes contribuent à la sauvegarde de
ses membres, et cela toujours dans le respect du droit international :


a. La défense collective. Les membres de l’Alliance se prêteront toujours
assistance mutuelle contre une attaque, conformément à l’article 5 du Traité de
Washington. Cet engagement reste ferme et contraignant. L’OTAN prendra des
mesures de dissuasion et de défense contre toute menace d’agression et contre
tout défi sécuritaire émergent qui compromettrait la sécurité fondamentale d’un
ou de plusieurs Alliés ou encore l’Alliance tout entière.


b. La gestion de crise. L’OTAN dispose d’un éventail unique et puissant de
capacités politiques et militaires pour agir sur la gamme complète des crises,
que ce soit avant, pendant ou après un conflit. Elle mettra activement en oeuvre
un ensemble approprié de ces outils politiques et militaires pour contribuer à
gérer des crises naissantes susceptibles de porter atteinte à la sécurité de
l’Alliance avant qu’elles ne dégénèrent en conflits, pour faire cesser des conflits
en cours qui compromettent la sécurité de l’Alliance et pour aider à conforter la
stabilité dans des situations postconflit lorsque cela contribue à la sécurité
euro-atlantique.


c. La sécurité coopérative. L’Alliance subit, mais peut aussi infléchir, les
développements politiques et sécuritaires intervenant au-delà de ses frontières.
Elle s’emploiera activement à renforcer la sécurité internationale, en engageant
un partenariat avec les pays et les organisations internationales appropriés, en
contribuant activement à la maîtrise des armements, à la non-prolifération et au
désarmement, et en maintenant sa porte ouverte à l’adhésion de toutes les
démocraties européennes qui répondent aux normes de l’OTAN.


5. L’OTAN demeure l’unique et indispensable forum de consultation transatlantique
pour toutes les questions touchant à l'intégrité territoriale, à l'indépendance politique
et à la sécurité de ses États membres, comme le prévoit l’article 4 du Traité de
Washington. Toute question de sécurité intéressant l’un des Alliés peut être
discutée à la table de l’OTAN pour un partage d’informations, pour un échange de
vues et, lorsqu’il y a lieu, pour la construction d’une approche commune.


6. Pour pouvoir exécuter toute la gamme des missions de l’OTAN de façon aussi
efficace et efficiente que possible, les Alliés s’engageront dans un processus
continu de réforme, de modernisation et de transformation.


L’environnement de sécurité


7. Aujourd’hui, la zone euro-atlantique est en paix, et la menace d’une attaque
conventionnelle contre le territoire de l’OTAN est faible. C’est là un succès
historique pour les politiques qui guident l’OTAN depuis plus d’un demi-siècle :
maintien d’une défense robuste, intégration euro-atlantique et partenariat actif.


8. Cependant, la menace conventionnelle ne peut être ignorée. Beaucoup de régions
et de pays du monde se sont lancés dans l’acquisition d’importantes capacités
militaires modernes, aux conséquences difficiles à prévoir pour la stabilité
internationale et la sécurité euro-atlantique. Il s'agit notamment de la prolifération
des missiles balistiques, qui représentent une menace réelle et croissante pour la
zone euro-atlantique.


9. La prolifération des armes nucléaires, d’autres armes de destruction massive et de
leurs vecteurs pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité et la
prospérité mondiales. Au cours des dix années à venir, cette prolifération sera au
plus haut dans certaines des régions les plus volatiles du monde.


10. Le terrorisme est une menace directe pour la sécurité des citoyens des pays de
l’OTAN et, plus largement, pour la stabilité et la prospérité internationales. Des
groupes extrémistes continuent de se propager, ou de se développer, dans des
régions d’importance stratégique pour l’Alliance, et la technologie moderne accroît
la menace et l’impact potentiel d’une attaque terroriste, notamment si ces groupes
devaient acquérir des capacités nucléaires, chimiques, biologiques ou
radiologiques.


11. Une instabilité ou un conflit au-delà des frontières de l’OTAN peut menacer
directement la sécurité de l’Alliance, notamment en nourrissant l’extrémisme, le
terrorisme ou des activités transnationales illicites, comme les trafics d’armes, de
drogue et d’êtres humains.


12. Les cyberattaques augmentent en fréquence, sont mieux organisées et causent
des dommages plus coûteux aux administrations, aux entreprises, aux économies,
voire aux réseaux de transport et d’approvisionnement ou autres infrastructures
critiques ; elles risquent d’atteindre un seuil pouvant menacer la prospérité, la
sécurité et la stabilité des États et de la zone euro-atlantique. Des forces armées et
services de renseignement étrangers, la criminalité organisée, des groupes
terroristes et/ou extrémistes sont autant de sources d’attaque possibles.


13. Tous les pays dépendent de plus en plus des voies de communication, de transport
ou de transit, artères vitales sur lesquelles reposent les échanges internationaux, la
sécurité énergétique et la prospérité. Ces espaces doivent faire l’objet d’une action
internationale plus soutenue si l’on veut qu’ils puissent résister à des attaques ou à
des perturbations. Pour leurs besoins énergétiques, certains pays de l’OTAN
deviendront davantage tributaires de fournisseurs étrangers et, dans certains cas,
de réseaux d’alimentation et de distribution étrangers. À mesure qu'une part
toujours croissante de la consommation mondiale transite sur l'ensemble du globe,
les approvisionnements énergétiques sont de plus en plus exposés à des
perturbations.


14. Diverses tendances technologiques majeures – notamment le développement des
armes laser, des techniques de guerre électronique et des technologies limitant
l'accès à l'espace – semblent susceptibles d’avoir un grave impact mondial, qui se
répercutera sur la planification et les opérations militaires de l’OTAN.


15. Des contraintes majeures en termes d’environnement et de ressources, dont les
risques sanitaires, le changement climatique, la raréfaction de l’eau et
l’augmentation des besoins énergétiques, contribueront aussi à dessiner
l’environnement de sécurité futur dans des régions d’intérêt pour l’Alliance et
pourraient affecter considérablement la planification et les opérations de l’OTAN.


La défense et la dissuasion


16. La responsabilité première de l’Alliance est de protéger et de défendre le territoire
et la population de ses pays membres contre une attaque, conformément à
l’article 5 du Traité de Washington. L’Alliance ne considère aucun pays tiers comme
son adversaire. Nul ne doit cependant douter de sa détermination au cas où la
sécurité de l’un de ses États membres devrait être menacée.


17. La dissuasion, articulée autour d’une combinaison appropriée de capacités
nucléaires et conventionnelles, demeure un élément central de notre stratégie
d’ensemble. Les conditions dans lesquelles un recours à l’arme nucléaire pourrait
être envisagé sont extrêmement improbables. Aussi longtemps qu’il y aura des
armes nucléaires, l’OTAN restera une alliance nucléaire.


18. La garantie suprême de la sécurité des Alliés est apportée par les forces nucléaires
stratégiques de l’Alliance, en particulier celles des États-Unis ; les forces nucléaires
stratégiques indépendantes du Royaume-Uni et de la France, qui ont un rôle de
dissuasion propre, contribuent à la dissuasion globale et à la sécurité des Alliés.


19. Nous veillerons à ce que l’OTAN dispose de tout l’éventail des capacités
nécessaires pour assurer la dissuasion et la défense contre toute menace pesant
sur la sécurité et la sûreté de nos populations. En conséquence :


• nous maintiendrons une combinaison appropriée de forces nucléaires et
conventionnelles ;


• nous conserverons notre capacité à soutenir simultanément des opérations
interarmées de grande envergure et plusieurs opérations de moindre envergure
pour la défense collective et la réponse aux crises, y compris à distance
stratégique ;


• nous conserverons et développerons des forces conventionnelles robustes,
mobiles et projetables pour l'exercice des responsabilités relevant de l'article 5
comme pour les opérations expéditionnaires de l'Alliance, y compris avec la
Force de réaction de l'OTAN ;


• nous procéderons aux entraînements, aux exercices, à la planification de
circonstance et aux échanges d’informations nécessaires pour assurer notre
défense contre tous les défis sécuritaires conventionnels ou nouveaux et
apporter à tout Allié, en tant que de besoin, une assurance visible et un renfort ;


• nous assurerons la plus large participation possible des Alliés à la planification
de défense collective sur les rôles nucléaires, au stationnement des forces
nucléaires en temps de paix et aux dispositions de commandement, de contrôle
et de consultation ;


• nous développerons notre capacité à protéger nos populations et nos territoires
contre une attaque de missiles balistiques, en tant qu’un des éléments centraux
de notre défense collective, qui contribue à la sécurité, indivisible, de l’Alliance.
Nous rechercherons activement une coopération avec la Russie et d’autres
partenaires euro-atlantiques dans le domaine de la défense antimissile ;


• nous développerons encore la capacité de l'OTAN à se défendre contre la
menace que représentent les armes chimiques, biologiques, radiologiques et
nucléaires de destruction massive ;


• nous continuerons de développer notre capacité à prévenir et à détecter les
cyberattaques, à nous en défendre et à nous en relever, y compris en recourant
à la planification OTAN pour renforcer et coordonner les capacités nationales de
cyberdéfense, en plaçant tous les organismes de l’OTAN sous une protection
centralisée et en intégrant mieux les fonctions de veille, d’alerte et de réponse
de l’OTAN avec celles des pays membres ;


• nous renforcerons notre capacité à détecter le terrorisme international et à nous
en défendre, y compris grâce à une analyse plus poussée de la menace, à
davantage de consultations avec nos partenaires et au développement de
capacités militaires appropriées, notamment pour aider des forces locales à
s'entraîner à lutter elles-mêmes contre le terrorisme ;


• nous développerons notre capacité à contribuer à la sécurité énergétique,
y compris par la protection des infrastructures énergétiques et des zones et
voies de transit critiques, par une coopération avec les partenaires et par des
consultations entre Alliés sur la base d'évaluations stratégiques et de plans de
circonstance ;


• nous veillerons à ce que l’Alliance soit à l’avant-garde pour ce qui est d’évaluer
l’impact sécuritaire des technologies émergentes et à ce que les plans militaires
tiennent compte des menaces potentielles ;


• nous alimenterons les budgets de défense aux niveaux nécessaires pour que
nos forces armées aient des moyens suffisants ;


• nous continuerons d'examiner la posture générale de l'OTAN s'agissant de la
dissuasion et de la défense face à l'ensemble des menaces contre l'Alliance, en
tenant compte des modifications d'un environnement de sécurité international
en mutation.

 

 

 

 

La sécurité par la gestion de crise


20. Les crises et conflits au-delà des frontières de l’OTAN peuvent constituer une
menace directe pour la sécurité du territoire et des populations des pays de
l’Alliance. En conséquence, l’OTAN s’engagera, lorsque c’est possible et
nécessaire, pour prévenir ou gérer une crise, stabiliser une situation postconflit ou
aider à la reconstruction.


21. Les enseignements tirés des opérations de l’OTAN, en particulier en Afghanistan et
dans les Balkans occidentaux, montrent à l’évidence qu’une approche globale –
politique, civile et militaire – est indispensable pour une gestion de crise efficace.
L’Alliance s’engagera activement avec d’autres acteurs internationaux avant,
pendant et après une crise pour promouvoir la collaboration dans l’analyse, la
planification et la conduite des activités sur le terrain, à dessein de maximiser la
cohérence et l’efficacité de l’action internationale d’ensemble.


22. La meilleure façon de gérer un conflit, c’est d’éviter qu’il ne survienne. L’OTAN
suivra et analysera constamment l’environnement international pour anticiper les
crises et, lorsqu’il y a lieu, prendre des mesures actives visant à les empêcher de
se muer en véritables conflits.


23. Pour le cas où la prévention des conflits ne réussirait pas, l’OTAN sera prête et
apte à gérer les hostilités. L’OTAN dispose de moyens uniques de gestion des
conflits, y compris une capacité inégalée de projeter et de soutenir sur le terrain des
forces militaires robustes. Les opérations qu’elle dirige ont fait la preuve de la
contribution indispensable que l'Alliance peut apporter aux efforts internationaux de
gestion des conflits.


24. Même après la fin d’un conflit, la communauté internationale doit souvent continuer
à fournir un soutien pour réunir les conditions propices à une stabilité durable.
L'OTAN sera prête et apte à contribuer à la stabilisation et à la reconstruction, en
coopération et en consultation étroites, lorsque c’est possible, avec d’autres acteurs
internationaux concernés.


25. Pour être efficaces sur l’ensemble du spectre de la gestion de crise :


• nous renforcerons le partage du renseignement au sein de l’OTAN, afin de
mieux anticiper l’apparition possible d’une crise et la meilleure façon de la
prévenir ;


• nous développerons encore la doctrine et les capacités militaires pour les
opérations expéditionnaires, y compris pour les opérations de
contre-insurrection ainsi que de stabilisation et de reconstruction ;


• nous créerons, en tirant les enseignements des opérations de l’OTAN, une
structure civile de gestion de crise appropriée mais modeste afin d’interagir plus
efficacement avec les partenaires civils. Cette capacité pourra également servir
à la planification, à la conduite et à la coordination des activités civiles jusqu'à
ce que les conditions soient réunies pour le transfert de ces responsabilités et
tâches à d'autres acteurs;


• nous renforcerons la planification civilo-militaire intégrée pour la gamme
complète des crises ;


• nous développerons notre capacité à former et à faire monter en puissance des
forces locales dans des zones de crise de manière à ce que les autorités
locales soient à même, aussi rapidement que possible, de maintenir la sécurité
sans assistance internationale ;


• nous identifierons et formerons des spécialistes civils issus des États membres,
qui seront mis à disposition en vue d'un déploiement rapide par les Alliés pour
des missions précises et qui seront aptes à travailler aux côtés de nos militaires
et des spécialistes civils des pays ou institutions partenaires ;


• nous élargirons et intensifierons les consultations politiques entre les Alliés et
avec les partenaires, à la fois sur une base régulière et pendant tous les stades
d’une crise – avant, pendant et après.


Promouvoir la sécurité internationale par la coopération
La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération


26. L'OTAN cherche à assurer sa sécurité au niveau de forces le plus bas possible. La
maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération contribuent à la
paix, à la sécurité et à la stabilité et doivent garantir une sécurité non diminuée à
tous les pays membres de l'Alliance. Nous continuerons à jouer notre rôle dans le
renforcement de la maîtrise des armements et dans la promotion du désarmement,
qu'il s'agisse des armements conventionnels ou des armes de destruction massive,
ainsi que dans les efforts de non-prolifération.


• Nous sommes déterminés à tendre vers un monde plus sûr pour tous et à créer
les conditions d'un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs
du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, selon une approche qui
favorise la stabilité internationale et se fonde sur le principe d'une sécurité non
diminuée pour tous.


• Suite aux changements intervenus dans l'environnement de sécurité depuis la
fin de la Guerre froide, nous avons radicalement réduit le nombre d'armes
nucléaires stationnées en Europe, de même que notre dépendance, dans la
stratégie de l'OTAN, à l'égard des armes nucléaires. Nous chercherons à réunir
les conditions pour de nouvelles réductions.


• Pour toute réduction future, notre objectif devrait être de tenter d’obtenir de la
Russie qu'elle accepte d’accroître la transparence sur ses armes nucléaires en
Europe et de les redéployer à distance du territoire des pays membres de
l'OTAN. Toute nouvelle mesure devra tenir compte de la disparité entre les
stocks d'armes nucléaires de courte portée, plus importants du côté russe.


• Nous sommes attachés à la maîtrise des armements conventionnels, qui assure
prévisibilité et transparence et constitue un moyen de maintenir les armements
au niveau minimum requis pour la stabilité. Nous oeuvrerons au renforcement
du régime de maîtrise des armements conventionnels en Europe sur la base de
la réciprocité, de la transparence et du consentement du pays hôte.


• Nous examinerons comment nos moyens politiques et nos capacités militaires
peuvent contribuer aux efforts internationaux de lutte contre la prolifération.
• Les décisions des pays en matière de maîtrise des armements et de
désarmement peuvent avoir une incidence sur la sécurité de tous les pays
membres de l'Alliance. Sur ces questions, nous sommes déterminés à maintenir
des consultations appropriées entre Alliés, et à les intensifier si nécessaire.


La porte ouverte


27. L'élargissement de l'OTAN a contribué substantiellement à la sécurité des Alliés ; la
perspective d'un nouvel élargissement et l'esprit de sécurité coopérative ont fait
progresser la stabilité plus largement en Europe. Notre objectif d'une Europe libre
et entière, et partageant des valeurs communes, serait servi au mieux par
l'intégration, à terme, de tous les pays européens qui le souhaitent dans les
structures euro-atlantiques.


• La porte de l'OTAN reste grand ouverte à toutes les démocraties européennes
qui partagent les valeurs de notre Alliance, qui sont désireuses et capables
d'assumer les responsabilités et obligations liées au statut de membre et dont
l'adhésion peut contribuer à la sécurité et à la stabilité communes.


Les partenariats


28. C’est dans le cadre d'un vaste réseau de relations de partenariat avec des pays et
des organisations du monde entier que la promotion de la sécurité euro-atlantique
peut être assurée au mieux. Ces partenariats apportent une contribution concrète
et précieuse à la réussite des tâches fondamentales de l’OTAN.


29. Le dialogue et la coopération avec les partenaires peuvent contribuer de manière
concrète au renforcement de la sécurité internationale, à la défense des valeurs sur
lesquelles se fonde notre Alliance, aux opérations de l'OTAN ainsi qu'à la
préparation des pays intéressés à une adhésion à l'OTAN. Ces relations
s’appuieront sur la réciprocité, ainsi que sur des avantages et un respect mutuels.


30. Nous renforcerons nos partenariats suivant des formules souples, qui réunissent
Alliés et partenaires – à travers les cadres existants et au-delà.


• Nous sommes disposés à développer dialogue politique et coopération pratique
avec tout pays ou organisation compétente à travers le monde qui partage notre
intérêt pour des relations internationales pacifiques.


• Nous serons ouverts à la consultation avec tout pays partenaire sur des
questions de sécurité d'intérêt commun.


• Nous offrirons à nos partenaires d'opérations un rôle structurel dans la
formulation de la stratégie et des décisions concernant les missions dirigées par
l'OTAN auxquelles ils contribuent.


• Nous développerons encore nos partenariats existants tout en préservant leur
spécificité.


31. La coopération entre l'OTAN et l'ONU dans le cadre d’opérations à travers le
monde continue à contribuer de manière importante à la sécurité. L'Alliance entend
approfondir le dialogue politique et la coopération pratique avec l'ONU, comme
indiqué dans la déclaration signée par les deux organisations en 2008, notamment
au moyen :


• d'une liaison renforcée entre les sièges des deux organisations ;
• de consultations politiques plus régulières ;
• d'une coopération pratique renforcée pour la gestion des crises dans lesquelles
les deux organisations interviennent.


32. Une Union européenne active et efficace contribue à la sécurité globale de la zone
euro-atlantique. C’est pourquoi l’UE est un partenaire unique et essentiel pour
l’OTAN. Les deux organisations sont composées, en grande partie, des mêmes
États, et tous leurs membres partagent les mêmes valeurs. L'OTAN reconnaît
l'importance d'une défense européenne plus forte et plus performante. Nous nous
félicitons de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, qui offre un cadre pour le
renforcement de la capacité de l'UE à faire face aux défis de sécurité communs.
Les Alliés non membres de l'UE apportent une contribution significative à cet effort.
Pour le partenariat stratégique entre l’OTAN et l’UE, leur implication la plus
complète dans cet effort est essentielle. L'OTAN et l'UE peuvent et doivent jouer
des rôles complémentaires et se renforçant mutuellement, en soutien de la paix et
de la sécurité internationales. Nous sommes déterminés à apporter notre
contribution pour créer des circonstances plus favorables grâce auxquelles :


• nous renforcerons pleinement le partenariat stratégique avec l'UE, dans l'esprit
d'une ouverture, d'une transparence, d'une complémentarité et d'un respect de
l'autonomie et de l'intégrité institutionnelle des deux organisations qui soient
entiers et mutuels ;


• nous améliorerons notre coopération pratique dans les opérations, sur toute la
gamme des crises, depuis la planification coordonnée jusqu'au soutien mutuel
sur le terrain ;


• nous élargirons nos consultations politiques pour y inclure toutes les questions
d'intérêt commun, afin de partager évaluations et points de vue ;


• nous coopérerons plus étroitement pour le développement des capacités, de
manière à réduire au minimum les doubles emplois et à maximiser le
coût-efficacité.


33. La coopération OTAN-Russie revêt une importance stratégique car elle contribue à
la création d'un espace commun de paix, de stabilité et de sécurité. L'OTAN ne
représente aucune menace pour la Russie. Au contraire, nous souhaitons un
véritable partenariat stratégique entre l'OTAN et la Russie, et nous agirons en
conséquence, attendant de la Russie une attitude réciproque.


34. La relation OTAN-Russie repose sur les objectifs, les principes et les engagements
énoncés dans l'Acte fondateur OTAN-Russie et la Déclaration de Rome, s'agissant
tout particulièrement du respect des principes démocratiques ainsi que de la
souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de tous les États de la
zone euro-atlantique. Malgré certaines divergences sur des points particuliers, nous
demeurons convaincus que la sécurité de l'OTAN et celle de la Russie sont
indissociablement liées et qu'un partenariat solide et constructif, s’appuyant sur la
confiance mutuelle, la transparence et la prévisibilité, servirait au mieux notre
sécurité. Nous sommes déterminés :


• à renforcer les consultations politiques et la coopération pratique avec la Russie
dans des domaines où nos intérêts se recoupent, notamment la défense
antimissile, la lutte contre le terrorisme, la lutte antidrogue, la lutte contre la
piraterie et la promotion de la sécurité internationale au sens large ;


• à exploiter tout le potentiel du Conseil OTAN-Russie au profit d'un dialogue et
d'une action conjointe avec la Russie.


35. Le Conseil de partenariat euro-atlantique et le Partenariat pour la paix sont au coeur
de la conception qui est la nôtre d'une Europe libre, entière et en paix. Nous
sommes fermement attachés au développement de relations d'amitié et de
coopération avec tous les pays de la Méditerranée, et nous entendons développer
encore le Dialogue méditerranéen dans les années à venir. Nous attachons une
grande importance à la paix et à la stabilité dans la région du Golfe, et nous
entendons intensifier notre coopération dans le cadre de l'Initiative de coopération
d'Istanbul. Nous nous emploierons :


• à renforcer les consultations et la coopération militaire pratique avec nos
partenaires au sein du Conseil de partenariat euro-atlantique ;


• à poursuivre et à développer les partenariats avec l'Ukraine et avec la Géorgie
au sein des commissions OTAN-Ukraine et OTAN-Géorgie, en nous fondant sur
la décision prise par l'OTAN au sommet de Bucarest, en 2008, et en tenant
compte de l’orientation ou de l’aspiration euro-atlantique de chacun de ces
pays ;


• à faciliter l'intégration euro-atlantique des Balkans occidentaux, dans le but d’y
assurer une paix et une stabilité durables, fondées sur les valeurs
démocratiques, la coopération régionale et les relations de bon voisinage ;


• à approfondir la coopération avec les pays qui participent actuellement au
Dialogue méditerranéen et à rester ouverts à l’inclusion d'autres pays de la
région dans ce Dialogue ;


• à développer un partenariat de sécurité plus approfondi avec nos partenaires du
Golfe et à demeurer disposés à accueillir de nouveaux partenaires au sein de
l'Initiative de coopération d'Istanbul.

 

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200904/39717_otan-retour-france-une.jpg


La réforme et la transformation


36. Fait unique dans l'Histoire, l'OTAN est une alliance de sécurité qui déploie des
forces militaires aptes à opérer ensemble quel que soit l'environnement, qui peut
contrôler des opérations n’importe où grâce à sa structure de commandement
militaire intégrée et qui dispose de capacités essentielles que peu d'Alliés
pourraient se permettre individuellement.


37. L'OTAN doit disposer de suffisamment de ressources – financières, militaires et
humaines – pour exécuter ses missions, qui sont essentielles pour la sécurité des
populations et du territoire des pays de l'Alliance. Ces ressources doivent
cependant être utilisées de la manière la plus efficiente et la plus efficace possible.
En conséquence :


• nous maximiserons la déployabilité de nos forces et leur capacité de durer en
opération sur le terrain, notamment en entreprenant des efforts ciblés pour
atteindre les objectifs OTAN d'employabilité des forces ;


• nous assurerons une cohérence maximale dans la planification de défense, de
manière à réduire les doubles emplois inutiles et à axer le développement de
nos capacités sur les exigences du monde contemporain ;


• nous développerons et exploiterons conjointement des capacités, pour des
raisons de rentabilité et en signe de solidarité ;


• nous préserverons et renforcerons les capacités, les normes, les structures et
les procédures de financement communes qui nous lient ;


• nous engagerons un processus de réforme continue pour rationaliser les
structures, améliorer les méthodes de travail et maximiser l'efficience.


Une Alliance pour le XXIe siècle


38. Nous, dirigeants politiques de l'OTAN, sommes déterminés à poursuivre la
rénovation de notre Alliance pour qu’elle soit à même de relever les défis de
sécurité du XXIe siècle. Nous sommes fermement résolus à préserver son efficacité
en tant qu’alliance politico-militaire qui a le mieux réussi au monde. Notre Alliance
prospère comme une source d'espoir parce qu'elle se fonde sur les valeurs
communes que sont la liberté individuelle, la démocratie, les droits de l'homme et
l'état de droit, et parce que notre objectif commun – essentiel et immuable – est de
sauvegarder la liberté et la sécurité de ses membres. Ces valeurs et ces objectifs
sont universels et perpétuels, et nous sommes résolus à les défendre par notre
unité, notre solidarité, notre force et notre détermination.

11:51 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : défense, otan, stratégie militaire, réformes, sécurité, partenariats, europe, usa, russie, paix | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/11/2010

Guerre - Iran - Nucléaire - Ayatollah

Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates a estimé mardi qu’une action militaire contre l’Iran ne parviendrait pas à empêcher Téhéran de poursuivre son programme nucléaire controversé. M.Gates a déclaré que l’option militaire n’offrirait qu’une «solution à court terme» au problème, lors d’une conférence organisée par le Wall Street Journal. De plus, frapper l’Iran pourrait pousser la République islamique à cacher encore davantage ses activités, selon M.Gates. Ils «s’enterreraient et dissimuleraient encore plus» leur programme nucléaire, a-t-il estimé.

 

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Le groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) qui suit le dossier nucléaire iranien soupçonne Téhéran de vouloir acquérir la bombe nucléaire sous le couvert d’un programme civil. L’Iran dément avoir cet objectif. Des frappes contre l’Iran «unifieraient une nation divisée, ils tenteraient par tous les moyens d’obtenir des armes nucléaires», a ajouté Robert Gates. Pour le secrétaire à la Défense, qui s’est déjà exprimé en ce sens le 8 novembre lors d’un déplacement en Australie, la diplomatie et les sanctions économiques sont la meilleure façon de persuader Téhéran de renoncer à son programme d’enrichissement d’uranium. «La seule solution à long-terme pour éviter d’avoir un Iran doté d’armes nucléaires est que les Iraniens se rendent compte que ce n’est pas leur intérêt», a jugé M.Gates. Selon lui, il y a des signes montrant que le dernier train de sanctions économiques imposé au régime iranien frappe durement le pays et a créé des tensions entre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et le président Mahmoud Ahmadinejad.

 

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«Nous avons des indications montrant que M.Khamenei commence à se demander si M.Ahmadinejad ne lui ment pas sur l’impact des sanctions sur l’économie»

 

, a-t-il affirmé. Si les Iraniens ont toujours l’intention de poursuivre leur programme nucléaire, ils sont «surpris par l’impact des sanctions», a ajouté M.Gates, estimant que ces dernières les avaient «vraiment frappés plus durement qu’ils n’avaient prévu». Les Etats-Unis ont appelé Téhéran à revenir à la table des négociations, interrompues depuis un an, avec le groupe des Six. L’Iran a demandé le 7 novembre que la reprise des négociations ait lieu en Turquie, considérée par Téhéran comme un allié dans ce dossier.


Au printemps, la Turquie et le Brésil avaient conclu un accord avec l’Iran sur un échange de combustible nucléaire, proposition ensuite rejetée par les Etats-Unis.

 

MENACES
NUCLÉAIRE IRANIEN Gates: «Frapper l’Iran ne stopperait pas son programme...»
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 18 novembre 2010
Auteur : ri

17/11/2010

Obama et l'Islam (info Nll-Obs)

Barak Obama avait fait de la réconciliation entre les États-Unis et le monde musulman, une priorité stratégique. C'était plus que nécessaire après les années Bush. Il a voulu profiter de son voyage en Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde et dans lequel il a vécu enfant pendant quatre ans, pour réaffirmer que les États-Unis ne sont pas en guerre avec l’islam et envoyer au monde musulman un message de paix et de bonne volonté. C'est également bienvenu au moment où la victoire du Tea Party aux Midterms elections montent une nouvelle crispation de nombreux Américains par rapport au monde extérieur. La controverse sur l'édification d'un centre culturel musulman à New York près de Ground Zero a prouvé que, pour beaucoup d'Américains, islam et terrorisme sont liées de façon indissociable, alors qu'il y a déjà 20 % d'Américains qui pensent qu’Obama est musulman, ce qui contribue à leurs yeux à conforter le sentiment de rejet qu'ils éprouvent à son égard.

 

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Le geste d’Obama est courageux. Il est appréciable qu’un chef d'État privilégie l'intérêt stratégique à long terme de son pays, à un bénéfice de politique intérieure de court terme.


Malheureusement, on peut craindre que le discours de Barak Obama ne soit pas suffisant pour atteindre son objectif stratégique de réconciliation entre monde musulman et l'Amérique. En effet même dans un pays non arabe comme l'Indonésie, la cause palestinienne est centrale. La paix au Proche-Orient est vue comme le véritable test de la crédibilité américaine. Celle d’Obama pour parvenir à une paix juste était déjà remise en cause avant les élections de début novembre, elle est encore plus aujourd'hui car on peut craindre qu'il n'y ait aucune avancée avant les élections présidentielles de 2012 avec ce nouveau Congrès.


Au moment même où Obama a prononcé son discours, le gouvernement israélien annonçait la construction de 1000 logements supplémentaires dans Jérusalem Est. Obama a bien sûr protesté mais Nétanyahou a réaffirmé le droit souverain d'Israël de faire ce qu'il voulait chez lui et la protestation d’Obama est apparue vaine. Aussi, de nombreuses réactions après le discours du président américain ont été de se demander « qu’y a-t-il de neuf depuis le discours du Caire ? » Rien. Car si les négociations ont bien repris, on sait que dans la configuration politique actuelle elles ne mènent à rien. Pour l'Indonésie, la cause palestinienne n'est pas simplement une affaire de solidarité musulmane. C'est à la conférence de Bandung en 1955 que le tiersmonde a pris diplomatiquement naissance. L'Indonésie se veut toujours le pays champion du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. C'est au nom de ce droit des peuples à disposer d'eux-mêmes que l'Indonésie se dit fortement engagée aux côtés des Palestiniens. Son émergence économique, l'enracinement de sa démocratie, lui donne par ailleurs un poids renforcé. Elle n'est pas dans une dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis contrairement à de nombreux pays arabes et a donc des marges de manoeuvre diplomatique bien plus fortes. Si Barak Obama conserve une très grande popularité en Indonésie en étant un peu considéré comme l'enfant du pays, tout comme il conserve une forte popularité à l'extérieur des Etats-
Unis, des questions commencent à se poser sur sa véritable capacité à faire bouger les lignes. Nul ne met en doute sa bonne volonté mais il apparaît prisonnier d'un système politique américain et d'un Congrès très fortement décidé à n'exercer aucune pression sur Israël. Barak Obama, après son élection, avait songé à faire son premier discours à destination du monde musulman à partir de Jakarta. Il avait finalement choisi le Caire pour ne pas donner l'impression qu'il voulait éluder la question israélo-palestinienne. Il en reconnaissait ainsi la centralité dans la relation entre Washington et le monde musulman.

 

Après son discours de Jakarta, c'est le scepticisme qui l'emporte. Les bonnes paroles ne suffisent pas. Si elles ne sont pas suivies d'actes, elles génèrent de très grandes déceptions.

 

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS - MISSIONS
Barack Obama et l'Islam
Source journal ou site Internet : Le Nouvel Observateur
Date : 15 novembre 2010
Auteur : Pascal Boniface

 

Article de L&L sur ce sujet:

 

Obama pro-israélien! – Politique internationale! – Irangate!

13:43 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, islam, teaparty, terrorisme, usa, musulman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Réduire la pollution et augmenter le revenu des agriculteurs, grace à la bouse de vache.

Des déjections animales transformées en électricité


On en veut plus aux vaches , car quant bien même elles pètent,  soi-disant qu'elles  nous polluent au méthane. Fini, maintenant leur bouse de méthane nous procure d'une part de l'énergie électrique et d'autre part, garanti un revenu à l'agriculteur.

« On ne peut pas fabriquer un sac à main en soie avec une oreille de cochon », dit un vieux proverbe. Une compagnie d'électricité du Vermont est pourtant en train d'accomplir un fait aussi remarquable en transformant de la bouse de vache en courant électrique par un processus qui permet à la fois de réduire la pollution et de donner un coup de pouce aux producteurs laitiers.


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Lancé en 2005 par le Central Vermont Public Service (CVPS), le programme « Cow Power » compte sur la volonté de milliers de clients - foyers et entreprises confondus - d'accepter de payer un peu plus pour leur électricité si cela permet d'étendre la création d'énergies renouvelables et d'aider leurs voisins agriculteurs.

Le gouvernement fédéral et celui de l'État du Vermont ont également mis la main à la poche, octroyant aux agriculteurs participants des dons et des prêts pour les aider à défrayer les coûts initiaux élevés d'installation de l'équipement nécessaire à la transformation du méthane issu du fumier bovin en électricité.

Le procédé est relativement simple : le fumier et autres déchets agricoles sont entreposés dans des cuves de béton souterraines et maintenus à une température de 38 degrés Celcius, soit la température de l'estomac d'une vache.

Des bactéries décomposent la matière ainsi entreposée, dégageant du méthane. Ce gaz, qui est au moins 20 fois plus nocif que le gaz carbonique sur le plan de l'effet de serre, alimente un générateur.

Les clients de CVPS peuvent choisir d'obtenir tout ou partie de leur électricité par le biais de ce programme, et paient une surtaxe de 4 centimes par kilowatt/heure. Selon les responsables de la compagnie, cela se monte à près de 20 dollars par mois en moyenne. Cette surtaxe de 4 centimes est remise aux agriculteurs participant au programme, qui reçoivent également 95 % des revenus de la vente, au prix du marché, de l'énergie qu'ils génèrent.

CVPS a marqué un point en décembre 2007, lorsque le magasine Power a classé le programme « Cow Power » parmi les cinq premières initiatives du monde dans le domaine des énergies renouvelables.

Le magazine a notamment souligné les immenses avantages du programme pour l'environnement, notamment l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau, la diminution des mauvaises odeurs dues au fumier et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'article citait également les avantages qu'en tiraient les agriculteurs concernés, à savoir un revenu régulier qui compense les fluctuations du prix du lait.

De plus, les agriculteurs peuvent économiser sur les achats de combustibles en utilisant le surplus de chaleur du générateur pour chauffer de l'eau et des locaux. Étant donné, également, que le processus de décomposition bactérien tue les agents pathogènes, les déchets solides restants peuvent remplacer la sciure qui sert habituellement de litière pour les animaux.

Le porte-parole de CVPS, Steve Costello, affirme que plus de 4.600 clients ont adhéré au programme, ce qui renforce encore la confiance des agriculteurs dans ce dernier.

Cependant, seulement cinq exploitations, à ce jour, y participent, ce qui est sans doute un reflet de la prudence suscitée par les coûts élevés de l'équipement initial.

Mark Sinclair, directeur adjoint de la Clean Energy States Alliance (CESA), une association nationale sans but lucratif basée dans le Vermont, a déclaré : « La technologie est encore relativement nouvelle, et très chère. Il faut parfois jusqu'à 10 ans pour la rentabiliser. »

Avec des troupeaux comptant un total de 5.200 vaches, les responsables de CVPS estiment que les fermes participantes produisent 9,4 millions de kilowatts/heure par an.

La participation limitée, à ce jour, des agriculteurs, signifie que la demande excède l'offre, ce qui, pour Dave Dunn, coordonnateur du programme « Cow Power » à CVPS, est une « bonne nouvelle ».

Si la transformation de fumier en énergie n'est pas nouvelle, a-t-il ajouté, la méthode de CVPS est unique parce qu'elle a créé un nouveau modèle d'entreprise. « Nous avons trouvé le moyen de créer un lien entre l'offre émanant des agriculteurs et la demande. Personne ne croyait que les clients accepteraient de payer 4 centimes supplémentaires par kilowatt/heure pour choisir une énergie renouvelable. Ce qui leur plaît surtout, c'est de choisir une source renouvelable d'énergie produite par un voisin. »

des génératrices d'électricité à méthane

 

Afin de limiter les coûts de démarrage, le ministère de l'agriculture offre des prêts et des dons en vertu d'une disposition de la loi agricole de 2002 visant à favoriser la création d'énergies renouvelables. L'agence agricole et le bureau de l'énergie de l'État du Vermont offrent également de modestes subventions et des prêts à faible taux d'intérêt.

Selon M. Sinclair, de la CESA, l'État du Vermont a également simplifié les démarches d'obtention d'un permis pour se livrer à ce genre d'activité afin que les agriculteurs n'aient pas à recourir à un avocat.

Il estime en outre que le programme « Cow Power » est unique aux États-Unis. Il est toutefois d'avis que la surtaxe que paient actuellement les consommateurs de leur plein gré finira par devenir obligatoire pour que ce genre de programme ait le maximum d'effet. « C'est ce qui se fait en Allemagne », a-t-il précisé.

M. Jason Bregman, co-auteur d'un article intitulé « Infrastructure and Community » (Infrastructure et collectivité) produit par Environmental Defense, une association de défense de l'environnement, considère ce programme comme le « début de l'exploitation des déchets organiques à des fins énergétiques locales ».

Amanda St. Pierre, copropriétaire de la Pleasant Valley Farm, considère le programme « Cow Power » comme un moyen de diversifier les revenus de son exploitation. Dans une vidéo réalisée par la CVPS pour promouvoir son programme, elle déclare : « Même si nous ne pouvons pas gagner d'argent avec notre lait, nous le ferons avec notre fumier. »

Des vaches laitières de Woodsboro (Maryland) attendent la traite.
Des vaches laitières de Woodsboro (Maryland) attendent la traite. Le méthane qu'émet la bouse de vache pourrait devenir un précieux combustible.
(Photo AP/WWP de Timothy Jacobsen)

Le méthane est le principal constituant du gaz naturel et un gaz à effet de serre, ce qui signifie que sa présence dans l'atmosphère se répercute sur la température et sur le système climatique de la Terre. Un nouveau partenariat international bénéficiant du soutien des États-Unis vise à développer la récupération et l'utilisation du méthane comme source d'énergie propre. Le partenariat Méthane aux marchés est une initiative des secteurs public et privé qui réunit 15 gouvernements et plus de 90 organisations déterminées à obtenir des avantages économiques, environnementaux et énergétiques.

Paul Gunning est chef des programmes ne portant pas sur le CO2 au sein de la Division des changements climatiques de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA).

Dina Kruger est directrice de la Division des changements climatiques de l'EPA.

Lancé en novembre 2004, le partenariat Méthane aux marchés est une initiative multilatérale réunissant des groupes des secteurs public et privé en vue de promouvoir la récupération et l'utilisation du méthane comme source d'énergie propre.

Aujourd'hui, 15 gouvernements et plus de 90 organismes collaborent à l'élaboration de projets concernant trois grandes sources d'émission de méthane : les décharges, les mines souterraines de charbon et les systèmes de production de gaz naturel et de pétrole.

Les activités de ce partenariat devraient donner des résultats importants : elles permettront de réduire les émissions de méthane dans le monde, d'intensifier la croissance économique, de promouvoir un approvisionnement énergétique stable, d'améliorer la qualité de l'air et d'accroître la sécurité industrielle.

L'importance du méthane

Le méthane est un hydrocarbure et le principal composant du gaz naturel, ainsi qu'un gaz à puissant effet de serre. À l'échelle mondiale, de grandes quantités de méthane sont émises dans l'atmosphère au lieu d'être récupérées et de servir de combustible. Environ 60 % des émissions de méthane dans le monde viennent des sources anthropiques (générées par l'activité humaine) susmentionnées - décharges, mines et exploitation gazière et pétrolière - ainsi que de l'agriculture. Le reste provient de sources naturelles, principalement les zones humides, les hydrates de gaz (solides cristallins composés de molécules de méthane, entourées de molécules d'eau), le pergélisol et les termites.

Émissions mondiales de méthane

La Chine, l'Inde, les États-Unis, le Brésil, la Russie et d'autres pays d'Eurasie produisent près de la moitié de toutes les émissions de méthane anthropiques. Les sources d'émissions de méthane varient beaucoup d'un pays à l'autre. Par exemple, en Chine, les mines de charbon et la production de riz constituent les deux grandes sources d'émission de méthane. En Russie, la plus grande partie du méthane provient des systèmes de production de gaz naturel et de pétrole ; en Inde, ce sont la production de riz et de viande animale qui émettent le plus de méthane ; et aux États-Unis, les décharges.

Le méthane est le principal composant du gaz naturel et est une source importante d'énergie propre. Il représente également 16 % de l'ensemble des émissions mondiales de gaz à effet de serre provenant de l'activité humaine. On considère que le méthane a un puissant effet de serre car, à quantité égale, il a un pouvoir de réchauffement de l'atmosphère 23 fois supérieur au dioxyde de carbone sur une période de 100 ans.

Le méthane est un gaz à effet de serre peu durable, dont la durée de séjour dans l'atmosphère est d'environ 12 ans. Du fait de ces caractéristiques, la réduction des émissions de méthane dans le monde pourrait avoir des effets positifs rapides et importants sur le réchauffement atmosphérique et pourrait présenter d'importants avantages économiques et énergétiques.

Émissions mondiales de GHG

Possibilités de réduction du méthane

Parmi les sources auprès desquelles il est possible de récupérer et d'utiliser du méthane figurent les mines de charbon, les systèmes de production de pétrole et de gaz, les décharges et le fumier. Voici certaines possibilités de récupération et d'utilisation du méthane provenant de ces sources :

  • Mines de charbon. Pour réduire les risques d'explosion, le méthane est éliminé des mines souterraines avant, pendant ou après l'extraction minière. L'injection dans des conduites de gaz naturel, la production énergétique et le carburant pour véhicules automobiles sont autant d'utilisations rentables du méthane provenant des mines de charbon.
  • Décharges. La principale méthode de réduction des émissions de méthane provenant des décharges consiste à recueillir et à brûler ou à utiliser les gaz de rebuts. Les techniques d'utilisation des gaz de rebuts sont axées sur la production électrique et l'utilisation directe du gaz. Pour la production électrique, il faut acheminer le méthane recueilli jusqu'à des moteurs ou des turbines. Les techniques d'usage direct se servent des gaz de rebuts comme d'un carburant ; pour d'autres méthodes, le gaz doit être traité et acheminé jusqu'à un gazoduc.
  • Systèmes de production de gaz naturel et de pétrole. Les activités de réduction des émissions entrent dans trois grandes catégories : des techniques ou des perfectionnements de l'équipement qui réduisent ou éliminent les échappements et autres émissions, des améliorations des pratiques de gestion et des procédures opérationnelles et des perfectionnements des pratiques de gestion qui tirent parti de l'amélioration des technologies. Dans tous les cas, la réduction des émissions de méthane permet de vendre et d'utiliser davantage de gaz.
  • Gestion du fumier d'origine animale. Du méthane et d'autres gaz sont produits lorsque le fumier d'origine animale est entreposé dans des conditions anaérobies (en l'absence d'oxygène). Il est possible de réduire la production de méthane et d'obtenir d'autres avantages sur le plan de l'environnement en utilisant des systèmes de digestion anaérobies qui recueillent les gaz émanant du fumier et les acheminent vers des systèmes de combustion producteurs d'énergie, comme des générateurs de moteurs et des chaudières.

En dépit de la technologie actuelle et des avantages de ces interventions, la récupération et l'utilisation du méthane restent limitées pour plusieurs raisons. Premièrement, le méthane joue un rôle secondaire dans les activités industrielles produisant ce gaz. Par exemple, les mines de charbon tiennent à éliminer le méthane de leurs chantiers d'exploitation car ce gaz est explosif. Les compagnies minières n'ont jamais considéré le méthane comme une source d'énergie indépendante.

Deuxièmement, ceux qui sont à l'origine des émissions ne connaissent pas toujours les techniques permettant de récupérer du méthane ou de l'exploiter à des fins lucratives. Ce constat vaut particulièrement dans les pays en développement, où les projets de récupération du méthane bénéficieraient d'un plus grand soutien s'il y avait davantage d'information et de formation technique.

Enfin, dans de nombreux pays, le fonctionnement inadéquat des marchés énergétiques et l'insolvabilité des services collectifs et des municipalités empêchent le secteur privé d'investir dans des projets de récupération et d'utilisation du méthane.

Méthane aux marchés

Le partenariat Méthane aux marchés vise à remédier à ces obstacles en vue de développer la récupération et l'utilisation du méthane. Dans le cadre de partenariats des secteurs privé et public, l'initiative réunit les compétences techniques et commerciales, les financements et les technologies nécessaires à l'élaboration de projets.

Les pays membres collaborent avec le secteur privé, des banques de développement multilatérales et d'autres organisations gouvernementales et non gouvernementales. Le principal objectif est de définir et de mettre en œuvre des activités propices à l'élaboration de projets de récupération et d'utilisation du méthane dans des décharges, des mines de charbon et des systèmes de production pétrolière et gazeuse.

Les 15 gouvernements, ou partenaires, qui se sont déjà engagés à participer au partenariat ont signé un accord volontaire définissant l'objectif, la structure et l'organisation du partenariat.

Dans le cadre de cet engagement, chaque partenaire accepte d'entreprendre diverses activités visant à promouvoir à l'échelle internationale la récupération et l'utilisation de méthane dans les secteurs ciblés. Chaque pays partenaire gère ses propres mécanismes de participation financière et d'assistance, en fonction de ses intérêts et de ses domaines d'expertise.

Les travaux des partenaires sont encadrés par un comité de direction secondé par un groupe d'appui administratif, ou secrétariat, dont le siège se trouve à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) des États-Unis à Washington. Des sous-comités sectoriels chargés des décharges, des systèmes de production pétrolière et gazeuse et des mines de charbon ont également été mis en place.

Les sous-comités élaborent des plans d'action visant à définir et surmonter les principaux obstacles et problèmes auxquels se heurte l'élaboration de projets, traite des questions liées à l'évaluation et à la réforme des marchés, améliorent les possibilités d'investissement et de financement et rendent compte des progrès réalisés.

Ils font également appel à des organisations autres que les gouvernements partenaires, encourageant des groupes du secteur privé, des institutions financières et d'autres organisations gouvernementales et non gouvernementales à renforcer leurs capacités, à effectuer des transferts de technologie et à promouvoir l'investissement privé.

À cette fin, le partenariat a créé un « réseau de projets », visant à faciliter la communication et la coordination entre ces organisations. Les organisations qui le souhaitent peuvent adhérer au Réseau du projet Méthane aux marchés en signant un accord d'une page n'ayant pas force obligatoire, qui se trouve sur le site d'internet du Partenariat. À ce jour, plus de 90 organisations se sont associées à cette initiative.

L'engagement du gouvernement des États-Unis

Le gouvernement des États-Unis entend allouer jusqu'à 53 millions de dollars dans les cinq ans à venir pour appuyer l'élaboration et la mise en œuvre de projets ayant trait au méthane dans les pays en développement et dans les pays dont l'économie est en transition. La promotion de ces technologies s'effectuera par le biais de diverses activités, par exemple l'exportation de programmes américains volontairement adoptés et ayant fait leurs preuves, la formation et le renforcement de capacités, le développement des marchés, des études de faisabilité et des démonstrations technologiques.

Par son engagement, le gouvernement américain entend également mettre à profit les efforts des pays partenaires et l'expertise et les investissements du secteur privé et d'autres membres du réseau de projets.

L'EPA dirige cette initiative pour le compte du gouvernement des États-Unis et s'appuiera sur le succès de ses programmes nationaux de partenariat volontaire en matière de méthane, qui ont permis de réduire les émissions de méthane des États-Unis de 10 % entre 1990 et 2004.

Conclusion

Le partenariat Méthane aux marchés donne aux gouvernements et organisations du monde entier une occasion unique de coopérer pour remédier aux émissions de méthane tout en obtenant des avantages économiques, environnementaux et énergétiques. Le gouvernement des États-Unis estime que d'importants progrès peuvent être réalisés et est résolu à coopérer avec ses partenaires nationaux et internationaux des secteurs public et privé.

Les États-Unis estiment que le partenariat pourrait permettre d'obtenir d'ici à 2015 des réductions annuelles des émissions de méthane pouvant aller jusqu'à 50 millions de tonnes d'équivalent carbone, ou encore la récupération de 14 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Si elles se réalisent, ces réductions pourraient permettre de stabiliser, voire de réduire, les niveaux de concentration de méthane dans l'atmosphère à l'échelle mondiale. Pour donner un ordre d'idée, cela aurait les mêmes effets que si l'on retirait des autoroutes 33 millions de voitures pendant un an, qu'on plantait 22 millions d'hectares d'arbres ou qu'on éliminait les émissions provenant de 50 centrales au charbon d'une puissance de 500 mégawatts.

Ressources

Programmes de partenariats volontaires de l'EPA concernant le méthane http://www.epa.gov/methane

Site d'internet Méthane aux marchés du gouvernement américain http://www.epa.gov/methanetomarkets

Site du partenariat Méthane aux marchés http://www.methanetomarkets.org

About 50 percent of all beverage cans are re-cycled, creating a thriving international market in recycled aluminum.

L'éco-label de l'efficacité énergétique

L'étiquette Energy Star incite le consommateur à faire de bons choix

L'éco-label Energy Star est bien connu sur le marché nord-américain. Près de 60% des consommateurs le reconnaissent comme une marque de qualité en matière de rendement énergétique. Collé sur un appareil de cuisine, sur une lampe, un ordinateur, un téléviseur ou l'un quelconque de milliers de produits, ce label atteste que l'article est conforme aux exigences de qualité que le gouvernement a fixées en matière de rendement énergétique et notamment que le coût de son fonctionnement pendant une période donnée sera inférieur à celui d'un article comparable qui n'a pas reçu le label.

C'est en 1992 que l'Agence de protection de l'environnement (EPA) a inauguré cet éco-label dans le cadre d'un programme de partenariat axé sur le marché et visant à réduire la consommation d'énergie et la pollution atmosphérique. Le ministère de l'énergie des États-Unis et le gouvernement canadien ont, depuis, uni leurs efforts en vue de mettre au point des critères d'efficacité énergétique pour la fabrication et le fonctionnement des produits.

Le programme repose sur le slogan suivant : « La qualité de l'environnement, c'est l'affaire de tout le monde. » Il vise à faire de la recherche de l'efficacité énergétique un objectif aussi facile à atteindre que possible, tant pour le consommateur que pour l'entreprise. Il fait des recherches, établit des normes et diffuse des informations qui aident les consommateurs à prendre des décisions éclairées en matière de consommation d'énergie.

Ceux-ci ont d'ailleurs confirmé l'efficacité de l'éco-label puisqu'ils ont acheté plus d'un milliard et demi de produits portant cette étiquette au cours des treize ans de vie du programme. Les économies d'énergie ainsi réalisées pour la seule année 2004 permettraient d'alimenter 24 millions de logements en électricité, selon les statistiques de l'EPA. En outre, l'utilisation de produits plus efficaces s'est traduite par une économie de 30 millions de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre, soit le niveau d'émissions comparable à celui de 20 millions de véhicules aux États-Unis chaque année. Les consommateurs ont également fait des économies de dépenses énergétiques de l'ordre de 10 milliards de dollars.

Ce programme profite aussi aux plus de 7.000 entreprises et organisations non gouvernementales qui y participent. Il guide en effet les entreprises pour la mise en place de stratégies de gestion énergétique qui mesurent les rendements, fixent des objectifs d'amélioration et observent les économies réalisées.

Certaines des plus grosses sociétés américaines sont des partenaires d'Energy Star, notamment 3M, Marriott International, General Electric, Sylvania, Whirlpool et Canon. Le programme gagne également du terrain dans l'industrie du bâtiment. Plus de la moitié des principaux constructeurs de logements y participent, incorporant une efficacité énergétique toujours plus grande dans les nouvelles structures, des fondations jusqu'à la toiture.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter http://www.energystar.gov

 

 

15/11/2010

Sécurité SAHEL: Londres et Washington isolent Paris et confortent la politique algérienne.

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel ne serait pas du goût de la France qui adopte une stratégie divergente en matière de lutte anti-terroriste dans la région.
L’ambition de la France consistant à mettre la bande sahélo-saharienne sous sa loupe est catégoriquement rejetée même par ses alliés en Occident.

 

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2010/09/Sahel_otages_espagnols.jpghttp://marocpluriel.hautetfort.com/media/01/01/2132294686.jpg

 

La première puissance au monde, les Etats-Unis d’Amérique, et l’autre puissance, la Grande-Bretagne, divergent avec la vision française et annoncent leur soutien à la politique de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste au Sahel. Lors de sa visite en Algérie, jeudi dernier, le ministre britannique chargé des Affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, M.Alistair Burt, a annoncé le soutien du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord à la politique de l’Algérie criminalisant le paiement de rançons aux groupes terroristes.

 

Le diplomate britannique considère cette pratique comme première source de financement des groupes armés. C’est ainsi qu’il déclare être «juste» la proposition de l’Algérie visant à lutter contre le paiement de rançons. «Le terrorisme représente une menace pour tout le monde. Il y a différentes manières d’y faire face. Nous sommes de l’avis de l’Algérie en ce qui concerne la criminalisation du paiement de rançons qui, pour nous, peut être la base du financement des terroristes», a expliqué M.Burt à la presse à l’issue d’une réunion de travail avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Et de préciser: «Il est donc juste de lutter contre le paiement de rançons». La veille de cette déclaration, Washington avait soutenu cette politique en dénonçant l’ingérence étrangère dans la région du Sahel. Le principal-adjoint de l’assistant du secrétaire à la Défense, chargé des Affaires de sécurité internationale aux Etats-Unis d’Amérique, M.Joseph Mc Millan, a estimé, mercredi, lors de sa visite en Algérie, que la lutte antiterroriste exige de tous les pays de ne faire aucune concession aux groupes armés en matière de paiement de rançons. Sur ce point, il réaffirme que la position de son pays reste claire et sans ambiguité. Pour ce haut responsable américain, Washington ne soutient pas seulement la lutte contre le paiement de rançons, mais elle s’allie à l’Algérie qui s’oppose à toute ingérence étrangère dans la région. Après avoir félicité l’Algérie du travail qu’elle effectue en coopération avec les pays directement concernés par la menace, ce même responsable avait affirmé qu’il appartient aux pays de la région de trouver une solution locale à ce problème. «Nous partageons entièrement l’avis du gouvernement algérien qui est contre une intervention des forces étrangères au Sahel», a-t-il soutenu soulignant avec force que «le problème du terrorisme dans la région doit être réglé et traité par les pays de la région eux-mêmes et c’est la façon la plus efficace de mener la lutte antiterroriste», a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger. Et d’annoncer que son pays apprécie l’initiative algérienne de rassembler les pays de la région pour une lutte commune contre le terrorisme. «C’est une initiative très importante», a-t-il qualifié.

 

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel irritera, certainement, Paris. Il s’agit de deux «poids lourds» de la planète qui font connaître leurs positions respectives à la France sur le sujet en question. A travers une telle position, les Américains et les Britanniques veulent faire assumer à la France la responsabilité face aux conséquences que sa politique peut engendrer dans la région. C’est une sorte d’avertissement direct qui peut pousser la France à renoncer à sa stratégie dans la région. D’autant plus que «les nouveaux alliés de l’Algérie» donnent la priorité au défi consistant à amener la communauté internationale à approuver l’approche proposée par l’Algérie.


L’Hexagone a mené plusieurs tentatives visant à mettre le pied dans la région. La France intervient d’une façon directe et indirecte dans cette zone sensible. Elle a manifesté son souhait d’«apporter sa solution» militaire à la région. C’est ce qui l’a poussé à mener une opération militaire avec l’armée mauritanienne dans le but de libérer l’ex-otage, Michel Germaneau, assassiné par les terroristes de l’Aqmi au lendemain de ce raid. Par la suite, Paris a installé «sa petite caserne» militaire au Tchad ou plus de 80 militaires y ont été parachutés.


A présent, Paris ne désespère pas de négocier la libération des cinq otages français, employés qui travaillaient pour le compte de la société française Areva, kidnappés par les groupes armés depuis environ deux mois. C’est ce qui témoigne de la fidélité de la France à sa politique visant à «retrouver sa place» dans un continent où la majorité des pays ont été sous sa domination coloniale.

 

PAIEMENT DE RANÇONS ET INGÉRENCE AU SAHEL
Londres et Washington isolent Paris
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 13 novembre 2010
Auteur : Tahar Taffani

 

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08:49 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sahel, stratégie militaire, terrorisme, uk, usa, france, sécurité, algérie, rançon, otages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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