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23/06/2010

Défense: Quelle politique industrielle ? - Sécurité!

« Défense et sécurité : la place des armées »

« Ne pas subir »

(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Le livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, paru il y a près de 2 ans, fait référence au « continuum défense et sécurité » montrant ainsi qu’il n’y a pas de cloisonnement entre ces deux domaines. Cela signifie qu’aujourd’hui, la défense de la France et la sécurité des Français sont davantage liées qu’autrefois, même si ce n’est pas nouveau. Pour autant ces deux notions demeurent  très distinctes et ne doivent en aucun cas être confondues.

 

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Des différences fondamentales entre armées et forces de sécurité

Il serait absurde en effet de confondre l’environnement, les missions, les moyens et les hommes qui agissent dans ces deux espaces. L’armée, qui assure la défense du pays, intervient essentiellement à l’étranger, dans l’espace aérien et les approches maritimes de la France, compte tenu des moyens nécessaires, tandis que la police et la gendarmerie agissent, sauf cas très particuliers, sur le seul territoire national.

Le soldat se bat contre un adversaire organisé et souvent bien armé sur des théâtres où l’état de droit est très dégradé, voire inexistant, tandis que le policier et le gendarme interviennent sur le territoire de la République, dans un cadre juridique clair, face à des hommes qui ne respectent pas la loi.

Un délinquant n’est pas un ennemi ; son traitement ne nécessite pas les mêmes moyens. Ceux dont disposent les armées sont naturellement sans commune mesure avec ceux des forces de sécurité intérieure. En effet, les besoins ne sont pas du même ordre.

 

Certaines  capacités militaires adaptées aux situations de catastrophe

Pour autant, les armées - 220 000 soldats, marins et aviateurs - qui assurent la défense de la France et de ses intérêts stratégiques dans le monde, ainsi que la protection des Français hors de nos frontières, agissent déjà régulièrement en coordination étroite avec les forces de sécurité intérieure - 250 000 policiers et gendarmes - et avec les unités de sécurité civile - 260 000 hommes – tels que les pompiers et les unités spécialisées dont certaines, d’ailleurs,  sont constituées…de militaires.

Certains moyens, destinés à être utilisés lors des opérations de guerre dans des zones disposant d’infrastructures sommaires, sont particulièrement bien adaptés lors des catastrophes naturelles ou industrielles. Nous l’avons vu récemment à Haïti et en  Vendée. Les véhicules tout-terrain, les hélicoptères légers et de transport, les engins de travaux publics et les équipements de dégagement d’itinéraires dont dispose l’armée de terre, sans oublier les bâtiments de la marine nationale spécialisés pour lutter contre la pollution ou pour débarquer des matériels et du fret en l’absence d’infrastructures portuaires, se révèlent être d’un grand intérêt et sans toujours d’équivalents civils.

Les armées disposent enfin de capacités remarquables de soutien sanitaire d’urgence (avions médicalisés, navires-hôpitaux et hôpitaux de campagne modulaires) bien adaptés pour compléter les moyens civils d’urgence existants.

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L’armée n’a pas à se substituer aux forces de sécurité intérieure

Mais il est reconnu par tous que les armées n’ont pas vocation à  intervenir sur le sol national de façon permanente. Elles ne doivent agir que lors de crises, de manière  ponctuelle en renfort et non en substitution des moyens civils.

Aussi, on est en droit de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les forces armées fournissent en permanence, depuis les attentats de Londres, en juillet 2005, plus d’un millier de soldats pour patrouiller dans les grandes villes et les aéroports dans le cadre du plan Vigipirate, alors que cette  tâche incombe normalement aux forces de sécurité intérieure. Auparavant, lors des vagues d’attentats terroristes des années 85 et 95 puis des attaques de New-York et de Madrid, ces interventions militaires avaient un sens car elles correspondaient à une  réaction à l’apparition brutale d’une menace avérée. Application exagérée du principe de précaution ou simple solution de « confort » pour les forces de sécurité, quelle qu’en soit la raison, la présence de soldats en armes est devenue banale et a perdu toute signification, et ce, au moment où les armées éprouvent des difficultés à satisfaire leurs propres besoins pour les opérations extérieures.

 

On comprend qu’en situation insurrectionnelle, ce n’est pas le cas aujourd’hui, l’armée puisse fournir des moyens, non plus seulement de soutien (santé, génie, transport aérien) mais également de renseignement, voire de combat. Il s’agirait alors d’une situation dans laquelle les forces de sécurité intérieure seraient dépassées et n’auraient pas les moyens de coercition suffisants pour restaurer la sécurité et assurer le bon fonctionnement des institutions.

 

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Préparer la coopération en cas de crise intérieure grave

Rappelons que l’armée, grâce à ses composantes sous-marine et aérienne, est en mesure de mettre en œuvre 24 heures sur 24 l’arme nucléaire qui constitue aujourd’hui encore la garantie de notre indépendance. Elle dispose d’armes conventionnelles puissantes lui permettant de remplir toute une gamme de missions seule ou avec nos alliés. Elle dispose enfin de moyens importants pour agir sur le territoire national en appui des forces de sécurité et, en cas de troubles graves, directement pour  restaurer l’intégrité du territoire, assurer la protection et garantir la liberté de circulation des Français.

 

 

Défense et sécurité demeurent deux responsabilités centrales de l’Etat. Cependant, les moyens pour les assurer ne relèvent pas de la même logique et ne sont pas de même nature.

Pourtant il n’est plus possible de les dissocier ;  il est même indispensable de bien identifier les domaines et responsabilités de chacun  pour préparer l’emploi coordonné de la police et de la gendarmerie avec l’armée dans l’hypothèse d’une crise intérieure grave dont il serait irresponsable de ne pas en prévoir le risque dès aujourd’hui.

Source:

ASSOCIATION de SOUTIEN à l’ARMEE FRANCAISE                                    19 juin 2010

18, rue de Vézelay

75008 PARIS

www.asafrance.fr

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L'air est connu : la France n'a plus les moyens de conserver l'ensemble de ses compétences dans l'industrie de défense.

 

Pourtant, dans les années 1960, elle n'avait pas plus de moyens. Mais de la rencontre d'une volonté politique avec des programmes ordonnés à une même vision nationale est née une industrie florissante, pointue, créatrice d'emplois. Ce qui manque aujourd'hui, c'est une impulsion venue d'en haut capable de forger une vision collective. A suivre les débats récents sur la loi de programmation militaire 2009-2014, et sans sous-estimer la dureté des temps, on est tenté de s'interroger : la politique industrielle de défense française se transforme-t-elle en un "sous-ensemble flou" ? Dans ce domaine pointu, et pourvoyeur d'emplois (plus de 100.000 pour la seule branche armement), on ne parle plus que d'une chose : "sauver les bureaux d'étude". Le modèle économique tend ainsi à ressembler à celui de la sébile. On préserve ce qui peut l'être d'un ensemble de compétences et de laboratoires unique en Europe, tandis que dans les dîners en ville se joue en sourdine la petite musique blasée du repli sur des "niches" industrielles, le tout dans un ensemble transatlantique fonctionnant par subsidiarité.

 

http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/defence/media/photos/defence-policy.jpg

 

Conserver en France l'ensemble du spectre des capacités de défense serait "irréaliste". Il serait temps de cesser de nous prendre pour ce que nous ne sommes plus. Sagesse ? Mais si l'on se trompait de référentiel ? Et si, dans l'orbe régalien de la défense, situé au cœur de l'économie réelle, le problème était non de l'ordre de la technique ou du budget, mais bien de l'ordre de l'esprit, et de son collatéral obligé, la volonté ? Tout à la fois idées-forces et mots d'ordre, l'indépendance et la souveraineté ont irrigué le tissu industriel de défense, des années 1950 aux années 1990. Elles l'ont même, osons le mot, transcendé. Nostalgie d'un temps qui n'est plus ? L'objection est peu recevable : période de croissance ou pas, la France n'était pas plus "riche" hier qu'aujourd'hui, en valeur absolue comme en valeur relative. Une politique industrielle de défense en quête de sens La situation n'était pas moins "désespérée". Les Cassandre pas moins nombreuses. D'un pays ruiné par la guerre, aux structures industrielles démontées, ont néanmoins surgi ces édifices régaliens que sont le nucléaire, l'aéronautique et l'espace. Ces édifices ont créé des millions d'emplois, irrigué l'innovation, nourri le tissu des PME. Les budgets n'expliquent pas tout : car ce que l'on considère aujourd'hui comme le nec plus ultra de la technologie mondiale procède en grande part d'une série de "bricolages" sublimes. Il suffit pour s'en rendre compte de discuter avec certains ingénieurs des années 1960, chez Snecma, Dassault ou Astrium. Qu'est-ce qui motivait les artisans de ce tour de force, chez les industriels comme à la Délégation générale de l'armement ou au Commissariat à l'énergie atomique ? Pas de miracle, en l'occurrence. Mais la rencontre entre une volonté politique et des programmes ordonnés à une même vision nationale.

 

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Laisser le soin de cette vision au marché ou à des alliés, aussi "bienveillants" fussent-ils, eût semblé irrationnel. L'ardeur, l'inventivité et l'implication des hommes, ne fut que la conséquence de cette impulsion venue d'en haut, clairement énoncée, et soutenue quoi qu'il en coûte. Un jeune ingénieur, en sus du défi technologique, pouvait se projeter dans une réalisation collective soutenue par une volonté unanime. Il y avait bien là une logique de création, non de rente frileuse ou d'optimisation, euphémisme du renoncement progressif. En France, "l'indépendance" a cadré la trame industrielle de défense des trente dernières années. Quelle sera la trame de l'avenir, sur laquelle se grefferont les nouveaux Airbus, les nouvelles Ariane, les nouveaux Rafale ? La perspective européenne est loin d'être caduque, sauf que ses engrenages et ses dispositifs donnent l'impression très nette de fonctionner "à vide". En attendant, que faire ? Les drivers technologiques à potentialité régalienne ne manquent pas : intelligence artificielle, aviation du futur, défense antimissile exo-atmosphérique et accès à l'espace, énergies alternatives, et la dissuasion, toujours. Mais pour faire les bons choix, il faut peut-être dépasser le comment ou le combien et se demander pourquoi l'industrie de défense ferraille dans l'arène internationale. En somme, mieux qu'un budget, retrouver une vision, exprimée en termes de destin collectif. Le destin, une notion dépassée ? Erreur, surtout un 18 juin. L'industrie régalienne, par nature, a besoin de sens.


Olivier Zajec, directeur adjoint (Prospective et Stratégie) à la CEIS

 

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14:21 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sécurité, défense, armée, industrielisation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/06/2010

La question du port d'arme....

Avons nous le droit d'être armé?

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cliquez, lire Loi en France

56 % des personnes interrogées lors d’un sondage CSA effectué pour Le Parisien sont favorables à l’armement des polices municipales. Une réponse étonnante. Mais un député de la majorité va plus loin, il s’interroge : la possession d’une arme n’est-elle  pas un droit constitutionnel – pour tous les Français ?  Et pour étayer son argumentaire, il rappelle que le comité qui planchait sur la Constitution de 1791, avait prévu un article X qui disait : «Tout citoyen a le droit d’avoir des armes chez lui, et de s’en servir…». Article qui n’a pas été formalisé, tant à l’époque il paraissait évident.

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cliquez, bio sur les armes et +

Franck Malin, avec trois de ses collègues, vient donc de déposer un projet de loi pour modifier radicalement la réglementation sur les armes. Dans le préambule de son exposé, il cite Christian Estrosi (qui représentait Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur) qui clôturait ainsi en 2006 un colloque sur les armes et la sécurité : « Notre société ne réserve pas la possession d’armes aux seules autorités investies d’un pouvoir de contrainte, c’est-à-dire à l’État et autres personnes publiques. Au contraire, il s’agit du privilège d’un pays démocratique que de reconnaître à ses citoyens des motifs légitimes de posséder une arme, que ce soit pour la chasse, le sport ou la collection… » Et dans son projet, le parlementaire regrette que depuis un texte d’exception voté en 1939, ce soit le pouvoir exécutif qui décide de la réglementation sur les armes alors qu’il s’agit, constitutionnellement, du domaine de la loi. En effet, dit-il « les Constituants de 1789 et les rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ont indiqué que le droit pour les citoyens de détenir des armes constituait un droit naturel existant en tout lieu depuis des temps immémoriaux, c’est-à-dire, “un principe supérieur et intangible, qui s’impose non seulement aux autorités d’un État déterminé, mais aux autorités de tous les États” ».

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cliquez lire info sur les EU, les jeunes, la loi et les armes

Le Code pénal de 1810 rangeait le droit d’avoir une arme parmi les droits civiques, civils et de famille. Et aujourd’hui encore, il est admis que les citoyens ont le droit de se défendre, et concourent, si besoin, à la défense de la Nation. Rappelez-vous l’appel de Michel Debré dans la nuit du 23 avril 1961 : « Dès que les sirènes retentiront, allez-y, à pied ou en voiture… » Il s’agissait pour les Parisiens de s’opposer aux parachutistes attachés au général Salan. Tandis que dans le même temps, place Beauvau, des centaines de personnes faisaient la queue pour qu’on leur donne des armes - qu’ils n’obtiendront d’ailleurs pas. L’Union française des amateurs d’armes, qui se bat depuis longtemps pour une modification de la réglementation, cite les six critères établis par « d’éminents politologues », comme Zbigniew Brzezinski (conseiller à la sécurité du président Jimmy Carter) qui définissent l’installation du totalitarisme dans un pays.


« L’arme symbole de la démocratie ! Je ne sais pas si les Français vont suivre ce raisonnement…

Mais pourquoi des députés montent-ils au créneau sur un tel sujet, alors que l’écho des détonations des Kalachnikovs résonne encore aux oreilles des témoins des fusillades de Villiers-sur-Marne et de Marseille ! Allez, cherchez bien ! Qu’est-ce qui peut faire bouger tant soit peu l’ordonnancement de notre vieux pays ? L’Europe, évidemment. Il s’agit de se mettre en conformité  avec les directives européennes. Raison pour laquelle depuis plusieurs mois, un groupe de travail dirigé par le préfet Patrice Molle planche sur le sujet. Aujourd’hui, les matériels de guerre, armes et munitions sont classés en différentes catégories qui vont, pour le haut de tableau, du char de combat à la lunette de nuit ou au matériel de cryptologie ; et pour le bas du tableau, des armes blanches, aux armes de tir ou de collection. Cette classification, qui ressemble à un inventaire à la Prévert, est tellement alambiquée que personne ne s’y retrouve. Qui peut dire aujourd’hui si la grand-mère qui serre précieusement une bombe aérosol de défense dans son sac est en infraction ou non ?

On irait donc vers une simplification. Certaines armes, comme les armes blanches, les armes de collection, les armes non létales…, pourraient être achetées et détenues librement. On s’acheminerait également vers un assouplissement concernant l’autorisation de port d’arme, qui en France est quasi impossible à obtenir – sauf à avoir le bras long. Je ne sais pas si ces propositions vont aboutir… On a tellement pris l’habitude, après chaque drame, d’entendre dire que la réglementation sur les armes allait être durcie, qu’on est presque à contre-courant. La France est l’un des pays où pratiquement tout est interdit dans ce domaine – et l’on nous dit ces jours-ci, dans la presse, que n’importe qui peut se procurer une Kalachnikov pour moins de mille euros… Alors ?

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En Grande-Bretagne, où les règles sont également très dures, un chauffeur de taxi vient de faire un carnage… Alors ? Cette réglementation coûte un fric fou pour la faire respecter et l’on n’y comprend rien. Faut-il la simplifier ? Sans aucun doute. En tout cas, il faut faire la distinction entre celui qui détient une arme pour d’honnêtes raisons (tir, chasse, collection…) et les autres. En revanche, on pourrait utilement réfléchir à un fichier (un de plus) qui répertorierait « l’empreinte » de toutes les armes à feu qui circulent en France, même celles des policiers et des gendarmes.  Au moins, cela faciliterait les enquêtes, et peut-être cela mettrait-il un peu de plomb dans la tête de ceux qui en détiennent une…

Je voulais dire que cela les responsabiliserait  - moi compris. »

Source blog-Le Monde du 6/6 auteur inconnu?

obtenu par l'IHEDN dont je suis membre auditeur

Stratégie: Puissance - Compétivité; Conflictualités - Sécurité globale

La compétitivité stratégique de la France au XXIème siècle

 

 

Tel était le thème du colloque organisé à l’Ecole Militaire le 26 mai dernier par trois prestigieuses écoles, le CID (Collège Interarmées de Défense), l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) et HEC (Hautes Etudes Commerciales) qui représentent d’une certaine manière la puissance intellectuelle de la France mettant en synergie trois forces, facteurs de puissances, militaire (CID), étatique (ENA) et commerciale (HEC).

 

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La puissance est évidemment facteur de compétitivité et la réciproque est également vraie. Ainsi, fallait-il parler de la notion de puissance pour une première table ronde. Trois intervenants venant de différentes sphères ont pris successivement la parole : pour la sphère académique, François Géré, président fondateur de l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS) ; pour la sphère militaire, l’Amiral Thierry d’Arbonneau, directeur de la protection du patrimoine et des personnes chez Areva ; pour la sphère parlementaire, le député (Nouveau Centre) Philippe Folliot, auteur de France-Sur-Mer, un empire oublié.


François Géré nous a livré des concepts théoriques sur la notion de puissance et une typologie des puissances étatiques qui mérite d’être évoquée. Il les distingue en deux catégories formées elles-mêmes de sous divisions. Il y a les puissances de statu quo, celles qui ont toujours gardé de l’influence. Dans ces puissances dites de statu quo, on retrouve les puissances passives dont la stratégie est plutôt défensive et les puissances actives dont la stratégie consiste à un renforcement permanent de la puissance comme c’est le cas aux Etats-Unis. A côté de ces puissances, on retrouve les puissances perturbatrices divisées en trois sous groupes : les puissances ascendantes, qu’on appelle plus couramment émergentes (Brésil, Inde, Chine) ; les puissances déclinantes (la France en fait-elle partie ? tel peut être le sujet d’un débat) ; celles en phase de récupération de puissance comme la Russie. François Géré souligne cependant à juste titre que le facteur nucléaire transforme ces catégories traditionnelles. Ainsi, le Pakistan équipé de la bombe mais pourtant dénué quasiment de toute puissance économique, diplomatique et culturelle fait figure de puissance car l’Etat est équipé de l’arme la plus destructrice au monde.

 

 

 


Nous pouvons compléter cette typologie en définissant les puissances selon une hiérarchie. Une hyper-puissance peut à elle-seule garantir la sécurité mondiale, intervenir seule partout où elle le désire sans se heurter à des sanctions. Elle peut également exclure une question de l’agenda international dans les réunions diplomatiques et exclure également un Etat de la table des négociations. Un seul pays aujourd’hui est en mesure d’être une hyper-puissance : les Etats-Unis. Une superpuissance peut garantir la sécurité de ses Etats satellites et peut intervenir en toute impunité dans ces mêmes Etats. Au niveau diplomatique, elle a la capacité à ajouter un point dans les réunions internationales et peut fédérer ses Etats satellites autour de sa position. Aujourd’hui, il est difficile de nommer une réelle superpuissance. Il y en a eu deux au temps de la Guerre froide, l’URSS et les Etats-Unis. Une grande puissance protège des intérêts globaux et peut intervenir où elle veut dans le monde. Sur le plan diplomatique, elle est capable d’influencer l’agenda international et a la possibilité de réunir une coalition autour de ses vues. Le Royaume-Uni en est sans doute une même s’il suit généralement les positions américaines. Une puissance moyenne protège des intérêts locaux, est capable d’intervenir sur un territoire étranger. Diplomatiquement, elle peut influencer certains thèmes de l’agenda international et peut négocier son ralliement à une coalition. La France occuperait ainsi une position hybride. Il est difficile de la placer dans la catégorie des grandes puissances. Ce serait malhonnête. Il serait faux aussi de la catégoriser comme puissance moyenne. Elle a été une superpuissance au temps de Napoléon. Elle a été une grande puissance au sortir de la première guerre mondiale ainsi que sous l’ère du Général de Gaulle. Aujourd’hui, elle ne jouit plus de la même influence mais il faut noter certains rebonds qui empêchent de la désigner comme seulement une puissance moyenne. Elle a réussi à une former une coalition lorsqu’elle a désapprouvé en 2003 l’intervention américaine en Irak. Elle a constamment influencé sous l’ère Sarkozy les décisions européennes (Union pour la Méditerranée, crise en Géorgie, crise grecque…). Et en dehors de la scène européenne, elle a réussi à influencer la diplomatie mondiale en étant le fer de lance du G 20. Enfin, dernière catégorie, les puissances régionales. Elles peuvent nuire sur les flux internationaux, peuvent intervenir dans un périmètre étranger proche. Sur le plan diplomatique, elle a son mot à dire dans l’agenda régional et peut mettre son veto dans l’émergence d’un consensus régional. C’est le cas par exemple du Brésil.


Je ne m’attarderai pas sur les propos de l’Amiral Thierry d’Arbonneau dont les propos, cela dit fort intéressants, étaient plus consensuels. Il a cependant rappelé le rôle de l’Europe comme nouvelle puissance mondiale mais a souligné qu’elle ne deviendra véritablement puissance que dans la mesure où elle sera dotée d’une capacité militaire propre. Il a eu le mérite de citer Jean de La Fontaine : « toute puissance est faible à moins d’être unie ».


Dans cette table ronde, il était nécessaire d’écouter avec attention l’intervention du député Philippe Folliot. Enfin, un discours positif, optimiste qui change du ton morose et quotidien des déclinologues. Auteur de France-Sur-Mer, il ose dire que la France sera la première puissance mondiale en 2058. Raconte-t-il un conte de fées ? Sommes-nous dans l’utopie complète ? Pas vraiment si on écoute bien ses arguments. Avant d’être une puissance continentale[1], la France est une puissance maritime[2] parce qu’on a trop tendance à se focaliser sur la métropole et pas assez sur ses départements et territoires d’outre mer. Avec notre domaine maritime, nous sommes le deuxième pays le plus étendu au monde juste derrière les Etats-Unis. Nous sommes présents sur quatre continents et trois océans. Malheureusement, nous n’exploitons pas aujourd’hui toutes les ressources que nous offre cet espace maritime. En matière d’énergie, la mer est une véritable source inépuisable (l’énergie provenant des vagues, de la houle, celle provenant des courants thermiques ainsi que les éoliennes offshore). Le député nous alarme aussi sur la situation dans une quarantaine d’années. On estime la population mondiale en 2050 à neuf milliards. Les cultures vivrières ne pourront suffire à nourrir cette population. Il faudra aller chercher d’autres ressources. Elles seront dans les océans à commencer par les algues. Philippe Folliot considère que dans l’absolu, on connaît mieux l’espace que l’océan. 95% des océans sont à découvrir. Et puis, il y a évidemment le problème de l’eau potable. Le dessalement de l’eau de mer n’est pas assez connu. Pourtant, il cite Barcelone, la ville espagnole dont l’eau potable provient en grande majorité du dessalement de l’eau de mer. Il regrette également que dans le débat sur « le grand emprunt », la problématique maritime ait totalement été oubliée. Il a salué l’organisme IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer), « la NASA de l’océan » selon ses mots. Il a conclu son exposé par cette phrase du grand navigateur Tabarly : « les Français ont la mer dans le dos quand ils regardent la plage ». Il ne faut donc pas oublier cet atout stratégique fondamental pour notre puissance.


La deuxième table ronde abordait la thématique des nouvelles conflictualités et de la sécurité globale. Trois intervenants ont pris la parole : pour le monde industriel, Antoine Bouvier de MBDA ; pour le monde militaire, le Général Henri Bentégeat, ancien Chef d’Etat Major des Armées ; enfin, pour le monde parlementaire, le député UMP Bernard Carayon, spécialiste des questions d’intelligence économique.


Antoine Bouvier nous a fait la promotion des industries de défense comme levier de compétitivité stratégique. Elles sont des industries de haute technologie, de souveraineté et elles apportent de la substance à des accords stratégiques. Enfin, elles ont généralement une dimension européenne. Elles sont aussi un levier de cohésion sociale. MBDA est ainsi le premier employeur de la région Centre (Bourges).


Le député Bernard Carayon a évoqué plusieurs leviers de compétitivité, pas seulement le levier industriel. La circulation ultra rapide de l’information est un facteur multiplicateur des crises et les rend plus difficilement solvables. Dans ce contexte d’augmentation des crises, sont apparus de nouveaux acteurs qui peuvent peser sur la compétitivité stratégique comme les ONG et les Think tank. Il faut donc aujourd’hui composer avec ces nouveaux acteurs. Autre levier de compétitivité, la puissance intellectuelle et culturelle, éléments piliers du soft power[3]. La France a des atouts en cette matière : des écoles de qualité comme celles qui ont organisé ce colloque. Les lycées français à l’étranger sont également facteur d’excellence. Et en matière de puissance culturelle, n’oublions pas que nous sommes la première puissance touristique au monde et que notre « savoir vivre » s’exporte quasiment partout. Notre modèle social est très attractif et de nombreuses entreprises même américaines s’inspirent aujourd’hui de la flexibilité à la française. En matière d’influence, il ne faut pas non plus oublier comment la France a géré la crise financière mondiale en 2008 et comment elle a été leader dans la construction du dernier plan de sauvetage de l’Union européenne. Bernard Carayon a rappelé l’importance fondamentale que joue le fond stratégique d’investissement pour relancer la compétitivité économique française.

 

 


Il est dommage qu’on n’ait pas entendu parler durant cette conférence de politique d’intelligence économique comme facteur de compétitivité. On observe tous les jours comment le système d’IE américain, japonais ou chinois aide efficacement leurs fleurons industriels. La France se dote d’un système de plus en plus performant mais qui nécessite encore des améliorations. Nous avons des secteurs d’excellence, notamment dans le domaine de l’armement, mais parfois, nous ne connaissons pas assez les marchés mondiaux pour remporter des contrats. Ceci est dû à un manque de renseignement économique. Nous avons un autre secteur d’excellence, le nucléaire. Pourtant, nous avons connu un échec cinglant : l’EPR d’Abu-Dhabi. Il était pourtant incontestablement le meilleur, le plus propre et le plus productif mais il était dix milliards de dollars plus cher que l’offre proposée par les Sud-Coréens. Est-ce bien raisonnable de viser un pays en voie de développement avec de la technologie haut de gamme ? Nous ne savons pas nous positionner sur les marchés mondiaux ! Cela rappelle terriblement notre échec dans la vente des Rafales au Maroc qui s’est finalement tourné vers les F-16 américains bien moins chers.

Aymar de Chaunac

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Lire bio

Source IHEDN (dont je suis membre, auditeur)


[1] Les puissances continentales ont une stratégie de contrôle des ressources et des territoires. Leur atout est la profondeur stratégique, qui les garantit contre une invasion rapide, et des ressources abondantes. (les 100 mots de la géopolitique, Jean-Marc Huissoud et Pascal Gauchon)

[2] Les puissances maritimes ont une stratégie de contrôle des routes pour sécuriser leurs approvisionnements et leurs débouchés, et pour maintenir l’ennemi loin de leurs côtes. Leur atout est l’isolement. (les 100 mots de la géopolitique, Jean-Marc Huissoud et Pascal Gauchon)

[3] Nouvelle forme de la puissance. La séduction, la persuasion deviennent des vecteurs privilégiés. Le soft power est associé à des ressources de puissance intangibles telles que la culture, l’idéologie et les institutions. En bref, il consiste à obtenir des autres qu’ils veuillent la même chose que vous. (les 100 mots de la géopolitique, Jean-Marc Huissoud et Pascal Gauchon)

10:43 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stratégie militaire, compétences, puissance, sécurité, défense | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/05/2010

Dossier radars - France/routière - Sarkozy

Depuis l'apparition des radars automatiques, le nombre de tués sur les routes a chuté de 55%.

©  Vincent LQ - Fotolia

 

Dossier sur le coût des radars, qui est, en même temps, une information générale sur les fonctionnements

et les systèmes mis en place.
http://img.src.ca/2009/02/24/480x270/AFP_090224radar-photo-route_8.jpg
cliquez lire bio

 

196 millions d'euros en tout. C'est ce que les radars automatiques vont coûter cette année au contribuable. Depuis que Jacques Chirac a fait de la mortalité routière une des priorités de son quinquennat, ces automates ont fleuri sur nos routes.


Le Président à changé, mais la doctrine est restée la même. Vitesse, feux rouges, passage à niveau et bientôt distances de sécurité, les pouvoir publics continuent de mettre le paquet sur les contrôles automatisés. Objectif : 4 500 radars installés d'ici 2012, contre à peine 3 000 fin 2009.

 

 


Mais s'ils sont de plus en plus nombreux, les radars rapportent de moins en moins d'argent et coûtent de plus en plus cher.( lol)

 

Quoique regardez, il y en a des pas onéreux, qui plus est, un chômeur de moins, mrd un fonctionnaire de plus, épineux problème lol.

 

 


542 millions € de recettes grâce aux amendes des radars automatiques


Pour 2009, les recettes issues des amendes de radars automatiques devraient atteindre 542 millions d'euros. Sur cette somme, 212 millions d'euros serviront à entretenir les radars existants, en installer de nouveaux et traiter les procès-verbaux. Légalement, c'est la destination prioritaire des recettes générées par les radars.


Deuxièmes dans les priorités de versement, les collectivités territoriales devraient recevoir 130 millions d'euros, dont 30 pour les départements et 100 pour les communes et leurs groupements. Enfin, l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) perçoit chaque année le solde du produit des amendes radar, soit 200 millions d'euros pour 2009.


2 750 radars automatiques installés en France fin 2009


A fin 2009, ce ne sont pas moins de 2 750 radars qui étaient installés sur les routes françaises. Parmi eux, la majorité (1 665 radars) était fixe, un tiers était mobile (935 radars), c'est-à-dire embarqués dans des véhicules banalisés. Enfin, avec 150 unités, les radars de feux rouges ont commencé à faire leur apparition (4% du parc).
D'après un rapport parlementaire, les autoroutes comprenaient 14,9% du total des radars fixes, les nationales 27,8%, les départementales 53,5% et les boulevards périphériques 3,8%.
En 2010, l'Etat envisage d'installer 530 radars automatiques de plus, ce qui portera leur nombre à 3 280 unités dont 320 fixes, 200 à feux rouges et 10 de passage à niveau.

75 000 € pour installer un radar fixe


Installer des radars fixes coûte de plus en plus cher à l'Etat. En 2009, leur installation coutait 70 000 euros l'unité. Mais en 2010, les tarifs ont été revus à la hausse. Désormais quand l'Etat s'offre un radar fixe, il débourse en moyenne 75 000 euros. Au final, il va dépenser 24 millions d'euros en 2010 pour installer 320 radars contre 11,55 millions d'euros en 2009 pour 165 radars.
Une hausse justifiée par Bercy par les coûts de génie civil. En effet, installer un radar suppose parfois une modification sensible des lieux où il est implanté. Autant de travaux qui alourdissent la facture. Autrement, le prix d'achat d'une cabine est plutôt stable.

70 000 € pour installer un radar automatique mobile


Les radars mobiles sont des dispositifs de contrôle automatisé de la vitesse, embarqués dans des véhicules banalisés. Cette année, l'Etat ne s'en offrira pas. Il faut dire que l'année dernière il avait massivement investi dans ce genre de radar. Pas moins de 100 ont été mis en service, moyennant 70 000 euros par pièce.
Mais en 2010, l'Etat va tout de même consacrer 1,22 million d'euros pour remplacer 35 véhicules. Coût : 34 900 euros pièce pour chaque nouveau véhicule. Cette année, l'Etat va également tester le déploiement de radars mobiles utilisables en circulation pour contrôler d'autres infractions comme le port de la ceinture ou les distances de sécurité.

115 000 € pour installer un radar feu rouge


2010 sera l'année du radar à feux rouge. En l'effet, l'Etat envisage de dépenser pas moins de 23 millions d'euros pour installer 200 machines de ce type à travers toute l'Hexagone. C'est presque autant que pour les radars fixes. Mais la technologie et les conditions d'installations de ces appareils font flamber la facture : 115 000 euros pour acheter et installer un radar de ce genre, 50% de plus cher qu'un radar fixe.
Le coût d'installation d'un dispositif de contrôle du respect des feux rouges comprend l'appareil, mais aussi la cabine et tous les coûts relatifs au génie civil, y compris le  raccordement aux différents réseaux informatiques.

150 000 € pour installer un radar de passage à niveau


Dans le cadre du plan "passage à niveau", il a été décidé la mise en place de dispositifs de contrôle du respect des passages à niveau. Proche des radars à feux rouges dans leur conception, ils coûtent autrement plus cher : 150 000 euros pièce.  10 appareils devraient être déployés d'ici fin 2010, soit une facture supplémentaire de 1,5 million d'euros.
Ce qui coûtera le plus cher dans l'installation de ces radars, ce sont là aussi les travaux de génie civil à l'approche de la voie ferré. Mais ce genre de radars ne devrait pas être généralisé puisqu'il cible prioritairement les passages à niveaux dangereux mais pour lesquels aucuns travaux d'aménagement ne sont prévus à court termes.

 

 

 

21 015 € par an pour entretenir un radar fixe


Avec 38,26 millions d'euros, le coût du maintien en condition opérationnelle de tous les radars fixes de France devrait augmenter en 2010 de 1% par rapport à 2009. Une stabilité louable dans la mesure où le parc de radars augmentera lui de 20%.
Pour la seule maintenance d'un radar fixe, comptez 13 005 euros. Ajoutez 8 010 euros par radar pour le vandalisme, et l'entretien coûte finalement 21 015 euros en moyenne par an à la collectivité. La maintenance des radars fixes s'effectue par des tests à distance et des interventions sur le terrain qui ont un coût élevé

11 000 € par an pour entretenir un radar mobile


Avec 10,29 millions d'euros, le coût du maintien en condition opérationnelle de tous les radars mobiles de France devrait augmenter en 2010 de 33% par rapport à 2009. Une flambée à comparer à l'augmentation du parc de radars mobile, en hausse 11%.
L'entretien et la maintenance d'un radar mobile coûte en moyenne 11 000 euros pièce par an. Mais c'est sans compter sur le remplacement des véhicules réformés chaque année. En 2010, ce sont 35 nouveaux véhicules (en remplacement des anciens) qui devraient prendre du service pour 1,22 million euros, soit 34 900 euros pièce. L'avantage des radars mobiles repose sur l'absence évidente de vandalisme sur les appareils de contrôle

24 980 € par an pour entretenir un radar à feux rouges


Avec 6,97 millions d'euros, le coût du maintien en condition opérationnelle de tous les radars à feux rouges de France devrait augmenter en 2010 de 270% par rapport à 2009. Une flambée à comparer à l'impressionnante augmentation du parc de radars à feux-rouges, en hausse de 223%.
L'entretien et la maintenance d'un radar à feux rouges coûte en moyenne 23 980 euros par pièce auquel il faut ajouter les frais liés au vandalisme, soit 1 000 euros en moyenne par an et par radar. Le coût plus faible du traitement du vandalisme s'explique par l'implantation urbaine de ces radars. La maintenance des radars s'effectue par des tests à distance et des interventions sur le terrain qui ont un coût élevé.

 

 

 

 

66,5 contraventions dressées pour 100 flashs


Aussi incroyable que cela puisse paraître, le déclenchement d'un flash, n'est pas synonyme d'une amende recouvrée. Au contraire, sur les 8,32 millions de flash des radars automatiques, seuls 66,5% d'entre eux donnent lieu à l'envoi d'une contravention. En effet, seuls les véhicules immatriculés en France, au Luxembourg et en Suisse sont identifiés par les machines. Sont exclus tous les autres véhicules étrangers pour lesquels l'Etat ne peut émettre aucune contravention, en l'absence d'accord.
Par ailleurs, certains clichés sont inutilisables pour des raisons techniques, ou illisbles pour établir une infraction. Mais, si le taux de contravention peut paraître faible, il ne cesse d'augmenter : +6 points en deux ans. Pour y parvenir l'Etat met le paquet : vidéo-codage plus précis, suivi des plus mauvais radars...

92% des radars fonctionnent vraiment


Voilà une statistique étonnante. Tous les radars de France ne fonctionnent pas systématiquement. Entre les actes de vandalisme et les pannes informatiques, 1 radar sur 10 ou presque se révèle inoffensif pour les automobilistes. Ce ratio est calculé tous les jours de l'année par la direction de projet interministériel du contrôle automatisé (DPICA).
Ce taux de disponibilité des radars est très supérieur aux autres pays européens comme en Espagne où il atteint péniblement les 40%. Conséquence immédiate de ce haut taux de disponibilité, des coûts de maintenance très élevés.

5,62 millions € pour transmettre les infractions


Les 45 000 messages d'infraction relevés chaque jour par l'ensemble des radars sont transmis automatiquement par liaison ADSL au centre national de traitement (CNT) de Rennes. Ces messages comprennent le cliché, ainsi que plusieurs informations relatives aux conditions de sa réalisation: quel radar, quelle unité de police ou de gendarmerie, quelle date, quelle commune de constatation de l'infraction et quelle vitesse enregistrée.
Les clichés sont alors analysés par deux logiciels de reconnaissance de forme (Carmen et Lisa) qui parviennent à donner une immatriculation identique dans plus de la moitié des cas. En 2010, l'acheminement de ces informations coûtera 5,62 millions d'euros

4,72 millions € pour imprimer les contraventions


Une fois le flash enregistré et le contrevenant identifié, le centre national de traitement édite un procès-verbal. Et là il faut distinguer les dépenses liées aux avis de contravention (ACO) des dépenses liées aux amendes forfaitaires majorées (AFM) pour les retardataires.
En 2010, il est prévu d'éditer 10,69 millions d'ACO dont 1,85 million pour des contraventions rééditées après identification d'un autre conducteur. La facture s'élève alors à 2,9 millions d'euros (10,69 millions d'impressions à 0,27 euro).  Les 1,68 million d'AFM qui devrait être émises en 2010 (19% des ACO) coûteront elles 1,82 million d'euros en éditique (1,68 million d'impressions à 1,09 euro).

10,52 millions € pour envoyer les amendes


Une fois le contrevenant identifié, il faut lui expédier son amende. Le délai moyen est de moins de 5 jours entre l'infraction et l'envoi. Et là aussi il faut distinguer les avis de contravention (ACO) des amendes forfaitaires majorées (AFM).
En 2010, le centre national de traitement devrait envoyer 10,69 millions d'ACO dont 1,85 million relatif au renvoi d'une contravention après l'identification d'un autre conducteur. En affranchissement, cela représente 5,35 millions d'euros (10,69 millions d'envois à 0,50 euro). Les 1,68 million d'AFM qui devrait être émises en 2010 sont elles envoyées en recommandé, soit un coût de 5,17 millions d'euros (1,68 millions d'envois à 3,08 euros).

1,91 million € pour permettre le télépaiement


Le paiement de l'amende s'effectue à 20% par téléphone ou par Internet. Les paiements par courrier se répartissent à égalité entre l'envoi de chèque et de timbre-amende. Les dépenses relatives à l'exploitation du système de télépaiement des amendes se décomposent de la manière suivante : 1,33 million d'euros pour exploiter l'application, 230 000 euros de maintenance et 350 000 euros pour financer les évolutions du système.
Sur ce point, le centre national de traitement ne cache pas son souhait de voir ce moyen de règlement se développer, puisqu'il favorise le paiement rapide des contraventions. Il envisage même la mise en place de terminaux de paiement chez les buralistes.

3,92 millions € pour gérer les amendes


Il existe deux applications pour gérer les amendes des radars automatiques. WinA pour les amendes forfaitaires et Icam pour les amendes majorées. En 2010, ces deux logiciels vont coûter 3,92 millions d'euros à l'Etat.
WinA, le logiciel le plus sollicité, coûtera 2,7 millions d'euros à lui seul. Sur ce total, 440 000 euros sont prévus pour son exploitation, 540 000 euros seront consacrés à aider les utilisateurs et 1,18 million d'euros serviront à fournir 500 nouveaux postes de travail. Pour les amendes majorées, l'Icam va coûter 1,22 million euros en 2010 dont 260 000 euros pour son exploitation, 560 000 euros pour sa maintenance et 400 000euros pour financer ses évolutions

4,06 millions € pour appliquer la loi


C'est le logiciel WinOMP qui assure la gestion des décisions prises par l'officier du ministère public, notamment dans le cadre du contrôle automatisé. En 2010, ce logiciel coûtera 4,06 millions d'euros. En détail, son exploitation coûtera 360 000 euros et sa maintenance 550 000 euros.
D'un point de vue pratique, la maintenance des 1 300 ordinateurs qui ont accès au système coûtera 630 000 euros, l'aide aux utilisateurs avec la mise en place d'une assistance téléphonique 470 000 euros, la fourniture du papier (800 lots de 1 000 feuilles par mois) 760 000 euros. Et enfin 500 000 euros seront consacrés au développement de l'application

6,73 millions € pour transmettre les infractions à la justice


L'application Minos assure le traitement automatisé des procédures et des décisions de justice au sein des tribunaux de police et des juridictions de proximité. Les dépenses relatives à l'exploitation de Minos (1,31 million d'euros) se décomposent de la manière suivante : 740 000 euros pour sa maintenance et 570 000 euros pour aider les utilisateurs à s'adapter aux modifications apportées au logiciel.
Il existe également des dépenses relatives au développement de l'application. Il s'agit entre autres de former un millier d'agents du ministère de la Justice (3,65 millions d'euros). Enfin, la V2 de Minos, actuellement en préparation, coûtera 1,12 million d'euros en 2010.

11,53 millions € pour traiter les réclamations


En 2010, près de 4,47 millions de courriers devraient être reçus par le centre national de traitement des amendes. La majorité de ces courriers sera relative à la déclaration, à la suite de l'envoi d'un premier avis de contravention, d'un conducteur différent de celui indiqué sur le certificat d'immatriculation. Autrement, ce seront diverses réclamations.
Les dépenses relatives à ce traitement s'élèvent à 11,53 millions d'euros dont 11,22 millions d'euros pour la seule reconnaissance numérique (2,51 euros par déclaration). En 2008, le nombre de flashs inexploitables s'est élevé à 3 millions d'unités pour les radars fixes.

 

 

 

COMME LE DIT SI BIEN MALRAUX :
Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.

16:00 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : radars, sécurité, vitesse, sarkozy, taxe, taxes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/04/2010

Une autre crise, l'Autorité! en amène t-elle la violence?

L’autorité en démocratie, par François Terré

Une communication prononcée à l’Académie des sciences morales et politiques

 

L’autorité semble en chute libre ! Le concept connaît un recul que le juriste François Terré, de l’Académie des sciences morales et politiques, a analysé devant ses confrères réunis en séance. Quelles nuances entre autorité et pouvoir ? Pourquoi ce recul de l’autorité et quels en sont les effets sur notre démocratie ? Finalement, qu’est-ce que l’autorité aujourd’hui dans notre société et qui la détient réellement ?

http://www.canalacademie.com/IMG/jpg/COU_ASMP_Terre_a_la_tribune_assis_tb_2_12_11_07_spip_oK.jpg


Poursuivant ses travaux de réflexion sur le thème de la démocratie, thème choisi pour l’année 2010 par le président Jean Mesnard, l’Académie des sciences morales et politiques réunie en séance, a écouté, le lundi 29 mars 2010, le juriste François Terré dans une communication intitulée « L’autorité en démocratie ». Canal Académie l’a enregistré pour vous, écoutez-le. (le texte ci-dessous n’est qu’un résumé). Pour connaître l’intégralité des propos de F. Terré, il convient de l’écouter ou de lire son texte sur le site de l’Académie http://www.asmp.fr/travaux/communications/2010_03_29_terre.htm

Il s’agit bien de l’autorité "dans" ou "en" démocratie et non de l’autorité "de" la démocratie ! Première précision donnée par François Terré qui ne reprend pas l’origine du mot démocratie mais souligne tout de même qu’entre celle du monde antique et celle du monde moderne, il y a sûrement de fortes différences, de même qu’entre la démocratie réelle et la théorique...

Ensuite, il élimine des acceptions de l’autorité : il ne parle pas des institutions, des commissions et autres "Hautes Autorités" (il n’y en a jamais de basses...).

Enfin, il rappelle les 4 types d’autorités définis par Alexandre Kojève (1902-1968), autorité qui tient à des personnages :
l’autorité du père (parents, gens âgés, défunts par testament, ...)
l’autorité du maître (noble/vilain, militaire/civil, vainqueur/vaincu, ...)
l’autorité du chef (leader, duce, furher...)
l’autorité du juge (arbitre, contrôleur, confesseur...)

François Terré préfère aborder le sujet en examinant trois périodes : l’essor du concept d’autorité, son recul, la nostalgie qu’on en garde.

1 - l’essor

Comme tout concept, l’autorité a un moment de naissance : à Rome. Mais F. Terré la distingue de auctoritas (qui vient non pas d’autoriser mais d’augere, augmenter) et de potestas.

L’autorité comme valeur : elle ne se confond ni avec le pouvoir ni avec la persuasion. Elle requiert toujours l’obéissance (mais sans violence ni persuasion) ou au moins la coopération.

2 - le recul

Puis le concept d’autorité a reculé. François Terré fait remarquer qu’on ne parle plus maintenant "d’autorité paternelle" mais "d’autorité parentale", ce qui, pour le juriste de la famille qu’il est, est loin d’être la même chose...

Pourquoi ce recul ? Il note deux causes (reprenant d’ailleurs les réflexions d’Hanna Arrendt) :
le recul de la tradition, amoindrissement de la puissance du passé,
le recul de la religion, mise en doute de la vérité religieuse.

Les effets de ce recul : ils sont nombreux dans de multiples domaines. Il n’est qu’à considérer l’essor des réflexions (thèses, études, livres) sur "la désobéissance civile" par exemple ("on n’a pas attendu José Bovet", dit F. Terré qui développe assez longuement ce concept de désobéissance dans les faits et dans la loi).

3 - Nostalgie

nostalgie de l’autorité de la loi (septicisme),"mais il faut cesser de dire "il y a trop de lois", car on dit cela depuis la nuit des temps !". Ce qui est mauvais, ce n’est pas le pullulement des lois mais leur instabilité...


Qu’est-ce qui fait autorité dans notre société aujourd’hui ? Les médias, ou du moins, la potentia de l’opinion...les sondages, les palmarès, les listes des premiers... etc. C’était déjà le cas à Rome : l’influence de l’opinion devient vite abusive. Mais l’influence n’est pas l’autorité, bien qu’il soit difficile de les distinguer.


Revenir à l’essentiel : l’éducation


En conclusion, François Terra a choisi de revenir à l’essentiel : l"’éducation où l’autorité repose sur une relation nécessairement inégalitaire. Or, nous vivons dans une démocratie où le modèle est égalitaire et libérale, a-t-il encore soulign, Un mauvais usage de la liberté s’ajoute un mauvais usage de l’égalité, disons plutôt un ravage de l’égalitarisme qui se recommande d’un esprit démocratique dévoyé...

Alors faut-il désespérer ?


Non, continuons à espérer dans notre recherche de l’autorité perdue ! Et revenons à la philosophie antique : Un retour à la leçon de la philosophie antique porte à penser que l’éducation, alors au coeur de la pensée grecque, s’impose aujourd’hui, quand on s’interroge sur l’autorité en démocratie. La réflexion affecte tout le devenir de la pensée contemporaine...


Des conséquences, la violence??

 

Violence : la situation peut basculer à tout moment !

J’ai assisté aux États généraux de la violence à l’école qui se sont tenus cette semaine. Il y a avait un décalage considérable entre la salle et la tribune. Malgré les interventions très éclairées de professeurs et chefs d’établissements, aucune réflexion n’a pu s’engager autour des sources de cette violence. Il n’a en effet été question que des mesures à prendre pour aider les enseignants à faire face à la violence. À mes yeux, ces états généraux sont une véritable imposture. Ils laissent en effet à penser que le sujet est traité, alors qu’il ne l’est pas.

 

http://img.youtube.com/vi/CA4aarH5A-Y/0.jpg

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La sécurité est le premier des besoins primaires. Lorsque le peuple finit par se forger la conviction que l’État n’est plus capable d’assurer la sécurité des individus, alors il est à craindre que le chaos ne survienne, suivi d’une période de sévère reprise en main qui finira par être attendue et espérée par le peuple lui-même. La France s’achemine-t-elle de nouveau vers un régime très autoritaire ? C’est une hypothèse qui ne peut plus être écartée.

Le Parisien : « Martin, un jeune cartographe de 24 ans, a été lynché sans raison, vendredi soir, place Grenette, en plein centre-ville de Grenoble, par un groupe d’une quinzaine de jeunes. Inconscient et saignant abondamment, il a été transporté au CHU de Grenoble où il se trouvait toujours dans un état critique dimanche. »

France24 : « Âgés d’une vingtaine d’années, les agresseurs, qui venaient d’être expulsés du tramway dans lequel la victime et ses amis avaient pris place, ont alors attaqué verbalement puis physiquement ces derniers, arrivés à leur destination et qui tentaient de les ignorer, a-t-on ajouté de même source. La quinzaine d’agresseurs, montés dans le tramway à une station située dans les quartiers sensibles de Grenoble, étaient toujours activement recherchés dimanche. »

Libération : « Comme à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), la semaine dernière, un groupe d’une vingtaine de jeunes armés de bâtons et de pierres ont bloqué le bus, fait descendre le chauffeur et les deux passagers, avant d’y mettre le feu. Puis, ils ont décampé avant l’arrivée de la police. La scène s’est déroulée mercredi soir, vers minuit, dans le quartier de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon (Essonne). »

Libération : « Une école des Clayes-sous-Bois (Yvelines) a été en partie détruite par un incendie d’origine criminelle dans la nuit de vendredi à samedi, suscitant la colère des parents d’élèves et la condamnation du ministre de l’Éducation Luc Chatel pour “cet acte inqualifiable”. […] La déléguée des parents d’élèves s’est dite “sonnée, choquée et en colère par cet acte inadmissible”. “Comment peut-on s’en prendre à une école comme celle-ci où le projet pédagogique était important ? C’est incompréhensible”, a-t-elle déclaré à l’AFP. Plus loin Dalila Bragier, la maman de la petite Inès porte une caisse de livres. Elle réagit : “C’est l’état de choc. Depuis un an on signale des incendies dans le quartier. On était attaché à cette école”. Le maire des Clayes-sous-Bois, Véronique Coté-Millard, a exprimé sa vive émotion : “On reste sans voix. L’an dernier un incendie avait détruit un bâtiment qui devait servir de centre de loisirs. S’attaquer à une école, c’est inqualifiable. Tout le monde est en émoi ici. Lundi, nous allons accueillir les parents et les élèves. Une cellule psychologique sera mise en place. Il nous faut accompagner les familles. Les 194 élèves de l’école doivent être répartis dès lundi dans les autres établissements de la commune…” »

S’il fallait une mesure pour commencer, ce serait de couper les subventions à toutes les associations qui ont largement participé à nourrir haine et ressentiment envers la France et les Français, et qui continuent d’ailleurs à le faire. Bien sûr, il faudrait alors bien en expliquer les raisons, afin qu’il n’y ait pas d’incompréhension. Nous le voyons, il est dramatique de les avoir ainsi laissé scinder le corps social entre « victimes » et « bourreaux ».

Je l’ai déjà écrit : « Notre société récolte à présent la haine que cette approche a instillée dans le cœur des populations issues de l’immigration ». J’avais également évoqué la stupéfaction et l’incompréhension de Thione Niang, Américain d’origine sénégalaise et Président des affaires internationales des jeunes démocrates américains, devant la haine envers la France que des jeunes de l’immigration avaient exprimée devant lui lorsqu’il était allé à leur rencontre.

Il ne sert jamais à rien de nier la réalité des problèmes. Il faut, bien au contraire, les traiter dès leur apparition, surtout lorsqu’ils touchent à la cohésion nationale. Est-il encore temps d’éviter le pire ? Je n’en sais rien, car n’importe quel évènement peut désormais tout faire basculer et aboutir à ce que la situation échappe au contrôle des pouvoirs publics.

Chaque jour me renforce dans ma conviction que ce sont bien toutes les propositions politiques du Puzzle de l’intégration qui doivent être mises en œuvre et ce, de manière urgente. Il faut tourner le dos à l’imbécillité des plans banlieues et autres politiques d’intégration qui se succèdent depuis déjà longtemps, sans fournir les résultats que les Français sont en droit d’attendre au vu des budgets engagés. (Imbécile : « qui est peu capable de raisonner, de comprendre et d’agir judicieusement »)

J’ai écrit tout un ouvrage pour vous permettre d’approcher la complexité du problème de l’immigration-insertion-intégration. Les jeunes de l’immigration et leurs parents sont, comme le peuple français, victimes de l’aveuglement de nos élites. Mais, bien entendu, le statut de victime n’excuse rien à mes yeux. J’ai récemment participé à un débat. L’accueil de la salle a été des plus chaleureux. Parmi ceux qui sont venus discuter avec moi à la fin, et surtout me faire part de leur complète adhésion, des personnes d’origine maghrébine et africaine. Toutes ressentent la gravité de la situation à laquelle l’absence de bons sens a conduit notre société.

En ce qui me concerne, je continuerai d’écrire et de dialoguer pour faire en sorte que ce sujet soit traité dans sa globalité, tout en veillant à ce que la France ne soit jamais brutalisée. Pour cela, il ne faut pas hésiter à recourir à de vraies sanctions contre ceux qui sèment la terreur et le chaos, mus par leur haine de la France et leur inaptitude à respecter les normes collectives de la société française. Une sanction est réputée efficace lorsqu’elle dissuade de passer à l’acte. Dans le cas contraire, elle ne l’est pas. Nous pouvons donc en déduire que celles qui sont actuellement appliquées sont totalement inefficaces.

 

Malika Sorel est sociologue

 
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