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18/08/2010

La crise sociètale ne nous conduit-elle pas vers l'extrèmisme?

Curieux pays où l'on enferme des retraités ayant eu le tort de se défendre contre des cambrioleurs qui s'introduisent à leur domicile. Un pays où il faut protéger et même déplacer des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) qui ont reçu des menaces de mort.


Un pays où la police ne prend plus les plaintes et où la chaîne pénale ne suit pas les interpellations de présumés délinquants qui ne sont enfermés que durant quelques heures.


http://www.bienpublic.com/fr/images/get.aspx?iMedia=13572979http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/sebastiengilot.rmc.fr/images/gd/1257533483/Je-suis-fier-d-etre-francais-mais-attention-toute-forme-d-extremisme-est-nocive-pour-le-pays.jpghttp://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/media/02/02/184370845.jpg

cliquez lire bio sur l'extrèmisme

 

Enfin, un pays où la déchéance de la nationalité, une mesure pourtant ancienne et réservée à une toute petite minorité de criminels endurcis, devient un débat de société sur la stigmatisation de l'immigration. Où des philosophes comme BHL, assez maître dans l'art de la posture et de l'affabulation, se prennent pour des héros en résistance contre une dictature naissante. Où un ancien Premier ministre, Michel Rocard, pourtant estimé de tous, perd les pédales et évoque le spectre du nazisme.

 

http://a21.idata.over-blog.com/340x284/0/56/18/16/hamas.jpg

 

Quand l'autorité est à ce point défaillante, il n'est pas étonnant de voir se multiplier les cas de légitime défense, ici comme ailleurs. Certes, dans l'histoire du retraité de l'Hérault, le procureur de Béziers a invoqué «la réponse disproportionnée à l'effraction dont il a
fait l'objet». Mais quand un climat de peur règne dans un village en raison de multiples cambriolages quand on en a été soi-même la cible et que l'on prend légitimement ombrage d'une de ces intrusions répétées dans sa propriété, ne faut-il pas s'attendre à des dérapages?

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-

 

N'est-ce pas une étrange inversion des valeurs que de demander toujours à la victime de faire la preuve de sa bonne foi et d'afficher la plus grande complaisance à l'égard de l'agresseur. Dans un pays qui gronde sur ces questions, car à l'insécurité économique s'ajoute l'insécurité physique, certaines élites au-dessus de la mêlée ne font-elles pas le lit de l'extrémisme?

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Source RP de l'IHEDN

Sécurité intérieure :
Source journal ou site Internet : Le télégramme de Brest
Date : 13 août 2010
Auteur : Hubert Coudurier
Point de vue. Le lit de l'extrémisme

18/06/2010

Droite et Libéraux, histoire d'une erreur de clivage?

L'histoire se répèterait-elle?

Certes une UMP s'est crée depuis, mais qu'en sera t-il en 2012?

Que pourrons-nous analyser du sarkozisme ? Alors

 

Faut-il parler de la droite ou des droites ?


Les gauches ont toujours été diverses et pourtant on dit sans difficulté : la gauche, puisque les formations qui en font partie se considèrent sincèrement et réciproquement comme telles. Les différences entre elles ont beaucoup varié au cours du siècle mais leur mythologie unitaire n’a pas changé.

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1009982.jpg


Une mythologie équivalente existe-t-elle à droite ? Du point de vue de la gauche : oui.
Celle-ci voit la droite comme un ensemble opposé et symétrique par rapport à elle. Rien
n’exprime mieux ce regard que l’ironie de Rousseau à l’égard de Philinte et de ces
« modérés qui trouvent toujours que tout va bien, parce qu’ils ont intérêt que rien n’aille
mieux […], attendu que Dieu les a doués d’une douceur très méritoire à supporter les
malheurs d’autrui » . Evidemment, la droite ne se reconnaît pas dans ce tableau
partiellement véridique mais trop sévère et en tout cas peu flatteur. Elle se considère plutôt
comme l’ensemble de ceux qui ne pensent pas, avec Rousseau, que, l’homme étant
naturellement bon, tout le mal vient de la société, c’est-à-dire, dirait-on aujourd’hui, du
marché, du capitalisme, de la mondialisation ou de toutes les formes d’inégalité instituée.


Ce rejet, qui se veut de simple bon sens, est le seul facteur qui unifie des opinions
souvent différentes et même contraires. Ce qui revient à dire que la droite comprend tous
ceux qui ne se réclament pas de la gauche. Simone de Beauvoir avait, d’ailleurs, en 1955,
trouvé une explication à cette diversité : « La vérité est une , disait-elle, l’erreur multiple. Ce
n’est pas un hasard si la droite professe le pluralisme. »
La formule fait sourire, mais c’est un fait que si les partis de gauche se disent toujours
de gauche, ceux de droite admettent rarement qu'ils sont de droite. Ils se présentent plus
volontiers comme gaullistes, libéraux ou indépendants. Sous la IIIe République, on trouvait
même des formations de droite portant des noms comme : « Républicains de gauche » ou
« Gauche républicaine démocratique ». Cela tient, pour l’essentiel, à l’histoire française :
l’accomplissement de la démocratie y passe par la Révolution et par la République, que les
droites ont combattues. Si bien qu’aujourd’hui elles répugnent à toute généalogie. En
acceptant la démocratie, elles coupent tout lien avec les droites du passé. D’ailleurs, quand des hommes de droite invoquent de nos jours Constant ou Tocqueville, ils ne disent pas ou ne savent pas que ces libéraux appartenaient au parti du mouvement et non à celui de l’ordre.

Cliquez le lien:
D’où une première division possible au sein de la droite : d’un côté, la droite
réactionnaire (et même révolutionnaire au sens propre) qui remet en cause les principes
démocratiques, et, de l’autre, la droite « évolutionnaire » qui les admet. La première
revendique sans hésiter le terme de droite. La seconde moins facilement puisque, d’une
certaine façon, elle est héritière de la gauche des droits de l’homme et de l’égalité.


A vrai dire, cette opposition entre réactionnaire et « évolutionnaire » s’efface, même si
l’épithète réactionnaire continue d’être utilisée et redoutée. Aucun parti de droite ne remet
en cause le suffrage démocratique et l’économie moderne. Doit-on alors considérer qu’il n’y
a qu’une droite et que ce sont les pesanteurs historiques, les ambitions, la compétition et les
lois électorales qui provoquent la diversité que nous connaissons entre le Front national, le
RPR, Démocratie libérale et l’UDF, qui constitueraient, réunis en une seule formation,
l’équivalent du parti républicain aux Etats-Unis, du parti conservateur en Grande-Bretagne
et de la démocratie-chrétienne en Allemagne ?


Laissons le problème du Front national qui s’est séparé des autres droites en
s’appropriant certains traits de la droite non démocratique. Il joue, dans l’ordre électoral, le
rôle que le parti communiste a parfois joué à gauche, c’est-à-dire celui d’un être hybride qui,
tantôt, soutient son camp en reportant ses voix, et, tantôt, l’affaiblit en se maintenant au
second tour.


A sa naissance, le gaullisme ne se considérait ni comme de droite ni comme de
gauche. Mais, depuis 1962, il exerce un rôle dominant sur la droite de l’échiquier (sauf dans
la période 1974-1981).

Que conserve-t-il de ses origines ? Il voulait unir la nation en effaçant
les discordes partisanes et les oppositions sociales. Or, la démocratie implique la
compétition électorale et on ne supprime les partis qu’en supprimant les élections. Quant
aux conflits d’intérêt, ils sont trop complexes et trop fragmentés pour être médiatisés par un
néo-corporatisme, fût-il baptisé association capital-travail.
L’originalité du gaullisme se trouvait dans la clé politique qu’il proposait : renforcer
l’exécutif par le rôle dévolu au président de la République élu au suffrage universel. En lieu
et place de la monarchie élective, l’acceptation de la dyarchie au sommet de l’Etat (inscrite
dans la lettre de la Constitution) à trois reprises par des dirigeants gaullistes, et donc la
supériorité reconnue à la majorité parlementaire, contrairement aux intentions du général
de Gaulle, a ruiné cette spécificité institutionnelle.
Sur l’Europe aussi, il est difficile de trouver au RPR une grande singularité. Certes, il
est moins fédéraliste que l’UDF, que Démocratie libérale ou que le Parti socialiste, mais
Jacques Chirac a accepté l’expression « Fédération d’Etats-nations » proposée par Jacques
Delors et il veut faire progresser l’Europe de la défense. On mesure le moindre degré
d’européisme de ce parti à la ferveur manifestée pour faire entrer la Turquie dans l’Europe
(ce qui correspond aux voeux des Etats-Unis) ou par l’hostilité voilée dont il témoigne à
l’égard de la Commission de Bruxelles. Disons que, à droite, les différences à propos de
l’Europe se sont réduites, mais que, en s’estompant, elles font revivre une tentation
« nationiste » qui favorise le Front national.
Si le gaullisme ne subsiste plus comme entité spécifique mais seulement comme la
formation parlementaire la plus importante à droite, alliée électoralement aux autres partis
de la droite parlementaire, le libéralisme et la démocratie-chrétienne constituent-ils des
pôles irréductibles de ce côté ?

 

http://www.etudiantsliberaux.be/wp-content/themes/EtudiantsLiberaux/images/header/14.jpg

cliquez l'image, lire Libéralisme


Dans le libéralisme, deux éléments doivent être séparés : la politique et l’économie.
L’essentiel du libéralisme politique (régime représentatif, séparation des pouvoirs, droits de
l’homme) est admis par à peu près tout le monde. A droite (comme à gauche), des
divergences subsistent sur les libertés locales et sur la justice. Les plus libéraux sont
favorables à la décentralisation, voire au fédéralisme interne, et au renforcement du pouvoir
judiciaire. D’autres, par souci d’unité et par crainte de la division, sont réticents. Ces
divergences ne créent pas de vraies séparations, car le mouvement démocratique favorise
naturellement les libertés locales et le pouvoir judiciaire. Personne n’ose militer pour élever
les préfets et pour abaisser les juges. Au plus, on invoquera l’égalité et la République pour
défendre l’Etat et l’uniformité.


Les observateurs étrangers sont étonnés qu’en matière économique les clivages entre
les droites et avec le parti socialiste ne soient pas plus grands. Il est vrai que, à l’exception
d’Alain Madelin, personne n’affiche une préférence explicite pour développer radicalement
le libre-échange, les privatisations, la dérégulation, la flexibilité, les diminutions de
dépenses publiques et les réductions d’impôts. Il règne sur ces questions, à droite, une
grande prudence.
Les candidats se distinguent peu entre eux et ne s’opposent pas
radicalement à Lionel Jospin. En gros, les droites critiquent plus que les gauches le poids de
l’Etat. Mais les socialistes sont devenus plus libéraux qu’ils n’ont jamais été et les droites se
gardent de suivre la voie de Ronald Reagan, de Margaret Thatcher ou même des chrétiensdémocrates allemands.


Valéry Giscard d’Estaing parle de centre-droit, Jean Lecanuet se déclarait centriste,
comme François Bayrou aujourd’hui. L’expression vient de la démocratie chrétienne, qui ne
se voulait ni conservatrice ni socialiste et se considérait comme libérale et sociale à la fois.
Comme la social-démocratie européenne et les partis conservateurs ont évolué dans cette
direction, la particularité de la démocratie-chrétienne s’est affaiblie. En revanche, en
matière européenne, elle reste, et à travers elle l’UDF, fondamentalement fédéraliste, ce qui
la sépare du RPR. Ce qui affaiblit le centrisme en France, par rapport à l’Allemagne, à
l’Espagne et même à l’Italie, où les chrétiens-démocrates restent influents, tient à deux
facteurs : le mode de scrutin majoritaire empêche son autonomie ; la transformation du
gaullisme en parti et les progrès du socialisme rocardien dans l’Ouest ont rogné ses marges
électorales.


Les candidatures de Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac, Alain Madelin et François
Bayrou correspondent donc bien à des sensibilités différentes. La pluralité des candidatures
découle de cette diversité et de celle des partis. La gauche connaît le même problème, mais
ne le traite pas de la même manière. Les socialistes admettent les candidatures communiste et écologiste. A droite, on renâcle.

La majorité des élus de Démocratie libérale ne soutiennent pas leur président Alain Madelin, et plusieurs notables de l'UDF se désisteront avant le premier tour pour le président sortant. Ils font le contraire de ce qu’avait fait Jacques Chirac en 1981.


Pour cette élection présidentielle, la gauche et la droite sont soumises aux mêmes
contraintes : le poids des extrêmes et la nécessité des ralliements au second tour. Leur
opposition s’inscrit dans une évolution historique qui a amené le socialisme de l’idéologie à
la modération et qui conduit la droite à privilégier l’égalité. La question reste de savoir si la
gauche modérée et la droite de gouvernement ne s’épuisent pas réciproquement. Et si
chacune ne peut prospérer qu’à partir des divisions, des erreurs et des échecs de l’autre,
pour appliquer une politique guère différente de celle que l’autre aurait elle-même
pratiquée.

Source: Le Monde du 18 avril 2002

par Jean-Claude Casanova

18:23 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clivage, politique, tocqueville, madelin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/06/2010

Revue de presse de l'Afrique #1

Centre d'études stratégiques de l'Afrique


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Revue de presse du CESA: 8/9 juin 2010 (source IHEDN - dont je suis membre auditeur)

(

L’Ouganda change d’avis et invite le président Béchir au sommet de l’UA de Kampala
Ce revirement intervient après qu’une déclaration de la présidence ougandaise eut indiqué que le président soudanais, qui est inculpé de crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI), ne serait pas le bienvenu en Ouganda. VOA

Kenya : les réformes entraîneront une augmentation de l’aide américaine, a assuré le vice-président Joe Biden
Le vice-président américain Joe Biden effectue une visite de trois jours au Kenya. Les Etats-Unis n’ont cessé d’exhorter les dirigeants kenyans à mettre en oeuvre les réformes convenues dans le cadre de l’accord de partage de pouvoir de 2008. VOA

La France va retirer l’essentiel de ses troupes du Sénégal
La France annonce la fermeture de sa base militaire au Sénégal et le retrait de 900 de ses 1.200 militaires stationnés dans le pays. Le Point

Egypte: El-Baradei trouve un soutien chez les Frères
La confrérie islamiste va aider l’opposant, jusqu’ici empêché de se présenter à la présidentielle. Libération

L’Ethiopie parie sur l’énergie hydroélectrique
L’objectif du gouvernement éthiopien ne manque pas d’ambition : transformer en quelques années ce pays pauvre en puissance hydroélectrique régionale, exportatrice d’énergie, alors qu’il est actuellement l’un de ceux où l’accès de la population à l’électricité est parmi les plus bas du monde. le Monde

Burundi: le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon est arrivé à Bujumbura
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est arrivé mercredi matin à Bujumbura pour une visite de quelques heures consacrée au processus électoral en cours au Burundi contesté par l’opposition. TV5

Gambie: deux tonnes de cocaïne saisies, douze trafiquants arrêtés
Les autorités gambiennes ont saisi plus de deux tonnes de cocaïne près de Banjul et arrêté 12 trafiquants présumés, originaires du Venezuela, du Ghana, du Nigeria et des Pays-Bas, a-t-on appris mercredi de sources concordantes à Banjul et à Londres. TV5

Tripoli ordonne au HCR de quitter la Libye
La Libye a ordonné au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés de fermer ses opérations sur son sol, arguant des activités « illégales » de son représentant. Reuters

Madagascar: La marge étroite de Rajoelina
Le 12 mai dernier, l’homme fort de Tana a annoncé en direct à la télévision nationale qu’il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle prévue le 26 novembre. Officiellement, l’objectif de cette décision- est de mettre fin à la crise politique. allAfrica

La liberté d’expression n’est « toujours pas tolérée » au Maroc, selon Amnesty
Amnesty international a déclaré que le Maroc « ne tolérait toujours » pas la liberté d’expression, et appelé à une « réforme de la justice », dans son rapport international 2010 publié mardi. Au fait Maroc

Kenya: La visite de Biden pourrait annoncer celle de Barack Obama
Le vice-président américain, Joe Biden, est arrivé au Kenya dans la soirée de lundi pour une visite d’Etat de trois jours dans ce pays d’Afrique de l’Est, assez particulier pour l’administration Obama. Afrique en Ligne

source IHEDN

Au Darfour, près de 600 morts et une tension grandissante

Selon un document confidentiel de l'ONU, diffusé lundi 7 juin, les combats au Darfour ont fait près de six cents morts en mai, mois le plus meurtrier depuis le déploiement en 2008 de la mission de paix hybride dans cette région de l'ouest du Soudan. Le Monde

Congo/Afrique centrale : bilan décevant du sommet de la CEMAC

Des dysfonctionnements persistent au sein de la BEAC, la Banque des Etats de l'Afrique centrale. Un constat dressé par des chefs d'Etat lors du sommet extraordinaire des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) qui s'est réuni le 7 juin 2010 à Brazzaville. Les chefs d'Etat ont aussi abordé le thème de Air Cemac ainsi que celui du passeport communautaire. RFI

La Libye ferme le bureau du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés
Les autorités libyennes ont ordonné mercredi dernier au Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) de quitter le pays, a annoncé mardi à la presse une porte-parole du HCR. TV5

Rwanda: Kigali « respecte » la décision de justice de maintenir l'avocat américain en détention

Le gouvernement rwandais a déclaré qu'il « respectait la décision » prise lundi par un tribunal de Kigali de maintenir en détention un avocat américain accusé de nier le génocide des Tutsi de 1994, dans un communiqué reçu mardi à l'AFP. TV5

Côte d'Ivoire: En attendant la BAD

Maudit Eyjafjallajökull. À un mois de l'ouverture des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), les 27 et 28 mai à Abidjan, la fermeture de l'espace aérien européen à la suite de l'éruption du volcan islandais a failli réduire à néant des mois d'efforts. Jeune Afrique
Ouganda - Soudan : Omar el-Béchir exclu du sommet de l'UA, Khartoum s'insurge
L'exclusion du président soudanais Omar el-Béchir de la conférence de l'Union africaine (UA), prévue en juillet en Ouganda, a créé un incident diplomatique. Khartoum réclame une rétractation de Kampala, des « excuses publiques », voire le transfert du sommet dans une autre capitale. Jeune Afrique

Aide publique au développement: une nécessité critiquée
L'aide publique au développement (APD), moteur essentiel du décollage des pays pauvres, notamment en Afrique, est aujourd'hui, cinquante ans après les indépendances de plusieurs pays africains, critiquée sur sa forme et ses objectifs aussi bien au Nord qu'au Sud. RFI

Guerre des ports au Gabon des Bongo

La passation de pouvoir entre Omar Bongo, président gabonais décédé en mars 2009, et son fils Ali, élu dans la foulée à l'issue d'un scrutin contesté, avait tout de la continuité chère à la Françafrique. Mais s'agissant de la guerre des ports entre Vincent Bolloré et Jacques Dupuydauby, il y a de la rupture dans l'air. Libération

Splendeur et décadence en Afrique du Sud

A quelques jours de l'ouverture du Mondial et une vingtaine d'années après la chute du régime de l'apartheid, L'Express va à la rencontre de la société sud-africaine. Dans toute sa diversité. L'Express

Maroc: Le combat de Sonia au nom de son père

Ancien numéro deux de l'armée de l'air, Kaddour Terzhaz a été incarcéré pour douze ans au terme d'un procès expéditif. Sa cadette, Sonia, est la porte-voix opiniâtre d'une campagne de mobilisation pour sa libération. Le Temps (Genève)

10:40 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, afrique du sud, économie, politique, stratégie militaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/05/2010

Réforme de l'Etat, voire davantage changer les institutions!

Le changement de raisonnement, clé de la réforme de l'État

1 - La crise de l’État est universelle, du moins dans tous les pays développés. Elle est le résultat naturel et inéluctable de la révolution des activités humaines à laquelle nous assistons - l’élimination progressive des activités d’exécution et la transformation des pratiques manageriales et du cycle économique qui les accompagne.
L’État actuel est touché à deux niveaux à la fois, dans ses moyens et dans ses méthodes, d’une part, car il est la plus grande entreprise de services d’un pays moderne et dans ses objectifs, d’autre part, : servir une Société travaillant essentiellement sur le relationnel et l’immatériel.

 

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la Belgique ici, l'Etat poulpe

 

2 - Dans la plupart des pays occidentaux, des efforts considérables sont déployés pour faire face à cette crise, particulièrement en développant des modèles d’intérêt général fondés sur des raisonnements en système et non plus hiérarchiques.
La singularité de la France dans ce domaine, c’est son retard à expérimenter et à innover. Son attachement aux modèles anciens n’est pas dû à son hostilité à l’ultralibéralisme mais à la force de ses propres modèles élitiste, hiérarchique et déductif.


3 - Le modèle social est le plus souvent évoqué. Il est fondé sur l’existence d’une super élite très peu nombreuse sélectionnée trop tôt, sans expérience pratique, qui a vocation à occuper les grands postes de l’État et des affaires.
L’écart entre cette super élite et le reste des cadres de l’État entraîne naturellement une tendance au comportement hiérarchique qui reste, malgré ses efforts, le seul moyen de l’élite de peser sur la réalité. D’où, la difficulté à s’affranchir d’une tradition anachronique d’autoritarisme inefficace. Ce modèle a aussi, bien sûr, sa source dans les pratiques de formation de cette élite qui sont particulièrement contraignantes : ascèse des classes préparatoires et des concours, insistance sur les connaissances formelles et la logique du raisonnement.
Le modèle intellectuel est peut-être ce qui reste le plus profond. Il est fondé sur la priorité de l’idée et un certain mépris pour la mise en oeuvre. " L’intendance suivra " est un aphorisme qu’on ne retrouve qu’en France.

 

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L'idée est bonne et nécessaire, quoique c'est un changement d'institution et non une réforme, mais qu'attendez-vous ?

 

4 - La réforme de l’Etat en France est essentielle. Elle ne pourra réussir que si la France s’ouvre aux échanges dans le grand mouvement de réforme qui est en train de s’accomplir avec la rénovation des politiques publiques, à partir de techniques d’écoute et d’analyse permettant de meilleures prises de décision, d’une part, et une véritable évaluation de leurs résultats, d’autre part.
Au lieu de revendiquer l’exception, nous devons à tout prix jouer notre rôle de partenaire actif d’un changement majeur de civilisation. Cette ouverture au changement doit créer un climat ouvert à l’expérimentation et à l’innovation.


5 - La rénovation du système des grandes écoles et surtout des deux majeures, l’école Polytechnique et l’ENA, est la condition et le moyen de ce changement de raisonnement indispensable.
Ces écoles doivent devenir des foyers intellectuels pratiquant, au plus haut niveau international, recherche, conseil et formation.
Pour qu’elles s’écartent du modèle de raisonnement unique qui est encore le leur, il faut qu’elles ne prennent leurs étudiants que plus âgés, après une demi-douzaine d’années d’expérience, et que leur enseignement soit fondé sur la discussion de cette expérience.


La formation, elle-même, doit avoir pour objectif : l’apprentissage de l’écoute - les responsables français sont encore formés à tout savoir, donc à ne pas écouter - la gymnastique de l’analyse et de la stratégie. Les élèves devraient, d’autre part, apprendre sur le terrain les techniques d’évaluation et les modes de réflexion stratégique pour la préparation des décisions.

Par Michel CROZIER

http://www.recherche-et-organisation.com/upload/contenu_pages/aut_Crozier.jpg

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28/05/2010

Profession: Politicien......! mdr

Humour avec Franck Lepage

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http://www.politique-actu.com/files/6872-participation-2,bWF4LTQyMHgw.jpg

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10:39 Écrit par HUMANITAS dans Divertissements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, arrogance, pouvoir, privilèges, langage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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