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14/10/2010

Le revenu de vie, un leurre ou une nécessité, voire les deux à la fois!

Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée, nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès maintenant une transformation réaliste et constructive de la société: celle du revenu de vie.


Chez les libéraux le débat est largement ouvert, et très conflictuel. L'approche philosophique du libéralisme est conforme à cette possibilité, tel Locke(voir le lien de Stéphane Laborde), Smith, Walras....Manent, etc. Elle est difficilement acceptable dans sa conception économique, louable si l'économie de marché hors étatisme est réelle, mais voilà en ces jours ou népotisme et privilèges sont dans tous les étages encore pyramidal de notre gouvernance, faudrait-il trouver un juste milieu, tant humaniste et social qu'individuelle et responsable.

Humanisons les talents de chacun alliés à la richesse quelle occasionne, tout le monde aura a y gagner. Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste.

AL'ain

 

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Alternative libérale propose quelquechose de semblable, Pour un revenu de liberté

Au cœur de la réforme du système social, nous proposons que chaque Français majeur reçoive 500 euros de l’Etat, chaque mois, les parents ou tuteurs recevant 100 euros par mois par enfant à charge. Ce montant est déduit du montant de l’impôt proportionnel sur le revenu. En deçà d’un certain niveau de revenu, cette différence, négative, se transforme en chèque fiscal mensuellement versé par la trésorerie des impôts.

En échange de ce revenu garanti pour tous, nous proposons la suppression de toutes les allocations et autres mécanismes divers de redistribution tels que les aides au logement, le revenu minimum d’insertion, les allocations familiales, etc. Ce revenu d’existence est aussi inclus dans les rentes issues de la retraite par répartition, auxquelles il ne s'ajoute pas.

Nous proposons aussi de substituer au SMIC national des taux minimums horaires librement négociés par les branches ou par les entreprises. Ici, les partenaires sociaux ont un vrai rôle à jouer. Lire la suite...

cliquez le lien ici en recliquant sur donne sociale

 

Le tout nouveau ML-G (Mouvement des libéraux de gauche) ex groupe GL d'AL, propose une similitude à ce projet, cliquez ce lien ici.


Qu’est-ce que le revenu de vie?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses: allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, dividende universel, revenu de base, etc. (cf. Wikipedia)

Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente - quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés.

 

Le film “Revenu de base” traduit en français, cliquez le lien pour voir la vidéo


Le revenu de vie ne rémunère pas l’emploi, mais le travail au sens large

Ni l’emploi salarié, ni les revenus du capital, ni les aides sociales classiques ne peuvent prétendre désormais garantir le droit à l’existence de chacun tel que défini à l’article III de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est un fait: en raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein-emploi ne peut plus être atteint. Par contre le travail est toujours d’actualité, et sa tâche est immense.


Il est plus que jamais nécessaire que chacun puisse travailler, d’abord à prendre soin de lui-même, de ses parents, de ses enfants et de ses proches, travailler ensuite pour contribuer aux biens communs accessibles à tous (connaissances, arts, culture, logiciels, etc.), travailler enfin à inventer et à mettre en oeuvre à toutes les échelles les moyens qui permettront de léguer une planète vivable aux générations futures.


Loin d’être un encouragement à la paresse, nous affirmons que le revenu de vie permettra à chacun, dans la mesure de ses capacités et de son désir, de s’engager de manière sereine, libre et responsable, dans des travaux essentiels pour l’intérêt général que les emplois traditionnels n’ont pas vocation à assumer.


Comment financer le revenu de vie?

Il s’agit précisément d’engager pour le financement du revenu de vie tous les moyens alloués à l’entretien de la chimère du plein emploi. L’institution du revenu de vie implique pour les pays qui le mettront en place de revoir leur système fiscal et social, et probablement de reprendre un certain niveau de contrôle sur la création monétaire qu’ils avaient abandonné aux banques. Les calculs des économistes qui ont réfléchi en profondeur à cette question montrent que cela est parfaitement possible (cf. simulations).


Il n’est nul besoin d’attendre quelque cataclysme pour envisager cette profonde transformation. Cela peut se faire progressivement et sans dommage, à condition qu’il existe une prise de conscience et un engagement suffisamment massif. C’est à cet engagement que nous, signataires de cet appel, voulons amener.


Qu’avons-nous à perdre ?

L’illusion d’un emploi salarié et dûment rémunéré pour tous s’est volatilisé avec la crise. Avec cette disparition, va s’évanouir aussi pour beaucoup le réflexe de se définir en fonction de son activité professionnelle. Il ne faut pas le cacher, l’institution du revenu de vie amènera probablement à s’interroger plus encore, sur notre identité, notre rôle dans la société, notre aspiration à procréer en regard des problèmes de démographie, et sur la nature de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.


L’institution du revenu de vie ne va pas sans mises en cause profondes de nombreuses habitudes. Nous pensons néanmoins que cette mutation des consciences et des comportements peut s’effectuer sans violence, et dans un esprit d’entr’aide mutuelle afin que se développe une nouvelle culture de la responsabilité.


Qu’avons-nous à gagner?

L’institution du revenu de vie remet en cause le “travail” tel qu’il est compris usuellement, à savoir comme base du capital et des rapports sociaux. On le sait, la réduction du “travail” au seul “emploi” provoque automatiquement l’exclusion de ceux qui en sont privés, la peur du chômage chez les salariés, et le contrôle social des assistés. Cette confusion entre “travail” et “emploi” a un coût énorme pour la société aussi bien financièrement que socialement. Les pathologies sociales et psychiques qu’elle entraîne ne sont tout simplement plus soutenables.


Nous n’attendons pas du revenu de vie qu’il règle tous les maux, mais nous affirmons qu’il est absolument nécessaire pour surmonter la crise de confiance actuelle en réduisant le niveau intolérable, de pauvreté, d’exclusion et de peur.


Action

Au moment où les médias annoncent quotidiennement l’imminence de catastrophes provoquées par l’effondrement des économies, le réchauffement climatique ou les pandémies, nous affirmons qu’il existe un moyen efficace pour faire face collectivement et pour mobiliser les forces vives: c’est la voie du revenu de vie.

 

Source:

 

Appel pour le revenu de vie lancé en mai 2009

08/10/2010

Un libéral nobelisé en litterature, l' humaniste Mario Vargas LLOSA

Le prix Nobel de littérature 2010

a été décerné jeudi au romancier et essayiste

Mario Vargas Llosa

 

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cliquez l'image lire biosur wikibéral

 

Mario Vargas Llosa, ancien candidat à la présidence du Pérou et chroniqueur des luttes humaines face aux pouvoirs autoritaires d'Amérique latine.
Mario Vargas Llosa est récompensé "pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses représentations incisives de la résistance, de la révolte et de la défaite de l'individu", dit un communiqué du comité suédois.


L'auteur de "La Ville et les chiens" et de "Conversation à 'La Cathédrale'" est le premier écrivain latinoaméricain couronné par le Nobel de littérature depuis son attribution au Mexicain Octavio Paz en 1990.
Le Colombien Gabriel Garcia Marquez l'avait reçu en 1982.


"Cela fait des années que je n'ai pas pensé au prix Nobel. On ne me citait pas, alors je n'y comptais pas", a déclaré le lauréat selon la radio colombienne. "C'est une surprise, très agréable, mais néanmoins une surprise."


Lors d'une conférence de presse à New York, il a déclaré: "J'espère que ce prix m'a été attribué pour mon oeuvre littéraire, et non en raison de mes opinions politiques.


"Je crois que la littérature latino-américaine parle du pouvoir et de politique, et c'est inévitable. EnAmérique latine, nous n'avons pas résolu des questions de base comme la liberté. La littérature est une expression de la vie et on ne peut pas éliminer la politique de la vie".


Aux yeux du président péruvien Alan Garcia, la récompense était attendue de longue date. "C'est un grand jour, car le monde reconnaît l'intelligence visionnaire de Mario Vargas Llosa, ses idéaux libertaires et démocratiques", a-t-il dit.

 

 

 


Vargas Llosa, qui possède les nationalités péruvienne et espagnole, est né le 28 mars 1936 à Arequipa.
Il a acquis sa renommée internationale au milieu des années 1960 et a puisé dans son expérience du Pérou des deux décennies précédentes.
Pour "La Ville et les chiens", il s'est notamment inspiré de son passage dans une école militaire durant son adolescence.
Sa critique des intolérances religieuses et militaires est illustrée par le roman "Pantaléon et les visiteuses".
Dans "La Fête au bouc", une femme de 49 ans revient en République dominicaine, hantée par les souvenirs d'enfance que lui a laissés la dictature brutale de Rafael Trujillo.


CANDIDAT LIBÉRAL À LA PRÉSIDENCE
Le romancier s'est aussi attelé à des sujets tels que l'épopée socio-politique de Canudos, située dans le Brésil de la fin du XIXe siècle, dont il a tiré en 1982 "La Guerre de la fin du monde", ambitieux roman qui rencontra un large succès en Amérique latine et ailleurs.


Tenté par le communisme dans sa jeunesse mais déçu par la révolution cubaine, Mario Vargas Llosa s'en détourne ensuite. Il fera des études à Madrid avant de s'installer à Paris au début des années 1960.


En 1990, il est candidat de centre droit à la présidence péruvienne et milite pour un programme néo-libéral.
Il sera battu par Alberto Fujimori, lequel devra ultérieurement fuir le pays et sera jugé coupable d'une série de délits.
Le nom de Vargas Llosa est lié à une querelle restée fameuse. En 1976, il avait décoché en public un coup de poing à Garcia Marquez, son ami et confrère. Les deux hommes rompirent toute relation et la raison de leur bagarre demeura un mystère. Un photographe a laissé entendre en 2007 qu'elle pouvait être liée à l'épouse de Vargas Llosa.

 

 

 


Figure du "boom" littéraire latino-américain des années 1960 et 1970, qui produisit ce qu'on a nommé le "réalisme magique", Mario Vargas Llosa a enseigné ou donné des conférences dans des universités d'Amérique latine, des Etats-Unis et d'Europe.


Le comité Nobel a pris contact avec l'écrivain jeudi avant l'aube aux Etats-Unis. "Il a un engagement de deux mois pour enseigner à Princeton, j'étais donc gêné de lui téléphoner aussi tôt. Mais il était debout depuis cinq heures et préparait une conférence", a rapporté Peter Englund, membre du comité. "Il était euphorique et très, très ému."


"Il a écrit des chefs-d'oeuvre de narration parce qu'il s'agit essentiellement d'un narrateur. C'est un conteur, et quel conteur !", a ajouté Englund.
Vargas Llosa est aussi un essayiste et un journaliste réputé à qui l'on doit "L'Orgie perpétuelle (Flaubert et Madame Bovary)", "Le Langage de la passion. Chronique de la fin du siècle" et une autobiographie, "Le Poisson dans l'eau".


La distinction dont il est l'objet, dotée d'un prix de dix millions de couronnes suédoises (1,07 million d'euros), est le quatrième prix Nobel attribué cette semaine après ceux de médecine, de physique et de chimie.

 

Le Nobel de littérature attribué au Péruvien Mario Vargas Llosa
Source journal ou site Internet : Le Point
Date : 7octobre 2010
Auteur : Simon Johnson et Adam Cox

 

 

 

 

Hommage de blogueurs:

Sur le blog de Damien T (Nicomaque)

Mario Vargas Llosa à l'honneur

sur Mauvais Esprit,

une excellente thématique sur le personnage

Aussi un entretien avec mon ami Michel Faure du ML-G:


LIBERTÉ, J'ÉCRIS TON NOM ...

08:59 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mario vargas llosa, nobel, littérature, pérou, libéralisme, liberté, libéraux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/10/2010

Ou en est l'idéal démocratique?

Le déclin de la démocratie est assurément l'un des mystères de cette première décennie du XXIe siècle. Non que le nombre de pays démocratiques ait diminué, mais la démocratie elle-même a perdu de son lustre, et cela est préoccupant.


J'ai parlé de "mystère". Ceux qui ont été les témoins du sang payé au cours du XXe siècle pour défendre les sociétés libérales doivent sans nul doute éprouver une grande perplexité devant cette perte d'attrait de la démocratie. Il y a pourtant des raisons à ce phénomène.

 

http://lille.lesverts.fr/local/cache-vignettes/L368xH330/democratie-8eadf.jpg


Aussi émouvantes que soient les images d'électeurs aux doigts maculés d'encre étourdis à l'idée révolutionnaire qu'ils peuvent décider de leurs dirigeants, les interminables guerres menées au nom de la démocratie en Irak et en Afghanistan lui font du tort. Vu le chaos sanglant auquel ont donné lieu ces guerres, il a été facile de voir la "démocratie" comme une feuille de vigne dissimulant les visées belliqueuses de l'Occident.


Et pendant que l'Occident démocratique guerroyait, une Chine non démocratique a pris son essor. Elle a émergé sur la scène internationale, en accordant du prix à la stabilité, en évitant les aventures militaires et en affichant une croissance annuelle de 10 % dont les démocraties occidentales ne peuvent que rêver.


La frontière entre autoritarisme et démocratie est devenue plus floue. La dichotomie entre liberté et tyrannie semble soudain terriblement XXe siècle. Plus malaisé à définir, le nouvel autoritarisme de la Chine et de la Russie est de ce fait plus difficile à affronter.


"Des régimes comme le russe gagnent en stabilité du fait qu'ils n'ont pas d'idéologie, souligne Ivan Krastev, chercheur associé à l'Institut des sciences humaines de Vienne. Il n'existe aucun moyen idéologique de les attaquer." Leur résilience vient aussi du fait que leurs frontières sont ouvertes. "La classe moyenne ne cherche pas à changer le système car ceux à qui il déplaît peuvent toujours prendre l'avion pour Londres", remarque Krastev.
Krastev, qui a grandi dans la Bulgarie communiste, pense que la démocratie a été survendue"dans les années 1990. A la fin de la Guerre froide, on a chargé toutes les bonnes choses dans le panier démocratique :
prospérité, croissance, paix. Et quand la démocratie a commencé à faillir dans ces différents domaines, sa crédibilité en a pâti. L'on avait trop peu mis en avant les valeurs démocratiques, parmi lesquelles la liberté.


Pendant ce temps, la technologie commençait à faire sentir ses effets avec ce que l'écrivain Jonathan Franzena appelé ses "myriades de petits bruits distrayants". Les gens se sont repliés sur des réseaux privés, délaissant l'espace public où la politique démocratique se déroulait jusqu'alors.


Les démocraties apparaissent bloquées comme en Belgique, corrompues comme en Israël, parodiques comme en Italie ou paralysées comme aux Pays-Bas. Il y a des exceptions, comme le puissant mouvement de masse qui a porté Barack Obama au pouvoir en 2008. Mais Obama lui-même s'est rapidement trouvé pris au piège de cette cacophonie partisane dont il avait promis la fin. À peine à mi-parcours de son mandat, la perspective d'une paralysie législative paraît quasiment inévitable. La démocratie la plus puissante du monde, dont les promesses venaient juste d'être renouvelées avec éclat, semble une fois de plus embourbée dans ses frustrations et ses divisions.


Et alors ? Qu'est-ce que cela peut bien faire si, pour des centaines de millions de personnes, l'argent prime sur la démocratie et la stabilité sur la liberté ? Quelle importance si l'Etat de droit ou la liberté individuelle sont bafoués, la presse muselée, et si des présidents qui ont la mainmise sur les médias pensent pouvoir utiliser la "démocratie" pour régner à vie avec parfois des pauses de quatre ans ? Quelle importance si les gens ne croient plus que leur vote va changer quoi que ce soit parce que la politique se vend au plus offrant ?
Peut-être après tout que la démocratie libérale, dans son berceau occidental, a amorcé son déclin.
Erreur ! Il est important d'endiguer la vague antidémocratique sur laquelle surfent l'oppression et les crapules. Et pour ceux qui auraient besoin d'une piqûre de rappel, il faut lire le remarquable Tony Judt, l'historien qui a manifesté la même lucidité sans faille devant la terrible maladie de Charcot qui l'a emporté le 6 août dernier que dans son analyse pénétrante de l'histoire européenne au XXe siècle. Judt était un intellectuel britannique installé à New York dont le rigoureux esprit d'investigation incarnait idéalement la civilisation
libérale anglo-américaine. Personne ne connaissait mieux que lui les systèmes répressifs qui engendrent des esprits captifs. Personne n'a écrit de manière aussi convaincante sur le combat qu'il importe de mener contre eux en faveur du pluralisme, de la liberté et de la justice. Judt est décédé au moment même où j'effectuais le trajet inverse depuis New York pour aller m'installer à Londres.
C'est un voyage à travers un continuum linguistique mais aussi à travers le continuum de la civilisation anglo-américaine, la civilisation de John Locke, d'Adam Smith et d'Isaiah Berlin, aussi marginalisés que ces "hommes blancs décédés" [expression censée remettre en cause l'importance accordée aux grands hommes européens, au détriment des femmes, des non-européens, etc] puissent-ils paraître à l'aube du siècle asiatique qui s'ouvre.


C'est pourquoi je suis reconnaissant à Timothy Garton Ash d'avoir exprimé la quintessence de l'idée démocratique en empruntant, dans son hommage à Tony Judt publié par la New York Review of Books, les mots d'un Anglais du XVIIe siècle, le colonel Thomas Rainsborough : "Car vraiment je pense que le plus pauvre d'entre les pauvres d'Angleterre peut vivre pleinement sa vie : et donc en vérité, Monsieur, je crois qu'il est clair que tout homme devant vivre sous un gouvernement devrait d'abord de son propre gré se placer sous l'autorité de ce gouvernement." Entre cette phrase écrite en 1647 et le discours prononcé par Abraham Lincoln à Gettysburg en 1863 - "que le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, ne disparaîtra pas de la terre" - il existe une progression naturelle. Et la démocratie restera toujours une idée pour laquelle il vaut la peine de se battre.

 

Défendre la démocratie plus que jamais
Source journal ou site Internet : The New York Times
Date : 1er octobre 2010
Auteur : Roger Cohen

12/09/2010

RETRAITES: ENFIN DE NOUVELLES PROPOSITIONS, Pétition a disposition, lire les objections svp

Alternative Libérale publie son plaidoyer en faveur de l'épargne personnelle et lance une pétition en ligne

Logo AL D&L.pnghttp://www.liberal.ca/wp-content/themes/Liberal.ca/images/issues/related-retraite-et-pensions.jpg

 


Alors qu'une énième réforme des retraites par répartition est en discussion au Parlement, et que les syndicats y répondent à nouveau par une grève générale, Alternative Libérale démontre qu'un autre choix est possible et invite les Français à s'exprimer sur leur avenir.


Grèves chez les enseignants, dans les transports, dans la fonction publique : la rentrée commence par une épreuve de force. Mais le vrai débat sur l'avenir des retraites a-t-il eu lieu ? Tout le monde s'accorde pour vouloir "sauver notre système de retraite par répartition". La réforme qu'on nous propose vise cet objectif ... jusqu'en 2018.


Face à la faillite annoncée du système, une alternative existe, plus efficace, plus équitable, qui ouvre des espaces de liberté et s'appuie sur la responsabilité de chacun.


Alternative Libérale publie aujourd'hui son plaidoyer pour l'épargne personnelle, une idée neuve en France mais déjà pratiquée avec succès dans 28 pays à travers le monde. Ce dossier démonte une à une les idées reçues qui persistent sur les systèmes de retraite par répartition et par capitalisation.


Pour le télécharger : Retraites : la solution de l'épargne personnelle.pdf


Face à un pouvoir sans vision ni courage, et face au chantage de la rue, nous vous invitons également à faire entendre votre voix.

 

Signez notre pétition en ligne en cliquant ici.

 

 

Le dossier d'Alternative Libérale: en lecture globale ci-dessous, autrement cliquez au-dessus en pdf la globalité avec annexes

 

Retraites :
La solution de l'épargne personnelle
Septembre 2010


Face aux risques et aux injustices du système actuel de retraite par répartition,
l'épargne personnelle préserve notre pouvoir d'achat futur, nous rend la maîtrise
de nos choix de vie et nous responsabilise.

 

 

MOT D'INTRODUCTION

 

Madame, Monsieur,
Le système des retraites par répartition est, avec l’assurance maladie et l’Education Nationale, l’un des trois symboles majeurs d’un Etat-Providence aujourd’hui moribond.
Après la publication du « Manifeste Educatif d’Alternative Libérale » en juin dernier, nous souhaitons avec ce dossier « Retraites : la solution de l’épargne personnelle », faire la preuve qu’en ce domaine, aussi, une alternative existe :


Une alternative qui a été mise en oeuvre avec succès dans près d’une trentaine de pays à travers le monde, y compris en Europe ;


Une alternative qui répond à la fois aux enjeux financiers et démographiques des retraites mais également à l’inefficacité économique, aux injustices et à l’immoralité inhérentes au système par répartition ;


Une alternative, enfin, qui met chacun d’entre-nous devant ses responsabilités et nous rend la maîtrise de nos choix de vie.


Alors que le Gouvernement s’apprête à perpétuer la fiction du système par répartition dans lequel la paix sociale est achetée à court terme au détriment des générations futures, Alternative Libérale appelle donc à une vraie réforme des retraites, lisible, équitable et pérenne.
A l’égoïsme intergénérationnel et au triomphe des corporatismes, Alternative Libérale oppose la raison et les principes de liberté, de responsabilité et d’égalité qui prévalent dans une authentique démocratie libérale, et propose ainsi :


La création immédiate d’un régime de retraite unique pour tous les salariés du public comme du privé,
Le basculement progressif vers le système d’épargne personnelle au-delà d’un minimum vieillesse ;
La liberté de choix, à terme, de son âge de départ à la retraite.


Librement,


Louis-Marie Bachelot
Président d’Alternative Libérale

 

 

NOTRE CONSTAT:  UNE FAILLITE INÉLUCTABLE

 

Nous vivons plus longtemps, nos choix de vie évoluent et notre retraite est devenue un enjeu majeur.
Cesser de travailler le jour où on le désir, garantir ses revenus, se prémunir contre le risque de dépendance, telles sont les préoccupations de nos contemporains à l'approche de la vieillesse.
En France, les retraites sont gérées par la Sécurité Sociale. C'est un système par répartition, ce qui veut dire que
les cotisations des actifs sont immédiatement reversées aux retraités sous forme de pensions.
Chacun le sait, l'évolution de la démographie menace de faillite ce système.
Le sujet des retraites est très technique, mais s'il n'y a qu'un seul chiffre à retenir celui du rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités:

 

En 1970, il y a 40 ans, on comptait 3 cotisants pour un retraité,


Aujourd'hui en 2010, on compte 2 cotisants pour un retraité,


Et dans 40 ans, en 2050, si rien n'est fait, il n'y aura qu'un seul cotisant pour chaque retraité1. (1 Rapports du Conseil d'Orientation des Retraites : 1er rapport (2001) et 8ème rapport (2010))

 

En effet, une "chaîne de Ponzi" est une escroquerie qui fait miroiter à ses futures victimes des gains importants s'ils y participent, à condition de rémunérer les participants précédents, et en se rémunérant sur les participants suivants. Comme le nombre de participants atteint vite ses limites naturelles, une chaine de Ponzi est une bonne affaire pour les tous premiers participants et un désastre pour les suivants.


Un exemple récent de chaîne de Ponzi est le "système Madoff", mis en place par Bernard Madoff aux USA. Il s'agissait d'une société d'investissement qui rémunérait les premiers investisseurs grâce aux avoirs confiés par les suivants.


A bien des égards, et au risque de choquer, le système français de retraite par répartition est comparable au système Madoff. Il y a certes des différences importantes, mais qui rendent notre système de retraite encore plus néfaste et pernicieux, comme le montre le tableau ci-dessous : notre système de retraite fonctionne à grande échelle, il défavorise les plus modestes comme on va le voir, il est obligatoire, étatique et centralisé, mais est présenté de façon très hypocrite comme un système vertueux.

Voir le tableau dans l'annexe pdf

 

Pour finir, rappelons que ce système de retraite par répartition ne s'applique pas à tous. Certaines catégories, on le sait, disposent de régimes spéciaux, ce sont par exemple les salariés de certaines entreprises publiques ou semi-publiques. Les fonctionnaires ont également un régime particulier, qui est financé par l'impôt. Les élus disposent aussi d'une retraite plus que généreuse (voir ci-dessous).


La retraite des élus : charité bien ordonnée


- Après un seul mandat de 5 ans, un député a droit à une retraite de 1 550 euro par mois, équivalente à la retraite moyenne d'un salarié du privé qui a travaillé 40 ans,


- Pour chaque euro de cotisation versé, un député perçoit 6 euros de retraite. Pour le même euro versé, un salarié touche 0,87 à 1,51 euro de retraite, et un fonctionnaire 1,75 à 2,40 euros.


- 88% de ces charges de retraite sont financés par les contribuables,


- Les élus français, on le sait, aiment cumuler les mandats. En cas de cumul, la somme de leurs rémunérations est plafonnée, mais il n'y a aucun plafonnement pour leurs retraites, qui peuvent ainsi monter très haut.

 

DES EXEMPLES HORS DE NOS FRONTIÈRES

 

En rupture radicale avec les régimes de retraite par répartition, des systèmes de retraite par épargne personnelle ont été introduits dans 28 pays, sur tous les continents, au nord comme au sud, comme le montre la carte qui suit (voir doc pdf ou la source: Cette carte ainsi que les informations de ce chapitre sont disponibles sur www.josepinera.com)


Les pays qui ont introduit un système d'épargne personnelle obligatoire


Le Chili est le premier pays à s'être lancé dans une telle réforme dans les années 80. Les salariés chiliens ont eu le choix : rester dans le système actuel par répartition, ou opter pour le nouveau système d'épargne personnelle (ce qu'ils ont fait presque tous). Les résultats ne se sont pas fait attendre : un retour moyen sur investissement de leur épargne de 10,7% par an pendant 21 ans("Empowering workers : the privatization of social security in Chile", José Piñera, Cato Institute, 2002), et une croissance économique de 7,1% de 1990 à 1997 (Liberating workers : the world pension revolution", José Piñera, Cato Institute, 2001).


Les succès du Chili ont donné des idées à ses voisins d'Amérique Latine dans les années 1990 : 10 d'entre eux ont réformé leur système de retraite en introduisant l'épargne personnelle.


Une seconde vague de réformes gagne les ex-pays communistes d'Europe de l'Est et d'Asie Centrale à la fin du XXème siècle : ils sont aujourd'hui 13 à avoir adopté un tel système.


Même la Suède, pays emblématique de la social-démocratie, a réformé en 2001 son système de retraite en permettant aux salariés d'affecter une partie de leurs cotisations salariales à des fonds de pension.


Plusieurs pays développés bénéficient par ailleurs de systèmes de retraite privés très importants qui coexistent avec un système étatique de retraite par répartition : le Japon, les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse.

 

 

NOTRE VISION: DES INDIVIDUS ACTEURS DE LEURS RETRAITES

 

Nous voulons en finir avec l'hypocrisie d'un système prétendument solidaire et pérenne, son déséquilibre chronique et ses multiples passe-droits.


Nous voulons que chacun puisse choisir les conditions de sa future retraite, et surtout puisse s'en donner les moyens.


Nous voulons que chacun retrouve confiance en son avenir, et réalise que cet avenir dépend de lui.


Le seul moyen d'y parvenir est de favoriser l'épargne. L'épargne est l'acte par lequel l'être humain se projette dans l'avenir, c'est aussi la condition de l'investissement, principal moteur de la croissance.


Mais comme nous croyons aussi au respect de la parole donnée, il faudra également assumer – dans la mesure du possible ! – les engagements implicites pris par la puissance publique, même quand il s'agit de promesses démagogiques. A la condition expresse, naturellement, que ces engagements soient conformes au principe de l'égalité en droit de tous les citoyens, principe mis à mal aujourd'hui par les différents statuts et régimes spéciaux.

 

NOS PROPOSITIONS:

 

 

· Abolir tous les régimes spéciaux


Ces régimes spéciaux concernent certains salariés d'entreprises publiques ou semi-publiques : SNCF, RFF, RATP, EDF, La Poste, … Ils concernent également d'autres catégories comme par exemple les élus.
Ces régimes spéciaux sont une injustice pour tous les autres salariés qui doivent les financer, il faut y mettre fin.


· Reporter à 65 ans l'âge légal de départ en retraite


Le gouvernement a décidé de reporter cet âge légal de 60 ans à 62 ans. C'est notoirement insuffisant pour assurer l'équilibre du régime, nous proposons de le reporter à 65 ans. Cet âge légal ne s'appliquera qu'au régime actuel de retraite par répartition, et non au futur système d'épargne personnelle que nous présentons plus loin.


Naturellement, cette mesure n'a de sens que si l'emploi des seniors s'améliore sensiblement, grâce à d'autres mesures spécifiques : assouplissement du droit du travail et baisse des charges. L'emploi des plus de 50 ans est bien plus élevé dans les pays de tradition libérale comme par exemple le Royaume-Uni.


· Convertir les cotisations de retraite en points de rente


Il s'agit d'une mesure de transparence. La valeur du point de rente étant la même pour tous, cela permettra de comparer les retraites de chacun. Il sera également possible d'agir sur le déséquilibre du système en ajustant la valeur du point de rente.


· Mettre en place un système d'épargne personnelle


C'est notre principale proposition.
Le système de retraite par répartition n'est pas le seul système de retraite possible. Un autre système existe également : le système dit par capitalisation, dans lequel chaque travailleur épargne régulièrement une partie de ses revenus, et les place sur un compte d'épargne, chez un gestionnaire de fonds de pensions. Dans ce qui suit nous l'appelons système d'épargne personnelle.
Ce compte est alimenté par les sommes épargnées, mais également par les revenus que cette épargne génère, et qui sont réinvestis.


Ce système diffère donc du système de retraite par répartition sur deux points majeurs : d'une part chacun constitue lui-même sa propre retraite, au lieu de compter sur les autres pour l'assurer, d'autre part les sommes versées ne sont pas immédiatement dépensées, mais sont investies sur une longue durée.


Ce système n'est pas nouveau : les principales caisses de retraite d'avant-guerre fonctionnaient déjà sur ce principe. Le système de retraite par épargne personnelle est également en vigueur (ou a été redécouvert) dans une trentaine de pays avec succès, comme on l'a vu plus haut dans le chapitre "Des exemples hors de nos frontières".


Nous proposons de remplacer une partie des versements de cotisations de retraite des travailleurs par des versements à un fonds d'épargne personnelle. Cette partie, faible au départ afin de préserver les retraites actuelles, sera amenée à croître progressivement. A leur départ en retraite, les salariés bénéficieront à la fois de la retraite de la Sécurité Sociale et de la retraite issue de leur épargne personnelle.

 

L'activité de gestionnaire de fonds de pension fera l'objet d'un agrément, de manière à garantir leur qualité et leur sécurité.

 

Chacun choisira librement le gestionnaire de fonds auquel il souhaite confier ses avoirs, et sera libre d'en changer.
Les versements à ces fonds d'épargne seront libres, cependant il y a aura obligation de verser un montant minimum, proportionnel au salaire (ou au revenu d'activité dans le cas des travailleurs non salariés), et de bloquer ces fonds pendant une durée minimale.


Pour ceux qui le désirent, il sera même possible de quitter entièrement le système actuel de retraites par répartition, moyennant l'attribution d'une compensation pour les cotisations déjà versées.


A l'issue de la durée minimale de blocage des fonds, chacun sera libre de continuer à travailler (donc à alimenter son compte), de récupérer son capital, de le transformer partiellement ou totalement en rente, et même de cumuler emploi et retraite.


Pour ceux qui sont déjà en retraite, rien ne change : ils continuent à percevoir leurs pensions comme précédemment.
Pendant une période de transition, qui peut durer quelques décennies, les deux systèmes (répartition et épargne personnelle) vont cohabiter. A l'issue de cette période le système d'épargne personnelle remplacera intégralement le système de retraite par répartition, qui aura vécu.

 

LES AVANTAGES DU SYSTÈME D'ÉPARGNE PERSONNELLE

 

 

Un système de retraite par épargne personnelle est bien plus efficace qu'un système de retraite par répartition.
Contrairement aux idées reçues, il est également plus équitable. Enfin il rend les individus libres et responsables.


L'efficacité
· Un système plus rentable
· Un système plus sûr
· Un moteur pour la croissance économique
· Une concurrence qui profite aux clients


L'équité
· L'équité entre générations
· L'équité entre riches et pauvres
· L'équité entre statuts
· Un système simple et transparent


La liberté
· Le pouvoir rendu aux citoyens
· La liberté de choix
· Un véritable droit de propriété


La responsabilité
· Un lien direct entre l'effort et sa rétribution
· Une cohésion sociale renforcée

 

· Un système plus rentable
Prenons un exemple.(Cet exemple est inspiré de l'article "les retraites par répartition, un luxe inabordable", publié dans
www.quelleretraite.com, 1er août 2007.)


Pierre touche 2 000 euros net par mois (le salaire moyen du privé), il travaille depuis l'âge de 20 ans, il en a 60 aujourd'hui et veut partir en retraite. Lui et son employeur ont versé en cotisations de retraite 320 000 euros en 40 ans (670 euros/mois x 12 mois/an x 40 ans). Dans le système actuel, Pierre a droit grâce à ses cotisations à une retraite de 1 750 euros bruts par mois. S'il vit jusqu'à 75 ans il touchera donc au total 315 000 euros en pensions (1 750 euros/mois x 12 mois x 15 ans). On voit que le rendement du système de retraite par répartition est nul, et même négatif.


Dans un système d'épargne personnelle, tel que nous le proposons, ces 320 000 euros de cotisation alimentent progressivement le compte personnel de Pierre pendant 40 ans. Ils sont placés à bon escient et produisent des revenus d'environ 7% par an (le taux de rendement d'un portefeuille actions français observé sur les 40 dernières années). Pierre disposera à son départ en retraite d'un capital très appréciable de 1,8 millions d'euros.


S'il choisit de vivre des intérêts de son capital sans l'entamer, il en retire deux bénéfices :
- d'une part il vivra avec une rente de 3 000 euros par mois, bien supérieure à son salaire d'activité (en tablant sur un rendement de l'épargne de 2% net d'inflation),
- d'autre part il transmettra intégralement son capital à ses enfants, alors que dans le système actuel il ne peut rien transmettre.


On a supposé que l'épargne personnelle de Pierre est investie en actions. Si l'on prend maintenant l'hypothèse d'une épargne diversifiée (en actions, obligations et produits monétaires) dont le rendement est de 5% par an, le capital de Pierre a sa retraite s'élèvera quand même à 1 millions d'euros. C'est un capital qu'il pourra soit conserver et transmettre (en disposant alors d'un revenu équivalent à celui dont il disposait en répartition), soit dépenser et transformer en rente viagère réversible (5 200 euros mensuels, trois fois plus qu'en répartition).


D'un côté un rendement négatif avec la répartition, de l'autre un capital d'un million d'euros avec l'épargne personnelle : ce n'est pas un miracle, c'est le résultat de la nature viciée du système de répartition, comme on l'a vu précédemment, et aussi de la méconnaissance qu'en ont les citoyens : peu de gens savent qu'ils dépensent le tiers de leur salaire net pour payer leur retraite.


· Un système plus sûr
L'épargne personnelle est placée en produits financiers tels que les obligations et les actions.
Certains de ces produits sont à faible risque (produits monétaires et obligations), d'autres (les actions) sont beaucoup plus volatils à court terme. N'oublions pas cependant que l'épargne retraite est une épargne à très long terme (40 ans). Sur cette durée, les actions ont une stabilité équivalente à celle des autres produits financiers.


Les portefeuilles d'épargne retraite en tiennent compte. Investis majoritairement en actions en début de carrière, ils évoluent progressivement vers des placements à faible risque (monétaires, obligations) en fin de carrière.


De plus, les fonds de pension "à prestations définies" amortissent les chocs démographiques ou économiques en ajustant les cotisations en fonction des pensions à servir. Dans un régime par répartition, de telles décisions sont plus difficiles à prendre : elles dépendent des syndicats et des hommes politiques soumis à des pressions à court terme, telles que les prochaines échéances électorales. Ces responsables politiques et syndicaux préfèrent laisser filer le déficit du régime, qu'il faudra bien rembourser un jour, et au prix fort.

 

Enfin, les régimes par répartition subissent les aléas politiques et économiques nationaux. A l'inverse, les fonds de pension répartissent leurs risques sur l'ensemble de l'économie mondiale.
Le régime actuel de retraite par répartition, tel qu'il existe aujourd'hui en France, est également très sûr. De faire faillite.


· Un moteur pour la croissance économique
Les cotisations des régimes par répartition sont reversées sous forme de pensions. Elles sont donc consommées immédiatement et non investies. Elles s'apparentent ainsi à une taxe sur les revenus du travail.


A l'inverse, l'épargne personnelle est investie dans l'économie, elle stimule le développement des entreprises, l'innovation, les infrastructures, les services d'éducation et de santé. Elle prépare l'avenir.
C'est ainsi qu'au Chili, le passage d'un système par répartition à un système d'épargne personnelle a contribué significativement à l'hyper-croissance économique de 7,1% par an que ce pays a connu entre 1990 et 1997 (Liberating workers : the world pension revolution", José Piñera, Cato Institute, 2001). Le Chili est aujourd'hui le pays le plus riche d'Amérique Latine, en termes de PNB par habitant.


· Une concurrence qui profite aux clients
En passant du système par répartition à un système d'épargne personnelle, on passe également d'un monopole, celui de la Sécurité Sociale, à une situation de concurrence entre plusieurs fonds de pension, entre lesquels chacun sera libre de choisir.


Ces fonds de pension vont se battre pour attirer les clients, par des coûts de gestion plus faibles, par une offre plus souple et plus diversifiée, par de nouveaux services. Cette concurrence profitera à tous.


· L'équité entre générations
Un système de retraite par répartition, comme celui qui a cours aujourd'hui en France, favorise par nature certaines générations, celles qui bénéficient d'un environnement démographique favorable, au détriment des autres.


En effet, la rentabilité d'un tel système dépend du rapport entre cotisants et retraités, et ce chiffre, on l'a vu, peut varier du simple au triple en l'espace de quelques générations.
Ainsi, ceux qui sont partis en retraite dans les années 50 à 80 ont bénéficié d'un rapport très favorable entre les cotisations qu'ils ont versées et les pensions qu'ils ont reçues. Ceux qui ont pris leur retraite depuis n'ont pas eu cette chance, les cotisations ont augmenté bien plus vite que les pensions. Quant aux actifs d'aujourd'hui, leur avenir est encore moins assuré.


Rien de tel avec un système d'épargne personnelle, sa rentabilité dépend en gros de la moyenne de la croissance économique mondiale sur la durée d'une carrière. Elle est donc beaucoup plus stable que la rentabilité d'un système par répartition, qui dépend du rapport entre cotisants et retraités.


· L'équité entre riches et pauvres
Prenons encore un exemple. Pierre est cadre supérieur et touche 7000 euros par mois. Paul est ouvrier et gagne 1500 euros par mois.

 

Tous deux cotisent au régime de retraite par répartition. Mais Pierre, grâce à ses revenus, épargne de plus 2000 euros par mois, qu'il peut placer au mieux en prévision de sa retraite, en immobilier ou en produits financiers, avec un rendement de 5% et plus. Paul n'a par contre aucune capacité d'épargne, ou plus précisément ce qu'il pourrait épargner est siphonné par les cotisations qu'il verse au système de retraite par répartition, dont le rendement est négatif ou proche de zéro.


Dans un système d'épargne personnelle, Paul pourrait bénéficier du même rendement que Pierre pour les sommes qu'il consacre à préparer sa retraite. Il sera surtout propriétaire d'un capital au lieu d'être titulaire de faux droits. Le système d'épargne personnelle réduit les inégalités de patrimoine.

A cette inégalité s'en ajoute une autre. Pierre, en tant que cadre supérieur, a une meilleure espérance de vie que Paul qui est ouvrier, selon les statistiques. Paul touchera sa retraite bien moins longtemps que Pierre.


Dans un système d'épargne personnelle, Pierre et Paul disposeront à leur départ en retraite d'un capital qui ne dépendra que des sommes qu'ils auront épargné, et non de leur espérance de vie. C'est un capital qu'ils pourront à leur gré transformer ou non en rente. Si Paul décède pendant sa vie active, le capital qu'il a constitué ne sera pas perdu, il sera transmis à ses enfants.


· L'équité entre statuts
Le système que nous proposons est le même pour tous. C'en est fini des écarts entre le public et le privé, entre lesrégimes spéciaux et le régime général, entre les retraites des élus et celles des simples citoyens.
Ce sera vrai pour ce qui est du nouveau régime d'épargne personnelle, ce sera vrai également pour le régime actuel par répartition tant qu'il sera maintenu : il devra offrir les mêmes droits à tous. Rappelons que si les retraites du privé sont financées par la répartition, celles du public sont actuellement toujours financées par l'impôt, c'est-à-dire par tous. Le pseudo-alignement public-privé du projet Woerth est une douce illusion.


· Un système simple et transparent
Le système français de retraite est particulièrement complexe et opaque : à côté du régime général qui est celui des salariés du secteur privé, coexistent environ 130 régimes différents. Le seul régime général comprend plus de 20 000 règles de droit ("L'information des assurés sur leurs droits à la retraite", Maud Vialettes et Gérard Garnier, Rapport remis au Conseil d'Orientation des Retraites, avril 2003.).
Certains de ces régimes sont des régimes par répartition, d'autres sont des régimes d'épargne personnelle, d'autres encore comme celui des fonctionnaires sont financés par l'impôt c'est-à-dire par tous.

Personne ne les maîtrise complètement, personne ne sait dire exactement qui paye pour qui et combien, et cette opacité permet de perpétuer une multitude de petits privilèges.


A l'inverse, le système d'épargne personnelle que nous préconisons est bien plus simple : il s'adresse à tous, et chacun cotise pour lui-même.


Connaissez-vous seulement le montant de votre future retraite?

Avec le système d'épargne personnelle, vous pourrez l'estimer très à l'avance, grâce à votre épargne déjà accumulée.
Quant au régime par répartition, la réforme que nous préconisons, qui consiste à convertir les droits à la retraite de ce régime en "points de rente", permettra de comparer aisément les retraites de chacun.

 

· Le pouvoir rendu aux citoyens
Notre système actuel de retraite est soumis à de multiples aléas.
Il est d'abord soumis aux décisions des hommes politiques, qui en manipulent les règles à leur convenance pour satisfaire leurs clientèles attitrées, et dont l'horizon se limite à celui des prochaines échéances électorales.


C'est ainsi que le gouvernement, par la voix d'Eric Woerth, prétend financer les retraites jusqu'en 2018.
Prendrez-vous votre retraite après 2018 ? Alors inquiétez-vous.
Les politiques savent cependant se montrer prévoyants et soucieux du long terme dès qu'il s'agit de gérer leur propre retraite, voir l'encadré sur la retraite des élus.


Notre système actuel de retraite est également sous la coupe des syndicats, qui gèrent paritairement avec le patronat les principaux régimes de retraite. Ceci leur permet d'accroitre leur pouvoir, d'employer des permanents, et de maintenir le statu quo sur certains privilèges.


Avec un système d'épargne personnelle, le pouvoir de décision n'appartient plus aux hommes politiques, il n'appartient plus aux responsables syndicaux ni au Medef. Il appartient aux citoyens, tout simplement, c'est-àdire à vous.


· La liberté de choix
Vous choisissez vous-même le prestataire qui gèrera votre épargne, et vous pouvez ultérieurement décider d'en changer. Vous choisissez librement le montant de vos cotisations, au-delà d'un minimum obligatoire. Vous décidez vous-même de partir en retraite à 50 ans, 60 ans, 70 ans, ou à l'âge que vous désirez, après une durée minimale de blocage de vos fonds. Vous pouvez alors choisir entre le versement d'un capital ou d'une rente.
Vous pouvez même décider de cumuler emploi et retraite.


· Un véritable droit de propriété
Vous êtes vous-même propriétaire du capital que vous épargnez. A l'inverse des "droits à la retraite" du système actuel, ce capital existe réellement, vous décidez de ce que vous en faites : vous pouvez le dépenser, le conserver en en percevant les revenus, le transformer totalement ou partiellement en rente, le convertir en bien immobilier, l'utiliser pour réaliser un projet qui vous tient à coeur, le transmettre à vos héritiers. Même si votre gestionnaire de fonds fait faillite, votre capital est conservé.


· Un lien direct entre l'effort et sa rétribution
Dans le système actuel le lien entre l'effort et sa rétribution est peu visible. D'abord chaque génération compte sur les efforts de la suivante. Ensuite vous gagnez peu à travailler au-delà de l'âge légal, par contre vous perdez beaucoup si vous vous arrêtez un peu avant l'âge légal. Enfin vous aurez cotisé à fonds perdus si vous décédez pendant votre vie active ou peu après votre départ en retraite.


Dans un système d'épargne personnelle, l'accroissement de votre capital dépend directement de votre effort d'épargne. En ce sens, ce système encourage l'effort et repose sur la responsabilité de chacun.


· Une cohésion sociale renforcée
Le système que nous proposons met fin aux conflits catégoriels. Il est fréquent aujourd'hui de voir des membres de certaines catégories manifester pour défendre "leur" régime spécial de retraite, ou leurs avantages spécifiques.
Mais ces régimes spéciaux, comme tous les avantages acquis, sont injustes pour tous les autres travailleurs qui doivent le financer. L'Etat apparait ainsi, comme le disait Frédéric Bastiat, comme "cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde".

 

Lorsque l'une de ces catégories obtient gain de cause, elle affirme avoir remporté une "grande victoire contre le gouvernement". C'est en fait une grande victoire contre tous ceux qui ne sont pas des leurs, c'est-à-dire qui n'appartiennent pas à leur caste ou corporation.
C'est sans doute aussi une grande victoire contre leurs propres enfants. L'intérêt du système d'épargne personnelle est aussi de prévenir les conflits entre générations, qui ne manqueront pas de survenir quand des choix difficiles devront être faits. Il faut noter que des partis de retraités sont très actifs dans onze pays européens (L'Agefi, 17 mai 2007), ainsi qu'en Israël où l'un d'eux a gagné 7 sièges aux législatives de 2006.


En plus des conflits catégoriels et générationnels, il faut parler de la thématique marxiste de l'opposition entre capital et travail, qui inspire en France de nombreux partis de gauche.
Pour Karl Marx, ceux qui n'ont aucun accès au capital, et qui ont uniquement leur force de travail à vendre, resteront en position de faiblesse face aux capitalistes. Marx a vu juste en identifiant le pouvoir que confère la propriété du capital, c'est-à-dire de l'outil de travail. Mais il s'est lourdement trompé en prédisant une concentration puis une appropriation collective de ce capital qui mettrait fin aux inégalités sociales. Le communisme a été avec le fascisme l'une des deux grandes tragédies du XXème siècle.


A l'inverse, avec un système d'épargne personnelle, chaque travailleur devient propriétaire d'un capital, qui peut se monter à un million d'euros pour un salaire moyen (l'équivalent du cumul de ses cotisations retraites actuelles, si elles étaient placées et capitalisées, comme on l'a vu dans le chapitre "un système plus rentable"). D'une part cela réduit fortement les inégalités de patrimoine, d'autre part chacun se sent concerné par la bonne santé des entreprises, puisqu'il en est actionnaire. Au Chili, où un tel système a été adopté, les travailleurs suivent avec grand intérêt les indicateurs économiques, les profits des entreprises et leurs cours de bourse. C'est d'ailleurs ce qui met en fureur les mouvements d'obédience marxiste.


L'objectif du système d'épargne personnelle, que nous préconisons, n'est pas de favoriser les "capitalistes" aux dépens des "travailleurs". Il n'est pas non plus de favoriser les travailleurs aux dépens des capitalistes. L'objectif de ce système est de donner aux travailleurs la propriété de l'outil de travail. Dit autrement, il est de faire de tous les travailleurs des capitalistes.

 

RÉPONSES À QUELQUES OBJECTIONS

 

"Ce n'est pas pour moi"
· J'ai 25 ans, et la retraite c'est encore bien loin pour moi
· J'ai 40 ans et je ne veux pas perdre mes "droits" à la retraite
· J'ai 65 ans, je suis retraité et je ne veux pas qu'on touche à ma pension


Idées reçues sur le système de retraite actuel
· La retraite par répartition est une grande conquête sociale de la Libération
· La retraite par répartition c'est la solidarité
· La retraite par répartition c'est un droit
· La retraite par répartition, c'est pour tout le monde
· Mes cotisations sont en partie payées par mon employeur, c'est très avantageux


Des fausses solutions
· "Y a qu'à" taxer les revenus du capital
· "Y a qu'à" partir en retraite plus tard


Idées reçues sur le système d'épargne personnelle
· La transition vers ce système serait un chantier très coûteux
· Ce système va affaiblir le système actuel de retraite par répartition
· Je ne veux pas jouer ma retraite en bourse, c'est trop hasardeux
· A l'étranger, certains salariés ont beaucoup perdu dans les fonds de pension
· Rien ne m'empêche aujourd'hui d'épargner pour compléter ma retraite
· Tout le monde n'a pas la discipline nécessaire pour épargner
· Et si un gestionnaire de fonds de pension fait faillite ?
· Si ce système était si intéressant, ça se saurait

 

· J'ai 25 ans, et la retraite c'est encore bien loin pour moi
Et vous avez tort. Le système actuel fait que les plus lésés demain sont aussi les plus insouciants aujourd'hui.
Rappelez-vous ce chiffre : en 2050 il n'y aura qu'un seul cotisant pour chaque retraité. Quel âge aurez-vous en 2050 ? Pensez-vous sérieusement que les actifs de demain accepterons de bonne grâce de supporter chacun la charge d'un retraité ? Que le salaire moyen sera amputé de l'équivalent d'une pension moyenne, sans dommage pour le niveau de vie ni pour la cohésion sociale ? Et que vous n'aurez pas versé pendant 40 ans 320 000 euros de cotisation (pour un salaire moyen) … à fonds perdus ?


Dans un système d'épargne personnelle, vous gardez la propriété pleine et entière de ces 320 000 euros versés.
Cette somme sera investie et deviendra un million d'euros à votre départ en retraite (comme on l'a vu plus haut, dans le chapitre "un système plus rentable"). Ce capital sera à vous, vous n'aurez pas à le réclamer à ceux qui ne pourront pas ou ne voudront pas vous le payer.


· J'ai 40 ans et je ne veux pas perdre mes "droits" à la retraite
C'est compréhensible mais ces droits sont illusoires, voyez ci-dessous la réponse à l'objection "la retraite par répartition c'est un droit".
Nous vous proposons de remplacer une partie de vos versements de cotisations de retraite par des versements à un fonds d'épargne personnelle. Cette partie, faible au départ afin de préserver les retraites actuelles, sera amenée à croître progressivement. Vous bénéficierez à la fois de la retraite de la Sécurité Sociale et de la retraite issue de votre épargne personnelle.
Nous vous proposons même de pouvoir quitter complètement, si vous le désirez, le système actuel de retraites par répartition, moyennant l'attribution d'une compensation pour les cotisations déjà versées.
De cette façon, nous maintenons la viabilité du système actuel pendant la période de transition, et vous remplacez vos faux droits par de véritables droits de propriété.


· J'ai 65 ans, je suis retraité et je ne veux pas qu'on touche à ma pension
C'est parfaitement légitime. Dans les pays qui ont mis en place un système de retraite par épargne personnelle, le montant des retraites déjà servies a été maintenu. Il en sera de même en France avec la réforme que nous proposons.
C'est pourquoi le passage d'un système par répartition à un système d'épargne personnelle ne pourra être que très progressif, afin de continuer à financer le niveau de vie des actuels retraités.


· La retraite par répartition est une grande conquête sociale de la Libération
On ne voit pas en quoi l'argument est pertinent mais il est de toute façon faux. La retraite par répartition est une grande conquête du régime de Vichy.
C'est un décret-loi de l'État français du 14 mars 1941 qui "réforme" l'assurance-vieillesse en imposant le système de la répartition à la place des systèmes d'épargne-retraite personnelle par capitalisation qui existaient précédemment. Ce décret-loi créée une allocation aux vieux travailleurs salariés (l'AVTS), indépendante des cotisations versées. Les fonds des caisses vieillesse privées (20 milliards de francs de l'époque) sont confisqués pour financer immédiatement l'allocation.
A la Libération, le général de Gaulle entérine les choix de Vichy, et dans ce but met en place la Sécurité Sociale avec l'aide de ses alliés communistes.

 

· La retraite par répartition c'est la solidarité
C'est archi faux. Il s'agit en fait d'une solidarité à rebours : les pauvres payent pour les riches, les jeunes payent pour les plus âgés, la société civile paye pour le monde politique, et ceux qui sont exposés au risque du chômage payent pour ceux qui ont la garantie de l'emploi. Et le comble de l'injustice : ceux qui meurent jeunes payent pour ceux qui ont la chance de vivre vieux. Relisez les arguments "L'équité entre riches et pauvres", "L'équité
entre générations" et "L'équité entre statuts".


A titre personnel, le fait de promouvoir un système tel que la répartition, qui défavorise nos enfants par rapport à nous, qui nous conduit à vivre à leurs dépens, est-il conforme à votre conception de la solidarité, de l'éthique et de la responsabilité ? En tout cas ce n'est pas la nôtre.


· La retraite par répartition c'est un droit
J'ai acquis des "droits à la retraite", on ne peut pas y toucher.
Au risque de vous choquer ces droits n'ont aujourd'hui aucune réalité matérielle ni légale, quelle que soit la justification qu'on leur donne, en effet :


"J'y ai droit car c'est ma retraite". Ce serait alors un droit de propriété. Mais il n'existe nulle part de compte alimenté par les cotisations que vous versez, et qui attendrait sagement votre départ en retraite pour vous être soldé. Vous ne pouvez être propriétaire d'un bien inexistant.


"J'y ai droit car on me le doit". Ce serait un droit-créance. Mais une créance envers qui ? Envers des plus jeunes que vous, à qui on n'a pas demandé leur avis, qui ne se sont engagés à rien, et dont certains ne sont pas encore nés ? Quelle légitimité accorder à une telle créance ?
"J'y ai droit car l'Etat s'y est engagé". Il est exact que les hommes de l'Etat nous promettent régulièrement de "sauver les retraites". Mais avez-vous vu un seul homme politique poursuivi pour n'avoir pas tenu ses engagements ? Quand de plus il s'agit d'une promesse faite pour le demi-siècle à venir, on peut toujours rêver.


Pour eux par contre tout va bien, voyez l'encadré sur la retraite des élus.
Le caractère factice des droits à la retraite apparait au grand jour, par exemple en 1993 quand Edouard Balladur décide, du jour au lendemain, de calculer les retraites sur les 25 meilleures années de cotisation au lieu des 10 meilleures années, ou encore en 2007 lorsque Nicolas Sarkozy cède aux syndicats pour financer les retraites des salariés d'EDF avec les cotisations du secteur privé, en échange de la semi-privatisation de leur entreprise.


De telles manipulations politiques et syndicales seraient impossibles avec de véritables droits de propriété.


· La retraite par répartition c'est pour tout le monde
C'est faux, le système de retraite par répartition s'applique essentiellement aux salariés du secteur privé, et aux professions indépendantes.
Les fonctionnaires et agents de l'Etat, ceux des collectivités territoriales, les salariés de certaines entreprises publiques ou semi-publiques (SNCF, RFF, RATP, EDF, La Poste, …), les élus, bénéficient de "régimes spéciaux", leurs retraites sont financées soit par l'impôt, soit par les clients des entreprises publiques ou semipubliques citées, soit même par un système de capitalisation analogue au système d'épargne personnelle que nous préconisons.
Il est ainsi amusant de constater que les fonctionnaires peuvent bénéficier d'un régime de retraite par capitalisation – Préfon Retraite – créé et géré par des syndicats qui se déclarent par ailleurs officiellement très hostiles à tout système de retraite par capitalisation. Cherchez l'erreur.
Il est moins amusant de noter que les provisions pour les futures retraites des fonctionnaires ne sont pas prises en compte dans le chiffre officiel de la dette publique. Si elles l'étaient, comme le souligne le rapport Pébereau, ce chiffre passerait de 1000 à 2000 Milliards d'euros (Rapport sur la dette publique, Michel Pébereau, 2005). Pour chacun des 20 millions de foyers fiscaux, cela représente plus de 100 000 Euro de dette par foyer. Une dette que vous devrez forcément payer un jour.


· Mes cotisations sont en partie payées par mon employeur, c'est très avantageux
Cette répartition entre cotisations salariales et cotisations patronales est une fiction de plus.


Prenons l'exemple d'un salarié, Pierre, payé 1600 Euro net.
Tous les mois, son employeur lui verse 1600 Euro (son salaire net) et verse 1400 Euro à l'Urssaf et à divers organismes (500 Euro de cotisations salariales et 900 Euro de cotisations patronales, pour la retraite la maladie et le chômage).
Pierre coûte donc au total 3000 Euro par mois à son employeur. Son employeur a bien sûr tenu compte de ce coût total quand il l'a embauché.
Ce chiffre, 3000 Euro, est le véritable prix de Pierre sur le marché du travail. C'est à ce prix qu'il serait rémunéré sur un marché du travail libre dans lequel la couverture sociale des salariés serait entièrement à leur charge.


Alternative Libérale préconise d'ailleurs la mise en place du "salaire complet", qui consiste pour l'employeur à verser directement ces 3000 Euro à Pierre, à charge pour ce dernier de financer sa protection sociale obligatoire.
Quoi qu'il en soit, on voit que pour un salaire net de 1600 Euro (autrement dit pour un coût sur le marché du travail de 3000 Euro), il importe peu que les 1400 Euro de cotisations sociales soient arbitrairement réparties entre part salariale et part patronale. Cette répartition qui est aujourd'hui 500 Euro / 900 Euro pourrait aussi bien être 900 / 500, 0 / 1400 ou 1400 / 0, sans changement pour le pouvoir d'achat de Pierre. Au final, c'est bien Pierre qui supporte la charge de l'ensemble de ses cotisations sociales, même si c'est son employeur qui les soustrait du prix de son travail pour ensuite les payer à sa place.


· "Y a qu'à" taxer les revenus du capital
C'est ce que propose le Parti Socialiste et d'autres partis de gauche. Mais si on compte sur cette mesure pour restaurer l'équilibre des retraites, il faudrait taxer les revenus du capital – en faisant l'hypothèse théorique qu'ils restent les mêmes qu'aujourd'hui - à hauteur de 51%(Bertrand Nouel, "Taxer le capital, "la" solution pour financer les retraites ?", IFRAP, 21 avril 2010) ! Hypothèse très théorique, car il est évident qu'à un tel taux, tous les investissements vont fuir la France, ou seront abandonnés car non rentables, entraînant l'effondrement des recettes fiscales correspondantes, et surtout l'effondrement de notre économie !


L'idée qu'il existe quelque part une cagnotte dans laquelle il suffirait de puiser est une idée persistante dans l'esprit de beaucoup de gens, mais hélas illusoire.


· "Y a qu'à" partir en retraite plus tard
C'est ce que propose le gouvernement. A court terme c'est indispensable, et c'est d'ailleurs ce qu'ont fait la plupart des pays d'Europe.


Mais ce sera très insuffisant pour rétablir durablement l'équilibre du régime. De plus c'est une mesure collective et autoritaire qui ne tient pas compte des situations personnelles de chacun, chaque individu ayant des attentes différentes en termes de travail, de revenu, et de temps libre. C'est pourquoi nous proposons une telle mesure, afin de permettre d'apurer les comptes, mais uniquement pour la retraite du régime actuel de répartition, et pendant la période transitoire de coexistence des deux systèmes.

 

· La transition vers ce système serait un chantier très coûteux
Il convient de préciser d'abord ce qu'on entend par "chantier très coûteux".


Par exemple, le chantier de la construction d'une autoroute est un chantier économiquement coûteux car il nécessite des ressources naturelles, du capital industriel et beaucoup de travail humain. Ce n'est pas le cas avec le chantier de la transition vers un nouveau système de retraite, qui ne consomme pas de telles ressources.


Il y a cependant un coût très important, qui n'est pas un coût économique mais un coût budgétaire, et qui est lié au fait que des dettes implicites sont rendues explicites, et immédiatement exigibles. Les travailleurs en activité devront à la fois financer les pensions des retraités actuels et se préparer à financer leurs propres pensions. Il faut donc assurer la coexistence de deux systèmes pendant cette période de transition.


Par ailleurs ce qui importe, plus que le coût, c'est le rapport coût / bénéfice. L'épargne personnelle procure un bien meilleur niveau de vie lors de la cessation d'activité (voir plus haut : "un système plus rentable"), et surtout elle permet de doper la croissance économique grâce à une épargne abondante (voir "un moteur pour la croissance économique"). Ces bénéfices quantitatifs, à eux seuls, permettent déjà de justifier la transition vers un système d'épargne personnelle, en dépit du besoin de trésorerie qu'elle nécessite.


Mais les bénéfices les plus importants sont peut-être les bénéfices d'ordre qualitatif : le retour à une certaine vision de l'éthique, de l'équité et de la responsabilité, la cohésion sociale maintenue, et la maîtrise retrouvée de ses choix de vie.


Il reste vrai que dans la situation actuelle des comptes publics que nous connaissons, le financement de cette transition n'est pas un problème simple. Ce financement devra vraisemblablement s'étaler sur plusieurs décennies.


· Ce système va affaiblir le système actuel de retraite par répartition
Ce qui importe pour nous, en tant que libéraux, ce ne sont pas les systèmes mais les individus.


Ce n'est pas le système de retraites qu'il faut préserver, c'est le niveau de vie des retraités actuels et futurs, et la maîtrise de leurs choix de vie.
Si cette préservation doit passer par la mort lente du système de retraite par répartition, alors il faut savoir en faire le deuil.


· Je ne veux pas jouer ma retraite en bourse, c'est trop hasardeux
Votre objectif de sécurité est tout à fait légitime. Mais la bourse n'est pas un casino, on n'y "joue" pas, on y investit pour financer le développement des entreprises, et certains investissements sont en effet plus incertains que d'autres, parce que l'avenir est incertain.


L'épargne personnelle peut être très sûre quand elle respecte certaines règles, en tout cas plus sûre que la retraite par répartition. Pour savoir pourquoi, voyez plus haut l'argument "un système plus sûr".
La métaphore du jeu est en revanche appropriée pour désigner les manipulations politiques des hommes de l'Etat. Ces hommes "jouent" avec votre retraite chaque fois qu'ils prennent à son sujet des décisions hasardeuses, incohérentes ou spoliatrices, sans vous demander votre avis.
C'est le cas quand on change sans cesse les règles du système, quand par exemple le Président Mitterrand abaisse l'âge de la retraite à 60 ans, et que le président Sarkozy la relève ensuite à 62 ans, ou quand on favorise certaines catégories grâce aux cotisations des autres.

 

· A l'étranger, certains salariés ont beaucoup perdu dans les fonds de pension
C'est exact mais ces systèmes n'ont rien à voir avec l'épargne retraite que nous proposons.
Parmi ces systèmes, il y a d'abord l'investissement dans les actions de l'entreprise qui emploie ces salariés. Le placement en actions d'une seule entreprise est contraire au principe de l'épargne retraite qui nécessite d'être diversifiée sur plusieurs supports.


Il y a également l'épargne exposée de façon excessive aux marchés actions. Nous avons expliqué précédemment (cf. "un système plus sûr") que cette exposition doit diminuer quand l'échéance de la retraite se rapproche.


Il y a enfin les cas de malversation pure et simple de l'employeur, comme dans le cas de l'affaire Enron. Ces cas sont extrêmement rares. Nous proposons d'ailleurs que l'épargne retraite ne soit pas gérée par l'employeur, mais reste sous la maîtrise des salariés, qui décideront eux-mêmes à quel gestionnaire de fonds ils souhaitent confier leurs avoirs.


Naturellement, un gestionnaire de fonds peut lui-même être indélicat, comme dans l'affaire Madoff, où les versements des nouveaux venus servent à rémunérer les premiers clients. Heureusement, ce type d'escroquerie reste lui aussi tout à fait exceptionnel. Rappelons tout de même que ce principe employé par Madoff est celui adopté à grande échelle par le système français de retraite par répartition de la Sécurité Sociale, et que c'est cela qui devrait vous scandaliser.


· Rien ne m'empêche aujourd'hui d'épargner pour compléter ma retraite
C'est vrai si vous avez une bonne capacité d'épargne, autrement dit des revenus corrects.


Un smicard, par exemple, n'a pas cette capacité à épargner, ou plus exactement ce qu'il pourrait épargner est siphonné par le système de retraite par répartition. Dans un système d'épargne personnelle, il reprend la maîtrise des sommes qu'il verse pour sa retraite, sans diminuer son salaire net, et en bénéficiant du même rendement que vous lorsque vous vous constituez un complément de retraite par votre épargne.


· Tout le monde n'a pas la discipline nécessaire pour épargner
L'épargne personnelle est une solution alternative au régime obligatoire de la retraite par répartition. Cela ne veut pas dire que les cotisations deviennent facultatives. Chacun garde l'obligation de verser une cotisation minimale, proportionnelle à son salaire, mais peut librement verser plus. De même, les fonds épargnés doivent être bloqués pendant une durée minimale, mais il est possible de les conserver plus longtemps.


L'objectif de cette obligation minimale n'est pas de protéger certains contre leur propre imprévoyance, ce qui serait une vision paternaliste de l'action politique, mais d'éviter que lors de leurs vieux jours ils ne deviennent une charge pour leurs proches et pour la société.


· Et si un gestionnaire de fonds de pension fait faillite ?
Quand une banque fait faillite, ses clients peuvent perdre leurs dépôts en compte courant car les banques utilisent ces dépôts pour leurs propres opérations, par exemple de crédit.
Mais dans un système d'épargne personnelle, une société de gestion se contente d'investir au mieux les fonds que vous lui confiez, sans les utiliser elle-même, et se rémunère uniquement en commissions de gestion.


De cette façon, même si elle fait faillite, vous gardez la propriété pleine et entière de vos avoirs, que vous pouvez confier à un autre gestionnaire de fonds. Vos avoirs ne peuvent pas être saisis pour payer son passif car ils ne lui appartiennent pas.

 

Il reste les cas de faillites frauduleuses avec détournement des actifs gérés. Pour se protéger de ces pratiques très rares – car très risquées pour ceux qui s’en rendraient coupables – il suffit de mettre en place un système d’assurance contre le vol.


· Si ce système était si intéressant, ça se saurait
C'est une bonne question, le sujet des fonds de pension est quasi-absent du débat sur l'avenir des retraites en France.


Ce débat est présenté sous la forme suivante : "comment garantir l'avenir du système actuel de retraite par répartition ?" La question étant mal posée (voir la réponse à l'objection "ce système va affaiblir le système actuel de retraite par répartition"), les réponses sont forcément biaisées.


Il y a aujourd'hui un consensus qui va de le Pen à Besancenot pour maintenir ce système en l'aménageant, même si les façons de l'aménager diffèrent selon les partis.


On peut se demander s'il n'en est pas ainsi parce que ce système arrange beaucoup de monde : les hommes politiques pour qui c'est une source de pouvoir, les syndicats qui en vivent, et tous ceux que le système favorise d'une façon ou d'une autre, en particulier les hauts revenus. A l'inverse, ceux qui ont le plus à perdre dans ce système, c'est-à-dire les jeunes et les bas salaires, en sont également moins conscients, ou se font moins facilement entendre dans les médias.


Alternative Libérale est l'un des seuls partis politiques à défendre le système de retraite par épargne personnelle.
Si vous pensez que notre voix mérite d'être entendue, aidez-nous en nous soutenant et en relayant nos idées.


 

"C'est fini," merci pour vos commentaires, il faut en débattre; Mais lire et relire ce texte, et ces objections

Bien librement, je remercie l'équipe d'AL, notamment Robert C pour ce dossier pas facile , laborieux, voire tabou

Un débat est ouvert sur L&L, cliquez ci-dessous

Dossier complet des retraites AL

http://www.lumieres-et-liberte.org/article-info-al-petiti...
Lire et relire le texte, voir notamment les objections possibles, je m'aperçois que beaucoup.........
ne lisent pas tout, et la critique arrive vite sans fondement,
dommageable. Ouvrez votre esprit, une suggestion pour votre
avenir, au moins celui de vos enfants....Pensez y! Nous libéraux, ne
cherchons ni pouvoir, ni privilèges de quel que sorte que ce soit, nous
revenons sur le devant de la scène quand des décisions (crises) sont
devant nous. Pas de politique politicienne, de dogme, de parti
pris.....Libre et égaux en droit
Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste
Merci
AL'ain Genestine

31/08/2010

Sortie de crise en Corée du Sud, des idées à retenir...

Le retour du dragon

 

Avec une croissance économique au beau fixe et une industrie raflant les plus gros contrats du marché
mondial, la Corée du Sud a réussi sa sortie de crise.

 

http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/voyages/guides-de-voyage/asie/coree-du-sud/106962-28-fre-FR/coree-du-sud_620x465.jpghttp://lesvillesdumonde.l.e.pic.centerblog.net/zvswgxtl.jpg


C'est une première : une société publique sud-coréenne vient de lancer une OPA hostile en Europe. Le 20 août,
le pétrolier Knoc a fondu sur Dana, compagnie basée à Aberdeen et présente en mer du Nord. L'affaire est mesurée
(2,2 milliards d'euros), mais met en lumière l'assurance de la nation qui préside le G20. Car si le pays du Matin calme
fait souvent la « une » au sujet des tensions avec son voisin du Nord, il se distingue en ce moment par sa vigueur
économique. La croissance est au beau fixe et ses industriels raflent les contrats. En janvier l'électricien public Kepco
emportait à la barbe d'Areva le contrat nucléaire d'Abu Dhabi. Hyundai est, lui, un sérieux candidat pour le futur train à
grande vitesse entre Rio et Sao Paulo avec son KTX-2 (dérivé... du TGV Alstom). Voilà quelques jours, l'armée russe,
qui veut se doter de navires de commandement, s'est dite intéressée par le Dokdo de Daewoo, refroidissant les espoirs
de DCNS et son Mistral. On pourrait également citer le succès persistant de Hyundai-Kia (automobile), LG (télécom,
électroménager) ou Doosan (infrastructures).


Et au plan macroéconomique ? Après 0,2 % de croissance en 2009, le FMI prédit 4,5 % cette année et 5 % en 2011. En
plein chaos mondial, les 48 millions de Sud-Coréens n'auront vécu qu'un trimestre de récession (fin 2008). Le chômage
(3,2 %) est revenu à son niveau d'avant crise et la dette (33 % du PIB) est une des plus faibles du monde. Bref, si sa
cote n'était si basse (il a perdu des élections locales en juin et vient de changer de Premier ministre), le chef de l'État
Lee Myung-bak, 68 ans (photo), ne pourrait que se réjouir. Celui qui se surnomme le « président de l'économie »
(certains préfèrent « 2 MB » pour « 2 mégabits », jeu de mot sur son nom coréen et ses supposées faibles capacités) a
une histoire qui se confond avec celle du pays. Ex-patron de la branche BTP de Huyndai (d'où un autre surnom le «
bulldozer »), il a vécu de l'intérieur le « Miracle du fleuve Han ». Après trente ans de colonisation japonaise, puis la
guerre civile, ce pays montagneux était exsangue. Le niveau de vie comparable à celui du Pakistan.

 

Sous une semidictature (la démocratie réelle ne date que de 1992), l'aspirant dragon soutenu par les États-Unis lance sa révolution industrielle en commençant par la sous-traitance à bas prix pour l'export avant de monter en gamme dans des domaines choisis : électronique, naval, équipements, automobile...

 

http://www.voyagesphotosmanu.com/Complet/images/climat_coree_du_sud.gif

 

Mariant dirigisme, nationalisme et libéralisme, cette période fut l'âge d'or des chaebols (Daewoo, Hyundai, Samsung...). Avant que la crise asiatique de 1997 ne révèle leurs tares : diversification insensée, opacité, endettement hors normes, prévarication... Le choc fut rude : faillites frauduleuses, éclatement, licenciements...

Les Occidentaux en profitent pour faire leurs emplettes (comme Renault Samsung ou GM Daewoo).

Pourtant, le pays a su repartir. Son modèle à l'allemande ou à la japonaise, fondé sur l'export, les investissements étrangers et un gros effort de R et D (3,2 % du PIB), vient de résister à la grande récession. Un fait d'autant plus remarquable que ses coûts salariaux ont rattrapé ceux des « vieux » pays riches. Qu'importe ! Alors qu'elle parachève un accord de libre-échange avec l'Europe, la Corée a assez d'aplomb pour l'envisager avec le Japon, et la Chine surtout. Lors du G20 à Séoul, les 11 et 12 novembre, il y aura des idées à prendre sur les bords du fleuve Han.


Pierre-Olivier Rouaud

 

Source IHEDN

Source journal ou site Internet : Enjeux
Date :30 août 2010
Auteur : Pierre Olivier Rouaud (usine nouvelle)

 

http://www.boursier.com/images/photos/l_coree-sud-bourse-seoul.jpghttp://static.seek-blog.com/i/large/usa-n-influencent-l-economie-coreenne-130126-1.jpg

 

Des chiffres et des Liens (Corée du Sud):

 

Nom : République de Corée
Capitale : Séoul
Habitants : Séoulien(ne)
Langue : Coréen
Monnaie : Won coréen


Population : 48 363 068 (est. mai 2010)
Structure : 16.2% (0-14 ans) | 72.7% (15-64 ans) | 11.1% (+ de 65 ans)
Sexe : Hommes (24 337 494) | Femmes (24 025 574)
Taux de natalité : 1.22 enfant par femme (le plus bas de l'OCDE en 2010)


PIB : 809.7 milliards de dollars (2009)
Croissance : 0.2% (2009) | +8.1% (T1 2010 vs. T1 2009)
PIB par habitant : 17 074 dollars (2009)
Taux de chômage : 3.2% (mai 2010)
Puissance économique : 15e (2009)

 

Histoire
Wikipédia
Histoire des relations entre France et Corée
Relations économiques franco-coréennes
Institutions Françaises
# Ambassade de France
# Chambre de commerce et d'industrie franco-coréenne (FKCCI)
# Conseillers du Commerce Extérieur
# Cercle des entrepreneurs francophones en Corée
# Sopexa
# Centre Culturel Français
# Lycée français
# Alliances françaises
# Associations des francophones en Corée
# Cercle franco-coréen

Institutions Coréennes
# Invest Korea
# Korea International Labour Foundation
# Korea International Trade Association
# Korea Trade Investment Promotion Agency
# Chambre de commerce et d'industrie coréenne

14:05 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée dusud, croissance, économie, libéralisme, libre-marché | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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