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06/01/2011

Les occidentaux désemparés devant les drames chrétiens!

Analyse

Tout appui trop voyant de la part de l'Occident envers les minorités chrétiennes dans les pays arabes risque de se retourner contre elles, relèvent des experts.

 

http://www.aed-france.org/dl/2011/01/img_606x341_egypt-bomb-church-0101.jpg


Les Occidentaux semblent dépourvus de moyens efficaces pour défendre les minorités chrétiennes menacées par el-Qaëda dans le monde musulman. Depuis les massacres à deux mois d'intervalle dans des églises de Bagdad (46 morts le 31 octobre) et d'Alexandrie en Égypte (21 morts le 31 décembre), l'urgence s'est cependant imposée de répondre à une tragédie longtemps minimisée par rapport à d'autres fractures - juivearabe et chiite-sunnite - de la région.Joseph Maïla, directeur de la prospective et spécialiste des religions au ministère français des Affaires étrangères, avait accusé en novembre el-Qaëda de « nettoyage ethnique ».


« C'est la diversité qu'on tue », avait-il aussi dénoncé alors que, selon plusieurs spécialistes, l'hostilité antichrétienne s'étend bien au-delà d'el-Qaëda. Pour les Occidentaux, toute intervention est toutefois délicate.

 

http://www.france24.com/fr/files_fr/imagecache/aef_43_large/article/image/irak-chretiens_0.jpg

 

« Le chemin de sagesse est de faire confiance aux gouvernements locaux. Si les chrétiens bénéficient d'un appui trop voyant, ils seront perçus encore plus comme vecteurs de l'influence étrangère », estime Denis Bauchard, de l'Institut français des relations internationales (IFRI). Selon Antoine Basbous, de l'Observatoire des pays arabes, toute critique sur ce sujet d'un gouvernement occidental à l'égard d'un régime ami de la région « rend celui-ci critiquable par ses oppositions et ses extrémismes ». À l'exception de la Jordanie, les réponses des gouvernements, de l'Égypte à l'Algérie et à la Turquie, sont souvent ambiguës, note encore Denis Bauchard. Sous pression d'une opinion de plus en plus tentée par les idées fondamentalistes, les autorités égyptiennes manifestent ainsi des réticences face à la construction d'églises. Des mouvements islamistes comme le Hamas et les Frères musulmans peuvent aussi tenir un double langage, se montrant officiellement solidaires des chrétiens persécutés, mais réceptifs dans le même temps à l'aversion de leur
base.

 

http://img.over-blog.com/500x391/0/56/18/16/JPG4/egypte-2.jpg


À chaque remarque, le pays critiqué répond souvent par une pique contre l'Occident coupable de mal intégrer les musulmans. Après la tuerie de la cathédrale de Bagdad, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait ainsi demandé au pape Benoît XVI qu'« il ne laisse pas l'Orient se vider de ses chrétiens, ni l'Occident se vider de ses musulmans ». En Égypte, le ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit a déclaré hier que la protection des lieux de culte, « notamment les églises coptes », relève de la « responsabilité
exclusive » du gouvernement et de l'État (égyptiens). « L'objectif d'el-Qaëda et des islamistes radicaux, c'est de provoquer une confrontation entre le monde arabe et l'Occident », a estimé cette semaine Michèle Alliot-Marie, la ministre française des Affaires étrangères. Dans une lettre à la Haute représentante de l'Union européenne, Catherine Ashton, elle a demandé une action concertée des 27. Elle suggère un soutien à la région autonome kurde du nord de l'Irak qui a accueilli 20 000 chrétiens irakiens depuis 2003. Les Occidentaux veulent surtout éviter un exode des 20 millions de chrétiens d'Orient, que redoutent les chefs de ces Églises et les dirigeants modérés de la région. Après l'attentat de Bagdad, la France avait recueilli des blessés et leurs proches. Michèle Alliot-Marie, sans fermer la porte, affirme que la logique voudrait qu'ils retournent dans leur pays. Pour ne pas faire gagner el-Qaëda. Alors que ces minorités sont assimilées aux « croisés », surtout depuis l'intervention américaine de 2003 en Irak, leur rôle modérateur, par exemple dans le foyer de crise Israël-Palestine-Liban, est apprécié des Occidentaux. Souvent culturellement modernes, influentes économiquement et jalousées, à l'instar des coptes en Égypte, elles ont été parfois dominantes comme au Liban. Elles ont en outre été choyées par les nationalismes arabes laïcs, avant que la montée d'un « islam politique » influencé par le rigorisme wahhabite ne rogne leurs droits, explique Denis Bauchard.

 

Les occidentaux impuissants à défendre les chrétiens d’Orient
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 6 janvier 2011

03/01/2011

La parole est donnée à l'Islam: Ou va le monde musulman? Une vision pour un débat en occident.

La question de la culture et du dialogue des cultures est primordiale pour faire reculer l’ignorance.


Après une décennie du nouveau siècle, il est temps de se poser des questions sur l’avenir. De nombreux observateurs à travers le monde se posent la question:

 

où va le monde musulman, composé de 57 pays et plus d’un milliard et demi de musulmans présents aux quatre coins de la planète?

 

Ce monde hétérogène, qui s’étend sur trois continents, semble prendre la figure du dissident face à l’Occident, dont il est proche, et échappe aux grilles de lectures classiques.

 

http://debats.actualite-francaise.com/img/debats_img/07cdfd23373b17c6b337251c22b7ea57-1.jpg


Les préjugés à son égard sont tenaces, alors que l’Occident classique a été judéo-islamo-chrétien et gréco-arabe. Les citoyens occidentaux de confession musulmane sont des ponts et des traits d’union pour le vivre-ensemble qu’il faut valoriser. Des intellectuels occidentaux continuent pathologiquement et arbitrairement de faire croire que «la guerre» est à l’origine de l’irruption de l’Islam dans l’histoire et que la violence lui est consubstantielle. La propagande cherche à faire croire que les éléments incompatibles avec le progrès lui sont enracinés. Ces contre-vérités nuisent aux bonnes relations. L’Algérie est le pays pont, trait d’union entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest, le plus apte à apaiser les relations internationales.

Accepter la critique
Le monde musulman apparaît comme le sous-développé politique et en même temps celui qui porte en lui une autre version de l’humain; selon les musulmans, vivante, équilibrée et résistante. Héritier d’une civilisation lumineuse, témoin d’une spiritualité vivace, il est traversé par, d’un côté, l’immobilisme et des courants rétrogrades et, de l’autre, par des mouvements de la dilution et la dépersonnalisation fascinés par l’occidentalisation. Aucun d’eux ne représente l’avenir. Nous sommes confrontés aux extrêmes. C’est un combat entre l’ouverture, la mesure et à l’opposé, la fermeture, la démesure. Nous devons nous impliquer par amour de la patrie et retrouver le goût de la culture et de la créativité.


Le monde musulman se veut la communauté du juste milieu, ni tourner le dos au monde, sous prétexte que l’Au-delà est la vraie vie, ni se laisser aliéner par lui, sous prétexte qu’il faut assouvir nos besoins illimités. L’Algérie, attachée à la notion de souveraineté, ayant payé le prix le plus lourd pour son indépendance, est un des pays ponts qui représentent la ligne médiane, même si son niveau de développement ne correspond pas encore à ses immenses potentialités.


La culture de l’Algérie, un des plus beaux pays au monde, est celle de la dignité, de l’hospitalité et de la résistance. Près de cinquante ans après l’Indépendance qui n’a pas réalisé toutes ses promesses, même si au niveau de la culture, de l’éducation et de l’enseignement elle a évolué de façon considérable du point de vue quantitatif, ces secteurs-clés nécessitent davantage de développement et n’ont pas encore atteint le niveau escompté. L’Algérie de 35 millions d’habitants dispose d’une richesse humaine de 9 millions d’élèves dans les écoles et près de 1,5 million dans les universités. Notre pays est seulement en attente d’une dynamique fondée sur le bond qualitatif, après les efforts louables d’édification. Par la culture et la maîtrise de la science, la voix de l’Algérie, forgée par l’Appel de Novembre, sera encore plus forte, aux côtés d’autres grandes nations.
Le drame sur le plan international réside dans le fait que depuis 1989, la chute du mur de Berlin, le monde musulman est dans l’oeil du cyclone, perçu comme une source de «menaces».


L’instrumentalisation de la religion, les archaïsmes conjoncturels et les dérives apportent de l’eau au moulin à cette propagande injustifiable. C’est intenable. Le monde musulman, les prochaines années, doit sortir de cette situation. D’autant que des expériences crédibles de développement sont visibles, comme en Turquie, et que des positions géostratégiques et des richesses ne sont pas un mirage comme en Algérie.


Le monde dominant, aussi puissant soit-il, est décadent. Ce qui complique la situation du monde musulman confronté ainsi à des défis internes et externes. Des médias et des courants d’opinions en Occident, mal-intentionnés, amplifient la peur pour faire diversion aux problèmes structurels de l’ordre dominant et imposent l’idée de citadelle. L’Islam joue un rôle de révélateur des impasses de notre temps.


Cependant, il nous faut accepter la critique, d’autant que l’horizon semble fermé et la démission est la conduite actuelle. L’opinion publique et des observateurs s’interrogent. Ils se demandent si le phénomène de repli est une lame de fond, ou si la raison et le progrès culturel et scientifique vont l’emporter? Mais ils oublient que le repli est le résultat des manipulations et instrumentalisations, le produit des contradictions de notre temps, une responsabilité partagée.
Le vide culturel interne, la crise de l’Ecole et les injustices, mais aussi les inégalités secrétées par les despotismes et le système mondial, la politique des deux poids, deux mesures et les dérives de la modernité consumériste qui déshumanisent, produisent tous ensemble un malaise moral, des réactions obscurantistes et de la violence sociale. Les deux mondes, Orient-Occident, tellement liés et imbriqués, doivent s’interroger sur les difficultés propres à chacun et sur les problèmes et défis de l’humanité. Nul ne pourra tout seul faire face aux incertitudes.


Au lieu de voir dans le monde musulman «le nouvel ennemi» réfractaire au progrès, il est urgent de changer, de comprendre qu’il est capable de contribuer à la recherche d’une nouvelle civilisation, comme par le passé. Il dispose de valeurs et de richesses. Le Monde arabe, figé, retrouvera son équilibre s’il sait oeuvrer, dialoguer et se faire entendre. Ni imitation d’un mauvais Occident, ni imitation d’un mauvais Orient, mais synthèse et articulation raisonnable entre authenticité et progrès, entre l’autonomie de l’individu et le vivre commun, symbiose entre science et éthique, entre le spécifique et l’universel.

 

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Trois priorités
Le Monde musulman doit assumer trois priorités. Sur le plan scientifique, moderniser l’Ecole, la formation, l’éducation, l’enseignement, la culture, donner la priorité absolue à ces questions, pour progresser et faire reculer le chômage, l’incivisme, la pauvreté et les intégrismes. En conséquence, multiplier les possibilités de cultiver, axer l’aide sur la formation sous toutes ses formes est un chemin incontournable. La jeunesse de nos pays a soif de connaissances.


Sur le plan économique, le poids de la bureaucratie, la faiblesse de la culture de l’entrepreneuriat pour produire des richesses, des instruments de régulation pour protéger les faibles et la division internationale du travail, conception au Nord, exécution partielle au Sud, constituent des problèmes de fond. Il s’agit d’éviter le repli et le libéralisme sauvage.
Au plan politique, l’espérance est réelle, malgré des critiques, il faut rester constructif, car le développement dépend de la bonne gouvernance et du renouvellement des élites, pour sortir de l’usure et liquider la mauvaise gestion. L’urgence c’est l’arrêt de toutes les formes d’incompétence et de remobiliser la jeunesse qui prendra conscience que l’avenir est dans nos pays. Tous les jours, des cadres prouvent leur engagement, leur intégrité et leur compétence. Le potentiel existe.


Sur le plan des relations internationales, les problèmes cruciaux qui retardent le développement sont: la volonté d’hégémonie et de domination du monde fondée sur la loi du plus fort et l’ivresse de la logique unipolaire; la mise en oeuvre d’une idéologie néoconservatrice au service d’intérêts à courte vue, dont le contrôle sur les sources d’énergie est un des aspects; diversion par rapport aux problèmes politiques et économiques du monde.


Face au désordre mondial, à la pérennité de la logique d’un centre qui exploite la périphérie, face aux terrorismes transnationaux et à la pauvreté, nous pouvons diverger sur les méthodes pour les résou-dre, mais nous différons surtout sur l’évaluation des causes et l’identification des responsabilités, car les inégalités et les sources de la pauvreté et de la violence aveugle sont multiples. Sans jamais justifier les dérives, il y a lieu de s’attaquer à leurs causes profondes. La mondialisation est dominée par l’américanisation, même si des puissances nouvelles émergent. Le Monde arabe doit revoir sa relation incontournable avec l’Europe et les USA. Il est important d’insister sur le fait que le peuple américain est un peuple ami et la nation américaine une grande nation. Le monde entier a besoin de la stabilité et de la crédibilité de la première puissance; notre avenir, en partie, en dépend. Les USA, ne l’oublions pas, sont héritiers du siècle des Lumières et attachés aux valeurs de liberté. Ce qui inquiète ce sont des aspects de leur politique étrangère, tant sur le plan des actes unilatéraux que sur celui d’une vision fondée sur le double standard. Notre démarche, par attachement aux principes de la démocratie universelle, est de continuer à dire à nos amis américains: nous souhaitons renforcer nos liens, favoriser la prééminence du droit international, notamment culturelle, commerciale et économique. Ce qui nous ne dispense pas de dire que nous ne sommes pas d’accord sur ce qui se passe en Palestine. Tout comme nous ne cesserons pas de répéter à l’opinion internationale que l’extrémisme est l’anti-Islam. L’heure n’est pas à l’amalgame, mais à l’alliance entre tous les pays et tous les citoyens du monde épris de liberté, de justice et de paix, quelles que soient leurs religions et leurs cultures. La question de la culture et du dialogue des cultures est primordiale pour faire reculer l’ignorance, source de tant de maux. La mondialisation est inégale et contredit toutes les cultures traditionnelles, notamment au vu de l’économisme fondé sur l’exploitation exponentielle de toutes les ressources, sans tenir compte des critères éthiques, culturels et écologiques. Situation qui porte atteinte à l’écosystème et transforme les cultures et traditions en folklores coupés du mouvement de la vie. Même si la complexité de l’époque et le poids de la mondialisation sont immenses et que le monde musulman reste matériellement faible, il résistera encore face à la deshumanisation et aux injustices. Reste à ce que cette résistance soit coopérative et réfléchie et non sauvage et subjective. Le monde musulman, s’il se réforme, favorisera l’humanisme et le pluralisme dans les relations internationales. De source apparente de menaces, il sera enfin compris comme partenaire salutaire.


Il peut former des êtres humains qui ont un sens ouvert de la vie, l’éthique, capable de tenir face au monde désignifié et consumériste, face à la marchandisation, aux remises en cause des fondements de l’humanité. Mais il n’y a pas d’avenir si la créativité, la critique constructive de soi et de l’autre et l’ouverture au changement ne sont pas mises en oeuvre.
La mondialité, la modernité, la mondialisation s’appuient sur des moyens décisifs et incontournables de la science et de la technique; assumons-les, tout en actualisant notre sens de l’éthique et de l’humain. Relever les défis de manière autocritique, logique, permettra de se désenclaver, de corriger nos dérives et celles de notre temps, dans l’échange, le dialogue et le respect de la différence.


Il est vital de réfléchir et travailler ensemble, investir en commun, partager des richesses et montrer que nul n’a le monopole du progrès et de la raison. Il reste un avenir, si on se souvient qu’unité et diversité et paix et justice sont inséparables. Win-Win devrait être le mot d’ordre pour tous nos actes. Le devenir est commun.

(*) Spécialiste du dialogue des civilisations
www.mustapha-cherif.net

Mustapha CHÉRIF (*)

 

Source l'Expression

L’AVENIR DES RELATIONS INTERNATIONALES
Où va le monde musulman?
30 Décembre 2010

10:30 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : islamisme, islam, culture, musulman, critique, algérie, turquie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/12/2010

Vision américaine de l'islamisme radicale en France

Dans un document révélé par Wikileaks, les services américains de l'ambassade US à Paris s'inquiètent de la montée de l'islamisme radical en France "La France doit s'attacher à donner une place aux musulmans", tel est l'avertissement que lance l'ambassade américaine à Paris à son Département d'Etat à Washington.

 

http://www.surlering.com/sites/make-ai/-library-/images/usr_29358/44kk545.jpg

 

Dans un câble diplomatique classé secret, elle analyse, à travers plusieurs angles, la situation de l'islamisme radicale en France. La marginalisation, l'exclusion et la discrimination dont sont victimes les musulmans de France inquiètent les américains. Dans un mémo daté du 17-08-2005, et mis en ligne par Wikileaks mercredi, les observateurs de l'ambassade américaine à Paris dresse un tableau noir du traitement que réserve les autorités françaises à cette catégorie de la population enfermée dans "des banlieues pauvres" situées à "l'extérieur des grandes villes de France". Et même si les américains reconnaissent que la France réussit tant bien que mal à contrer la menace terroriste de l'extrémisme islamiste, ils ne manquent pas, néanmoins, de souligner que l'Hexagone comprend plus de "9000 activistes" susceptibles d'alimenter à n'importe quel moment des filières du "Djihadisme". Par ailleurs, les observateurs de l'ambassade américaine ont même
passé à la loupe la situation catastrophique qui règne au sein des prisons françaises où pas moins de 50 % des détenus sont de confession musulmane ! Les mauvaises conditions carcérales et la détresse sociale de ces détenus ont créé un terrain idéal pour les recruteurs de l'islamisme radical, précise ce mémo américain qui révèle par la même occasion des observations "confidentielles" des Renseignements Généraux Français. A ce titre, il est fait mention que 44 % des prisonniers convertis à l'islam tombent sous le charme de la tendance salafiste. Et 49 % de ces nouveaux salafistes n'ont jamais obtenu un diplôme dans leur vie. Plus étonnant encore, ce mémo révèle que les conversions à l'islam prospèrent au sein même de l'armée française où récemment " 3,5 % de militaires français, y compris des officiers, s'étaient convertis à l'islam".

 

L'ambassade américaine tient, tout de même, à nuancer ce constat en affirmant que pour l'heure, rien ne prouve que ces conversions sont liées à des "raisons idéologiques". Le mémo américain n'omet pas également de souligner que la France ne contrôle pas parfaitement le discours religieux produit en Hexagone par des imams dont la majorité ne parlent même pas français et, d'ailleurs, à peine 20 % d'entre eux, disposent de la nationalité française. Tous ses éléments constituent pour les services américains des ingrédients dangereux susceptibles d'alimenter une crise sécuritaire à même de nuire aux intérêts des Etats-Unis. Et ce risque demeure toujours important tant que les autorités publiques françaises rechignent à accepter la communauté musulmane comme une partie intégrante de "la société française".

 

SECURITE INTERIEURE
l'islamisme radical !
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 2 décembre 2010
Auteur : Abderrahmane Semmar

20/11/2010

Guerre - Iran - Nucléaire - Ayatollah

Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates a estimé mardi qu’une action militaire contre l’Iran ne parviendrait pas à empêcher Téhéran de poursuivre son programme nucléaire controversé. M.Gates a déclaré que l’option militaire n’offrirait qu’une «solution à court terme» au problème, lors d’une conférence organisée par le Wall Street Journal. De plus, frapper l’Iran pourrait pousser la République islamique à cacher encore davantage ses activités, selon M.Gates. Ils «s’enterreraient et dissimuleraient encore plus» leur programme nucléaire, a-t-il estimé.

 

http://anidom.blog.lemonde.fr/files/2010/07/iran_nucleaire_430.1279954226.jpg

 

Le groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) qui suit le dossier nucléaire iranien soupçonne Téhéran de vouloir acquérir la bombe nucléaire sous le couvert d’un programme civil. L’Iran dément avoir cet objectif. Des frappes contre l’Iran «unifieraient une nation divisée, ils tenteraient par tous les moyens d’obtenir des armes nucléaires», a ajouté Robert Gates. Pour le secrétaire à la Défense, qui s’est déjà exprimé en ce sens le 8 novembre lors d’un déplacement en Australie, la diplomatie et les sanctions économiques sont la meilleure façon de persuader Téhéran de renoncer à son programme d’enrichissement d’uranium. «La seule solution à long-terme pour éviter d’avoir un Iran doté d’armes nucléaires est que les Iraniens se rendent compte que ce n’est pas leur intérêt», a jugé M.Gates. Selon lui, il y a des signes montrant que le dernier train de sanctions économiques imposé au régime iranien frappe durement le pays et a créé des tensions entre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et le président Mahmoud Ahmadinejad.

 

http://jasonjeffrey.files.wordpress.com/2009/12/mahmoud-ahmadinejad99574.jpghttp://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/ayatollah-ali-khamenei-guide-supreme-iran/750358-1-fre-FR/actu-monde-Ayatollah-Ali-Khamenei-guide-supreme-iran_articlephoto.jpg


«Nous avons des indications montrant que M.Khamenei commence à se demander si M.Ahmadinejad ne lui ment pas sur l’impact des sanctions sur l’économie»

 

, a-t-il affirmé. Si les Iraniens ont toujours l’intention de poursuivre leur programme nucléaire, ils sont «surpris par l’impact des sanctions», a ajouté M.Gates, estimant que ces dernières les avaient «vraiment frappés plus durement qu’ils n’avaient prévu». Les Etats-Unis ont appelé Téhéran à revenir à la table des négociations, interrompues depuis un an, avec le groupe des Six. L’Iran a demandé le 7 novembre que la reprise des négociations ait lieu en Turquie, considérée par Téhéran comme un allié dans ce dossier.


Au printemps, la Turquie et le Brésil avaient conclu un accord avec l’Iran sur un échange de combustible nucléaire, proposition ensuite rejetée par les Etats-Unis.

 

MENACES
NUCLÉAIRE IRANIEN Gates: «Frapper l’Iran ne stopperait pas son programme...»
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 18 novembre 2010
Auteur : ri

15/10/2010

AL-QAIDA et alors....?

Depuis le début de l'année, de nombreux experts en terrorisme estimaient qu'Al-Qaida est sur le déclin, voire n'existe plus (certains adeptes du « conspirationisme » allant jusqu'à prétendre que cette organisation a été inventée de toutes pièces par Washington). Les faits survenus en ce début d'automne semblent les contredire. Al-Qaida a certes considérablement évolué comme elle l'a toujours fait depuis sa création, mais l'organisation mise sur pied par Oussama Ben Laden est toujours présente comme le disait le regretté Robert Lamoureux dans son sketch « le canard est toujours vivant ».

 

http://jssnews.com/wp-content/uploads/2010/04/alqaeda.jpghttp://www.topnews.in/files/al-Qaeda-logo.jpg

Oussama Ben Laden à la manœuvre

Tout d'abord, son chef historique, Oussama Ben Laden, semble être « toujours vivant » si l'on en croit les deux enregistrements qui viennent d'être publiés à 24 heures d'intervalle par des sites islamiques les 1er et 2 octobre. Non seulement, il appelle le monde musulman à porter secours au Pakistan suite aux effroyables inondations de cet été, soulignant au passage que le pétrole de la péninsule arabique appartient à tous les musulmans, mais il verse également dans le très médiatique combat des écologistes repris par l'ensemble des hommes politiques du monde occidental : la protection de l'environnement.


En dehors de ces deux préoccupations qui ont un but essentiellement de propagande, ce qui démontre d'ailleurs chez lui une analyse fine de la situation de l'opinion internationale, il aurait personnellement inspiré le complot, théoriquement déjoué, qui visait à déclencher des opérations terroristes d'envergue en Europe occidentale et vraisemblablement aux Etats-Unis. Le modèle de l'attaque de Bombay de novembre 2008 (173 morts et 308 blessés) semble lui avoir bien plu. En effet, neuf hommes lourdement armés et bien entraînés avaient alors provoqué des évènements sanglants qui ont défrayé la chronique mondiale en tournant en boucle sur les télévisions internationales. La perspective d'envoyer des jihadistes préalablement formés dans les zones tribales pakistanaises, attaquer plusieurs grandes villes européennes (on peut un peu plus douter de la faisabilité de telles actions aux Etats-Unis étant donné les mesures de sécurité draconiennes qui y sont en vigueur) aurait eu son assentiment. Une partie des activistes détectés par les services de renseignement occidentaux seraient des combattants internationalistes britanniques et allemands. L'affaire aurait été révélée par des interceptions de conversations téléphoniques passées depuis le Pakistan vers l'Europe, ce qui tend à prouver que le réseau Echelon fonctionne encore très bien. A savoir, ces activistes tentaient de préparer des infrastructures d'accueil et de soutien aux commandos qui auraient rejoint l'Europe. Ces renseignements auraient été recoupés par les aveux d'au moins un activiste fait prisonnier en Afghanistan. A noter qu'Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) ne serait pas partie prenante de cette opération. En effet, la filière serait essentiellement pakistanaise. Elle serait conduite par le nouveau chef opérationnel d'Al-Qaida : Ilyas Kashmiri qui a déjà organisé l'attaque de Bombay en 2008.

Le cas d'Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI)

Il semble qu'AQMI n'a pas aujourd'hui les moyens nécessaires pour déclencher des actions coordonnées de type « commando » sur le sol européen en général et français en particulier.

 

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Il n'en reste pas moins que ce mouvement affilié à Al-Qaida défraye la chronique. Sa composante sahélienne multiplie les enlèvements dans sa zone d'influence, obligeant la majorité des expatriés à rentrer au pays et interdit la région aux touristes, ce qui constitue un manque à gagner immense pour les sociétés travaillant dans ce secteur au Sahara et une perte de crédibilité générale de l'Occident auprès des populations locales. Plus généralement, AQMI est en train de créer un vent de panique au sein du monde politique français confronté à une menace d'attentats dans les lieux publics hexagonaux. En effet, AQMI peut très bien se livrer à des attentats du type de ceux qui sont survenus en 1995, le procédé étant plus simple à réaliser que celui des opérations « commando ».


L'effet recherché par tout terroriste (terroriser) est parfaitement rempli par la direction d'AQMI basée à l'est d'Alger : créer un sentiment de peur qui ravit les activistes en herbe implantés en France. Cela donne déjà des idées à de mauvais plaisants qui déclenchent des alertes qui obligent à évacuer la tour Eiffel par deux fois, la gare Saint Lazare et le RER Saint Michel une fois et un centre de tri dont le personnel est mis en quarantaine après réception d'un colis contenant une poudre suspecte.


Plus inquiétant encore, cela pourrait également influencer des individus ou des groupuscules isolés qui voudraient profiter de cette période particulièrement sensible pour faire parler d'eux. Les fondamentalistes musulmans sont immédiatement pointés du doigt mais ils ne sont pas les seuls à souhaiter passer à l'action. En effet, les libertaires-anarchistes encouragés par la crise économique qui perdure en créant un immense sentiment de frustration au sein des populations, semblent vouloir profiter de l'occasion qui leur est offerte.

La situation sécuritaire mondiale se dégrade peu à peu.

Si l'on fait un rapide tour du monde, il est aisé de s'apercevoir qu'Al-Qaida, ses mouvements affiliés ou alliés et des groupuscules ou des individus isolés qui se réclament de son idéologie sont passés à la vitesse supérieure.


Sans entrer dans les détails, force est de constater que le gouvernement intérimaire de transition somalien ne contrôle plus qu'une partie de la capitale, et encore grâce aux forces de l'AMISOM (mission africaine de maintien de la paix en Somalie). Les fondamentalistes somaliens sont également en train d'étendre leurs actions à l'étranger, pour le moment aux pays proches mais peut-être demain à des contrées plus lointaines. Les actes de piraterie et de terrorisme maritime devraient s'accroître dans les semaines ou les mois à venir car les milices Al-Shabab liées à Al-Qaida, au moins sur le plan idéologique, ne s'interdisent plus ces activités jugées auparavant comme « criminelles ». La seule différence réside dans le fait que leurs responsables ont déclaré ne pas vouloir s'en prendre aux bâtiments de pays musulmans.


Cela risque d'être aussi le cas au Yémen où le gouvernement est engagé sur deux fronts : au Nord face aux tribus du clan Al Houthi plus ou moins appuyées par Téhéran, au Sud et à l'Est face à Al-Qaida dans la Péninsule Arabique (AQPA) qui profite des volontés sécessionnistes très présentes dans la région en raison de la situation de misère qui y prévaut.


Le théâtre Afpak reste toujours aussi préoccupant avec, en plus, les débordement qui ont eu lieu en Asie centrale ces derniers temps, notamment au Tadjikistan. Certes, les rebelles afghans sont essentiellement des taliban et des chefs de guerre (Haqqani et Hekmatyar), mais ces derniers ont incorporé dans leurs rangs quelques dizaines de combattants internationalistes d'Al-Qaida reconnus pour leur professionnalisme.


La même situation prévaut au Pakistan où les lignes d'approvisionnement de l'OTAN sont de plus en plus menacées par les taliban pakistanais appuyés par des activistes d'Al-Qaida, notamment originaires d'Asie centrale.


Si les forces coalisées se retirent d'Afghanistan comme cela semble être désormais inéluctable, il est probable que la guerre civile donnera l'avantage aux taliban et que le feu se propagera progressivement à différents pays d'Asie centrale obligeant Moscou à passer en première ligne. La Russie est déjà empêtrée dans le Caucase, la révolte tchétchène ayant largement débordé sur les pays voisins. Moscou craint également une vague d'attentats terroristes qui pourraient affecter les grandes villes du pays.

 

 

http://www.lefigaro.fr/assets/images/alqaida_monde.jpg

 

 

Pour un mouvement moribond, Al-Qaida, tel le Phoenix, paraît bien renaître de ses cendres. Certes l'établissement du califat mondial souhaité par Oussama Ben Laden semble être aujourd'hui très loin voire utopique. Par contre, en ce qui concerne la propagation de la terreur, cela parait être en bonne voie. A titre d'exemple, même la Suède, pays pacifique et peu concerné apparemment, vient de relever son niveau d'alerte passant d'un coup de « faible » à « élevé ».


La crise économique mondiale qui perdure fragilise considérablement les Etats développés et met en péril certains gouvernements de pays pauvres. Cela constitue un terreau sur lequel les révolutionnaires en général, et les fondamentalistes musulmans en particulier peuvent s'appuyer. Ainsi, jamais les Touaregs n'auraient rejoint AQMI si leur situation s'était améliorée. En fait, Al-Qaida est dans une phase d'offensive et les « pays cible » sont sur la défensive. Même sans vouloir trop dramatiser, le chaos ne semble aujourd'hui pas être bien loin.


 


Alain Rodier

10-10-2010
source CF2R

23:56 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : al qaeda, terrorisme, ben laden, aqmi, maghreb, islamisme, intégrisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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