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27/12/2010

Relation Irano-Turc, question de sunnites?

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et son nouveau chef de la diplomatie, Ali Akbar Salehi, participeront aujourd’hui à Istanbul à un sommet économique régional.

 

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L’Iran et la Turquie n’ont cessé de se rapprocher ces dernières années sur le plan politique mais aussi économique, la Turquie devenant un allié de poids pour les Iraniens dans leurs délicates négociations nucléaires. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son nouveau chef de la diplomatie Ali Akbar Salehi participeront aujourd’hui à Istanbul à un sommet économique régional. Cette visite intervient alors que la Turquie, qui joue l’intermédiaire entre Téhéran et l’Occident dans son bras de fer sur le nucléaire, doit accueillir fin janvier les discussions entre l’Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne), après la reprise des négociations nucléaires à Genève début décembre. «La Turquie est un pays puissant, avec une position stratégique et des points communs idéologiques et culturels avec l’Iran», a déclaré M.Salehi soulignant que le renforcement des relations avec la Turquie était une «priorité». Longtemps considéré comme l’allié stratégique et même militaire d’Israël dans la région, la Turquie s’est rapprochée des pays arabes et de l’Iran, en particulier après l’agression d’Israël contre la bande de Ghaza en décembre 2008 puis l’attaque de la marine israélienne contre une flottille d’aide humanitaire destinée à Ghaza au cours duquel neuf Turcs ont été tués. Ce qui a provoqué une vive colère de la Turquie contre Israël. Signe du changement intervenu, Ankara a retiré en août l’Iran de la liste des pays constituant une menace pour elle, selon le document définissant la sécurité nationale du pays. Elle a également voté contre la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 9 juin, renforçant les sanctions économiques internationales contre l’Iran. Peu avant, elle avait présenté avec le Brésil et l’Iran une proposition d’échange de combustible nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances, visant à faciliter un compromis sur le dossier nucléaire, mais qui a été rejetée par les grandes puissances. Le rapprochement de la Turquie et de l’Iran, qui comptent à eux deux plus de 150 millions d’habitants, s’est également accompagné d’un renforcement des relations économiques et commerciales qui ont atteint 10 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, avec pour objectif commun de les faire passer à 30 milliards de dollars entre 2013 et 2015.

 

En septembre dernier, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à un «rapprochement économique avec l’Iran», notamment la signature d’un accord de préférence commerciale, en dépit des pressions occidentales.

 

http://www.turquie-news.fr/local/cache-vignettes/L500xH366/tn_irak_turquie-petrol-gaz-28bd5.png


Selon la presse iranienne, Téhéran veut également renforcer ses relations commerciales avec la Turquie pour réduire la place des Emirats arabes unis dans son commerce extérieur, après les restrictions bancaires imposées par les Emirats à la suite des sanctions économiques internationales. L’Iran qui exporte déjà quotidiennement entre 15 et 18 millions de m3 vers la Turquie, a signé en juillet un contrat d’un milliard d’euros avec une compagnie turque pour la construction d’un gazoduc de 660 km qui permettra d’exporter chaque jour 60 millions de m3 de gaz d’ici trois ans vers la Turquie et l’Europe. Enfin, geste particulièrement significatif, M.Erdogan, lui-même sunnite qui dirige un gouvernement conservateur, a participé jeudi dernier à Istanbul aux cérémonies chiites de l’Achoura, en présence d’Ali Akbar Velayati, principal conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei. Une première dans un pays sunnite à laquelle les médias iraniens ont donné un large écho. La Turquie, majoritairement sunnite, compte une minorité alaouite chiite de moins de 20% selon les estimations.

 

Iran - Turquie : rapprochement de deux géants
Source, journal ou site Internet : L’Expression
Date : 23 décembre 2010
Auteur : RI

13:53 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, turquie, diplomatie, économie, politique, ahmadinejad, sunnites, chiite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/12/2010

Allemagne: Une sortie de crise économique!

Déjouant la plupart des prévisions, l’économie allemande se rétablit avec une rapidité surprenante, à peine un an après la crise la plus sévère qu’elle ait traversée depuis plus d’un demi siècle. Les sources de la croissance allemande sont en train de se réorienter vers la demande intérieure, sans pour autant se détourner de la demande mondiale. L’analyse montre la forte capacité de résilience de ce « modèle » socioéconomique: les performances de l’Allemagne en termes de compétitivité internationale renvoient à la fois à la capacité à maîtriser les coûts de production et au vaste effort d’innovation et de rationalisation del’outil de production consenti pendant la période précédente. Dans un contexte de forte baisse des carnets de commande et de la production, le vaste phénomène de rétention de main-d’oeuvre qui s’est produit dans l’industrie allemande en 2009 s’explique par l’importance cruciale et la rareté relative de la main-d’oeuvre qualifiée. Cela illustre aussi le talon d’Achille de ce pays : une démographie déclinante, qui risque de brider très fortement le potentiel de croissance économique à long terme de l’Allemagne.

 

http://www.globalresearch.ca/coverStoryPictures/19388.jpghttp://www.lavoixeco.com/stories/image250x00/mediastore/VDN/A2010/M05/Leconomie_allemande_en_legere_croissance_au_pr.jpg.jpghttp://blog.athos99.com/wp-content/uploads/2008/06/supporter-allemagne.jpg

Télécharger le document (FR)ici pour lire l'ensemble de l'étude

Plus rapidement la conclusion:

 

L’économie allemande aura fait preuve d’un étonnant degré de résilience face à la crise. Si elle a subi de plein fouet le choc de 2009, avec un PIB en recul de 4,7 % en volume, elle a démontré depuis lors une surprenante capacité de rebond. Certes, la crise aura laissé des traces profondes dans certains domaines, en particulier dans celui de la banque. Tous secteurs confondus, le rebond de 2010-2011 devrait malgré tout avoir intégralement compensé le recul subi en 2008-2009. Il témoigne pour une grande part de la forte capacité des entre-prises allemandes à capter la demande des pays émergents. Cela dit, le régime de croissance de l’économie allemande est en train de se réorienter partiellement au bénéfice de la demande intérieure, pour une part grâce à des augmentations salariales beaucoup plus substantielles qu’au cours des 15 années précédentes.


Ayant de ce fait retrouvé un rôle de moteur, voire de locomotive conjoncturelle en Europe, l’économie allemande – singulièrement dans l’industrie – bénéficie pleinement d’une forte position compétitive et ce, non seulement sur le plan des coûts mais aussi pour les facteurs hors coûts. Elle touche ainsi les dividendes des efforts que les entreprises allemandes de toute taille ont consacrés pendant des années à la fois à innover et à rationaliser l’outil de production. En témoigne la bonne santé du marché de l’emploi depuis le début de 2010, au point que le retour au plein-emploi semble en voie d’être atteint à la fin de la décennie.


Dans ces conditions, l’Allemagne a une nouvelle fois fait la preuve de la grande valeur et de la robustesse de son modèle socio-économique, qui combine un fort degré de compétitivité internationale et une relative rigidité du marché de l’emploi, tout du moins en appa-rence. En tout cas, l’ajustement rendu nécessaire par la crise s’est opéré en Allemagne beaucoup plus sur le plan de la production que sur celui de l’emploi, contrairement à ce qui s’est passé dans bien des pays comparables. En fait, cette rigidité du marché de l’emploi est en trompe-l’oeil outre-Rhin, car si les entreprises allemandes les plus exposées à la crise n’ont guère ajusté à la baisse leurs effectifs employés, elles ont en revanche réduit fortement le temps de travail de ces derniers, en jouant sur le chômage partiel, les heures supplé-mentaires et les comptes épargne-temps. Cette forme intelligente de flexibilité souligne aussi combien ce modèle repose fondamentale-ment sur l’entretien patient de ressources humaines qualifiées et motivées – notamment dans l’industrie –, à la différence de pays où les moteurs de croissance, ces dernières années, ont reposé bien davantage sur les secteurs de la finance (cas du Royaume-Uni), du bâtiment-travaux publics (cas de l’Espagne) ou sur l’attraction d’investisseurs étrangers par le biais d’une fiscalité alléchante (cas de l’Irlande).


En Allemagne, cette situation est favorisée par une politique intelligente et responsable en matière de budgets publics, qui assure la relative « soutenabilité » du modèle, à la fois en redonnant des marges de manoeuvre pour des politiques de relance en période de crise et en rassurant les marchés financiers et les citoyens quant à la maîtrise des déficits publics.

 

En somme, le vrai problème de l’économie allemande est bien moins le risque de séquelles issues de la dernière phase de récession que la perspective d’un considérable déclin démographique, surtout à partir de 2020. Cette difficulté pourra être compensée par une hausse du taux d’activité et par un recours accru à l’immigration, mais en partie seulement. « Il n’est de riches-ses que d’hommes » : ce mot célèbre de Jean Bodin (1529-1596) garde toute sa pertinence. Il montre aussi les limites d’une Allemagne en pleine euphorie conjoncturelle mais dont les perspectives écono-miques sont en grande partie obscurcies par la faible natalité de sa population.

 

L'économie allemande en sortie de crise. Une surprenante résilience
Source, journal ou site Internet : Note du CERFA
Date : décembre 2010
Auteur : Rémi Lallement

10:47 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne, économie, compétences | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/12/2010

Europe centrale pour un nouvel avenir, anticipe si plus d'UE et d'OTAN!

Les deux grands repères de l'Europe centrale, l'UE et l'Otan, pourraient bien un jour disparaître. Aussi, est-il temps de panser les plaies des guerres du XXe siècle et envisager de s'insérer dans un nouvel espace géopolitique, entre l'Allemagne et la Russie, écrit Lidové noviny. Même si cela peut sembler aujourd’hui assez improbable, il se pourrait très bien que l’Union européenne disparaisse un jour.

 

http://www.nouvelordremondial.cc/wp-content/uploads/2007/10/ww3.jpg

 

La crise qu’elle traverse aujourd’hui est en effet la plus grave qu’elle ait connue depuis sa création. Le climat économique n’a jamais été aussi tendu depuis les années 1970. Et les perspectives n’ont jamais été aussi pessimistes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si les tendances aux tiraillements de toutes parts que l’on observe actuellement ne viennent pas de Prague, elles sont en tout cas fortement soutenues dans la capitale tchèque. Et elles prennent de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que la cohésion de l’Union européenne s’étiole. La disparition de l’euro, qui est quasiment devenue un sujet de plaisanterie en République tchèque, ne signifierait rien de moins que la fin de l’UE, en tout cas de celle que l’on connaît aujourd’hui. A cela s’ajoute le fait que les Etats-Unis sont en train de perdre leur statut de superpuissance mondiale. Ils n’ont ni la force ni l’envie de maintenir une main protectrice sur l’Europe. A l’instar de l’Union européenne, l’OTAN semblait exister pour l’éternité. Ce n’est pourtant sans doute qu’une vue de l’esprit.


Le temps de régler les comptes
Au moment où, avec la disparition de l’UE et l’OTAN s’évanouiront nos deux plus grands repères, l’Europe centrale constituera à nouveau un espace géopolitique coincé entre l’Allemagne et la Russie. Mais l’Europe centrale n’a toujours pas réglé ses comptes avec son passé, et continue de ruminer les injustices et les excuses pour les crimes dont elle a été témoin. Elle n’est en fait pas parvenue à surmonter ses traumatismes liés à la Seconde (et sans doute également à la Première) guerre mondiale. Il suffit de regarder du côté des monts des Géants [chaîne montagneuse à la frontière tchéco-polonaise], où l’on a pu voir ces derniers temps, en visites officielle, le Président russe Dmitri Medvedev et le Président allemand Christian Wulff. La visite de Medvedev avait pour principal motif la commémoration de la tragédie de Katyn, où des dizaines de milliers d’officiers polonais ont été assassinés en 1940. A cette occasion, le parlement russe a présenté des excuses et de nouveaux documents d’archives portant sur les soldats morts et leurs assassins ont été remis à la Pologne. Le président allemand s’est quant à lui rendu dans la capitale polonaise où il s‘est recueilli devant le mémorial du ghetto juif de Varsovie, 40 ans jour pour jour après le geste historique du chancelier Willy Brandt qui s’était agenouillé au même endroit. Ce geste avait eu pour conséquence de renouer des relations jusqu’alors glaciales entre la République fédérale allemande et la Pologne communiste. De leur côté, le Premier ministre polonais Donald Tusk et la Chancelière allemande Angela Merkel se sont rencontrés le 6 décembre. Ils ont décidé de confier à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs la mission de préparer une déclaration germano-polonaise, selon le modèle de la déclaration germano-tchèque élaborée il y a déjà plus de dix ans [sur les Allemands des Sudètes]. En permettant de gérer la moindre crise survenant entre Prague et Berlin à propos d’une interprétation divergente du passé, elle a fait office de véritable "airbag".


Un plan pour faire face à la disparition de l'UE et de l'OTAN
Que cette "gestion du passé" soit enfin possible et qu’elle ait lieu précisément maintenant, au moment où nous nous trouvons sous la coupe protectrice de l’UE, est bien évidemment une très bonne chose. Car c’est seulement en surmontant définitivement les traumatismes liés aux crimes de la Seconde Guerre mondiale (une guerre qui commence pour les Tchèques avec les Accords de Munich de 1938) que nous créerons un climat nous permettant de survivre aux crises auxquelles peut être confrontée l’UE. De la même façon qu’un conseiller financier slovaque a récemment affirmé que la Slovaquie devrait se doter d’un plan visant à faire face à l’éventualité d’un effondrement de la zone euro et d’un retour à la couronne slovaque, l’Europe centrale, elle aussi, devrait garder dans ses tiroirs un plan lui permettant d’affronter la disparition des deux plus grands repères actuels de l'Europe centrale (l’UE et l’OTAN). La première action qu’il conviendrait d’entreprendre est de régler nos différends. En commençant par commémorer ensemble, et non pas chacun de son côté, les guerres et les autres événements tragiques qui ont marqué notre histoire. ıOn ne pourra considérer le siècle dernier comme une "affaire réglée" qu’après que le Premier ministre polonais, la Chancelière allemande et le président russe auront déposé ensemble les gerbes commémoratives sur les hauteurs de Seelow, là où a eu lieu la dernière grande bataille avant la chute de Berlin. Il n’y aura plus alors ni vainqueur, ni vaincu, seulement des hommes tombés au combat. Espérons que ce moment arrivera avant que ne disparaisse la coupe protectrice de l’Union européenne sur l’Europe centrale. Il sera alors possible d’envisager, plus sereinement, l’avenir de l’Europe centrale.

 

L’Europe centrale a besoin de nouveaux amis
Source, journal ou site Internet : Lidové Noviny
Date : 8 décembre 2010
Auteur : Lubos Palata

 

http://www.eurominority.org/documents/cartes/europe-nations.gif

20:11 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe centrale, europe, crise(s), ue, otan, économie, géopolitique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/12/2010

Start-Up et Patrimoine en cure d'austérité!

Les start-up victimes du déficit public
Source, journal ou site Internet : silicon.fr
Date : 3 décembre 2010
Auteur : Christophe Lagane

 

 

Après les députés, les sénateurs ont adopté le plafonnement de l'exonération des charges pour les entreprises innovantes. Au nom de la lutte contre le déficit public.

 

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Le couperet est tombé la nuit du 02 au 03 lors de la discussion au Sénat sur le projet de loi des Finances 2011. Comme les députés l’avaient fait trois semaines auparavant, les sénateurs ont adopté la réforme qui revoit le soutien fiscal dont bénéficiaient jusqu’alors les start-up françaises. En 2011, les jeunes entreprises innovantes (JEI) verront leurs exonérations de charges sociales désormais plafonnées. Créé en 2004, le statut de JEI permettait aux PME innovantes de moins de huit ans et qui consacrent 15 % de leur activité à la recherche et au développement (R&D) de bénéficier d’exonérations pendant 8 ans sur les charges salariales des employés concernés (chercheurs, techniciens, chefs de projets R&D…). Mais ces largesses disparaîtront prochainement. Eric Besson, ministre délégué à l’Industrie en charge de l’Economie numérique, a notamment rappelé que l’effort de réduction des dépenses publiques doit être « partagé par tous ». Rappelons que la lutte contre le déficit public vise à le ramener de 152 milliards d’euros aujourd’hui à 92 milliards en 2011. Pour sa part, le plafonnement des exonérations des entreprises innovantes participera à hauteur de 57 millions d’euros à la réduction du déficit… La mesure n’a d’ailleurs été approuvée que par 179 voix sur 318.


Une décision qui passe mal du côté des organisations professionnelles représentant les JEI. « Considérer que ces entreprises sont moins fragiles à partir de la 4ème année, c’est ignorer le cycle de vie des entreprises innovantes, notamment dans le secteur des logiciels, des biotechnologies et du jeu vidéo », énonçaient-elles au Moci, le 26 novembre dernier. « Le gouvernement fait deux poids, deux mesures entre PME et grands groupes, et renie sa propre stratégie industrielle en faveur de l’innovation. Nous sommes consternés », déclare à La Tribune (03/12) Loïc Rivière, délégué général de L’Afdel (Association française des éditeurs de logiciels). Les professionnels craignent notamment que l’alourdissement des charges n’entraînent des plans de restructuration et ralentissent les projets de R&D. Au risque que celles-ci quittent la France pour les côtes américaines, notamment Montréal. Deux milles start-up française environ sont concernées.

 


L’austérité ruine le patrimoine
Source, journal ou site Internet : The Guardian
Date : 6 décembre 2010
Auteur : John Hooper

 

Sale temps pour Pompéi, où deux bâtiments se sont écroulés en l'espace de quelques semaines. AFP
Le patrimoine culturel est l'une des premières victimes des mesures d'austérité adoptées par les Etats
européens. Et si nous voulons sauver Pompéi et d'autres sites et monuments du sud de l'Europe, il est grand
temps de changer la gestion de la politique culturelle.
John Hooper

 

http://storage.canalblog.com/65/22/362748/52694529.jpg

 

La porte cintrée du XIIe siècle est le seul vestige encore intact de l’église Saint-Pierre de Becerril del
Campo, dans la province de Palencia, dans le centre de l’Espagne. Le toit a pratiquement disparu. L’eau
s’infiltre partout et l’intérieur déborde de déchets. “La nef se détériore de jour en jour, nous avons déjà perdu
presque tous les stucs et les voûtes baroques”, signale Hispania Nostra, association de défense du patrimoine.
Plus tôt cette année, à l’autre bout de la Méditerranée, sur l’île grecque de Kea, une tour du IVe siècle av.
J.C. s’est en partie effondrée sous les yeux des habitants, en dépit des avertissements répétés du département
local d’archéologie.


La nouvelle que trois autres murs [après l'effondrement début novembre de la Maison du gladiateur] s’étaient
désintégrés à Pompéi début décembre a fait le tour du monde. Mais l’église de Castille et la tour en mer Egée
viennent nous rappeler que la ville sur les pentes du Vésuve n’est pas le seul site d’Europe du Sud où sont
menacés des trésors archéologiques, culturels et historiques.


On a toujours attribué les manquements dans le secteur de la conservation au déséquilibre existant entre le
fabuleux patrimoine culturel du Sud de l’Europe et les ressources comparativement limitées dont disposent
les gouvernements de la région. L’Italie compte plus de sites inclus dans le patrimoine mondial de l’Unesco
que tout autre pays, et l’Espagne est la suivante sur la liste.


Le financement espagnol de la culture a déjà chuté d'un tiers
Mais aujourd’hui, après des décennies de prospérité relative et de financements plus généreux, la région est
confrontée à une nouvelle menace : de l’Atlantique à la mer Egée, les Etats, s’efforçant de rééquilibrer leurs
finances publiques et de juguler leur dette, procèdent à des coupes sombres dans les budgets de leurs
ministères de la culture et du patrimoine.


C’est une région où les statistiques ont la triste réputation d’être douteuses : le financement du patrimoine se
retrouve souvent dans le même sac que les arts et, en Espagne particulièrement, le financement destiné aux
oeuvres de conservation est réparti à plusieurs niveaux de l’Etat.


Mais l’exemple du Portugal, plus centralisé, permet de se faire une idée de l’étendue de ces réductions. La
semaine dernière, Lisbonne a voté un budget d’austérité pour 2011 qui réduit de 9 % les fonds publics
alloués à la culture.


En Espagne, les associations de défense du patrimoine affirment que dans certaines régions, le financement
de la culture a déjà chuté d’un tiers. Dans le même temps, l’éclatement de la bulle immobilière du pays a
privé la conservation des édifices anciens d’une source importante de liquidités — les sommes déboursées
par les promoteurs qui souhaitaient construire du neuf. “Si cet argent se tarit, alors les autorités locales vont
dire qu’elles doivent dépenser pour les gens plutôt que pour les bâtiments,” déclare Javier Ruiz, architecte et
activiste.


Le mois dernier, en Italie, des musées, des galeries d’art et des sites du patrimoine ont fermé dans le cadre
d’une journée de grève pour protester contre les projets du gouvernement, qui prévoit d’écrémer le budget
national de la culture de 280 millions d’euros au cours des trois prochaines années. Alessandra Mottola
Molfino, présidente de l’association italienne Italia Nostra, y voit “un coup mortel pour notre patrimoine”.
Or, ces réductions sont-elles vraiment indispensables ?


A Pompéi, on suit des directives des années 1970
En Grèce, qui se trouve au coeur de la tourmente de la dette en Europe, le ministère de la Culture a annoncé
la semaine dernière qu’il faisait appel à Bruxelles pour combler les brèches, réclamant 540 millions d’euros
pour restaurer sites archéologiques et monuments et pour rénover les musées, dont beaucoup ont dû fermer
leurs portes à cause de la crise.


Ailleurs, d’aucuns prétendent que la crise pourrait servir de stimulant en faveur d’une plus grande efficacité
de la part des autorités et d’une implication plus constructive du secteur privé. “Ce n’est pas un problème
d’argent, explique Roger Abravanel, auteur basé à Milan et avocat de l’économie de marché. Les
conservateurs professionnels — des gens qui à la fois comprennent la culture et savent qu’il faut la rendre
accessible au public —, ici, ça n’existe pas. En Italie, nous suivons un modèle complètement différent où les
autorités sous-traitent aux sociétés qui ont organisé des expositions.”


Un défenseur du patrimoine qui a préféré garder l’anonymat assure que Pompéi est loin de manquer de
fonds. “Depuis 1997, l’agence nationale qui gère le site a récolté beaucoup d’argent car c'est elle qui reçoit
directement les fonds. Mais elle ne dispose pas de mécanismes de gestion assez réactifs. Le personnel est
placé sous le contrôle direct du ministère à Rome, et c’est un système rigide. En vingt ans, il n’y a eu aucun
renouvellement, avec pour conséquence que l’on a ici des responsables qui travaillent en fonction de
directives qui datent des années 70.”


Les relations troubles entre secteur public et privé
La crise a aussi braqué les projecteurs sur la relation souvent trouble en Europe du Sud entre secteur public
et privé. Pourtant, il a longtemps été difficile d’impliquer les entreprises. Pendant des années, on a cru que
c’était parce que l’Italie ne proposait pas les généreux aménagements fiscaux dont bénéficient les sponsors
éventuels dans les pays anglophones.


Mottola Molfino estime que les nouvelles règles mises en place ces dix dernières années ne pâtiraient pas
d’être simplifiées. Mais, comme tant d’autres en Europe du Sud, elle se méfie encore de la volonté de l’Etat
de confier au secteur privé la responsabilité de préserver le patrimoine national du pays. “Ça devrait être un
devoir et un honneur,” lance-t-elle.


L’idée que la conservation du patrimoine soit essentiellement l’affaire des autorités est semble-t-il aussi très
répandue parmi les chefs d’entreprise qui, de toute façon, ont vu leurs bénéfices rognés par la crise
économique mondiale.


Il n’y a probablement pas de monument plus célèbre en Europe du Sud que le Colisée. Mais comme
beaucoup d’autres édifices romains antiques, il a un besoin urgent d’être restauré. L’été dernier, le ministère
italien de la Culture, anticipant les réductions dont il allait être l’objet, a fait savoir qu’il recherchait des
sponsors pour couvrir en partie un programme de travaux de 25 millions d’euros.


Diego Della Valle, fondateur de la chaîne de maroquinerie et de chaussures Tod’s, a été le premier magnat à
répondre à l’appel. Et jeudi dernier, il s’est avéré qu’il était le seul. Della Valle a courageusement annoncé
que sa société prendrait l’intégralité de la facture à sa charge. Sinon, a-t-il conclu, l’Italie courait le risque
“d’un autre Pompéi”.


Austérité
Tout n’est pas noir du côté de la culture
Contrairement aux Pays-Bas et à l’Italie, où des manifestations ont eu lieu ces dernières semaines pour
protester contre les coupes au budget de la culture, il n’y a pas eu de protestations au Royaume-Uni, où tous
les secteurs sont touchés par les mesures d’austérité, note De Standaard. Malgré la récession de ces dernières
années, en effet, le secteur culturel a connu une croissance plus importante que l’économie (5% contre 3%
par an) et la fréquentation des sites a augmenté ( de 41% en 8 ans). En Allemagne, ajoute son confrère
néerlandais Trouw, les dépenses de l’Etat fédéral ont même augmenté l’année passée, même si celles des
communes et des Länder (régions) ont chuté. Même chose en France, où le budget 2011 de la culture est en
hausse de 2,1% par rapport à celui de 2010. Une hausse qui concerne surtout l’audiovisuel, la part attribuée
aux musées ayant subi une réduction de 5%.

11:15 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : start-up, patrimoine, économie, récession, dette, charges sociales, austérité, culture, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/12/2010

Sarkozy "un doux" voyage en Asie, "In de" plus!

La visite de travail de Nicolas Sarkozy intervient près de trois ans après sa précédente venue ici, début 2008,
dans le cadre d'une visite d'Etat. Accompagné de sept ministres (Défense, Affaires étrangères, Economie,
Agriculture, etc.), il amène une importante délégation d'hommes d'affaires dont les patrons d'EADS, Alstom,
Areva, Dassault, MBDA, le CEA, Safran, Thales, le CNES, etc. Bref, le tout-Paris de la défense, du
nucléaire, de l'aéronautique et du spatial.

 

http://www.regis-sada.fr/media/02/00/1490282267.jpghttp://img.ozap.com/01515382-photo-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-dans-vanity-fair.jpg

 

La première escale de quelques heures, samedi, à Bangalore, sera consacrée à la coopération spatiale, et
notamment au développement conjoint de deux satellites consacrés à l'exploration des mers et à l'analyse du
climat, qui doivent être lancés fin 2011. Après un séjour privé au Taj Mahal, le chef de l'Etat aura lundi une
journée d'entretiens politiques à New Delhi, avec notamment le Premier ministre, Manmohan Singh. Au
menu : le partenariat stratégique entre les deux pays (qui recouvre des questions comme la lutte contre le
terrorisme, les questions de sécurité et de défense, et le nucléaire civil). Nicolas Sarkozy pourra présenter à
son interlocuteur ses idées sur la présidence française du G20 pour un an. Les deux chefs d'Etat et de
gouvernement recevront les membres du Conseil présidentiel franco-indien des entreprises, une organisation
qui regroupe des PDG de tout premier plan des deux pays, pour lesquels « le développement des relations
économiques entre l'Inde et la France est essentiel », comme l'explique par exemple Paul Hermelin, directeur
général de Capgemini et membre du Conseil. Ces entreprises devraient présenter à cette occasion leurs
premiers projets communs : une coopération entre Air Liquide et le groupe Tata dans les piles à hydrogène,
un projet EADS-Infosys pour développer les échanges d'étudiants entre les deux pays, un partenariat entre
Vinci et le groupe indien HCC (dont le joint-venture commun semble bien placé pour les contrats de
construction des centrales nucléaires d'Areva en Inde), etc.


Différents accords
La dernière journée du voyage, mardi, se passera à Bombay, la capitale financière du pays, avec une
conférence économique franco-indienne et un discours de Nicolas Sarkozy sur les questions économiques.
A défaut de signature de grands contrats en bonne et due forme, des progrès devraient être annoncés dans les
dossiers de la vente de deux EPR d'Areva à l'Inde et de la modernisation des Mirage de l'armée de l'air
indienne (voir « Les Echos » du 30 novembre). Pour le reste, différents accords et conventions pourraient
être paraphés dans des domaines aussi divers que les infrastructures, l'environnement ou l'éducation. Les
initiatives en Inde de l'Agence française de développement dans les énergies renouvelables devraient être
mentionnées, ainsi que les relations entre la France et l'Inde dans l'agroalimentaire.


Globalement, on se dit confiant, côté français, dans le fait que le voyage débouchera sur suffisamment
d'annonces concrètes pour être présenté comme un succès. Reste que, alors que l'Inde est actuellement
courtisée par toutes les grandes puissances mondiales, c'est sans doute la France qui est le plus demandeur
des deux, ce qui ne la met pas en position de force dans les négociations bilatérales

 

http://www.papermust.com/galleries/avions/mirage_2000_tigre_1440x900.jpg

 

Armement : les industriels français vont devoir encore attendre
Aucune signature de contrat n'est attendue ce week-end. Paris espère conclure la modernisation des Mirage
2000 indiens d'ici à mars.
Les industriels français de l'armement vont encore devoir patienter avant de sabrer le champagne en Inde,
même si les grandes campagnes en cours ont progressé. Et la visite de Nicolas Sarkozy n'y changera rien,
New Delhi n'ayant pas l'habitude de signer des contrats lors de telles visites. « Les procédures en la matière
sont complexes et changent tout le temps », renchérit un expert français sur place. Le meilleur exemple est
peut-être celui de l'appel d'offres pour l'achat de 197 hélicoptères légers : gagné par Eurocopter, puis
invalidé, il a été relancé et la filiale d'EADS a de nouveau de bonnes chances. Le président français devrait
toutefois pousser plusieurs dossiers, dont celui de la rénovation de la cinquantaine de Mirage 2000 en service
dans l'armée de l'air indienne.


La part française du travail, estimée à 1,5 milliard d'euros, consisterait pour Thales et Dassault à fournir une
nouvelle avionique, des équipements de guerre électronique et un radar plus puissant. L'un des points de
blocage porte sur la clause d'arbitrage, mais un compromis a été trouvé en faveur d'une juridiction « neutre ».
Du coup, à Paris on pense possible une signature d'ici à mars, qui marque la fin de la période budgétaire.
Pour ce qui est des missiles, en revanche, MBDA va sans doute devoir attendre pour décrocher une
commande de 500 à 900 millions d'euros (en fonction de la quantité).


126 avions de chasse
Dans le même domaine, Dassault, comme ses 5 concurrents en lice, attend que New Delhi sélectionne les
finalistes de l'appel d'offres portant sur l'acquisition de 126 avions de chasse de génération actuelle. La
« short list » était espérée cet été. Depuis rien, peut-être parce que le gouvernement avait en tête les visites à
venir d'Obama, de Sarkozy et de Medvedev, chacun défendant son poulain. Et pour compliquer la donne,
l'Inde souhaite développer avec Moscou un avion de combat de prochaine génération, à hauteur de 200 à 300
exemplaires. « Les Occidentaux ont du mal à voir la cohérence de tout cela », souligne un industriel.
L'autre grand dossier qui intéresse Paris, c'est celui du missile sol-air de courte portée. On parle de 1 à
2 milliards pour MBDA. En janvier dernier, près de deux ans après la signature d'un accord bilatéral, rien
d'engageant n'avait été conclu. Depuis, le Conseil des ministres restreint aux questions de sécurité a autorisé
l'ouverture des négociations. A quand leur conclusion ?

 

Nicolas Sarkozy en Inde sous le signe du business
Source, journal ou site Internet : Enjeux
Date : 3 décembre 2010
Auteur : Alain Ruello (Les Echos)

09:34 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, défense, missiles, sarkozy, nucléaire, epr, areva, économie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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