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22/11/2010

L'Europe de la défense, les USA out?? - La défense avec Juppé!

En cette période de crise économique, les pays européens devraient coopérer plus activement à leur défense plutôt que de toujours compter sur les Etats-Unis.

 

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La question de savoir comment tirer le meilleur parti des maigres fonds affectés à la défense ne sera probablement pas débattue lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne. Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, va présenter le nouveau concept stratégique de l’Alliance. Les autres points qui retiendront l’attention des participants seront l’amélioration des relations avec la Russie, la recherche d’un accord sur le bouclier antimissile et la façon de faire face aux nouvelles menaces. Cependant, l’une des plus grandes menaces qui pèsent sur l’OTAN va selon toute probabilité demeurer à l’arrière-plan : la répugnance croissante des alliés européens à affronter les conséquences de la crise financière mondiale et à introduire des réformes dans le secteur de la défense. Cette attitude risque, selon les experts, d’avoir des retombées dévastatrices sur la sécurité de l’Europe. Elle pourrait rendre les Européens encore plus dépendants des Etats-Unis au moment où le gouvernement Obama se concentre sur l’Asie et souhaite voir l’Europe assumer une plus grande part du fardeau. “Ce qui m’inquiète, c’est que plus nos alliés réduisent leurs capacités militaires, plus on regarde vers les Etats-Unis pour boucher les trous”, a déclaré le ministre de la Défense américain, Robert Gates, lors d’une visite à Bruxelles, le mois dernier. “A l’heure où nous sommes nous-mêmes confrontés à des difficultés, c’est un véritable sujet de préoccupation.” Les ministres des Finances européens ont été conduits par le ralentissement économique mondial à réduire les dépenses, et la défense a été durement touchée. Les budgets de l’OTAN pour l’ensemble des membres européens sont passés de 228 milliards d’euros en 2001 à 197 milliards d’euros en 2009 – malgré la guerre en Afghanistan et la multiplication des missions de l’OTAN et l’UE. Certains pays ont commencé à apporter des réponses constructives à la crise financière. La Grande-Bretagne et la France, deux puissances nucléaires qui sont les pays les plus importants d’Europe sur le plan militaire, ont conclu le 2 novembre dernier un accord historique : elles sont convenues de mettre en commun leurs équipements et leurs centres de recherche sur les missiles nucléaires. Elles ont également décidé de constituer une force expéditionnaire commune interarmées susceptible de participer aux missions de l’OTAN, de l’UE, des Nations unies ainsi qu’à des missions bilatérales.


89 programmes d’armement
Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre de la Défense allemand, a été prié de réaliser 14 milliards d’euros d’économies d’ici à 2013. Il a introduit des changements radicaux dans l’armée : fin de la conscription, réduction des forces de 250 000 à 190 000 hommes, rationalisation de la chaîne de commandement et fermeture de casernes et de bases sous-employées. D’autres pays européens réduisent également leurs forces armées. Tout cela est bien beau, avance Guy Ben-Ari, qui a supervisé un rapport sur les tendances en matière de défense européenne publié ce mois-ci par le Center for Strategic and International Studies de Washington, mais réduire la taille des armées ne résoudra pas le problème en soi. “Budgets affaiblis et structures réduites risquent d’avoir des effets négatifs sur les capacités et les missions de l’armée”, expliquet- il. La seule solution, c’est que l’industrie de la défense européenne se spécialise bien davantage. Or les intérêts nationaux constituent un obstacle. Même si l’argent se fait plus rare que jamais pour le secteur de la défense, les Européens tiennent à conserver 21 chantiers navals, contre 3 pour les Etats-Unis. Idem avec les programmes d’armement : “Les pays de l’UE ont 89 programmes d’armement différents alors que les Etats- Unis, dont le budget de la défense représente plus de deux fois celui de l’ensemble des budgets de la défense européens, n’en ont que 27”, souligne Clara Marina O’Donnell, du Center for European Reform de Londres.

 

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Trop peu d’investissements
La fragmentation des marchés de la défense européens revient cher et ne sert à rien. “Elle empêche en outre les armées européennes de coopérer dans des missions internationales”, ajoute-t-elle. Et le manque patent d’investissements n’a fait qu’exacerber la situation. La part de la recherche et du développement dans le budget européen de la défense a chuté de 13,6 % entre 2001 et 2008. Les Etats-Unis consacrent à ce secteur six fois plus que l’ensemble de l’Europe, ce qui accroît le fossé technologique entre eux. Aucune de ces tendances ne constitue une bonne nouvelle ni pour les Etats-Unis, ni pour l’OTAN ni pour les Européens.

 

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“L’Europe ne peut tabler sur un appui durable des Etats-Unis, précise Mme O’Donnell. En ce sens, la crise financière aura peut-être du bon : l’Europe va subir une pression sans précédent pour changer de comportement. C’est d’ailleurs ce que sont en train de faire la France et la Grande-Bretagne.” Cependant, tempère-t-elle, le Vieux Continent rate rarement une occasion de décevoir.

 

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS - MISSIONS
VU DES ÉTATS-UNIS • L’Europe doit s’inventer une défense commune
Source journal ou site Internet : Enjeux
Date : 19 novembre 2010

 

Alain Juppé, Ministre, une bonne nouvelle pour l’Europe de la défense par Nicolas Gros-Verheyde

Alain Juppé lors de la remise du Livre blanc "La France et l’Europe dans le monde" (crédit : Ministère Fr des Affaires étrangères)

 

Le maire de Bordeaux, le gaulliste Alain Juppé est le nouveau ministre français de la Défense, remplaçant le centriste Hervé Morin. Parmi tous les noms qui ont couru ces derniers temps, c’est certainement l’homme qui a le plus de convictions pour l’Europe, tout court, et l’Europe de la Défense en particulier. Son profil est d’autant particulièrement appréciable qu’il est numéro 2 du gouvernement (1er dans l’ordre protocolaire après le Premier ministre). Il aura notamment à gérer l’engagement en Afghanistan, la mise en application de l’accord de Londres sur la coopération franco-britannique en matière de Défense ainsi que le suivi de la réintégration dans l’OTAN. Mais il devra aussi gérer les crises… et promouvoir l’Europe de la Défense, qui en a bien besoin.

De fortes convictions européennes

A plusieurs reprises sur son blog, Alain Juppé s’est fait l’écho de ses convictions européennes. « L’Europe, c’est la chance de la France et des Français au XXIème siècle. Une fois encore, contre vents et marées, je veux faire cette profession de foi européenne. » (lire ici). Alain Juppé est, aussi, avec Jacques Toubon l’auteur, en 2000, d’un projet gaulliste et assez utopique de « Constitution pour l’Europe ». Situé à mi-chemin entre des projets plus fédéralistes (notamment celui de Joshka Fischer à l’époque) ou souverainistes, il prévoit une refonte des institutions européennes avec fusion du Conseil des ministres et de la Commission pour donner lieu à un « vrai » gouvernement de l’Union, nommé pour trois ans, création d’une Chambre des Nations, composée des représentants des parlements nationaux, élection des députés européens dans des circonscriptions nationales, et établissement d’un « partenariat renforcé » entre l’adhésion et l’accord d’association pour certains pays proches.

Et un enthousiasme pour l’Europe de la Défense

Coté défense, Alain Juppé défend des avancées dans ce domaine et parait sinon sceptique du moins dubitatif sur la réintégration de la France dans l’OTAN, comme il l’écrit dans Le Monde en février 2009, craignant notamment que l’administration américaine ne soit pas « prête à partager réellement les responsabilités militaires au sein de l’Alliance » ou mettant en doute le fait que les Européens ait « la même vision des intérêts européens au sein de l’Alliance » et la volonté d’avancer pour l’Europe de la défense (lire ici). Quelques mois plus tard, quand la décision a été entérinée, il fait une piqûre de rappel : « Lorsque la France a réintégré le commandement militaire de l’OTAN, le président Sarkozy avait clairement indiqué que cette décision s’accompagnerait du renforcement des capacités militaires propres de l’Europe. C’est sans aucun doute le moment. » écrivait-il en septembre 2009 (lire ici). A ce poste ministériel, on verra si Alain Juppé met en oeuvre cet enthousiasme qu’il a manifesté, dans les mots, depuis des années.

Un bémol cependant. Espérons qu’il n’en sera pas de même de la ferveur européenne d’Alain Juppé que de sa ferveur critique lors du conflit en ex-Yougoslavie. A l’époque, il avait fustigé l’attitude de François Mitterand et notamment ses vues du « passé » et sa sympathie pour les Serbes. Mais une fois aux commandes ministérielles, l’action n’avait pas automatiquement suivie. Après la chute de l’enclave de Srebrenica, en 1995 (il est alors Premier ministre), il soutient l’idée d’intervention aéroportée du chef d’état-major particulier de Jacques Chirac mais à une condition – que la France ne soit pas seule impliquée -. La solution était alors évidente… le refus britannique signifiera l’échec de cette option.

  • Alain Juppé, en quelques mots. Un fidèle de Jacques Chirac. Né en août 1945, Alain Juppé fait un parcours classique du bon élève doué (Louis-le-Grand, Sciences politiques, ENA et inspection des finances) mais c’est surtout un gaulliste, proche de Jacques Chirac. Il commence ainsi sa carrière politique comme chargé de mission quand celui-ci est Premier ministre de Giscard en 1976, le suit à la mairie de Paris ensuite (avec un intermède au Parlement européen de 1984 à 1986), a été son porte-parole durant les élections présidentielles de 1988. Ministère des affaires étrangères de 1993 à 1995, il devient Premier ministre jusqu’en 1997 (date du Traité d’Amsterdam), puis se « réfugie » ensuite dans son fief de Bordeaux dont il sera maire sans discontinuer depuis 1995 (mis à part un intermède pour inéligibilité entre 2004 et 2006).

Source Bruxelle2

08:37 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, défense, sécurité, crise(s), otan, stratégie militaire, alain juppé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/11/2010

Guerre - Iran - Nucléaire - Ayatollah

Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates a estimé mardi qu’une action militaire contre l’Iran ne parviendrait pas à empêcher Téhéran de poursuivre son programme nucléaire controversé. M.Gates a déclaré que l’option militaire n’offrirait qu’une «solution à court terme» au problème, lors d’une conférence organisée par le Wall Street Journal. De plus, frapper l’Iran pourrait pousser la République islamique à cacher encore davantage ses activités, selon M.Gates. Ils «s’enterreraient et dissimuleraient encore plus» leur programme nucléaire, a-t-il estimé.

 

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Le groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) qui suit le dossier nucléaire iranien soupçonne Téhéran de vouloir acquérir la bombe nucléaire sous le couvert d’un programme civil. L’Iran dément avoir cet objectif. Des frappes contre l’Iran «unifieraient une nation divisée, ils tenteraient par tous les moyens d’obtenir des armes nucléaires», a ajouté Robert Gates. Pour le secrétaire à la Défense, qui s’est déjà exprimé en ce sens le 8 novembre lors d’un déplacement en Australie, la diplomatie et les sanctions économiques sont la meilleure façon de persuader Téhéran de renoncer à son programme d’enrichissement d’uranium. «La seule solution à long-terme pour éviter d’avoir un Iran doté d’armes nucléaires est que les Iraniens se rendent compte que ce n’est pas leur intérêt», a jugé M.Gates. Selon lui, il y a des signes montrant que le dernier train de sanctions économiques imposé au régime iranien frappe durement le pays et a créé des tensions entre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et le président Mahmoud Ahmadinejad.

 

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«Nous avons des indications montrant que M.Khamenei commence à se demander si M.Ahmadinejad ne lui ment pas sur l’impact des sanctions sur l’économie»

 

, a-t-il affirmé. Si les Iraniens ont toujours l’intention de poursuivre leur programme nucléaire, ils sont «surpris par l’impact des sanctions», a ajouté M.Gates, estimant que ces dernières les avaient «vraiment frappés plus durement qu’ils n’avaient prévu». Les Etats-Unis ont appelé Téhéran à revenir à la table des négociations, interrompues depuis un an, avec le groupe des Six. L’Iran a demandé le 7 novembre que la reprise des négociations ait lieu en Turquie, considérée par Téhéran comme un allié dans ce dossier.


Au printemps, la Turquie et le Brésil avaient conclu un accord avec l’Iran sur un échange de combustible nucléaire, proposition ensuite rejetée par les Etats-Unis.

 

MENACES
NUCLÉAIRE IRANIEN Gates: «Frapper l’Iran ne stopperait pas son programme...»
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 18 novembre 2010
Auteur : ri

15/11/2010

Sécurité SAHEL: Londres et Washington isolent Paris et confortent la politique algérienne.

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel ne serait pas du goût de la France qui adopte une stratégie divergente en matière de lutte anti-terroriste dans la région.
L’ambition de la France consistant à mettre la bande sahélo-saharienne sous sa loupe est catégoriquement rejetée même par ses alliés en Occident.

 

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La première puissance au monde, les Etats-Unis d’Amérique, et l’autre puissance, la Grande-Bretagne, divergent avec la vision française et annoncent leur soutien à la politique de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste au Sahel. Lors de sa visite en Algérie, jeudi dernier, le ministre britannique chargé des Affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, M.Alistair Burt, a annoncé le soutien du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord à la politique de l’Algérie criminalisant le paiement de rançons aux groupes terroristes.

 

Le diplomate britannique considère cette pratique comme première source de financement des groupes armés. C’est ainsi qu’il déclare être «juste» la proposition de l’Algérie visant à lutter contre le paiement de rançons. «Le terrorisme représente une menace pour tout le monde. Il y a différentes manières d’y faire face. Nous sommes de l’avis de l’Algérie en ce qui concerne la criminalisation du paiement de rançons qui, pour nous, peut être la base du financement des terroristes», a expliqué M.Burt à la presse à l’issue d’une réunion de travail avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Et de préciser: «Il est donc juste de lutter contre le paiement de rançons». La veille de cette déclaration, Washington avait soutenu cette politique en dénonçant l’ingérence étrangère dans la région du Sahel. Le principal-adjoint de l’assistant du secrétaire à la Défense, chargé des Affaires de sécurité internationale aux Etats-Unis d’Amérique, M.Joseph Mc Millan, a estimé, mercredi, lors de sa visite en Algérie, que la lutte antiterroriste exige de tous les pays de ne faire aucune concession aux groupes armés en matière de paiement de rançons. Sur ce point, il réaffirme que la position de son pays reste claire et sans ambiguité. Pour ce haut responsable américain, Washington ne soutient pas seulement la lutte contre le paiement de rançons, mais elle s’allie à l’Algérie qui s’oppose à toute ingérence étrangère dans la région. Après avoir félicité l’Algérie du travail qu’elle effectue en coopération avec les pays directement concernés par la menace, ce même responsable avait affirmé qu’il appartient aux pays de la région de trouver une solution locale à ce problème. «Nous partageons entièrement l’avis du gouvernement algérien qui est contre une intervention des forces étrangères au Sahel», a-t-il soutenu soulignant avec force que «le problème du terrorisme dans la région doit être réglé et traité par les pays de la région eux-mêmes et c’est la façon la plus efficace de mener la lutte antiterroriste», a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger. Et d’annoncer que son pays apprécie l’initiative algérienne de rassembler les pays de la région pour une lutte commune contre le terrorisme. «C’est une initiative très importante», a-t-il qualifié.

 

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel irritera, certainement, Paris. Il s’agit de deux «poids lourds» de la planète qui font connaître leurs positions respectives à la France sur le sujet en question. A travers une telle position, les Américains et les Britanniques veulent faire assumer à la France la responsabilité face aux conséquences que sa politique peut engendrer dans la région. C’est une sorte d’avertissement direct qui peut pousser la France à renoncer à sa stratégie dans la région. D’autant plus que «les nouveaux alliés de l’Algérie» donnent la priorité au défi consistant à amener la communauté internationale à approuver l’approche proposée par l’Algérie.


L’Hexagone a mené plusieurs tentatives visant à mettre le pied dans la région. La France intervient d’une façon directe et indirecte dans cette zone sensible. Elle a manifesté son souhait d’«apporter sa solution» militaire à la région. C’est ce qui l’a poussé à mener une opération militaire avec l’armée mauritanienne dans le but de libérer l’ex-otage, Michel Germaneau, assassiné par les terroristes de l’Aqmi au lendemain de ce raid. Par la suite, Paris a installé «sa petite caserne» militaire au Tchad ou plus de 80 militaires y ont été parachutés.


A présent, Paris ne désespère pas de négocier la libération des cinq otages français, employés qui travaillaient pour le compte de la société française Areva, kidnappés par les groupes armés depuis environ deux mois. C’est ce qui témoigne de la fidélité de la France à sa politique visant à «retrouver sa place» dans un continent où la majorité des pays ont été sous sa domination coloniale.

 

PAIEMENT DE RANÇONS ET INGÉRENCE AU SAHEL
Londres et Washington isolent Paris
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 13 novembre 2010
Auteur : Tahar Taffani

 

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14/11/2010

Strategie en mer d'Oman! Le monde bientôt en guerre contre l'Iran?

La progression monumentale des ventes d'armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d'Oman sont sans précédent. Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.

 

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Bientôt, un quart des porte-avions nucléaires du monde seront dans la mer d'Oman.

Le super porte-avions à propulsion nucléaire de classe Nimitz, l’USS Abraham Lincoln, est arrivé dans la région le 17 octobre pour se joindre au groupe aéronaval de l'USS Harry S. Truman, lequel est arrivé sur les lieux le 18 juin dans le cadre d'une ronde régulière.

 

 


Le Charles de Gaulle, navire-amiral de la marine française, le seul porte-avions du pays et l'unique porte-avions nucléaire non étasunien, rejoindra prochainement ses deux semblables des États-Unis. Ces derniers possèdent la moitié des vingt-deux porte-avions du monde entier, les onze super porte-avions (pouvant transporter plus de 70 000 tonnes) et onze des douze porte-avions nucléaires.

 

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En ce qui concerne le déploiement non planifié d'un second porte-avions étasunien dans la région, un reportage de CBS News signalait : Les frappes aériennes en Afghanistan ont doublé et le secrétaire à la Défense Robert Gates a ordonné qu'un deuxième porte-avions, l'USS Lincoln, prenne part au combat. La présence de deux porte-avions opérant au large de la côte du Pakistan signifie qu'environ cent vingt aéronefs sont disponibles pour des missions en Afghanistan, cela sans compter les missions des Forces aériennes étasuniennes provenant de Bagram et de Kandahar [1]. Les pays entourant la mer d'Oman sont la Somalie, Djibouti, le Yémen, Oman, l'Iran, le Pakistan, l'Inde et les îles Maldives. L'USS Lincoln et l'USS Truman sont actuellement assignés à la zone de responsabilité de la 5e Flotte des États-Unis, laquelle englobe le nord de l'océan Indien et ses affluents : la mer d'Oman, la mer Rouge, le golfe d'Aden et la côte est de l'Afrique jusqu'au sud du Kenya, le golfe d'Oman et le golfe Persique. En plus des pays mentionnés ci-dessus, les pays bordant la mer Rouge et le golfe Persique sont l'Égypte, l'Érythrée, Israël, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, le Soudan, Bahreïn, l'Irak, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis.


La 5e Flotte est la première flotte créée après la guerre froide. Inactive depuis 1947, elle a été remise en service en 1995. (La 4e Flotte, assignée à la mer des Caraïbes, à l'Amérique centrale et du Sud, a aussi été remise en service il y a deux ans après avoir été désarmée en 1950.) Cette flotte partage son commandant et son quartier général avec le Commandement central des forces navales des États-Unis (CENTCOM) à Manama à Bahreïn, situé face à l'Iran, de l'autre côté du golfe Persique. CENTCOM a été le dernier commandement fondé par le Pentagone durant la guerre froide (1983) et sa zone de responsabilité, appelée Grand Moyen-Orient, s'étend de l'Égypte à l'ouest au Kazakhstan à l'est, aux frontières de la Chine et de la Russie. La 5e Flotte et le Commandement central des forces navales sont conjointement responsables de cinq forces opérationnelles à l'oeuvre dans la mer d'Oman et les environs, lesquelles patrouillent plusieurs passages obligés de la planète : le canal de Suez liant la mer Rouge à la Méditerranée, où la 6e Flotte des États-Unis et l'opération Active Endeavor de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont une grande influence; Bab el-Mandeb, reliant la mer Rouge au golfe d'Aden; et le détroit d'Ormuz, entre le golfe d'Oman et le golfe Persique. La force opérationnelle interalliée 150 (CTF-150) est un groupe navalmultinational fondé en 2001, possédant des installations logistiques dans la corne de l'Afrique, à Djibouti.


Elle mène des opérations du détroit d'Ormuz à la mer Rouge, en passant par le golfe d'Aden et Bab el- Mandeb, et au sud jusqu'aux Seychelles, pays de l'océan Indien. L'an dernier le Pentagone a fait l'acquisition d'une installation militaire dans ce pays, sa deuxième dans un pays africain, où des véhicules aériens sans pilotes Reaper (drones), des anti-sous-marins PC-3 Orion, des aéronefs de surveillance, ainsi que 112 personnels de la Marine ont été déployés. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, l'Allemagne, le Pakistan, la Corée du Sud et la Thaïlande fournissent à l'heure actuelle des navires et du personnel à la CTF-150. D'autres participants se sont joints récemment, dont l'Australie, l'Italie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, Singapour, l'Espagne et la Turquie.


La force opérationnelle interalliée 151 (CTF-151) a pour sa part été établie en janvier 2009. Elle mène des opérations dans le golfe d'Aden et le bassin Somalien, et couvre une zone de 1,1 million de mille carré. Il est prévu que vingt pays participeront à cette force opérationnelle menée par les États-Unis. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, les Pays-Bas, le Pakistan, Singapour, la Corée du Sud et la Turquie se sont déjà engagés. De son côté, la force opérationnelle interalliée 152 (CTF-152) est à l’oeuvre du nord du golfe Persique au détroit d’Ormuz, entre les zones de responsabilité des CTF-150 et CTF-158, et fait partie de l’Opération libération de l’Irak.


Enfin, la force opérationnelle 158 (CTF-158) opère dans l’extrême nord du golfe Persique. Elle fait également partie de l’Opération libération de l’Irak et se compose de navires britanniques, australiens et étasuniens. Ses principales tâches comprennent la supervision des installations pétrolières de l’Irak et la création d’une marine irakienne contrôlée par le Pentagone.

 

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Les États-Unis ont divisé le monde en six commandements militaires régionaux et en six flottes. La mer d’Oman est couverte par trois des commandements militaires du Pentagone : le Commandement central, le Commandement pour l’Afrique (USAFRICOM ou AFRICOM) et le Commandement du Pacifique. Cela indique l’importance attachée à la région. En plus du quartier général de la 5e Flotte et du Commandement central des forces navales à Bahreïn, le Commandement central dirige des bases aériennes, de déploiement avancé et d’instruction dans le golfe Persique au Koweït, à Oman, au Qatar et aux Émirats arabes unis, s’ajoutant aux 56 000 troupes et aux bases aériennes, navales et de l’infanterie en Irak. Plusieurs mois avant les attaques du 11 septembre 2001 à New York et au Pentagone, les États-Unis ont signé un accord avec un petit pays, Djibouti (avec une population de 725 000 d’habitants), pour l’acquisition d’une ancienne base navale française, Camp Lemonnier. Celle-ci est devenue une base expéditionnaire étasunienne hébergeant le groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique, affecté au Commandement pour l’Afrique, puisque ce dernier a été mis en service il y a deux ans. La zone de responsabilité du groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique comprend Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, le Yémen, ainsi que ces pays de l’océan Indien : les Comores, Maurice et Madagascar. Au début de 2002, les États-Unis ont déployé 800 troupes des opérations spéciales au Camp Lemonnier pour mener des opérations clandestines au Yémen, situé en face du Djibouti, de l’autre côté du golfe d’Aden. Il y a maintenant environ 2000 troupes étasuniennes dans le pays et 3000 troupes françaises sur cette base militaire décrite comme la plus grande de la France à l’étranger. Au début de la décennie, l’Allemagne a déployé 1200 troupes à Djibouti avec des forces espagnoles et néerlandaises. La Grande-Bretagne a ajouté des troupes en 2005. En tout, il y a entre 8000 et 10 000 personnels militaires des pays membres de l’OTAN à Djibouti. Le Pentagone a utilisé le Camp Lemonnier, le port de Djibouti et l’aéroport international du pays pour lancer des attaques au Yémen et en Somalie, et les troupes françaises au pays ont assisté Djibouti dans son conflit armé avec sa voisine l’Érythrée en 2008. La France utilise le pays pour entraîner ses troupes pour la guerre en Afghanistan et le Pentagone s’en est servi pour soutenir l’invasion de la Somalie en 2006. Habituellement, un porte-avions, au coeur d’un groupe aéronaval d’attaque, est affecté à la 5e Flotte des États-Unis. Avec l’arrivée de l’USS Lincoln se joignant à l’USS Truman ce mois-ci dans la mer d’Oman, deux porte-avions sont maintenant
affectés à cette flotte. L’USS Lincoln est accompagné d’un destroyer lance-missiles et « amène plus de 60 aéronefs additionnels à ce théâtre en soutien à l’opération "Liberté immuable" [2] ».

 

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Le groupe d’attaque de l’USS Truman comprend quatre destroyers équipés du système Aegis et pour des missiles antimissiles balistiques Standard Missile-3, d’un croiseur lance-missiles et de la frégate allemande FGS Hessen. Le Carrier Wing 3 rattaché au porte-avions comprend trois escadrons d’avions de combat, un escadron naval d’interception et d’attaque, ainsi que des escadrons de détection aérienne avancée, d’attaque électronique et d’hélicoptères anti-sous-marins. Depuis qu’il est passé par le canal de Suez le 28 juin et jusqu’à la fin du mois dernier, le Carrier Wing 3 avait « complété plus de 3300 sorties aériennes et enregistré plus de 10 200 heures de vol, dont plus de 7200 en appui aux forces terrestres de la coalition en Afghanistan [3] ». Sept mille matelots et marines sont rattachés au groupe aéronaval d’attaque USS Truman.


Préalablement, peu après son entrée dans la mer Méditerranée en mai, l’USS Truman a engagé le combat avec son semblable, le porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle, lors d’exercices d'interopérabilité interarmées à Marseille. Des avions de guerre français ont atterri sur le pont du Truman et des avions étasuniens sur celui du Charles de Gaulle. Le porte-avions français a été renvoyé au port pour des réparations le jour où il prenait la mer pour « une mission de quatre mois visant à appuyer le combat en Afghanistan [mais] il reprendra le temps perdu en mer et son itinéraire ne changera probablement pas » Sa nouvelle mission, la première depuis 2007, « est de se joindre à la bataille contre la piraterie au large de la Somalie dans l’océan Indien et à la mission de l’OTAN en Afghanistan ».


« La nouvelle mission du navire est de se joindre au combat contre les pirates qui a lieu au large de la côte somalienne dans l’océan Indien, [où une] mission de l’OTAN est en cours [4]. » Des porte-avions nucléaires constituent un choix étrange pour faire face à la piraterie. Le déploiement de l’OTAN en question est l’opération Ocean Shield, inaugurée en août 2009 et prolongée jusqu’à la fin de 2012. Les 1er et 2e Groupes de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN, lesquels ont également visité Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et participé à des manoeuvres navales interarmées avec le Pakistan, à l’extrémité est de la mer d’Oman, effectuent des rotations pour l’opération dans le golfe d’Aden. L’opération étasunienne « Liberté immuable » inclut 16 pays au total : l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, Cuba (baie de Guantánamo), Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Jordanie, le Kenya, le Kirghizistan, les Philippines, les Seychelles, le Soudan, le Tadjikistan, le Turquie et le Yémen. Les efforts de l’OTAN égalent et renforcent ceux du Pentagone sur toute la largeur de la mer d’Oman, de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale et du Sud. Lors de son sommet à Istanbul en Turquie en 2004, l’OTAN a lancé l’Initiative de
coopération d’Istanbul afin d’établir un partenariat militaire avec les six États membres du Conseil de coopération du Golfe, soit Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, et, entre-temps, a fait de la coopération et des échanges militaires avec eux [5]. Les Émirats arabes unis ont fourni des troupes à l’OTAN pour la guerre en Afghanistan et hébergent une base aérienne secrète pour le transit des troupes et de l’équipement vers la zone de guerre.

 

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En mai 2009, le président français Nicolas Sarkozy a ouvert une base militaire aux Émirats arabes unis, la première base française permanente dans le golfe Persique et la première à l’étranger depuis 50 ans. Avec ses bases navale et aérienne et son camp d’entraînement, l’ouverture de cette installation a donné l’impression d’une démonstration de force contre l’Iran, qui se dispute avec les Émirats arabes unis l’île d’Abu Moussa dans le golfe Persique.


Les forces de l’OTAN opèrent également à partir de bases au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan.
L’Alliance de l’Atlantique Nord a lancé plusieurs attaques d’hélicoptères de combat au Pakistan depuis la fin du mois dernier et a tué trois soldats pakistanais le 30 septembre.
Cent vingt mille troupes provenant d’environ 50 pays servent sous l’égide de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l’OTAN en Afghanistan.


Cette année, l’OTAN a transporté des troupes ougandaises par avion en Somalie pour qu’elles prennent part au conflit armé dans ce pays.


Le porte-avions Charles de Gaulle en route vers la mer d’Oman, également pour appuyer la guerre en Somalie ainsi que pour des opérations au large de la côte somalienne, a été commandé en 2001. Sept mois plus tard il est parti pour la mer d’Arabie pour appuyer l’opération « Liberté immuable » et la guerre en Afghanistan. Le 19 décembre cette année-là, des avions d’attaque Super Étendard et des chasseurs Rafale ont décollé de son pont pour effectuer des bombardements et des missions de reconnaissance, plus de 140 au
total.


Les avions de guerre Super Étendard et Mirage affectés par la suite en mars au Charles de Gaulle on lancé des attaques aériennes avant et durant l’opération Anaconda dirigée par les États-Unis.

 

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Lorsque le porte-avions français arrivera dans la mer d’Oman ce mois-ci, il sera accompagné de deux frégates, d’un sous-marin d’attaque, d’un navire-citerne ravitailleur, de 3000 matelots et de 27 aéronefs : 10 chasseurs Rafale F3, 12 avions d’attaque Super Étendard, 2 avions d’alerte lointaine Hawkeye et trois hélicoptères.


Selon le commandant du groupe, le contre-amiral Jean-Louis Kerignard « la force aiderait les marines alliées à combattre la piraterie au large de la côte somalienne et enverrait des jets pour appuyer l’OTAN dans le ciel afghan ».


Les navires s’entraîneront avec des alliés de l’Arabie Saoudite, de l’Inde, de l’Italie, de la Grèce et des Émirats arabes unis et feront deux escales à la base française de Djibouti avant de retourner en France en février 2011 [6].


En comptant le groupe aéronaval d’attaque composé de l’USS Lincoln et de l’USS Truman, il y aura trois porte-avions, dix autres navires, un sous-marin d’attaque et pas moins de 150 aéronefs militaires dans la mer d’Oman. Cela s’ajoute aux cinq navires de guerre du 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN déjà dans ce théâtre, aux 14 à 15 navires de la CTF 150 et probablement à une douzaine d’autres avec les CTF-151, CFT-152 et CTF-158. Une formidable armada couvrant la mer d’un bout à l’autre.


En ce qui a trait au nord de la mer d’Oman, du golfe d’Oman et du golfe Persique, le 21 octobre les États-Unis ont annoncé un contrat de vente d’armes de 60 milliards de dollars avec l’Arabie Saoudite pour des chasseurs perfectionnés, des hélicoptères, des missiles et d’autres armes et équipements, « le plus gros contrat de vente d’armes de l’histoire des États-Unis selon une agence de presse occidentale [7] ».

 

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Des bases militaires étasuniennes entourent l’Iran
Le mois dernier le Financial Times a dévoilé que Washington prévoit vendre des armes à l’Arabie Saoudite, au Koweït, à Oman et aux Émirats arabes unis pour une valeur de 123 milliards de dollars. En janvier de cette année, des rapports ont fait surface concernant des plans de la Maison-Blanche pour la vente de batteries de missiles Patriot à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et à l’Arabie Saoudite. Par ailleurs, la Marine des États-Unis patrouille dans le golfe Persique avec des navires de guerre équipés de missiles intercepteurs Standard Missile-3 [8].

 

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Relativement à l’est de la mer d’Oman, la secrétaire d’État Hillary Clinton a annoncé le 23 octobre un plan d’aide militaire de cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars au Pakistan. On rapporte également que la visite du président Obama en Inde prévue le mois prochain aura entre autres pour but une importante vente d’armes qui fera des États-Unis le principal fournisseur d’armes de l’Inde, évinçant ainsi la Russie.

 

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La progression monumentale des ventes d'armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d'Oman sont sans précédent. Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.


L’Occident, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN intensifient les opérations militaires dans la région, de l’Asie à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient. Le théâtre d’opérations s’est récemment élargi, allant de l’Asie du Sud à la péninsule d’Arabie, avec des attaques de drones et d’hélicoptères au Pakistan et des frappes de missiles de croisière au Yémen.


Une guerre qui a commencé au début du siècle en est à sa dixième année et tout porte à croire qu’elle sera permanente.


Notes
1) CBS News, October 18, 2010
2) Navy NewsStand, October 17, 2010
3) Navy NewsStand, September 26, 2010
4) Associated Press, October 14, 2010
5) NATO In Persian Gulf: From Third World War To Istanbul, Stop NATO, February 6, 2009,
http://rickrozoff.wordpress.com/2009/08/26/nato-in-persia...
6) Expatica, October 13, 2010
7) Deutsche Presse-Agentur, October 21, 2010
8) U.S. Extends Missile Buildup From Poland And Taiwan To Persian Gulf, Stop NATO, February 3,
2010, http://rickrozoff.wordpress.com/2010/02/03/u-s-extends-missile-buildup-from-poland-and-taiwanto-
persian-gulf


Article original en anglais : Ongoing Iran War Preparations? Arabian Sea: Center Of West's 21st Century
War, publié le 25 octobre 2010.
Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

 

MENACES
Préparations de guerre contre l'Iran ?

La mer d'Oman au centre de la guerre de l'Occident au 21e siècle
Source journal ou site Internet : Mondialisation.ca
Date : 5 novembre 2010
Auteur : Rick Rozoff

 

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10/11/2010

"GW"- Le plan anti-agression contre la Pologne...

C’est le quotidien polonais Gazeta Wyborcza qui vient de le révéler : l’Alliance atlantique vient de remettre à jour un de ses plans militaires pour assurer la sécurité et l’intégrité du territoire de la Pologne et des pays Baltes. L’ennemi n’est pas désigné. Mais on se doute bien que ce n’est pas la Finlande qui est visée… mais plutôt la Russie. Et les Polonais ne s’en cachent pas.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/aa/Bundesarchiv_Bild_146-1979-056-18A,_Polen,_Schlagbaum,_deutsche_Soldaten.jpghttp://www.socialismes.be/photo/2321457-3245867.jpg?v=1283429598


9 divisions pour défendre la Pologne en cas d’agression
Tous les détails ne sont pas connus. Ils sont « top secret », assure-t-on coté polonais, mais grâce aux fuites (bien organisées), on en connaît l’essentiel. En cas d’agression de la Pologne, selon ce plan , dénommé « GW », l’OTAN engagerait jusqu’à 9 divisions : 4 d’entre elles seraient polonaises, les autres appartenant aux pays occidentaux, notamment britannique, allemand et américain. Le déploiement pouvant avoir lieu par tous les moyens (terre, air, mer), différents ports et aéroports ont été désignés comme stratégiques. C’est ainsi le cas du port polonais de Swinoujscie (près de Szczecin, sur la Baltique), un port modernisé avec un financement de l’OTAN, tout comme celui de Gdynia, qui peut accueillir des bateaux de plus gros tonnage (plus de 200 mètres de long). Les ports allemands de Rostock, Wismar, Stralsund, voire de Hamburg pourraient aussi servir de point de débarquement « mer » aux forces armées de l’Alliance. Le rôle de défense maritime étant alors assuré par des navires britanniques et américains. Coté sécurité aérienne, le système
aérien polonais est connecté au système de l’OTAN et au système de surveillance aérienne baltique (assurée par rotation par les principaux alliés de l’OTAN). Enfin, la NRF (NATO Response Force) pourra être impliquée pour défendre le territoire polonais. Mais les Polonais ne semblent pas rassurés, pour autant. « La NRF est une force sur le papier » selon le ministre polonais de la Défense, qui insiste pour que des exercices se tiennent sur le terrain, aussi tôt que possible, en Pologne. Ce point devrait encore être discuté au sommet de Lisbonne.

 

http://www.zeblog.com/blog/uploads/r/russie/poutine-kremlin.jpghttp://fr.academic.ru/pictures/frwiki/54/600px-Pacte_Ribbentrop-Molotov.svg.png


Le commandement de Brunssum change de main
Selon ce plan, Pays baltes et Polonais prendraient le commandement des forces interarmées de l’OTAN à Brussum (Pays-Bas) qui a en charge la sécurité de l’Europe centrale et orientale. Un commandement qui ne devrait pas disparaître dans la prochaine réforme de l’OTAN. Bien entendu il ne faut pas donner à ce plan plus de valeur qu’il n’a. Ce document fait partie des différents et nombreux documents de planification qui ont toujours existé au sein de l’Alliance atlantique. Le dernier plan pour la Pologne datait de 1999, année de l’adhésion de ce pays à l’OTAN. Et il méritait une mise à jour, notamment pour inclure les pays baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) qui l’ont rejointe depuis (en 2004). Mais sa révélation, bien opportune, témoigne encore d’une certaine volonté des pays de l’Est de maintenir l’Alliance dans sa vertu originelle : un instrument de défense contre la Russie, le voisin de l’Est, parfois encombrant. Ce alors que la Russie voudrait bien obtenir un engagement de l’Alliance à limiter ses forces armées.Pour les pays d’Europe de l’Est, la clause de solidarité, contenue à l’article 5 du Traité de Washington, est l’aspect fondamental de l’Alliance et doit rester prédominant sur les autres aspects de la révision du concept stratégique. Ils l’ont encore rappelé lors de la réunion des pays de Visegrad à Karlovy Vary, ce week-end. Et ils entendront sans nul doute faire entendre cette voix là lors de la réunion de Lisbonne, qui devrait justement voir l’organisation militaire célébrer sa réconciliation avec la Russie, après deux ans de « bouderie » pour cause d’intervention géorgienne.

 

cliquez lire l'article OTAN: plan de défense de la Pologne contre une "agression russe" (Rogozine)

 

Le plan, secret, de l’OTAN pour défendre la Pologne face à la Russie
Source journal ou site Internet : Bruxelles 2
Date : 9 novembre 2010
Auteur : Nicolas Gros Verheyde

10:46 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, russie, agression, sécurité, otan, stratégie militaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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