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10/01/2011

Afghanistan: Renforcement militaire US et en Irak retour de Moqtada-al-Sadr qui appelle à la « résistance par tous les moyens. »

Afghanistan (Faisant suite au débat sur fb, un post s'imposait ici avec commentaires reproduits)

 

Ces renforts pourraient arriver dès la mi-janvier, avant le printemps qui est propice à la reprise des combats à grande échelle.

 

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Les Etats-Unis ont décidé jeudi d’envoyer 1400 Marines supplémentaires en Afghanistan, qui seront déployés dans le sud du pays, dans le cadre de l’offensive contre les taliban, pour «consolider les progrès déjà réalisés», avant une réduction programmée des forces américaines. Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a «approuvé l’envoi de Marines en renforts dans le sud de l’Afghanistan afin de tirer profit des progrès réalisés et de les consolider, et de mettre l’ennemi sous pression durant la campagne d’hiver», a expliqué le colonel Dave Lapan, un porte-parole du Pentagone. Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, ces renforts pourraient arriver dès la mi-janvier, avant le printemps qui est propice à la reprise des combats à grande échelle. Ce déploiement de «court-terme» doit être réalisé «pour la campagne d’hiver», a confirmé le Commandement central de l’armée américaine (Centcom) dans un communiqué. Les renforts seront déployés dans le sud-ouest, dans la province du Helmand, un des principaux foyers de l’insurrection taliban où les Américains considèrent avoir repris l’initiative en 2010, selon le Centcom. Les renforts sont constitués de la 26e unité expéditionnaire des Marines (MEU), qui est intervenue au Pakistan après les inondations de juillet et dont les hommes sont actuellement à bord du navire d’assaut amphibie Kearsarge dans l’océan Indien. «L’idée est de tirer parti des progrès que nous avons faits sur le terrain au cours des derniers mois et de renforcer notre pression sur l’ennemi au moment où il est déjà sous notre feu», a déclaré au quotidien le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. Le président Barack Obama avait indiqué, en décembre, que le conflit en Afghanistan restait une entreprise «très difficile», mais que les Etats-Unis étaient sur le bon chemin pour parvenir à leurs objectifs. M.Obama avait reçu un rapport d’étape sur la nouvelle stratégie qu’il avait annoncée il y a un an, portant le contingent américain en Afghanistan à 97.000 hommes, soit le triple du nombre de soldats se trouvant dans ce pays lorsqu’il avait pris ses fonctions début 2009. Les renforts de Marines constituent une surprise au vu des préparatifs pour un retrait progressif d’Afghanistan des forces américaines et de leurs alliés qui devrait commencer en juillet.


L’ampleur du début de retrait des forces américaines n’a cependant pas encore été fixée et dépendra «de la situation sur le terrain», a rappelé lundi le général allemand Josef Blotz, porte-parole de la force de l’Otan en Afghanistan (Isaf). Le transfert de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes doit être achevé en 2014. La coalition internationale en Afghanistan menée par les Etats-Unis, forte de quelque 140.000 soldats au total, combat l’insurrection aux côtés des forces afghanes depuis fin 2001 et la chute du régime taliban.

 

La coalition a subi en neuf ans près de 2300 morts, dont environ les deux tiers sont américains.
Selon le site indépendant icasualties.org, les opérations en Afghanistan ont coûté la vie à 711 soldats étrangers en 2010, année de loin la plus meurtrière pour les forces de la coalition.

 

Conflit en Afghanistan : les Etats-Unis renforcent leur présence militaire
Source, journal ou site Internet : l’Expression
Date : 8 janvier 2010
Auteur : RI

 

 

 

Irak

 

Le chef radical chiite Moqtada Al-Sadr a appelé ses partisans à "résister par la résistance militaire et par tous les moyens" aux forces américaines lors d'un discours prononcé, samedi 8 janvier, devant près de 20 000 partisans dans la ville sainte de Najaf. Il s'agit de sa première prise de parole publique depuis son retour en Irak d'un exil volontaire de quatre ans.

 

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Dans le même temps, Al-Sadr a exhorté ses fidèles à ne pas s'en prendre aux Irakiens et appelé à l'unité.

 

"Notre bras ne touchera aucun Irakien. Nous viserons seulement l'occupation, par tous les moyens de résistance. Nous sommes un peuple, et nous ne sommes pas d'accord avec les groupes responsables de meurtres", a-t-il ajouté. "Il faut tourner pour toujours la page du conflit entre les frères, et vivre dans la paix et la sécurité", a-t-il dit, faisant reprendre à la foule les slogans "Oui, oui à l'Irak", "Oui, oui à la paix", puis "Non, non à l'Amérique", "Non, non à Israël".

 

S'il a mis un terme en 2008 aux activités militaires de sa milice, l'Armée du Mahdi, Al-Sadr demeure à la tête d'un puissant courant politique qui a joué un rôle crucial dans le processus de formation du nouveau gouvernement d'union nationale. Samedi, il a réaffirmé qu'il se tiendrait personnellement à l'écart de la politique. Les sadristes comptent 39 députés (sur 352) et ont obtenu un des deux postes de vice-président du Parlement. Six membres de ce courant siègent en outre au sein du gouvernement irakien.

 

De retour en Irak, Moqtada-al-Sadr appelle à la « résistance par tous les moyens. »
Source, journal ou site Internet : Le monde.fr
Date : 8 janvier 2011

Par AL de Bx

Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /2011 19:53

19:15 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : irak, afghanistan, guerre, usa, militaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/01/2011

Planning international 2011.........

Une probable sécession au Soudan, le retrait militaire américain d’Irak et d’Afghanistan, la commémoration du 10e anniversaire des attentats du 11 septembre ou encore le procès du fondateur de WikiLeaks domineront, entre autres, l’actualité internationale de 2011.

 

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- L’Afrique aura le calendrier politique le plus chargé depuis vingt ans : des scrutins nationaux sont prévus dans 17 pays. Les regards seront braqués sur les élections législatives en juillet en

-1-RD Congo dans un contexte de profonde division du pays.

 

On suivra également les législatives en février et les présidentielles le 8 mai au

 

-2-Tchad, les premières dans un contexte d'ouverture depuis l'accord politique de 2007.

 

- 3-Soudan.
Le Sud-Soudan se prononcera le 9 janvier par référendum sur son maintien ou non au sein du Soudan. Il ne fait nul doute que le plus grand pays d’Afrique se divisera en deux.


- 4-Afrique du Sud.
Du 28 novembre au 9 décembre se tiendra la 17e Conférence des Nations unies sur le climat qui pourrait mener à des engagements réels après l’échec de la conférence de Copenhague en 2009 et les espoirs nés à Cancun en 2010.


- 5-Sénégal.
Du 6 au 11 février se tiendra à Dakar le Forum social mondial. Ce forum international qui a pour but de faire rencontrer des organisations citoyennes du monde entier mettra l’accent cette année sur la structuration de la société civile africaine.


- 6-Irak.
Huit ans après l’invasion de l’Irak, les troupes US plieront bagage en décembre. Ce sera une année de «transition» qui permettra aux Américains de former davantage l’armée irakienne. Seule une centaine de militaires américains restera après le retrait définitif.


- 7-Afghanistan.
Les Etats-Unis devraient entamer un retrait graduel des troupes américaines en Afghanistan en juillet à la faveur d’un transfert de responsabilité aux forces afghanes.


- 8-Liban.
On attend l’échéance de la publication de l’acte d’accusation du Tribunal spécial Liban qui enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005. Elle ne pourra avoir lieu que lorsqu’il y aura un accord d’apaisement entre la Syrie et l’Arabie Saoudite pour maintenir la paix civile.


- 9-Palestine.
Possible proclamation en septembre d’un Etat palestinien par les autorités palestiniennes profitant de la date de la prochaine Assemblée générale des Nations unies.


- 10-Egypte.
L’Egypte doit élire son président en septembre et attend toujours pour savoir si l’actuel président Hosni Moubarak, 83 ans, dont trente au pouvoir, se représentera. Son fils Gamal pourrait lui succéder créant ainsi une «joumloukya», une République où le pouvoir se transmet de père en fils.


- 11-Turquie.
Fin janvier aura lieu à Istanbul la réunion des six puissances chargées du dossier du nucléaire iranien avec l’Iran. Le discours sur l’état de l’Union du président américain Obama est très attendu.L’année a commencé en janvier avec la présidence de

-12-la Hongrie de l’UE et l’entrée de

-13-l’Estonie dans la zone euro. En juillet,

-14-la Pologne prendra la présidence de l’UE qui s’attend à des difficultés économiques et sociales.


- 15-France.
La France prend la présidence des G8 et G20 pour un an. A ce titre, elle accueillera les sommets des deux instances à Deauville au printemps et à Cannes, en novembre.
Agenda politique chargé pour cette année de précampagne de la présidentielle de 2012 : élections cantonales en mars et sénatoriales en septembre, congrès du FN en janvier où Marine Le Pen prendra probablement la tête du parti, congrès et primaires du PS en juillet/octobre et désignation «naturelle» de Sarkozy comme candidat UMP à la fin de l’été.
L’année judiciaire sera elle aussi chargée. En mars s’ouvre le procès de Jaques Chirac dans l’affaire des emplois fictifs alors qu’en mai débutera le procès en appel de l’affaire Clearstream ainsi que celui d'Yvan Colonna.


- 16-Espagne.
Entre le 16 et le 21 août auront lieu les 26e Journées mondiales de la Jeunesse. Le pape Benoît XVI y participera.


- 17-Grande-Bretagne.
Le 7 février débutera l’audience sur l’éventuelle extradition vers la Suède du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Si celle-ci est décidée, elle pourrait encore prendre plusieurs mois, en raison des nombreux appels possibles. Assange fera encore parler de lui cette année par son procès et la publication d’autres informations confidentielles.


- 18-Suisse.
Le 26 janvier débutera le 41e Forum économique mondial de Davos réunissant le gotha mondial de la politique et des affaires pour 5 jours de brainstorming sur la situation dans le monde, et aura pour invité d’honneur le président russe, Dmitri Medvedev.


- 19-Ukraine.
Commémoration en avril du 25eanniversaire de la pire catastrophe du nucléaire civil survenue le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl.


- 20-Etats-Unis.
En décembre, Ban Ki-moon terminera son mandat à la tête des Nations unies. On lui doit son intervention auprès du président Bush pour la fermeture du camp de Guantanamo.
Le 11 septembre se déroulera l’inauguration du mémorial du World Trade Center de New York pour le 10e anniversaire des attaques contre les tours jumelles et le Pentagone.


- 21-Pérou.
Du 11 au 16 février se tiendra le 3e Sommet Amérique du Sud-Pays Arabes dans un contexte particulier, celui de la reconnaissance de l’Etat libre et indépendant de Palestine dans ses frontières de1967, annoncée en fin d’année par l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, l’Equateur et l’Uruguay.

 

L’année internationale
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 7 janvier 2011
Auteur : Mehdia Belkadi

11:13 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/12/2010

Relation Irano-Turc, question de sunnites?

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et son nouveau chef de la diplomatie, Ali Akbar Salehi, participeront aujourd’hui à Istanbul à un sommet économique régional.

 

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L’Iran et la Turquie n’ont cessé de se rapprocher ces dernières années sur le plan politique mais aussi économique, la Turquie devenant un allié de poids pour les Iraniens dans leurs délicates négociations nucléaires. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son nouveau chef de la diplomatie Ali Akbar Salehi participeront aujourd’hui à Istanbul à un sommet économique régional. Cette visite intervient alors que la Turquie, qui joue l’intermédiaire entre Téhéran et l’Occident dans son bras de fer sur le nucléaire, doit accueillir fin janvier les discussions entre l’Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne), après la reprise des négociations nucléaires à Genève début décembre. «La Turquie est un pays puissant, avec une position stratégique et des points communs idéologiques et culturels avec l’Iran», a déclaré M.Salehi soulignant que le renforcement des relations avec la Turquie était une «priorité». Longtemps considéré comme l’allié stratégique et même militaire d’Israël dans la région, la Turquie s’est rapprochée des pays arabes et de l’Iran, en particulier après l’agression d’Israël contre la bande de Ghaza en décembre 2008 puis l’attaque de la marine israélienne contre une flottille d’aide humanitaire destinée à Ghaza au cours duquel neuf Turcs ont été tués. Ce qui a provoqué une vive colère de la Turquie contre Israël. Signe du changement intervenu, Ankara a retiré en août l’Iran de la liste des pays constituant une menace pour elle, selon le document définissant la sécurité nationale du pays. Elle a également voté contre la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 9 juin, renforçant les sanctions économiques internationales contre l’Iran. Peu avant, elle avait présenté avec le Brésil et l’Iran une proposition d’échange de combustible nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances, visant à faciliter un compromis sur le dossier nucléaire, mais qui a été rejetée par les grandes puissances. Le rapprochement de la Turquie et de l’Iran, qui comptent à eux deux plus de 150 millions d’habitants, s’est également accompagné d’un renforcement des relations économiques et commerciales qui ont atteint 10 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, avec pour objectif commun de les faire passer à 30 milliards de dollars entre 2013 et 2015.

 

En septembre dernier, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à un «rapprochement économique avec l’Iran», notamment la signature d’un accord de préférence commerciale, en dépit des pressions occidentales.

 

http://www.turquie-news.fr/local/cache-vignettes/L500xH366/tn_irak_turquie-petrol-gaz-28bd5.png


Selon la presse iranienne, Téhéran veut également renforcer ses relations commerciales avec la Turquie pour réduire la place des Emirats arabes unis dans son commerce extérieur, après les restrictions bancaires imposées par les Emirats à la suite des sanctions économiques internationales. L’Iran qui exporte déjà quotidiennement entre 15 et 18 millions de m3 vers la Turquie, a signé en juillet un contrat d’un milliard d’euros avec une compagnie turque pour la construction d’un gazoduc de 660 km qui permettra d’exporter chaque jour 60 millions de m3 de gaz d’ici trois ans vers la Turquie et l’Europe. Enfin, geste particulièrement significatif, M.Erdogan, lui-même sunnite qui dirige un gouvernement conservateur, a participé jeudi dernier à Istanbul aux cérémonies chiites de l’Achoura, en présence d’Ali Akbar Velayati, principal conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei. Une première dans un pays sunnite à laquelle les médias iraniens ont donné un large écho. La Turquie, majoritairement sunnite, compte une minorité alaouite chiite de moins de 20% selon les estimations.

 

Iran - Turquie : rapprochement de deux géants
Source, journal ou site Internet : L’Expression
Date : 23 décembre 2010
Auteur : RI

13:53 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, turquie, diplomatie, économie, politique, ahmadinejad, sunnites, chiite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/12/2010

Allemagne: Une sortie de crise économique!

Déjouant la plupart des prévisions, l’économie allemande se rétablit avec une rapidité surprenante, à peine un an après la crise la plus sévère qu’elle ait traversée depuis plus d’un demi siècle. Les sources de la croissance allemande sont en train de se réorienter vers la demande intérieure, sans pour autant se détourner de la demande mondiale. L’analyse montre la forte capacité de résilience de ce « modèle » socioéconomique: les performances de l’Allemagne en termes de compétitivité internationale renvoient à la fois à la capacité à maîtriser les coûts de production et au vaste effort d’innovation et de rationalisation del’outil de production consenti pendant la période précédente. Dans un contexte de forte baisse des carnets de commande et de la production, le vaste phénomène de rétention de main-d’oeuvre qui s’est produit dans l’industrie allemande en 2009 s’explique par l’importance cruciale et la rareté relative de la main-d’oeuvre qualifiée. Cela illustre aussi le talon d’Achille de ce pays : une démographie déclinante, qui risque de brider très fortement le potentiel de croissance économique à long terme de l’Allemagne.

 

http://www.globalresearch.ca/coverStoryPictures/19388.jpghttp://www.lavoixeco.com/stories/image250x00/mediastore/VDN/A2010/M05/Leconomie_allemande_en_legere_croissance_au_pr.jpg.jpghttp://blog.athos99.com/wp-content/uploads/2008/06/supporter-allemagne.jpg

Télécharger le document (FR)ici pour lire l'ensemble de l'étude

Plus rapidement la conclusion:

 

L’économie allemande aura fait preuve d’un étonnant degré de résilience face à la crise. Si elle a subi de plein fouet le choc de 2009, avec un PIB en recul de 4,7 % en volume, elle a démontré depuis lors une surprenante capacité de rebond. Certes, la crise aura laissé des traces profondes dans certains domaines, en particulier dans celui de la banque. Tous secteurs confondus, le rebond de 2010-2011 devrait malgré tout avoir intégralement compensé le recul subi en 2008-2009. Il témoigne pour une grande part de la forte capacité des entre-prises allemandes à capter la demande des pays émergents. Cela dit, le régime de croissance de l’économie allemande est en train de se réorienter partiellement au bénéfice de la demande intérieure, pour une part grâce à des augmentations salariales beaucoup plus substantielles qu’au cours des 15 années précédentes.


Ayant de ce fait retrouvé un rôle de moteur, voire de locomotive conjoncturelle en Europe, l’économie allemande – singulièrement dans l’industrie – bénéficie pleinement d’une forte position compétitive et ce, non seulement sur le plan des coûts mais aussi pour les facteurs hors coûts. Elle touche ainsi les dividendes des efforts que les entreprises allemandes de toute taille ont consacrés pendant des années à la fois à innover et à rationaliser l’outil de production. En témoigne la bonne santé du marché de l’emploi depuis le début de 2010, au point que le retour au plein-emploi semble en voie d’être atteint à la fin de la décennie.


Dans ces conditions, l’Allemagne a une nouvelle fois fait la preuve de la grande valeur et de la robustesse de son modèle socio-économique, qui combine un fort degré de compétitivité internationale et une relative rigidité du marché de l’emploi, tout du moins en appa-rence. En tout cas, l’ajustement rendu nécessaire par la crise s’est opéré en Allemagne beaucoup plus sur le plan de la production que sur celui de l’emploi, contrairement à ce qui s’est passé dans bien des pays comparables. En fait, cette rigidité du marché de l’emploi est en trompe-l’oeil outre-Rhin, car si les entreprises allemandes les plus exposées à la crise n’ont guère ajusté à la baisse leurs effectifs employés, elles ont en revanche réduit fortement le temps de travail de ces derniers, en jouant sur le chômage partiel, les heures supplé-mentaires et les comptes épargne-temps. Cette forme intelligente de flexibilité souligne aussi combien ce modèle repose fondamentale-ment sur l’entretien patient de ressources humaines qualifiées et motivées – notamment dans l’industrie –, à la différence de pays où les moteurs de croissance, ces dernières années, ont reposé bien davantage sur les secteurs de la finance (cas du Royaume-Uni), du bâtiment-travaux publics (cas de l’Espagne) ou sur l’attraction d’investisseurs étrangers par le biais d’une fiscalité alléchante (cas de l’Irlande).


En Allemagne, cette situation est favorisée par une politique intelligente et responsable en matière de budgets publics, qui assure la relative « soutenabilité » du modèle, à la fois en redonnant des marges de manoeuvre pour des politiques de relance en période de crise et en rassurant les marchés financiers et les citoyens quant à la maîtrise des déficits publics.

 

En somme, le vrai problème de l’économie allemande est bien moins le risque de séquelles issues de la dernière phase de récession que la perspective d’un considérable déclin démographique, surtout à partir de 2020. Cette difficulté pourra être compensée par une hausse du taux d’activité et par un recours accru à l’immigration, mais en partie seulement. « Il n’est de riches-ses que d’hommes » : ce mot célèbre de Jean Bodin (1529-1596) garde toute sa pertinence. Il montre aussi les limites d’une Allemagne en pleine euphorie conjoncturelle mais dont les perspectives écono-miques sont en grande partie obscurcies par la faible natalité de sa population.

 

L'économie allemande en sortie de crise. Une surprenante résilience
Source, journal ou site Internet : Note du CERFA
Date : décembre 2010
Auteur : Rémi Lallement

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22/12/2010

Défense commune: D'une OTAN à une Eur'Otan?

L'OTAN étant minée par une crise profonde, plusieurs voix prônent une "européanisation" progressive de l'Alliance pour instaurer une "hégémonie bienveillante" de l'Europe sur le monde. Mais pour se faire, encore faut-il que l'UE développe une véritable politique de défense commune, écrit un analyste polonais.


Aujourd'hui, c'est clairement en Afghanistan que les trajectoires des Européens et des Américains se séparent. La forme actuelle de l'OTAN empêche son développement et impose une réforme en profondeur.

 

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Son principal défaut est le manque d'une vision claire de la menace commune, qui garantirait une raison d'être à l'union entre l'Amérique et l'Europe, comme au temps de la guerre froide. A présent, les alliés pourraient bien fonder leur alliance sur une vision commune d'un ordre mondial dans lequel les Etats-Unis détiendraient, par le biais de l'OTAN, le contrôle du monde occidental en lui fournissant la sécurité. Les guerres en Irak et en Afghanistan ont cependant montré l'échec de la stratégie américaine consistant à utiliser unilatéralement l'alliance comme matraque de l'Occident dans la guerre mondiale contre le terrorisme islamique, guerre qui était censée donner un nouvel élan à l'OTAN.


Une hégémonie bienveillante de l'Europe
Une "européanisation" progressive de l'OTAN, allant de pair avec une émancipation militaire de l'Union européenne, pourrait constituer une remède à cette incompatibilité d'intérêts entre les alliés. L'espace ainsi libéré par le retrait américain pourrait donner lieu à une "hégémonie bienveillante" de l'Europe, qui utiliserait son potentiel pour établir la paix et un nouvel ordre moral dans le monde, à égalité avec les Etats-Unis. C'est une vision qui germe en Europe, comme le démontre le récent accord de coopération militaire francobritannique.


Cependant, le scénario d'un retrait rapide des Etats-Unis de l'OTAN a pour l'heure peu de chances de se produire. Un tel désengagement porterait un coup à la suprématie mondiale des Etats-Unis, serait nuisible pour l'équilibre mondial, et dangereux pour l'Europe qui a besoin de temps pour construire un pilier militaire afin d’exercer le rôle de leader mondial. Actuellement, l'hégémonie américaine dans le monde repose sur deux piliers, l'Europe et le Japon qui sont tous deux dépendants de l'économie américaine, dépendance trop bien illustrée et douloureusement ressentie à travers la crise financière. Aussi bien l'Union européenne que le Japon demeurent en outre sous le protectorat militaire des Etats-Unis, ce qui permet à Washington d'exercer une influence douce sur les processus décisionnels de ses protégés, notamment en brandissant la menace tantôt chinoise, tantôt russe (soviétique). Toute tentative d'émancipation militaire du Japon est rendue impossible par l'article 9 de la Constitution japonaise, qui interdit l'usage de la force comme moyen de règlement des différends internationaux et interdit l'établissement d'une force armée. Quant à la quête éventuelle d'autonomie militaire de la part de l'Union européenne, elle est bloquée par la structure même de l'OTAN, dominée par les Etats-Unis.


Sans défense commune, l'UE va errer sans direction politique
Aussi longtemps que l'OTAN existera dans sa forme actuelle et tant que l'Union européenne demeurera fragmentée militairement, elle ne pourra prétendre au statut de partenaire ni pour l'Amérique, ni pour la Russie, sans parler de la Chine. Car c'est bien la force militaire qui continue à faire partie intégrante de la politique étrangère menée par Washington et par le Kremlin, ce qui n'est malheureusement pas le cas de Bruxelles. Il est en effet frappant de voir comment la Russie, bien que plus faible économiquement que l'Union européenne, parvienne à peser diplomatiquement vis-à-vis de Bruxelles, rien qu'en évoquant l'épouvantail de ses forces armées et de son arsenal nucléaire. Sans armée et dépourvue d'une politique de défense commune, l'Union européenne va errer sans direction politique précise entre les Etats-Unis et la Russie, allant à la dérive, tel un naufragé. Aussi longtemps que cet état de choses persistera, les différents pays (comme la Pologne) chercheront des protecteurs en dehors du Vieux Continent. Une émancipation militaire de l'Europe et la construction d'une armée pouvant appuyer une "hégémonie européenne" créeraient une nouvelle division du monde occidental en deux puissances disposant de pouvoirs comparables. La civilisation occidentale, avec la puissance américaine contrebalancée par l'Union européenne, aurait ainsi toutes les chances de maintenir sa place dans la compétition pour le leadership mondial.

 

Vers une Eurotan ?
Source, journal ou site Internet : Rzeczpospolita
Date : 20 décembre 2010
Auteur : Artur Bilski

00:05 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : défense, europe, pologne, otan, eur'otan, stratégie militaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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