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13/04/2011

LA DESINFORMATION AU QUOTIDIEN LES EMPLOIS FICTIFS

Une nouvelle qui fera « plaisir » à tous les pauvres de la planète est la tenue du 26e Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui s’est tenu à son siège, à Nairobi, du 21 au 24 février. L'organisation compte 600 employés. Les ministres, venus de plus de 140 pays, ont débattu de la « réforme de la gouvernance mondiale de l’environnement et du renforcement des outils internationaux de gestion de l’environnement face à l’ampleur des crises et de la dégradation de la planète ».

 

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Privilégiant une approche commune entre pays européens et africains sur la nécessité de renforcer la gouvernance internationale de l’environnement, les ministres ont convenu de l’existence de deux options : une PNUE renforcée ou une agence spécialisée des Nations unies pour l’environnement (Organisation mondiale de l’environnement).


Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement a signé à Nairobi un accord-cadre de coopération entre la France et le PNUE qui définit les priorités communes d’action en matière d’environnement, et qui rappelle le rôle que la France, 5e contributeur financier au PNUE (5 440 000 dollars pour 2010-2011), espère voir jouer par cette organisation. Bien entendu la gigantesque parlotte était accompagnée des somptueuses fêtes habituelles. Les personnes compétentes en affaires pratiques savent bien à la lecture de ce bref résumé que l'on a brassé du vent pourtant bien inutile dans ce magnifique pays en altitude qu'est le Kenya.


Le point important est l'existence de 600 emplois fictifs dans cette seule dépendance de l'ONU. Personne de sensé ne peut croire que, malgré leur bonne volonté supposée, les titulaires de ces emplois puissent servir au bien commun et notamment aux objectifs annoncés : que signifie « gouvernance mondiale de l'environnement » ? Aux 600 emplois de base, il faut ajouter une quantité indéterminée et immense d'emplois fictifs dans les 140 pays qui ont essayé en vain de ravauder l'environnement supposé plein de trous.


Devant ce fait récent, il convient de définir ce qu'est un emploi fictif. Il semble que l'on puisse avancer que c'est un emploi qui ne produit pas de biens ou de services s'échangeant sur un marché libre, c'est-à-dire soumis au contrôle permanent d'une clientèle. Il en résulte que beaucoup d'emplois publics sont effectivement fictifs puisqu'ils s'exercent uniquement grâce à la force publique sans aucune légitimation autre que l'usage de cette force.


L'inventaire complet des emplois fictifs est infaisable tant leur nombre est grand et tant l'envie de faire l'inventaire ne court pas les rues pour des raisons évidentes.

 

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LES EMPLOIS FICTIFS DE L'ONU

L'ONU en est une des très grandes pourvoyeuses. L'organisation se décline dans une foule de bureaucraties gigantesques qui travaillent pour leur compte propre en quasi indépendance : FAO, UNESCO, OMC. A coté de ces vraies « Seigneuries », il est une quantité d'autre « bourreaucraties ». Un coup d'œil sur Google révèle leur liste épouvantable et l'impossibilité de les dénombrer ; elles répondent à des étiquettes diverses : agences, instituts, programmes, hauts commissariats, fonds de ceci ou de cela : nous avons vu que l'un des rêves du PNUE est de dépasser le stade du programme pour se consolider dans une agence.


La prolifération des structures bouillonne de haut en bas et aussi latéralement ; chaque « bourreaucratie » a ses propres dépendances. Il ne serait pas étonnant que, si le compte impossible était fait, l'on arrive à deux millions d'emplois fictifs. Bien entendu le qualificatif sera refusé avec hauteur par les titulaires indiquant qu'ils font correctement le travail qui leur est demandé ce qui est éventuellement probable.


Si l'on quitte la clef de voûte de l'ONU dans l'architecture du pouvoir totalitaire mondial, on trouve toutes les structures européennes qui sont immenses et remplies d'emplois fictifs. Les emplois liés au lobbying sont au nombre de plusieurs milliers et le lobbying n'est que de la corruption emballée dans du papier de soie. Les emplois somptueux liés à la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans son magnifique bâtiment à Strasbourg sont fictifs : ils s'exercent uniquement selon le bon plaisir des juges et répandent l'incertitude dans toute l'Europe avec l'effet habituel de ruine.

ET LA FRANCE ?

Si l'on quitte les organismes internationaux et que l'on observe la France, le nombre des emplois fictifs est sans limite et à la mesure de la socialisation du pays, quelle que soit la couleur apparente des gouvernements qui l'ont menée à bien. L'on pourrait citer parmi des milliers d'autres les spécialistes du comptage des oiseaux : oui, oui cela existe ! Rappelons aussi tout ce qui se rapporte aux aides aux entreprises dont le rôle négatif n'est plus ignoré même par les supposés bénéficiaires. Quant aux travailleurs sociaux, dont le nombre ne cesse de croître suite à la paupérisation du pays encouragée ou créée par les pouvoirs interventionnistes, ils sont innombrables avec des écoles spécialisées ; des assistantes sociales qui travaillaient avec leur cœur et leur intelligence ont été remplacées par des fonctionnaires parfois super diplômés.

 

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DES CONSEQUENCES DESTRUCTRICES

Les conséquences de ces emplois fictifs se déclinent facilement.


D'abord leurs coûts propres qui dégoulinent en impôts sur toute la population du monde entier avec la paupérisation en conséquence. Chacun regrette légitimement que des dictatures ruinent leur peuple en détournant l'argent pour leur usage propre. Le même phénomène se produit dans les prétendues grandes démocraties. La seule différence se trouve dans le paravent commode des élections : les manipulateurs de ces emplois fictifs se les répartissent à l'aide d'élections dont la régularité n'est nulle part évidente.


Un point n'est généralement pas souligné et le voici. La ruine est encore plus délirante si l'on constate la neutralisation de personnes de grands talents qui pourraient servir leurs concitoyens normalement. Les représentants des 140 pays qui ont brassé du vent pendant plusieurs jours à Nairobi sont certainement des personnes de valeur et auraient pu créer de grandes richesses dans des activités marchandes. Il s'ajoute que souvent les emplois fictifs sont non seulement inutiles mais destructeurs comme tous ceux qui créent des réglementations incompréhensibles. La paupérisation est aggravée par la destruction de richesse en découlant.


A partir du fait récent de la parlotte du PNUE nous avons été conduits à analyser l'action meurtrière des pouvoirs socialisants dans le monde entier et à l'échelle planétaire. Le socialisme est mensonger jusque dans ses conséquences ultimes et nous avons mis en lumière ce phénomène rarement ou jamais mis en lumière des emplois fictifs. C'est un mensonge de plus à ajouter à une liste bien fournie.


Michel de Poncins (merci de ton lien en direct)

 

Ps: Les chômeurs seraient-il des.......enfin!!

12/04/2011

Usa/Guerre de sécession, 150ème anniversaire...abolition de l'esclavage!!

Alors que les Etats-Unis fêtent les 150 ans de la Guerre civile, l’écrivain Tony Horwitz explique la fascination des Américains pour cette période de leur histoire.


Tony Horwitz est l’auteur d’un excellent livre de reportage sur les traces de la guerre de Sécession (1861- 1865), Confederates in the Attic (les Confédérés au grenier), dont les Américains vont commémorer, à compter de mardi, le 150e anniversaire du déclenchement des affrontements. Ancien journaliste, Tony Horwitz a accompagné des «reconstitueurs» qui se déguisent en soldats de l’Union ou de la Confédération.

 

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Et tenté d’éclairer ce que signifie cette guerre aujourd’hui encore aux Etats-Unis. Dans sa vie de reporter de guerre, Tony Horwitz a couvert le conflit du Golfe ou ceux de l’ex-Yougoslavie pour le Wall Street Journal.


Il est l’auteur de livres de voyage à travers l’histoire, commeA Voyage Long and Strange (l’épopée des premiers explorateurs européens de l’Amérique). Son prochain ouvrage, à paraître aux Etats-Unis en octobre, reviendra sur l’un des déclencheurs de la guerre de Sécession, le «terroriste» John Brown qui prônait l’insurrection armée contre l’esclavage.


Pourquoi la guerre de Sécession reste-t-elle aussi présente aux Etats-Unis ?
Pour beaucoup d’Américains, c’est surtout un sujet sur lequel ils doivent plancher au lycée. Pour ceux qui s’y intéressent, il y a plusieurs raisons : d’abord l’ampleur de la guerre et de ses massacres dépasse de très loin tout autre conflit de l’histoire américaine. Trois jours de combat à Gettysburg ont tué plus d’Américains que les huit dernières années de guerre en Irak. Dans les rangs confédérés, près d’un soldat sur trois est mort.


Rapportés à la population actuelle des Etats-Unis, les 620 000 tués de la guerre de Sécession équivaudraient à 6 millions de morts. L’Europe a connu un certain nombre de guerres de cette ampleur, mais pas l’Amérique du Nord. Une autre raison est que cette guerre s’est déroulée sur le sol américain, à moins d’une journée de route de là où habite aujourd’hui près de la moitié de la population américaine. Chacun peut mettre sa famille dans une voiture et aller voir les champs de bataille ou d’autres sites historiques. La plupart de ces sites sont pratiquement préservés dans l’état où ils étaient dans les années 1860, avec clôtures en bois, chemins défoncés et champs de maïs. Cela ramène les Américains à une époque à échelle humaine, avant que les lotissements, les mégacentres commerciaux et les autoroutes uniformisent tout le pays, et menacent d’ailleurs les sites historiques. Il y a très peu de limites à ce que les propriétaires privés peuvent faire dans ce pays, particulièrement dans les Etats du Sud. Enfin, dernière raison, la guerre de Sécession est un coffre à trésors de mots et d’images. Les soldats ont écrit des milliers de lettres non censurées par l’armée, qui nous donnent une image très poignante de cette guerre. Et les dirigeants de l’époque, Lincoln en particulier, avaient une éloquence qu’on n’imagine plus aujourd’hui.


Son célèbre discours de Gettysburg n’a pourtant duré que deux minutes…
Il ne compte que 270 mots, mais chacun d’eux est mémorable. Lincoln est notre Shakespeare. A l’heure où la plupart des déclarations publiques sont faites de vide précieusement emballé, de diatribes télévisées ou de messages Twitter, Lincoln et les autres écrivains ou orateurs de cette époque, William Tecumseh Sherman, Frederick Douglass ou Mary Chestnut, nous ramènent à l’essentiel, à la richesse du caractère américain et de la langue anglaise. Il reste aussi de merveilleuses photos de cette guerre. Nous regardons dans les yeux de ces jeunes engagés aux visages enjoués et nous y voyons les reflets passés de nous-mêmes. Et puis nous les voyons morts et estropiés sur le champ de bataille. De nos jours, l’horreur de la guerre est atténuée par la censure militaire et la sensibilité des rédacteurs en chef.

 

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La célébration de ce 150e anniversaire sera-t-elle très différente du 100e anniversaire, en 1961 ?
En 1961, on était en plein dans le mouvement des droits civiques, qui a pris une formidable ampleur. Au début, les comités commémoratifs ont tenté de l’ignorer, certains se sont même réunis dans des hôtels qui maintenaient la ségrégation. Les gens voulaient entretenir la fiction selon laquelle on peut honorer le courage, le sacrifice et l’héroïsme des soldats sans aborder les enjeux de cette guerre et la façon dont ils résonnaient encore dans l’Amérique des années 60. Du coup, il y eut des protestations, des scissions et nombre d’événements prévus n’ont pas eu lieu. Cette fois, je pense que tout sera beaucoup plus atténué, simplement parce que cette guerre est maintenant plus éloignée qu’elle ne l’était en 1961.

 

Aujourd’hui aussi, hormis quelques irréductibles néoconfédérés, chacun sait que la question de la race et de l’esclavage doit être au centre de toute discussion sur la guerre de Sécession.


La fascination pour cette guerre s’est vraiment développée à la fin des années 1800 et au début des années 1900, lorsque les vétérans ont commencé à mourir. Deux films, qui ont eu un énorme impact au XXe siècle, Naissance d’une nation et Autant en emporte le vent (1), ont créé une vision romantique et erronée du «Vieux Sud» et de la «Cause perdue», qui perdure. Aux Etats-Unis, il y a toujours des milliers de reconstitueurs, même si le nombre a diminué cette dernière décennie. Il est en effet plus difficile de romancer et rejouer une guerre historique lorsque des guerres réelles sont en cours.

 

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On entend souvent aux Etats-Unis, particulièrement ces dernières années, sous la présidence Obama, que la guerre de Sécession n’est pas terminée. Qu’en est-il ?
Les questions centrales de ce conflit ne sont toujours pas résolues. L’esclavage a pris fin mais pas la séparation entre les races, l’inégalité et l’injustice. Les «droits des Etats», base légale de la Confédération, sont une doctrine très en vogue depuis des décennies, surtout dans le Sud. D’une façon plus générale, les Etats-Unis restent un pays divisé, selon des lignes qui ne sont pas entièrement différentes de 1861. Si vous prenez une carte politique, les anciens Etats confédérés sont dans un camp et l’Union dans un autre. On les appelle aujourd’hui des Etats bleus et rouges, au lieu de bleus et gris (2). Mais il peut être aussi dangereux d’exagérer cela et négliger les progrès très réels que ce pays a faits. A l’étranger, on est particulièrement enclin à voir les Etats-Unis à travers le prisme de vieux stéréotypes.

 

On peut toujours s’emparer d’exemples grotesques de comportements racistes et réactionnaires, particulièrement dans le Sud, comme les médias le font souvent, pour suggérer qu’il n’y a pas eu beaucoup de changements. Mais dans son ensemble, le pays est plus intégré et tolérant qu’il ne l’était il y a une génération, et la transformation est particulièrement frappante au Sud. De fait, le Sud est aujourd’hui davantage intégré que le Nord, on y compte beaucoup plus de Noirs dans la fonction publique. Les chiffres du dernier recensement montrent que les Noirs retournent en grand nombre vers le Sud, et les mariages interraciaux n’y sont plus rares.

 

 

photo

 


Les Noirs sont-ils aussi intéressés que les Blancs par cette guerre de Sécession ?
Il semble bien que les Noirs s’y intéressent moins que les Blancs. Mais cela change avec la prise de conscience, ces vingt dernières années, du rôle des soldats et matelots noirs dans cette guerre, avec l’aide, notamment, du film Glory (3). Quelque 200 000 Noirs se sont battus pour l’Union. Lors des reconstitutions, beaucoup participent au sein des célèbres unités noires, comme le 55e Massachusetts.


D’autres pays commémorent-ils leur histoire de cette façon ?
Il y a des analogies entre les souvenirs cultivés par les Blancs du sud des Etats-Unis et ceux d’autres peuples qui ont subi des défaites historiques comme les catholiques d’Irlande du Nord, les Palestiniens des territoires occupés ou différents groupes dans les Balkans. Ils ont en commun de s’éterniser sur l’histoire, tandis que les «vainqueurs» tournent plus vite la page. Les perdants ont un sens plus développé de l’identité et une vision des choses fondamentalement tragique. Cela me rappelle un peu l’Australie aussi, où j’ai vécu plusieurs
années. En Amérique, mis à part le Sud, on célèbre nos victoires. En Australie, l’événement formateur et le plus célébré est la désastreuse bataille des Dardanelles, quand les généraux britanniques ont envoyé des milliers d’Australiens face aux mitraillettes turques. Ce fut un peu comme la charge de Pickett à Gettysburg, une vaillante défaite, du moins dans l’imaginaire australien.


(1) «The Birth of A Nation» (1915), de D. W. Griffith; «Gone with the Wind» (1939), de Victor Fleming. (2)
Aux Etats-Unis, le bleu est aujourd’hui la couleur du Parti démocrate, le rouge celle du Parti républicain. A
l’époque de la guerre de Sécession, le bleu était la couleur de l’Union, le gris celle des Confédérés. (3)
«Glory» (1989), de Edward Zwick.

 

Guerre de Sécession : « l’esclavage a pris fin, pas l’injustice »
Source, journal ou site Internet : Libération
Date : 9 avril 2011
Auteur : recueilli par Lorraine Millot

10:45 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, hommage, guerre, racisme, noirs, esclavage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/04/2011

Crise bancaire en Islande, confiance!: Un petit pays, le moins "con " d'Europe!

Eh oui biensûr cela courle de source.....ils ont des geysers lol

 

Alors que sur le continent, les pays européens victimes de la crise de la dette multiplient des plans d’austérité impopulaires, l’Islande, qui a fait le choix de laisser ses banques faire faillite, sort lentement de l’ornière.

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/01/28/5675c172-ed1f-11dd-977f-39012d3b984b.jpg

 

Et, lors du référendum du 9 avril, les Islandais pourraient refuser de rembourser les créditeurs internationaux de la banque Icesave. Impossible de le rater dans les rues de Reykjavik, tant le chantier est énorme, et détonne dans une capitale à l'architecture basse : une cathédrale de béton noir et de verre, recouverte d'alvéoles réfléchissantes, est en cours d'assemblage face à la mer. Le Harpa, imaginé par l'artiste vedette danois Olafur Eliasson, servira tout à la fois de salle d'opéra et de palais des congrès pour l'Islande. Malgré des craintes annonçant l'arrêt des opérations, le bâtiment sera finalement bien inauguré, le 4 mai prochain. Après l'effondrement bancaire de l'île, en octobre 2008, le groupe Portus, l'investisseur privé qui portait ce projet estimé à l'origine à 12 milliards de couronnes (74 millions d'euros), a dû appeler le gouvernement et la mairie de Reykjavik à l'aide pour que le chantier se poursuive. L'exécutif n'a pas bronché et ce fleuron architectural va donc voir le jour. Mais où est donc passée la crise islandaise? L'Islande, encore sonnée par sa quasifaillite, ne s'est pas lancée dans une austérité à tout crin. A rebours des tendances à l'oeuvre sur le continent, l'île a choisi de prendre un peu plus de temps que d'autres pour réaliser son "ajustement budgétaire". Si bien que des projets ici et là continuent d'avancer. Ses mesures d'économies portent sur 10% du Produit intérieur brut (PIB) en trois ans. Rien à voir avec une autre île à laquelle elle est souvent comparée, elle aussi durement frappée par la crise: l'Irlande prévoit, elle, de ramener son déficit de 32% à 9% au cours de la seule année 2011. Aujourd'hui, Reykjavik dit avoir renoué avec la croissance – attendue aux alentours de 3% cette année, et réduit sa dette sans trop forcer.

 

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Trois recettes pour remonter la pente
Comment cette minuscule économie (320 000 habitants) s'y est-elle prise, pour se sortir la tête de l'eau en deux ans? Les économistes avancent trois explications: La dévaluation de la couronne islandaise. La devise a dégringolé de 40% fin 2008, et les exportations d'aluminium et de poissons ont repris dans la foulée. Le principe du "too big to save" (trop gros pour être sauvé). C'est l'exact inverse du "too big to fail" (trop gros pour faire faillite), qui a prévalu aux Etats-Unis comme en Europe jusqu'à présent, obligeant les Etats à sauver les banques les plus importantes de leur système bancaire, pour éviter les faillites en chaîne. En Islande, les actifs des trois grandes banques de l'île étaient bien trop grands (jusqu'à dix fois le PIB en 2007...) pour être sauvés intégralement, et l'Etat s'est contenté de racheter les actifs «internes», c'est-à-dire les prêts des particuliers et des entreprises en Islande. Les actionnaires ont dû assumer les pertes sur les actifs étrangers, les plus nombreux. Une austérité moins sévère qu'ailleurs, décidée en accord avec les partenaires sociaux. Un pacte de "stabilité sociale" a été signé en 2009, censé éviter les coupes dans le secteur social. Si la reprise se profile, tirée par les exportations de cette économie très ouverte, les ménages endettés, eux, sont loin d'avoir repris leur souffle. La consommation patine, 20% en deçà de ses niveaux antérieurs. Le taux de chômage est retombé aux environs de 7%, après avoir grimpé jusqu'à 9,7%. Rien à voir avec l'Irlande, toutefois, dont le taux de chômage dépasse les 14%.

 

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Fossé entre classe politique et population
Sigridur Gudmunsdottir fait partie de ces milliers d'Islandais victimes d'une crise qu'ils n'ont pas provoquée.
Elle avait autrefois un "2007 job",– un travail confortable et bien rémunéré, du temps de l'euphorie des années 2000. "On entend dire que l'on a trop fait la fête, que l'on a trop consommé, trop emprunté. Mais c'est faux: il n'y a qu'une infime partie d'Islandais qui en ont vraiment profité", s'énerve-t-elle. Licenciée au plus fort de la récession, Sigridur a depuis repris, à 50 ans, des études à l'université. "Cela me permet de toucher des aides d'étudiant, qui sont plus élevées que les indemnités chômage", explique-t-elle. Elle a contracté en 2006 un prêt immobilier de onze millions de couronnes (68.000 euros), pour s'acheter une maison. En partie indexé sur l'inflation, le prêt qu'elle a contracté a explosé après la crise, à 14 millions de couronnes (86.000 euros). Elle s'est trouvée prise en tenailles au fil des mois: d'un côté, le volume de son emprunt augmentait, tandis que de l'autre, la valeur réelle de sa maison s'effondrait. Aujourd'hui, Sigridur ne sait pas encore très bien comment elle va réussir à rembourser ses dettes, mais ne se plaint pas: "Certains Islandais connaissent des situations bien pires. Tous ceux qui avaient contracté des prêts en devises étrangères sont vraiment mal." En Islande, on ne râle pas. Après tout, la vie sur les îles a toujours été rude.


S'exiler comme tant d'autres? "C'est impossible, je suis trop attaché à mes racines islandaises." La reprise islandaise? "Demandez dans la rue, personne n'y croit, à la reprise..." A écouter les conversations dans Reykjavik, le fossé est immense, entre une classe politique convaincue que la page de la crise est tournée, et des citoyens piégés par la quasi-faillite de l'île, et qui peinent à se relancer. Dans l'Islande d'après le krach, on continue de parler PIB et déficit public, et d'en faire les seuls indicateurs pertinents des politiques en cours.


Ici comme ailleurs en Europe. Mais après avoir obligé certaines banques à la faillite, et adopté une austérité "adoucie", il va bien falloir que l'île se décide à adopter des instruments de mesure alternatifs du bien-être de sa population.


Référendum Vers une exclusion de la communauté internationale ?
Un acte "indigne d’un chef d’Etat dans une démocratie représentative" : Svenska Dagbladet est très remonté contre le président islandais Ólafur Ragnar Grímsson, qui a refusé pour la seconde fois de parapher l’accord de dédommagement de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas pour les millions que les deux pays ont dû verser aux épargnants de la banque en ligne ruinée Icesave. Résultat : un nouveau "référendum diviseur à l’issue hasardeuse" [le 9 avril], après le refus par plus de 90 % des Islandais du premier accord négocié l’année passée. Cependant, insiste le journal suédois, le gouvernement insulaire a "consacré toute son énergie, l’automne dernier, à la négociation d’un accord plus favorable à l’Islande, avec succès". En cas de victoire du "non", l’île se verrait confrontée à "deux scénarios draconiens : soit la menace d’une exclusion de la communauté internationale, soit une procédure judiciaire laborieuse avec la Grande-Bretagne et les Pays- Bas". Pour Die Presse, ce référendum "fait de l’ombre aux relations bilatérales" avec l’Union européenne, alors que les négociations d’adhésion ont débuté en juin 2010. Or, rapporte le quotidien viennois, "l'Islande veut remplacer le plus rapidement possible la couronne par l'euro". La monnaie unique "apporterait plus de stabilité" à une île qui oeuvre à retrouver sa prospérité passée.

 

A méditer!!!

 

Islande : sortie de crise en douceur
Source, journal ou site Internet : mediapart
Date : 8 avril 2011
Auteur : Ludovic Lamant

19:32 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, crise(s), banques, islande, dette, monnaie, europe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/04/2011

Les verts et l'Etat, biensûr! Investissements privés et épargne pourquoi pas, tenez!!!

Afin que le secteur privé prenne le relais des investissements verts publics, le CEDD a rendu un rapport préconisant la prise compte des ressources et du long terme dans les investissements et la généralisation des règles de l'ISR.

À l'occasion de la semaine du développement durable, un rapport sur le financement de la croissance verte a été remis à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie. Rédigé par les 25 économistes composant le Conseil économique pour le développement durable (CEDD), le document de 120 pages propose des pistes pour financer les investissements verts. Le recours au financement privé et la mobilisation de l'épargne des Français sont les deux axes majeurs défendus par le rapport.

 

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Ringardiser le court terme
Le ministre souhaite "mettre un accent particulier sur le financement" car si le Grenelle dispose "de moyens financiers sanctuarisés", les investissements publics n'ont pas vocation à se répéter. En effet, l'Etat à levé 10 milliards d'euros pour le développement durable via le grand emprunt finançant le programme d'investissement d'avenir, mais "il n'y aura pas de grand emprunt tous les trois ans", prévient Nathalie Kosciusko-Morizet qui juge que 2011 "doit être l'année pour avancer sur les financements innovants" afin que le secteur privé prenne le relais. Pour Dominique Bureau, délégué général du Conseil économique du développement durable, le rapport répond à une question simple : "comment financer le développement durable au-delà de l'amorçage ?" À cette question, la ministre, faisant référence à l'obsolescence programmée des produits de grande consommation, répond que "le jetable comme le court terme [dans le domaine de la finance] doivent devenir ringards."

 



Partager les risques entre le privé et le public
Si se détourner des indicateurs financiers de court terme est efficace, la mise en oeuvre d'une telle politique n'est pas aisée. Alain Quinet, inspecteur général des finances, explique que, depuis 200 ans, le modèle de croissance est basé sur l'utilisation du capital et du travail en s'appuyant sur des ressources considérées comme illimitées. Or, "ce n'est pas vrai", explique l'inspecteur général des finances, précisant qu'il faut tenir compte de la rareté des ressources et de la rareté des financements de court terme. Il regrette par ailleurs que "depuis quelques décennies on vit sur le court terme." Christian Gollier, professeur d'Economie, Université Toulouse I, dresse un bilan similaire et juge que nous faisons ainsi face à "une défaillance du marché" qui n'est pas capable de prendre en compte les externalitées positives comme négatives. "Prix écologique" et taxe carbone. Alors que le rapport propose de mieux prendre en compte le "prix écologique", la taxe carbone ne figure pas en tête des propositions. Interrogée sur cet aspect de la politique fiscale, la ministre a indiqué y "être très favorable" et que son instauration allait "dans le sens de l'histoire, il faudra le faire." Cependant, elle juge que cette stratégie ne suffira pas pour réduire les émissions de CO2. Face à ces difficultés, le rapport préconise trois solutions : l'instauration d'un "prix écologique" tenant compte de la consommation de ressource, une meilleure articulation entre les financements privés et publics, et le développement de l'investissement socialement responsable (ISR). Globalement, cette stratégie vise à partager le risque entre le secteur public et privé en attirant l'épargne liquide et disponible vers les investissements verts, résume Alain Quinet.


S'agissant des outils permettant de mettre en oeuvre cette stratégie, les auteurs du rapport évoquent notamment les "projects bonds", c'est-à-dire des obligations issues de projets verts, une réforme des normes prudentielles qui intègrerait les risques environnementaux et les sociétés de "tiers investisseurs" qui permettent par exemple qu'un tiers finance les travaux d'économie d'énergie lorsque le bénéficiaire n'en a pas la capacité.

 

http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090417165000.jpghttp://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090525141059.jpg


Mobiliser l'épargne via l'ISR
Pour Christian Gollier, l'une des pistes est l'implication des citoyens, en tant qu'épargnants, en renforçant les systèmes de gestion ISR. Pour l'instant l'investissement ISR "reste marginal", regrette l'économiste qui juge qu'une des limites actuelles est la faiblesse de la notation extra financière. Pour cela, il propose donc de "rendre plus crédible les agences de notation." Par ailleurs, au-delà de l'ISR, il préconise de "mieux préciser les modes d'allocation des fonds financiers", là aussi pour incorporer une vision à long terme. La ministre appelle elle aussi à une refonte de la boite à outils financière et saisit l'opportunité pour lancer une pique à la direction générale du Trésor qui, en décembre 2010, avaient publié un "rapport anonyme" expliquant que le Grenelle aura un impact négatif sur le PIB et l'emploi. "On ne peut pas analyser le Grenelle avec les outils classiques" a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet en écho à l'appel des économistes du CEDD en faveur d'une meilleure incorporation des bénéfices à long terme dans l'évaluation financière des investissements.


Enfin, s'agissant de l'horizon de mise en oeuvre des propositions du rapport, Dominique Bureau a jugé qu'"il n'y a pas de raison de traîner", même si "cela ne se fera pas en un jour."

 

En particulier il considère que la mise en place de certaines mesures peut aller très vite, à l'image du développement de l'ISR.

 

Investissements verts : un rapport du CEDD propose d’impliquer le secteur privé et les épargnants
Source, journal ou site Internet : actu environnement
Date : 6 avril 2011
Auteur : Philippe Collet

23:04 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : écologie, économie, privé, public, cedd, épargne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/04/2011

Richard Goldstone honte à lui...היט ישראל ס אומרעכט

Son auteur a déclaré avoir affirmé à tort que l'État hébreu avait visé intentionnellement des civils lors de l'opération Plomb durci.

 

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Israël a réclamé dimanche l'annulation du rapport Goldstone l'accusant de "crimes de guerre" durant son offensive contre Gaza à l'hiver 2008/2009, après que son auteur a reconnu avoir affirmé à tort que l'État hébreu avait visé intentionnellement des civils. "J'appelle l'ONU à annuler immédiatement le rapport Goldstone. Il faut jeter ce rapport dans les poubelles de l'Histoire", a affirmé le Premier ministre Benyamin Netanyahou, dans le cadre d'une offensive médiatique et diplomatique destinée à rehausser l'image internationale d'Israël. En face, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, s'est déclaré "choqué par la position du juge", alors que le groupe radical Jihad islamique dénonçait "la reculade du juge Richard Goldstone", lui reprochant d'"avoir cédé aux pressions du lobby sioniste". Dans une tribune publiée samedi par le Washington Post, Richard Goldstone a écrit que de nouveaux éléments apparus après la publication de son rapport fin 2009 montraient qu'Israël n'avait pas visé "de manière intentionnelle" des civils.

 

Selon lui, son rapport évoquant de possibles crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité de la part d'Israël comme des groupes armés palestiniens à Gaza, pendant l'opération Plomb durci, aurait été "un document différent" aujourd'hui.

 

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Enquêtes
"Il faut à présent multiplier les efforts pour que ce rapport soit annulé, et je vais m'y employer", a souligné le ministre de la Défense Ehud Barak, après avoir demandé au juge Goldstone de "publier ses conclusions actuelles" sans se contenter d'un simple article de presse. Le président israélien Shimon Peres a appelé pour sa part le juge "à s'excuser, pour avoir accusé Israël de crimes de guerre et ignoré que l'offensive d'autodéfense Plomb durci avait été lancée en riposte à des milliers de roquettes tirées (depuis Gaza) contre des civils innocents". L'ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU, Danny Gillerman, s'est félicité à la radio militaire de la nouvelle prise de position du juge Goldstone, soulignant qu'elle venait après une série d'interventions israéliennes pour le faire changer d'avis. Tous les journaux israéliens ont consacré dimanche leur première page aux "regrets" du magistrat sud-africain. La dévastatrice offensive israélienne avait coûté la vie à 1 400 Palestiniens, en majorité des civils, et à 13 Israéliens, pour la plupart des militaires. À la publication du rapport, les autorités israéliennes, qui avaient refusé de collaborer avec l'enquête de l'ONU, s'étaient déchaînées contre son auteur, accusé de faire le jeu du Hamas. Un rapport présenté en mars au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, reconnaissait qu'Israël avait dédié d'"importantes ressources pour enquêter sur plus de 400 allégations de mauvaises conduites opérationnelles à Gaza" tout en regrettant qu'aucune enquête n'eût visé les responsables de l'opération. Suite à ces enquêtes, trois actes d'accusation ont été lancés contre des militaires israéliens, selon des sources judiciaires. Le rapport s'alarmait du fait que le Hamas n'avait pas pour sa part mené d'enquêtes sur le lancement d'attaques à la roquette et au mortier contre Israël. En mars 2010, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait créé un comité pour assurer le suivi du rapport du juge Goldstone. Le magistrat sud-africain avait recommandé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye si les autorités israéliennes et palestiniennes refusaient d'ouvrir des enquêtes crédibles sur les "crimes de guerre" afin de punir les coupables.

 

Israël réclame l’annulation du rapport Goldstone
Source, journal ou site Internet : Le point
Date : 3 avril 2011

11:20 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, goldstone, guerre, onu, netanyahou, hamas, islamisme, palestine, droit de l(homme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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