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01/05/2011

1er mai, jour de l'Amour, le saviez-vous? Encore une journée détournée de son origine, merci les collectivistes!

1er mai Le jour de l'Amour

 

 

http://justine21.j.u.pic.centerblog.net/yw3hzce8.gif


Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-dessus. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).

 

http://www.herodote.net/Images/BerryHeuresMai.jpg

Cliquez, lire actualité 1/10/2010 du nlle-Obs


La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, poète de la même époque, héros malheureux de la bataille d'Azincourt


«Le Dieu d'Amour est coutumier,

À ce jour, de fête tenir,

Pour amoureux cœurs fêter

Qui désirent de le servir;

Pour ce fait, les arbres couvrir

De fleurs et les champs de vert gai,

Pour la fête plus embellir,

Ce premier jour du mois de mai» (*).


Les écoliers de certaines régions de Belgique ou de Rhénanie cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages.


Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe. À noter que le canton de Fribourg, en Suisse, célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants.


Mais aujourd'hui, c'est le plus souvent le travail ou plutôt la diminution du temps de travail qu'évoque le 1er mai avec la Fête du Travail.

 

 

Un 1er Mai de 1891, comme quoi, un début de lutte finale

 


Le 1er mai en France


En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs. Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine.


En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge .


Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

 

The real meaning of 1st May
Le vrai sens du 1er Mai
MajCliquez, lire la poésie du blog de Julius


C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé.

Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain. À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

 

http://www.resonance-online.com/illustr/MUGUET-1erMai.jpg


En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.....


Source mon ami Cl A. Dulou, SGl de l'IHEDN

26/04/2011

La sécurité des professions de santé. Imaginez a quel point nous en sommes rendu!

Mercredi 20 avril 2011, les ministres de l'intérieur, de la justice et de la santé se sont réunis place Beauvau afin de signer avec les représentants des professions de santé un protocole destiné à garantir leur sécurité dans l'exercice de leur profession.


Claude GUÉANT a souligné qu'il y avait quelque choses de profondément inadmissible à s'attaquer à celles et ceux qui ont vocation à secourir, aider et soigner. Comme ses collègues du Gouvernement, il a rappelé que,la protection des personnels de santé était un enjeu essentiel pour garantir un service de santé universel sur l'ensemble du territoire.

 

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2008/12/10/h_4_ill_935047_medecin2.jpghttp://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/societe/pompiers-firminy/804359-1-fre-FR/actu-societe-Pompiers-Firminy-Firminy-Pompiers_articlephoto.jpg


Une boîte à outils adaptée aux réalités du terrain
Le protocole national pour la sécurité des professions de santé permet de développer, au cas par cas, des solutions sur-mesure pour chaque type de situation. Comme l'a rappelé Claude GUÉANT, il fera l'objet d'une déclinaison territoriale en liaison étroite avec les délégations territoriales des agences régionales de santé, les relais professionnels, les préfets, les forces de sécurité et les procureurs. En outre, des interlocuteurs dédiés aux professions de santé seront désignés au sein des différents commissariats de police et brigades de gendarmerie. Parallèlement, le ministre a annoncé qu'un guide pratique serait diffusé dès le mois de mai prochain afin de donner aux professionnels de santé les bons réflexes pour améliorer la sécurité de leur cabinet, de leurs déplacements ou de leurs visites à domicile.


Les professionnels de santé au coeur du dispositif
Les mesures recensées dans le protocole national visent à améliorer très concrètement et très rapidement la sécurité des professionnels de santé :


possibilité de faire réaliser des diagnostics de sécurité par les spécialistes de la police ou de la gendarmerie afin de sécuriser leur environnement de travail ;


mise en place de procédures d'alerte spécifiques simples comme la mise en place de numéro dédié, ou plus complexes comme le développement, en cours d'expérimentation, de boîtiers électroniques d'alerte permettant la géo-localisation ;


incitation des élus locaux à développer leur système de vidéo-protection de manière à couvrir, autant que possible, les abords des cabinets médicaux et paramédicaux ou des pharmacies.


Enfin, Claude GUÉANT a insisté sur la nécessité de porter plainte systématiquement en cas de malveillance ou de violence en soulignant que c'est la plainte qui déclenche l'enquête et rend possible les poursuites judiciaires. Considérant l'utilité publique des professions de santé, le ministre a rappelé qu'il était possible, dans leur cas, de procéder à des prises de plainte sur rendez-vous ou à domicile.

 

Signature du protocole national pour la sécurité des professions de santé
Source, journal ou site Internet : Intérieur.gouv.fr
Date : 22 avril 2011

05/11/2010

Le télétravail et les français: Révolution en cours?

Selon une étude internationale commanditée par Cisco, 56% des salariés français sont disposés à travailler à la maison (home work). A condition d’être correctement connectés, bien sûr… Près de deux salariés sur trois, en France, estiment que leur présence physique au bureau n’est plus indispensable.

 

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/4b6b6864c227a7ea56eb57a6ed12e7e2.jpg

 

Et l’étude y va fort ! Ce serait même plus gratifiant de pouvoir travailler ainsi à distance, que d’obtenir une augmentation de salaire ! Mais, pour ces salariés favorables au ‘home work’, la condition sine qua non – toute entendue pour Cisco - serait qu’ils puissent accéder à leurs documents de travail depuis n’importe quel type d’appareils – personnels ou professionnels. Evidemment… L’étude a été menée auprès de 2.600 salariés et professionnels du secteur des technologies de l’information dans 13 pays (*). Les réponses données en France sont sensiblement dans la moyenne des réponses globales à l’international, même s’il existe des entreprises très avancées comme HP (cf. article :’Qualité de vie: HP signe un accord sur le télétravail‘)


Mais on constate quelques écarts : 60% des salariés, globalement dans le monde, estiment que « la présence physique au bureau n’est plus indispensable pour garantir la productivité ». En France, on est un peu en dessous: 56% des sondés, alors qu’au Royaume-Uni, on atteint 66% des répondants. En Asie et en Amérique latine, c’est le record : plus de 9 salariés sur 10 (93 %) déclarent ne pas avoir besoin d’être sur leur lieu de travail pour être productifs. Ce sentiment prévaut aussi majoritairement en Chine (81 %) et au Brésil (76 %).
Cisco se plait, bien sûr, à souligner le désir des salariés de disposer d’un accès mobile et flexible.

 

http://www.manicore.com/documentation/teletravail/teletravail_graph1.gif

 

La majorité des salariés interrogés déclarent préférer un emploi moins bien rémunéré et présentant la possibilité flexible“.Dans l’attente des postes de travail… Les salariés interrogés attendent beaucoup des postes de travail et de tous équipements connectés en réseau, y compris les téléviseurs ou les écrans de navigation dont sont équipées les voitures. Une grande majorité des sondés (Russie: 83 %; Allemagne: 77 %; Inde: 74 %; France: 72 %) déplorent ne pas pouvoir se connecter à distance au réseau de leur entreprise.


Pour les privilégiés qui peuvent se connecter à leur entreprise à distance, 45 % disent effectuer 2 à 3 heures de travail supplémentaires par jour. C’est également vrai pour 38 % des personnes interrogées en France, 35 % en Grande-Bretagne, 40 % en Espagne, 46 % en Italie, mais seulement 27 % en Allemagne. Cette flexibilité constituerait un élément déterminant dans leur attachement à leur entreprise (13 %). Deux salariés sur trois dans le monde (63 % en France) déclarent préférer un emploi moins bien rémunéré mais plus flexible en termes d’utilisation des technologies, d’accès aux médias sociaux et de mobilité, plutôt qu’un poste mieux payé mais dépourvu d’une telle flexibilité.Et chez les professionnels du secteur IT?

 

http://blog.websourcing.fr/files/2009/01/teletravail.jpg


Dans le secteur IT, ce n’est pas beaucoup mieux qu’ailleurs. 45% des professionnels interrogés déclarent ne pas disposer des technologies nécessaires ni d’une politique d’entreprise adéquate pour travailler à distance.


La première objection touche à la sécurité (57% des répondants), devant le budget (34 %).
En France, 31% des salariés interrogés considèrent que les orientations de leur entreprise en matière IT font obstacle à un mode de travail plus flexible.La sécurité a bon dos… A noter également que 27% des salariés en France déclarent qu’ils ont surpris des inconnus en train de regarder l’écran de leur ordinateur lorsqu’ils l’utilisaient en public, contre 10% en Italie ou seulement 3% en Allemagne. 22% des salariés français reconnaissent n’avoir jamais prêté attention à ce problème (contre 15% en Grande Bretagne, 6 % en Allemagne). Globalement, 58% des sondés reconnaissent avoir autorisé des personnes extérieures à utiliser sans surveillance le matériel de l’entreprise mis à leur disposition. Les risques de pertes et vol pèsent beaucoup : 26% des professionnels IT interrogés affirment qu’au cours des 12 derniers mois, un quart du matériel prêté aux salariés a été volé ou perdu! L’étude montre également que l’aptitude des responsables IT à négocier des relations de qualité avec les salariés dope les performances de l’entreprise (croissance, productivité, avantage compétitif et gestion des risques…).
____
(*) Etude réalisée par InsightExpress aux États-Unis, Mexique, Brésil, Royaume-Uni, France, Espagne,
Allemagne, Italie, Russie, Inde, Chine, Japon et Australie.

 

56% des salariés français se disent prêts au télétravail
Source journal ou site Internet : silicon.fr
Date : 2 novembre 2010
Auteur : Pierre Mangin

14:32 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : travail, télétravail, home work, salariés | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/09/2010

A notre exception culturelle française, l'Instruct.....euh pardon! l'Education Nationale

N'apprend-on plus rien à l'école ?

 

Normal de plus apprendre lol, les "constructivistes" sont là pour rappeler à nos chers petits, qu'ils y vont pour "travailler". Alors apprendre, le savoir , la connaissance, étudier, s'instruire, découvrir.....Non le "Travail". Alors ne nous étonnons pas!

EH oui l'école c'est le travail, puis travail c'est chômage...

 

Il y a quatre ans, la France figurait au 17ème rang d'une étude internationale portant
sur le niveau moyen des élèves de 15 ans en lecture, mathématiques et sciences.
Et il se murmure que notre système éducatif serait encore plus mal classé dans
la prochaine édition de cette enquête attendue dans les prochaines semaines.

 

http://media.paperblog.fr/i/213/2136600/breves-dur-crise-est-bis-repetitam-L-1.jpeg


Comment expliquer ce déclassement continu ?

Valérie Segond a mené l'enquête.


Alors que 6,6 millions d'élèves entrent aujourd'hui à l'école primaire, l'excitation des premiers jours risque de
vite laisser place au doute, et pour tout dire à l'inquiétude. Du moins chez les parents qui, après les nombreux
rapports publiés sur le sujet, ne peuvent plus ignorer qu'en France, l'école n'assure plus les apprentissages
fondamentaux. Selon l'enquête internationale PISA menée en 2006 par l'OCDE, qui évalue les élèves de
quinze ans en lecture, mathématiques et sciences, 21,7% d'entre eux ont, en France, d'importantes difficultés
de lecture, contre 15% en 2000. Ce qui la place au 17ème rang des 30 pays étudiés. Qu'en sera-t-il dans la
dernière édition réalisée en 2009, et qui doit être bientôt publiée ? Il se murmure que les résultats seront
encore plus mauvais. Or, si l'on a beaucoup parlé des problèmes du collège, c'est bien au primaire que se
nouent les difficultés futures: en 2007, près de 15% des élèves du CM2 ne maîtrisait pas les compétences de
base en français, selon le ministère de l'éducation nationale, et près de 11% en mathématiques. L'évaluation
de la direction de l'évaluation du ministère de l'éducation nationale (DEPP) réalisée en 2008 pour les
mathématiques est encore plus sévère: elle concluait que... 41% des élèves de CM2 n'ont pas le niveau
requis. Et ça va de mal en pis: en lecture, 20% des élèves de 2007 ont le niveau des 10% les plus faibles en
1987. C'est dire si le "mal apprendre" s'étend. Et ce, malgré un meilleur encadrement: entre 1980 et 2008, le
nombre moyen d'élèves par classe du CP au CM2, est passé de 23,6 à 22,6 élèves.
144 jours d'enseignement contre 185 jours en moyenne en Europe

 

 

"l'école du crétin que l'on sait"

 


Que s'est-il donc passé ?

Les rapports publics ont tous pointé des journées surchargées dues à une année
scolaire trop courte (35 semaines contre 38 pour l'OCDE). D'autant qu'avec la semaine de 4 jours, il ne reste
plus que 144 jours d'enseignement contre 185 jours en moyenne en Europe. Des classes de primaire plus
nombreuses de 23% à la moyenne des pays de l'OCDE, sous la tutelle de maîtres moins bien rémunérés que
leurs pairs malgré un temps d'enseignement plus élevé; des directeurs d'école sans pouvoir hiérarchique sur
les enseignants ; une évaluation des élèves tournée vers la sanction, et les remarques négatives plus que sur
leurs points forts ; enfin, des maîtres qui s'intéressent davantage aux meilleurs éléments qu'à ceux qui
peinent. Il en ressort une école où l'on ne sait pas traiter les enfants en grande difficulté scolaire, dont la
proportion est deux fois plus importante que dans les pays les plus performants aux tests internationaux.
Tout ceci est connu. Mais il y a une question qui, bien que centrale, n'est curieusement abordée par aucun
rapport: "La vraie cause de tout cela, analyse l'instituteur Marc Le Bris, c'est l'évolution des programmes,
modifiés dans leur contenu comme dans leurs méthodes pédagogiques." Fondamentalement, ajoute le
professeur de mathématiques, Michel Delord, "l'introduction des mathématiques modernes, de la linguistique
et de l'histoire non-chronologique dès le primaire, alors qu'ils relèvent de l'aboutissement d'une démarche
cognitive, a rompu avec le principe de progression des apprentissages qui prévalait depuis Jules Ferry."
Jusque dans les années 70, les programmes du primaire avaient peu changé par rapport à ceux de 1887: dès
le Cours Préparatoire, on apprenait à lire couramment, comme à faire les quatre opérations. A partir de la
création des cycles en 1989 par le ministre de l'éducation Lionel Jospin, et surtout des nouveaux programmes
de 1995/1996, on n'exige plus que la maîtrise de la lecture et l'addition à la fin du CE1. La soustraction est
désormais apprise en CE2, la multiplication en CM1 et la division, en CM2, et encore sur des petits nombres.
Les unités de circonférence et de volume disparaissent des programmes du primaire.


En février 2002, les nouveaux programmes élaborés sous Jack Lang vont encore plus loin dans
l'appauvrissement des contenus: la multiplication comme la division à deux chiffres comme celles des
nombres décimaux, ne sont plus apprises qu'en 6ème. Et même pour la multiplication et la division des
nombres entiers, les programmes de sixième sont inférieurs au niveau CE2 d'avant 1970. En géométrie, on
supprime le cercle, sa division en degrés et les figures géométriques qui y sont inscrites. Résultat: en 1995,
61% des élèves de CM2 ne parvenaient pas à résoudre les problèmes proposés au certificat d'étude de 1925,
que 61% des élèves avaient alors parfaitement réussi. Qu'en serait-il aujourd'hui ?
on n'apprend plus par coeur ni les tableaux de conjugaison, ni les règles d'orthographe


En grammaire et conjugaison aussi, on ne cesse de repousser au collège les notions que l'on apprenait en
primaire. Après la suppression en 1995 des compléments circonstanciels, des conjonctions, des pronoms
interrogatifs, on supprime en 2002 l'étude des phrases juxtaposées, coordonnées ou subordonnées. Car dans
ces programmes, la grammaire n'est plus considérée comme un instrument indispensable à la maîtrise de la
langue française. Et les exigences d'orthographe se réduisent à l'accord sujet/verbe ou à l'accord d'un groupe
nominal, ainsi qu'à distinguer les homophones grammaticaux. En conjugaison, on ne mémorise plus les
terminaisons de l'indicatif, de l'impératif et du subjonctif, on «observe les variations qui affectent les verbes»
(sic). Il faut dire qu'en français, on est passé en CP, de 15 heures par semaine en 1967 à 9 heures en 2002.
Plus que dans les contenus, c'est dans les méthodes que les ravages ont été les plus profonds. On bannit de
l'enseignement primaire les exercices systématiques qui créent des automatismes, et qui apprennent à
apprendre. Au nom du "libre exercice de l'intelligence" et de la promotion de "l'investigation raisonnée", on
n'apprend plus par coeur ni les tableaux de conjugaison, ni les règles d'orthographe, mais on "dégage" des
règles, comme si les enfants étaient dès le plus jeune âge capables de reconstruire des siècles de
connaissances. "L'enfant, mis au centre du système scolaire, doit construire ses propres savoirs", analyse
l'institeur Marc Le Bris, qui estime que "cette vision pédagogique repose sur une méconnaissance profonde
des enfants." Et sur un déplacement de la mission de l'école, de l'instruction vers l'éducation, dans une
acception politique si large que les connaissances en ressortent diluées.


Dans les nouveaux programmes publiés en 2008, le ministre Xavier Darcos restaure l'instruction, la
mémorisation et l'acquisition de mécanismes. Il réintroduit la grammaire, les formes conjuguées, les accords
en genre et en nombre. Il remet dès le CP la soustraction et la multiplication dans les programmes, en les
utilisant dans la résolution de problèmes portant sur les longueurs, les durées, les masses et les prix. Les
quatre opérations sur les nombres entiers comme sur les nombres décimaux devront être maîtrisées à la fin
CM2. Avec des programmes mieux définis, il peut instaurer la liberté pédagogique des enseignants qui
permet d'adapter la progressivité des apprentissages aux besoins des différents élèves, même si cette liberté
se trouve limitée par la création d'un conseil pédagogique dans chaque établissement. L'inspection des
maîtres est recentrée sur l'évaluation des acquis de leurs élèves, avec des exigences relevées pour que les
enseignants soient incités à relever le niveau de leurs élèves. Enfin, il crée des études dirigées dans les écoles
situées en zone d'éducation prioritaire. Mais ce n'est pas avant juin 2013 que l'on verra les premiers résultats
de ces nouveaux programmes, qui bénéficieront aux générations nées à partir de 2002. Et ce, si les
enseignants eux mêmes formés après 1970, se forment à ces anciennes méthodes d'enseignements...

 

Source journal ou site Internet : La Tribune
Date : 4 septembre 2010
Auteur : Valérie Segond

 

D'autre post sur le sujet:

 

sos éducation nous livre leurs sentiments sur l'école...et son déficit, ses déficits!

Projet de nouveaux programmes : Xavier Darcos doit se montrer ferme face aux syndicats

Hommage à un libéral Condorcet, dont le débat instruction publique et éducation nationale est toujours d'actualité.

L'Education en Finlande, une piste à suivre ?

Le collège unique ou le Sarkolège ? Il y a du mieux en perspective !

L'ultra-antilibéralisme, ou le style paranoïde dans la critique

Sept tactiques de Philippe Meirieu par SOS éducation

Saviez-vous que le BAC a 200 ans?

CP AL: Education Nationale=Grèves ou Instruction Nationale=formation des savoirs!

L'Economie: Qu'en est-il de l'enseignement au niveau lycée?

Education Nationale: La Cour des Comptes ose!

Et si nous parlions éducation (Instruction Nationale)!

Sos education: les vraies causes du malaise des profs

L'etat fait tourner la planche à diplôme!

Parlons du cout de l'éducation

La réussite scolaire des élèves passe par la compétence des professeurs.(voir l'étude en anglais)

Qu'elle réforme pour le lycée?

 

http://www.decitre.fr/gi/82/9782010163982FS.gif

16/10/2009

Sommes nous tous égaux à la suite d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

Parlons vrai et sans détours, est une nouvelle série d’articles sur la vie de tous les jours, de tous les faits de la vie, et cela sans aucune prétention. Etre humaniste, c’est aussi avant toute chose aller sur le terrain, voir, recueillir, analyser, proposer, se concerter puis décider. Un long chemin que dis-je un périple, mais d’une importance fondamentale, essentielle à la prospective sociale économique.

 

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Le premier de ses articles :

Sommes nous tous égaux à la suite d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

Globalement la plupart des personnes interrogées vont vous répondre « vous savez quand vous perdez votre boulot, c’est tout qui pète, vous vous retrouvez SDF… et chercher un job c’est la croix et la bannière». Soit, cela peut être vrai mais pas pour tous, fort heureusement d’ailleurs. Cependant, il faudra hélas constater que de cet état de fait, le statut d’un salarié plutôt grande entreprise et celui d’un indépendant, artisan… auront une finalité bien différente. Rappel important, ce qui suit ne concerne en rien les licenciements abusifs au sein de société indépendante, petite de surcroît, sans syndicat, ainsi que les licenciements pour faute grave, il va de soi.

Remarque à considérer, les luttes des uns ont pu acquérir des droits, pour les autres ? Indépendants même avec des syndicats (non représentatifs) ils n’ont eu rien, suite à l’isolement de leur fonction. Aussi, ont-ils été liés à notre système sociétal du XIX/XXème : l’Ere industrielle, Fordisme et Taylorisme pour son organisation, son économie et le collectivisme de l’époque : socialisme, égalitarisme.

Etre salarié dans le secteur privé (voire nationalisé/privé ; abstraction faite du statut de fonctionnaire qui a ou avait « la sécurité de l’emploi ».), et perdre son travail, n’est pas socialement et économiquement une situation de confort. Parlons ici de licenciement «  économique ». Au sein des moyennes et grandes entreprises, il est bien rare dans la plupart des cas qu’il soit soudain. Très souvent et bien avant la décision de la direction d’entrevoir cette rupture de contrat, il y a des possibilités de mutation au sein d’une filiale du groupe, de reconversion, la plupart du temps via une formation adéquate, et selon le besoin de l’entreprise. Cependant bon nombre de salarié n’accepte pas l’idée de changement (excepté les départs en retraite anticipé). Elle pourrait être pourtant un moyen d’évoluer, mais il ne le voit pas comme cela. L’habitude de posséder un même emploi à vie au sein d’une même entreprise est ancrée pour cette génération pré soixante-huitard, voire au-delà.

En conséquence de quoi l’entreprise par l’intermédiaire de sa direction du personnel (DRH), « préserve » quelque peu le salarié en l’installant sur un poste, soit délicat avec une charge de travail administratif, soit sur ce que l’on appelle « une voie de garage »correspondant à rien. Cela a finalement un coût pour l’entreprise, car son investissement humain de départ ne sera au final guère rentable, et pour le salarié un nouveau travail, inintéressant qui ne correspond pas à son attente, mais qui le rendra désabusé, aigri au fil du temps. Bien souvent le choix d’adhérer à un syndicat*, si possible le plus représentatif de l’entreprise, intervient, à moins que cela fut fait précédemment.

Dans l’échelle du temps, cela prend entre une et trois années…le salarié a des projets, des idées, il peut oser la liberté d’entreprendre, un autre en fin de carrière ferait parti de départ anticipé : le pré retraité. Pour beaucoup de salarié, c’est un point de non retour, alors il se trouve confronté à la rupture de leur contrat de travail. Selon le statut, l’ancienneté et, la convention collective auquel il appartient, il touche le solde de tout compte, moyennant dans certain cas un petit pactole (nonobstant la participation, l’intéressement à postériori, s’il y a lieu).

L’entreprise est dégagée partiellement et l’Etat prend le relais. Selon la négociation précédente, l’intéressé s’inscrit à l’Assedic et à L’ANPE (pour retrouver d’ailleurs toujours le même boulot qui n’a parfois plus cours). Psychologiquement la situation n’est pas géniale, c’est une rupture. Financièrement et pendant un laps de temps assez court, l’ex salarié perçoit en plus de son enveloppe de départ, une allocation qui celle-ci suite à de moindre cotisation sociale se trouve plus conséquente que son salaire lorsqu’il travaillait. Les mois passent et les aides diminuent. Une année passée voire davantage (selon Convention Collective). La suite des indemnités est reprise par le RMI dans la mesure ou la personne n’a pas retrouvé de travail.

L’ANPE aura t-elle fait son boulot ? L’intéressé aura t-il cherché de l’emploi ? Ici n’est pas le sujet, afin d’éviter toute polémique. La gestion de cet état de fait, même si elle n’est pas réjouissante, voire non voulue, il n’en n’est pas moins vrai que des aides sont bien là, même substantielles en fin de cycle. Les questions pourraient être plutôt : Pourquoi l’entreprise (aidée de l’Etat, s’il le faut) n’aurait pas obligé son salarié à le réinsérer dans la vie active, moyennant une formation évolutive. Cela par rapport à la durée que peut représenter la perte de rentabilité à l’entreprise pour un salarié qui ne fait plus qu’acte de présence, ainsi que la perte pour les contribuables que nous sommes à aider une personne pendant ce temps de chômage…tant mal approprié que déshonorant pour la dite personne. Si ANPE, pourquoi alors ne pas suivre, encadrer cet ancien salarié jusqu’au moment ou un travail se présente à lui, avec tout le respect que nous devons lui donner ? Cela sans rétribution automatique, mais un crédit accordé jusqu’à l’étape d’une embauche providentielle. Que nôtre nouvelle société ne parle plus d’assistance, pire d’assistanat, que nôtre mentalité puisse un jour changer. Il est toujours plus facile pour l’Etat de « donner sans compter », aujourd’hui de s’endetter, que d’aider les personnes à retrouver par la liberté leur dignité afin qu’ils puissent par eux mêmes (au moins leur en donner le sentiment) retrouver le travail*.

Le conservatisme social me répondra, que bien entendu les salariés se sont battus pour avoir des droits… Soit et ce fut louable en son temps. Mais que dire des autres, les indépendants de toute horizon, des syndicats, ils s’en sont aussi crées, mais ces personnes qui ont choisi naturellement le chemin de la liberté, soit de vivre et travailler l’esprit libre, sont certes pour certains syndiqués, mais pour le fun. Pourquoi cela ? Leurs syndicats n’ont jamais été représentatifs des jacobines gouvernances d’une époque ou encore en ce jour, que les cinq dorés sont les garants d’une opposition à 3% maximum, bonjour la représentativité ! A Quand le changement, la pluralité ?

 

Projetons nous maintenant sur ces indépendants, qui sont-ils ?

Bien souvent ce sont des personnes qui ont choisi (à priori) de travailler librement, c’est à dire sans avoir un patron derrière eux sauf que le « Big boss » car il y a toujours quelqu’un au-dessus de vous, c’est le banquier. Ils sont chefs d’entreprise (TPE, PME/PMI … ), indépendants, artisans, agriculteurs …Tout ce joli monde n’est pas logé à la même enseigne. Eux ne perdent jamais leur travail (plutôt le travail qui pourrait les lâcher), car ils sont à même de le gérer, soit ici le sens du verbe gérer à son importance. Ne pensez pas que tous soient issus de grandes écoles, de commerce ou de gestion… Certains se sont crées par expérience, dans la durée. Encore fallait-il avoir la volonté et aussi celle de devoir travailler de manière autonome, l’opiniâtreté de réussir, ce qui n’est pas donné à tous. D’autres seront passés par la case métier ou technologie, pas choisi toujours, ou limités de part leur parcours scolaire, voire davantage car n’aimant pas l’école (déjà un semblant de « l’être libre »).

Afin d’effectuer le parallèle, enfin la comparaison avec le cas précédent, restons dans une optique similaire générationnelle, avec nos plus jeunes de nos jours, l’évolution est tout autre. Etre son propre patron en fait rêver plus d’un, encore qu’il faille franchir le premier pas. C’est un investissement personnel passionnant, mais comme tout investissement, il a ses risques. La gestion des aléas et des risques cela s’apprend, ou plutôt est une option que l’on entame après quelques années de MBA, master de gestion…Quand par exemple un artisan se trouve en apprentissage, après normalement trois années, il acquiert son diplôme et tant bien que mal, il se lance dans une affaire (pour les mieux lotis : entreprise familiale) ou plus généralement prendra l’expérience sur le terrain en étant lui-même un premier temps salarié. Gérer, la connaissance est minimale, alors pour les risques…

Un artisan donc à son compte. Connaître son métier, certes c’est très important, malheureusement pas suffisant, il faut aussi avoir du relationnel, monter son réseau et trouver des clients. De nos jours les clients, il n’a pas trop de mal à devoir chercher. L’artisanat (vous savez la première entreprise de France) est en chute libre et pas qu’en France, faute de formation et de reconnaissance des métiers manuels dès l’école. Le problème, le client, c’est bien mais il y en a beaucoup, et ce sont des girouettes à devis. Les artisans sont pas nombreux et les meilleurs d’entre eux très convoités. Le client devient très exigeant, car bien souvent il s’est fait avoir préalablement avec de faux artisans (le bricoleur qui travaille au noir quand cela lui plait tout en touchant le RMI) ou avec un petit jeune débutant qui démarre avec ses rêves, sa liberté, mais ne connaît que la théorie de leur métier, car souvent pas d’expérience, de moyens, comme de référant afin de l’encadrer.

Prenons le parcours d’un artisan (a), les premières années tout se passe à merveille, le marché est bon, jeune et beau on se mari, des enfants. La femme reste à la maison pour les enfants… Les clients affluent, les devis aussi, les charges s’alourdissent et le travail devient très conséquent à tel point que le partenaire (ici la femme) se retrouve rapidement super occupée entre les devis, le téléphone, les fournisseurs, les paiements, les clients et commence les reproches de ces derniers car non respect des délais de ci de çà. L’artisan travaille, intempéries ou pas, vite harassé, éreinté et stressé. Il a tendance à surbooker car il faut payer les charges de plus en plus importantes et la trésorerie surtout est oubliée. Au final le partenaire explose, travaille incessant et non reconnu (très peu) pas rémunéré, retraite aléatoire, la vie de couple se détériore, les finances s’amenuise, une vie de famille longtemps déjà réduite. Le travail sept jour sur sept est insupportable, le divorce se précise et notre artisan (a) s’infléchit vers une spirale descendante.

Un artisan (b) qui lui gère mieux ses affaires, décide d’embaucher un compagnon car l’activité est grandissante. Ce nouvel ouvrier, il faut le rétribuer d’ou des charges supplémentaires… A terme, même conséquences que (a), soit il embauche un apprenti, qu’il faut encore trouver (qui plus est motorisé en espace rural) et surtout prendre beaucoup de temps à le former, voire de nos jours l’éduquer, ce n’est pas leur rôle et encore faut-il en avoir la pédagogie. Là aussi les conséquences sont identiques.

 

Les artisans (a) et (b) cités ne sont pas anodins, bien entendu cela ne concerne pas tous les artisans (par contre peut concerner d’autres indépendants), certains diront même que beaucoup réussissent et tant mieux, d’autres diront qu’ils gagnent de l’argent sur le dos des clients ! En effet ceux-là même font du black à leurs risques et périls, pire emploient des ouvriers non déclarés. D’autres auront les moyens de leurs réussites liées au renom d’une entreprise familiale de plusieurs générations, puis d’autres se rassembleront au sein d’une association afin de mutualiser les charges, les bénéfices étant partagées.

Revenons à nos artisans, que deviennent-il dans cette tourmente ?

Si cette histoire vous est narrée, ici dans un langage simple et fluide, c’est pour vous préciser que ce n’est pas un conte, ou un essai de script pour la télé, le cinéma… c’est tragiquement la vérité qui nous entoure près de chez nous. Les dites personnes (a) et (b) existent bel et bien, ce sont des hommes (parfois des femmes) partis de leurs villages ils squattent dans les grandes villes qu’ils arpentent un coin de vos rues afin de mendier.

Des personnes valeureuses qui ont perdues toutes formes de dignité, plongées dans l’alcool, dans la solitude… Le rêve fut-il beau un jour, il s’en retrouve sans rien, sans famille, parfois même à devoir être toujours redevable de pension alimentaire envers leurs enfants qui ne peuvent en aucun cas payer…

 

L’égalitarisme des uns n’est pas l’égalité pour d’autres !

En France être salarié, perdre son travail, la collectivité contribue à un devoir, une entraide. Dans votre malheur, vous êtes aidé même financièrement.

Certes ce n’est pas le paradis.

En France être indépendants, perdre sa liberté, vous ôter votre métier, vous êtes nu.

Certes ce n’est pas l’enfer, encore faut-il en discuter avec eux, oseriez-vous le faire ? (Exception : les mendiants à la roulotte, jeunes punk, clochard) mais voilà personne ne s’en soucie, d’ailleurs ils ne sont même pas comptabilisés, quant bien même le chômage baisse.

Finalement sommes nous tous égaux lors d’une perte d’emploi, d'un métier.. ?

A vous de commenter, l’essentiel n’étant pas de mettre en opposition les deux statuts, vous avez bien compris que ce n’est pas le but.

Un esprit ouvert pour un monde de Liberté

Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste

Humanista,

 

* : correspond à de futurs articles sur ces thèmes respectifs

 
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