Avertir le modérateur

09/03/2011

Alain Madelin: l'ISF, le bouclier fiscal, et l'hyper croissance 2020

Un petit rappel d'Alain Madelin, juste une interview d' il y a un an avec Karl 0, très intéressant rappel non!

 

 

 

 

Alain Madelin : " Saurons-nous profiter de l'hypercroissance ? "

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200811/26517_une-madelin.jpg

 

Alain Madelin en est persuadé. Dans une dizaine d'années, l'économie connaîtra une très forte croissance. Mais l'ancien ministre se demande si la France saura en tirer profit ?

Et si l'on abandonnait un temps notre quotidien économique morose pour une brève excursion dans un futur somme toute très proche, disons une dizaine d'années, en observant de plus près les tendances lourdes qui, aujourd'hui, dessinent un nouveau monde ? De ce voyage dans le temps et l'espace, on ne peut revenir qu'avec une bonne nouvelle ! C'est une très forte croissance - sinon même une hypercroissance - qui s'annonce. Propulsée par deux puissants turboréacteurs. Le premier, c'est celui de la mondialisation ; celui d'une croissance que nous qualifierons de « ricardienne » en référence au grand économiste britannique du début du XIXe siècle, David Ricardo, et à sa « théorie de l'avantage comparatif ». Sous une forme plus moderne, elle explique une croissance tirée par l'optimisation de l'emploi de talents toujours plus nombreux à l'échelle de la planète.

Le second propulseur, c'est l'innovation. C'est là une croissance « schumpeterienne » en référence au grand économiste autrichien du début du XXe siècle, Joseph Schumpeter, et à ses théories sur l'importance de l'innovation et de la « destruction créative ».

La croissance « ricardienne » d'abord. Elle est à l'oeuvre depuis la chute du mur de Berlin avec l'arrivée, dans les circuits du libre-échange mondial, de plusieurs milliards d'hommes ayant acquis les libertés de produire, d'acheter et de vendre. Alors que la mondialisation semblait laisser l'Afrique à l'écart et buter sur un monde arabo-musulman soi-disant hostile au progrès et à l'ouverture, voici que l'Afrique trouve le chemin de la croissance et que le monde arabo-musulman bascule, donnant un nouvel élan à notre croissance « ricardienne ». Certes, tous nos nouveaux malthusiens expliqueront que nous n'aurons jamais assez d'énergie, de matières premières, de nourriture pour supporter une telle croissance. Et qu'au surplus celle-ci menace la survie même de notre planète au travers du réchauffement climatique. Mais, une fois encore, n'en doutons pas, les sombres prévisions malthusiennes seront déjouées comme elles l'ont toujours été dans le passé par le progrès et l'innovation. D'autant qu'une vague de croissance innovatrice sans précédent s'annonce.

La croissance « schumpeterienne » ensuite. Dans les laboratoires de recherche des universités ou des entreprises, dans les cartons des ingénieurs, de fabuleux projets se préparent. Nous sommes au pied d'un Himalaya de progrès scientifiques et techniques et nous n'avons encore grimpé que de quelques mètres.

Après la civilisation rurale et la civilisation industrielle, voici la troisième grande vague de l'histoire de l'humanité, celle de la civilisation ouverte du savoir numérique. Avec, devant nous, l'augmentation faramineuse des puissances de calcul, de la capacité des mémoires, l'extrême miniaturisation des processeurs, l'extension de la connexion des personnes et celle aussi des objets et des machines.

Devant nous aussi, la « robolution », celle des usines (et la « robocalisation »), celle aussi de notre vie quotidienne. Les nanotechnologies qui dessinent de nouveaux matériaux et de nouvelles formes de vie atome par atome. La révolution des nouvelles énergies, celle de l'énergie solaire, des piles à combustible, de la production de « pétrole bleu » à partir d'énergie solaire de phytoplancton et de gaz carbonique...

Devant nous encore, l'exploration par la science des frontières du vivant avec la nouvelle chimie, la biologie synthétique permettant de créer des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire carburants ou médicaments. Les neurosciences encore qui nous apprennent à mieux connaître notre cerveau, à mieux l'utiliser, ou le remplir. À le réparer aussi.

Devant nous toujours, les progrès de la génétique. De la médecine prédictive à la médecine moléculaire, de la thérapie génique à la reconstruction réparatrice de l'homme. Avec tous les défis de l'allongement de la vie et les questions éthiques que poseront les manipulations génétiques qui prétendront à l'amélioration de l'espèce humaine elle-même. Voilà qui donne le vertige.

D'autant que ces inventions - et bien d'autres encore que l'on ne saurait imaginer aujourd'hui - commenceront à se croiser et à se fertiliser mutuellement dans la décennie 2020-2030. Une décennie fabuleuse et déjà si proche.

Mais qui dit croissance « schumpeterienne » signifie qu'à côté de ce processus de création existe un processus de destruction des activités dépassées par le progrès. Car l'invention de l'un (le photocopieur) est la ruine de l'autre (le papier carbone).

Or, nous savons que sur le marché politique de nos vieux États providence, les forces du passé savent se faire entendre. Que le coût de l'argent artificiellement bas freine la nécessaire destruction des vieilles activités moins compétitives pour transférer vers d'autres secteurs plus prometteurs le capital et les talents.

Dans le climat frileux et anxiogène de la France d'aujourd'hui, la tendance est forte à protéger le passé par rapport au futur, à favoriser les rentes et à pénaliser les talents. Notre classe politique, toutes tendances confondues, a les yeux de Chimène pour les politiques malthusiennes et keynésiennes. Nous restons le pays de Méline, de Maginot et du principe de précaution, à l'antipode des croissances « ricardienne » et « schumpeterienne ». Si nous avons d'indiscutables atouts, il nous faudra encore une vraie révolution culturelle et politique pour que nous puissions tirer parti de l'hypercroissance du nouveau monde.

Alain Madelin, ancien ministre

 

Source : La Tribune.fr - 05/03/2011

00:00 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madelin, bouclier fiscal, taxes, impôts, isf, innovation, investissements, croissance, ricardo, schumpeter | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/10/2010

LA SECURITE SOCIALE VUE PAR BASTIAT de J. Garello et G. Lane

Dès 1848, Bastiat avait prédit la faillite du système. D’une actualité saisissante !


Rappelons d’abord quelques phrases de ce texte, souvent évoqué dans cette Nouvelle Lettre et dans les ouvrages de l’ALEPS (y compris les récents livres de Jacques Garello et Georges Lane).


Dans les années 1830 se multipliaient les « sociétés de secours mutuel » créées par les ouvriers pour couvrir les risques de maladie et de chômage. Bastiat s’interroge : que se passe-t-il si le gouvernement intervient ?

 

http://www.observatoiredessubventions.com/wp-content/uploads/2010/09/protection-sociale-depenses-publiques.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_nPNhd_8IOsQ/SLx9x3nVgqI/AAAAAAAAAS8/ndZhjlrYXHQ/s320/frederic_bastiat_1.jpg


Il est aisé de deviner le rôle que le gouvernement s’attribuera. Son premier soin sera de s’emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser ; et, pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable. « Car, dira-t-il, n’est-il pas bien naturel et bien juste que l’Etat contribue à une œuvre si grande, si généreuse, si « philanthropique », si humanitaire ? ». Ensuite, sous prétexte d’unité, de solidarité (que sais-je ?) il s’avisera de fondre toutes les associations en une seule, soumise à un règlement uniforme.


Mais je le demande, que sera devenue la moralité de l’institution quand sa caisse sera alimentée par l’impôt, quand nul, si ce n’est quelque bureaucrate, n’aura intérêt à défendre le fonds commun, quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser ; quand aura cessé toute surveillance mutuelle et que feindre une maladie ce ne sera autre chose que jouer un bon tour au gouvernement ?


Bientôt, qu’arrivera-t-il ? Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu’ils administrent, qu’ils alimentent, et dont les limites bornent leurs droits ? Peu à peu, ils s’accoutumeront à regarder le secours en cas de maladie et de chômage, non comme provenant d’un fonds limité préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la société. Ils n’admettront pas pour elle l’impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions. L’Etat se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l’opposition des Commissions de Finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissant, et on reculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. Mais alors on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit, de la propriété, de la liberté et de la justice ?

 

http://www.editions-du-trident.fr/COUV/couvseculane.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_olffAo09DtI/TCxUNCqA3VI/AAAAAAAAA5s/4Y5-sxUXmpk/s1600/Ubu.gif


Bastiat avait donc vu l’essentiel, mais aussi les détails :

1° L’Etat veut un système centralisé, un monopole de la protection sociale, un « règlement uniforme » ;

2° Ayant ainsi le monopole du cœur et de la solidarité, l’Etat est amené à alimenter les caisses par l’impôt. La logique mutualiste est abandonnée pour passer à la logique fiscale ;

3° L’irresponsabilité est au rendez-vous puisque le partenaire des assurés est désormais une bureaucratie lointaine : le « hasard moral » (insouciance de l’assuré) joue à plein quand l’assureur est le gouvernement.

4° Les assurés ne voient plus dans le système le résultat de leur « propre prévoyance » ;

5° Ils considèrent la couverture du risque comme un droit social, « une dette de la société » et il faudra honorer cette dette à n’importe quel prix ;

6° L’Etat devra couvrir les déficits, et se tourner vers les parlementaires pour grossir le budget ;

7° Pour autant, malgré des réformes successives, on n’évitera pas l’explosion ;

8° La population aura perdu tout sens moral et toute dignité.


Bastiat « prophète » ? Non Bastiat économiste. Ce texte donne la mesure de ce que la science économique peut apporter à la compréhension de la vie en société, puisque l’objet de cette science n’est pas de s’interroger sur « les causes et la nature de la richesse des nations », mais sur le comportement des êtres humains mis en situation d’échanger dans un contexte institutionnel donné. Changez les institutions, vous changerez les comportements, et vous déboucherez en effet sur la réussite ou la faillite. Chez Adam Smith la richesse des nations s’explique par une « théorie des sentiments moraux ».

Le 6 Octobre 2010

16:26 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frédéric bastiat, chômage, taxes, georges lane, centralisme, etat-providence | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/09/2010

Al Qaîda, parmi les méthodes de financement, l'extorsion

Les camions chargés de nourriture transitant de Syrie vers Baghdad se voient prélever une taxe de 200 dollars.

 

http://echogeo.revues.org/docannexe/image/11405/img-1.png

 

Chantage, extorsions et crime organisé: Al Qaîda verse de plus en plus dans ces méthodes pour financer ses activités, les hommes d’affaires payant le prix fort de ces intimidations, selon des officiers irakiens et américains basés dans le nord de l’Irak. En dépit de la baisse des attaques à Mossoul et dans la province de Ninive, et malgré le déclin du trafic d’armes via la frontière avec la Syrie, menaces et coercition demeurent monnaie courante dans cette région.

Tout le monde paie, et personne n’objecte ni ne diffère (le paiement) parce que leurs véhicules seront saisis et leur boutique fermée jusqu’à ce qu’ils versent l’argent, affirme Abdoullah Ahmed Ali, qui possède un étal dans le centre de Mossoul.


Ainsi, les camions chargés de nourriture transitant de Syrie vers Baghdad se voient prélever une taxe de 200 dollars, les véhicules plus petits autour de 100 dollars.


Refuser n’est pas une option, résume M.Ali, 44 ans.
Ceux qui refusent de payer finissent comme Abou Mohammed, un commerçant qui, selon lui, n’aurait pas consenti à verser l’argent exigé par l’Etat islamique d’Irak (ISI), branche locale d’Al Qaîda. On l’a retrouvé mort, abattu. De tels récits sur des intimidations sont légion à Mossoul, carrefour commercial depuis des siècles mais désormais connu pour être un point central de la contrebande.

 

http://a6.idata.over-blog.com/468x312/2/31/53/61/Mes-images-3/french-in-afganistan-1.jpg

 

Parmi les méthodes d’Al Qaîda figure l’extorsion. Ils y ont recours parce que des trafics d’explosifs et d’armes ont été stoppés, dit le capitaine Keith Benoît, qui effectue des patrouilles conjointes avec les Irakiens et des soldats peshmergas kurdes dans la région de Ninive. La police irakienne confirme le recours de l’ISI à l’extorsion. Soit ils collectent des impôts par la force, soit ils reçoivent de l’aide en provenance (d’autres) pays pour financer leurs attaques, explique le colonel Hamed Abdallah, qui travaille pour une force mixte rattachée à la base américaine de Marez, à la périphérie de Mossoul.


Selon les Américains, les attaques ont considérablement baissé à Ninive: 24 explosions de bombes ont été signalées entre février et avril contre six lors des trois mois suivants.
Les violences à Mossoul ont aussi chuté, selon l’Irak Body Count, même si la ville demeure, selon l’ONG britannique, plus dangereuse que Baghdad. L’ISI est en train de devenir une organisation complètement criminelle, motivée par l’argent et avec une idéologie et un objectif très vagues, souligne le colonel Charles Sexton, commandant de la 2e brigade, 3e division d’infanterie sur la base de Marez. Leur premier objectif est de gagner de l’argent pour leurs chefs et subordonnés.


Le 27 juillet, durant une patrouille au marché de Maaj à Mossoul, des commerçants se sont plaints d’extorsion au commandant de la 3e division de la police fédérale, le général Mohammed Latif, raconte le colonel Dan Reid. Le général Latif a dit aux commerçants:


«Appelez-moi directement si quelqu’un essaie de vous extorquer de l’argent, car cet argent sert à financer le crime organisé ou les activités terroristes».


Il a reçu quelques coups de téléphone, un peu plus d’informations, mais il n’y a pas eu de grosse capture, pour l’instant, note-t-il.
Selon le colonel Reid, à la tête d’une équipe de conseillers militaires, la coopération entre les différents organes de sécurité à Mossoul est pauvre et cela entrave les efforts pour juguler le crime.
Personne ne fait confiance à personne ici, poursuit-il. Propriétaire d’un générateur qui alimente un quartier de Mossoul, Amin Jamil Ahmad explique qu’il doit payer 50 dollars par mois aux insurgés se réclamant de l’ISI. Les responsables locaux savent très bien ce qui se passe, souligne cet homme de 37 ans.


«Si l’on avait une sécurité forte et un bon renseignement, ils pourraient les arrêter. Là personne ne refuse. Tout le monde paie».

 

Source IHEDN

RENSEIGNEMENTS EXTERIEURS - INTERIEURS - INTELLIGENCE ECONOMIQUE
LES OFFICIERS AMÉRICAINS EN IRAK SONT FORMELS
Al Qaîda finance ses attaques par l’extorsion
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 8 septembre 2010
Auteur : RI

27/05/2010

Dossier radars - France/routière - Sarkozy

Depuis l'apparition des radars automatiques, le nombre de tués sur les routes a chuté de 55%.

©  Vincent LQ - Fotolia

 

Dossier sur le coût des radars, qui est, en même temps, une information générale sur les fonctionnements

et les systèmes mis en place.
http://img.src.ca/2009/02/24/480x270/AFP_090224radar-photo-route_8.jpg
cliquez lire bio

 

196 millions d'euros en tout. C'est ce que les radars automatiques vont coûter cette année au contribuable. Depuis que Jacques Chirac a fait de la mortalité routière une des priorités de son quinquennat, ces automates ont fleuri sur nos routes.


Le Président à changé, mais la doctrine est restée la même. Vitesse, feux rouges, passage à niveau et bientôt distances de sécurité, les pouvoir publics continuent de mettre le paquet sur les contrôles automatisés. Objectif : 4 500 radars installés d'ici 2012, contre à peine 3 000 fin 2009.

 

 


Mais s'ils sont de plus en plus nombreux, les radars rapportent de moins en moins d'argent et coûtent de plus en plus cher.( lol)

 

Quoique regardez, il y en a des pas onéreux, qui plus est, un chômeur de moins, mrd un fonctionnaire de plus, épineux problème lol.

 

 


542 millions € de recettes grâce aux amendes des radars automatiques


Pour 2009, les recettes issues des amendes de radars automatiques devraient atteindre 542 millions d'euros. Sur cette somme, 212 millions d'euros serviront à entretenir les radars existants, en installer de nouveaux et traiter les procès-verbaux. Légalement, c'est la destination prioritaire des recettes générées par les radars.


Deuxièmes dans les priorités de versement, les collectivités territoriales devraient recevoir 130 millions d'euros, dont 30 pour les départements et 100 pour les communes et leurs groupements. Enfin, l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) perçoit chaque année le solde du produit des amendes radar, soit 200 millions d'euros pour 2009.


2 750 radars automatiques installés en France fin 2009


A fin 2009, ce ne sont pas moins de 2 750 radars qui étaient installés sur les routes françaises. Parmi eux, la majorité (1 665 radars) était fixe, un tiers était mobile (935 radars), c'est-à-dire embarqués dans des véhicules banalisés. Enfin, avec 150 unités, les radars de feux rouges ont commencé à faire leur apparition (4% du parc).
D'après un rapport parlementaire, les autoroutes comprenaient 14,9% du total des radars fixes, les nationales 27,8%, les départementales 53,5% et les boulevards périphériques 3,8%.
En 2010, l'Etat envisage d'installer 530 radars automatiques de plus, ce qui portera leur nombre à 3 280 unités dont 320 fixes, 200 à feux rouges et 10 de passage à niveau.

75 000 € pour installer un radar fixe


Installer des radars fixes coûte de plus en plus cher à l'Etat. En 2009, leur installation coutait 70 000 euros l'unité. Mais en 2010, les tarifs ont été revus à la hausse. Désormais quand l'Etat s'offre un radar fixe, il débourse en moyenne 75 000 euros. Au final, il va dépenser 24 millions d'euros en 2010 pour installer 320 radars contre 11,55 millions d'euros en 2009 pour 165 radars.
Une hausse justifiée par Bercy par les coûts de génie civil. En effet, installer un radar suppose parfois une modification sensible des lieux où il est implanté. Autant de travaux qui alourdissent la facture. Autrement, le prix d'achat d'une cabine est plutôt stable.

70 000 € pour installer un radar automatique mobile


Les radars mobiles sont des dispositifs de contrôle automatisé de la vitesse, embarqués dans des véhicules banalisés. Cette année, l'Etat ne s'en offrira pas. Il faut dire que l'année dernière il avait massivement investi dans ce genre de radar. Pas moins de 100 ont été mis en service, moyennant 70 000 euros par pièce.
Mais en 2010, l'Etat va tout de même consacrer 1,22 million d'euros pour remplacer 35 véhicules. Coût : 34 900 euros pièce pour chaque nouveau véhicule. Cette année, l'Etat va également tester le déploiement de radars mobiles utilisables en circulation pour contrôler d'autres infractions comme le port de la ceinture ou les distances de sécurité.

115 000 € pour installer un radar feu rouge


2010 sera l'année du radar à feux rouge. En l'effet, l'Etat envisage de dépenser pas moins de 23 millions d'euros pour installer 200 machines de ce type à travers toute l'Hexagone. C'est presque autant que pour les radars fixes. Mais la technologie et les conditions d'installations de ces appareils font flamber la facture : 115 000 euros pour acheter et installer un radar de ce genre, 50% de plus cher qu'un radar fixe.
Le coût d'installation d'un dispositif de contrôle du respect des feux rouges comprend l'appareil, mais aussi la cabine et tous les coûts relatifs au génie civil, y compris le  raccordement aux différents réseaux informatiques.

150 000 € pour installer un radar de passage à niveau


Dans le cadre du plan "passage à niveau", il a été décidé la mise en place de dispositifs de contrôle du respect des passages à niveau. Proche des radars à feux rouges dans leur conception, ils coûtent autrement plus cher : 150 000 euros pièce.  10 appareils devraient être déployés d'ici fin 2010, soit une facture supplémentaire de 1,5 million d'euros.
Ce qui coûtera le plus cher dans l'installation de ces radars, ce sont là aussi les travaux de génie civil à l'approche de la voie ferré. Mais ce genre de radars ne devrait pas être généralisé puisqu'il cible prioritairement les passages à niveaux dangereux mais pour lesquels aucuns travaux d'aménagement ne sont prévus à court termes.

 

 

 

21 015 € par an pour entretenir un radar fixe


Avec 38,26 millions d'euros, le coût du maintien en condition opérationnelle de tous les radars fixes de France devrait augmenter en 2010 de 1% par rapport à 2009. Une stabilité louable dans la mesure où le parc de radars augmentera lui de 20%.
Pour la seule maintenance d'un radar fixe, comptez 13 005 euros. Ajoutez 8 010 euros par radar pour le vandalisme, et l'entretien coûte finalement 21 015 euros en moyenne par an à la collectivité. La maintenance des radars fixes s'effectue par des tests à distance et des interventions sur le terrain qui ont un coût élevé

11 000 € par an pour entretenir un radar mobile


Avec 10,29 millions d'euros, le coût du maintien en condition opérationnelle de tous les radars mobiles de France devrait augmenter en 2010 de 33% par rapport à 2009. Une flambée à comparer à l'augmentation du parc de radars mobile, en hausse 11%.
L'entretien et la maintenance d'un radar mobile coûte en moyenne 11 000 euros pièce par an. Mais c'est sans compter sur le remplacement des véhicules réformés chaque année. En 2010, ce sont 35 nouveaux véhicules (en remplacement des anciens) qui devraient prendre du service pour 1,22 million euros, soit 34 900 euros pièce. L'avantage des radars mobiles repose sur l'absence évidente de vandalisme sur les appareils de contrôle

24 980 € par an pour entretenir un radar à feux rouges


Avec 6,97 millions d'euros, le coût du maintien en condition opérationnelle de tous les radars à feux rouges de France devrait augmenter en 2010 de 270% par rapport à 2009. Une flambée à comparer à l'impressionnante augmentation du parc de radars à feux-rouges, en hausse de 223%.
L'entretien et la maintenance d'un radar à feux rouges coûte en moyenne 23 980 euros par pièce auquel il faut ajouter les frais liés au vandalisme, soit 1 000 euros en moyenne par an et par radar. Le coût plus faible du traitement du vandalisme s'explique par l'implantation urbaine de ces radars. La maintenance des radars s'effectue par des tests à distance et des interventions sur le terrain qui ont un coût élevé.

 

 

 

 

66,5 contraventions dressées pour 100 flashs


Aussi incroyable que cela puisse paraître, le déclenchement d'un flash, n'est pas synonyme d'une amende recouvrée. Au contraire, sur les 8,32 millions de flash des radars automatiques, seuls 66,5% d'entre eux donnent lieu à l'envoi d'une contravention. En effet, seuls les véhicules immatriculés en France, au Luxembourg et en Suisse sont identifiés par les machines. Sont exclus tous les autres véhicules étrangers pour lesquels l'Etat ne peut émettre aucune contravention, en l'absence d'accord.
Par ailleurs, certains clichés sont inutilisables pour des raisons techniques, ou illisbles pour établir une infraction. Mais, si le taux de contravention peut paraître faible, il ne cesse d'augmenter : +6 points en deux ans. Pour y parvenir l'Etat met le paquet : vidéo-codage plus précis, suivi des plus mauvais radars...

92% des radars fonctionnent vraiment


Voilà une statistique étonnante. Tous les radars de France ne fonctionnent pas systématiquement. Entre les actes de vandalisme et les pannes informatiques, 1 radar sur 10 ou presque se révèle inoffensif pour les automobilistes. Ce ratio est calculé tous les jours de l'année par la direction de projet interministériel du contrôle automatisé (DPICA).
Ce taux de disponibilité des radars est très supérieur aux autres pays européens comme en Espagne où il atteint péniblement les 40%. Conséquence immédiate de ce haut taux de disponibilité, des coûts de maintenance très élevés.

5,62 millions € pour transmettre les infractions


Les 45 000 messages d'infraction relevés chaque jour par l'ensemble des radars sont transmis automatiquement par liaison ADSL au centre national de traitement (CNT) de Rennes. Ces messages comprennent le cliché, ainsi que plusieurs informations relatives aux conditions de sa réalisation: quel radar, quelle unité de police ou de gendarmerie, quelle date, quelle commune de constatation de l'infraction et quelle vitesse enregistrée.
Les clichés sont alors analysés par deux logiciels de reconnaissance de forme (Carmen et Lisa) qui parviennent à donner une immatriculation identique dans plus de la moitié des cas. En 2010, l'acheminement de ces informations coûtera 5,62 millions d'euros

4,72 millions € pour imprimer les contraventions


Une fois le flash enregistré et le contrevenant identifié, le centre national de traitement édite un procès-verbal. Et là il faut distinguer les dépenses liées aux avis de contravention (ACO) des dépenses liées aux amendes forfaitaires majorées (AFM) pour les retardataires.
En 2010, il est prévu d'éditer 10,69 millions d'ACO dont 1,85 million pour des contraventions rééditées après identification d'un autre conducteur. La facture s'élève alors à 2,9 millions d'euros (10,69 millions d'impressions à 0,27 euro).  Les 1,68 million d'AFM qui devrait être émises en 2010 (19% des ACO) coûteront elles 1,82 million d'euros en éditique (1,68 million d'impressions à 1,09 euro).

10,52 millions € pour envoyer les amendes


Une fois le contrevenant identifié, il faut lui expédier son amende. Le délai moyen est de moins de 5 jours entre l'infraction et l'envoi. Et là aussi il faut distinguer les avis de contravention (ACO) des amendes forfaitaires majorées (AFM).
En 2010, le centre national de traitement devrait envoyer 10,69 millions d'ACO dont 1,85 million relatif au renvoi d'une contravention après l'identification d'un autre conducteur. En affranchissement, cela représente 5,35 millions d'euros (10,69 millions d'envois à 0,50 euro). Les 1,68 million d'AFM qui devrait être émises en 2010 sont elles envoyées en recommandé, soit un coût de 5,17 millions d'euros (1,68 millions d'envois à 3,08 euros).

1,91 million € pour permettre le télépaiement


Le paiement de l'amende s'effectue à 20% par téléphone ou par Internet. Les paiements par courrier se répartissent à égalité entre l'envoi de chèque et de timbre-amende. Les dépenses relatives à l'exploitation du système de télépaiement des amendes se décomposent de la manière suivante : 1,33 million d'euros pour exploiter l'application, 230 000 euros de maintenance et 350 000 euros pour financer les évolutions du système.
Sur ce point, le centre national de traitement ne cache pas son souhait de voir ce moyen de règlement se développer, puisqu'il favorise le paiement rapide des contraventions. Il envisage même la mise en place de terminaux de paiement chez les buralistes.

3,92 millions € pour gérer les amendes


Il existe deux applications pour gérer les amendes des radars automatiques. WinA pour les amendes forfaitaires et Icam pour les amendes majorées. En 2010, ces deux logiciels vont coûter 3,92 millions d'euros à l'Etat.
WinA, le logiciel le plus sollicité, coûtera 2,7 millions d'euros à lui seul. Sur ce total, 440 000 euros sont prévus pour son exploitation, 540 000 euros seront consacrés à aider les utilisateurs et 1,18 million d'euros serviront à fournir 500 nouveaux postes de travail. Pour les amendes majorées, l'Icam va coûter 1,22 million euros en 2010 dont 260 000 euros pour son exploitation, 560 000 euros pour sa maintenance et 400 000euros pour financer ses évolutions

4,06 millions € pour appliquer la loi


C'est le logiciel WinOMP qui assure la gestion des décisions prises par l'officier du ministère public, notamment dans le cadre du contrôle automatisé. En 2010, ce logiciel coûtera 4,06 millions d'euros. En détail, son exploitation coûtera 360 000 euros et sa maintenance 550 000 euros.
D'un point de vue pratique, la maintenance des 1 300 ordinateurs qui ont accès au système coûtera 630 000 euros, l'aide aux utilisateurs avec la mise en place d'une assistance téléphonique 470 000 euros, la fourniture du papier (800 lots de 1 000 feuilles par mois) 760 000 euros. Et enfin 500 000 euros seront consacrés au développement de l'application

6,73 millions € pour transmettre les infractions à la justice


L'application Minos assure le traitement automatisé des procédures et des décisions de justice au sein des tribunaux de police et des juridictions de proximité. Les dépenses relatives à l'exploitation de Minos (1,31 million d'euros) se décomposent de la manière suivante : 740 000 euros pour sa maintenance et 570 000 euros pour aider les utilisateurs à s'adapter aux modifications apportées au logiciel.
Il existe également des dépenses relatives au développement de l'application. Il s'agit entre autres de former un millier d'agents du ministère de la Justice (3,65 millions d'euros). Enfin, la V2 de Minos, actuellement en préparation, coûtera 1,12 million d'euros en 2010.

11,53 millions € pour traiter les réclamations


En 2010, près de 4,47 millions de courriers devraient être reçus par le centre national de traitement des amendes. La majorité de ces courriers sera relative à la déclaration, à la suite de l'envoi d'un premier avis de contravention, d'un conducteur différent de celui indiqué sur le certificat d'immatriculation. Autrement, ce seront diverses réclamations.
Les dépenses relatives à ce traitement s'élèvent à 11,53 millions d'euros dont 11,22 millions d'euros pour la seule reconnaissance numérique (2,51 euros par déclaration). En 2008, le nombre de flashs inexploitables s'est élevé à 3 millions d'unités pour les radars fixes.

 

 

 

COMME LE DIT SI BIEN MALRAUX :
Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.

16:00 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : radars, sécurité, vitesse, sarkozy, taxe, taxes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/05/2010

Colbert-Mazarin: L'Etat et ses dettes!

Au sommet de son pouvoir mais à la fin de sa vie, le Cardinal Mazarin achève l'éducation du jeune roi Louis XIV, sous le regard de la reine-mère Anne d'Autriche et d'un Colbert qui attend son heure. Tous ces personnages, leurs calculs et leurs rivalités ne sont pas sans rappeler les jeux du pouvoir et ces liens étroits entre affaires publiques et vie privée que l'on connaît aujourd'hui

 

Le monde du théâtre sourit à Antoine Rault, qui écrivit sa première pièce à l'âge de 19 ans.

 

L'auteur Antoine Rault

Toujours aussi d'actualité, les régimes politiques peuvent se modifier; Mais les motivations des gouvernants sont toujours les mêmes. Histoire répétitive de la dette publique

 

http://lejournaldubureau.20minutes-blogs.fr/media/01/01/680295500.JPG


Colbert: Pour trouver de  l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J'aimerais que  Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser  encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…


Mazarin: Quand on est un  simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison.  Mais l'Etat…, lui,
C’est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison.  Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.


Colbert : Ah oui ? Vous  croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand  on a déjà créé tous les impôts imaginables ?


Mazarin  : On en crée  d'autres.


Colbert : Nous ne pouvons  pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.


Mazarin : Oui, c’est  impossible.


Colbert: Alors, les riches ?


Mazarin: Les riches, non  plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des  centaines de pauvres


Colbert : Alors, comment  fait-on ?


Mazarin: Colbert, tu  raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un  malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni  riches… Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant  d'être pauvres ! c'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus,  toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour  compenser… c'est un réservoir inépuisable.

 



Extrait du "Diable Rouge"  C'était il y a 4 siècles !..

Pièce de théâtre

 

Vous vous rappelez aussi:


14:58 Écrit par HUMANITAS dans Divertissements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : colbert, mazarin, sarkozy, dette, pauvreté, richesse, taxes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu