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03/06/2011

le «bébé» de M. Sarkozy et «l'Islam de France» made in morocco !!

Le Conseil français du culte musulman (CFCM), le «bébé» de M. Nicolas Sarkozy depuis la
période où il officiait à l'Intérieur, censé aboutir à un «Islam de France», est en crise.


L'attitude du ministre français de l'Intérieur qui fait la sourde oreille discrédite une structure de plus en plus réduite à être un relais du gouvernement marocain. Le boycott des élections
du CFCM a une explication simple et compréhensible. Il se résume au rejet d'un système assez bizarre retenu pour désigner les grands électeurs : la surface des mosquées. Ainsi, plus la mosquée est grande - et peu importe sa fréquentation-, plus elle donnera d'électeurs. La communauté turque, relativement peu nombreuse en France, se retrouve ainsi sur-représentée du fait de la taille de ses mosquées. Mais cela n'est qu'un exemple, les Turcs n'étant pas – pour l'instant du moins – en compétition pour la représentation du culte musulman.

 

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Le CFCM est d'abord une création du gouvernement français qui cherche, même contre les évidences, à le maintenir tel quel et à favoriser pour des raisons politiques une prééminence des Marocains sur le culte musulman. C'est que «l'Islam de France» ne se décrète pas et les mosquées en France continuent d'être marquées par les appartenances au pays d'origine. Le critère du mètre carré ne permet pas de prendre en compte la représentativité effective. Du coup, les grandes mosquées et les fédérations les plus connues, dont celle de la mosquée de Paris, la mosquée de Lyon, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), vont bouder le vote prévu le 5 juin prochain pour renouveler les Conseils régionaux du culte musulman (CRCM) et le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui représentent les musulmans en France. Le refus de la Grande-Mosquée de Paris de participer aux élections était prévisible et il n'est pas nouveau. Celui de l'UOIF (FM) que dirige le franco-marocain Fouad Alaoui a été un peu moins attendue, même s'il ne cachait plus sa déception à l'égard d'un CFCM devenu un «outil pour exacerber les particularismes » ethnico-culturels. «Nous refusons de participer à un processus qui creuse le fossé entre les musulmans et les responsables de mosquées». Lui également critique une représentation au m² qui «sème «la zizanie et les conflits » dans les lieux de culte et crée «un état de division sans précédent» de la communauté musulmane.

 

http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L460xH388/jpg_dessin-CFCM-e388f.jpg


Un CFCM marocain
Ces défections des grandes organisations musulmanes qui veulent un changement dans les
statuts auraient dû, par souci de crédibilité, entraîner un report des élections. Or, le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, a assuré qu'il fera l'impossible pour que les élections des instances nationales et régionales du Conseil français du culte musulman (CFCM), prévues les 5 et 19 juin prochain, aient lieu. «La politique du ministère de l'Intérieur qui est la mienne, est de tout faire pour que cette élection ait lieu même si elle est imparfaite», a-t-il dit, insistant sur le fait qu'«il est extrêmement important que le culte musulman soit représenté d'une façon suffisamment unitaire dans le respect des diversités». En réalité, la seule organisation en lice est le Rassemblement des musulmans de France (Maroc) et cela semble apparemment avoir les faveurs du gouvernement français. «Ce sera un CFCM croupion?», a déclaré Kamel Kabtane, recteur de la Grande-Mosquée de Lyon. Et il a les chiffres pour lui.


Dans la région Rhône-Alpes où résident 600.000 musulmans, seuls 35 lieux de culte sur 225 comptent voter. Autant dire que l'élection du CFCM sera pratiquement réduite aux mosquées marocaines. Cela permettra de reconduire Mohammed Moussaoui (marocain) à la tête d'un CFCM qui pourra difficilement parler au nom des musulmans de France. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) devra s'ajouter un autre «M» pour devenir Le Conseil français du culte musulman marocain (CFCMM). «Ce qui est sûr, c'est que le CFCM va partir à vide et donc il fonctionnera à vide. Par conséquent, il n'aura plus la même force ni la même crédibilité. Partant de là, il risque de mourir de sa belle mort», a souligné Kamel Kabtane dans une déclaration à un journal lyonnais.

 

Les élections du Conseil français du culte musulman boudées : une structure qui ne représente plus que les Marocains
Source, journal ou site Internet : Le Quotidien d’Oran
Date : 2 juin 2011
Auteur : Salem Ferdi

19:25 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musulman, islam, religion, sarkozy, culture, cfcm, maroc, mosquée, uoif, moussaoui | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/04/2011

Sarkozy l’Américain et Obama l’Européen par "The New York Times"

En appelant à une intervention militaire en Libye, Nicolas Sarkozy a "réveillé l'Américain" qui sommeillait en lui et éclipsé Barack Obama, analyse The New York Times. Le quotidien s'amuse de cette inversion des rôles entre le locataire de la Maison-Blanche et le président français.

 

http://europeorient.files.wordpress.com/2009/04/nicolas-sarkozy-et-barak-obama.jpg

 

En France, cela fait longtemps qu'on le surnomme "Sarko l'Américain". Il aura toutefois fallu l'aide du locataire de la Maison-Blanche et le spectre d'un massacre en Libye pour permettre à Nicolas Sarkozy de révéler l'Américain qui sommeille en lui. En appelant à l'action militaire contre le colonel Kadhafi et en s'empressant de reconnaître et d'armer les rebelles libyens, Sarkozy s'est donné l'image d'un chef d'Etat d'envergure internationale, même s'il ressemble moins à un nouveau de Gaulle qu'à un Reagan à la française.


D'une certaine manière, Nicolas Sarkozy a également rendu service à Barack Obama. En poussant ainsi la France en avant, le président français a permis à son homologue américain de présenter de manière crédible l'intervention en Libye comme un modèle de coopération multilatérale, et non comme le théâtre de la troisième opération américaine dans un pays musulman en moins de dix ans. Entraîné à contrecoeur dans ce conflit et sur l'insistance des Européens et des dirigeants arabes - Sarkozy se montrant le plus pressant de tous -, Barack Obama aurait presque fait figure d'Européen. C'est un tandem géopolitique bien improbable que forment ces deux hommes. Jugés tous les deux comme des francs-tireurs, ils ont en commun d'avoir pris le risque de prendre leur pays respectif à rebrousse-poil. Mais l'apparition de ce duo a également de plus amples répercussions au sens où il augure d'un monde nouveau dans lequel les Etats-Unis, militairement et économiquement à bout, ne joueraient plus seuls le rôle de gendarme du monde. "Il est tentant de dire que Sarko l'Américain va de pair avec Obama l'Européen, mais c'est faux", explique Dominique Moïsi, fondateur de l'Institut français de relations internationales (IFRI).

 

Il s'agit plutôt, pour l'un comme pour l'autre, d'un "mariage de raison". Cette alliance s'inscrit également dans la lignée de convictions clairement affichées.


Lors de son discours à Berlin, en juillet 2008, Barack Obama s'est présenté aux Européens en tant que "citoyen du monde". Ce discours, prononcé dans les derniers jours de la présidence de George W. Bush, a notamment marqué les esprits par sa mention des "fardeaux de la citoyenneté globale". Enumérant les dangers de la prolifération nucléaire, de la culture de la drogue en Afghanistan, de la violence en Somalie et du génocide au Darfour, Obama avait déclaré qu'aucun pays, pas même les Etats-Unis, n'avait les moyens de répondre seul à ces menaces. Il s'agissait d'une rupture avec les politiques unilatérales de l'administration Bush, mais également d'un défi lancé à l'Europe. De son côté, Nicolas Sarkozy n'a jamais caché son admiration pour les Etats-Unis. En 2009, il a fait revenir la France au sein du commandement intégré de l'OTAN, une mesure essentiellement symbolique, mais qui l'a néanmoins aidé pour en appeler ensuite aux forces de l'Otan contre la Libye. Avant l'élection de Sarkozy, aucun pays occidental ne divergeait davantage des Etats-Unis que la France. En 2003, à la veille de la guerre en Irak, le ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, avait déclaré que l'opposition de la France à l'invasion américaine relevait d'un choix entre "deux visions du monde" : la frappe "immédiate et préventive" des Etats-Unis, d'une part, et la patience diplomatique de la France, d'autre part.

 

Cette fois-ci, c'est Nicolas Sarkozy qui a prôné une intervention militaire immédiate pour éviter un massacre à Benghazi, en Libye. Et c'est Barack Obama qui a traîné les pieds, arguant que cela risquait de réveiller le sentiment antiaméricain dans le monde musulman.

 

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Alors que s'annonçait un bras de fer à propos du vote du budget, et tandis que Washington s'efforce de rappeler ses soldats d'Irak et d'Afghanistan, Obama n'était guère enclin à déployer des troupes et à engager des dépenses pour un pays qui, d'après les termes mêmes du ministre de la Défense, Robert Gates, ne représente pas un intérêt vital pour les Etats-Unis. Les volontés conjuguées de Sarkozy et du Premier ministre britannique, David Cameron, ont toutefois changé les termes de l'équation en permettant au président Obama d'annoncer une intervention militaire de durée limitée et dont l'essentiel des opérations serait confié à une coalition de l'OTAN. De toute évidence, Nicolas Sarkozy agit en fonction de motivations propres. A la traîne dans les sondages, il risque de ne pas être réélu. Ses adversaires, notamment de droite, jouent sur les craintes des Français d'assister à un afflux de réfugiés libyens et d'Afrique du Nord. La réaction de son gouvernement face à la révolte tunisienne a été plus que tardive et on lui a reproché d'entretenir des liens un peu trop étroits avec le tyran déchu, Ben Ali. Pour Dominique Moïsi, il serait toutefois injuste de ne voir qu'un calcul politique de la part du président français. Sarkozy veut également devenir une figure historique et se fait une grande idée de la place de la France dans le monde. A l'instar des Etats-Unis, l'identité de la France est fondée, entre autres, sur le principe des droits universels. Dans une certaine mesure, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen a d'ailleurs permis de justifier la défense de Benghazi. Et c'est au nom de ces mêmes idéaux que la France est intervenue également en Côte d'Ivoire, autre ancienne colonie, où les forces françaises de maintien de la paix opèrent sous un mandat des Nations unies. Toutes ces opérations représentent un risque pour Sarkozy. L'aventure libyenne pourrait s'enliser et tomber dans une impasse entre les rebelles et les forces du colonel Kadhafi. La reconnaissance précipitée des rebelles pourrait également avoir un effet boomerang, compte tenu du peu d'informations dont l'on dispose sur leurs motivations.

 

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Sarkozy pourrait également se voir reprocher d'avoir laissé les Etats-Unis se décharger trop lourdement sur les épaules de la France. Barack Obama n'est pas non plus à l'abri d'un risque. Ses opposants au Congrès l'accusent d'avoir embarqué les Etats-Unis dans une entreprise à l'objectif mal défini. En dépit de tous ses discours sur ses partenaires et le multilatéralisme, l'armée américaine constitue toujours l'essentiel des forces combattantes de l'OTAN, ce qui en fait une pièce maîtresse du dispositif libyen. Sans Obama à ses côtés, Sarkozy perdrait vite de sa superbe. Enfin, l'idée qu'une opération militaire ne soit pas placée sous le commandement des Etats-Unis ne plaît guère à certains républicains. Mais les deux présidents sont surtout un concentré de contradiction : les Européens s'étonnent de voir un président américain réticent à s'engager dans un conflit, tandis que les Américains, se souvenant de la guerre en Irak, ne savent vraiment pas quoi penser d'un soldat français. Se pourrait-il que les frites méritent véritablement leur appellation de "freedom fries" ? [littéralement "frites de la liberté" : nom ironiquement donné aux "french fries" à l'époque du refroidissement des relations franco-américaines, au moment du déclenchement de la guerre en Irak, en 2003].

 

Sarkozy l’Américain et Obama l’Européen
Source, journal ou site Internet : The New York Times
Date : 13 avril 2011
Auteur : Marl Landler

09:49 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, obama, libye, irak, militaire, guerre, ifri | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/03/2011

Les idées économiques de nos "eurocrates"

Les dirigeants de la zone euro ont décidé dans la nuit de vendredi à samedi d'augmenter à 440 milliards d'euros les ressources effectives de leur Fonds de secours financier, dans l'espoir de rassurer des marchés de nouveau préoccupés par l'Union monétaire. Le mécanisme permanent de crise qui lui succèdera à partir de mi-2013 sera doté en ce qui le concerne de 500 milliards d'euros, a annoncé le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy à l'issue d'un sommet extraordinaire à Bruxelles.

 

http://partipopulistegrandsud.hautetfort.com/media/02/02/402902628.2.jpg

 

"Concernant le volume, nous allons nous assurer que les montants soient pleinement disponibles, à savoir 440 milliards d'euros pour la Facilité (le Fonds de secours temporaire actuel, ndlr) et 500 milliards pour le mécanisme" permanent de crise

 

, a-t-il dit à la presse. Ce Fonds temporaire, mis en place l'an dernier au plus fort de la crise grecque, est déjà sur le papier doté de 440 milliards d'euros de garanties pour des prêts apportés par les différents Etats de l'Union. Mais dans les faits il ne peut prêter que 250 milliards d'euros car il doit conserver le reste en réserve, afin de pouvoir bénéficier des taux d'intérêt les plus avantageux sur les marchés financiers lorsqu'il lève des fonds. Autre nouveauté: les responsables ont décidé également d'élargir la palette d'outils des deux dispositifs d'aide, en leur permettant d'acheter directement de la dette publique émise par les Etats. Ce qui constituera une mini-révolution. En revanche, il n'est pas prévu, à ce stade en tout cas, qu'il le fasse sur le marché secondaire, c'est à dire lorsque les titres obligataires sont négociés entre investisseurs après les premiers achats lors de l'émission. Toutes ces mesures sont censées rassurer les marchés financiers à l'ouverture lundi, alors qu'ils s'inquiètent de nouveau de la santé de l'Union monétaire. Ils se demandent si la Grèce pourra un jour rembourser toutes ses dettes, et si le Portugal, voire l'Espagne, ne vont pas être les prochains pays à devoir faire appel à l'aide internationale. Pas de baisse des taux d'intérêts irlandais Les dirigeants européens ont accepté de faire un geste à l'égard de la Grèce, en réduisant de 5,2% en moyenne à 4,2% le taux d'intérêt des prêts européens accordés à Athènes dans le cadre du plan de sauvetage international et en allongeant de trois ans à sept ans et demi les délais de remboursement du pays.

 

"Nous avons décidé d'aligner les taux d'intérêt de prêt des deux mécanismes, avant 2013 et après 2013 sur ceux du FMI. En conséquence de quoi, et compte tenu des engagements pris par la Grèce et de la mise en oeuvre excellente de son programme, nous avons pris la décision de réduire de 100 points de base (1%, ndlr) les prêts à la Grèce, et d'allonger la maturité de ces prêts à 7 ans et demi"

 

, a dit le président français Nicolas Sarkozy.

 

En revanche, l'Irlande, qui espérait obtenir une baisse similaire de son taux d'intérêt qu'elle juge excessif, est repartie bredouille de Bruxelles. Dublin a refusé d'augmenter sa fiscalité sur les bénéfices des entreprises, comme le lui demandaient plusieurs pays. Ces avancées ont été rendues possibles par un accord de principe trouvé en parallèle sur un "pacte pour l'euro", exigé par l'Allemagne. Il prévoit que les pays de l'Union monétaire vont renforcer leur compétitivité en réformant leurs économies, en s'engageant à limiter déficits et dette et en prônant la modération salariale dans le secteur public.

11:56 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurocrates, europe, économie, monnaie, grèce, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/02/2011

Etats - Climat - Spéculation.

«L’étude montrant que la spéculation ne conduit pas à l’augmentation du prix des matières premières au niveau mondial, je recommanderais une date pour la publier, le 1er avril.»

 

Nicolas Sarkozy (Forum de Davos)

 

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Nicolas Sarkozy, par ces phrases, résume sa conviction que les pays du Sud sont victimes d’un autre fléau: la spéculation. Avec une régularité de métronome, les émeutes de la faim se rappellent à notre bon souvenir et permettent d’expliquer d’une certaine façon sous «contrôle» que les pays du Sud dépendent pour leur survie d’un Nord opulent qui, à bien des égards, est responsable de ses malheurs. Certes, le Nord jette des miettes sous forme d’APD qui, malheureusement, demeure sans lendemain, les principaux pays du G8 ne respectant pas les 0,7% de leur PIB promis. Si on ajoute à cela l’hypocrisie des promesses du Millénaire (réduire de moitié la faim d’ici 2015), nous avons un tableau complet de la mise en scène des pays industrialisés qui laissent en 2009, sur le bord de la route, 1 milliard de personnes menacées par la faim.


«Pour éradiquer ce fléau, il suffirait de seulement 30 milliards de dollars par an. En comparaison, le budget militaire de base du Pentagone est de 533,7 milliards de dollars pour l’exercice 2010. Par ailleurs, les institutions financières américaines vont distribuer pour cette année 2010 le chiffre record de 144 milliards de dollars en seul bonus, primes et stock-options à leurs dirigeants c’est-à-dire aux responsables de la crise économique mondiale. Ces seuls bonus (donc hors salaires) représentent quasiment l’équivalent de 5 ans d’aide financière totale pour l’éradication de la faim dans le monde, qui, rappelons-le, ne nécessite que 30 milliards de dollars par an, soit moins de 21% de ces bonus distribués par Wall Street en une seule année.


Toujours en comparaison, les dépenses totales du Pnud pour l’année 2009 s’élevaient à environ 4,1 milliards de dollars, ce qui est ridicule au vu de l’ampleur de la tâche puisque le Pnud est présent dans 166 pays:
chiffre représentant les trois quarts des nations dans le monde. Dernier chiffre significatif (on pourrait multiplier les exemples sans fin), en 1970, l’espérance de vie au Zimbabwe était de 55 ans, en 2010 elle est de 42 ans (1) Dans le même temps, le marché de la publicité avoisine les 500 milliards de dollars et celui des armes les 1200 milliards de dollars.

http://a34.idata.over-blog.com/0/25/97/94/economie/L_ziegler.gif

Cherchez l’erreur! Jean Ziegler a raison de dire que ceux qui laissent mourir les enfants - en effet, un enfant meurt de faim toutes les six secondes- sont des criminels.»


 

Pourquoi les pays industrialisés sont responsables indirectement de la faim? Il y a à cela, trois raisons majeures, qui sont d’une façon ou d’une autre, liées à l’addiction aux énergies fossiles, la mondialisation et au libéralisme sauvage à travers entre autres, la spéculation financière. S’agissant de la consommation débridée en énergies fossiles, deux conséquences sont constatées: le besoin de carburant fait que des surfaces entières dévolues aux céréales pour l’alimentation sont détournées pour produire des biocarburants -un plein de biocarburant aux Etats-Unis peut nourrir un Africain pendant une année!- Ce vol de nourriture est encouragé par la montée des prix du pétrole dû, conjoncturellement, à la saison hivernale, mais plus structurellement à un déclin inexorable du pétrole. En 1960, pour quatre barils trouvés, un baril était consommé, de nos jours c’est l’inverse, pour quatre barils consommés, un seul est trouvé difficilement. Une autre conséquence de cette addiction au pétrole est le dégagement dans l’atmosphère de quantité astronomique de CO2 responsable de l’effet de serre et partant, des changements climatiques erratiques et catastrophiques. Nous l’avons vu avec deux exemples, les inondations catastrophiques au Pakistan des milliers de morts par noyade et les incendies en Russie. Résultat des courses, la Russie, dont les récoltes furent sévèrement atteintes, décide de ne plus vendre les céréales, créant de ce fait, une envolée des prix. On le voit, les pays du Sud sont soumis à une double peine; ils n’arrivent pas à se protéger contre les changements climatiques, dont ils ne sont pas responsables, ils meurent par milliers, Ils n’arrivent pas à acheter de la nourriture celle- ci étant trop chère, ils meurent de faim ou ils protestent, et nous avons le scénario des émeutes qui gangrènent les pays du Sud et notamment les pays arabes (Algérie, Tunisie, Egypte, Jordanie...) Et là encore, ce n’est pas gagné, ils risquent leur vie, du fait des interférences externes comme c’est le cas en Egypte, où la Révolution a été matée.

 

http://umbeli.blogs.courrierinternational.com/media/02/02/601204092.jpg

 

Evolution des prix
Cette flambée des prix des matières premières en général et des produits alimentaires en particulier, a connu une accélération ces dernières années. 2010 aura été l’année de toutes les hausses. Faiblesse du dollar, croissance chinoise, spéculation, raréfaction de l’offre sont autant de facteurs qui tirent vers le haut le prix des matières premières. Tour d’horizon des plus fortes augmentations et prévisions pour 2011. Le prix du colza a cru de 75%. Le prix du blé a augmenté de 47,25% en un an. Pour le café +69,24% en un an, +80% ces 6 derniers mois. Pour le sucre depuis juin 2010: 140%. Les prix du coton ont explosé: plus de 100% en
un an. La tonne de nickel a coûté jusqu’à 27 500 dollars avant de retomber à 24.000 dollars.

 

Pour le cuivre
+40% de hausse en un an et un record: 9700 dollars la tonne.(2) Les prix alimentaires mondiaux ont atteint un pic historique en janvier, selon l’index des prix de la FAO. Les prix ont augmenté de 3,4% par rapport à décembre, «le plus haut niveau depuis que la FAO a commencé à mesurer les prix alimentaires, en 1990. La hausse des prix alimentaires, qui a débuté en août, fait craindre l’éclosion d’ «émeutes de la faim», comme celles qui avaient éclaté en 2008 dans de nombreux pays africains, mais aussi en Haïti et aux Philippines, après que les cours des céréales eurent atteint des records historiques.»(3) «Palladium, zinc, étain, or, argent, cuivre, uranium, platine...C’est la panique sur les minerais dont les réserves s’épuisent. Cette pénurie pourrait affecter toute l’économie et notre vie. Quel âge avez-vous? La vingtaine? Vous verrez peut-être la fin de l’uranium. La quarantaine? Vous vivrez l’extinction du nickel et de l’étain? La soixantaine? Vous découvrirez une vie sans plomb ni zinc. C’est dire que la frénésie actuelle conduira au chaos pour tous. La part des spéculateurs sur les marchés alimentaires explique en partie la hausse continue des prix depuis l’été 2010. Les produits alimentaires sont devenus des actifs financiers comme les autres. On se souvient en 2008 des images des «émeutes de la faim». Depuis, plus rien ou presque sur nos écrans, même si le nombre de sous-nutris a bondi et dépassé le milliard. Comme vient de l’exprimer le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, nous vivons le début d’une crise alimentaire similaire à celle de 2008. Difficile de ne pas pointer tout d’abord la responsabilité majeure des Etats-Unis et de l’Union européenne dans la baisse des stocks céréaliers mondiaux, et ainsi dans la tendance à la hausse des prix.


Difficile également de ne pas souligner le rôle des agrocarburants, qui ont détourné plus du tiers de la production de maïs des Etats-Unis l’année dernière. Les terres qui y sont consacrées sont autant de terres disponibles en moins pour le soja ou le blé, ce qui explique la hausse corrélative des cours mondiaux, directement liés aux prix américains. Mais encore plus que la flambée des prix alimentaires, c’est leur volatilité qui pose problème. Ces marchés ne répondent pas aux hypothèses strictes de l’économie néoclassique standard.

 

Les pays pauvres, soumis aux plans d’ajustement structurel pour rembourser leur dette, se sont lancés dans la dérégulation de leurs marchés. Confrontés au dumping des pays riches et à la concurrence des agricultures étrangères, engagés dans une spécialisation de leur agriculture pour exporter, ils ont vu leur agriculture vivrière décliner. Une très grande majorité est devenue importatrice nette de produits alimentaires, donc dépendante des cours mondiaux. Or, ces cours mondiaux suivent une course folle qui n’est pas près de s’arrêter. Elle est alimentée par des spéculations de plus en plus massives sur les marchés à terme de produits agricoles.(4) De ce fait, la part des spéculateurs par rapport aux acteurs commerciaux (c’est-à-dire qui échangent réellement des biens agricoles) a explosé. Les produits alimentaires deviennent ainsi des actifs financiers comme les autres, dans une stratégie de rentabilité maximale des portefeuilles des investisseurs. En particulier, les fonds indexés, tel le Gsci de Goldman Sachs - qui vient de tripler le salaire du P-DG, regroupant des actifs très divers dont une petite partie seulement concerne les marchés agricoles, imposent de plus en plus à ces derniers leur propre logique. Une logique qui n’a rien à voir avec les fameux «fondamentaux de marché.»(4) «D’autres causes de la flambée soudaine des prix ont été évoquées, le FMI soulignant par exemple la croissance de la demande alimentaire dans les pays émergents. Au fond, c’est bien la dérégulation des marchés qui est en cause, qui amplifie à l’extrême toute variation de l’offre ou de la demande sur les marchés. On pourrait donc se réjouir de l’annonce faite par la présidence française du G20 de s’attaquer (enfin!) à la volatilité des prix de matières premières. Mais ce serait vite oublier que le G20, dans les conclusions de ses derniers sommets, a appelé à entériner le cycle actuel de négociations de l’OMC, donc à poursuivre la dérégulation des marchés agricoles. (4)»

 

http://www.islamenfrance.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/speculation-sur-le-marche-du-ble.jpg

 

Que font les pays industrialisés?
«En dehors des messes en grande pompe de Davos où chacun vient se faire voir d’une façon ostentatoire, les pays du G8-G20 comptent les points, nient la responsabilité de la politique néolibérale et son avatar, la spéculation. Ainsi, un document de la Commission européenne souligne que le lien entre spéculation et volatilité des produits de base n’est pas prouvé.: «A ce stade, il y a peu de preuves que le processus de formation du prix sur les marchés physiques a été transformé par l’importante hausse de l’activité des marchés dérivés observée ces dernières années.» Le rapport fait de la «sécurité alimentaire» un enjeu majeur.


Pour Bruxelles, elle est menacée par la volatilité des prix des matières premières. Ce phénomène s’explique, selon la Commission, par une combinaison de facteurs, dont la hausse de la demande. Le rapport évoque par exemple également les restrictions à l’exportation utilisées par la Russie à l’été 2010. (5) Ce n’est pas l’avis du président Sarkozy président du G20 qui a défendu à Davos ses projets de taxation financière et de régulation des prix des matières premières. C’est sur les matières premières que Sarkozy s’est montré le plus «politique». Il a évoqué un opérateur qui avait acheté 15% des stocks mondiaux de cacao...Là il ne s’agit pas à proprement parler de spéculation mais d’accaparement. Il en fait un enjeu de la lutte pour la pauvreté et d’ordre public international, citant émeutes de la faim qui secouent l’Afrique du Nord et le terrorisme. Quant à la taxe sur les transactions financières, une taxe «infinitésimale» (sic), permettrait de collecter les 120 milliards de dollars par an que les pays riches se sont engagés à distribuer chaque année au sommet de Copenhague de décembre 2009, a-t-il martelé.»(6) «Dans toute cette perturbation voulue, les Etats de plus en plus désarmés s’en remettent aux banques et à la financiarisation de l’économie virtuelle. Ceux qui y trouvent leur compte sont les spéculateurs On l’a vu avec les nouveaux requins en cravate de la City, de Wall Street de la Bourse à Paris où un trader, Jérôme Kerviel, a fait perdre, en une nuit, 5 milliards de dollars à la Société Générale, l’équivalent du budget de plusieurs pays africains! Une matière première à nulle autre pareille: l’or «matière première inaltérable». Dans les moments de crise économique comme celle de 2008, l’or devient toujours une valeur refuge, à l’abri de la fluctuation du dollar. 1971, Nixon décide de casser Bretton Woods; le dollar n’est plus égal à un gramme d’or. L’once d’or qui valait 33 dollars pour environ 33 grammes n’a fait qu’augmenter. En 2000, l’or est à 300$ en 2010 à 1400$. L’or pourrait prendre un rôle encore plus important à l’avenir. C’est l’avis de Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale, qui proposait en novembre 2010 un retour à une forme d’étalon-or comme régulateur des taux de change.»(7) «Cependant, le marché de l’or, écrit Eric Grangier, est sous contrôle total de l’élite bancaire (les plus grosses banques privées, les banques centrales, etc.). Il y a aussi le risque que tout ceci se transforme en une autre bulle spéculative. Dans un article paru dans Bloomberg Businessweek, avec pour titre: «Soros Gold Bubble at $1,384 as Miners Push Buttons», on peut lire comment George Soros et d’autres ont créé un fonds de couverture (hedge fund) afin de pouvoir vendre des produits financiers basés sur l’or. Ce fonds (nommé Spdr Gold Trust) a été autorisé par la U.S. Securities and Exchange Commission et plusieurs privilèges ont été accordés au groupe de Soros. Le groupe peut en effet, à travers le Spdr Gold Trust, acheter de l’or sans avoir à se tracasser des frais de livraison puisqu’il n’a pas l’obligation de tenir physiquement dans ses coffres cet or en question. Ceci donne au groupe une position avantageuse à l’intérieur de cette bulle d’or. C’est George Soros lui-même qui a qualifié de bulle l’ascension actuelle de l’or. Dans ce cas, la majorité va perdre beaucoup et quelques-uns vont gagner énormément. Soros est bien placé dans cette bulle pour encaisser pendant qu’elle gonfle et il saura quand en sortir juste avant qu’elle éclate. Le prix de l’or pourra alors facilement atteindre les 2000$. Pendant ce temps, des individus comme Soros et ses acolytes intensifieront leur mainmise sur le métal jaune.(8) On le voit, les pays du Sud ont du mouron à se faire. Leur rédemption passe par le compter-sur-soi et par se battre sur tous les plans en misant sur la formation des hommes. Pour cela seuls des hommes politiques qui pensent aux prochaines générations et non à leurs parcours personnels donneront une perspective à ces peuples harassés. Mais ceci est une autre histoire.


(*) Ecole nationale polytechnique
1.Les Derniers Humains- Etat du monde: Quelques chiffres alarmants. Agoravox 26.01. 2011
2.Elie Patrigeon: Ces matières premières qui flambent 05.01.2011
3.Les prix alimentaires atteignent un pic historique en janvier Le Monde.fr 03.02.11
4.Les invités de Mediapart. Flambée des prix alimentaires: mêmes causes, mêmes effets 14.01.2011
5.Loup Besmond de Senneville: Matières premières: EurActiv.fr 28.01.2011
6.Jean-Pierre Robin: Sarkozy promet une défense renforcée de l’euro Le Figaro.fr 27.01.2011
7.http://www.le devoit.com/economie/actualités-economiques/310545/zoellick-propose-le retrour-de-letalon-
or/html
8.Eric Granger:Ruée vers l’or: une autre bulle spéculative?

06/12/2010

Sarkozy "un doux" voyage en Asie, "In de" plus!

La visite de travail de Nicolas Sarkozy intervient près de trois ans après sa précédente venue ici, début 2008,
dans le cadre d'une visite d'Etat. Accompagné de sept ministres (Défense, Affaires étrangères, Economie,
Agriculture, etc.), il amène une importante délégation d'hommes d'affaires dont les patrons d'EADS, Alstom,
Areva, Dassault, MBDA, le CEA, Safran, Thales, le CNES, etc. Bref, le tout-Paris de la défense, du
nucléaire, de l'aéronautique et du spatial.

 

http://www.regis-sada.fr/media/02/00/1490282267.jpghttp://img.ozap.com/01515382-photo-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-dans-vanity-fair.jpg

 

La première escale de quelques heures, samedi, à Bangalore, sera consacrée à la coopération spatiale, et
notamment au développement conjoint de deux satellites consacrés à l'exploration des mers et à l'analyse du
climat, qui doivent être lancés fin 2011. Après un séjour privé au Taj Mahal, le chef de l'Etat aura lundi une
journée d'entretiens politiques à New Delhi, avec notamment le Premier ministre, Manmohan Singh. Au
menu : le partenariat stratégique entre les deux pays (qui recouvre des questions comme la lutte contre le
terrorisme, les questions de sécurité et de défense, et le nucléaire civil). Nicolas Sarkozy pourra présenter à
son interlocuteur ses idées sur la présidence française du G20 pour un an. Les deux chefs d'Etat et de
gouvernement recevront les membres du Conseil présidentiel franco-indien des entreprises, une organisation
qui regroupe des PDG de tout premier plan des deux pays, pour lesquels « le développement des relations
économiques entre l'Inde et la France est essentiel », comme l'explique par exemple Paul Hermelin, directeur
général de Capgemini et membre du Conseil. Ces entreprises devraient présenter à cette occasion leurs
premiers projets communs : une coopération entre Air Liquide et le groupe Tata dans les piles à hydrogène,
un projet EADS-Infosys pour développer les échanges d'étudiants entre les deux pays, un partenariat entre
Vinci et le groupe indien HCC (dont le joint-venture commun semble bien placé pour les contrats de
construction des centrales nucléaires d'Areva en Inde), etc.


Différents accords
La dernière journée du voyage, mardi, se passera à Bombay, la capitale financière du pays, avec une
conférence économique franco-indienne et un discours de Nicolas Sarkozy sur les questions économiques.
A défaut de signature de grands contrats en bonne et due forme, des progrès devraient être annoncés dans les
dossiers de la vente de deux EPR d'Areva à l'Inde et de la modernisation des Mirage de l'armée de l'air
indienne (voir « Les Echos » du 30 novembre). Pour le reste, différents accords et conventions pourraient
être paraphés dans des domaines aussi divers que les infrastructures, l'environnement ou l'éducation. Les
initiatives en Inde de l'Agence française de développement dans les énergies renouvelables devraient être
mentionnées, ainsi que les relations entre la France et l'Inde dans l'agroalimentaire.


Globalement, on se dit confiant, côté français, dans le fait que le voyage débouchera sur suffisamment
d'annonces concrètes pour être présenté comme un succès. Reste que, alors que l'Inde est actuellement
courtisée par toutes les grandes puissances mondiales, c'est sans doute la France qui est le plus demandeur
des deux, ce qui ne la met pas en position de force dans les négociations bilatérales

 

http://www.papermust.com/galleries/avions/mirage_2000_tigre_1440x900.jpg

 

Armement : les industriels français vont devoir encore attendre
Aucune signature de contrat n'est attendue ce week-end. Paris espère conclure la modernisation des Mirage
2000 indiens d'ici à mars.
Les industriels français de l'armement vont encore devoir patienter avant de sabrer le champagne en Inde,
même si les grandes campagnes en cours ont progressé. Et la visite de Nicolas Sarkozy n'y changera rien,
New Delhi n'ayant pas l'habitude de signer des contrats lors de telles visites. « Les procédures en la matière
sont complexes et changent tout le temps », renchérit un expert français sur place. Le meilleur exemple est
peut-être celui de l'appel d'offres pour l'achat de 197 hélicoptères légers : gagné par Eurocopter, puis
invalidé, il a été relancé et la filiale d'EADS a de nouveau de bonnes chances. Le président français devrait
toutefois pousser plusieurs dossiers, dont celui de la rénovation de la cinquantaine de Mirage 2000 en service
dans l'armée de l'air indienne.


La part française du travail, estimée à 1,5 milliard d'euros, consisterait pour Thales et Dassault à fournir une
nouvelle avionique, des équipements de guerre électronique et un radar plus puissant. L'un des points de
blocage porte sur la clause d'arbitrage, mais un compromis a été trouvé en faveur d'une juridiction « neutre ».
Du coup, à Paris on pense possible une signature d'ici à mars, qui marque la fin de la période budgétaire.
Pour ce qui est des missiles, en revanche, MBDA va sans doute devoir attendre pour décrocher une
commande de 500 à 900 millions d'euros (en fonction de la quantité).


126 avions de chasse
Dans le même domaine, Dassault, comme ses 5 concurrents en lice, attend que New Delhi sélectionne les
finalistes de l'appel d'offres portant sur l'acquisition de 126 avions de chasse de génération actuelle. La
« short list » était espérée cet été. Depuis rien, peut-être parce que le gouvernement avait en tête les visites à
venir d'Obama, de Sarkozy et de Medvedev, chacun défendant son poulain. Et pour compliquer la donne,
l'Inde souhaite développer avec Moscou un avion de combat de prochaine génération, à hauteur de 200 à 300
exemplaires. « Les Occidentaux ont du mal à voir la cohérence de tout cela », souligne un industriel.
L'autre grand dossier qui intéresse Paris, c'est celui du missile sol-air de courte portée. On parle de 1 à
2 milliards pour MBDA. En janvier dernier, près de deux ans après la signature d'un accord bilatéral, rien
d'engageant n'avait été conclu. Depuis, le Conseil des ministres restreint aux questions de sécurité a autorisé
l'ouverture des négociations. A quand leur conclusion ?

 

Nicolas Sarkozy en Inde sous le signe du business
Source, journal ou site Internet : Enjeux
Date : 3 décembre 2010
Auteur : Alain Ruello (Les Echos)

09:34 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, défense, missiles, sarkozy, nucléaire, epr, areva, économie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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