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15/11/2010

Sécurité SAHEL: Londres et Washington isolent Paris et confortent la politique algérienne.

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel ne serait pas du goût de la France qui adopte une stratégie divergente en matière de lutte anti-terroriste dans la région.
L’ambition de la France consistant à mettre la bande sahélo-saharienne sous sa loupe est catégoriquement rejetée même par ses alliés en Occident.

 

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La première puissance au monde, les Etats-Unis d’Amérique, et l’autre puissance, la Grande-Bretagne, divergent avec la vision française et annoncent leur soutien à la politique de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste au Sahel. Lors de sa visite en Algérie, jeudi dernier, le ministre britannique chargé des Affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, M.Alistair Burt, a annoncé le soutien du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord à la politique de l’Algérie criminalisant le paiement de rançons aux groupes terroristes.

 

Le diplomate britannique considère cette pratique comme première source de financement des groupes armés. C’est ainsi qu’il déclare être «juste» la proposition de l’Algérie visant à lutter contre le paiement de rançons. «Le terrorisme représente une menace pour tout le monde. Il y a différentes manières d’y faire face. Nous sommes de l’avis de l’Algérie en ce qui concerne la criminalisation du paiement de rançons qui, pour nous, peut être la base du financement des terroristes», a expliqué M.Burt à la presse à l’issue d’une réunion de travail avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Et de préciser: «Il est donc juste de lutter contre le paiement de rançons». La veille de cette déclaration, Washington avait soutenu cette politique en dénonçant l’ingérence étrangère dans la région du Sahel. Le principal-adjoint de l’assistant du secrétaire à la Défense, chargé des Affaires de sécurité internationale aux Etats-Unis d’Amérique, M.Joseph Mc Millan, a estimé, mercredi, lors de sa visite en Algérie, que la lutte antiterroriste exige de tous les pays de ne faire aucune concession aux groupes armés en matière de paiement de rançons. Sur ce point, il réaffirme que la position de son pays reste claire et sans ambiguité. Pour ce haut responsable américain, Washington ne soutient pas seulement la lutte contre le paiement de rançons, mais elle s’allie à l’Algérie qui s’oppose à toute ingérence étrangère dans la région. Après avoir félicité l’Algérie du travail qu’elle effectue en coopération avec les pays directement concernés par la menace, ce même responsable avait affirmé qu’il appartient aux pays de la région de trouver une solution locale à ce problème. «Nous partageons entièrement l’avis du gouvernement algérien qui est contre une intervention des forces étrangères au Sahel», a-t-il soutenu soulignant avec force que «le problème du terrorisme dans la région doit être réglé et traité par les pays de la région eux-mêmes et c’est la façon la plus efficace de mener la lutte antiterroriste», a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger. Et d’annoncer que son pays apprécie l’initiative algérienne de rassembler les pays de la région pour une lutte commune contre le terrorisme. «C’est une initiative très importante», a-t-il qualifié.

 

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel irritera, certainement, Paris. Il s’agit de deux «poids lourds» de la planète qui font connaître leurs positions respectives à la France sur le sujet en question. A travers une telle position, les Américains et les Britanniques veulent faire assumer à la France la responsabilité face aux conséquences que sa politique peut engendrer dans la région. C’est une sorte d’avertissement direct qui peut pousser la France à renoncer à sa stratégie dans la région. D’autant plus que «les nouveaux alliés de l’Algérie» donnent la priorité au défi consistant à amener la communauté internationale à approuver l’approche proposée par l’Algérie.


L’Hexagone a mené plusieurs tentatives visant à mettre le pied dans la région. La France intervient d’une façon directe et indirecte dans cette zone sensible. Elle a manifesté son souhait d’«apporter sa solution» militaire à la région. C’est ce qui l’a poussé à mener une opération militaire avec l’armée mauritanienne dans le but de libérer l’ex-otage, Michel Germaneau, assassiné par les terroristes de l’Aqmi au lendemain de ce raid. Par la suite, Paris a installé «sa petite caserne» militaire au Tchad ou plus de 80 militaires y ont été parachutés.


A présent, Paris ne désespère pas de négocier la libération des cinq otages français, employés qui travaillaient pour le compte de la société française Areva, kidnappés par les groupes armés depuis environ deux mois. C’est ce qui témoigne de la fidélité de la France à sa politique visant à «retrouver sa place» dans un continent où la majorité des pays ont été sous sa domination coloniale.

 

PAIEMENT DE RANÇONS ET INGÉRENCE AU SAHEL
Londres et Washington isolent Paris
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 13 novembre 2010
Auteur : Tahar Taffani

 

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08:49 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sahel, stratégie militaire, terrorisme, uk, usa, france, sécurité, algérie, rançon, otages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/08/2010

Quand l’Europe s’aplatit devant Al Qaîda

CES PAYS PAIENT DES RANÇONS SANS RECHIGNER


L’argent versé aux terroristes ne servira pas à faire du mécénat. Il ira vers l’achat d’armes, de bombes et financera les activités subversives.

 

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Madrid a payé la rançon aux terroristes. Pourtant, l’Espagne a été l’un des rares pays à avoir adhéré à la convention
internationale criminalisant le dialogue et le paiement de rançon aux terroristes. La libération de ses deux
ressortissants n’a été en fait que l’aboutissement d’un processus où se sont mêlés argent, concertations, et
intermédiaires clandestins. Selon des fuites organisées par des sources très proches de ce dossier, l’Etat
espagnol aurait répondu à toutes les exigences des terroristes, du paiement de la rançon à la libération de
l’auteur de l’enlèvement. C’est dire qu’entre les intentions affichées et la réalité, il y a loin...Désormais, on ne
peut plus reprocher quelque chose à l’Elysée puisque tous les gouvernements affichent une plate disponibilité
et une incroyable obéissance à Al Qaîda C’est clair, même les pays du Sahel qui se disent alliés de l’Algérie,
qui demeurera malgré tout sur sa position selon nos sources, font tout pour ne pas contrarier Al Qaîda.
L’épisode des otages espagnols vient de confirmer de façon flagrante que la série de réunions initiées par
l’Algérie en vue d’unifier les points de vue n’a pas abouti à cause des interférences et des égoïsmes qui se sont
manifestés récemment chez certains partenaires de l’Algérie.


Evidemment, l’argent versé aux terroristes ne servira pas à construire des écoles ou à faire du mécénat. Il ira
nécessairement vers l’achat d’armes, de bombes et financera toutes les activités subversives à même de
menacer la sécurité non seulement dans la région du Sahel mais également en Europe. La France et l’Espagne
justement, sont les pays les plus menacés par la nébuleuse d’Al Qaîda.


Comme prévu, les deux Espagnols retenus depuis près de neuf mois au Mali par un groupe affilié à la branche
maghrébine d’Al Qaîda, sont arrivés dans la nuit de lundi à mardi à Barcelone. L’information vient d’être
répercutée par de nombreuses agences de presse. Roque Pascual et Albert Vilalta, deux volontaires de l’ONG
catalane Accio Solidaria, enlevés le 29 novembre 2009 en Mauritanie alors qu’ils participaient à un convoi
humanitaire, sont arrivés à l’aéroport de Barcelone en provenance de Ouagadougou tard dans la nuit de lundi à
mardi. Les épouses des deux hommes, ainsi qu’un médecin, un psychologue et plusieurs fonctionnaires se
trouvaient à bord de l’avion spécial qui avait quitté Ouagadougou peu après 19h30 pour l’Espagne.


Auparavant, les médias apprenaient, depuis la capitale, malienne, la libération de l’auteur de l’enlèvement des
deux Espagnols, le Malien Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, dit «Omar le Sahraoui» qui, selon le parquet de
Nouakchott, avait agi pour le compte d’Al Qaïda. Son retour au Mali était une des conditions des terroristes
pour la libération des deux otages espagnols. «Aujourd’hui est un jour de fête», s’est félicité le chef du
gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dans une brève déclaration pour annoncer leur
libération sans pour cela faire bien sûr mention de la rançon dont plusieurs journaux ont affirmé le versement.
Al Qaïda a déclaré lundi avoir libéré les deux otages espagnols parce que certaines de ses revendications
avaient été satisfaites, sans préciser lesquelles, selon le quotidien
El Pais qui cite un message enregistré du groupe. C’est «une très bonne nouvelle» qui met fin à une action
terroriste qui n’aurait jamais dû se produire, avait souligné M.Zapatero avant de «remercier les différents
gouvernements, surtout ceux de la zone où s’est produite cette prise d’otage». Toujours concernant cette
affaire, les quotidiens espagnols El Mundo et ABC ont affirmé que le processus de libération des deux
Catalans ne s’est enclenché qu’après l’extradition d’Omar le Sahraoui et bien sûr le versement d’une rançon.
Dans ce contexte, il y a lieu de souligner que l’Exécutif avait nié farouchement en mars le versement d’une
rançon lors de la libération d’Alicia Gamez, autre volontaire d’Accio Solidaria, capturée en même temps que
ses deux collègues et qui fut libérée le mois de mars de l’année en cours.

 

http://www.lejourdalgerie.com/Editions/240210/une/Lejour2.jpg

 

Dans un enregistrement Al Qaîda s’est bien montrée comme une organisation victorieuse en estimant que la
libération des deux otages espagnols constitue une «leçon adressée aux services secrets français», relativement
à l’échec du raid franco-mauritanien où l’otage français fut tué dans des circonstances encore obscures A
propos, cette initiative avait vivement inquiété le gouvernement espagnol sur le sort de ses deux ressortissants
restés séquestrés au nord du Mali par les sbires de Mokhtar Ben Mokhtar.

 

Source IHEDN

Menaces :
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 25 août 2010
Auteur : Ikram Ghioua

08:55 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maghreb, terrorisme, europe, rançon, espionnage, espagne, al qaeda, algérie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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