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28/06/2011

L'entreprise: l'infobésité de l'informatique source de stress?

"L'IT, un facteur de stress dans l'Entreprise?" a été le thème d'une conférence organisée le 8 Juin par le club de DSI, CIONet France. Ce fut l'occasion l'espace d'une soirée d'écouter Yves Lasfargue, directeur de l'OBERGO, spécialiste du management des TIC et du travail, coauteur du livre "Qualité de vie et santé au travail" et de prendre conscience de l'ampleur de ce phénomène de société. Mais aussi de partager nos expériences respectives dans nos différentes entreprises.

 

http://syadiashare.com/wp-content/uploads/2009/06/stress.jpg

 

Quand on associe les mots stress et informatique on pense tout de suite aux emails. Et par association à l'infobésité à laquelle on est de plus en plus soumis notamment dans les communications asynchrones qui ne gèrent pas la disponibilité de la cible, ni sa charge de traitement. A l'inverse de Youtube, où à chaque minute il est chargé sur la plateforme plusieurs heures de video, qu'il ne vient a personne l'idée de vouloir intégralementt regarder puisque ce n'est pas possible, avec l'email personne ne se pose la question du temps total nécessaire pour lire les mails de la journée. Et ceux qui le font découvrent alors une situation où il y a un déséquilibre entre la perception des contraintes que leur impose leur environnement et la perception qu'elles ont de leur propres ressources pour y faire face. Temporairement la majorité sait faire face à cette pression, mais de façon prolongée dans le temps cette pression est ce que l'on appelle une situation de stress. Mais l'infobésité ou la capacité à savoir gérer la surabondance d'informations n'est pas le seul facteur de stress. Une dizaine de facteurs liés à la société numérique ont été identifiés par Yves Lasfargues!


Est-ce que les salariés savent gérer :
1. les changements permanents,
2. la numérisation et l'abstraction,
3. les informations de plus en plus écrites,
4. l'interactivité et l'instantanéité,
5. la surabondance d'information,
6. la logique contractuelle,
7. le temps et l'urgence
8. l'espace et le travail à distance,
9. la vulnérabilité et la cybercriminalité,
10. la traçabilité et la transparence ?


Autant de capacités pour lesquelles les utilisateurs de l'informatique ne sont pas formés.

 

http://www.ceridian.co.uk/hr/images/Stress-Overload2.jpg


Même dans le cadre de grands projets informatiques les programmes de conduite des changements abordent rarement plus de 3 ou 4 de ces aspects. Généralement les changements permanents, la logique contractuelle, la traçabilité voire la numérisation et l'abstraction sont traités pas les méthodes traditionnelles. Le reste se résume à l' hypothèse que l'utilisateur saura s'adapter… Les témoignages de DSI qui ont suivi la conférence et l'ont étayée d'exemples a permis de mesurer l'ampleur du travail qui attend les Entreprises avec une numérisation toujours plus forte de nos processus et de nos interactions. Loin d'être cantonnées à l'entreprise, ces pressions se transmettent selon les chaînes de valeur : de l'utilisateur aux informaticiens de la production, des chefs de projets aux développeurs, de l'entreprise au sous-traitant. Question : les utilisateurs ont ils encore du plaisir a découvrir leurs nouvelles applications, comme on pourrait en avoir en déballant un nouvel iPad ou un téléphone Androïd ? Peu de personnes le pensent encore dans l'assistance. Et quand on considère les "applications" écrites par les utilisateurs eux même avec un tableur Excel ou Google spreadsheet, ce n'est pas nécessairement plus brillant. Au delà de l'émerveillement initial d'avoir pu "coder" soi-même ce petit tableur, la maintenance d'un outil utilisé peu souvent et à la logique non documentée est rapidement un facteur de stress supplémentaire.


Alors il semble que tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pas beaucoup de réponses à cette conférence mais au moins la prise de conscience qu'il faut commencer a se poser des questions et changer des choses. L'informatique ne peut plus simplement déployer ses outils sans intégrer l'utilisateur. L'ergonomie, avec les méthodes dites "agiles", a constitué une première étape mais d'autres dimensions ne sont pas couvertes. Bien sûr les donneurs d'ordres ne peuvent pas non plus oublier les utilisateurs, surtout quand il s'agit de leurs équipes. Enfin c'est vers ça qu'il faudrait aller mais la route semble longue.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, il est intéressant de découvrir le blog d'Yves Lasfargues, à l'adresse: http://www.ergostressie.com/

 

L’informatique, facteur de stress dans l’entreprise ?
Source, journal ou site Internet : zdnet.fr/blogs
Date : 19 juin 2011
Auteur : Frédéric Charles

21:36 Écrit par HUMANITAS dans Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : stress, peur, informatique, santé, management, bureautique, mail, emails, entreprise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/09/2010

Sommes-nous protégé contre une attaque chimique...voire bactériologique? A priori, pas vraiment!

Alors que les États Membres de l' ONU disposent d' un système développé de
prévention et de réponse à d' éventuelles catastrophes nucléaires ou
radiologiques, des mesures similaires n' existent pas pour des attaques ou
des catastrophes chimiques et biologiques,

a souligné le Président du Groupe de travail sur la prévention des attentats au moyen d' armes de destruction massive et la réaction en cas d' attentat, Geoffrey Shaw.


Selon lui, il est temps que les pays examinent les moyens de s' assurer que
la communauté internationale puisse réagir rapidement et efficacement en cas
d' incident majeur impliquant des produits chimiques ou des armes et des
matières biologiques.

 

http://www.dark-stories.com/chimique/helabja.jpghttp://www.uruknet.de/pic.php?f=du-baby15.jpg


Dans un entretien accordé au Centre d' actualités de l' ONU, Geoffrey Shaw a
estimé qu' un rapport de l' Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme
(ECLT), rendu public la semaine dernière, mettait en avant « l' existence
d' un système solide mis en oeuvre par l' Agence internationale de
l' énergie atomique (<"http://www.iaea.org/index.html">AIEA) pour faire face
à des situations d' urgence nucléaires ».


L' AIEA joue un rôle de coordinateur central pour déployer ce système, qui
inclut aussi des mécanismes de mobilisation inter-agences, afin d' alerter
les organes de l' ONU susceptibles d' intervenir dans ces cas d' urgence.
Mais de nombreux États membres et les organisations de la société civile
manquent toutefois de sensibilisation sur le système, selon le rapport, qui
fait une série de recommandations pour améliorer la coordination de
l' information publique et le rôle de l' AIEA en cas urgence.

 

http://img.over-blog.com/300x257/1/18/15/06/5--9.7.9/confrontation.jpg


Ce système, qui intègre notamment une base de données pour surveiller le
trafic illicite de matières nucléaires, et la création de lignes de
communication entre les agences et entre les pays pour permettre des
réponses rapides, est né après l' accident du réacteur de Tchernobyl en
avril 1986.


« Tchernobyl a marqué tous les esprits. Une communication efficace est
considérée comme une élément beaucoup plus important qu' auparavant »

,


a indiqué Geoffrey Shaw, qui explique aussi le développement plus lent de
mesures similaires contre les attaques chimiques ou biologiques par
l' entrée en vigueur plus tardive (1997) de l' Organisation pour
l' interdiction des armes chimiques (OIAC).


« S';il y a une attaque biologique par des terroristes, qu' est ce qui
serait attendu du système des Nations Unies? Voilà le genre de questions
auxquelles nous devons répondre pour que nous puissions agir si nécessaire»,


a poursuivit Geoffrey Shaw. Selon lui, l' expansion

 

« phénoménale » de l' industrie de la biotechnologie au cours des dernières années a mis les décideurs politiques face à « des défis délicats ».

 

« Il y a énormément de matériel dangereux? comment vous protégez cela ? On
pourrait essayer d' établir des protocoles de vérification, impossible à
vérifier. Il y a beaucoup de questions qui doivent encore être examinées »,


a conclu Geoffrey Shaw.

 

Source IHEDN

L' ONU SOUTIENT DES MESURES FACE AUX MENACES BIOLOGIQUES ET CHIMIQUES
Source journal ou site Internet : AIEA
Date : 20 septembre 2010

02/09/2010

Chine un colosse aux pieds d’argile, un lissage des salaires vers le haut va s'effectuer...

Deuxième puissance économique mondiale, la Chine inquiète par son essor les autres grands acteurs globaux, comme les Etats-Unis et l’Europe. Pourtant, sa croissance bénéficie aussi aux entreprises européennes et, comme le Japon dans les années 1970-80, elle ne constitue pas une menace.

 

La chine ne sera pas une muraille en Occident; Mais une opportunité...

http://www.chine-informations.com/images/upload/view_grande-muraille.jpg


Depuis peu, la Chine est officiellement la deuxième puissance économique de la planète. Pendant le second
trimestre, le pays a produit juste un peu plus de biens et de services que le Japon. Seuls les Etats-Unis font
encore beaucoup mieux, mais Washington ne doit pas se faire trop d’illusions. Avec une croissance moyenne
de 4,25 % par an, selon Goldman Sachs, l’économie américaine va elle aussi, en 2027, devoir s’incliner
devant l’économie chinoise dont la croissance, ces dix dernières années, s’est rarement située au-dessous de 10
%. Le pays produit à présent près de cent fois plus de biens et de services qu’en 1978. Ce qui représente une
croissance moyenne d’un peu plus de 14 % par an. Des chiffres qui frappent l’imagination.


Le plus grand exportateur du monde
Et qui font même peur à beaucoup. La boutade "God made heaven and earth, and everything else is made in
China’" ["Dieu a fait le ciel et la terre, et le reste est made in China"] n’est pas complètement dépourvue de
crainte. La Chine est à présent le plus grand marché automobile du monde. Depuis l’année dernière, on y vend
chaque mois plus de voitures qu’aux Etats-Unis. Actuellement, le pays est aussi le plus grand exportateur du
monde, dépassant même l’Allemagne.


Aucun pays n’achète plus d’acier ou de cuivre sur le marché international des matières premières, et
récemment on a établi que la Chine consommait aussi plus de pétrole que n’importe quel autre pays. Dans de
nombreux domaines, elle progresse irrésistiblement vers la position de tête. Et si le pays ne dispose pas de la
technologie requise, il l’achète tout simplement, comme on l’a encore vu récemment avec la reprise de Volvo
par le chinois Geely.


Mais devons-nous pour autant avoir peur ? N’avions-nous d’ailleurs pas déjà peur dans les années 1980,
lorsque l’économie japonaise gagnait implacablement du terrain alors que le secteur automobile, aussi bien en
Europe qu’en Amérique, semblaient être rayé de la carte ? Mais les marques françaises et allemandes se sont
reprises en main, en confortant leurs points forts – design, technologie, image de marque – et en travaillant
pour améliorer leurs points faibles – la qualité et la productivité. Le défi était énorme, mais les marques
européennes, notamment, sont sorties nettement plus fortes de la lutte.

 

http://images.china.cn/attachement/jpg/site1002/20091001/00114320db410c2e987c05.jpg

 

Un pays toujours en voie de développement
La même chose se passe à présent avec la Chine. Le pays inonde le monde de textiles, meubles, produits
électroniques, vêtements de sport bon marché. Ce qui n’est pas sans avantages. Sans la Chine, nos T-shirts,
nos chaussures de sport et les gadgets d’Apple nous coûteraient nettement plus cher. A court et à moyen terme,
nous devons justement nous réjouir de cette formidable croissance chinoise. Sans elle, l’économie mondiale
serait encore dans une impasse. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
estime que la Chine représentera cette année un tiers de la croissance mondiale.
cliquez le lien en pdf


Pour l’instant, la production chinoise est encore très complémentaire de la production occidentale. Les
produits qui requièrent beaucoup de travail manuel relativement simple sont fabriqués en Chine. Mais lorsque
les choses sont un peu plus complexes, la production reste en occident. Mais pour combien de temps encore ?
Dans un pays comme la Chine, il y a chaque année plus de nouveaux ingénieurs diplômés que dans les Etats-
Unis et l’Europe réunis.

 

http://www.leprogres.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=2782142http://www.linternaute.com/television/magazine/photo/pekin-express-l-aventure-recommence/image/hong-kong-241353.jpg

 

C’est aussi là que réside la grande différence avec le Japon des années 1970 et 1980. Il y a tout simplement dix
fois plus de Chinois que de Japonais et ceci donne au pays un bien plus grand potentiel que dans n’importe
quel autre pays. Il ne faut toutefois pas se faire trop de soucis, estime Carsten Brzeski de la banque ING,
"autrement, la Belgique n’aurait jamais pu survivre entre des voisins puissants et beaucoup plus grands
comme l’Allemagne et la France ".


Pour l’instant, la Chine est encore un colosse aux pieds d’argile. Le pays a peut-être depuis hier la deuxième
économie du monde, mais c’est aussi un pays gigantesque. Si on regarde le PIB par habitant, on constate que
la Chine figure au 127e rang du classement de la Banque Mondiale, après l’Angola et l’Azerbaïdjan.


La Chine est donc toujours un pays en voie de développement. C’est pourquoi, selon les économistes,
l’éventualité que la Chine puisse encore maintenir longtemps le rythme de croissance des trente dernières
années semble mince. L’année passée, des grèves ici et là ont abouti à d’importantes hausses de salaires.
Celles-ci se font au détriment de la compétitivité et donc ralentissent la croissance.

 

Source IHEDN

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE -
CONCEPTS - MISSIONS
N’ayez pas peur de la Chine
Source journal ou site Internet : De Standaard
Date : 31 août 2010
Auteur : Luc Coppens

 

Une autre vision d'un économiste N. Baverez

 

Cette année restera marquée par l'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique
mondiale, loin derrière les Etats-Unis mais devant le Japon. Au deuxième trimestre, le PIB chinois s'est en
effet élevé à 1 336 milliards de dollars (1 053 milliards d'euros) contre 1 288 milliards de dollars pour le
Japon. L'écart ne manquera pas de s'amplifier avec la divergence des rythmes de croissance entre les deux
géants asiatiques (10,3 % contre 0,1 %).


La grande crise de la mondialisation confirme son rôle d'accélérateur de l'histoire, confortant le basculement
du capitalisme universel vers l'Extrême-Orient. D'un côté, le couronnement des "trente prodigieuses" qui ont
vu la Chine multiplier par 90 sa production, avec pour symbole Shanghaï, brillant de tous les feux de son
Exposition universelle, et qui se prépare à succéder à Londres au XIXe siècle et New York au XXe siècle
comme capitale de la mondialisation. De l'autre, le déclin du Japon et de l'Europe, enfermés dans la
déflation, le chômage de masse, le surendettement (200 % du PIB pour le Japon et 100 % pour l'Europe) et le
vieillissement de leur population.


Le miracle des "quatre modernisations" lancées par Deng Xiaoping en 1979 fut fondé sur le rétablissement
de la propriété privée et la conversion au marché, la production manufacturière pour le consommateur
américain et européen, et l'ouverture contrôlée des frontières. Dopées par la non-convertibilité et la sousévaluation
du yuan, les exportations chinoises (36 % du PIB) ont assis leur domination sur le commerce
international, supplantant l'Allemagne et favorisant l'accumulation de 2 400 milliards de dollars de réserves
de change.


Parallèlement, la Chine s'est imposée comme la deuxième destination pour les investissements directs (95
milliards de dollars) après les Etats-Unis, tant pour la compétitivité de ses sites de production que pour
l'accès à son marché, désormais en tête pour les ventes d'automobiles. Quatre entreprises chinoises
(PetroChina, Industrial and Commercial Bank of China, China Mobile et China Construction Bank) figurent
désormais dans les dix premiers groupes mondiaux. Le développement intensif a généré de forts
déséquilibres : entre le capital et le travail, comme entre régions et classes sociales (la caste des nouveaux
millionnaires et la constitution d'une classe moyenne de 300 millions de personnes dans les régions côtières
contrastant avec la misère des campagnes), sans oublier la formation de bulles spéculatives et la dévastation
de l'environnement.


La poursuite du développement reste ainsi soumise à des défis majeurs : le rééquilibrage du modèle
économique vers la consommation intérieure ; l'urbanisation et le vieillissement de la population ; le
rattrapage de la frontière technologique ; la lutte contre la corruption et la garantie d'une sécurité juridique
minimale ; la maîtrise des tensions entre la dynamique de la mondialisation et le nationalisme économique au
service d'une ambition impériale.


UN PAYS ÉMERGÉ
Force est de constater que le développement de la Chine témoigne d'une grande stabilité. La qualité du
pilotage macroéconomique ne peut manquer d'impressionner. Pour enrayer la menace d'une déflation
mondiale, Pékin a initié avec succès le plus vaste plan de relance de la planète, portant sur 40 % du PIB. Le
yuan s'est engagé dans une prudente réévaluation, et s'ouvre à des opérations internationales qui constituent
une première étape vers sa convertibilité. Surtout, alors que la reprise patine aux Etats-Unis, au Japon et en
Europe, la Chine a pris une avance décisive dans la conversion de son modèle. A la suite des mouvements de
grève, le salaire minimum a augmenté de près de 20 % en un an, tandis que se systématisent la couverture
maladie et la retraite. Les bilans des banques sont en cours de restructuration. La protection de
l'environnement est devenue prioritaire, associant la fermeture des installations obsolètes et la conquête d'une
position de leader dans les énergies renouvelables.


En bref, la Chine est un pays émergé et non plus un pays émergent. Le choc que représente sa fulgurante
ascension demeure à la fois sans précédent et sous-estimé. D'un point de vue économique, son avantage ne se
limite pas à la productivité du travail, mais porte aussi sur l'efficacité du capital et la qualité de la recherche.
D'un point de vue social, la réduction de la pauvreté au plan mondial s'accompagne de la déstabilisation des
classes moyennes et de la montée de l'exclusion dans les pays développés.


Du point de vue du développement, une pression croissante est mise sur l'accès aux sources d'énergie et aux
matières premières, expliquant les fusions géantes dans le secteur minier. D'un point de vue politique, la
Chine reste un pays totalitaire et un empire ayant une conception illimitée de sa souveraineté, adossé à un
investissement de défense de plus de 150 milliards de dollars par an. D'un point de vue stratégique, sa
prudence va de pair avec sa volonté d'un leadership global. D'un point de vue moral, Pékin entend
promouvoir un modèle de capitalisme d'Etat et de société contrôlée.


Pour toutes ces raisons, le défi chinois est très différent du miracle japonais, qui s'est déployé dans l'orbite
américaine et n'a jamais cherché à contester la suprématie de Washington. Face aux Etats-Unis, dont les
ambitions sont désormais démesurées par rapport à des moyens minés par leur addiction au crédit et leur
surexpansion militaire, face à une Europe impuissante et sans projet, à un Japon stagnant et de plus en plus
dépendant de son immense voisin, la Chine ne voit dans son statut de deuxième grand qu'une étape vers la
conquête du leadership mondial. Un leadership qu'elle a détenu jusqu'au XVIIIe siècle, mais qui prend une
tout autre signification à l'ère de l'histoire universelle et alors qu'elle persiste dans son refus d'acclimater la
liberté politique.

 

Source journal ou site Internet : Le Monde
Date : 31 août 2010
Auteur : Nicolas Baverez, économiste et historien

11:47 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, europe, usa, économie, japon, crise(s), peur, développement, ocde, croissance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/06/2010

La question du port d'arme....

Avons nous le droit d'être armé?

http://franceusamedia.com/wp/wp-content/uploads/2009/04/virginiatech1.jpg

cliquez, lire Loi en France

56 % des personnes interrogées lors d’un sondage CSA effectué pour Le Parisien sont favorables à l’armement des polices municipales. Une réponse étonnante. Mais un député de la majorité va plus loin, il s’interroge : la possession d’une arme n’est-elle  pas un droit constitutionnel – pour tous les Français ?  Et pour étayer son argumentaire, il rappelle que le comité qui planchait sur la Constitution de 1791, avait prévu un article X qui disait : «Tout citoyen a le droit d’avoir des armes chez lui, et de s’en servir…». Article qui n’a pas été formalisé, tant à l’époque il paraissait évident.

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click to zoom
cliquez, bio sur les armes et +

Franck Malin, avec trois de ses collègues, vient donc de déposer un projet de loi pour modifier radicalement la réglementation sur les armes. Dans le préambule de son exposé, il cite Christian Estrosi (qui représentait Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur) qui clôturait ainsi en 2006 un colloque sur les armes et la sécurité : « Notre société ne réserve pas la possession d’armes aux seules autorités investies d’un pouvoir de contrainte, c’est-à-dire à l’État et autres personnes publiques. Au contraire, il s’agit du privilège d’un pays démocratique que de reconnaître à ses citoyens des motifs légitimes de posséder une arme, que ce soit pour la chasse, le sport ou la collection… » Et dans son projet, le parlementaire regrette que depuis un texte d’exception voté en 1939, ce soit le pouvoir exécutif qui décide de la réglementation sur les armes alors qu’il s’agit, constitutionnellement, du domaine de la loi. En effet, dit-il « les Constituants de 1789 et les rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ont indiqué que le droit pour les citoyens de détenir des armes constituait un droit naturel existant en tout lieu depuis des temps immémoriaux, c’est-à-dire, “un principe supérieur et intangible, qui s’impose non seulement aux autorités d’un État déterminé, mais aux autorités de tous les États” ».

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/03/04/a7a6465c-2711-11df-8615-5e4526a7da83.jpg

cliquez lire info sur les EU, les jeunes, la loi et les armes

Le Code pénal de 1810 rangeait le droit d’avoir une arme parmi les droits civiques, civils et de famille. Et aujourd’hui encore, il est admis que les citoyens ont le droit de se défendre, et concourent, si besoin, à la défense de la Nation. Rappelez-vous l’appel de Michel Debré dans la nuit du 23 avril 1961 : « Dès que les sirènes retentiront, allez-y, à pied ou en voiture… » Il s’agissait pour les Parisiens de s’opposer aux parachutistes attachés au général Salan. Tandis que dans le même temps, place Beauvau, des centaines de personnes faisaient la queue pour qu’on leur donne des armes - qu’ils n’obtiendront d’ailleurs pas. L’Union française des amateurs d’armes, qui se bat depuis longtemps pour une modification de la réglementation, cite les six critères établis par « d’éminents politologues », comme Zbigniew Brzezinski (conseiller à la sécurité du président Jimmy Carter) qui définissent l’installation du totalitarisme dans un pays.


« L’arme symbole de la démocratie ! Je ne sais pas si les Français vont suivre ce raisonnement…

Mais pourquoi des députés montent-ils au créneau sur un tel sujet, alors que l’écho des détonations des Kalachnikovs résonne encore aux oreilles des témoins des fusillades de Villiers-sur-Marne et de Marseille ! Allez, cherchez bien ! Qu’est-ce qui peut faire bouger tant soit peu l’ordonnancement de notre vieux pays ? L’Europe, évidemment. Il s’agit de se mettre en conformité  avec les directives européennes. Raison pour laquelle depuis plusieurs mois, un groupe de travail dirigé par le préfet Patrice Molle planche sur le sujet. Aujourd’hui, les matériels de guerre, armes et munitions sont classés en différentes catégories qui vont, pour le haut de tableau, du char de combat à la lunette de nuit ou au matériel de cryptologie ; et pour le bas du tableau, des armes blanches, aux armes de tir ou de collection. Cette classification, qui ressemble à un inventaire à la Prévert, est tellement alambiquée que personne ne s’y retrouve. Qui peut dire aujourd’hui si la grand-mère qui serre précieusement une bombe aérosol de défense dans son sac est en infraction ou non ?

On irait donc vers une simplification. Certaines armes, comme les armes blanches, les armes de collection, les armes non létales…, pourraient être achetées et détenues librement. On s’acheminerait également vers un assouplissement concernant l’autorisation de port d’arme, qui en France est quasi impossible à obtenir – sauf à avoir le bras long. Je ne sais pas si ces propositions vont aboutir… On a tellement pris l’habitude, après chaque drame, d’entendre dire que la réglementation sur les armes allait être durcie, qu’on est presque à contre-courant. La France est l’un des pays où pratiquement tout est interdit dans ce domaine – et l’on nous dit ces jours-ci, dans la presse, que n’importe qui peut se procurer une Kalachnikov pour moins de mille euros… Alors ?

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200904/01/60416.jpg

 

En Grande-Bretagne, où les règles sont également très dures, un chauffeur de taxi vient de faire un carnage… Alors ? Cette réglementation coûte un fric fou pour la faire respecter et l’on n’y comprend rien. Faut-il la simplifier ? Sans aucun doute. En tout cas, il faut faire la distinction entre celui qui détient une arme pour d’honnêtes raisons (tir, chasse, collection…) et les autres. En revanche, on pourrait utilement réfléchir à un fichier (un de plus) qui répertorierait « l’empreinte » de toutes les armes à feu qui circulent en France, même celles des policiers et des gendarmes.  Au moins, cela faciliterait les enquêtes, et peut-être cela mettrait-il un peu de plomb dans la tête de ceux qui en détiennent une…

Je voulais dire que cela les responsabiliserait  - moi compris. »

Source blog-Le Monde du 6/6 auteur inconnu?

obtenu par l'IHEDN dont je suis membre auditeur

28/05/2010

Question d'interdire l'interdiction; A. Bercoff. Réveillez-vous!

La France à la niche, ouste!!

 

Aujourd'hui, notre pays est occupé doucement, gentiment, insidieusement, par le camp du Bien. La police de la pensée correcte triomphe sur tous les étals médiatico-politiques. Au fur et à mesure des abandons de tout excès polémique, de toute pensée critique, de toute idée non formatée par les utopies droits-de-l'hommistes du côté de la gauche et de l'arnaque financière et publicitaire côté droite, la France se recroqueville. S'emmerde. Se couche. Râle et s'endort en faisant des rêves de star. Semble enfin accomplie la castration de ce peuple français qui, jadis, prenait des bastilles et, il y a encore quelques décennies, faisait mine de défiler pour changer la vie. L'alibi de la crise a bien travaillé : tous à la niche. Et à la censure. Désormais, il est interdit de ne pas interdire.

 

 

click to zoom
cliquez l'image, lire bio

 

 

-Ne fumez plus : cancer du poumon.

-Ne buvez plus : cirrhose du foie.

-Ne baisez plus : sida et autres maladies sexuellement transmissibles (MST).

-Ne mangez plus : pesticides et OGM.

-Ne sortez plus : attentats.

-Ne parlez plus des juifs : vous serez condamné pour antisémitisme.

-Ne caricaturez plus Mahomet : vous serez incendié avant d'être égorgé.

-N'osez plus une plaisanterie sur les gays : l'homophobie vous guette.

-Ne racontez pas une histoire sur les Blacks : vous serez vitupéré raciste à part entière.

 

 

 

 

En revanche, vous pouvez vous en donner à cœur joie sur la pédophilie de l'Eglise. Plus besoin de procureur : les ciseaux travaillent dans les têtes. Identité : mot obscène pour le chœur des vierges de la différence reine et du minoritaire roi ; mot à proscrire pour les pleureuses de l'angélisme compassionnel qui consiste à trouver des excuses, des explications et des alibis pour quiconque psalmodie que la France est une "garce à niquer" ou autre amabilité du même acabit. Etre « franco positif » est devenu, aux yeux de certains, aussi grave qu'être séropositif.

 

 

 

 

Les bonnes âmes de l'antiracisme, considéré comme fonds de commerce, vous proposeront immédiatement un régime à base de fortes amendes, d'une série d'électrochocs et d'excuses publiques, avec fouet et lapidation en cas de récidive. Oser évoquer un rôle "positif" de la présence française outremer, notamment en Afrique du Nord, vous conduira au moins aux travaux forcés, sinon au peloton d'exécution. Il s'agit une fois pour toutes d'arrêter cette démarche imbécile qui consiste à désigner l'Occident des Lumières comme l'épicentre de tous les péchés du monde. Ce qui s'est passé, ce qui se passe au Congo et au Nigeria, au Darfour et au Zimbabwe, en Iran et en Syrie, n'a rien à voir aujourd'hui avec l'Occident, mais bien avec la spécificité d'un certain nombre de dictatures que le boboïsme frileux ne saurait voir. Dans cette société placée sous le règne de la distraction et du renoncement, tout est fait pour nous plonger indéfiniment dans le sommeil hébété des taupes qui ne veulent plus voir que des ébats people, ne plus entendre que des brèves de comptoir complotistes, ne plus dire que ce que leur dicte l'angélisme des notables de la gauche correcte et de la droite congelée. Cependant que progressent les menaces intégristes et totalitaires, nos démocraties s'abandonnent à un masochisme culpabilisé où victimes et bourreaux s'échangent perversement leurs oripeaux, et ce au moment même où se juxtaposent les folies d'un marché sans contrôle et les pulsions mortifères d'un fanatisme sans fin. Il serait temps que la France se réveille...

 

André Bercoff est écrivain, journaliste.

Source: Dans Le Monde du 5 mai, un article étonnant quand on connaît la ligne éditoriale de ce journal.

 
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