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07/09/2011

Jeunesse: Révolution légale ou révolution.....?

La Grande-Bretagne a été touchée au début du mois par des émeutes violentes. Alors que le gouvernement voit dans ces troubles des actes criminels, les experts tentent de montrer les causes profondes de ce malaise social, mettant en garde contre une contagion à l’échelle mondial.

 

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Un commissariat de police éventré, un bus impérial réduit à une carcasse fumante, des magasins d’électronique et de sport saccagés, des bâtiments rasés par les flammes... La Grande-Bretagne a été au début du mois le théâtre d’émeutes, ressemblant, dans certains quartiers, à un champ de bataille. Ces affrontements, parmi les plus violents depuis des années dans la capitale britannique, ont été déclenchés par la mort de Mark Duggan, un père de famille de 29 ans, tué par la police dans l’arrondissement multiethnique de Tottenham, à Londres. Les images « écoeurantes » de jeunes encagoulés détruisant des vitrines de magasin avant de repartir avec des écrans plats ou des paires de baskets montrent qu’une partie de la société est « malade », a estimé le Premier ministre britannique David Cameron. Mais il a refusé d’établir un lien entre les émeutes et le dénuement social des Britanniques, ou de voir dans ce déchaînement de violences l’expression d’une révolte politique. Il ne s’agit « pas de politique ni de manifestation, mais de vol », a-t-il tempêté. Une opinion partagée par 42 % des Britanniques, selon un sondage.

 

Toutefois, l’opposition refuse de s’en tenir à des explications simplistes. « Je pense qu’il s’agit de comportements criminels et il n’y a aucune excuse (...).
Mais je sais qu’il faut aller plus loin », a déclaré le leader de l’opposition Ed Miliband. L’opposition a par exemple mis en cause le gouvernement de David Cameron pour son programme de sévères coupes budgétaires dans les dépenses publiques qui auraient alimenté le ressentiment de populations déjà marginalisées. Il ressort d’un sondage que 50 % des personnes interrogées estiment que la moitié de ces coupes budgétaires a bien contribué au déclenchement des émeutes. « Il y a évidemment une dimension criminelle dans ces émeutes, c’est la dimension finale, mais elles révèlent avant tout des logiques sociales, le sentiment d’être exclu et d’être à la marge du système de consommation », explique el-Yamine Soum, sociologue et chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales. « Il est évident que le bris de vitrines, l’effraction dans des lieux privés, le vol d’objets à l’intérieur de magasins constituent des faits réprimés par le code pénal, en Grande-Bretagne comme ailleurs. Mais je crois que ceci ne change en rien les causes qui me semblent être d’une autre nature », souligne de son côté Michel Fize, sociologue au CNRS et auteur du livre Les bandes. De “l’entre soi adolescent” à “l’autre-ennemi”. En accompagnant leur mouvement de colère d’un certain nombre d’actions parallèles, « les protestataires ont en fait oublié la nature profonde d’une révolte, qui est une forme de soulèvement populaire, à dominante juvénile ». M. Fize rappelle que la plupart de ces protestataires appartiennent plutôt à la catégorie des moins de 25 ou des moins de 30 ans. « Ils sont majoritairement de condition populaire, et un certain nombred’entre d’eux sont d’origine immigrée. Néanmoins, pour confirmer le caractère juvénile du soulèvement, les procès qui ont lieu actuellement montrent bien qu’on est loin du cliché d’émeute raciale, selon les termes anglais, puisqu’il semblerait même que la majorité des accusés sont des Blancs et non des Noirs. Ce sont des jeunes en grande difficulté économique, soit au chômage, soit à petits revenus », estime M. Fize. Une explication reprise par el- Yamine Soum, qui ajoute qu’en plus des jeunes, il y a également des personnes insérées économiquement, « ce qu’on appelle les “working poor”, ceux qui travaillent mais qui n’arrivent pas forcément à finir leur fin de mois. Paradoxalement, le rôle des gangs a été évoqué mais « il semblerait qu’ils étaient en retrait par rapport aux émeutes, craignant d’être pris la main dans le sac. C’est quand même un phénomène beaucoup plus spontané que ce que pourraient être par exemple des bandes organisées telles que des mafias ou des gangs », indique M. Soum.

 

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Les motivations
Ces jeunes sont donc dans des situations scolaires et professionnelles difficiles. Pour Michel Fize, il y a trois motivations derrière ces émeutes. Tout d’abord, « une dimension conjoncturelle, qui renvoie à l’élément déclencheur de ces événements », est à prendre en compte (en l’occurrence ce jeune père de famille de 29 ans, interpellé et tué dans des circonstances suffisamment obscures). » Le détonateur, comme pour les émeutes françaises de 2005, est toujours le même, c’est un incident avéré ou pas avec la police. La première motivation de ces jeunes a été de vouloir en découdre avec la police et d’établir un rapport de force contre elle, étant – beaucoup de jeunes l’ont dit – humiliés au quotidien, harcelés, interpellés et victimes d’actes racistes. Donc pour le coup, c’est une vengeance collective, évidemment rendue possible par le nombre », explique M. Fize. Deuxièmement, en s’attaquant aux forces de l’ordre, c’est en fait l’État qui est indirectement attaqué. « Derrière ces événements, il y a en outre la dénonciation de la classe politique, incapable de résoudre les problèmes de ces jeunes. Avec tout le discours habituel d’une classe politique loin des réalités sociales, corrompue, dont les liens avec l’argent sont décidément trop étroits, etc. », indique M. Fize Enfin, « c’est une révolte de la colère, de jeunes frustrés d’être sans emploi ou d’être là avec de petits emplois et de petits revenus ne pouvant pas acheter ce que toute cette société d’hyperconsommation offre quotidiennement. Et là il y a un discours, qui est presque même très marxiste, d’un certain nombre de ces jeunes. « En volant, on récupère ces marchandises que finalement les patrons nous volent », poursuit l’expert.


Un message avant tout politique
Ces jeunes apparaissent finalement un peu comme « les porte-parole de toutes ces personnes qui souffrent, quel que soit leur âge, de toutes ces familles qui sont en difficulté. Ces jeunes, malgré eux peut-être, forment une sorte d’avant-garde de la protestation sociale », souligne M. Fize. Certains disent que cette situation ne se prête pas à « parler de soulèvement populaire parce qu’il n’y a pas une conscience politique ». « Il est vrai qu’on n’est pas dans la conscience d’une classe ouvrière meurtrie, comme on l’aurait dit autrefois, mais il y a bien une conscience, au moins pour une partie de ces jeunes (ceux qui sont d’origine immigrée), d’une humiliation raciale au quotidien. La conscience de cette catégorie de personnes qui est soumise à un mauvais traitement de la part de cette société existe donc. Et au-delà, il y a bien la conscience de ce qu’on appelle la jeunesse, principalement des milieux populaires, mais pas exclusivement, qu’il y a bien une situation d’une gravité qui peut justifier que pour se faire entendre, on a besoin de recourir à la violence », insiste le sociologue du CNRS.

 

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Quelle serait la solution ?
Face à ces violences, David Cameron a promis de tout mettre en oeuvre pour ramener l’ordre dans les rues. Il avait notamment annoncé des renforts policiers, portant les effectifs policiers de Londres de 6 000 à 16 000 hommes. Il a en outre demandé une justice rapide pour les personnes arrêtées. Cette réponse policière est légitime du point de vue d’un « État qui doit avoir le monopole de la violence », pour reprendre la définition de Max Weber, indique M. Soum. Toutefois, mobiliser la police avec des méthodes proches de l’armée, des hélicoptères et de grands moyens n’est pas la meilleure solution. Du point de vue de l’État, le mieux c’est d’avoir des unités mobiles, capables de répondre au terrain. Michel Fiz estime de son côté que « la position de M. Cameron – comme celle de Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur en 2005 – est d’abord de la communication politique. Il s’agit de ramener l’ordre à la fois en faisant peur et en rassurant l’opinion publique, mais cette politique réussit à rétablir l’ordre provisoirement ». « Il faut une réponse de compréhension pour savoir pourquoi les Britanniques ont dû faire face à ces émeutes et ensuite s’interroger s’il n’y a pas de conséquences liées aux coupes budgétaires sur tout l’aspect social de l’État anglais, qui touche en premier lieu les classes les plus pauvres », indique de son côté M. Soum. Michel Fize suggère quant à lui qu’il serait sage que le gouvernement britannique ouvre une procédure de médiation avec ces jeunes, « cela serait une manière de reconnaître la gravité de leur situation parce que là, on les stigmatise un peu plus, en feignant d’oublier qu’ils ont quand même de bonnes raisons d’être en colère. Il faudrait mettre autour d’une table le gouvernement, la jeunesse, désigner un médiateur (une personne neutre) qui essaierait d’aider les deux parties en conflit à trouver des solutions à leurs problèmes ».


Par ailleurs, « il faudrait mettre en place de grands programmes nationaux (et cela vaut pour
tous les gouvernements du monde) d’insertion économique des jeunes. On a pu dire ici ou là que tout ceci est un problème d’éducation, mais je n’en suis pas certain. On a des systèmes qui fonctionnent pas si mal que ça, mais qui sont complètement décrochés du monde de l’entreprise. Les jeunes, quand ils ont fait des études, ont besoin d’être employés.

 

Le fait est que si on n’arrive pas à résoudre les problèmes d’autonomie de ces jeunes, les raisons qui ont provoqué les colères n’étant pas changées, les événements du début de mois se reproduiront », met en garde Michel Fize.

 

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La ville, un espace de conflits au XXIe siècle
Prévisibles, les derniers événements se reproduiront. « C’est un phénomène classique qui touche et qui touchera de plus en plus les grandes villes parce que ce sont des espaces de ségrégation entre des quartiers riches et des quartiers pauvres. On pouvait s’y attendre d’autant plus que la configuration de Londres est un entrelacement entre les quartiers riches et les quartiers pauvres. La ville sera un espace de conflits au XXIe siècle, ce qu’on observe déjà dans des pays d’Amérique centrale ou d’Amérique du Sud, avec des phénomènes parfois qu’on qualifie de guérilla urbaine », souligne el-Yamine Soum. Une déclaration confirmée par Michel Fize pour qui ce type de violence est tout sauf imprévisible. « La seule inconnue, c’est évidemment la date précise, néanmoins on est presque certain que si les conditions de vie de ces jeunes ne changent pas, au moindre autre détonateur on aura effectivement la même réaction. Cela vaut aussi pour les banlieues françaises. Depuis 2005, rien n’a véritablement changé dans la vie de ces jeunes. On a amélioré un petit peu l’habitat, on a injecté un petit peu d’argent dans ces communes en difficulté, mais pas suffisamment pour résoudre vraiment un problème qui reste d’une très grande gravité. Oui, des émeutes en France peuvent se reproduire s’il y a un incident grave, notamment avec les forces de police. »


Et cela peut se produire un petit peu partout. M. Fize rappelle qu’il y a aujourd’hui un mouvement des indignés en Israël, qu’au Chili des jeunes protestent et revendiquent une éducation gratuite. « On s’aperçoit qu’il y a bien une révolte mondiale de la jeunesse parce que les jeunes où qu’ils se trouvent rencontrent à peu près toujours les mêmes difficultés (soit la difficulté d’accéder à l’éducation, soit, pour la quasi-totalité des jeunes dans le monde, des difficultés pour trouver un travail et donc du chômage massif). Là où c’est particulièrement problématique, c’est que cela concerne aujourd’hui de plus en plus les diplômés. Il n’y a plus que les jeunes non qualifiés qui sont au chômage, mais également des diplômés, voire même des surdiplômés, qui le sont également. Il y a donc actuellement, dans le monde, un problème de la jeunesse », conclut Michel Fize.

 

Vers une révolte mondiale de la jeunesse ?
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 22 août 2011
Auteur : Karine Jammal

12:34 Écrit par HUMANITAS dans Socièté | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : violence, grande-bretagne, uk, révolution, cités, urbanisme, chômage, éducation, pauvreté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/06/2011

Bientôt la faim du monde! Ecolo et OGM?

Pour nourrir les neuf milliards d'habitants de la planète en 2050, une réforme majeure du système alimentaire mondial s'impose alors que les récoltes de certaines régions sont menacées par le réchauffement climatique, a averti mardi l'organisation humanitaire Oxfam.

 

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Si rien n'est fait, le prix de certaines denrées alimentaires comme le maïs aura plus que doublé d'ici 2030, frappant en premier les plus pauvres qui dépensent déjà jusqu'à 80% de leurs revenus pour se nourrir, selon le rapport de l'ONG britannique. "Le système alimentaire ploie sous l'intense pression du changement climatique, de la dégradation écologique, de la croissance démographique, de la hausse des prix de l'énergie, de l'augmentation de la demande de viande et de produits laitiers, de la concurrence pour l'obtention de terres pour produire des biocarburants, de l'industrialisation et de l'urbanisation", selon le document.


Alors que plus de 900 millions de personnes sur une population mondiale de 6,9 milliards souffrent déjà de la faim aujourd'hui, le nombre des victimes pourrait s'accroître rapidement lorsque la "catastrophe annoncée" aura frappé d'ici 2050 avec un bond prévu de 70% de la demande de produits alimentaires, a estimé Oxfam. "Notre capacité à augmenter la production alimentaire est en déclin et le taux moyen de croissance des rendements agricoles a diminué de près de moitié depuis 1990 et devrait continuer à diminuer pour atteindre moins de 1% dans la prochaine décennie", a averti le rapport intitulé "Cultiver un avenir meilleur".

 

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Les récentes périodes de sécheresses et autres incidents climatiques dans le monde "laissent augurer d'une baisse de la production céréalière et donc d'une nouvelle hausse des prix agricoles", a noté Jean-Cyril Dagorn d'Oxfam France. A l'approche du G20 agricole (à Paris les 22 et 23 juin), Oxfam a lancé un appel à "enrayer la spéculation sur les denrées agricoles et alimentaires et relever le défi alimentaire mondial". Selon l'ONG, la réforme du système alimentaire doit passer par davantage d'investissements dans l'agriculture paysanne et familiale, la valorisation des ressources naturelles, un meilleur accès aux marchés pour les petits exploitants, la lutte contre le gaspillage, d'eau notamment, et l'arrêt des subventions à la production de bio-carburants dans les pays riches. Le rapport a également réclamé l'arrêt de la domination de quelques grandes multinationales sur le marché des matières premières agricoles et des semences. Prenant l'exemple de l'Inde, Oxfam a rappelé que la croissance économique y a plus que doublé entre 1990 et 2005 mais que le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 65 millions. En effet, les populations pauvres en milieu rural restent exclues du développement économique. En parallèle, l'engouement des Etats- Unis pour le bio-éthanol a conduit à utiliser 15% du maïs mondial pour en faire du carburant, même en période de forte crise alimentaire. Et l'ONG de rappeler que la quantité de céréales nécessaires pour faire le plein d'éthanol d'un véhicule 4x4 peut nourrir une personne pendant un an.

Un débat est lancé sur L&L, voir commentaires, vous pouvez y participer: http://www.lumieres-et-liberte.org/article-bientot-la-faim-du-monde-ecolo-et-ogm-75339965.html

La faim dans le monde, une catastrophe annoncée d’ici 2050, si rien n’est fait
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 31 mai 2011

19/04/2011

Inde. Yunus dérangerait-il certains pouvoirs en place?

En décembre 2010, Muhammad Yunus, pionnier du microcrédit, fondateur de la Grameen Bank et lauréat du prix Nobel de la paix, s’est vu traiter de “sangsue” par Sheikh Hasina, le Premier ministre du Bangladesh.

 

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Elle l’a accusé de s’enrichir sur le dos des pauvres en les enfermant dans l’endettement. Le réquisitoire sans nuances de Madame le chef du gouvernement contre la plus grande célébrité du pays a été déclenché par un documentaire, Fanget I Mikrogjeld [Prisonnier du microcrédit], diffusé en Norvège le 30 novembre 2010. Le microcrédit en tant que modèle de lutte contre la pauvreté y était durement critiqué. Les autorités locales ont donc décidé de prendre des mesures. Le 2 mars, la banque centrale a publié une lettre par laquelle Yunus est tout simplement congédié de son poste de directeur général de la banque. Yunus a saisi la Haute Cour de Dacca pour obtenir l’annulation de cette décision, mais celle-ci a été maintenue au motif que l’intéressé avait dépassé la limite d’âge de 60 ans prévue par le droit bancaire [Yunus a fait appel le 9 mars auprès de la Cour suprême du Bangladesh. Celle-ci a rejeté la requête et confirmé son limogeage le 5 avril]. Ces attaques contre Yunus ont plusieurs conséquences qui vont bien au-delà de sa personne. Que va-t-il advenir de la Grameen Bank ? Va-t-elle être entièrement nationalisée ? La Grameen Bank est une institution unique en son genre, dans la mesure où elle appartient à ses 8,3 millions d’emprunteurs, qui sont ses actionnaires et ont 9 représentants siégeant au conseil d’administration, lequel compte 12 membres. Il est à craindre qu’après le renvoi de Yunus le gouvernement ne mette la Grameen Bank sous tutelle et ne détruise par conséquent ce qui fait sa réussite. Avec 8,3 millions d’emprunteurs pauvres, dont 95 % de femmes, et avec chaque mois une mise à disposition de 10 milliards de takas [95 millions d’euros] de prêts, cette banque est une institution gigantesque. Reste la grande question de l’avenir du microcrédit lui-même. Si, comme l’affirme le Premier ministre Sheikh Hasina, le microcrédit n’aide pas les pauvres mais les entraîne plus avant dans la spirale de l’endettement, que vont devenir les autres institutions de microfinance ? Le gouvernement de Sheikh Hasina va-t-il à terme imposer des taux d’intérêt plus faibles au microcrédit ? Le problème des taux d’intérêt élevés est l’un des sujets favoris de ceux qui veulent dénigrer Yunus et la Grameen Bank. Loin de faire l’objet d’une vraie réflexion, la question des taux d’intérêt a donné lieu à des débats populistes. En fait, l’un des “crimes” dont on accuse Yunus est de ne pas afficher son soutien à tel ou tel parti politique, et même d’être “hostile” à l’actuel gouvernement. Une chose est sûre, le Pr Yunus restera à jamais dans le coeur des Bangladais comme l’homme qui a enthousiasmé la planète entière par son action dans la lutte contre la pauvreté et comme celui qui a valu à son pays le plus grand respect et le plus grand honneur.


CONTEXTE
Le microcrédit, innovation majeure en termes de lutte contre la pauvreté, a été fortement critiqué ces derniers mois. Les deux plus grosses institutions de microfinance d’Inde, SKS et Spandana, ont été accusées de pratiquer des taux d’intérêt “usuraires”, qui vont de 24 % à 40 %. Les taux d’intérêt élevés ne sont pas non plus une pratique étrangère à la Grameen Bank, la première banque à avoir accordé des prêts aux plus pauvres. Mais il faut également rappeler que les usuriers dans les villages pratiquent des taux d’intérêt bien plus élevés, allant jusqu’à 100 %. La Grameen Bank compte aujourd’hui plus de 100 millions de clients dans les pays les plus pauvres de la planète.

 

Bengladesh : qui veut la peau de Yunus ?
Source, journal ou site Internet : The Indian Express
Date : 14 avril 2011
Auteur : Mahfuz Anam

22/02/2011

L'économie verte doit-on y croire, ou est-ce un leurre?

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, il n’y a pas d’opposition entre environnement et croissance économique, et les pays en développement profiteront autant que les autres de la conversion à une économie verte.

 

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Ce 21 février à Nairobi (Kenya), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) présente un nouveau rapport démontrant que l'économie verte prolonge le développement durable en rétablissant l'équilibre entre ses trois piliers (économique, social, environnemental). Le PNUE définit l'économie verte comme une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l'équité sociale, tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Pour Sylvie Lemmet, directrice de la direction technologie, industrie et économie du PNUE, "comme la croissance repose sur les ressources naturelles, il n'y aura pas de croissance si l'économie n'est pas verte".

 

Concrètement, une économie verte est une économie dont les revenus et les emplois sont créés par des investissements qui réduisent les émissions de CO2 et la pollution, améliorent le rendement des ressources, et empêchent la perte de la biodiversité et des services écosystémiques. Les créations d'emplois seront nombreuses, 20% de plus que par rapport au maintien du statu quo d'ici à 2050. Le concept d'économie verte a pris son essor dans le contexte de la crise financière, autour de l'Initiative pour une économie verte, lancée par les Nations unies en 2008 (news 6080).


Sur la base de plusieurs études, le PNUE a calculé que la demande de financement annuelle pour le verdissement de l'économie mondiale se situait aux alentours de 1,05 à 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc possible par l'allocation de l'équivalent de 2% du PIB (1.300 milliards de dollars par an) investis dans le verdissement de dix secteurs clés entre 2010 et 2050.


Dix secteurs clés
Les investissements seraient répartis dans dix secteurs : 108 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité des systèmes agricoles, petites exploitations comprises ; 134 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité énergétique et construire des bâtiments verts ; plus de 360 milliards de dollars pour lancer les énergies renouvelables ; près de 110 milliards de dollars dans le verdissement de la pêche, comprenant une baisse de la capacité des flottes mondiales ; 15 milliards de dollars dans le verdissement de la foresterie ; plus de 75 milliards de dollars dans le verdissement des activités industrielles ; 135 milliards pour le tourisme "vert", 190 milliards pour les transports non motorisés et les carburants propres, 110 milliards pour les déchets et le recyclage, et un montant du même ordre dans le secteur de l'eau et l'assainissement. Pour résumer, environ la moitié de cet investissement vert serait allouée à l'efficacité énergétique, notamment aux bâtiments, à l'industrie et aux transports, ainsi qu'au développement de sources d'énergie renouvelables. Le reste serait consacré à l'amélioration de la gestion des déchets, aux infrastructures de transport public et à un ensemble de secteurs fondés sur les ressources naturelles, tels que l'agriculture, la pêche, la foresterie et l'approvisionnement en eau. Le PNUE conclut son étude par l'affirmation que la croissance resterait identique sur la période 2011-2050 à celle d'un statu quo optimiste, "tout en évitant d'importants inconvénients tels que les effets du changement climatique, une plus grande rareté de l'eau et la perte de services environnementaux".


Dans le scénario du PNUE, la demande en énergie primaire retrouverait les niveaux actuels en 2050, soit 40% de moins que les prévisions des scénarios business-as-usual. La combinaison de mesures touchant à l'offre et à la demande réduirait les coûts énergétiques dans les prochaines décennies. La vulnérabilité de l'économie mondiale vis-à-vis de chocs énergétiques potentiels serait atténuée, ce qui "contribuerait à la stabilité de la croissance économique". Les économies sur le capital et le coût des combustibles pour la production d'électricité sont estimés à 760 milliards de dollars par an en moyenne entre 2010 et 2050.

 

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L'économie verte joue un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté
Dans les pays à faible revenu, les ressources naturelles constituent une composante majeure des moyens d'existence des communautés rurales. La qualité des écosystèmes les protège en cas de catastrophes naturelles et de chocs économiques. Dans ces pays, la gestion intégrée des nuisibles, le travail minimal du sol, l'agroforesterie, l'aquaculture, la récupération de l'eau et l'élevage intégré améliorent l'offre de services environnementaux essentiels à la durabilité des petites exploitations agricoles. La transition vers une économie verte s'accompagne d'une hausse des investissements dans les ressources naturelles qu'utilisent les pauvres pour gagner leur vie. Elle améliore les moyens d'existence dans de nombreuses régions à faible revenu. Le National Rural Employment Guarantee Act indien de 2006 en donne un exemple : ce dispositif de protection sociale et de sécurisation des moyens d'existence des pauvres ruraux investit dans la protection et la restauration du capital naturel. De même, les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle dans l'élimination de la pauvreté énergétique. Au Bangladesh, le programme "Grameen Shakti" est l'une des sociétés d'énergies renouvelables basées en zone rurale à la croissance la plus rapide. Forte du réseau de microcrédit et de l'expérience de Grameen Bank, Grameen Shakti propose différentes formules financières de crédit à des conditions favorables afin que les populations rurales puissent accéder à des kits photovoltaïques (Solar Home Systems). Fin 2009, plus de 320.000 de ces kits avaient été posés en plus des centrales au biogaz et de cuisines améliorées. Les conditions favorables à la transition vers une économie verte sont connues et incombent en majeure partie aux gouvernements : mettre en place des cadres réglementaires solides, accorder la priorité aux investissements publics dans les domaines qui favorisent la conversion écologique des secteurs économiques, limiter les dépenses dans les domaines qui épuisent le capital naturel, recourir à la fiscalité et aux instruments économiques pour modifier les préférences des consommateurs, investir dans le renforcement des capacités et la formation et renforcer la gouvernance internationale.

 

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Le PNUE publie un nouveau rapport sur l’économie verte
Source, journal ou site Internet : actu-environnement
Date : 21 février 2011
Auteur : Agnès Sinaï

22/09/2010

Notre Terre et notre Démographie à venir...et l' Etre ?

"To be or not to be" Shakespeare

 

 

PLANETE TERRE

 

Le manteau et le noyau terrestre se côtoient à 2 900 kilomètres sous nos pieds au niveau d'une zone encore mystérieuse. Une équipe de géophysiciens vient de vérifier que la fusion partielle du manteau est possible dans cette région lorsque la température avoisine 4 200 kelvins, ce qui renforce l'hypothèse d'un océan magmatique profond. L'originalité des travaux menés par des chercheurs de l'Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés (CNRS/UPMC/Université Paris Diderot/Institut de Physique du Globe/IRD), réside notamment dans l'utilisation de la diffraction de rayons X, sur une source de lumière de l'European Synchrotron Radiation Facility de Grenoble. Publiés dans Science le 17 septembre 2010, ces résultats auront des répercutions sur la compréhension de la dynamique, de la composition et de la formation des profondeurs de notre planète.

 

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Au dessus du noyau externe de la Terre constitué de fer liquide, le manteau solide est composé pour l'essentiel d'oxydes de magnésium, de fer et de silicium. Leur frontière, située à 2900 kilomètres sous nos pieds, intrigue fortement les géophysiciens.


Avec une pression de près de 1,4 million de fois la pression atmosphérique et une température de plus de 4000 kelvins, cette région est en effet le siège de réactions chimiques et de changements d'état de la matière encore méconnus. Tous les sismologues
qui ont étudié la question ont constaté une brusque diminution de la vitesse des ondes sismiques, qui atteint parfois 30 % lorsqu'on s'approche à quelques kilomètres de cette frontière. Depuis près de 15 ans, ce constat a conduit à formuler l'hypothèse, aujourd'hui
vérifiée, de la fonte partielle du manteau terrestre au niveau de cette frontière manteau-noyau.

 

http://www.astronoo.com/images/images_planetes/terreStructure.gif


Pour accéder aux profondeurs de la Terre, les scientifiques disposent non seulement d'images sismologiques mais également d'une technique expérimentale précieuse : les cellules à enclumes de diamants(1) couplées à un chauffage laser. Cet instrument permet de recréer les mêmes conditions de pression et de température que celles régnant à l'intérieur de la Terre, sur des échantillons de matière de quelques microns. C'est cette technique qu'ont employée les chercheurs de l'Institut de minéralogie et de physique des milieux condensés(2) sur des échantillons naturels représentatifs du manteau terrestre qu'ils ont soumis à des pressions de plus de 140 gigapascals (soit 1,4 millions de fois la pression atmosphérique) et des températures de plus de 5 000 kelvins.

 

L'une des nouveautés : l'utilisation de la diffraction de rayons X(3) au sein de l'anneau synchrotron européen ESRF. Ainsi, les scientifiques ont déterminé quelles phases minérales fondaient en premier et ont établi, sans extrapolation, des courbes de fusion du manteau terrestre profond (c'est-à-dire la caractérisation du passage de l'état solide à un état partiellement liquide). Leurs observations montrent que la fusion partielle du manteau est possible, dès lors que la température approche 4 200 kelvins. Ces expériences prouvent également que les liquides produits lors de cette fusion partielle sont denses, et qu'ils peuvent entraîner de nombreux éléments chimiques parmi lesquels des marqueurs importants de la dynamique du manteau terrestre.

 

Ces études permettront aux géophysiciens et géochimistes de mieux connaître les mécanismes de différenciation de la Terre et l'histoire de sa formation commencée il y a quelques 4,5 milliards d'années.


Quand le manteau de la Terre rencontre son noyau
Source journal ou site Internet : communiqué du CNRS
Date : 17 septembre 2010

 

DEMOGRAPHIE

 

La population mondiale pourrait dépasser les 9 milliards d'être humains en 2050 © SIPA Nombreux sont ceux qui considèrent que la croissance démographique est un tabou, un sujet intimement lié aux problèmes de pauvreté et d'environnement mais soigneusement ignoré lorsque les dirigeants de la planète se rencontrent. « Quand les objectifs du millénaire pour le développement ont été adoptés (en 2000), il n'y avait pas un objectif concernant la population ou l'accès à la planification familiale », constate Alex Ezeh, directeur exécutif du Centre de recherche sur les populations et la santé en Afrique (APHRC) de Nairobi. « Cela a été une grosse erreur. Le monde ne se réveille que maintenant », regrette-t-il.

 

http://www.arbredespossibles.com/Images/AfricanCrowd_big.jpghttp://media.paperblog.fr/i/282/2829389/demographie-mondiale-L-1.jpeg


Les acteurs des questions de population soulignent qu'une forte pression démographique va souvent de pair avec les problèmes abordés la semaine prochaine à New York. (lire ci-dessous de l'article ici) Dans les pays pauvres, une croissance démographique galopante met à rude épreuve les infrastructures, la santé et l'éducation, tout en augmentant le risque environnemental et la vulnérabilité aux effets du changement climatique.


Et ce alors que la population mondiale, de 6,8 milliards d'individus aujourd'hui, pourrait dépasser les 9 milliards en 2050, avec une très large majorité vivant dans les pays aujourd'hui en voie de développement.


Même des investissements minimes dans l'accès à la contraception, l'amélioration de l'éducation sexuelle ou la promotion de la liberté de choix des femmes en matière de procréation pourraient être bénéfiques.
« Chaque dollar dépensé dans la planification familiale peut permettre d'économiser jusqu'à 31 dollars en soins, eau, éducation, habitat et autres dépenses », estiment huit experts dans le dernier numéro de journal Science. Et pourtant, remarquent les plus critiques, l'engagement politique a toujours été timide, inexistant voire délibérément étouffé au plus haut niveau.

 

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Ce n'est qu'après des protestations qu'un objectif traitant des questions de population avait été ajouté, en 2007, aux OMD : rendre l’accès à la médecine procréative universel d'ici à 2015. « Comme nous avons démarré sept ans en retard, le résultat est extrêmement décevant : 215 millions de femmes ont un besoin de planification familiale non satisfait », affirme Gill Greer, la directrice générale de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF) dont le siège est à Londres : Les dépenses globales dans la planification familiale ont diminué de moitié à la suite de son absence dans les objectifs du millénaire, et,
aujourd'hui encore, « il existe une réticence » à aborder le sujet.


Un silence assourdissant que certains attribuent en partie à l'influence de l'Eglise catholique et des évangélistes présents dans l'ancienne administration américaine Bush, note Mme Greer. Mais certains précédents, comme les stérilisations forcées en Inde dans les années 70, ou les controverses nées de la politique chinoise de l'enfant unique sont aussi de possibles freins. « Nous pouvons commencer à agir maintenant, de façon concrète », veut croire Andrew Dorward, professeur de développement économique à la School of Oriental and African Studies de l'Université de Londres. « Ca ne suffit pas de dire qu'être 9 milliards en 2050 va être un problème. Il faut commencer à y travailler maintenant.

 

Source IHEDN

ENJEUX DE LA DEFENSE - DOCTRINE - CONCEPTS - MISSIONS
La démographie, un enjeu de taille
Source journal ou site Internet : France Soir
Date : 19 septembre 2010

 

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" To have or not to have" Alain

 

 

Le sommet de New-York

 

ASSEMBLÉE ANNUELLE DES NATIONS UNIES

 

La session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies s’ouvre jeudi à New York avec à son ordre du jour les grandes crises mondiales telles que le Moyen-Orient, la non-prolifération nucléaire, l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan. La grandmesse réunira pendant une dizaine de jours les chefs d’Etat et de gouvernement des 192 pays membres de l’ONU qui s’exprimeront à tour de rôle. Certains pays ne seront représentés que par des responsables subalternes: La Corée du Nord n’envoie, par exemple, que son ministre adjoint des Affaires étrangères.


Les Etats-Unis seront les troisièmes à s’exprimer devant l’Assemblée générale après le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et le Brésil. Le discours du président Barack Obama, qui arrive à New York mercredi, est très attendu. Il ne manquera pas de marquer
l’ensemble des débats. Un haut responsable américain a souligné que les grandes questions intéressant les Etats-Unis étaient le Moyen-Orient, la non-prolifération nucléaire avec le cas de l’Iran et celui de la Corée du Nord, l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan.


Ces thèmes seront privilégiés par les pays occidentaux en général. Il faut y ajouter notamment ceux de la gouvernance financière internationale, la République démocratique du Congo, et le changement climatique à l’approche du prochain sommet de l’ONU de
Cancun (Mexique), en décembre. «Le Soudan sera un gros sujet. A l’approche de deux référendums en janvier prochain qui pourraient consacrer la sécession du Sud, la communauté internationale aura pour devoir de témoigner son soutien à ce processus», a
souligné un diplomate occidental. Un haut responsable américain a expliqué que l’Occident aurait la possibilité d’imposer «une large panoplie de sanctions unilatérales ou multilatérales» si le Nord n’accepte pas les résultats des référendums. Les Sud-Soudanais
doivent voter le 9 janvier au référendum au cours duquel ils auront à choisir entre leur indépendance et le maintien de l’unité avec le reste du Soudan. Un deuxième référendum doit se tenir dans la région d’Abyei qui devra choisir entre le Nord et le Sud.


Une réunion du P5+1 sur l’Iran (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine + Allemagne) se tiendra également en marge des débats. Cette réunion sera l’occasion renouvelée d’exprimer l’inquiétude des six pays sur les violations répétées par l’Iran des
résolutions de l’ONU sur son programme nucléaire. Comme l’an dernier, le discours du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, sera écouté avec attention. Sa participation à une réunion sur le désarmement le 24, d’abord annoncée, n’a pas été confirmée.
Il doit longuement rencontrer la presse la veille. Le président français, Nicolas Sarkozy, ne sera présent que le lundi 20, précédé par un week-end privé à New York où réside un de ses fils. Il sera ensuite représenté par son ministre des Affaires étrangères, Bernard
Kouchner. Les débats de l’Assemblée générale seront précédés de trois jours de sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Outre la réduction de moitié de la pauvreté extrême dans le monde d’ici à 2015, les OMD, fixés en 2000, visent à assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le sida, le paludisme et d’autres maladies, préserver l’environnement et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

13:41 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planète, terre, démographie, pauvreté, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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