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13/08/2011

Les énergies alternatives, parlons en!!!

Les politiciens de divers pays, effrayés par l’accident à la centrale nucléaire japonaise, ont annoncé le refus catégorique de recourir plus longtemps à l’énergie nucléaire. Toute la machine de propagande s’est tournée vers les énergies alternatives. Et les gens y ont cru.

 

 

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Mais qu'en est-il de l'aptitude à la réflexion? Les sources d’énergie alternatives sont une bonne chose, mais instable. Prenons le cas de l'énergie éolienne: si le vent souffle, il y a de la lumière, si le vent de souffle pas, vous pouvez allumer les bougies et mettre les denrées moisies que contenait le réfrigérateur à la poubelle. L’énergie marémotrice est plus stable que le vent, mais combien de centrales marémotrices faut-il pour alimenter ne serait-ce qu'une ville moyenne? Sans parler des biocarburants, qui génèrent un véritable pillage des ressources du sol, de même qu'une déforestation catastrophique, pointée du doigt par l’organisation Greenpeace, qu’il est pourtant difficile de qualifier d'opposant au développement des énergies renouvelables. Faut-il préciser que l’épuisement du sol est susceptible de conduire littéralement l'humanité à la famine? Bien sûr, pour supprimer les effets négatifs des énergies alternatives, il est prévu d’augmenter la production d’énergie fossile, gaz et charbon principalement. Et, par conséquent, augmenter considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Bien sûr, tous ces aspects, ainsi que d’autres facteurs négatifs découlant des énergies alternatives, ne signifie pas que la nécessité de leur développement n'est plus à l'ordre du jour.


Ces sources d'énergie sont indispensables et leur développement en Russie et trop faible. Mais les sources d’énergies renouvelables, sous leur forme actuelle, ne sont pas la panacée contre les centrales nucléaires. Le problème du développement des sources d'énergies renouvelables pourrait être entièrement résolu à la seule condition que d'importants systèmes de stockage de l'énergie produite voient le jour. Et pour l’instant, on n'évoque de telles technologies que dans une perspective de très long terme. On attend également l’achèvement du projet du réacteur à fusion thermonucléaire expérimental ITER.

 

Mais il s’agit une fois de plus de nucléaire civil.
Ne laissez personne jouer avec vos phobies. Pensez de manière autonome.

 

Les énergies alternatives : un idéal qui ne fonctionne pas
Source, journal ou site Internet : RIA novosti
Date : 22 juillet 2011
Auteur : Andréï Raznitchenko

15:29 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement, écologie, nucléaire, énergie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/03/2011

Japon/nucléaire: La robotique française non retenue!

Proposés par Intra, le GIE d’EDF, d’Areva et du CEA, pour intervenir à Fukushima, les robots spécialisés dans les accidents nucléaires majeurs ont été jugés « inadaptés » par les Japonais.

 

http://www.groupe-intra.com/images/engins/eros-video.jpg

 

Vendredi, EDF annonçait l’envoi pour le week-end suivant de 130 tonnes de matériel du GIE Intra, à bord d’un Antonov 225 à destination de l’aéroport Tokyo-Narita. Le groupe Intra (Groupement d’intérêt économique d’intervention robotique sur les accidents nucléaires), détenu à 50% par EDF, 37,5% par le CEA et 12,5% par le CEA et Areva, est installé à proximité du CNPE de Chinon (Indre-et-Loire), dans une partie désaffectée de la centrale nucléaire de Chinon.


EDF précisait à propos d’Intra:


« Il a en charge la conception, l’exploitation et la mise à disposition d’une flotte d’engins robotisés capables d’intervenir à la place de l’homme en cas d’accident nucléaire majeur, dans et autour des bâtiments industriels. La cargaison comprendra du matériel permettant d’intervenir en urgence en milieu radiologiquement hostile, notamment du matériel de prélèvement et des engins robotisés pilotés à distance.


La France, grâce à un retour d’expérience suite à l’accident de Tchernobyl, est seule à avoir conçu et réalisé la flotte d’engins spécialisés dans les situations extrêmes et à former le personnel capable de les utiliser. »


Pourtant, à la fin du point presse d’hier de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), son président André-Claude Lacoste a annoncé que les autorités japonaises ont décliné cette offre: « Jusqu’à présent, les demandes japonaises d’aide ont été extrêmement réduites. Par exemple, le Japon n’a pas donné suite à l’offre d’aide française d’envoyer des robots, en disant que les robots étaient inadaptés. » Le groupe Intra et EDF, interrogés mardi sur le pourquoi de ce refus japonais, ne nous ont pas répondu.

 

Accident nucléaire : les robots français recalés au Japon
Source, journal ou site Internet : ZDnet
Date : 23 mars 2011
Auteur : Thierry Noisette

10:16 Écrit par HUMANITAS dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, robotique, nucléaire, intra, edf, areva, cea, tchernobyl, france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/03/2011

Japon, séisme, hommage.

L'histoire du Japon se confond avec une longue litanie de catastrophes naturelles ou humaines qui a profondément marqué les esprits. Et est endurée avec une courageuse placidité. La première cause des tragédies nippones est d'ordre naturel.

 

Si l'on devait décrire sommairement ce chapelet d'îles de 378.000 km2 (les deux-tiers de la France) où se concentrent 127 millions d'habitants (2010), on pourrait le qualifier de poudrière posée sur un tapis roulant.

 

http://monanneeaucollege.com/4.svt.chap6_fichiers/tecto-japon-vue-externe.jpg

Pour vous aider :

http://www.biologieenflash.net/animation.php?ref=geo-0032-1

http://expositions.bnf.fr/ciel/elf/4tecto/06subd.htm


La «ceinture de feu» du Pacifique
L'archipel s'étire des latitudes sibériennes à la zone intertropicale. Il se situe au coeur d'une zone de frictions entre quatre plaques tectonique, l'eurasienne à l'ouest, la philippine au sud, la pacifique à l'est et la plaque d'Okhotsk au nord. Aussi est-il sujet à de très fréquents séismes, d'intensité très variable. Pas un jour pratiquement ne se passe sans qu'une secousse ait lieu en un point ou un autre de l'archipel. Par ailleurs situé sur la «ceinture de feu» du Pacifique, le Japon comporte pas moins d'une centaine de volcans - dont certains sont entrés en éruption dans les trois dernières années - . Le volcan le plus élevé du Japon est le Fuji-san (3776 mètres), au centre de l'île principale, Hondo ; cette montagne sacrée du culte shintoïste est faussement appelée Fuji-Yama (ou Fujiyama) par les Occidentaux. En raison d'un relief très montagneux, les Japonais sont concentrés sur les étroites plaines littorales, donc exposés aux tsunamis (mot japonais désignant les vagues géantes provoquées par des tremblements de terre sous-marins).


Très tôt urbanisé, le Japon se signale par des villes très peuplées et très denses, d'autant plus vulnérables face aux séismes et aux incendies. La capitale administrative Edo est déjà aux XVIIe et au XVIII siècles l'une des plus grandes villes du monde avec environ 700.000 habitants. En 1657, elle est détruite par un incendie qui fait 100.000 victimes et entraîner sa complète reconstruction. Sous le nom de Tokyo, la ville est aujourd'hui au centre d'une «Mégalopolis» de 35 millions d'habitants.

 

http://www.dinosoria.com/climatique/seisme_007.jpg

 

Séismes, éruptions... et raffinement social
C'est dire si les Japonais connaissent le risque : la catastrophe est inscrite dans les gènes de leur terre. Si les siècle que les premières grandes catastrophes sont recensées, en rapport avec l'urbanisation. Ainsi, la riche plaine du Kantô, au nord de Tokyo, est ravagée en 1703 par un tremblement de terre qui fait 150.000 morts, chiffre considérable pour l'époque (à Lisbonne, en 1755, on en dénombre 60.000).


En 1707, 49 jours après l'un des plus gros séismes qu'ait connu le pays, le Fuji-san entre en éruption. Il libère un nuage de cendres qui remonte cent kilomètres plus au nord, touchant Edo (aujourd'hui Tokyo). Mais c'est en 1792 que la plus grosse catastrophe d'origine volcanique a lieu : après le réveil du mont Unzen, sur l'île de Kyushu, un dôme de lave s'effondre brutalement dans l'océan et crée un gigantesque raz-de-marée qui emporte plus de 14.000 victimes. Entre les incendies réguliers et les famines, comme celle du Temmei qui fait près de 1 million de morts dans les années 1780, le siècle est rude même si l'Histoire garde le souvenir d'une période prospère, paisible et relativement heureuse, qui voit l'épanouissement d'une société raffinée autour de l'empereur et du shogun, le «monde flottant». Plus tard, en 1855, Tokyo est ravagée par un tremblement de terre, laissant 10.000 morts sous les décombres. En juin 1896, le séisme de Meiji-Sanriku, d'une magnitude de 7,2 sur l'échelle de Richter, fait 20.000 morts. Le pire reste à venir.

 

http://www.tokyoprevention.com/Images/Carte-seisme.jpg

 

Tokyo rayée de la carte
L'apocalypse survient en 1923, lorsque le pays est ravagé par le séisme de Kanto, d'une magnitude de 7,9, provoquant la mort de plus de 200.000 citadins, ensevelis, brûlés ou noyés pour la plupart. Survenue le 1er septembre 1923 à 11h58, la secousse principale est suivie d'un raz de marée et de nombreux incendies, puis par une centaine de répliques pendant une semaine, laissant Tokyo en ruine, détruisant également les villes de Yokohama ou Kanagawa. Les populations se retrouvent sans abris. Elles souffrent vite de famine, de dysenterie ou encore de fièvre typhoïde, ce qui oblige les autorités à instaurer la loi martiale.

 

Un vrai choc, la première prise de conscience collective d'un peuple, qui fait déjà preuve d'une grande force morale, si bien décrite par Akira Yoshimura dans son livre : Le grand tremblement de terre du Kanto.


Désormais, le Japon va tenter de vivre avec ces éléments déchaînés en construisant différemment et en intégrant la prévention des populations. Les séismes et les tsunamis se poursuivent avec plus ou moins de vigueur, mais le nombre des victimes diminue, dépassant rarement les 2.000 morts. Il faut attendre le tremblement de terre de Kobé, au sud de la mer intérieure, en janvier 1995, pour renouer avec l'horreur :
6.437 décès et plus de 43.000 blessés... Le dernier calvaire du Japon est survenu ce 11 mars 2011 avec le tremblement de terre de Tohoku, au large de Sendai, d'une magnitude de 9, l'un des plus puissants qu'ait connu le Japon, suivi d'un tsunami dévastateur sur le nord-est du pays, doublé d'une catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima. En ajoutant au cataclysme naturel la responsabilité humaine, le dernier drame nippon nous rappelle que le martyr du peuple japonais est multiple : la nature n'est pas la seule responsable de ses maux.

 

http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090518183407.jpg


Apocalypse nucléaire
À la litanie des catastrophes naturelles il faut ajouter les désastres provoqués par les hommes, et parmi les premiers d'entre eux, le déluge de feu nucléaire qui s'est abattu sur le pays en 1945. Les Japonais ont été les seules victimes de bombardement atomique au monde, ce qui en fait l'un des premiers peuples martyr. Cela ne les dédouane pas des horreurs commises, notamment en Chine, avec en particulier le massacre de Nankin en 1937 (plus de 200.000 tués ou mutilés en six semaines par l'armée japonaise), mais les civils ont durement payé l'aveuglement et les exactions de leurs chefs. Les 6 et 9 août 1945, après le rejet de leur ultimatum, les Américains lancent des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki pour forcer le Japon à abdiquer- ce qu'il fera le 2 septembre suivant. Un déluge de feu s'abat alors sur les deux villes, l'équivalent de 15.000 tonnes de TNT rien que sur Hiroshima, avec la formation de vents de 300 à 800 km/h qui dévastent les rues et les habitations. Le bilan est effroyable : villes littéralement soufflées, environ 200.000 morts pour les deux cités, des blessés brûlés ou atteints de cancers et de leucémie à moyen terme. Cette catastrophe restera longtemps tabou au Japon, les survivants ne faisant l'objet d'aucun secours particulier. Bien au contraire, la plupart garderont leur secret pour éviter notamment que leurs descendants ne puissent fonder une famille en inspirant la peur (contamination des gènes, etc)... Le chemin de croix n'est pas terminé : un autre drame, plus insidieux car plus discret, ronge les côtes de Minamata, au sud-ouest du pays. Depuis les années trente, une usine pétrochimique rejette des métaux lourds, et notamment du cuivre, dans les baies où pêchent les populations locales, débouchant sur l'une des catastrophes écologiques majeures du siècle.


Plus de mille morts sont recensés, les mères commencent à donner naissance à des enfants mort-nés ou affichant des malformations ou des handicaps. Pendant plus de trente ans, 400 tonnes de mercure sont rejetées dans la mer, avant que les boues finissent par être traitées. Le drame de Minimata demeure gravé dans nos mémoires par la vertu christique d'une photo d'Eugene Smith (ci-contre) où s'exprime toute la douleur d'une mère pour son fils meurtri. Aujourd'hui, face au scandale, 13.000 personnes intoxiquées sont prises en charge par les autorités, mais 25.000 attendent toujours une décision les concernant, sans compter ceux qui sont restés discrets sur le sujet, toujours par peur de s'isoler dans une société soudée. À ce titre, l'intervention de l'Empereur Akihito sur les ondes le mercredi 16 mars 2011 - un acte rarissime- apporte une pâle lueur d'espoir aux martyrs de la centrale de Fukushima. On peut supposer que l'État aura a coeur cette fois de mieux prendre en charge les survivants, leur apportant aide et subsides pour se soigner et se reconstruire, et d'individualiser ainsi la souffrance. Dans le même temps, en s'adressant ainsi à la Nation, Akihito rappelle également que le Japon sait faire face aux éléments incontrôlables du destin. La cohésion comme meilleur rempart.

 

VIIème - XXIème siècle : Japon terre de Séismes
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 21 mars 2011
Auteur : Marc Fourny

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03/03/2011

Europe et Energie, les horizons 2020 et 2050

Le Conseil a adopté lundi 28 février ses conclusions sur la stratégie énergétique 2011-2020. Il a réitéré ses conclusions du 4 février dernier (priorité à l'efficacité énergétique, à la sécurisation des approvisionnements et ouvertures vers le nucléaire et les énergies fossiles) et défini les priorités à court, moyen et long termes. Le Conseil vise ''une stratégie énergétique globale pour assurer aux citoyens, à l'industrie et à l'économie une énergie sûre, durable et abordable, qui contribue à la compétitivité européenne''.

 

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Horizon 2020 : priorité au marché intégré, à l'efficacité et à la sécurité énergétiques
À court et moyen terme, le Conseil souhaite la mise en oeuvre rapide du troisième paquet législatif sur le marché intérieur de l'énergie et le renforcement des infrastructures (telles que définies dans la communication "Priorités en matière d'infrastructures énergétiques pour 2020 et au-delà"). Il réitère également le rôle clé de l'efficacité énergétique et insiste sur la nécessité de présenter rapidement un nouveau plan pour l'efficacité énergétique (PEE 2011) et d'étudier la question d'un soutien financier quant à sa mise en oeuvre. Ce plan doit ''être élaboré en conformité et en synergie avec l'initiative phare "Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources" et les initiatives qui lui sont associées, conformément à l'objectif indicatif de l'UE en matière d'efficacité énergétique qui est de 20 % pour 2020, tout en tenant dûment compte des disparités concernant la situation de départ, le contexte national et le potentiel de chaque État membre''.


Les Amis de la Terre Europe regrettent toutefois qu'aucun objectif contraignant n'ait été fixé. Le Conseil semble miser quant à lui davantage sur une politique de moyens que de résultats. Le rôle du secteur public, en tant qu'utilisateur mais aussi de promoteur des solutions efficaces, doit être renforcé via l'inclusion denormes d'efficacité dans les marchés publics. Le secteur privé doit également être concerné, tout en évitant des objectifs sectoriels. L'écoconception et l'étiquetage énergétiques doivent être également renforcés.

 

Le Conseil préconise également la révision de plusieurs directives relatives aux services énergétiques, à la production combinée de chaleur et d'électricité, aux services énergétiques et à la fiscalité de l'énergie (proposition de la Commission pour cette dernière). Enfin, le Conseil insiste sur l'importance d'une production intérieure ''à partir d'énergies renouvelables, de combustibles fossiles ou, dans les pays qui choisissent d'emprunter cette voie, d'énergie nucléaire, dans le respect du cadre réglementaire actuel''.


Toujours dans l'objectif de renforcer la sécurité énergétique de l'UE, ''il conviendrait d'évaluer le potentiel dont dispose l'Europe en matière d'extraction et d'utilisation durables de ressources en combustibles fossiles conventionnels et non-conventionnels (gaz de schistes et schiste bitumineux), dans le respect de la législation existante relative à la protection de l'environnement''.

 

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Horizon 2050 : établir une feuille de route rapidement
Pour atteindre ''un système énergétique efficace, sûr et durable à l'horizon 2050'', le Conseil préconise la fixation d'étapes intermédiaires. Pour cela, il souhaite que soit diffusée rapidement une feuille de route énergétique à l'horizon 2050, ''neutre sur le plan technologique, tout en mettant dûment l'accent sur l'efficacité énergétique'', et faisant ainsi ''apparaître les combinaisons de combustibles possibles à l'avenir en Europe et les mesures à prendre dans cette perspective''. Cette feuille de route devra être compatible avec la feuille de route pour une économie à faible émission de carbone à l'horizon 2050 et le livre blanc sur la politique de transport. Les scénarios nationaux existants doivent également être pris en compte.

 

UE : le conseil fixe les priorités de sa stratégie énergétique
Source, journal ou site Internet : actu-environnement
Date : 1er mars 2011
Auteur : Sophie Fabrégat

11:04 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : énergie, développement durable, nucléaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/02/2011

Un site nucléaire en Syrie - DANGER

Une des images diffusées par le centre de recherches américain, l’ISIS, montrant un site suspect situé dans les environs de Damas. La date de ce cliché date du 25 juillet 2008.

 

http://static.lorientlejour.com/images/news/large/690904_43477508854.jpeg

 

Damas n’a plus accepté d’inspecteurs de l’AIEA sur son sol depuis juin 2008. Photo DigitalGlobe – ISIS Prolifération Un centre de recherches américain diffuse des images satellites témoignant d'une intense activité autour du site de Marj as-Sultan.


Un centre de recherches américain, l'ISIS, a mis en ligne des images satellites étayant, selon lui, les soupçons envers les activités nucléaires de la Syrie et sa volonté de cacher un site suspect qui pourrait être lié au réacteur de Dair Alzour bombardé par Israël en 2007. Les photos, consultables depuis mercredi sur la page Internet de cet organisme spécialisé en prolifération nucléaire, ont été prises juste après une demande d'inspection par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en mai 2008. Les images de l'ISIS (Institute for Science and International Security) témoignent d'une intense activité et de la pose de fondations en béton tout autour du site de Marj as-Sultan, dans les environs de Damas. « L'état d'avancement de ce site est inconnu. Cependant, il y a lieu de soupçonner que la Syrie a vidé ces bâtiments avant mi-2008 et pris des mesures pour en masquer les activités antérieures », indique le rapport de ce centre basé à Washington. « La pose de nouvelles fondations pourrait correspondre à une tentative de masquer les prélèvements environnementaux auxquels les inspecteurs de l'AIEA devaient procéder pour vérifier si de l'uranium était présent lors de leur visite sur ces sites suspects », ajoute-t-il. Les auteurs de ce rapport, citant l'AIEA et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, ajoutent que l'installation de Marj as-Sultan, contenant une petite usine de conversion d'uranium, est l'un des trois sites « en lien opérationnel » avec le réacteur de Dair Alzour, situé dans l'est de la Syrie.

 

 

 

 

La situation de la Syrie devrait être examinée lors du prochain conseil des gouverneurs de l'AIEA, du 7 au 11 mars à Vienne. La Syrie a toujours démenti toute entrave au travail de l'AIEA et son président Bachar el-Assad a nié que son pays soit engagé dans un programme nucléaire, dans une interview au Wall Street Journal le mois dernier. Selon des sources diplomatiques à Vienne, des pays comme les États-Unis pourraient faire pression pour l'adoption d'une résolution contre Damas, et même proposer le principe d'une « inspection spéciale ». En cas de refus, la Syrie devrait alors rendre des comptes au Conseil de sécurité de l'ONU. Certains diplomates sont cependant réservés. La dernière tentative d'envoyer une telle mission, en 1993 en Corée du Nord, avait conduit l'État communiste à fermer ses frontières aux inspecteurs de l'agence et à développer en secret sa bombe atomique.

 

La Syrie aurait construit un site nucléaire près de Damas
Source, journal ou site Internet : L’Orient le jour
Date : 25 février 2011
Auteur : AFP

20:22 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : armes de destruction massive, nucléaire, isis, syrie, aia, uranium | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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