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11/03/2011

Europe de l'Est, inquiètude économique, révolution!!! Que fait l'UE?

Alors que l'UE prépare un programme de soutien économique et politique aux pays d'Afrique du Nord en transition, certains Etats membres insistent pour que le voisinage oriental de l'Europe, en particulier le Caucase, ne soient pas oubliés. Qui est le plus en droit de recevoir des fonds européens ? Les révolutionnaires arabes ou les opposants en Europe orientale ? Ce débat divise profondément les Etats membres de l’Est et du Sud de l’Union européenne. A la fin de la semaine, les Vingt-sept vont s’efforcer d’apaiser la querelle. La récente proposition de six pays du Sud de l’Europe de transférer le soutien financier aux pays voisins à l’Est de l’UE vers ceux de la rive sud de la Méditerranée a fait des remous dans les capitales d’Europe centrale. La France, l’Espagne, la Grèce, la Slovénie, Chypre et Malte estiment qu’"il n’est pas justifié" que l’Egypte reçoive à peine 1,80 euro par habitant du budget de l’UE consacré au soutien des pays voisins, et la Tunisie seulement 7 euros, alors que la Moldavie n’obtient pas moins de 25 euros.

 

http://crise-europe.blog.lemonde.fr/files/2009/07/drapo-europe-sociale.1246712782.jpg


Sans compter que les caisses pour venir en aide au Sud sont quasi vides. Les Etats membres du Sud de l’UE sont ceux qui supportent la plus lourde charge face aux flux de réfugiés que provoquent les révolutions arabes. Les événements là-bas sont d’une importance capitale pour l’Europe, font valoir ces pays méridionaux et leurs partisans. Cela vaut aussi pour ce qui se passe à nos frontières à l’est, réplique-t-on en Europe centrale, où les chiffres présentés par les méridionaux sont d’ailleurs contestés. Les pays d’Europe centrale soulignent que plusieurs "conflits latents" sur le flanc oriental de l’Europe maintiennent une tension constante. A l’occasion du Global Security Forum à Bratislava, début mars, il est apparu en outre que la crainte de la Russie continue de prédominer dans les Etats membres de l’UE anciennement communistes.


L'inquiétude des pays d'Europe centrale et de l'Est
La guerre entre la Russie et la Géorgie à propos de l’Ossétie du Sud en 2008 y a provoqué un grand traumatisme. "Et maintenant le Haut-Karabakh est sur le point d’exploser", redoute Oksana Antonenko, de l’International Institute for Strategic Studies, à Londres. Elle y voit les mêmes signes avant-coureurs qu’à l’époque en Ossétie du Sud. De plus, les régimes d’Asie centrale sont particulièrement fragiles. "De grands dangers pèsent sur la région, surtout quand les troupes américaines auront quitté l’Afghanistan. Je suis très pessimiste", dit-elle. Les ministres des Affaires étrangères de la Géorgie et de la Moldavie ont vanté les mérites, lors du Forum, d’un soutien européen en faveur de la modernisation de leurs pays. Et le ministre hongrois des Affaires étrangères, János Martonyi, a déjà adressé un coup de semonce à ses homologues d’Europe méridionale : "Le soutien au Sud ne doit pas se faire au détriment de l’aide à l’Est". Le ton est donné pour la réunion du 10 mars entre ministres des Affaires étrangères. Stefan Füle, commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage, a tenté d’apaiser les pays d’Europe centrale : "Certains soutiennent que l’UE devrait concentrer tous ses efforts sur le sud. Non, notre engagement vis-à-vis de l’Est reste inchangé". Le budget existant ne permet pas de faire passer des fonds d’un poste à l’autre facilement.


"Pourtant, nous avons réussi à trouver 17 millions d’euros supplémentaires pour la Tunisie. Nous étudions en outre comment l’enveloppe existante de 80 millions d’euros pour la période 2007-2013 peut être utilisée plus efficacement. Pour l’Egypte, la réflexion n’est pas encore achevée. Mais nous cherchons ensemble avec les institutions monétaires une approche nouvelle", a déclaré Stefan Füle. "Plus pour plus" : le nouveau slogan de la politique de voisinage La Politique européenne de voisinage n’est cependant pas seulement confrontée à des difficultés financières. Elle présente deux pôles dont l’approche est assez différente. Dans le monde arabe, des régimes ont été soutenus pour s’assurer que le pétrole continue d’affluer et ceux qui venaient tenter leur chance ont été maintenus à l’extérieur. Dans les pays de l’Est, une coopération s’est surtout établie avec la société civile et l’opposition politique. Cela étant, l’Est, du fait du recul de la démocratie dans des pays comme la Biélorussie, commence de plus en plus à ressembler aux pays du Sud avant que des révolutions n’y éclatent. Récemment, Stefan Füle a présenté formellement ses excuses pour le soutien européen apporté pendant des années à des dictateurs. A l’avenir, il va donc falloir que les choses changent.


La Politique européenne de voisinage est un instrument pour atteindre un objectif. Mais quel est cet objectif? Pour l’heure, il ne ressort pas très clairement, reconnaît Stefan Füle.

 

L’adhésion à l’UE ? L’accès au marché européen ? Ou tout simplement s’assurer que les voisins ne représentent pas une menace pour l’UE ?


De plus, une fois qu’une évaluation aura eu lieu, les fonds accordés dans le cadre de la nouvelle Politique européenne de voisinage devront être attribués différemment. "Nous devons formuler des objectifs extrêmement clairs comme le respect de l’Etat de droit, la démocratie, une bonne administration ou une aide pour lutter contre le terrorisme. Plus un partenaire tendra vers ces objectifs, plus il obtiendra d’aides". Le nouveau slogan pour la politique de l’Europe vis-à-vis de ses proches voisins : "Plus pour plus".

 

http://www.bladi.net/IMG/arton20338.jpg


Démocratie L’UE présente son plan pour l’Afrique du Nord
Le 8 mars, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a présenté "un plan de 6 milliards d'euros pour la démocratisation de l'Afrique du nord", rapporte El País. Bruxelles propose "une approche démocratique" de ses relations avec les pays de la rive sud de la Méditerranée, note le quotidien, qui considère que l'Europe est "moralement forcée d'expier" sa connivence avec les régimes autoritaires de la région. L'instrument pour atteindre cette ambition est l'Association pour la démocratie et la prospérité partagée, dont la mise en place sera discutée le 11 mars lors du sommet européen. Un budget de 6 milliards d'euros est prévu, avancé par la Banque européenne d´investissement (BEI) et l'extension à la Méditerranée des activités de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). "Les aides seront liées à la fermeté dans les progrès en matière de droits de l'homme et de démocratie", précise El País.

 

Aides européennes : Est et Sud se disputent l’argent
Source, journal ou site Internet : De Standaard
Date : 9 mars 2011
Auteur : Evita Neets

Par AL de Bx

Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 23:59

10:17 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ue, europe centrale, europe, afrique, maghreb, solidarité, révolution, démocratie, promesse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/12/2010

Le projet "Désertec" s'enrichit d'une nouvelle adhésion, l'Algerie.

En visite officielle en Allemagne, le président Abdelaziz Bouteflika a mis fin aux tergiversations quant à
l’adhésion de l’Algérie au mégaprojet Desertec visant à capter l’énergie solaire et éolienne en Afrique du
Nord et au Moyen-Orient, pour la distribuer dans de nombreux pays d’Europe sous forme d’électricité.

 

http://static.lexpansion.com/medias/9/parabole-solaire_510.jpghttp://www.lesafriques.com/images/stories/web/actu/desertec.jpg

 

Le gouvernement algérien n’avait à l’évidence maintenir aucune raison de rester à l’écart de ce gigantesque
projet derrière lequel se cachent de puissants industriels et banquiers allemands (nombreuses firmes de la
Bavière, Deutsche Bank), espagnol (Abengoa Solar) et algériens (Sonatrach, Cévital) qui n’ont pas
l’habitude d’échouer lorsqu’ils décident de livrer de tels challenges. C’est pourquoi d’aucuns parmi les
observateurs de la scène économique mondiale ont vite perçu le projet Desertec comme un pari ayant de très
bonnes chances d’être gagné, quand bien même le parcours serait encore long et difficile. Cinq ou six années
seraient, estime-t-on, nécessaires pour régler les nombreux prérequis juridico-politiques qui entravent
aujourd’hui la mise en oeuvre de ce gigantesque chantier qui empiètera, faut-il le rappeler, sur de nombreux
territoires, mobilisera d’énormes capitaux internationaux (400 milliards d’euros) et devra en conséquence
s’adapter aux diverses législations et réglementations locales. Tout est à faire, à titre d’exemple avec
l’Algérie, où il est prévu de réaliser en partenariat avec des firmes étrangères des panneaux et des centrales
thermosolaires couvrant des milliers de kilomètres carrés ainsi que des câbles sous-marins de transport
d’électricité. La législation en vigueur est pour l’instant incomplète et, parfois même contradictoire (cas de la
loi de finances complémentaire pour l’année 2009 qui fait obligation au partenaire algérien de détenir plus de
50% du capital du projet), d’où la nécessité de convaincre les autorités algériennes aujourd’hui récalcitrantes,
à effectuer les ajustements juridiques susceptibles de rendre possibles l’ancrage d’une partie non négligeable
du projet Desertec en Algérie. La visite du président Abdelaziz Bouteflika en Allemagne a, sans doute,
permis de lever bon nombre de ces obstacles et, mieux encore, de jeter les bases d’un environnement des
affaires beaucoup plus favorable au partenariat industriel algéro-allemand. Les promoteurs du projet
Desertec devront également convaincre le gouvernement français de les autoriser à installer les câbles de
transport d’électricité dirigés vers l’Allemagne en passant par le territoire français. Il faudrait pour ce faire
une nouvelle législation dont la procédure requiert beaucoup de temps. Autant de questions, et elles ne sont
certainement pas les seules, à résoudre dans le courant des cinq prochaines années pour donner un contenu
concret à ce projet, pour lequel il est vrai, toutes les parties prenantes ont beaucoup à gagner. A commencer
par l’Europe qui pourra tirer de cette réalisation pharaonique, pas moins de 15% de l’énergie qu’elle
consomme à l’horizon 2025, nonobstant les effets stimulants des budgets colossaux (environ 100 milliards
d’euros par an durant 40 ans) qui y seront investis. Même si elle a fait la fine bouche, sans doute pour
pouvoir négocier en position de force avec l’Allemagne, l’Algérie a, quant à elle, de bons motifs de bien
accueillir ce projet, qui arrive à point nommé pour renflouer sa production d’énergie qui risque de décliner
fortement à l’horizon 2025 s’il n’y a pas, comme le redoutent les experts de nouvelles et importantes
découvertes de gaz et de pétrole. Il est vrai, que si de nouvelles sources d’hydrocarbures ne sont pas mises en
service d’ici là, il est tout à fait improbable que nos réserves actuelles suffisent à honorer, à la fois, nos
engagements commerciaux internationaux et la demande locale en très forte évolution. L’apport énergétique
du projet Desertec pourrait ainsi contribuer à rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande d’énergie qui a
de bonnes chances de se rompre à cette échéance. Autre avantage, et non des moindres, le projet Desertec
pousserait l’Algérie à entrer de plain-pied dans l’ère des énergies renouvelables.

 

http://lh5.ggpht.com/_onVdt24pCwM/TP_NlHhN9xI/AAAAAAABfv4/6vBFNB0wtm0/s160-c/desertec.jpg

 

Un pas gigantesque qu’elle n’aurait, sans doute, jamais eu l’audace de faire seule, confortée qu’elle a
toujours été d’être assise sur une intarissable rente d’hydrocarbures. Sur un autre registre, Desertec offrirait,
dès sa mise en chantier, l’avantage inestimable de booster nos exportations hors hydrocarbures, notamment,
à la faveur d’un développement sans précédent de l’industrie des composants de panneaux solaires portée par
la filière verre plat (float glass) du groupe algérien Cévital qui se prépare, d’ores et déjà, à ce challenge.

 

L’Algérie adhère enfin au projet Desertec
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 14 décembre 2010

 

http://a35.idata.over-blog.com/400x298/0/28/20/84/Images.4/2009.5/6.2009/desertec_map_copie_1.jpg

11:13 Écrit par HUMANITAS dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : désertec, algérie, pholtaique, soleil, électricité, maghreb, allemagne, merkel, bouteflika | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/10/2010

AL-QAIDA et alors....?

Depuis le début de l'année, de nombreux experts en terrorisme estimaient qu'Al-Qaida est sur le déclin, voire n'existe plus (certains adeptes du « conspirationisme » allant jusqu'à prétendre que cette organisation a été inventée de toutes pièces par Washington). Les faits survenus en ce début d'automne semblent les contredire. Al-Qaida a certes considérablement évolué comme elle l'a toujours fait depuis sa création, mais l'organisation mise sur pied par Oussama Ben Laden est toujours présente comme le disait le regretté Robert Lamoureux dans son sketch « le canard est toujours vivant ».

 

http://jssnews.com/wp-content/uploads/2010/04/alqaeda.jpghttp://www.topnews.in/files/al-Qaeda-logo.jpg

Oussama Ben Laden à la manœuvre

Tout d'abord, son chef historique, Oussama Ben Laden, semble être « toujours vivant » si l'on en croit les deux enregistrements qui viennent d'être publiés à 24 heures d'intervalle par des sites islamiques les 1er et 2 octobre. Non seulement, il appelle le monde musulman à porter secours au Pakistan suite aux effroyables inondations de cet été, soulignant au passage que le pétrole de la péninsule arabique appartient à tous les musulmans, mais il verse également dans le très médiatique combat des écologistes repris par l'ensemble des hommes politiques du monde occidental : la protection de l'environnement.


En dehors de ces deux préoccupations qui ont un but essentiellement de propagande, ce qui démontre d'ailleurs chez lui une analyse fine de la situation de l'opinion internationale, il aurait personnellement inspiré le complot, théoriquement déjoué, qui visait à déclencher des opérations terroristes d'envergue en Europe occidentale et vraisemblablement aux Etats-Unis. Le modèle de l'attaque de Bombay de novembre 2008 (173 morts et 308 blessés) semble lui avoir bien plu. En effet, neuf hommes lourdement armés et bien entraînés avaient alors provoqué des évènements sanglants qui ont défrayé la chronique mondiale en tournant en boucle sur les télévisions internationales. La perspective d'envoyer des jihadistes préalablement formés dans les zones tribales pakistanaises, attaquer plusieurs grandes villes européennes (on peut un peu plus douter de la faisabilité de telles actions aux Etats-Unis étant donné les mesures de sécurité draconiennes qui y sont en vigueur) aurait eu son assentiment. Une partie des activistes détectés par les services de renseignement occidentaux seraient des combattants internationalistes britanniques et allemands. L'affaire aurait été révélée par des interceptions de conversations téléphoniques passées depuis le Pakistan vers l'Europe, ce qui tend à prouver que le réseau Echelon fonctionne encore très bien. A savoir, ces activistes tentaient de préparer des infrastructures d'accueil et de soutien aux commandos qui auraient rejoint l'Europe. Ces renseignements auraient été recoupés par les aveux d'au moins un activiste fait prisonnier en Afghanistan. A noter qu'Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) ne serait pas partie prenante de cette opération. En effet, la filière serait essentiellement pakistanaise. Elle serait conduite par le nouveau chef opérationnel d'Al-Qaida : Ilyas Kashmiri qui a déjà organisé l'attaque de Bombay en 2008.

Le cas d'Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI)

Il semble qu'AQMI n'a pas aujourd'hui les moyens nécessaires pour déclencher des actions coordonnées de type « commando » sur le sol européen en général et français en particulier.

 

http://medias.lepost.fr/ill/2008/06/09/h-20-1023091-1213008549.jpg


Il n'en reste pas moins que ce mouvement affilié à Al-Qaida défraye la chronique. Sa composante sahélienne multiplie les enlèvements dans sa zone d'influence, obligeant la majorité des expatriés à rentrer au pays et interdit la région aux touristes, ce qui constitue un manque à gagner immense pour les sociétés travaillant dans ce secteur au Sahara et une perte de crédibilité générale de l'Occident auprès des populations locales. Plus généralement, AQMI est en train de créer un vent de panique au sein du monde politique français confronté à une menace d'attentats dans les lieux publics hexagonaux. En effet, AQMI peut très bien se livrer à des attentats du type de ceux qui sont survenus en 1995, le procédé étant plus simple à réaliser que celui des opérations « commando ».


L'effet recherché par tout terroriste (terroriser) est parfaitement rempli par la direction d'AQMI basée à l'est d'Alger : créer un sentiment de peur qui ravit les activistes en herbe implantés en France. Cela donne déjà des idées à de mauvais plaisants qui déclenchent des alertes qui obligent à évacuer la tour Eiffel par deux fois, la gare Saint Lazare et le RER Saint Michel une fois et un centre de tri dont le personnel est mis en quarantaine après réception d'un colis contenant une poudre suspecte.


Plus inquiétant encore, cela pourrait également influencer des individus ou des groupuscules isolés qui voudraient profiter de cette période particulièrement sensible pour faire parler d'eux. Les fondamentalistes musulmans sont immédiatement pointés du doigt mais ils ne sont pas les seuls à souhaiter passer à l'action. En effet, les libertaires-anarchistes encouragés par la crise économique qui perdure en créant un immense sentiment de frustration au sein des populations, semblent vouloir profiter de l'occasion qui leur est offerte.

La situation sécuritaire mondiale se dégrade peu à peu.

Si l'on fait un rapide tour du monde, il est aisé de s'apercevoir qu'Al-Qaida, ses mouvements affiliés ou alliés et des groupuscules ou des individus isolés qui se réclament de son idéologie sont passés à la vitesse supérieure.


Sans entrer dans les détails, force est de constater que le gouvernement intérimaire de transition somalien ne contrôle plus qu'une partie de la capitale, et encore grâce aux forces de l'AMISOM (mission africaine de maintien de la paix en Somalie). Les fondamentalistes somaliens sont également en train d'étendre leurs actions à l'étranger, pour le moment aux pays proches mais peut-être demain à des contrées plus lointaines. Les actes de piraterie et de terrorisme maritime devraient s'accroître dans les semaines ou les mois à venir car les milices Al-Shabab liées à Al-Qaida, au moins sur le plan idéologique, ne s'interdisent plus ces activités jugées auparavant comme « criminelles ». La seule différence réside dans le fait que leurs responsables ont déclaré ne pas vouloir s'en prendre aux bâtiments de pays musulmans.


Cela risque d'être aussi le cas au Yémen où le gouvernement est engagé sur deux fronts : au Nord face aux tribus du clan Al Houthi plus ou moins appuyées par Téhéran, au Sud et à l'Est face à Al-Qaida dans la Péninsule Arabique (AQPA) qui profite des volontés sécessionnistes très présentes dans la région en raison de la situation de misère qui y prévaut.


Le théâtre Afpak reste toujours aussi préoccupant avec, en plus, les débordement qui ont eu lieu en Asie centrale ces derniers temps, notamment au Tadjikistan. Certes, les rebelles afghans sont essentiellement des taliban et des chefs de guerre (Haqqani et Hekmatyar), mais ces derniers ont incorporé dans leurs rangs quelques dizaines de combattants internationalistes d'Al-Qaida reconnus pour leur professionnalisme.


La même situation prévaut au Pakistan où les lignes d'approvisionnement de l'OTAN sont de plus en plus menacées par les taliban pakistanais appuyés par des activistes d'Al-Qaida, notamment originaires d'Asie centrale.


Si les forces coalisées se retirent d'Afghanistan comme cela semble être désormais inéluctable, il est probable que la guerre civile donnera l'avantage aux taliban et que le feu se propagera progressivement à différents pays d'Asie centrale obligeant Moscou à passer en première ligne. La Russie est déjà empêtrée dans le Caucase, la révolte tchétchène ayant largement débordé sur les pays voisins. Moscou craint également une vague d'attentats terroristes qui pourraient affecter les grandes villes du pays.

 

 

http://www.lefigaro.fr/assets/images/alqaida_monde.jpg

 

 

Pour un mouvement moribond, Al-Qaida, tel le Phoenix, paraît bien renaître de ses cendres. Certes l'établissement du califat mondial souhaité par Oussama Ben Laden semble être aujourd'hui très loin voire utopique. Par contre, en ce qui concerne la propagation de la terreur, cela parait être en bonne voie. A titre d'exemple, même la Suède, pays pacifique et peu concerné apparemment, vient de relever son niveau d'alerte passant d'un coup de « faible » à « élevé ».


La crise économique mondiale qui perdure fragilise considérablement les Etats développés et met en péril certains gouvernements de pays pauvres. Cela constitue un terreau sur lequel les révolutionnaires en général, et les fondamentalistes musulmans en particulier peuvent s'appuyer. Ainsi, jamais les Touaregs n'auraient rejoint AQMI si leur situation s'était améliorée. En fait, Al-Qaida est dans une phase d'offensive et les « pays cible » sont sur la défensive. Même sans vouloir trop dramatiser, le chaos ne semble aujourd'hui pas être bien loin.


 


Alain Rodier

10-10-2010
source CF2R

23:56 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : al qaeda, terrorisme, ben laden, aqmi, maghreb, islamisme, intégrisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/08/2010

Quand l’Europe s’aplatit devant Al Qaîda

CES PAYS PAIENT DES RANÇONS SANS RECHIGNER


L’argent versé aux terroristes ne servira pas à faire du mécénat. Il ira vers l’achat d’armes, de bombes et financera les activités subversives.

 

http://lh3.ggpht.com/_onVdt24pCwM/S6FaVo9Hl2I/AAAAAAAAsuE/ROZiKBhD_8Q/s160-c/terrorisme%20au%20sahel.JPG


Madrid a payé la rançon aux terroristes. Pourtant, l’Espagne a été l’un des rares pays à avoir adhéré à la convention
internationale criminalisant le dialogue et le paiement de rançon aux terroristes. La libération de ses deux
ressortissants n’a été en fait que l’aboutissement d’un processus où se sont mêlés argent, concertations, et
intermédiaires clandestins. Selon des fuites organisées par des sources très proches de ce dossier, l’Etat
espagnol aurait répondu à toutes les exigences des terroristes, du paiement de la rançon à la libération de
l’auteur de l’enlèvement. C’est dire qu’entre les intentions affichées et la réalité, il y a loin...Désormais, on ne
peut plus reprocher quelque chose à l’Elysée puisque tous les gouvernements affichent une plate disponibilité
et une incroyable obéissance à Al Qaîda C’est clair, même les pays du Sahel qui se disent alliés de l’Algérie,
qui demeurera malgré tout sur sa position selon nos sources, font tout pour ne pas contrarier Al Qaîda.
L’épisode des otages espagnols vient de confirmer de façon flagrante que la série de réunions initiées par
l’Algérie en vue d’unifier les points de vue n’a pas abouti à cause des interférences et des égoïsmes qui se sont
manifestés récemment chez certains partenaires de l’Algérie.


Evidemment, l’argent versé aux terroristes ne servira pas à construire des écoles ou à faire du mécénat. Il ira
nécessairement vers l’achat d’armes, de bombes et financera toutes les activités subversives à même de
menacer la sécurité non seulement dans la région du Sahel mais également en Europe. La France et l’Espagne
justement, sont les pays les plus menacés par la nébuleuse d’Al Qaîda.


Comme prévu, les deux Espagnols retenus depuis près de neuf mois au Mali par un groupe affilié à la branche
maghrébine d’Al Qaîda, sont arrivés dans la nuit de lundi à mardi à Barcelone. L’information vient d’être
répercutée par de nombreuses agences de presse. Roque Pascual et Albert Vilalta, deux volontaires de l’ONG
catalane Accio Solidaria, enlevés le 29 novembre 2009 en Mauritanie alors qu’ils participaient à un convoi
humanitaire, sont arrivés à l’aéroport de Barcelone en provenance de Ouagadougou tard dans la nuit de lundi à
mardi. Les épouses des deux hommes, ainsi qu’un médecin, un psychologue et plusieurs fonctionnaires se
trouvaient à bord de l’avion spécial qui avait quitté Ouagadougou peu après 19h30 pour l’Espagne.


Auparavant, les médias apprenaient, depuis la capitale, malienne, la libération de l’auteur de l’enlèvement des
deux Espagnols, le Malien Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, dit «Omar le Sahraoui» qui, selon le parquet de
Nouakchott, avait agi pour le compte d’Al Qaïda. Son retour au Mali était une des conditions des terroristes
pour la libération des deux otages espagnols. «Aujourd’hui est un jour de fête», s’est félicité le chef du
gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dans une brève déclaration pour annoncer leur
libération sans pour cela faire bien sûr mention de la rançon dont plusieurs journaux ont affirmé le versement.
Al Qaïda a déclaré lundi avoir libéré les deux otages espagnols parce que certaines de ses revendications
avaient été satisfaites, sans préciser lesquelles, selon le quotidien
El Pais qui cite un message enregistré du groupe. C’est «une très bonne nouvelle» qui met fin à une action
terroriste qui n’aurait jamais dû se produire, avait souligné M.Zapatero avant de «remercier les différents
gouvernements, surtout ceux de la zone où s’est produite cette prise d’otage». Toujours concernant cette
affaire, les quotidiens espagnols El Mundo et ABC ont affirmé que le processus de libération des deux
Catalans ne s’est enclenché qu’après l’extradition d’Omar le Sahraoui et bien sûr le versement d’une rançon.
Dans ce contexte, il y a lieu de souligner que l’Exécutif avait nié farouchement en mars le versement d’une
rançon lors de la libération d’Alicia Gamez, autre volontaire d’Accio Solidaria, capturée en même temps que
ses deux collègues et qui fut libérée le mois de mars de l’année en cours.

 

http://www.lejourdalgerie.com/Editions/240210/une/Lejour2.jpg

 

Dans un enregistrement Al Qaîda s’est bien montrée comme une organisation victorieuse en estimant que la
libération des deux otages espagnols constitue une «leçon adressée aux services secrets français», relativement
à l’échec du raid franco-mauritanien où l’otage français fut tué dans des circonstances encore obscures A
propos, cette initiative avait vivement inquiété le gouvernement espagnol sur le sort de ses deux ressortissants
restés séquestrés au nord du Mali par les sbires de Mokhtar Ben Mokhtar.

 

Source IHEDN

Menaces :
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 25 août 2010
Auteur : Ikram Ghioua

08:55 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maghreb, terrorisme, europe, rançon, espionnage, espagne, al qaeda, algérie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/08/2010

Alain Juppé au Quai d’Orsay , le retour?

LARGE REMANIEMENT EN FRANCE, EN OCTOBRE


Kouchner prépare ses valises
L’éviction plus que probable du gouvernement de l’actuel patron du Quai d’Orsay est annonciatrice de
relations politiques plus apaisées entre Paris et Alger.


Un indice sérieux nous permet de croire au départ de Bernard Kouchner: les déclarations faites par Jean-
Pierre Raffarin sur les ondes de France Inter au mois de juillet dernier. Selon l’ancien Premier ministre
de Jacques Chirac, le futur gouvernement devrait «aller beaucoup plus à l’international». Quand bien
même on ne serait pas dans le secret des dieux, force est de reconnaître que c’est le poste de ministre des
Affaires étrangères qui est ciblé. Doit-on s’en réjouir du côté de la capitale algérienne? Il n’y aura
certainement pas de réaction officielle à ce qui demeure avant tout une affaire franco-française.

 

http://farm4.static.flickr.com/3405/3548008865_4eca8ee5ac.jpg

cliquez pour site officiel


Cependant, le correctif qui sera apporté en ce sens, à la politique étrangère de la France, ne sera sans
doute pas pour déplaire à la diplomatie algérienne. En effet, certaines déclarations du ministre français
des Affaires étrangères n’ont servi qu’à rendre tendues, voire exécrables, les relations politiques entre les
deux pays. «La génération de l’Indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peutêtre
plus simple», avait-il déclaré dans une interview publiée, le 20 février dernier, par le Journal du
Dimanche. Quarante-huit heures plus tard seulement, Nicolas Sarkozy dépêcha le secrétaire général de
l’Elysée, Claude Guéant, accompagné d’une forte délégation pour très probablement circonscrire ce qui
ressemblait à un début de minicrise entre les capitales des deux rives de la Méditerranée. Il était toutefois
dit que le chef de la diplomatie française n’allait pas en rester à ce qui n’est, de toute façon, guère son
premier coup d’essai. En effet, dans une dépêche rapportée par l’agence officielle marocaine MAP datée
du 19 avril 2010, le patron du Quai d’Orsay aurait ouvertement critiqué la fermeture des frontières
terrestres entre l’Algérie et le Maroc et a apporté le soutien de son pays au projet d’autonomie marocain
pour le Sahara occidental. «La frontière entre l’Algérie et le Maroc est l’une des plus hermétiques au
monde», avait déclaré Bernard Kouchner à des élus français de la commission des affaires étrangères qui
étaient en train de l’auditionner. La diplomatie, notamment celle si particulière et si sensible
qu’entretient la France avec l’Algérie, une de ses anciennes dernières colonies en Afrique, aurait pu faire
l’économie de telles sorties médiatiques dont raffole son chef. Un réflexe de droit d’ingérence qu’il
continue à traîner comme un boulet sans parvenir à s’en défaire depuis qu’il a fait de l’humanitaire sa
profession de foi. Cela s’est traduit en maladresses. En diplomatie, cela ne pardonne pas. Résultat: deux
anciens ministres français des Affaires étrangères, Hubert Védrine (1997-2002) et Alain Juppé (1993-
1995) ont déclaré sans détour que «le Quai d’Orsay est un ministère sinistré».
Les deux hommes
s’étaient exprimé dans les colonnes du quotidien Le Monde: «L’effet est dévastateur: l’instrument est
sur le point d’être cassé, cela se voit dans le monde entier. Tous nos partenaires s’en rendent compte.
Pourtant, dans la compétition multipolaire, où tout se négocie en permanence avec un grand nombre
d’interlocuteurs qu’il faut connaître avec précision, la France a plus que jamais besoin de moyens
d’information et d’analyse», ont-ils fait constater à l’unisson. Le clou sera enfoncé par l’ex-ambassadeur
de France au Sénégal, qui a quitté ses fonctions le 30 juin 2010.

 

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«M.Kouchner a réorganisé le ministère à la manière d’une organisation non gouvernementale
(ONG)...», a confié au même journal Jean-François Rufin. Un constat qui fait croire que les jours de
Bernard Kouchner, à la tête du département des affaires étrangères, sont comptés. Parmi les victimes du
prochain remaniement, la presse de l’Hexagone cite, entre autres, les noms de Fadéla Amara et Rama
Yade. Ce qui signifierait la fin de la diversité au sein du futur gouvernement. Election présidentielle
oblige. Sarkozy n’est pas près de tolérer certains écarts qui pourraient hypothéquer son avenir politique:
son destin présidentiel.

 

Source IHEDN

Renseignements extérieurs. – intérieurs.- Intelligence économique :
Source journal ou site Internet : L’expression
Date : 23 août 2010
Auteur : Mohamed Touati

 
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