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21/04/2011

Retour vers le futur! Un Madelin biolibéral sans conservateurs!

Espérons que les idées libertariennes prennent le dessus, et que l'action soit déterminante, à suivre....soyons vigilant, mais aussi confiant!


POUR UNE PAROLE LIBÉRALE INDÉPENDANTE, NOUVELLE ET FORTE

d' Alain Madelin

 

Libre échange avec Alain Madelin


A un an du premier tour de l’élection présidentielle, je reprends la parole. En toute liberté intellectuelle et en toute indépendance politique.

Le libéralisme est d’ailleurs d’ores et déjà au cœur du débat politique non pas parce qu’on le propose mais parce que tous s’y opposent. Tous ou presque, entretiennent les peurs de la mondialisation libérale et de l’Europe libérale et proposent de mieux contrôler la société, les citoyens, l’économie et nos frontières (voir La mondialisation, vous dis-je )

Le Président, le gouvernement et la majorité présidentielle ont fait le choix de se démarquer de toute référence libérale pour mener une politique placée sous le sceau du « retour de l’Etat ».

Au sein de l’UMP,  le courant libéral s’est vu dilué et marginalisé.

Dans un tel contexte, le moment est venu d’affranchir les libéraux des conservateurs. C’est une opportunité pour les libéraux de se présenter sous un jour nouveau. De tracer  les contours d’une société de confiance au-delà des vieux clivages et des vieux clichés. Avec la conviction que pour entrer dans la grande société ouverte du nouveau monde, les valeurs, les idées, les propositions libérales sont plus que jamais nécessaires (voir Le retour des politiques libérales). Partout dans le monde, une nouvelle dimension « confiance dans la liberté individuelle – confiance dans l’Etat » transcende l’approche gauche droite (voir La France manque d’une bonne boussole).

La reconfiguration de la vie politique intellectuelle française inéluctable. Dans le patrimoine historique et culturel de la gauche il y a la confiance dans la liberté individuelle, dans le progrès et la volonté d’émancipation des personnes par rapport aux tutelles de toutes sortes. Rien de plus moderne, même si l’on n’en voit guère la trace dans le programme du parti socialiste.

Dans le patrimoine historique et culturel des libéraux, affranchis des conservateurs, il y a le parti pris de la défense des faibles contre les puissants, l’affirmation forte des droits individuels et la générosité sociale. Rien de plus nécessaire (voir Après l’Etat Providence, l’Etat Social 2.0 et La justice sociale ne se confond pas avec la redistribution). Au-delà de ses déficits financiers, la France souffre d’un déficit de confiance (voir Les déficits de confiance creusent nos déficits financiers). Pour que les Français retrouvent confiance, il faut leur faire confiance. Il est révélateur que les meilleures politiques du gouvernement soient celles de l’autonomie des universités ou de l’auto entrepreneur, c’est-à-dire des politiques dont le préfixe « auto » marque un choix de confiance dans la liberté.

Dans l’élection présidentielle qui s’approche, les candidats qui rêvent de « prendre le pouvoir » et qui se prépare à expliquer aux Français pourquoi ils doivent « leur faire confiance » devrait réfléchir aux avantages et à l’écho d’une politique visant à redonner du pouvoir aux français, à faire confiance dans leur liberté et dans leur responsabilité. Nous n’avons pas besoin d’un « Super Etat » mais de « Super citoyens ».

C’est en tout cas muni de cette boussole que j’entends structurer une parole libérale, indépendante, nouvelle et forte. Avec toutes celles et tous ceux qui le voudront. Ce blog est le leur. Et les idées se doivent de précéder l’action.


Alain Madelin,

 

Source le blog wordpress:

 

 

 

Les sites d'Alain Madelin,

 

Euro92
Fondé en 1988, par Alain MADELIN, l'Institut Euro 92 rassemble des décideurs et responsables économiques soucieux alors de renforcer la compétitivité globale de leur pays face aux nouvelles exigences créées par la mise en place du Marché unique et la mise en route de l'Union Européenne.
http://www.euro92.com

 


Les cercles libéraux
Créés à l'initiative d'Alain Madelin les Cercles libéraux constituent un espace de réflexion libre et indépendant au cœur de la société et ouvert sur le monde pour concevoir et exprimer des propositions modernes et libérales marquées par l'audace réformatrice.
Les Cercles libéraux ont vocation à être un pont entre le monde des idées et celui de l'action, entre la société civile, les décideurs politiques et les leaders d'opinion.

 


Liberaux2007
Au moment des éléctions présidentielles de 2007, les libéraux entendaient présenter sur ce site leurs idées, leurs propositions et les placer au cœur du débat politique.
http://www.liberaux2007.fr

 


Alainmadelin2002
Alain Madelin a proposé un projet pour une nouvelle France lors de l’élection présidentielle de 2002. Des propositions toujours d’actualité!
http://www.alainmadelin.com/propositions/

 


Demlib
Demlib fut le site de démocratie libérale. Il comprend des milliers de pages de dossiers, documents et d’articles…
http://demlib.com/netlib/

Eurolibnetwork
L’univers d’Eurolibnetwork est celui de la communauté internationale de celles et ceux qui partagent sur le web les valeurs de la liberté, du respect des droits individuels, et qui veulent construire des sociétés ouvertes pacifiques, libres et prospères grâce à l’économie de marché et au libre échange. Eurolibnetwork n’est pas un think-tank de plus sur le web, mais le premier thinktank conçu pour le web.
http://www.eurolibnetwork.net

 

 

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Biographie

Avocat de profession, longtemps inscrit au barreau de Paris, Alain Madelin est une figure majeure du renouveau des idées libérales en France.

Engagé aux côtés de Valéry Giscard d’Estaing, il est élu en 1978 député d’Ille-et-Vilaine et constamment réélu à ce poste auquel il renoncera en 2007. Il sera aussi à deux reprises député européen et vice-président du conseil régional de Bretagne.
En 1986 il devient ministre de l’industrie, des PTT et du tourisme.
En 1993 il est ministre des entreprises et du développement économique chargé des petites et moyennes entreprises et du Commerce et de l’artisanat
En 1995 il devient ministre de l’économie et des finances, et démissionnera peu après.
Après avoir fondé le mouvement Idées Action, il sera Président-fondateur de Démocratie Libérale.
Il est candidat à l’élection présidentielle de 2002 où il obtient 3,91 % des suffrages.

En 2007, Alain Madelin se placera en retrait de la vie politique (« en retrait et non en retraite » dira-t-il). Il s’est alors sur le plan professionnel orienté vers l’industrie et la finance. Il préside aujourd’hui le fonds d’investissement Latour Capital spécialisé dans l’accompagnement financier et stratégique des moyennes entreprises de croissance.
Engagé depuis longtemps dans la cause du développement de l’Afrique, il est le promoteur d’un ambitieux programme d’éducation pour tous sur le continent africain.
C’est le programme Sankoré qui équipe l’Afrique en classes numériques (une première tranche de 5 000 classes est en cours de réalisation) et qui développe un écosystème international de création ressources numériques éducatives libres et gratuites pour les enseignants.  Alain Madelin préside (à titre bénévole) le Groupement d’Intérêt Public pour l’Education Numérique en Afrique, chargé de la mise en œuvre du programme Sankoré :

Voir la biographie d’Alain Madelin « Fidèle à ses origines populaires » publiée en 2002 par Marie-Ange Michet.

Il est pour l’égalité des chances. Il croit au mérite, à la récompense de l’effort. Il dit que le travail est le seul capital des plus pauvres. Il fait confiance à l’homme, à son initiative, à sa liberté. Il veut réunir générosité, prospérité et solidarité. Avec la volonté de ne laisser personne au bord du chemin. Et de donner à chacun sa chance, toute sa chance. L’ascenseur social pour tous.

Ouvrages :

  • Quand les Autruches prendront leur retraite (2003)
  • Le droit du plus faible (1999)
  • Aux sources du modèle libéral français (1997)
  • Quand les autruches relèveront la tête (1995)
  • Chers compatriotes (1994)
  • Pour libérer l’école (1984)

 

13:39 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madelin, élections, présidentielles 2012, libre-échange, libéralisme, libéraux, liberté | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/03/2011

Alain Madelin: l'ISF, le bouclier fiscal, et l'hyper croissance 2020

Un petit rappel d'Alain Madelin, juste une interview d' il y a un an avec Karl 0, très intéressant rappel non!

 

 

 

 

Alain Madelin : " Saurons-nous profiter de l'hypercroissance ? "

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200811/26517_une-madelin.jpg

 

Alain Madelin en est persuadé. Dans une dizaine d'années, l'économie connaîtra une très forte croissance. Mais l'ancien ministre se demande si la France saura en tirer profit ?

Et si l'on abandonnait un temps notre quotidien économique morose pour une brève excursion dans un futur somme toute très proche, disons une dizaine d'années, en observant de plus près les tendances lourdes qui, aujourd'hui, dessinent un nouveau monde ? De ce voyage dans le temps et l'espace, on ne peut revenir qu'avec une bonne nouvelle ! C'est une très forte croissance - sinon même une hypercroissance - qui s'annonce. Propulsée par deux puissants turboréacteurs. Le premier, c'est celui de la mondialisation ; celui d'une croissance que nous qualifierons de « ricardienne » en référence au grand économiste britannique du début du XIXe siècle, David Ricardo, et à sa « théorie de l'avantage comparatif ». Sous une forme plus moderne, elle explique une croissance tirée par l'optimisation de l'emploi de talents toujours plus nombreux à l'échelle de la planète.

Le second propulseur, c'est l'innovation. C'est là une croissance « schumpeterienne » en référence au grand économiste autrichien du début du XXe siècle, Joseph Schumpeter, et à ses théories sur l'importance de l'innovation et de la « destruction créative ».

La croissance « ricardienne » d'abord. Elle est à l'oeuvre depuis la chute du mur de Berlin avec l'arrivée, dans les circuits du libre-échange mondial, de plusieurs milliards d'hommes ayant acquis les libertés de produire, d'acheter et de vendre. Alors que la mondialisation semblait laisser l'Afrique à l'écart et buter sur un monde arabo-musulman soi-disant hostile au progrès et à l'ouverture, voici que l'Afrique trouve le chemin de la croissance et que le monde arabo-musulman bascule, donnant un nouvel élan à notre croissance « ricardienne ». Certes, tous nos nouveaux malthusiens expliqueront que nous n'aurons jamais assez d'énergie, de matières premières, de nourriture pour supporter une telle croissance. Et qu'au surplus celle-ci menace la survie même de notre planète au travers du réchauffement climatique. Mais, une fois encore, n'en doutons pas, les sombres prévisions malthusiennes seront déjouées comme elles l'ont toujours été dans le passé par le progrès et l'innovation. D'autant qu'une vague de croissance innovatrice sans précédent s'annonce.

La croissance « schumpeterienne » ensuite. Dans les laboratoires de recherche des universités ou des entreprises, dans les cartons des ingénieurs, de fabuleux projets se préparent. Nous sommes au pied d'un Himalaya de progrès scientifiques et techniques et nous n'avons encore grimpé que de quelques mètres.

Après la civilisation rurale et la civilisation industrielle, voici la troisième grande vague de l'histoire de l'humanité, celle de la civilisation ouverte du savoir numérique. Avec, devant nous, l'augmentation faramineuse des puissances de calcul, de la capacité des mémoires, l'extrême miniaturisation des processeurs, l'extension de la connexion des personnes et celle aussi des objets et des machines.

Devant nous aussi, la « robolution », celle des usines (et la « robocalisation »), celle aussi de notre vie quotidienne. Les nanotechnologies qui dessinent de nouveaux matériaux et de nouvelles formes de vie atome par atome. La révolution des nouvelles énergies, celle de l'énergie solaire, des piles à combustible, de la production de « pétrole bleu » à partir d'énergie solaire de phytoplancton et de gaz carbonique...

Devant nous encore, l'exploration par la science des frontières du vivant avec la nouvelle chimie, la biologie synthétique permettant de créer des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire carburants ou médicaments. Les neurosciences encore qui nous apprennent à mieux connaître notre cerveau, à mieux l'utiliser, ou le remplir. À le réparer aussi.

Devant nous toujours, les progrès de la génétique. De la médecine prédictive à la médecine moléculaire, de la thérapie génique à la reconstruction réparatrice de l'homme. Avec tous les défis de l'allongement de la vie et les questions éthiques que poseront les manipulations génétiques qui prétendront à l'amélioration de l'espèce humaine elle-même. Voilà qui donne le vertige.

D'autant que ces inventions - et bien d'autres encore que l'on ne saurait imaginer aujourd'hui - commenceront à se croiser et à se fertiliser mutuellement dans la décennie 2020-2030. Une décennie fabuleuse et déjà si proche.

Mais qui dit croissance « schumpeterienne » signifie qu'à côté de ce processus de création existe un processus de destruction des activités dépassées par le progrès. Car l'invention de l'un (le photocopieur) est la ruine de l'autre (le papier carbone).

Or, nous savons que sur le marché politique de nos vieux États providence, les forces du passé savent se faire entendre. Que le coût de l'argent artificiellement bas freine la nécessaire destruction des vieilles activités moins compétitives pour transférer vers d'autres secteurs plus prometteurs le capital et les talents.

Dans le climat frileux et anxiogène de la France d'aujourd'hui, la tendance est forte à protéger le passé par rapport au futur, à favoriser les rentes et à pénaliser les talents. Notre classe politique, toutes tendances confondues, a les yeux de Chimène pour les politiques malthusiennes et keynésiennes. Nous restons le pays de Méline, de Maginot et du principe de précaution, à l'antipode des croissances « ricardienne » et « schumpeterienne ». Si nous avons d'indiscutables atouts, il nous faudra encore une vraie révolution culturelle et politique pour que nous puissions tirer parti de l'hypercroissance du nouveau monde.

Alain Madelin, ancien ministre

 

Source : La Tribune.fr - 05/03/2011

00:00 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madelin, bouclier fiscal, taxes, impôts, isf, innovation, investissements, croissance, ricardo, schumpeter | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/09/2010

Le 11 septembre....

On peut parler de tous les morts qu’il y a, tous les jours, partout, et pour des tas de raisons.



On peut parler de maladie, de guerre, de morts naturelles.

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Je ne dis pas que les morts du 11 septembre sont les morts les plus affreux du siècle. Mais le 11 septembre 2001, c’était hier.

Et ces gens là vivaient les mêmes vies que vous.

Et ces gens là ne vivent plus.

Et leur famille, leurs amis, les ont perdus.

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Parfois, il faut oublier d’être un intellectuel. Il faut oublier d’être cynique. Il faut oublier d’être informé. Et il faut accepter d’être humain.

Et se montrer dur, et rationnel, en refusant de se sentir touché par cet évènement, en se disant au dessus de ça, ne consolera ni les autres victimes d’autres morts, ni personne de ce monde.

C’est juste une nouvelle manifestation d’un politiquement correct rampant, qui vise à prendre le contre pied de ce qui est beau et de ce qui est noble, afin de se placer au dessus du lot.

 








cliquez sur l'image pour le lien











Alain Madelin

Nous avions un ennemi. Mais nous ne voulions ni le voir, ni le nommer. Les images terribles de ce mardi 11 septembre qui ont touché nos cœurs et marqué nos enfants pour longtemps viennent de mettre fin à cet aveuglement. Les actes de guerre de ce terrorisme de masse et la fureur barbare des commandos suicides portent la marque d'une nouvelle folie des hommes : le " fascisme islamique " qui défigure l'une des plus grandes religion du monde.

Trop longtemps nous avons cru que ce terrorisme international était une affaire de police et de justice alors qu'il s'agissait avant tout d'une question politique. Toutes les politique étrangères de défense et de sécurité de l'ensemble du monde démocratique, à commencer par la France, sont à reconstruire.

C'est d'ailleurs ce que nous aurions dû nous employer à faire-je n'ai cessé de le répéter- depuis la chute du mur de Berlin. Il fallait mettre un terme aux liaisons dangereuses que nous avions entretenues, hier, avec un certain nombre de dictatures pour faire face à l'impérialisme soviétique, ennemi principal oblige.

Il fallait faire face à la nouvelle menace que l'on voyait s'organiser avec ses foyers de terrorisme et de haine, ses lieux d'endoctrinement, ses écoles de commandos suicides, ses bases arrières. Nous connaissions les Etats qui hébergeaient, alimentaient, utilisaient ou finançaient ce terrorisme et ce nouveau fascisme.

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Voici aujourd'hui l'Afghanistan des tailbans qui abrite le quartier général de Ben Laden, montrée du doigt par les responsables politiques du monde entier. Belle découverte ! Depuis longtemps tous savaient. Et l'oppression du peuple afghan sous le régime criminel des taliban. Et la cruauté du sort réservé aux femmes. Et le risque de contagion intégriste de toute une région. Et l'installation des camps d'entraînement du terrorisme international sur un territoire transformé en place forte mondiale de la production et du trafic de drogue.

Mais pas plus que nous n'avons voulu voir le Cambodge des Khmers rouges, nous n'avons voulu voir en face l'Afghanistan des talibans. En 1980, j'étais aux côtés de la résistance afghane lorsque celle-ci s'organisait contre l'occupation soviétique. En 1999, j'étais aux côtés du commandant Massoud dans la vallée du Panshir pour soutenir sa lutte contre le régime des taliban. J'ai tenté de toutes mes forces de relayer en France et en Europe ses appels à l'aide et de me faire l'écho de ses mises en garde face au danger de ce nouveau terrorisme. Le commandant Massoud vient de mourir assassiné. Abandonné. Son combat pour libérer les 17 millions d'Afghans du joug de 40 000 taliban était le nôtre, et nous aurions dû l'aider, fièrement, massivement.

Mais si Washington condamnait Ben Laden c'était en ménageant le Pakistan, principal soutien des talibans. Londres accueillait leurs foyers de propagande. Paris se réjouissait de voir le Pakistan devenu le deuxième client de nos ventes d'armes. Le quai d'Orsay recevait le Vice Ministre taliban des affaires étrangères ! Et les portes de l'Elysée sont restées closes en avril dernier, lorsque j'ai demandé au président de la République de recevoir le commandant Massoud venu en France nous alerter et chercher notre soutien.

Ce mardi 11 septembre est venu nous rappeler notre inconscience, notre complaisance, nos atermoiements, notre mollesse et nous dire qu'il n'est que temps de réagir enfin. Avant qu'il ne soit trop tard, car il est impossible d'exclure aujourd'hui que des armes bactériologiques, chimiques ou nucléaire puissent enrichir, demain, l'arsenal de ce nouveau terrorisme.

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Réagir enfin

Ce n'est pas le peuple américain qui était visé mais le symbole de liberté et de démocratie que représente l'Amérique et que les terroristes ont voulu frapper le plus cruellement possible. Ils ne se sont pas attaqués à l'Amérique pour ce qu'elle a fait ou ce qu'elle n'a pas fait, mais pour ce qu'elle est. Qu'on ne dise pas que l'enlisement des négociations de paix entre israéliens et palestiniens explique de tels crimes. Les actes de terrorisme que ce fascisme islamique mène depuis longtemps au Proche-orient ne visent pas à obtenir la paix mais à empêcher celle-ci, à nourrir le ressentiment du monde arabe et aboutir à la disparition pure et simple de l'Etat d'Israël. Mais au-delà de l'Amérique et d'Israël, ce que ce fascisme islamique ne tolère pas, ce qu'il veut détruire c'est l'image de modernité, d'ouverture, de tolérance, de protection des droits humains fondamentaux et de dignité de la femme que porte nos sociétés démocratiques. Cette image là est une menace pour leur pouvoir religieux ou politique.

Il ne faut pas s'y tromper, tous ces appels à la guerre sainte ne servent qu'à justifier ou à prolonger des pouvoirs illégitimes, et despotiques, à opprimer les peuples et à les maintenir dans l'ignorance et dans la misère. On ne choisit pas ses ennemis : ce sont eux qui nous choisissent.

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Ne pas se tromper d'adversaire

Dans notre riposte nous ne devons pas nous tromper d'adversaire. Ce n'est pas une guerre de civilisations comme l'évoquent un peu trop facilement certains commentateurs. Ce n'est pas davantage un combat du nord contre le sud, des pays riches contre les pays pauvres.

Ce n'est pas une révolte de l'islam contre le reste du monde ni une guerre de religions. C'est une guerre menée au sein de l'islam par une minorité d'intégristes fanatiques qui cherche par un discours de haine et par la manipulation des symboles à entraîner les masses arabes. S'il faut dire très haut et très fermement " non à l'amalgame " de ce nouveau fascisme avec l'islam, il appartient au monde musulman politique et religieux de le dire encore plus haut et encore plus fermement. Ce fascisme islamique peut détruire, mais il est incapable de construire. Il est dores et déjà condamné.

Au 20ème siècle nous sommes venus à bout de deux totalitarismes bien plus puissants, le nazisme et le communisme, et bien évidemment, le monde d'ouverture et de liberté qui se bâtit aujourd'hui aura raison de ce nouveau fascisme. Plus ou moins vite, plus ou moins douloureusement selon les choix politiques que nous ferons. Deux impératifs Ce mardi 11 septembre bouleverse toute la donne internationale. Une révision de nos choix politiques s'impose, autour de deux impératifs.

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Premier impératif : une solidarité sans faille avec les américains.

Ce grand peuple s'est battu pour notre liberté, son épreuve est la nôtre. Menacé en commun, nous n'avons pas à marchander notre soutien à une riposte qui ne peut être que commune.

Oui, il faut éliminer Ben Laden, détruire les bases arrières du terrorisme en Afghanistan. Il ne s'agit pas d'envahir l'Afghanistan contre le peuple afghan, comme certains le disent, mais de libérer ce peuple du régime taliban qui l'opprime. Bien entendu une telle opération se doit d'éviter l'embrasement du Pakistan, la république islamique voisine qui dispose de l'arme nucléaire, car il ne servirait à rien de déloger les taliban à Kaboul pour les installer à Islamabad. Ne nous berçons pas cependant d'illusion : si le fascisme islamique est d'avance condamné par l'histoire, il ne sera pas pour autant facile à éliminer.

Personne ne peut dire aujourd'hui si la riposte internationale sera efficace et rapide ou si elle mènera à de nouvelles vagues d'attentats. Personne ne sait le temps qu'il faudra pour démanteler tous les foyers de haine et de terrorisme, neutraliser tous les agents dormants de ce nouveau fascisme.

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C'est pourquoi à la facile solidarité des mots dans l'émotion il va falloir ajouter la totale solidarité politique dans l'action. Il ne faut pas que la solidarité de la France soit demain remise en cause par un retour de cet anti-américanisme primaire qui a tant servi hier à aveugler l'opinion sur la nature des régimes communistes. Il ne faut pas non plus que la nécessaire riposte internationale soit affaiblie par un retour à ces habiletés coutumière de notre diplomatie qui de l'Irak à la Syrie, nous ont conduit à une longue tradition de complaisance avec des régimes oppresseurs de leur peuple.

Se tromper d'adversaire, continuer à d'alimenter l'anti américanisme ou manquer de solidarité dans la riposte serait faire le jeu fascisme islamique.

Deuxième impératif : une révision complète de nos politiques étrangères, de sécurité et de défense.

Si la France doit faire preuve d'une solidarité sans faille, elle doit aussi, avec l'Europe, se porter au premier rang de la construction d'un nouvel ordre international civilisé et équilibré. C'est ce que nous aurions dû déjà faire depuis longtemps. C'est l'exigence de l'après 11 septembre. Cet ordre international ne peut se construire que sur la base d'une nouvelle alliance des nations démocratiques, unissant les vieilles nations démocratiques occidentales aux nouvelles démocraties du Sud et de l'Est. C'est sur cette base qu'il faut repenser toutes les structures internationales héritées de la guerre froide, en donnant à la nouvelle Russie démocratique toute sa part dans la construction de ce nouvel ordre international et dans la mise en place d'une sécurité commune. Il va nous falloir réévaluer les menaces, repenser notre politique étrangère, revoir nos concepts de sécurité et de défense en internationalisant le renseignement et en rapprochant la sécurité intérieure de la sécurité extérieure. La France doit se donner les moyens de démanteler sur son territoire les relais de cet islamisme fanatique. Cette nouvelle alliance des nations démocratiques devra aussi décider d'une protection commune au moyen d'un bouclier anti-missile, si le projet porté par les américains paraît possible à mettre en œuvre, car personne ne peut aujourd'hui exclure la perspective de menaces de fusées nucléaires ou bactériologiques aux mains d'Etats terroristes.

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Dans ce nouvel ordre international nous devrons appliquer ce que j'ai appelé le principe de " préférence démocratique ". Les démocraties doivent cesser, et ceci est tout particulièrement vrai pour la France, de soutenir, de consolider ou de faire ami-ami avec des régimes qui méprisent les droits humains élémentaires.

Ce serait assurément une faute grave aujourd'hui que de ne pas ouvrir la perspective de mettre les politiques étrangères de nos démocraties en conformité avec les valeurs que nous allons défendre en commun dans notre riposte à la tragédie du 11 septembre. Quelle serait la légitimité de cette riposte d'aujourd'hui si nous devions oublier demain ces mêmes valeurs pour d'autres peuples ou d'autres victimes ?

Nous ne pourrons plus rester indifférents et immobiles face aux autres tragédies qui, de l'Algérie au Soudan -loin des télés, loin du cœur- accumulent des dizaines ou des centaines de milliers de victimes. Notre solidarité dans la riposte n'a de sens qu'à la condition de ne pas apparaître comme la seule vengeance d'un crime odieux perpétré sur le sacro saint sol américain mais comme l'affirmation d'une volonté forte de défendre en commun dans le monde les valeurs universelles que constitue le respect des droits fondamentaux de la personne humaine. C'est ce message qui est capable de parler aux peuples, de leur offrir un chemin et un espoir pour les sortir de la misère et de l'oppression.

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SIX ANS APRÈS, LES NEW-YORKAIS PRÉSERVENT ...

cliquez sur commémoration

Journée de commémoration

Les soldats américains en Afghanistan soulignent le 6e anniversaire du 11 septembre.

Toute la journée, des commémorations auront lieu pour souligner les attentats du 11 septembre. Déjà mardi à l'aube, des soldats américains en Afghanistan ont observé une minute de silence pour marquer le sixième anniversaire de cet événement qui est a été l'élément motivateur de la présence internationale dans ce pays.

Les drapeaux ont été mis en berne sur les bases américaines de tout le pays. À Bagram, la principale base américaine en Afghanistan, une cérémonie est prévue dans la journée à l'heure exacte, 8 h 46, heure de New York, où le premier avion détourné percutait l'une des deux tours jumelles du World Trade Center.

Pour la première fois depuis les attentats, la commémoration du 11 septembre tombe un mardi, comme en 2001. Comme chaque année, une cérémonie aura lieu à New York, sur le site du World Trade Center, surnommé longtemps « Ground Zero ».

Lors de cet événement, les noms des 2974 morts dans les attentats seront lus à voix haute par des membres des familles des victimes des attentats.

Des cérémonies auront lieu également en Pennsylvanie, où un des avions détournés s'était écrasé, et à Washington, près du Pentagone également attaqué le 11 septembre 2001.


18/06/2010

Droite et Libéraux, histoire d'une erreur de clivage?

L'histoire se répèterait-elle?

Certes une UMP s'est crée depuis, mais qu'en sera t-il en 2012?

Que pourrons-nous analyser du sarkozisme ? Alors

 

Faut-il parler de la droite ou des droites ?


Les gauches ont toujours été diverses et pourtant on dit sans difficulté : la gauche, puisque les formations qui en font partie se considèrent sincèrement et réciproquement comme telles. Les différences entre elles ont beaucoup varié au cours du siècle mais leur mythologie unitaire n’a pas changé.

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1009982.jpg


Une mythologie équivalente existe-t-elle à droite ? Du point de vue de la gauche : oui.
Celle-ci voit la droite comme un ensemble opposé et symétrique par rapport à elle. Rien
n’exprime mieux ce regard que l’ironie de Rousseau à l’égard de Philinte et de ces
« modérés qui trouvent toujours que tout va bien, parce qu’ils ont intérêt que rien n’aille
mieux […], attendu que Dieu les a doués d’une douceur très méritoire à supporter les
malheurs d’autrui » . Evidemment, la droite ne se reconnaît pas dans ce tableau
partiellement véridique mais trop sévère et en tout cas peu flatteur. Elle se considère plutôt
comme l’ensemble de ceux qui ne pensent pas, avec Rousseau, que, l’homme étant
naturellement bon, tout le mal vient de la société, c’est-à-dire, dirait-on aujourd’hui, du
marché, du capitalisme, de la mondialisation ou de toutes les formes d’inégalité instituée.


Ce rejet, qui se veut de simple bon sens, est le seul facteur qui unifie des opinions
souvent différentes et même contraires. Ce qui revient à dire que la droite comprend tous
ceux qui ne se réclament pas de la gauche. Simone de Beauvoir avait, d’ailleurs, en 1955,
trouvé une explication à cette diversité : « La vérité est une , disait-elle, l’erreur multiple. Ce
n’est pas un hasard si la droite professe le pluralisme. »
La formule fait sourire, mais c’est un fait que si les partis de gauche se disent toujours
de gauche, ceux de droite admettent rarement qu'ils sont de droite. Ils se présentent plus
volontiers comme gaullistes, libéraux ou indépendants. Sous la IIIe République, on trouvait
même des formations de droite portant des noms comme : « Républicains de gauche » ou
« Gauche républicaine démocratique ». Cela tient, pour l’essentiel, à l’histoire française :
l’accomplissement de la démocratie y passe par la Révolution et par la République, que les
droites ont combattues. Si bien qu’aujourd’hui elles répugnent à toute généalogie. En
acceptant la démocratie, elles coupent tout lien avec les droites du passé. D’ailleurs, quand des hommes de droite invoquent de nos jours Constant ou Tocqueville, ils ne disent pas ou ne savent pas que ces libéraux appartenaient au parti du mouvement et non à celui de l’ordre.

Cliquez le lien:
D’où une première division possible au sein de la droite : d’un côté, la droite
réactionnaire (et même révolutionnaire au sens propre) qui remet en cause les principes
démocratiques, et, de l’autre, la droite « évolutionnaire » qui les admet. La première
revendique sans hésiter le terme de droite. La seconde moins facilement puisque, d’une
certaine façon, elle est héritière de la gauche des droits de l’homme et de l’égalité.


A vrai dire, cette opposition entre réactionnaire et « évolutionnaire » s’efface, même si
l’épithète réactionnaire continue d’être utilisée et redoutée. Aucun parti de droite ne remet
en cause le suffrage démocratique et l’économie moderne. Doit-on alors considérer qu’il n’y
a qu’une droite et que ce sont les pesanteurs historiques, les ambitions, la compétition et les
lois électorales qui provoquent la diversité que nous connaissons entre le Front national, le
RPR, Démocratie libérale et l’UDF, qui constitueraient, réunis en une seule formation,
l’équivalent du parti républicain aux Etats-Unis, du parti conservateur en Grande-Bretagne
et de la démocratie-chrétienne en Allemagne ?


Laissons le problème du Front national qui s’est séparé des autres droites en
s’appropriant certains traits de la droite non démocratique. Il joue, dans l’ordre électoral, le
rôle que le parti communiste a parfois joué à gauche, c’est-à-dire celui d’un être hybride qui,
tantôt, soutient son camp en reportant ses voix, et, tantôt, l’affaiblit en se maintenant au
second tour.


A sa naissance, le gaullisme ne se considérait ni comme de droite ni comme de
gauche. Mais, depuis 1962, il exerce un rôle dominant sur la droite de l’échiquier (sauf dans
la période 1974-1981).

Que conserve-t-il de ses origines ? Il voulait unir la nation en effaçant
les discordes partisanes et les oppositions sociales. Or, la démocratie implique la
compétition électorale et on ne supprime les partis qu’en supprimant les élections. Quant
aux conflits d’intérêt, ils sont trop complexes et trop fragmentés pour être médiatisés par un
néo-corporatisme, fût-il baptisé association capital-travail.
L’originalité du gaullisme se trouvait dans la clé politique qu’il proposait : renforcer
l’exécutif par le rôle dévolu au président de la République élu au suffrage universel. En lieu
et place de la monarchie élective, l’acceptation de la dyarchie au sommet de l’Etat (inscrite
dans la lettre de la Constitution) à trois reprises par des dirigeants gaullistes, et donc la
supériorité reconnue à la majorité parlementaire, contrairement aux intentions du général
de Gaulle, a ruiné cette spécificité institutionnelle.
Sur l’Europe aussi, il est difficile de trouver au RPR une grande singularité. Certes, il
est moins fédéraliste que l’UDF, que Démocratie libérale ou que le Parti socialiste, mais
Jacques Chirac a accepté l’expression « Fédération d’Etats-nations » proposée par Jacques
Delors et il veut faire progresser l’Europe de la défense. On mesure le moindre degré
d’européisme de ce parti à la ferveur manifestée pour faire entrer la Turquie dans l’Europe
(ce qui correspond aux voeux des Etats-Unis) ou par l’hostilité voilée dont il témoigne à
l’égard de la Commission de Bruxelles. Disons que, à droite, les différences à propos de
l’Europe se sont réduites, mais que, en s’estompant, elles font revivre une tentation
« nationiste » qui favorise le Front national.
Si le gaullisme ne subsiste plus comme entité spécifique mais seulement comme la
formation parlementaire la plus importante à droite, alliée électoralement aux autres partis
de la droite parlementaire, le libéralisme et la démocratie-chrétienne constituent-ils des
pôles irréductibles de ce côté ?

 

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Dans le libéralisme, deux éléments doivent être séparés : la politique et l’économie.
L’essentiel du libéralisme politique (régime représentatif, séparation des pouvoirs, droits de
l’homme) est admis par à peu près tout le monde. A droite (comme à gauche), des
divergences subsistent sur les libertés locales et sur la justice. Les plus libéraux sont
favorables à la décentralisation, voire au fédéralisme interne, et au renforcement du pouvoir
judiciaire. D’autres, par souci d’unité et par crainte de la division, sont réticents. Ces
divergences ne créent pas de vraies séparations, car le mouvement démocratique favorise
naturellement les libertés locales et le pouvoir judiciaire. Personne n’ose militer pour élever
les préfets et pour abaisser les juges. Au plus, on invoquera l’égalité et la République pour
défendre l’Etat et l’uniformité.


Les observateurs étrangers sont étonnés qu’en matière économique les clivages entre
les droites et avec le parti socialiste ne soient pas plus grands. Il est vrai que, à l’exception
d’Alain Madelin, personne n’affiche une préférence explicite pour développer radicalement
le libre-échange, les privatisations, la dérégulation, la flexibilité, les diminutions de
dépenses publiques et les réductions d’impôts. Il règne sur ces questions, à droite, une
grande prudence.
Les candidats se distinguent peu entre eux et ne s’opposent pas
radicalement à Lionel Jospin. En gros, les droites critiquent plus que les gauches le poids de
l’Etat. Mais les socialistes sont devenus plus libéraux qu’ils n’ont jamais été et les droites se
gardent de suivre la voie de Ronald Reagan, de Margaret Thatcher ou même des chrétiensdémocrates allemands.


Valéry Giscard d’Estaing parle de centre-droit, Jean Lecanuet se déclarait centriste,
comme François Bayrou aujourd’hui. L’expression vient de la démocratie chrétienne, qui ne
se voulait ni conservatrice ni socialiste et se considérait comme libérale et sociale à la fois.
Comme la social-démocratie européenne et les partis conservateurs ont évolué dans cette
direction, la particularité de la démocratie-chrétienne s’est affaiblie. En revanche, en
matière européenne, elle reste, et à travers elle l’UDF, fondamentalement fédéraliste, ce qui
la sépare du RPR. Ce qui affaiblit le centrisme en France, par rapport à l’Allemagne, à
l’Espagne et même à l’Italie, où les chrétiens-démocrates restent influents, tient à deux
facteurs : le mode de scrutin majoritaire empêche son autonomie ; la transformation du
gaullisme en parti et les progrès du socialisme rocardien dans l’Ouest ont rogné ses marges
électorales.


Les candidatures de Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac, Alain Madelin et François
Bayrou correspondent donc bien à des sensibilités différentes. La pluralité des candidatures
découle de cette diversité et de celle des partis. La gauche connaît le même problème, mais
ne le traite pas de la même manière. Les socialistes admettent les candidatures communiste et écologiste. A droite, on renâcle.

La majorité des élus de Démocratie libérale ne soutiennent pas leur président Alain Madelin, et plusieurs notables de l'UDF se désisteront avant le premier tour pour le président sortant. Ils font le contraire de ce qu’avait fait Jacques Chirac en 1981.


Pour cette élection présidentielle, la gauche et la droite sont soumises aux mêmes
contraintes : le poids des extrêmes et la nécessité des ralliements au second tour. Leur
opposition s’inscrit dans une évolution historique qui a amené le socialisme de l’idéologie à
la modération et qui conduit la droite à privilégier l’égalité. La question reste de savoir si la
gauche modérée et la droite de gouvernement ne s’épuisent pas réciproquement. Et si
chacune ne peut prospérer qu’à partir des divisions, des erreurs et des échecs de l’autre,
pour appliquer une politique guère différente de celle que l’autre aurait elle-même
pratiquée.

Source: Le Monde du 18 avril 2002

par Jean-Claude Casanova

18:23 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clivage, politique, tocqueville, madelin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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