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05/02/2011

L'Egypte, Quel journalisme pour quelle information?

Réflexions sur la crise égyptienne
Après la Tunisie, l’Egypte s’est donc embrasée[2]. Oubliant le « je ne blâme ni ne loue, je raconte », cette règle d’or de leur profession, les journalistes se sont une nouvelle fois faits les porte-voix des manifestants.


Se pâmant littéralement devant leurs actions, ils n’eurent pas assez de superlatifs pour décrire le « Peuple » égyptien unanimement dressé contre le « dictateur » Moubarak.

 

http://www.lepoint.fr/images/2010/09/24/167644-une-france-info-jpg_67700.jpg


Tout a basculé dans leur petit univers borné de certitudes et d’approximations quand des partisans de ce dernier sont à leur tour descendus dans la rue ; et en masse. Il y avait donc deux peuples !!! Cette constatation avait de quoi perturber des esprits formatés. Durant un temps l’explication leur fut facile : les contre-manifestants étaient des policiers et des nervis payés[3] ; puis, horreur, ils découvrirent qu’il s’agissait d’habitants venus des « quartiers les plus pauvres». Ainsi donc, des miséreux osaient venir gâcher la grande célébration démocratique dont ils étaient devenus les porte-voix. Plus encore, ces gueux osaient, crime des crimes, s’en prendre aux journalistes, ignorant qu’en France, cette intouchable caste constitue un Etat dans l’Etat devant lequel rampent et se prosternent les plus puissants. Ils auront du moins retenu de leur séjour au Caire que sur les rives du Nil les références ne sont pas celles des bords de Seine et que les voyages sont plus formateurs que les écoles de journalisme.

 

http://www.republicoftogo.com/var/ezflow_site/storage/images/toutes-les-rubriques/medias/journalisme-responsable/49690-1-fre-FR/Journalisme-responsable_article_top.jpg


Ces ignorants n’ont pas vu que la vie politique égyptienne est organisée autour de trois grandes forces.

 

La première, celle qui manifeste en demandant le départ du président Moubarak et pour laquelle ils ont les yeux si doux, est, comme en Tunisie, composée de gens qui mangent à leur faim ; il s’agit en quelque sorte de « privilégiés » pouvant s’offrir le luxe de revendiquer la démocratie.

La seconde est celle des Frères musulmans ; pourchassée depuis des décennies et aujourd’hui abritée derrière les idiots utiles, cette organisation tente de se réintroduire dans l’échiquier politique pour imposer sa loi.

La troisième force dont aucun « envoyé spécial » n’a jamais entendu parler est celle qui vit dans les quartiers défavorisés, loin donc de l’hôtel Hilton, ce spartiate quartier général des journalistes « baroudeurs », ou dans les misérables villages de la vallée du Nil, loin des yeux des touristes. C’est celle des fellahs besogneux, de ce petit peuple nassérien au patriotisme à fleur de peau qui exècre à la fois la bourgeoisie cosmopolite lorgnant du côté de Washington et les barbus qui voudraient ramener l’Egypte au X° siècle. Ce sont ces hommes qui ont volé au secours du Rais Moubarak en qui ils voient, à tort ou à raison, là n’est pas la question, un successeur, même lointain, du colonel Nasser.

 

http://owni.fr/files/2010/09/1346589968_3867fad7ce_b.jpg

 

Dernière remarque : pendant que la classe politique française sommait le président Moubarak de quitter le pouvoir, le président russe Medvedev avait un long entretien téléphonique avec lui, l’assurant qu’il s’élevait contre les ingérences étrangères. D’un côté des chiens de Pavlov levant la patte face à l’air du temps et de l’autre, un homme d’Etat familier des subtilités de l’ « orient mystérieux » …


Bernard Lugan[1] Vendredi 4 février 2011


[1] Auteur d’Histoire de l’Egypte des origines à nos jours. Editions du Rocher, 2002.
[2] Je l’avais annoncé dans mon communiqué en date du 16 janvier 2011.
[3] Le chamelier et les vingt-deux cavaliers que l’on vit traverser la foule sont des guides pour touristes affectés au site
des pyramides et rendus furieux d’être sans travail depuis le début de la révolution.
10/ GEOPOLITIQUE

 

Comment équilibrer les informations ?
Source, journal ou site Internet : communiqué de Bernard Lugan
Date : 4 février 2011

07/01/2011

Hommage à Liu Binyan, censuré encore de nos jours...

Ce journaliste et écrivain chinois, mort en exil aux Etats-Unis en 2005, aura subi la censure et les persécutions bien au-delà de sa mort : enfin autorisée à l'inhumer en Chine, cinq ans après sa disparition, sa famille s'est vu interdire de graver sur sa pierre tombale l'épitaphe qu'il avait choisie, « l'homme chinois qui repose ici a fait ce qu'il devait faire et dit ce qu'il devait dire ».

 

http://www.theepochtimes.com/n2/images/stories/large/2010/12/24/167uu6d%5B1%5D.jpg

 

Ses funérailles ont eu lieu le 22 décembre à Pékin, après cinq ans d'attente d'un permis de faire revenir ses cendres, depuis son décès aux Etats-Unis en décembre 2005. Elles ont attiré une foule importante, dont plusieurs journalistes chinois réputés, comme Hu Shuli, ancienne rédactrice en chef du magazine d'investigation économique Caijing.

 

http://www.aems.illinois.edu/images/Liu_Binyan%20edit.jpghttp://1.bp.blogspot.com/_98S-jP6JU6Y/TPqtk0wJssI/AAAAAAAAALs/cOzKSEBWntw/s1600/LiuBinYan.jpg

 

Lors de cette cérémonie, totalement passée sous silence par les médias chinois, Liu Dahong, le fils de Liu Binyan, a lu le texte suivant, rapporté par le site China Media Project de l'université de Hong Kong, un beau témoignage et document sur la Chine contemporaine :
« Mes chers prédécesseurs, amis et famille,


Je vous remercie d'être venus un jour aussi froid pour participer aux funérailles de mon père, et l'accompagner dans la dernière étape de son voyage. Mon père est né en 1925, et il s'est éteint des suites d'une maladie aux Etats-Unis, en 2005. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, mon père peut finalement être inhumé sur le sol de sa patrie. Mon père revient chez les siens, mais la justice sociale pour laquelle il s'est battu toute sa vie n'existe toujours pas dans ce pays. Il y a plus de trente ans, mon père a tenté d'alerter toute la nation sur les dangers de la corruption. Il y a dix ans, de son exil de l'autre côté de l'océan [aux Etats-Unis, ndlr], il a mis en garde contre le risque de voir la Chine suivre une évolution à la latino-américaine. Tout ce sur quoi il a voulu nous alerter est devenu réalité, et se confirme jour après jour dans les faits de la vie dans notre pays. Mon père a déclaré avant sa mort qu'il souhaitait que les mots suivants puissent être gravés sur sa pierre tombale : “L'homme chinois qui repose ici a fait ce qu'il devait faire et dit ce qu'il devait dire.” Mais la pierre tombale qui est devant vous ne comporte aucun mot. Et cette pierre muette donne la mesure concrète de ce qui nous sépare encore d'une société civilisée et moderne. J'ai confiance dans le fait que ceux qui nous suivront seront un jour en mesure de lire ces mots, et entendront les histoires qui se cachent derrière cette pierre. Aujourd'hui, c'est le solstice d'hiver. C'est le jour où les Chinois enterrent leurs morts, s'occupent des tombes, font des sacrifices aux ancêtres, et se souviennent de ceux qui les ont précédés. Souvenons-nous de lui. Souvenons-nous de la manière dont il avait ignoré les banquets des riches et des puissants, et choisi de se placer du côté de la conscience et du peuple. Souvenons-nous du chemin difficile que sa vie a emprunté, comment il s'est battu sans cesse contre les ténèbres, faisant entendre sa voix au nom des opprimés et des exclus. Aujourd'hui, c'est le solstice d'hiver. C'est le plus long jour de l'hiver. Souvenons-nous de lui, et laissons ses convictions s'ajouter à la chaleur des nôtres. »

 

Etiqueté « droitier » et persécuté pendant la Révolution culturelle
Rallié dans sa jeunesse au Parti communiste chinois de Mao Zedong, Liu Binyan a d'abord été un journaliste zélé de la presse du Parti, avant de plaider, lors du mouvement des « Cent Fleurs » lancé par Mao en 1956, un appel à « libérer les plumes ». Lors du retour de bâton qui suivit cette éclosion de critiques, Liu Binyan est étiqueté « droitier », ce qui lui vaut des années de persécutions, notamment pendant la Révolution culturelle. Réhabilité à la mort de Mao, il retrouve une liberté de parole, mais de courte durée. En 1988, il est envoyé en exil aux Etats-Unis, un an avant le massacre de Tian'anmen qu'il dénoncera violemment.

 

Il ne remettra plus les pieds en Chine jusqu'à sa mort. En France, Liu Binyan est connu pour son recueil de textes dénonçant la corruption, « Le Cauchemar des mandarins rouges » (Gallimard), dont le traducteur et préfacier français, le sinologue Jean-Philippe Béja, écrivait :

 

« Sa position correspond en somme à celle du censeur de la Chine ancienne, cet envoyé spécial de l'Empereur qui fait connaître au souverain les abus de pouvoir des fonctionnaires dépravés. »


Même après sa mort, l'Empereur actuel n'apprécie toujours pas sa liberté de parole.

 

Chine : Liu Binyan, journaliste censuré jusque sur sa tombe
Source, journal ou site Internet : rue89
Date : 5 janvier 2011
Auteur : Pierre Haski

30/08/2010

What's Really Wrong with the Middle East, de Brian Whitaker (en français)

Moyen-Orient.

Un journaliste britannique juge sans concession les pays de la région.

 

Expert du Moyen-Orient au quotidien britannique The Guardian, Brian
Whitaker publie Ce qui va vraiment mal au Moyen-Orient (non encore
traduit en français). Cet essai sans concession passe en revue les
faiblesses et les contradictions du monde arabe contemporain. « Le
problème avec le Moyen-Orient, c’est que c’est toujours la faute de
quelqu’un d’autre », prévient l’auteur dès la première page, avant de
décrire « une atmosphère abrutissante, où le changement, l’innovation,
la créativité, la pensée critique, le questionnement, la résolution des
problèmes… sont tous découragés ». Nous l’avons rencontré à Londres.

 

http://images.huffingtonpost.com/2010-03-03-BrianWhitaker.jpg

cliquez lire bio


Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

J’avais l’impression d’un sérieux
manque de compréhension des problèmes majeurs de la région,
particulièrement de la part des responsables politiques des pays
occidentaux.


Par exemple ?

Lorsque l’administration de George W. Bush a décidé de promouvoir des élections
libres dans certains pays arabes, c’était une erreur. La démocratie n’est pas adaptée au Moyen-Orient,
à moins de changements sociétaux radicaux. La société elle-même est autoritaire. Instaurer plus de
liberté dans un pays ne doit pas se limiter à la politique. Il faut aussi tenir compte du droit des
individus, de la discrimination…


En quoi ces sociétés sont-elles si autoritaires ?

Elles le sont, tout autant que leurs gouvernements, à
cause de toutes les discriminations fondées sur l’ethnie, la religion, le genre, l’orientation sexuelle ou
les antécédents familiaux. Elles le sont par l’inégalité des chances, l’opacité de la bureaucratie,
l’application arbitraire de la loi et le manque de transparence au sein des exécutifs. À cela s’ajoutent
la corruption et le système d’influence et de relations.


Vous évoquez aussi le rôle particulier de l’éducation…

Elle est au coeur des problèmes, car, dans
cet univers, les jeunes apprennent les choses par coeur, à partir de ce qu’on leur dit, plutôt que de
rechercher par eux-mêmes ou de poser des questions. Cette absence de dialogue libre ne favorise pas
l’éveil de la conscience ou la démarche exploratoire. Elle ferme la porte à la liberté de penser et de
critiquer. Les programmes scolaires semblent plutôt encourager la soumission, l’obéissance, la
subordination et la complaisance.


Ce système est-il figé ?

Au Moyen-Orient, la société fonctionne sur un mode paternaliste, à l’école,
dans la famille, au travail, en politique. Les individus doivent toujours obéir à un chef – la maîtresse
d’école, le père, le patron, le monarque –, sans jamais pouvoir le questionner. Ces sociétés n’ont pas
réussi à résoudre le conflit entre la liberté de pensée et une société harmonieuse.


Quel rôle joue l’islam ?

Il freine le développement de la société arabe. La séparation claire entre la
religion et l’État n’existe pas et le pouvoir séculier est peu soutenu, pas seulement chez les
extrémistes, mais par la population en général. Les interdits de l’islam réduisent la souveraineté du
peuple et son évolution. Selon la règle édictée par le Coran, le chef de l’État doit être musulman et
même, dans certains cas, un “bon musulman”. Le président arabe sera donc toujours musulman. Je
pense que ce manque de débat public sur le religieux a aidé la montée de l’extrémisme.


Pourquoi ?

Les questions touchant la religion sont tellement taboues, surtout dans les médias, que
l’on n’ose même pas aborder ce sujet de l’islamisme. Les islamistes ont pu accéder aux mosquées et
développer leur influence. Leurs idées extrémistes circulent et il n’existe aucun moyen de les
contredire en public.


Les choses peuvent-elles changer ? Oui, grâce à la mondialisation, à Internet, à la télévision par
satellite. Les gens sont beaucoup plus informés de ce qui se passe dans le reste du monde. Les
attitudes se modifient, petit à petit. Certains pays évoluent vite : au Koweit, la monarchie cohabite
avec un Parlement; en Égypte, la diversité politique existe depuis longtemps ; au Maroc, on a pu
observer de nombreux changements depuis l’arrivée de Mohamed VI au pouvoir, en 1999.

 

Propos recueillis par Valentine Piédelièvre
What's Really Wrong with the Middle East, de Brian Whitaker, Saqi Books, Londres, 384 pages.

 

Source IHEDN

Ce que pense le monde arabe
Source journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 26 août 2010
Auteur : Valentine Piède

 

Hamas supporters at a rally in Gaza City Hamas supporters at a rally in Gaza City. Photograph: Mahmud Hams/AFP/Getty Images

The problems of the Middle East are always somebody else's fault. Arabs blame their problems on centuries of foreign interference; their critics retort that the Arabs must shoulder responsibility for their own failures. The argument is about the allocation of blame: no one denies that the problems of the Arab world are deeply rooted and pervasive. As for the causes, both sides have a case: the problems of the region are the product of a unique combination of internal and external factors.

  1. What's Really Wrong with the Middle East
  2. by Brian Whitaker
  3. Buy it from the Guardian bookshop

Brian Whitaker's book is very wide in scope: it ranges over the entire area from the Persian Gulf to North Africa but without sacrificing the distinctiveness and idiosyncrasy of individual countries. The purpose of the book is not to suggest what the west should do but to set out the "Middle East problem" in terms that go beyond common perceptions of the region. He focuses his attention on actual concerns expressed by the Arabs (such as despotism, patriarchy, tribalism, corruption, and inequality), rather than the concerns of western governments.

One of the many merits of this book is that it tries, as far as possible, to let the Arabs provide the narrative. The narrative comes partly from Whitaker's encounters as a traveller interested in the Middle East and later as a journalist reporting for the Guardian newspaper; partly from written sources; and also from a series of lengthy interviews conducted especially for this book. Listening to the Arabs makes a refreshing change from the all too common habit of western pundits of pontificating about the Middle East and lecturing to the Arabs.

There are, of course, deep historical reasons for what is sometimes called "the Arab malaise". Wherever they are and however wealthy they might be, the Arab people are haunted by a sense of powerlessness. Recent Arab history, from the victors' peace that followed the first world war, through the nakba,or catastrophe, of 1948 and the numerous wars involving foreign powers, has left a deep mark.

Whitaker is not oblivious to the part played by foreign powers in supporting tyrants and in deterring democracy in the region. His argument is that if positive change is to come, the overhanging cloud of fatalism and resignation needs to be blown away. He knows that to be aware of the past has value when considering the present. His argument is that "to analyse the past endlessly and blame the Other (often with good reason), as the Arabs tend to do, merely reinforces the sense of powerlessness and adds to the malaise rather than addressing it".

Whitaker considers that in order to take charge of their predicament, the Arabs must stop asking "How did we get here?" and instead say: "This is where we are. How can we move forward?" The advice is well-intentioned but utterly unrealistic. Had the Arabs been capable of stepping outside their history or of coping collectively with their predicament, they would surely have done so long ago. The persistence of the predicament suggests that preoccupation with the past is by no means the only obstacle to change.

Whitaker writes with empathy and insight about the many ills that afflict Arab society, especially in the realm of education. Education may not be the most obvious of the region's problems, yet in many ways it is central. The curricula taught in Arab countries tend to encourage submission, obedience and compliance, rather than critical thinking. Law students at Cairo University, for example, can buy a cheap 20-page summary instead of reading the lecturer's textbook. Over the years this has become known as ra'i al-ductoor – the doctor's opinion. This is what students have to memorise because that has to be their opinion too if they want to get high marks.

Education in the Arab countries, Whitaker concludes, is where the paternalism of the traditional family structure, the authoritarianism of the state and the dogmatism of religion all meet. The result is to discourage critical thought and analysis, to stifle creativity and to instil submissiveness. Education thus serves to buttress the status quo instead of shaking it. It makes young Arabs well-equipped to survive in an authoritarian system but it does not prepare them to be active citizens and to contribute to their countries' development.

Of all the problems that afflict their society, corruption is probably the one that Arabs complain about most. There is no doubt in the minds of most Arabs that corruption is rife. More than 90% of the participants in a survey for the Arab Human Development Report believed it to be pervasive. The report noted that in the five countries surveyed, "politicians, businessmen and high-ranking officials head the list in the spread of corruption".

In practical terms, as Whitaker observes, corruption has many harmful effects. It is intrinsically unfair, undermines democratic processes, denies equality of opportunity, and in general creates obstacles to progress. Resentment of official corruption has become a galvanising factor for opposition movements, especially Islamist ones, providing them with opportunities to claim the moral high ground. Rampant corruption in the Palestinian Authority, for example, was a significant factor behind the unexpected victory of Hamas in the January 2006 elections.

Whitaker has given us a lively, highly readable and illuminating survey of the countless things that are wrong with the Middle East today. What emerges clearly from his survey is that the root problem, at least in the Arab world, is the lack of freedom. He concludes that in order to achieve peace, prosperity and full participation in the global economy, the Arabs should embrace far-reaching social, economic and political reform. Few would disagree with this conclusion but one has to be an incorrigible optimist to expect real change to take place in the foreseeable future.

Even if the unelected and unloved rulers of the Arab world fall, they are most likely to be replaced by Islamists who are no friends of freedom. So the Arab world is caught in a vicious circle. It is difficult to see how it might turn the corner because there are no corners in a vicious circle.

Avi Shlaim's Israel and Palestine: Reappraisals, Revisions, Refutations is published by Verso.

19/10/2009

Un Bouffon du Roi pour deux - Dély de Marianne/Hérold d'Alternative Libérale?

Très étonné d'entendre sur une grande radio française la publicité d'un livre écrit par M.R. Dély (DA de Marianne) le "Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme" d'une part juger les gens n'engage que lui, mais pas très fair-play; Mais surtout l'interview rappelle à mots non prêtés, je présume, les expressions, même la stratégie, déployées par la présidente du mouvement libéral français (Alternative-Libérale) Me Sabine Hérold. La surprise étant passée, je n'ai pas cru bon d'effectuer un post ici, cependant aujourd'hui cela commence à rebondir du côté des libéraux et notamment de leur présidente. Voici source facebook la dite réplique ou son site (cliquez l'image ci-dessous)


Besancenot, l'idiot utile du sarkozysme ? Besancenot, le bouffon du roi Sarkozy

.

Que faut-il en penser?

y a t-il eu plagiat? - Corruption au sein des médias? - Marianne est-il financièrement en danger, ou faut-il que les idées plutôt d'un certain clivage émanent de leurs idéologues philosophes et non de celles des libéraux? - La gauche serait-elle malade à ce point?

Tant de questions qui me laisse pantois, la démocratie est en danger, notre République est de plus en plus bafouée.....

Source Facebook:

Renaud Dély, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, publie un nouvel ouvrage appelé « Besancenot, l’idiot utile du Sarkozysme ». Il y détaille la même thèse que mon dernier livre, « Le Bouffon du Roi » paru en mai aux éditions Michalon. J’invite d’ailleurs tout un chacun à acheter les deux livres (disponibles ici pour le mien, là pour le sien), et constater que soit la communion de nos esprits était intense, soit Dély a gagné du temps… Les bonnes idées sont faites pour être copiées. Presque mot pour mot. J’y vois un éloge. Et puis, en tant que libérale, je ne suis pas pour une pratique trop restrictive de la propriété intellectuelle… Certes…

Mais ce matin, l’étrange imposture est devenue un peu plus manifeste et donc un peu moins supportable. Sur Europe 1, Renaud Dély était invité de Michel Field et Alain Duhamel. Voici le podcast de l’émission (à commencer à la minute 26 :30).

C’est bien simple, Renaud Dély, tient exactement le discours que je tenais il y a 5 mois, lors de la sortie du Bouffon du Roi. On retrouve quasi à l’identique les termes et les thèmes que j’ai pu développer sur Le Post, sur France 3 IDF, France 3 nationale, chez Alex Joubert, Fluctuat ou encore dans la presse avec des articles dans Le Figaro, Valeurs actuelles ou le JDD (et même à la fin de Mots Croisés d’Yves Calvi, il y a 10 jours !). Bref, rien qui ne passe inaperçu à un Directeur-adjoint à la Rédaction de Marianne, ou à des journalistes aussi avertis que Michel Fiel ou Alain Duhamel. Etonnement ! O surprise !

Deux journalistes aguerris, renommés, peuvent ils « zapper » la source des idées qu’ils recyclent aujourd’hui comme si elles tombaient du ciel ?

Pourtant, à aucun moment Field et Duhamel n’ont demandé à Dély en quoi son livre était différent du mien ou n’ont essayé de le pousser dans ses retranchements.

On pourrait croire qu’il s’agit d’un oubli de leur part.

Cela aurait pu être possible si je n’avais pas été appelée cette semaine par Valérie Danon, journaliste de l’émission, qui m’a demandée de réaliser une interview. J’ai donc bien enregistré mercredi par téléphone une interview, dans laquelle je détallais la thèse du Bouffon du Roi.

Non seulement mon interview a-t-elle été zappée, mais, comble de l’ironie, les journalistes ont passé à l’antenne une interview de Besancenot, en disant à Dély : « Besancenot vous répond à sa façon, c’était sur France 3 en mai dernier ». Ce que les journalistes ne précisent pas, c’est que cette « réponse » de Besancenot était adressée à MON livre, et a été diffusée dans le 12-13h de France 3 alors que j’étais sur le plateau pour présenter le Bouffon du Roi !!! On croirait une interview PPDA – Castro !

Voici la vidéo, vous remarquerez que c’est bien cette intervention de Besancenot qui a été reprise.

Pourquoi, à aucun moment n’a-t-il été précisé qu’un livre détaillait cette même thèse, mais avec 5 mois d’antériorité ? Pourquoi n’a-t-il pas été précisé dans quel contexte Olivier Besancenot avait tenu les propos repris à l’antenne ?

Peut être qu’il y a cinq mois, en pleines élections européennes, ce n’était juste pas le « moment » ? ? ?

S’agissait-il simplement de congratuler un confrère, au mépris de la plus basique honnêteté intellectuelle ? Pourquoi donner l’impression que Dély venait de « découvrir » une nouvelle thèse alors qu’il ne fait que reprendre des arguments énoncés 5 mois plus tôt par une autre ?

On comprend mieux pourquoi Marianne, lors de la sortie du Bouffon du Roi n’avait pas réalisé d’article sur ce livre, malgré les demandes répétées de mon éditeur.

Voilà d'autres visions:

Le NPA répond à Renaud Dély

2012 Besancenot au service de l’Elysée

 
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