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06/06/2011

France: Ah si j'étais riche...LA La la!

Les millionnaires sont en plein boom dans l'ex-Empire du Milieu. Selon une étude du Boston
Consulting Group, la Chine compte désormais 1,11 million de millionnaires en dollars, soit 31% de plus qu'en 2009. Le pays se situe au 3e rang mondial, derrière les Etats-Unis et le Japon. La France arrive loin derrière avec 210.000 millionnaires. Nouveau record pour la Chine. Alors qu'en un an, le nombre de millionnaires a bondi de 12,2% dans le monde, le nombre de millionnaires en dollars dans la deuxième économie mondiale a bondi de... 31%.

 

http://www.chine-informations.com/images/upload/U41P6T5D40932F80DT20071105113651.jpg

 

La Chine abrite 1,11 million des 12,5 millions de foyers millionnaires du monde. Elle se situe
en deuxième position, loin derrière les Etats-Unis (5,22 millions de millionnaires), le Japon (1,53 million), et distance d'une bonne longueur le Royaume-Uni (570.000 millionnaires) et l'Allemagne (400.000). L'augmentation de 31% sur un an du nombre de "superriches" chinois est d'autant plus impressionnante que les fortunes privées ont progressé en moyenne dans le monde de "seulement" 8% en 2010. Le total des fortunes de la planète atteignait 121.800 milliards de dollars fin 2010, soit 20.000 milliards de dollars de plus qu'au plus fort de la crise financière. L'étude du Boston Consulting Group (BCG), publiée ce mardi, souligne également que les fortunes privées progressent, mais moins vite qu'avant la crise, puisque de 2002 à 2007 l'augmentation s'est établie à 11% par an. Selon le cabinet de conseil en stratégie, cette croissance devrait même ralentir encore dans les années à venir, notamment à cause du Japon.


BCG prévoit un ralentissement de la croissance des fortunes mondiales entre la fin 2011 et 2015, à 6% par an en moyenne, avec un rythme plus rapide dans les pays émergents.

 

http://www.chine-informations.com/usb/images/upload/yuans.jpg

ah si Mao voyait çà!!!


La Chine "superriche" mais pas si performante sur les "ultrariches"
Pourquoi, dans un tel contexte, la Chine a-t-elle réussi à augmenter considérablement son nombre de millionnaires ? Selon l'enquête annuelle de l'institut d'édition et de gestion évènementielle Hurun Report, publiée en avril 2011 en coopération avec le think tank GroupM Knowledge, cette augmentation s'explique par la croissance rapide du PIB et surtout par le boom immobilier en Chine. Le Hurun Report estime que 55% des millionnaires chinois doivent leur fortune à des entreprises privées, 20% sont des spéculateurs immobiliers, environ 15% sont actionnaires, et les 10% restants seraient des cadres très bien rémunérés. Si la Chine tire très nettement son épingle du jeu sur le nombre de millionnaires (à relativiser avec les énormes disparités de richesse et de développement dans cet immense pays), elle ne se classe "que" 8è pour les foyers possédant plus de 100 millions de dollars, les "ultrariches" estimés à 393 dans le pays. Sur ce critère, ce sont encore les Etats-Unis qui arrivent en tête, avec 2692 foyers riches de plus de 100 millions de dollars. Le podium est complété par l'Allemagne (839 foyers) et l'Arabie Saoudite (826).


La France en 9e position sur les deux tableaux
De plus, certains Etats plus petits recensent une concentration plus importante de millionnaires. A Singapour, 15,5% des foyers possèdent un patrimoine qui dépasse le million de dollars. En Europe, c'est la Suisse qui arrive en tête des pays à la plus forte concentration de millionnaires, avec 9,9% des foyers. La France arrive en 9e position sur les deux tableaux : 210.000 millionnaires et 377 "ultrariches". Sur les "superriches" (les millionnaires) la France est devancée en Europe par le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie. En ce qui concerne les "ultrariches", la France en acceuille moitié moins que l'Allemagne (377 contre 839) et moins que le Royaume-Uni (738), la Russie (561) et l'Italie (494).

 

La Chine compte cinq fois plus de millionnaires que la France
Source, journal ou site Internet : La tribune
Date : 1er juin 2011

12:52 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : richesse, milliardaires, chine, usa, japon, france, fortune | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/04/2011

Japon: Bientôt des fusées intelligentes!

Des chercheurs japonais travaillent au développement de fusées (plus exactement, d’un point de vue technique, des lanceurs qui les guident) dotées d’intelligence artificielle, indique un nouveau rapport.

 

http://www.enerzine.com/UserFiles/Image/breve8283a.jpg


Dans le TechNewsDaily, Adam Hadhazy écrit que le Japon cherche des économies d’échelle pour promouvoir des fusées plus intelligentes, favorisant une plus grande automatisation dans les tests de diagnostic avant et après lancement. Si le projet aboutit, une fusée plus intelligente pourrait même contrôler sa propre trajectoire. Actuellement, les fusées sont automatiques, mais pas intelligentes. Elles ont un certain degré d’automatisation et sont équipées de capteurs qui signalent les cas de dysfonctionnement, mais ces capteurs ne peuvent pas informer l’opérateur sur la cause du problème ni proposer une solution. En revanche, les capteurs dans le lanceur Epsilon pourront interagir, s’apparentant davantage à un « cerveau » rudimentaire qu’à une série de commutateurs. Ils pourront déterminer la cause d’un problème et potentiellement le corriger à la volée.


Adam Hadhazy écrit:
Un exemple en action de cette intelligence artificielle pourrait être la régulation du courant électrique qui contrôle l’orientation de la tuyère du propulseur. La direction dans laquelle pointe le propulseur détermine l’orientation de la fusée; une surtension ou toute autre irrégularité dans le courant électrique du propulseur peut faire sortir la fusée de sa trajectoire. Cette application de l’intelligence artificielle est assez similaire à son utilisation dans les électrocardiogrammes qui interprètent les signaux électriques du coeur afin d’évaluer la fonction de l’organe. JAXA, l’agence aérospatiale japonaise, espère que la fusée à combustible solide de trois étages pourra décoller d’ici 2013. Son prix s’élève à 3,8 milliards de yens, soit environ 46,4 millions de dollars ou 31 millions d’euros. Avec un nombre réduit de composants, un poids plus léger et une dose d’intelligence, il sera sans doute plus simple que jamais de lancer un satellite de communications dans l’espace.

 

Le Japon développe des fusées dotées d’intelligence artificielle
Source, journal ou site Internet : smartplanet
Date : 12 avril 2011
Auteur : Andrew Nusca

11:58 Écrit par HUMANITAS dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, futur, lanceur de fusée, intelligence artificielle, hadhazy, automatisme, jaxa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/03/2011

Japon/nucléaire: La robotique française non retenue!

Proposés par Intra, le GIE d’EDF, d’Areva et du CEA, pour intervenir à Fukushima, les robots spécialisés dans les accidents nucléaires majeurs ont été jugés « inadaptés » par les Japonais.

 

http://www.groupe-intra.com/images/engins/eros-video.jpg

 

Vendredi, EDF annonçait l’envoi pour le week-end suivant de 130 tonnes de matériel du GIE Intra, à bord d’un Antonov 225 à destination de l’aéroport Tokyo-Narita. Le groupe Intra (Groupement d’intérêt économique d’intervention robotique sur les accidents nucléaires), détenu à 50% par EDF, 37,5% par le CEA et 12,5% par le CEA et Areva, est installé à proximité du CNPE de Chinon (Indre-et-Loire), dans une partie désaffectée de la centrale nucléaire de Chinon.


EDF précisait à propos d’Intra:


« Il a en charge la conception, l’exploitation et la mise à disposition d’une flotte d’engins robotisés capables d’intervenir à la place de l’homme en cas d’accident nucléaire majeur, dans et autour des bâtiments industriels. La cargaison comprendra du matériel permettant d’intervenir en urgence en milieu radiologiquement hostile, notamment du matériel de prélèvement et des engins robotisés pilotés à distance.


La France, grâce à un retour d’expérience suite à l’accident de Tchernobyl, est seule à avoir conçu et réalisé la flotte d’engins spécialisés dans les situations extrêmes et à former le personnel capable de les utiliser. »


Pourtant, à la fin du point presse d’hier de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), son président André-Claude Lacoste a annoncé que les autorités japonaises ont décliné cette offre: « Jusqu’à présent, les demandes japonaises d’aide ont été extrêmement réduites. Par exemple, le Japon n’a pas donné suite à l’offre d’aide française d’envoyer des robots, en disant que les robots étaient inadaptés. » Le groupe Intra et EDF, interrogés mardi sur le pourquoi de ce refus japonais, ne nous ont pas répondu.

 

Accident nucléaire : les robots français recalés au Japon
Source, journal ou site Internet : ZDnet
Date : 23 mars 2011
Auteur : Thierry Noisette

10:16 Écrit par HUMANITAS dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, robotique, nucléaire, intra, edf, areva, cea, tchernobyl, france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/03/2011

Japon, séisme, hommage.

L'histoire du Japon se confond avec une longue litanie de catastrophes naturelles ou humaines qui a profondément marqué les esprits. Et est endurée avec une courageuse placidité. La première cause des tragédies nippones est d'ordre naturel.

 

Si l'on devait décrire sommairement ce chapelet d'îles de 378.000 km2 (les deux-tiers de la France) où se concentrent 127 millions d'habitants (2010), on pourrait le qualifier de poudrière posée sur un tapis roulant.

 

http://monanneeaucollege.com/4.svt.chap6_fichiers/tecto-japon-vue-externe.jpg

Pour vous aider :

http://www.biologieenflash.net/animation.php?ref=geo-0032-1

http://expositions.bnf.fr/ciel/elf/4tecto/06subd.htm


La «ceinture de feu» du Pacifique
L'archipel s'étire des latitudes sibériennes à la zone intertropicale. Il se situe au coeur d'une zone de frictions entre quatre plaques tectonique, l'eurasienne à l'ouest, la philippine au sud, la pacifique à l'est et la plaque d'Okhotsk au nord. Aussi est-il sujet à de très fréquents séismes, d'intensité très variable. Pas un jour pratiquement ne se passe sans qu'une secousse ait lieu en un point ou un autre de l'archipel. Par ailleurs situé sur la «ceinture de feu» du Pacifique, le Japon comporte pas moins d'une centaine de volcans - dont certains sont entrés en éruption dans les trois dernières années - . Le volcan le plus élevé du Japon est le Fuji-san (3776 mètres), au centre de l'île principale, Hondo ; cette montagne sacrée du culte shintoïste est faussement appelée Fuji-Yama (ou Fujiyama) par les Occidentaux. En raison d'un relief très montagneux, les Japonais sont concentrés sur les étroites plaines littorales, donc exposés aux tsunamis (mot japonais désignant les vagues géantes provoquées par des tremblements de terre sous-marins).


Très tôt urbanisé, le Japon se signale par des villes très peuplées et très denses, d'autant plus vulnérables face aux séismes et aux incendies. La capitale administrative Edo est déjà aux XVIIe et au XVIII siècles l'une des plus grandes villes du monde avec environ 700.000 habitants. En 1657, elle est détruite par un incendie qui fait 100.000 victimes et entraîner sa complète reconstruction. Sous le nom de Tokyo, la ville est aujourd'hui au centre d'une «Mégalopolis» de 35 millions d'habitants.

 

http://www.dinosoria.com/climatique/seisme_007.jpg

 

Séismes, éruptions... et raffinement social
C'est dire si les Japonais connaissent le risque : la catastrophe est inscrite dans les gènes de leur terre. Si les siècle que les premières grandes catastrophes sont recensées, en rapport avec l'urbanisation. Ainsi, la riche plaine du Kantô, au nord de Tokyo, est ravagée en 1703 par un tremblement de terre qui fait 150.000 morts, chiffre considérable pour l'époque (à Lisbonne, en 1755, on en dénombre 60.000).


En 1707, 49 jours après l'un des plus gros séismes qu'ait connu le pays, le Fuji-san entre en éruption. Il libère un nuage de cendres qui remonte cent kilomètres plus au nord, touchant Edo (aujourd'hui Tokyo). Mais c'est en 1792 que la plus grosse catastrophe d'origine volcanique a lieu : après le réveil du mont Unzen, sur l'île de Kyushu, un dôme de lave s'effondre brutalement dans l'océan et crée un gigantesque raz-de-marée qui emporte plus de 14.000 victimes. Entre les incendies réguliers et les famines, comme celle du Temmei qui fait près de 1 million de morts dans les années 1780, le siècle est rude même si l'Histoire garde le souvenir d'une période prospère, paisible et relativement heureuse, qui voit l'épanouissement d'une société raffinée autour de l'empereur et du shogun, le «monde flottant». Plus tard, en 1855, Tokyo est ravagée par un tremblement de terre, laissant 10.000 morts sous les décombres. En juin 1896, le séisme de Meiji-Sanriku, d'une magnitude de 7,2 sur l'échelle de Richter, fait 20.000 morts. Le pire reste à venir.

 

http://www.tokyoprevention.com/Images/Carte-seisme.jpg

 

Tokyo rayée de la carte
L'apocalypse survient en 1923, lorsque le pays est ravagé par le séisme de Kanto, d'une magnitude de 7,9, provoquant la mort de plus de 200.000 citadins, ensevelis, brûlés ou noyés pour la plupart. Survenue le 1er septembre 1923 à 11h58, la secousse principale est suivie d'un raz de marée et de nombreux incendies, puis par une centaine de répliques pendant une semaine, laissant Tokyo en ruine, détruisant également les villes de Yokohama ou Kanagawa. Les populations se retrouvent sans abris. Elles souffrent vite de famine, de dysenterie ou encore de fièvre typhoïde, ce qui oblige les autorités à instaurer la loi martiale.

 

Un vrai choc, la première prise de conscience collective d'un peuple, qui fait déjà preuve d'une grande force morale, si bien décrite par Akira Yoshimura dans son livre : Le grand tremblement de terre du Kanto.


Désormais, le Japon va tenter de vivre avec ces éléments déchaînés en construisant différemment et en intégrant la prévention des populations. Les séismes et les tsunamis se poursuivent avec plus ou moins de vigueur, mais le nombre des victimes diminue, dépassant rarement les 2.000 morts. Il faut attendre le tremblement de terre de Kobé, au sud de la mer intérieure, en janvier 1995, pour renouer avec l'horreur :
6.437 décès et plus de 43.000 blessés... Le dernier calvaire du Japon est survenu ce 11 mars 2011 avec le tremblement de terre de Tohoku, au large de Sendai, d'une magnitude de 9, l'un des plus puissants qu'ait connu le Japon, suivi d'un tsunami dévastateur sur le nord-est du pays, doublé d'une catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima. En ajoutant au cataclysme naturel la responsabilité humaine, le dernier drame nippon nous rappelle que le martyr du peuple japonais est multiple : la nature n'est pas la seule responsable de ses maux.

 

http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090518183407.jpg


Apocalypse nucléaire
À la litanie des catastrophes naturelles il faut ajouter les désastres provoqués par les hommes, et parmi les premiers d'entre eux, le déluge de feu nucléaire qui s'est abattu sur le pays en 1945. Les Japonais ont été les seules victimes de bombardement atomique au monde, ce qui en fait l'un des premiers peuples martyr. Cela ne les dédouane pas des horreurs commises, notamment en Chine, avec en particulier le massacre de Nankin en 1937 (plus de 200.000 tués ou mutilés en six semaines par l'armée japonaise), mais les civils ont durement payé l'aveuglement et les exactions de leurs chefs. Les 6 et 9 août 1945, après le rejet de leur ultimatum, les Américains lancent des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki pour forcer le Japon à abdiquer- ce qu'il fera le 2 septembre suivant. Un déluge de feu s'abat alors sur les deux villes, l'équivalent de 15.000 tonnes de TNT rien que sur Hiroshima, avec la formation de vents de 300 à 800 km/h qui dévastent les rues et les habitations. Le bilan est effroyable : villes littéralement soufflées, environ 200.000 morts pour les deux cités, des blessés brûlés ou atteints de cancers et de leucémie à moyen terme. Cette catastrophe restera longtemps tabou au Japon, les survivants ne faisant l'objet d'aucun secours particulier. Bien au contraire, la plupart garderont leur secret pour éviter notamment que leurs descendants ne puissent fonder une famille en inspirant la peur (contamination des gènes, etc)... Le chemin de croix n'est pas terminé : un autre drame, plus insidieux car plus discret, ronge les côtes de Minamata, au sud-ouest du pays. Depuis les années trente, une usine pétrochimique rejette des métaux lourds, et notamment du cuivre, dans les baies où pêchent les populations locales, débouchant sur l'une des catastrophes écologiques majeures du siècle.


Plus de mille morts sont recensés, les mères commencent à donner naissance à des enfants mort-nés ou affichant des malformations ou des handicaps. Pendant plus de trente ans, 400 tonnes de mercure sont rejetées dans la mer, avant que les boues finissent par être traitées. Le drame de Minimata demeure gravé dans nos mémoires par la vertu christique d'une photo d'Eugene Smith (ci-contre) où s'exprime toute la douleur d'une mère pour son fils meurtri. Aujourd'hui, face au scandale, 13.000 personnes intoxiquées sont prises en charge par les autorités, mais 25.000 attendent toujours une décision les concernant, sans compter ceux qui sont restés discrets sur le sujet, toujours par peur de s'isoler dans une société soudée. À ce titre, l'intervention de l'Empereur Akihito sur les ondes le mercredi 16 mars 2011 - un acte rarissime- apporte une pâle lueur d'espoir aux martyrs de la centrale de Fukushima. On peut supposer que l'État aura a coeur cette fois de mieux prendre en charge les survivants, leur apportant aide et subsides pour se soigner et se reconstruire, et d'individualiser ainsi la souffrance. Dans le même temps, en s'adressant ainsi à la Nation, Akihito rappelle également que le Japon sait faire face aux éléments incontrôlables du destin. La cohésion comme meilleur rempart.

 

VIIème - XXIème siècle : Japon terre de Séismes
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 21 mars 2011
Auteur : Marc Fourny

13:12 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : japon, hommage, séisme, tremblement de terre, catastrophes, nucléaire, risque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/12/2010

Chine et prospective, environ 20% de chercheurs du total mondial

Le pays le plus peuplé du monde devient aussi l’un de ses principaux laboratoires, assure un rapport de l’Unesco
La Chine paraît bien être désormais le pays qui compte le plus de chercheurs au monde.

 

C’est «pratiquement certain», estime Luc Soete, professeur d’économie internationale à l’université de Maastricht et rédacteur du premier chapitre du «Rapport de l’Unesco sur la science 2010». Et c’est là le point le plus marquant du document par rapport à sa précédente édition, en 2005.

 

http://medias.lepost.fr/ill/2010/03/03/h-20-1968325-1267611596.jpghttp://1.bp.blogspot.com/_GAGgcGbzFpk/R1LMMTDLv-I/AAAAAAAADDI/Z-P6s7-aPu0/s1600-R/hiv-lymphe.jpghttp://www.yunnan.fr/images/carte-chine.png

 

Le capital humain
Le rapport s’appuie sur des statistiques datant de 2007. La Chine comptait 1,423 million de chercheurs – soit 19,7% du total mondial. Elle talonnait, en termes de capital humain consacré à la recherche et développement (R & D), les Etats-Unis et l’Europe. «Mais la crise de 2008-2009 a conduit les pays développés à un ralentissement que n’a pas connu la Chine dans les recrutements de chercheurs», estime Luc Soete. Les statistiques chinoises évoquent 1,592 million de chercheurs, en 2008.


Ces chiffres ne font pas pour autant de la Chine le leader mondial de la recherche. En nombre de chercheurs par million d’habitant (1070), elle se situe dans la moyenne mondiale, loin derrière le Japon (5573), l’Amérique du Nord (4624) ou l’Union européenne (2936).


Les investissements
Si l’on prend maintenant en compte les investissements, le champion incontesté reste les Etats-Unis, qui totalisaient, en 2007, près d’un tiers des dépenses intérieures brutes en recherche et développement (DIRD), devant l’Union européenne (23,1%). Mais la Chine, avec 8,9%, revient sur le Japon (12,9%). Et elle distance les principaux pays européens comme l’Allemagne (6,3%) et la France (3,7%).


La Chine consacrait, en 2008, 1,54% de sa richesse à la recherche et développement, soit moins que la moyenne mondiale (1,7%) et bien moins que la Corée du Sud (3,37%). Mais elle a progressé de 50% depuis 2002. La comparaison avec 2002 est éclairante: pour les pays que l’Unesco assemble sous la dénomination «triade» (Etats-Unis, Union européenne, Japon), la période écoulée a vu leur part mondiale dans la DIRD diminuer suivant la même pente que leur part dans le produit intérieur brut mondial. A l’inverse, la Chine et, dans une moindre mesure, d’autres émergents comme l’Inde, le Brésil et la Turquie ont vu cette part progresser. Au total, l’Asie est passée de 27 à 32% des DIRD mondiales entre 2002 et 2007.


Production scientifique Outre le capital humain et l’investissement, plusieurs critères permettent d’apprécier le phénomène. La répartition des publications scientifiques est révélatrice: la part de la Chine a doublé sur la période, passant à 10,6% du total mondial, tandis que le Brésil tirait la performance de l’Amérique latine. En revanche, la part des pays développés s’érode, de 84%, en 2002 à 75% en 2008. Cet indicateur mérite d’être affiné: le taux de citations, qui indique l’intérêt remporté par un article auprès de la communauté scientifique internationale et constitue un repère qualitatif, reste beaucoup plus faible en Chine que dans la «triade». Mais la récente irruption du pays dans le top 10 des supercalculateurs et ses investissements massifs en génomique, par exemple, prouvent qu’il est en mesure de chambouler les hiérarchies tant dans les sciences fondamentales que dans les sciences appliquées – au-delà de ses succès dans ce secteur stratégique qu’est le
spatial.


Les moteurs
Cette coupure avec les modes de production de connaissance et de richesse prévalant au XXe siècle tient à plusieurs phénomènes, dont le plus saillant est l’avènement de l’Internet à haut débit, qui a fortement progressé dans les pays en développement.


L’autre moteur, c’est l’intégration des nouveaux acteurs dans la mondialisation en général. L’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce, fin 2001, lui a ainsi donné accès à des transferts de technologies et à plus d’investissements étrangers.


Le secteur privé
Les entreprises des pays émergents, et de la Chine en particulier, ont aussi profité de la crise pour réduire leur retard par rapport à leurs concurrentes des pays développés. Alors que les dépenses des entreprises en recherche et développement ont globalement baissé de 1,9% dans le monde, en 2009, selon le cabinet de conseil en stratégie Booz & Company et la Commission européenne, la dépense de recherche privée chinoise a augmenté de 40%. Celle-ci reste néanmoins faible en valeur absolue. Elle représenterait moins de 1% de la recherche privée mondiale. Ce qui explique que seules 21 entreprises chinoises figurent au palmarès des 1400 entreprises dépensant le plus en recherche et développement, établi par la Commission européenne.


Mais elles n’étaient que quinze un an avant. Un tiers des entreprises chinoises «championnes» appartiennent au secteur des technologies de l’information et de la communication: des composants aux équipements de télécommunications. En revanche, on ne note aucune entreprise pharmaceutique dans ce classement, alors que la pharmacie est le secteur le plus dépensier en matière de recherche, au sein de l’Union européenne.


La formation
«L’Asie a compris que le développement passe désormais par l’enseignement supérieur et la recherche, témoigne Christian Koenig, directeur du campus singapourien de l’école de commerce Essec. Singapour ou la Chine investissent massivement. Ils n’ont pas encore obtenu de Nobel, mais la croissance de la production scientifique est forte.» Arnould de Meyer, président de la Singapour Management University, fait le même constat: «Il y a désormais en Chine, en Inde et à Singapour une très grande demande de la classe moyenne pour les formations de haut niveau.» Et si possible au pays.

 

: La Chine, grande puissance scientifique
Source, journal ou site Internet : Enjeux
Date : 7 décembre 2010
Auteur : Philippe Jacqué, Annie Kahn et Hervé Morin

 

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/files/2010/04/cn-chercheurs.jpg

19:46 Écrit par HUMANITAS dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, chine, usa, japon, recherche, unesco, investissements, développement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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