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13/09/2011

L'Iran contrôle t-il le Proche Orient et ses révolutions?

Commentaires de JN Ferret menbre IHEDN:


Exemple d'un article qu'il faut lire pour suivre l'évolution de la situation au Proche Orient Par contre, il faut intégrer la personnalité de l'auteur Jacques Bénillouche, journaliste d'origine tunisienne, particulièrement productif dans les médias francophones pro-israléliens, en remarquant curieusement qu'aucune biographie approfondie le concernant n'est accessible sur leNet. Dans l'article je relève une information surprenante à propos du tir de trois missiles Scud par le hezbollah irakien en direction du Koweit. Cela impliquerait que des missiles " Scud" de Saddam Hussein auraient été récupérés avant l'invasion américaine. Les Israéliens parlent de 250 missiles Scud, ce qui compte tenu de l'encombrement, de la maintenance depuis 2003 et de la mise en oeuvre de tels engins apparaît tout de même farfelu . Si un tir semble bien avoir été effectué le 26 août dernier, il me semble plus logique de supposer qu'il s'agit en réalité tout simplement de missiles iraniens Grad d'une portée de 30 à 50 km et largement disséminés par les Iraniens au Proche Orient ( Liban, Sinaï....) ; Une telle imprécision, volontaire ou non, est regrettable pour la véracité et la pertinence de l'article; Cela indique aussi une certaine légèreté du contrôle effectué par la rédaction du site Slate.fr qui par ailleurs diffuse tout de même des informations intéressantes.

 

http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/wp-content/uploads/2009/06/ahmadineja.jpg

 

En alimentant en missiles la bande de Gaza et le Hezbollah, en soutenant à bout de bras le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'Iran met le feu au Proche-Orient pour avoir le temps de se doter d'un arsenal d'armes nucléaires.


Pendant que les regards sont tournés vers les champs de bataille de Libye et de Syrie, l’Iran
poursuit tranquillement son programme nucléaire et sa politique d’ingérence dans les affaires de la région. Téhéran manipule et fournit en missiles les islamistes de Gaza et se trouve manifestement derrière les attaques planifiées depuis Gaza et exécutées en territoire égyptien, au Sinaï, où les terroristes affichent leur présence ouvertement. Le Djihad islamique a été mandaté pour agir en son nom en procédant à des tirs de missiles contre Israël tandis que le Hamas, «trop prudent», est même mis à l’écart en étant privé de contacts à haut niveau avec les autorités de Damas et de Téhéran.


Grogne de Tsahal
Une mauvaise humeur inhabituelle commence à s’exprimer parmi les officiers généraux de Tsahal qui se sentent enchaînés par la politique indécise du gouvernement israélien qui ne trouve pas sa voie pour résoudre les crises sociales et sécuritaires. Les services de renseignements ont mis l’accent sur le transfert continu par les Iraniens, à la barbe des Egyptiens, des Israéliens et des Américains, de plus de 10.000 missiles destinés au Djihad islamique, bras armé iranien à Gaza. Des fusées Grad de 30 kms de portée mettent à présent la septième ville d’Israël, Beer-Shev’a, et ses 200.000 habitants dans leur ligne de tir. Les Iraniens équipent massivement en armement de contrebande la bande de Gaza avec la seule intention de mettre le feu à tout le Moyen-Orient et d'abord au Sinaï. L’Iran poursuit plusieurs objectifs. Il n’a pas renoncé à sauver le régime syrien de Bachar el-Assad qui constitue pour lui son principal allié au Proche-Orient et un appui indispensable pour avoir la mainmise sur le Liban voisin via le Hezbollah. Il agit en sous-main à Gaza pour soulager le régime de Bachar el-Assad et détourner l’attention des massacres perpétrés sur la population civile. Il délègue des sous-traitants pour ouvrir des seconds fronts et essaye dans le même temps d’isoler Israël de ses alliés dans la région. Il a déjà réussi en parvenant à briser l'alliance entre Israël et la Turquie, même si Ankara se mord aujourd'hui les doigts d'avoir trop misé sur la Syrie et l'Iran. Il arrive à Erdogan de commettre des erreurs. L’Iran n’apprécie pas, par ailleurs, le comportement des nouvelles autorités égyptiennes qui n’ont pas modifié la stratégie de collaboration avec Israël, héritée de Hosni Moubarak. Il estime nécessaire d’empêcher les militaires égyptiens de reprendre le contrôle de la péninsule du Sinaï où sont installés les groupes qui agissent en son nom en toute impunité. Il veut aussi briser les velléités de Mahmoud Abbas de déclarer son Etat palestinien indépendant le 20 septembre.


Les solutions diplomatiques n’entrent pas dans la stratégie de l’Iran. L’objectif des attentats a pour but de remettre en cause une décision politique qui ne doit pas trouver preneur parmi les membres de l’ONU.


Le danger du Sinaï
Hillary Clinton avait évalué le danger potentiel de l’action des terroristes dans le Sinaï et s’était entretenue à ce sujet le 20 août avec le maréchal égyptien Tantawi pour le mettre en garde et pour le dissuader de rappeler son ambassadeur en Israël. Elle a informé les Egyptiens que la réunion du cabinet de sécurité israélien, constitué des huit principaux ministres, planchait sur les mesures militaires à prendre pour mettre fin aux tirs de missiles palestiniens.


Elle craignait que toute opération visant à éradiquer al-Qaida et le Djihad islamique du Sinaï
soit prétexte à l’Iran pour lancer une agression. Les hautes autorités militaires israéliennes ont du mal à cerner avec précision les vrais responsables. La volonté de désigner le Hamas comme responsable est une pure rhétorique car les Israéliens savent qu’il est à présent totalement dépassé et phagocyté par les nébuleuses islamiques qui détiennent la réalité du pouvoir militaire dans la bande de Gaza. Tant que l’ordonnateur des troubles n’a pas été désigné avec précision, les Israéliens resteront dans l’incertitude d’une démarche militaire.
 

 

Mais le danger sécuritaire qui se développe aux portes d’Israël risque de pousser le pays à anticiper une attaque dans le cadre de sa politique de guerre préventive, toujours appliquée, sauf à l’occasion de la guerre du Kippour. Cette guerre, qui entraînera certainement une déflagration dans tout le Moyen-Orient, est du goût des dirigeants de l’armée qui s’élèvent contre la passivité à l’égard des extrémistes palestiniens. Ils s’inquiètent de le voir impunément stocker des armes sophistiquées aux portes d’Israël. La passivité américaine les déconcerte encore plus. La seule inconnue reste la date à laquelle les Iraniens décideront de provoquer le feu dans la région. Les services de renseignements sont mobilisés pour déterminer les ordres précis qui ont été transmis aux marionnettes de l’Iran à Gaza.


Extension à l’Irak
La capacité de nuisance de l’Iran ne s’exerce pas uniquement à l’égard d’Israël ou du processus de paix israélo-palestinien. Les Iraniens tiennent dès à présent à occuper le vide en Irak, après le départ des troupes américaines, et lorgnent sur un territoire soumis aux convoitises des chiites. Ils n’ont jamais caché leurs prétentions à prendre leur revanche après la guerre mal terminée en 1988 qui a fait plus d’un million de morts. Alors, ils préparent la prise de contrôle du pays en s’appuyant aussi sur une nouvelle élite chiite irakienne sensible à leurs thèses et sur le rôle du Hezbollah libanais fer de lance des chiites arabes (les Iraniens sont des perses). La crainte d’une attaque de leurs installations nucléaires pousse aussi les Iraniens à planifier une vague de terrorisme à la fois en Afghanistan et en Irak pour tenter de dissuader Israël et les Etats-Unis d’intervenir. Le Hezbollah agit en Irak à travers deux associations chiites irakiennes qui lui servent de camouflage: la Ligue des croyants (Asaib Al- Haq) et les brigades Hezbollah (Kataïb). La Ligue des croyants a été entraînée durant quatre ans dans une base iranienne des Gardiens de la Révolution par des officiers du Hezbollah. Des militants de la Ligue ont ensuite été envoyés, déguisés en pèlerins chiites, dans des villes du sud de l’Irak pour s’attaquer à des cibles américaines. Hassan Nasrallah a aussi été chargé de ce projet d’ingérence en Irak. Il a fait part de ses intentions à ses militants à l’occasion de plusieurs discours où il a martelé plusieurs fois le nom de l’Irak dans ses propos: «La résistance irakienne avait surpris l'occupant américain… L’axe englobant la Palestine, le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Iran a fait échouer le projet américain visant à diviser la région et à y liquider la résistance… le retrait américain de l'Irak est un échec et une défaite.» Cet appui à la résistance irakienne préfigure le combat que le Hezbollah entend mener en Irak pour aider l’Iran à s’y implanter en force. En utilisant son sous-traitant islamiste armé par ses soins, l’Iran veut contrôler Kerbala avec les sanctuaires chiites de Najaf. Il veut imposer un gouvernement irakien, à sa solde. Il vise aussi les champs pétrolifères du sud afin de gérer l’approvisionnement mondial en pétrole et de se doter d’une nouvelle capacité de raffinage qui fait défaut en Iran.


Provocation au Koweit
La provocation s’étend à présent à d’autres horizons. Trois missiles Scud ont été lancés à destination du Koweït le 26 août par les Kataïb d’Irak soutenus par le Hezbollah. C’est la première fois qu’un groupe terroriste utile ce type de missiles. L’Iran veut lancer un avertissement au Koweït pour qu’il arrête la construction du grand port Moubarak sur la côte irakienne. Le Koweït a pris la menace au sérieux puisqu’il a massé sur l’île Boubiyan des troupes chargées de défendre cette construction dont le coût s’élève à plus d'un milliard de dollars. Les unités mobilisées sont composées de la police militaire du groupe de défense Amoun, des unités des services de renseignements et de la défense aérienne, de la 35e compagnie, de la 6e brigade et des forces navales. L’Irak craint que cette nouvelle construction n’entrave les opérations du port de Bassorah qui représente la principale ouverture du Golfe Persique pour les exportations de son pétrole. Le gouvernement irakien a menacé d’intervenir. Mais les menaces de l’Irak ont été émises par le groupe radical Kataïb, bras armé de la brigade al-Qods des Gardes Révolutionnaires iraniens. Des informations parvenues à l’Iran lui font craindre en effet que ce nouveau port serve à accueillir les flottes du Koweït, des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite. Il pourrait même ravitailler en secret les unités maritimes israéliennes qui patrouillent dans le Golfe Persique.

 

Les Israéliens suivent avec intérêt le déroulement des évènements car ils sont persuadés que les 250 missiles Scud de Saddam Hussein, qui avaient disparu avant l’invasion américaine, ont été récupérés par les Kataïb d’Irak. Le projet de construction dans l’île Boubiyan pourrait servir d’alibi aux Iraniens pour organiser des manifestations à la frontière irano-koweïtienne avec des risques militaires. La situation dans la région pourrait alors se détériorer parce qu’il est dans l’objectif des Iraniens de susciter des troubles, une façon d'assurer la poursuite en toute quiétude de leur programme nucléaire.

 

l’Iran met le feu au Proche Orient
Source, journal ou site Internet : slate
Date : 5 septembre 2011
Auteur : Jacques Benillouche

13/08/2011

Coopération "La Chine est désormais le premier partenaire économique de l'Iran".

L'Iran et la Chine ont signé samedi à Téhéran une série d'accords pour des projets d'infrastructures, d'un montant total de 4 milliards de dollars, dans les domaines de l'énergie, de l'eau, de l'industrie, des mines et de l'environnement, ont rapporté les médias iraniens.

 

http://www.iran-resist.org/local/cache-vignettes/L580xH561/Enjeux_Iran-c7187.jpg

 

La Chine doit notamment vendre à l'Iran une soixantaine d'incinérateurs avec récupération d'énergie, d'une valeur de 500 millions de dollars, qui seront installés d'ici un an dans les grandes villes du pays et le long de la région touristique de la mer Caspienne. Pékin doit de son côté augmenter ses importations de minerais iraniens, selon la télévision d'État iranienne.


Selon l'agence officielle Irna, le montant total de ces accords est de 4 milliards de dollars.

 

Ces accords ont été signés lors de la visite en Iran d'une délégation chinoise conduite par M. He Guoqiang, haut responsable du parti communiste chinois. "Le principal objectif est de porter rapidement nos échanges économiques et commerciaux à 100 milliards de dollars", a affirmé le président Mahmoud Ahmadinejad en recevant cette délégation, selon le site de la présidence iranienne. "La Chine, dans une perspective stratégique, veut renforcer sa coopération avec l'Iran car cela est dans l'intérêt des deux nations et des pays de la région, a pour sa part déclaré He Guoqiang. La Chine est désormais le premier partenaire économique de l'Iran avec un volume d'échanges de 30 milliards de dollars l'année dernière", a déclaré de son côté le vice-président iranien Mohammad Javad Mohammadi-Zadeh à la télévision d'État.

 

http://www.lafinducapitalisme.net/public/image/chine.jpg


Selon l'ambassadeur de Chine à Téhéran, cité par Irna, "les échanges bilatéraux vont atteindre plus de 40 milliards de dollars cette année" (2011). La Chine a fortement renforcé sa présence économique et commerciale en Iran au cours des dernières années, notamment dans le secteur pétrolier et gazier, profitant de l'embargo occidental qui a obligé de nombreux partenaireseuropéens de l'Iran à se retirer du marché iranien. Pékin, qui achète désormais près de 20% du brut iranien, critique les sanctions occidentales contre l'Iran et s'oppose à un renforcement des sanctions de l'ONU frappant Téhéran à cause de son programme nucléaire controversé.

 

Entre Téhéran et Pékin, les affaires vont bien
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 17 juillet 2011

15:22 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine, iran, partenariats, commerce, affaires, énergie, eau, industrialisation, environnement, mines | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/03/2011

L’Etat hébreu, toujours visé par le Hezbollah...Gêne du Liban!

Le puissant arsenal du Hezbollah est de nouveau dans la ligne de mire de l’opposition pro-occidentale au Liban qui mène une intense campagne politico-médiatique pour dénoncer le «diktat» des armes du parti chiite sur le pays. La coalition menée par le Premier ministre en exercice, Saad Hariri, a appelé les Libanais à participer en masse aujourd’hui à un rassemblement sous le slogan «le peuple veut faire tomber l’arsenal».

 

http://www.nb-info.ru/hezbollah.jpg

Il n'y aurait pas un salut qui rappelle le socialisme-national


Le Hezbollah «impose désormais sa volonté sur le pays soit en recourant à son arsenal, soit en brandissant son spectre», affirme Ammar Houri, député du mouvement du Futur de Saad Hariri. «Nous sommes arrivés à un point où nous ne pouvons plus coexister avec ces armes», ajoute-t-il. Ce rassemblement est organisé à l’occasion du 6e anniversaire de la «Révolution du Cèdre», déclenchée après l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, père de Saad, et qui avait obligé la Syrie, pointée du doigt dans le meurtre, à retirer ses troupes du pays après 30 ans de tutelle. «Non à l’oppression», «non aux assassinats», «non au diktat des armes», peut-on lire depuis plusieurs jours sur des pancartes dans les rues de Beyrouth et dans plusieurs régions libanaises.

 

Le Hezbollah, qui est soutenu par la Syrie et l’Iran, a fait tomber le gouvernement de Saad Hariri le 12 janvier après des mois de bras de fer lié à l’enquête du tribunal de l’ONU sur le meurtre de l’ex-Premier ministre. Le parti chiite s’attend à être mis en cause par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et veut que Beyrouth cesse toute coopération avec cette instance, qu’il accuse d’être à la solde d’Israël et des Etats-Unis. Mais le puissant mouvement est lui-même accusé d’avoir provoqué la chute du cabinet Hariri «sous la pression des armes». «L’arsenal s’impose dans tous les dossiers, y compris le TSL», affirme M.Houri. Vendredi, M.Hariri a laissé entendre que le Hezbollah avait «peur» de la vérité sur l’assassinat de son père, affirmant que l’arsenal ne lui «servira à rien face à la vérité». Sa coalition a mis en garde contre «le risque que le Liban perde de nouveau sa souveraineté», en référence à la tutelle syrienne passée.

 

http://web.stratfor.com/images/middleeast/map/Hezbollah-rocket-ranges_2_800.jpg

 

De leur côté, les médias du Hezbollah et de ses alliés taxent les pro-Hariri de «menteurs», assurant que l’arsenal est «sacré». «La bataille est ouverte contre le Hezbollah», souligne Fadia Kiwane, directrice du département de sciences politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Mais selon elle, et étant donné que «la question de l’arsenal est une pomme de discorde» dans le pays, «il aurait mieux fallu en discuter sur la «table de dialogue» plutôt que dans la rue», en raison des «risques» au niveau de la sécurité. Depuis quelques années, une «table de dialogue» entre les deux camps est consacrée à cette question épineuse, mais sans aucun résultat. Le Hezbollah, qui prône la lutte armée contre Israël, estime que son arsenal est nécessaire pour défendre le pays contre une éventuelle attaque de l’Etat hébreu, contre qui il s’est engagé dans une guerre destructrice en 2006.

 

Liban : l’arsenal du Hezbollah dérange
Source, journal ou site Internet : l’Expression
Date : 13 mars 2011

10:20 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liban, israël, chiite, hariri, hezbollah, hébreux, révolution, iran, syrie, armement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/12/2010

Relation Irano-Turc, question de sunnites?

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et son nouveau chef de la diplomatie, Ali Akbar Salehi, participeront aujourd’hui à Istanbul à un sommet économique régional.

 

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L’Iran et la Turquie n’ont cessé de se rapprocher ces dernières années sur le plan politique mais aussi économique, la Turquie devenant un allié de poids pour les Iraniens dans leurs délicates négociations nucléaires. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son nouveau chef de la diplomatie Ali Akbar Salehi participeront aujourd’hui à Istanbul à un sommet économique régional. Cette visite intervient alors que la Turquie, qui joue l’intermédiaire entre Téhéran et l’Occident dans son bras de fer sur le nucléaire, doit accueillir fin janvier les discussions entre l’Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne), après la reprise des négociations nucléaires à Genève début décembre. «La Turquie est un pays puissant, avec une position stratégique et des points communs idéologiques et culturels avec l’Iran», a déclaré M.Salehi soulignant que le renforcement des relations avec la Turquie était une «priorité». Longtemps considéré comme l’allié stratégique et même militaire d’Israël dans la région, la Turquie s’est rapprochée des pays arabes et de l’Iran, en particulier après l’agression d’Israël contre la bande de Ghaza en décembre 2008 puis l’attaque de la marine israélienne contre une flottille d’aide humanitaire destinée à Ghaza au cours duquel neuf Turcs ont été tués. Ce qui a provoqué une vive colère de la Turquie contre Israël. Signe du changement intervenu, Ankara a retiré en août l’Iran de la liste des pays constituant une menace pour elle, selon le document définissant la sécurité nationale du pays. Elle a également voté contre la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 9 juin, renforçant les sanctions économiques internationales contre l’Iran. Peu avant, elle avait présenté avec le Brésil et l’Iran une proposition d’échange de combustible nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances, visant à faciliter un compromis sur le dossier nucléaire, mais qui a été rejetée par les grandes puissances. Le rapprochement de la Turquie et de l’Iran, qui comptent à eux deux plus de 150 millions d’habitants, s’est également accompagné d’un renforcement des relations économiques et commerciales qui ont atteint 10 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, avec pour objectif commun de les faire passer à 30 milliards de dollars entre 2013 et 2015.

 

En septembre dernier, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à un «rapprochement économique avec l’Iran», notamment la signature d’un accord de préférence commerciale, en dépit des pressions occidentales.

 

http://www.turquie-news.fr/local/cache-vignettes/L500xH366/tn_irak_turquie-petrol-gaz-28bd5.png


Selon la presse iranienne, Téhéran veut également renforcer ses relations commerciales avec la Turquie pour réduire la place des Emirats arabes unis dans son commerce extérieur, après les restrictions bancaires imposées par les Emirats à la suite des sanctions économiques internationales. L’Iran qui exporte déjà quotidiennement entre 15 et 18 millions de m3 vers la Turquie, a signé en juillet un contrat d’un milliard d’euros avec une compagnie turque pour la construction d’un gazoduc de 660 km qui permettra d’exporter chaque jour 60 millions de m3 de gaz d’ici trois ans vers la Turquie et l’Europe. Enfin, geste particulièrement significatif, M.Erdogan, lui-même sunnite qui dirige un gouvernement conservateur, a participé jeudi dernier à Istanbul aux cérémonies chiites de l’Achoura, en présence d’Ali Akbar Velayati, principal conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei. Une première dans un pays sunnite à laquelle les médias iraniens ont donné un large écho. La Turquie, majoritairement sunnite, compte une minorité alaouite chiite de moins de 20% selon les estimations.

 

Iran - Turquie : rapprochement de deux géants
Source, journal ou site Internet : L’Expression
Date : 23 décembre 2010
Auteur : RI

13:53 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, turquie, diplomatie, économie, politique, ahmadinejad, sunnites, chiite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/12/2010

WikiLeaks une aubaine pour l’État hébreu??

Moyen-Orient. Beaucoup des documents révélés par WikiLeaks sont une aubaine pour l’État hébreu.

 

http://magzweb.info/mgzinfo_01/wp-content/uploads/2010/12/219461-site-internet-wikileaks.jpghttp://a7.idata.over-blog.com/468x307/0/41/73/87/Mes-images-9/20070815.FIG000000103_25342_1.jpg


Du propre aveu de Benyamin Nétanyahou, les révélations de WikiLeaks et les vives craintes exprimées par le monde arabe sur le programme nucléaire iranien sont « bonnes pour Israël ». Le chef du gouvernement israélien est l’un des rares dirigeants à se réjouir ouvertement des retombées de cette affaire : «Depuis des années, nous savons que ces télégrammes ont des chances d’être divulgués, a-t-il expliqué. Nous nous sommes par conséquent adaptés à cette réalité. Aucun document confidentiel israélien n’a été révélé. » Il pourrait y avoir des surprises, car la plupart des 250 000 documents secrets promis par WikiLeaks attendent encore d’être rendus publics, mais Israël a déjà une excellente raison de se réjouir : ces fuites confirment le consensus sur la menace iranienne, surtout dans le monde arabe (voir notre numéro du 2 décembre). On y voit l’Arabie Saoudite appeler à « couper la tête du serpent » et l’Égypte prévenir qu’elle développera à son tour un programme nucléaire si une “bombe chiite” voit le jour. « Pour la première fois dans l’histoire moderne, Israël, l’Europe et les pays du Moyen-Orient conviennent que la principale menace vient de l’Iran, de ses projets expansionnistes et de son armement », dit Nétanyahou. L’État hébreu veut profiter de ces révélations pour justifier ce que WikiLeaks présente comme les « cinq piliers de la stratégie israélienne » face à l’Iran, en s’appuyant sur un mémo de 2007 rédigé à l’issue d’une rencontre entre Nicholas Burns, sous-secrétaire d’État américain, et Meir Dagan, chef du Mossad (de 2002 au 29 novembre 2010). Israël juge l’approche politique insuffisante : elle passe par le transfert du dossier iranien au Conseil de sécurité et par des sanctions. Le Mossad se prononce plutôt en faveur du renversement du régime des mollahs, avec le soutien du mouvement étudiant d’opposition et des minorités azérie, kurde et baloutche. Il se dit favorable à des “actions clandestines”, comme l’assassinat de scientifiques et diverses actions de sabotage. L’actualité vient peut-être de confirmer le passage à l’acte de “spécialistes” dans ce domaine : le 29 novembre, à Téhéran, deux attaques simultanées à la bombe ont visé deux scientifiques iraniens responsables du programme nucléaire (l’un a été tué, l’autre blessé).

 

http://www.adjete.com/photo/art/default/2364748-3310111.jpg?v=1289456897


L’hypothèse d’une attaque contre l’Iran fin 2010…
WikiLeaks rapporte aussi de sérieuses divergences entre Israéliens et Américains quant à l’état de la menace iranienne. Selon plusieurs sources à Washington, Israël surestime l’avancée du programme nucléaire de Téhéran et chercherait à créer un “sentiment d’urgence”, comme en témoignent les déclarations du général Amos Yadlin, le chef des renseignements militaires israéliens. En 2009, il avertit le Pentagone qu’il n’est « pas question de subir une surprise égale à celle du 11-Septembre ». L’état-major de Tsahal est alors très près de déclencher des frappes préventives contre l’Iran. Plus précisément, il pense utiliser 48 bombes antibunker, dont la moitié sont équipées de pénétrateurs BLU-109 à guidage laser pouvant causer des dégâts irrémédiables aux centrales de Natanz, Arak et Ispahan. Le secrétaire d’État à la Défense Robert Gates s’oppose à toute action israélienne, estimant qu’elle ne retarderait que de quelques mois le programme iranien. Les documents montrent que le temps presse pour l’État hébreu. Une dépêche révèle une confidence du ministre de la Défense, Ehud Barak, à une délégation parlementaire américaine de passage à Jérusalem : la fenêtre d’opportunité pour une éventuelle attaque contre l’Iran se refermerait fin 2010. Fin 2010… Nous y sommes, alors qu’éclate la bombe WikiLeaks ! À défaut de pouvoir imposer encore plus de fermeté internationale sur ce dossier, Israël pourrait être maintenant tenté d’agir seul, sans le feu vert des États-Unis.


En septembre 2007, son aviation avait bombardé et détruit le réacteur syrien d’Al-Kibar. Deux mois plus tôt, le chef du Mossad s’était formellement engagé auprès des Américains à ne pas intervenir.

De Jérusalem, Maxime Pérez

Israël servi par WikiLeaks
Source, journal ou site Internet : Enjeux avec Valeurs actuelles
Date : 9 décembre 2010
Auteur :Maxime Perez

 
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