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09/03/2011

Alain Madelin: l'ISF, le bouclier fiscal, et l'hyper croissance 2020

Un petit rappel d'Alain Madelin, juste une interview d' il y a un an avec Karl 0, très intéressant rappel non!

 

 

 

 

Alain Madelin : " Saurons-nous profiter de l'hypercroissance ? "

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200811/26517_une-madelin.jpg

 

Alain Madelin en est persuadé. Dans une dizaine d'années, l'économie connaîtra une très forte croissance. Mais l'ancien ministre se demande si la France saura en tirer profit ?

Et si l'on abandonnait un temps notre quotidien économique morose pour une brève excursion dans un futur somme toute très proche, disons une dizaine d'années, en observant de plus près les tendances lourdes qui, aujourd'hui, dessinent un nouveau monde ? De ce voyage dans le temps et l'espace, on ne peut revenir qu'avec une bonne nouvelle ! C'est une très forte croissance - sinon même une hypercroissance - qui s'annonce. Propulsée par deux puissants turboréacteurs. Le premier, c'est celui de la mondialisation ; celui d'une croissance que nous qualifierons de « ricardienne » en référence au grand économiste britannique du début du XIXe siècle, David Ricardo, et à sa « théorie de l'avantage comparatif ». Sous une forme plus moderne, elle explique une croissance tirée par l'optimisation de l'emploi de talents toujours plus nombreux à l'échelle de la planète.

Le second propulseur, c'est l'innovation. C'est là une croissance « schumpeterienne » en référence au grand économiste autrichien du début du XXe siècle, Joseph Schumpeter, et à ses théories sur l'importance de l'innovation et de la « destruction créative ».

La croissance « ricardienne » d'abord. Elle est à l'oeuvre depuis la chute du mur de Berlin avec l'arrivée, dans les circuits du libre-échange mondial, de plusieurs milliards d'hommes ayant acquis les libertés de produire, d'acheter et de vendre. Alors que la mondialisation semblait laisser l'Afrique à l'écart et buter sur un monde arabo-musulman soi-disant hostile au progrès et à l'ouverture, voici que l'Afrique trouve le chemin de la croissance et que le monde arabo-musulman bascule, donnant un nouvel élan à notre croissance « ricardienne ». Certes, tous nos nouveaux malthusiens expliqueront que nous n'aurons jamais assez d'énergie, de matières premières, de nourriture pour supporter une telle croissance. Et qu'au surplus celle-ci menace la survie même de notre planète au travers du réchauffement climatique. Mais, une fois encore, n'en doutons pas, les sombres prévisions malthusiennes seront déjouées comme elles l'ont toujours été dans le passé par le progrès et l'innovation. D'autant qu'une vague de croissance innovatrice sans précédent s'annonce.

La croissance « schumpeterienne » ensuite. Dans les laboratoires de recherche des universités ou des entreprises, dans les cartons des ingénieurs, de fabuleux projets se préparent. Nous sommes au pied d'un Himalaya de progrès scientifiques et techniques et nous n'avons encore grimpé que de quelques mètres.

Après la civilisation rurale et la civilisation industrielle, voici la troisième grande vague de l'histoire de l'humanité, celle de la civilisation ouverte du savoir numérique. Avec, devant nous, l'augmentation faramineuse des puissances de calcul, de la capacité des mémoires, l'extrême miniaturisation des processeurs, l'extension de la connexion des personnes et celle aussi des objets et des machines.

Devant nous aussi, la « robolution », celle des usines (et la « robocalisation »), celle aussi de notre vie quotidienne. Les nanotechnologies qui dessinent de nouveaux matériaux et de nouvelles formes de vie atome par atome. La révolution des nouvelles énergies, celle de l'énergie solaire, des piles à combustible, de la production de « pétrole bleu » à partir d'énergie solaire de phytoplancton et de gaz carbonique...

Devant nous encore, l'exploration par la science des frontières du vivant avec la nouvelle chimie, la biologie synthétique permettant de créer des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire carburants ou médicaments. Les neurosciences encore qui nous apprennent à mieux connaître notre cerveau, à mieux l'utiliser, ou le remplir. À le réparer aussi.

Devant nous toujours, les progrès de la génétique. De la médecine prédictive à la médecine moléculaire, de la thérapie génique à la reconstruction réparatrice de l'homme. Avec tous les défis de l'allongement de la vie et les questions éthiques que poseront les manipulations génétiques qui prétendront à l'amélioration de l'espèce humaine elle-même. Voilà qui donne le vertige.

D'autant que ces inventions - et bien d'autres encore que l'on ne saurait imaginer aujourd'hui - commenceront à se croiser et à se fertiliser mutuellement dans la décennie 2020-2030. Une décennie fabuleuse et déjà si proche.

Mais qui dit croissance « schumpeterienne » signifie qu'à côté de ce processus de création existe un processus de destruction des activités dépassées par le progrès. Car l'invention de l'un (le photocopieur) est la ruine de l'autre (le papier carbone).

Or, nous savons que sur le marché politique de nos vieux États providence, les forces du passé savent se faire entendre. Que le coût de l'argent artificiellement bas freine la nécessaire destruction des vieilles activités moins compétitives pour transférer vers d'autres secteurs plus prometteurs le capital et les talents.

Dans le climat frileux et anxiogène de la France d'aujourd'hui, la tendance est forte à protéger le passé par rapport au futur, à favoriser les rentes et à pénaliser les talents. Notre classe politique, toutes tendances confondues, a les yeux de Chimène pour les politiques malthusiennes et keynésiennes. Nous restons le pays de Méline, de Maginot et du principe de précaution, à l'antipode des croissances « ricardienne » et « schumpeterienne ». Si nous avons d'indiscutables atouts, il nous faudra encore une vraie révolution culturelle et politique pour que nous puissions tirer parti de l'hypercroissance du nouveau monde.

Alain Madelin, ancien ministre

 

Source : La Tribune.fr - 05/03/2011

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22/02/2011

L'économie verte doit-on y croire, ou est-ce un leurre?

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, il n’y a pas d’opposition entre environnement et croissance économique, et les pays en développement profiteront autant que les autres de la conversion à une économie verte.

 

http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090216181822.jpg

 

Ce 21 février à Nairobi (Kenya), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) présente un nouveau rapport démontrant que l'économie verte prolonge le développement durable en rétablissant l'équilibre entre ses trois piliers (économique, social, environnemental). Le PNUE définit l'économie verte comme une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l'équité sociale, tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Pour Sylvie Lemmet, directrice de la direction technologie, industrie et économie du PNUE, "comme la croissance repose sur les ressources naturelles, il n'y aura pas de croissance si l'économie n'est pas verte".

 

Concrètement, une économie verte est une économie dont les revenus et les emplois sont créés par des investissements qui réduisent les émissions de CO2 et la pollution, améliorent le rendement des ressources, et empêchent la perte de la biodiversité et des services écosystémiques. Les créations d'emplois seront nombreuses, 20% de plus que par rapport au maintien du statu quo d'ici à 2050. Le concept d'économie verte a pris son essor dans le contexte de la crise financière, autour de l'Initiative pour une économie verte, lancée par les Nations unies en 2008 (news 6080).


Sur la base de plusieurs études, le PNUE a calculé que la demande de financement annuelle pour le verdissement de l'économie mondiale se situait aux alentours de 1,05 à 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc possible par l'allocation de l'équivalent de 2% du PIB (1.300 milliards de dollars par an) investis dans le verdissement de dix secteurs clés entre 2010 et 2050.


Dix secteurs clés
Les investissements seraient répartis dans dix secteurs : 108 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité des systèmes agricoles, petites exploitations comprises ; 134 milliards de dollars pour améliorer l'efficacité énergétique et construire des bâtiments verts ; plus de 360 milliards de dollars pour lancer les énergies renouvelables ; près de 110 milliards de dollars dans le verdissement de la pêche, comprenant une baisse de la capacité des flottes mondiales ; 15 milliards de dollars dans le verdissement de la foresterie ; plus de 75 milliards de dollars dans le verdissement des activités industrielles ; 135 milliards pour le tourisme "vert", 190 milliards pour les transports non motorisés et les carburants propres, 110 milliards pour les déchets et le recyclage, et un montant du même ordre dans le secteur de l'eau et l'assainissement. Pour résumer, environ la moitié de cet investissement vert serait allouée à l'efficacité énergétique, notamment aux bâtiments, à l'industrie et aux transports, ainsi qu'au développement de sources d'énergie renouvelables. Le reste serait consacré à l'amélioration de la gestion des déchets, aux infrastructures de transport public et à un ensemble de secteurs fondés sur les ressources naturelles, tels que l'agriculture, la pêche, la foresterie et l'approvisionnement en eau. Le PNUE conclut son étude par l'affirmation que la croissance resterait identique sur la période 2011-2050 à celle d'un statu quo optimiste, "tout en évitant d'importants inconvénients tels que les effets du changement climatique, une plus grande rareté de l'eau et la perte de services environnementaux".


Dans le scénario du PNUE, la demande en énergie primaire retrouverait les niveaux actuels en 2050, soit 40% de moins que les prévisions des scénarios business-as-usual. La combinaison de mesures touchant à l'offre et à la demande réduirait les coûts énergétiques dans les prochaines décennies. La vulnérabilité de l'économie mondiale vis-à-vis de chocs énergétiques potentiels serait atténuée, ce qui "contribuerait à la stabilité de la croissance économique". Les économies sur le capital et le coût des combustibles pour la production d'électricité sont estimés à 760 milliards de dollars par an en moyenne entre 2010 et 2050.

 

http://www.ouest-france.fr/of-photos/2008/05/15/SICU_glaneurs_20080514_px_470__w_ouestfrance_.jpg


L'économie verte joue un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté
Dans les pays à faible revenu, les ressources naturelles constituent une composante majeure des moyens d'existence des communautés rurales. La qualité des écosystèmes les protège en cas de catastrophes naturelles et de chocs économiques. Dans ces pays, la gestion intégrée des nuisibles, le travail minimal du sol, l'agroforesterie, l'aquaculture, la récupération de l'eau et l'élevage intégré améliorent l'offre de services environnementaux essentiels à la durabilité des petites exploitations agricoles. La transition vers une économie verte s'accompagne d'une hausse des investissements dans les ressources naturelles qu'utilisent les pauvres pour gagner leur vie. Elle améliore les moyens d'existence dans de nombreuses régions à faible revenu. Le National Rural Employment Guarantee Act indien de 2006 en donne un exemple : ce dispositif de protection sociale et de sécurisation des moyens d'existence des pauvres ruraux investit dans la protection et la restauration du capital naturel. De même, les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle dans l'élimination de la pauvreté énergétique. Au Bangladesh, le programme "Grameen Shakti" est l'une des sociétés d'énergies renouvelables basées en zone rurale à la croissance la plus rapide. Forte du réseau de microcrédit et de l'expérience de Grameen Bank, Grameen Shakti propose différentes formules financières de crédit à des conditions favorables afin que les populations rurales puissent accéder à des kits photovoltaïques (Solar Home Systems). Fin 2009, plus de 320.000 de ces kits avaient été posés en plus des centrales au biogaz et de cuisines améliorées. Les conditions favorables à la transition vers une économie verte sont connues et incombent en majeure partie aux gouvernements : mettre en place des cadres réglementaires solides, accorder la priorité aux investissements publics dans les domaines qui favorisent la conversion écologique des secteurs économiques, limiter les dépenses dans les domaines qui épuisent le capital naturel, recourir à la fiscalité et aux instruments économiques pour modifier les préférences des consommateurs, investir dans le renforcement des capacités et la formation et renforcer la gouvernance internationale.

 

http://energie.sia-conseil.com/wp-content/uploads/2010/02/evolution_investissement.jpg

 

Le PNUE publie un nouveau rapport sur l’économie verte
Source, journal ou site Internet : actu-environnement
Date : 21 février 2011
Auteur : Agnès Sinaï

08/12/2010

Chine et prospective, environ 20% de chercheurs du total mondial

Le pays le plus peuplé du monde devient aussi l’un de ses principaux laboratoires, assure un rapport de l’Unesco
La Chine paraît bien être désormais le pays qui compte le plus de chercheurs au monde.

 

C’est «pratiquement certain», estime Luc Soete, professeur d’économie internationale à l’université de Maastricht et rédacteur du premier chapitre du «Rapport de l’Unesco sur la science 2010». Et c’est là le point le plus marquant du document par rapport à sa précédente édition, en 2005.

 

http://medias.lepost.fr/ill/2010/03/03/h-20-1968325-1267611596.jpghttp://1.bp.blogspot.com/_GAGgcGbzFpk/R1LMMTDLv-I/AAAAAAAADDI/Z-P6s7-aPu0/s1600-R/hiv-lymphe.jpghttp://www.yunnan.fr/images/carte-chine.png

 

Le capital humain
Le rapport s’appuie sur des statistiques datant de 2007. La Chine comptait 1,423 million de chercheurs – soit 19,7% du total mondial. Elle talonnait, en termes de capital humain consacré à la recherche et développement (R & D), les Etats-Unis et l’Europe. «Mais la crise de 2008-2009 a conduit les pays développés à un ralentissement que n’a pas connu la Chine dans les recrutements de chercheurs», estime Luc Soete. Les statistiques chinoises évoquent 1,592 million de chercheurs, en 2008.


Ces chiffres ne font pas pour autant de la Chine le leader mondial de la recherche. En nombre de chercheurs par million d’habitant (1070), elle se situe dans la moyenne mondiale, loin derrière le Japon (5573), l’Amérique du Nord (4624) ou l’Union européenne (2936).


Les investissements
Si l’on prend maintenant en compte les investissements, le champion incontesté reste les Etats-Unis, qui totalisaient, en 2007, près d’un tiers des dépenses intérieures brutes en recherche et développement (DIRD), devant l’Union européenne (23,1%). Mais la Chine, avec 8,9%, revient sur le Japon (12,9%). Et elle distance les principaux pays européens comme l’Allemagne (6,3%) et la France (3,7%).


La Chine consacrait, en 2008, 1,54% de sa richesse à la recherche et développement, soit moins que la moyenne mondiale (1,7%) et bien moins que la Corée du Sud (3,37%). Mais elle a progressé de 50% depuis 2002. La comparaison avec 2002 est éclairante: pour les pays que l’Unesco assemble sous la dénomination «triade» (Etats-Unis, Union européenne, Japon), la période écoulée a vu leur part mondiale dans la DIRD diminuer suivant la même pente que leur part dans le produit intérieur brut mondial. A l’inverse, la Chine et, dans une moindre mesure, d’autres émergents comme l’Inde, le Brésil et la Turquie ont vu cette part progresser. Au total, l’Asie est passée de 27 à 32% des DIRD mondiales entre 2002 et 2007.


Production scientifique Outre le capital humain et l’investissement, plusieurs critères permettent d’apprécier le phénomène. La répartition des publications scientifiques est révélatrice: la part de la Chine a doublé sur la période, passant à 10,6% du total mondial, tandis que le Brésil tirait la performance de l’Amérique latine. En revanche, la part des pays développés s’érode, de 84%, en 2002 à 75% en 2008. Cet indicateur mérite d’être affiné: le taux de citations, qui indique l’intérêt remporté par un article auprès de la communauté scientifique internationale et constitue un repère qualitatif, reste beaucoup plus faible en Chine que dans la «triade». Mais la récente irruption du pays dans le top 10 des supercalculateurs et ses investissements massifs en génomique, par exemple, prouvent qu’il est en mesure de chambouler les hiérarchies tant dans les sciences fondamentales que dans les sciences appliquées – au-delà de ses succès dans ce secteur stratégique qu’est le
spatial.


Les moteurs
Cette coupure avec les modes de production de connaissance et de richesse prévalant au XXe siècle tient à plusieurs phénomènes, dont le plus saillant est l’avènement de l’Internet à haut débit, qui a fortement progressé dans les pays en développement.


L’autre moteur, c’est l’intégration des nouveaux acteurs dans la mondialisation en général. L’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce, fin 2001, lui a ainsi donné accès à des transferts de technologies et à plus d’investissements étrangers.


Le secteur privé
Les entreprises des pays émergents, et de la Chine en particulier, ont aussi profité de la crise pour réduire leur retard par rapport à leurs concurrentes des pays développés. Alors que les dépenses des entreprises en recherche et développement ont globalement baissé de 1,9% dans le monde, en 2009, selon le cabinet de conseil en stratégie Booz & Company et la Commission européenne, la dépense de recherche privée chinoise a augmenté de 40%. Celle-ci reste néanmoins faible en valeur absolue. Elle représenterait moins de 1% de la recherche privée mondiale. Ce qui explique que seules 21 entreprises chinoises figurent au palmarès des 1400 entreprises dépensant le plus en recherche et développement, établi par la Commission européenne.


Mais elles n’étaient que quinze un an avant. Un tiers des entreprises chinoises «championnes» appartiennent au secteur des technologies de l’information et de la communication: des composants aux équipements de télécommunications. En revanche, on ne note aucune entreprise pharmaceutique dans ce classement, alors que la pharmacie est le secteur le plus dépensier en matière de recherche, au sein de l’Union européenne.


La formation
«L’Asie a compris que le développement passe désormais par l’enseignement supérieur et la recherche, témoigne Christian Koenig, directeur du campus singapourien de l’école de commerce Essec. Singapour ou la Chine investissent massivement. Ils n’ont pas encore obtenu de Nobel, mais la croissance de la production scientifique est forte.» Arnould de Meyer, président de la Singapour Management University, fait le même constat: «Il y a désormais en Chine, en Inde et à Singapour une très grande demande de la classe moyenne pour les formations de haut niveau.» Et si possible au pays.

 

: La Chine, grande puissance scientifique
Source, journal ou site Internet : Enjeux
Date : 7 décembre 2010
Auteur : Philippe Jacqué, Annie Kahn et Hervé Morin

 

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/files/2010/04/cn-chercheurs.jpg

19:46 Écrit par HUMANITAS dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, chine, usa, japon, recherche, unesco, investissements, développement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/11/2010

L'Afrique et ses marchés intéressent les bourses comme le NYSE

NYSE Euronext, le grand groupe boursier qui comprend la Bourse de New York et d'autres grandes places boursières, a enregistré un triplement en cinq ans des échanges de valeurs africaines et le doublement de valeur des fonds d'investissement cotés en Afrique au cours des 12 à 18 derniers mois. En clair, cette évolution traduit « un intérêt vif et croissant » pour les marchés africains.


Le directeur général chargé de l'Europe, du Moyen-Orient et de l'Afrique à NYSE Euronext, M. Stefan Jekel, a fait cette observation et d'autres encore sur les relations entre Euronext et l'Afrique et sur les perspectives économiques de ce continent lors d'un entretien accordé le 10 novembre à America.gov alors qu'il entamait une nouvelle journée chargée à New York.

http://www.jdf.com/basemedias/2009/07/22/2041645a-76ac-11de-b7db-2af685614e76.jpghttp://telonu-images.s3.amazonaws.com/entity-images/fortune1000/NYSE%20Euronext/1.jpg

« Le volume des échanges boursiers relatifs aux entreprises africaines a à peu près triplé en cinq ans sur nos places », a déclaré M. Jekel. « De ce fait, les liquidités des valeurs africaines en bourse ont également triplé par rapport à il y a cinq ans. »

On compte 16 valeurs boursières africaines à NYSE Euronext, en provenance de 6 pays : le Cameroun (1), la Côte d'Ivoire (1), le Gabon (1), le Maroc (3), le Sénégal (3) et l'Afrique du Sud (7). Leur capitalisation totalise 90 milliards de dollars.


Pour les investisseurs qui souhaiteraient être parties prenantes à la croissance de l'Afrique en investissant en bloc dans une diversité de sociétés, M. Jekel a suggéré les nombreux fonds d'investissement cotés (ETF) qui sont disponibles. « Nous avons vu le nombre des fonds d'investissement cotés se rapportant à l'Afrique doubler au cours des 12 à 18 mois écoulés », a-t-il dit.

 

http://storage.canalblog.com/55/77/619262/40605234.jpg


« On trouve des fonds qui couvrent l'Afrique du Sud, l'Afrique en général, les 40 principaux investissements africains, et il y a tous ceux qui sont accessibles sur nos places en Europe et aux États-Unis (...) chacun avec une spécialisation différente (...) si bien que les investisseurs rencontrent un grand choix de solutions et de possibilités de participation à cette croissance qui se manifeste à travers l'Afrique. »

NYSE Euronext « observe de très près » le climat des investissements en Afrique, a poursuivi M. Jekel. « Et il ne s'agit nullement d'une observation passive. Euronext est très impliqué dans des initiatives destinées à braquer les projecteurs sur les investissements en Afrique. »


L'une de ces initiatives, a-t-il dit, est son sommet annuel Ai Index Series organisé conjointement avec Africa-investor.com (Ai). Les deux groupes ont récemment tenu leur troisième sommet annuel, auquel ont pris part Robert Rubin, ancien ministre des finances des États-Unis et membre de l'Africa Progress Panel, et Tony Blair, ancien premier ministre britannique, qui s'est adressé à la conférence par message vidéo.


Au sujet des bourses africaines, a dit M. Jekel, NYSE Euronext entretient ses rapports les plus étroits avec ses clients-partenaires de Casablanca, de Tunis et du Gabon, mais a aussi d'excellentes relations avec les bourses d'Afrique du Sud et d'Égypte entre autres. Il existe dans l'ensemble de l'Afrique quelque 29 bourses en activité, celles d'Égypte, du Nigéria et d'Afrique du Sud représentant environ 75 % des sociétés cotées sur ce continent.


M. Jekel a indiqué avoir l'intention de se rendre prochainement en Afrique du Sud où il doit s'entretenir avec des membres de la bourse sud-africaine en vue, notamment, d'augmenter le nombre des cotations et de maintenir l'élan pris par l'Afrique dans le domaine des investissements.


L'Association des bourses de valeurs africaines (ABVA) s'est réunie à Lusaka (Zambie) du 10 au 12 novembre. « Plusieurs de ces bourses entretiennent des rapports conviviaux et, bien sûr, commerciaux » avec NYSE Euronext, a-t-il déclaré.


« Nous nous sommes associés sur le plan technologique avec la bourse de Casablanca et avec la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC), au Gabon, ainsi qu'avec la bourse de Tunis. En fournissant des aides techniques à ces partenaires, nous assurons qu'ils utilisent les mêmes plateformes que NYSE Euronext » et profitent des mêmes informations et des mêmes compétences institutionnelles, a indiqué le directeur général.


Des stages de formation sont offerts par NYSE Euronext pour des échanges jumelés en Afrique et pour des « mini-stages » organisés dans le monde entier, où les stagiaires venus d'autres places boursières peuvent observer les agents de NYSE Euronext sur le lieu de travail.


Les bourses de valeurs revêtent une importance extrême pour tous les pays du monde, a affirmé M. Jekel. « Où que vous soyez, que ce soit un marché développé ou embryonnaire, la bourse est le lieu de convergence d'un investisseur et d'une idée ; c'est l'endroit où une société se présente pour obtenir les capitaux nécessaires à la réalisation de ses idées commerciales, au financement de sa croissance, et où l'investisseur se présente pour participer à son succès. »

Les bourses sont également un moyen important d'injecter des investissements directs étrangers dans un pays et représentent le véhicule « permettant aux investisseurs de participer aux diverses possibilités de croissance qui existent dans les marchés nationaux émergents et en particulier en Afrique ».


M. Jekel a mis l'accent sur les deux impératifs incontournables pour le fonctionnement de toute bourse de valeurs : la fiabilité et la transparence. « Je pense que ce sont deux des principes fondamentaux, des piliers de toute opération boursière et nous constatons que l'Afrique les adopte tout naturellement, ce qui est très encourageant. »

De plus, « nous constatons que la finance et la démocratie avancent main dans la main, en un élan positif » dans l'ensemble de l'Afrique, a-t-il ajouté.


Les observateurs au quotidien de l'Afrique s'accordent tous à penser qu'il existe « une convergence forte et croissante d'intérêts sur l'Afrique, qui ne fera que s'accroître désormais. Nous le pensons en raison de l'esprit d'entreprise qui y règne, des réussites qui s'y multiplient et de la liquidité croissante de ses bourses. À notre avis, ce sont des indicateurs de développement très favorables. »


Au départ, il y a les entrepreneurs, « qui sont la clé partout, que ce soit aux États-Unis ou en Afrique », a déclaré M. Jekel. « Ce sont eux, les moteurs de l'emploi. Car c'est de l'entreprise que proviennent les emplois et la richesse. »

« Dans toute économie, où qu'elle se trouve, dans le monde développé ou en développement, ce sont là les piliers essentiels, en l'absence desquels aucune bourse, aucun mécanisme de financement ne peut marcher. »


Quant à l'avenir, a dit M. Jekel, « je pense que, de l'avis général de ceux qui observent l'Afrique, ce sont en ce moment le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, le groupe dit BRIC, qui ont un rôle très important à jouer dans les marchés mondiaux, mais il y a des observateurs chevronnés qui conseillent vivement d'accorder une attention particulière à l'Afrique au cours des 10 à 20 prochaines années ».

 

L'intérêt « vif et croissant » des grands groupes boursiers pour les marchés africains

Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

Par Charles W. Corey

 

http://www.cartografareilpresente.org/IMG/jpg/afriqueutile.jpg

16:38 Écrit par HUMANITAS dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nyse, bourse, finance, afrique, afrique du sud, investissements | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/09/2010

Algerie: Après les égarements "Kouchnérien", la France par l'intermédiaire de Raffarin, sera t-elle capable de rétablir une diplomatie efficiente?

La France souhaite mettre un terme définitif à la période de tension qui caractérise, depuis deux années, ses relations avec l’Algérie. C’est le message essentiel qu’a souhaité faire passer, hier, l’ambassadeur français à Alger à l’occasion d’une rencontre avec la presse. La participation de Bouteflika au sommet de Nice, la rencontre Ouyahia- Guéan, le non-lieu dans l’affaire Hasseni et la nomination de Jean-Pierre Raffarin sont, selon Xavier Driencourt, autant «d’éléments positifs» qui plaident pour une redynamisation des relations entre les deux pays. Néanmoins, il reste encore de nombreux dossiers sensibles en suspens.


En choisissant de passer par le canal des médias, l’ambassadeur de France à Alger semble vouloir prendre à
témoin les opinions publiques des deux pays. Pour Xavier Driencourt, il est aujourd’hui temps d’en finir
avec la période de «crispation» entre Paris et Alger. Ainsi, le premier semestre 2010 aurait été marqué par
quatre «éléments positifs». «Il est temps d’insuffler un nouveau rythme, un nouveau cours aux relations
algéro-françaises. Nous devons sortir de cette période de crispation. L’échange entre Ahmed Ouyahia, le
Premier ministre algérien, et Claude Guéan, le secrétaire général de l’Elysée, la participation du président
Abdelaziz Bouteflika au Sommet de Nice ont été les premières étapes. Elles ont été suivies du non-lieu dont
a bénéficié Mohamed-Ziane Hasseni et de la désignation récente de Jean-Pierre Raffarin. Ce sont autant
d’éléments positifs qu’il faut exploiter. Nous devons donc aller de l’avant après cette période difficile», a
souligné, hier, l’ambassadeur de France à Alger à l’occasion d’une rencontre avec les représentants de six
journaux.

 

http://www.france24.com/fr/files_fr/imagecache/aef_ct_article_image/story/boutef-sarko-m.jpg


Raffarin en facilitateur
Le diplomate est longuement revenu sur la mission dont a été récemment chargé l’ancien Premier ministre
français, Jean-Pierre Raffarin. «Il faut être très précis, j’ai lu dans la presse que M. Raffarin a été nommé
«Monsieur Algérie» et qu’il aurait beaucoup de sujets à traiter : question de visas, émigration, questions
relatives à la mémoire, etc. Ce n’est pas la réalité. La réalité, c’est que lors de la réunion entre le secrétaire
général de l’Elysée et le Premier ministre algérien, M. Guéan a eu l’idée de proposer de nommer deux
personnalités, une algérienne et une française, afin de coordonner les différents projets économiques de part
et d’autre. On s’aperçoit que les entreprises françaises sont ici depuis longtemps et qu’en termes
d’interlocuteurs il y a plusieurs ministères. Elles ont tendance à avancer en ordre dispersé, et l’idée était de
nommer quelqu’un pour essayer de coordonner et de fédérer les différents projets français. Donc, c’est une
mission à caractère économique. La lettre de mission de M. Raffarin, signée par le président Sarkozy, est
précise. Elle consiste à ordonner la coopération économique franco-algérienne ainsi que le développement
des investissements français en Algérie et algériens en France. Il a le rôle de facilitateur», a précisé
l’ambassadeur. Une mission, donc, plus axée vers l’économie que la politique. Sauf que Xavier Driencourt
reconnaît que les relations économiques entre les deux pays sont fortement marquées par le contexte
politique. «La relation entre la France et l’Algérie est un contexte très politique. Quand le contexte va mieux,
l’économie va mieux.» Raffarin devrait entreprendre sa première visite à Alger, en qualité de «facilitateur»,
au cours des prochains mois. Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État française chargée du commerce extérieur,
est attendue dimanche prochain pour déblayer le terrain.


Investissements français et LFC 2010
Xavier Driencourt n’hésite pas à évoquer l’existence de «difficultés et de blocages» qui tendent à freiner les
activités des entreprises françaises en Algérie. «Il y a un nombre de projets français en Algérie qui datent
déjà d’un certain temps et s’ils ne se sont pas réalisés, c’est qu’il y a des difficultés. Des obstacles qui
peuvent être de natures différentes. Les chefs d’entreprise n’ont pas toujours accès aux ministres algériens et
vous connaissez les procédures du côté algérien avec la commission nationale des investissements ». Le
diplomate laisse également entendre que les mesures introduites dans les deux lois de finances
complémentaires 2009 et 2010 laissent peu de champ d’action aux entreprises étrangères. «J’ai lu les articles
qui se rapportent à la loi de finances complémentaire 2010. Je dois dire que cette LFC est compliquée. J’ai
constaté qu’il y a un certain nombre d’aménagements sur le crédit documentaire. En fait, tout ceci se situe
dans le prolongement de la LFC 2009. Il n’y a pas de bouleversement complet. Les entreprises, qu’elles
soient françaises, allemandes, américaines canadiennes ou autres, préféreraient, je suppose, travailler dans un
cadre juridique entièrement libéral. Pour ce qui est des entreprises françaises, elles sont conscientes qu’elles
travaillent dans ce cadre et qu’il faut s’y adapter (…) Les entreprises françaises sont là sur le long terme
sinon elles seraient découragées depuis longtemps. Le marché algérien est un marché important et les
entreprises françaises s’inscrivent en Algérie dans le long terme quelles que soient les étapes», dira-til. Pour
ce qui est de l’obligation d’investissement en partenariat avec un opérateur algérien pour toute entreprise
étrangère ayant obtenu un marché, l’ambassadeur a estimé que cette mesure devrait être difficilement
applicable. La cause ? Le manque de partenaires algériens. «Cette disposition générale devrait concerner tous
les secteurs d’activité. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec le ministre de l’Energie. C’est une disposition
qui, pour être mise en oeuvre, nécessite la présence de partenaires algériens. C’est là la principale source de
gage. Mais ce n’est pas évident. Il n’y a pas une multiplicité d’entreprises algériennes prêtes à investir. Le
tissu industriel n’est pas très développé en Algérie».


Problématique rançon
L’ambassadeur de France s’est montré quelque peu embarrassé en évoquant la libération de Pierre Camatte,
l’otage français au Mali, par les terroristes d’Al Qaïda Maghreb. «La France n’a pas payé de rançon», a
répété à plusieurs reprises le diplomate. Comment expliquer la libération de Camatte? «C’est le Mali qui a
décidé…», dira vaguement Xavier Driencourt. Il reconnaîtra les préoccupations du gouvernement algérien à
propos du phénomène dangereux que représente le paiement de rançons aux groupes terroristes. «L’Algérie
est préoccupée par les rançons. Elle a déposé à l’ONU un projet visant à criminaliser ces actes». A ce titre, le
représentant de la France a soulevé quelques réserves sur cette initiative et, surtout, sur son application.
«C’est une initiative politique de la part de l’Algérie. Mais ce n’est parce qu’on vote un texte qu’il est
systématiquement appliqué. Ce n’est qu’une résolution de l’ONU. Mais c’est une initiative politique
intéressante à suivre. L’Algérie a choisi un certain nombre de pays avec qui elle souhaite travailler,
notamment la Grande-Bretagne. Nous sommes pour le principe mais nous ne sommes pas d’accord sur toutes
les modalités.» Il reviendra brièvement sur la récente opération franco-mauritanienne dont l’objectif était de
libérer un second otage, Michel Germaneau. «Cette opération mauritanienne aidée par la France a été
présentée par la presse comme un échec. C’est un échec dans la mesure où M. Germaneau a été exécuté,
mais cette opération militaire a démontré que la France est très préoccupée par la prolifération de zones de
non-droit dans la région du Sahel. D’un autre côté, nous reconnaissons les efforts que fait l’Algérie dans la
lutte contre le terrorisme, notamment dans cette région. Nous connaissons parfaitement le rôle actif et le
leadership que doit avoir l’Algérie. Le président Sarkozy a pris note des efforts et des initiatives visant à
regrouper les Etats de la région. Nous sommes conscients qu’il faut conjuguer les efforts pour parvenir à une
meilleure situation dans cette zone.»

 

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/jpg/ALGERIE-I.jpg

 

Gare à l’escalade
Dans le registre des sujets qui fâchent, l’ambassadeur a fait part de ses craintes quant aux effets que
provoquerait l’adoption de la proposition de loi visant à criminaliser les faits commis durant la colonisation
de l’Algérie. «Nous ne sommes pas franchement pour cette proposition de loi criminalisant la colonisation
française. Nous suivons la procédure législative algérienne. Pour l’instant, d’après ce que je comprends, ce
projet est bloqué. C’est une procédure algérienne et nous respectons le Parlement algérien qui est libre de
voter ou de ne pas voter ce texte. Il est vrai que si ce texte venait à être voté, cela ne faciliterait pas les choses
dans les relations bilatérales. Comme vous le savez, il y a un certain nombre de personnes en France qui sont
très attentives à cela. Souvenez-vous quand le Parlement français avait adopté la loi du 23 février. Il y a eu
un certain nombre de conséquences en chaîne. Il est donc vraisemblable qu’une loi de ce type aurait des
conséquences en chaîne. Des réactions individuelles ou de groupes divers qui sont actifs dans le sud de la
France. Ce n’est pas le meilleur moyen de mettre de l’huile dans les rouages.»


No comment
Au cours de cette rencontre avec la presse, l’ambassadeur de France a évité d’aborder certains sujets. Le plus
souvent pour ne pas commenter des affaires actuellement pendantes devant la justice. C’est le cas notamment
des sanctions infligées par la Banque d’Algérie à certaines banques françaises, de l’affaire des moines de
Tibhirine et même du cas du chanteur Cheb Mami (Xavier Driencourt avouera ne rien savoir sur ce sujet).
Par contre, il mettra en avant le principe d’obligation de réserve pour éviter de commenter les propos tenus
par son ministre, Bernard Kouchner, qui avait évoqué, en février dernier, la présence de la «génération de
Novembre» aux plus hauts postes de l’Etat algérien. Les journalistes n’en sauront pas plus également à
propos de la vente de frégates françaises à la marine algérienne. «C’est un dossier de très long terme, j’en
entends parler depuis plusieurs années.» Idem pour la visite d’Etat en France de Abdelaziz Bouteflika. «On
n’en a plus jamais reparlé. Elle aura lieu quand le président de la République algérienne décidera de se
rendre en France.»

Source IHEDN

RELATIONS INTERNATIONALES - EUROPE DE LA DEFENSE - OTAN :
FRANCE-ALGÉRIE Paris veut tourner la page
Source journal ou site Internet : Le Soir d’Algérie
Date : 16 septembre 2010
Auteur : TH

16:34 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kouchner, algérie, diplomatie, raffarin, al qaeda, terrorisme, investissements | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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