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06/07/2011

Hommage - il y a 40 ans "Sachmo" (Louis Amstrong)

Un des pères fondateurs du jazz s’éteint le 6 juillet 1971

il faut aimer pour être capable de jouer...L.A

 

 

http://www.andong-ch.org/source/portrait/Time100/Artist/Louis_Amstrong_1931.jpg

 

Tour à tour trompettiste ou chanteur, il était le symbole du style New Orleans, mais aussi le précurseur du scat. Par sa liberté rythmique, son phrasé et la mise en valeur des solos, Louis Armstrong donna au jazz ses grandes orientations avant de les diffuser dans le monde entier par le biais de multiples concerts.

 

http://www.premiumwanadoo.com/ecole-de-musique-de-verneuil/amstrong.jpg

 

Grâce à une « erreur » d’état-civil, Louis Armstrong aurait eu cent ans en l’an 2000. L’erreur corrigée, quatre-vingt-dix-neuf raisons nous restent de rendre hommage au trompettiste avant le vrai (?) centenaire de sa naissance, le 4 août 2001. Michel Laverdure, y va de son hommage... critique. Difficile de fêter un anniversaire lorsque, a priori, on ignore la date de naissance du bénéficiaire. Or celle de Louis Armstrong demeure assez floue. L’officielle, si l’on peut dire, 4 juillet 1900, aurait été fixée par lui-même à l’occasion d’un recensement: jour de la fête nationale, dernière année d’un siècle, voilà une date facile à retenir pour un gamin quasi analphabète. Depuis, on a retrouvé dans les registres de l’église du Cœur Sacré de Jésus, à La Nouvelle-Orléans, un document situant au 4 août 1901 la date de naissance de Louis Armstrong (Niger illegitimus).

Le tout rédigé en latin ce qui, aux Etats-Unis surtout, donne à cette pièce une incontestable solennité. Il n’empêche que quelques témoins ont situé cette même date un ou deux ans plus tôt. Le flou ne cessant de s’épaissir, disons que Louis Armstrong est né… un jour, ce qui est, après tout, l’essentiel. Ce qui paraît certain, c’est qu’il vit le jour dans Jane Alley Street qui menait de Gravier Street à Perdido Street. Un quartier particulièrement chaud au point qu’on l’avait surnommé le Champ de bataille. On y côtoyait des pasteurs pourvoyeurs de cultes aléatoires, des flambeurs en tous genres, des voleurs à la tire, des adeptes de concours de tir sur cible vivante qui animaient le quartier dès la nuit tombée. Tel le célèbre Red Cornelius, véritable terreur, armé jusqu’aux dents. Plus un nombre incalculable de prostituées. Les rues devenaient boueuses à la moindre pluie, poussiéreuses dès l’apparition du soleil. C’est là que Louis Armstrong apprend la vie dans la plus sombre misère. Son père a quitté sa mère peu après sa naissance, sa mère pratique quelques activités ménagères et d’autres, sans doute, moins avouables. Ce sont ces dernières, je suppose, qui l’incitent à confier l’enfant à sa grand-mère qui lui inculquera un semblant d’éducation. Grâce à elle il entre dans la chorale de l’église. C’est ce qui lui donnera, je pense, l’idée de former un groupe vocal avec quelques copains de son âge. Le groupe parcourt les rues et ramasse quelques piécettes qui seront accueillies avec enthousiasme.

 

 

 

 

La nuit de la Saint-Sylvestre, il est de tradition à La Nouvelle-Orléans de faire le plus de bruit possible. Bien évidemment, en ce 31 décembre 1913, notre petit Louis a la ferme intention de tenir sa place dans le vacarme. On connaît l’histoire. Armé d’un revolver appartenant à son beau-père du moment et encouragé par ses copains, il a à peine le temps de décharger sa pétoire qu’un policier lui met la main au collet, le traîne devant un juge qui le condamne aussitôt à un séjour dans une maison de redressement, Wail’s Home. Peter Davis, un des surveillants, y fait office de professeur de musique. D’abord réticent à l’égard de ce nouveau pensionnaire venu d’un quartier peuplé de voyous, il l’autorise cependant à participer à la chorale et l’admet ensuite dans l’orchestre-maison. Après le tambourin du début, il lui confie le clairon chargé de ponctuer les événements quotidiens. Plus tard, Louis deviendra le chef de la fanfare. On peut imaginer que dans l’état de misère où il se trouvait alors, l’acquisition d’un instrument n’étant pas envisageable, il aurait peut-être poursuivi sa carrière à la tête d’un groupe vocal. Alors que, dès sa libération quelques mois plus tard, il se considère déjà comme un vrai musicien. Joe « King » Oliver le prend sous sa protection, lui trouve ses premiers engagements, avant de le faire venir à Chicago pour l’intégrer à son propre orchestre.

 

 

 

 

Sa rencontre avec la pianiste Lil Hardin sera, par la suite, déterminante. Il l’épouse en 1927. Devenue Madame Armstrong, elle va lui enjoindre de quitter « King » Oliver pour voler de ses propres ailes. Cela ne va pas sans mal. Deuxième trompette, n’ayant à assumer aucune responsabilité, aucune initiative à prendre, il considère que ce rôle lui convient à la perfection. Ayant réussi à le convaincre, elle fera de lui le premier grand soliste de jazz. Elle participera même à la création du célèbrissime Hot Five dont elle est la pianiste. On notera qu’après leur séparation elle demeurera toujours fidèle à celui qu’elle avait créé, en somme, de toutes pièces. Au point qu’elle mourut à son piano (1971) en plein milieu d’un concert dédié à la mémoire de Louis Armstrong.

 

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Après son passage chez Fletcher Henderson, en 1925, la renommée de Louis Armstrong n’a cessé de s’accroître. Tous les musiciens sans exception le prennent pour modèle. Pour exploiter au mieux cette suprématie, il se met — ou plutôt on le met — à la tête de grands orchestres. Par malheur, dans la plupart des cas ceux-ci sont affreusement boiteux et falots. Le comble de la médiocrité étant atteint par le groupe réuni à la hâte, chargé de l’accompagner en 1934, pour son premier concert à Paris. On peut donc affirmer que tous les chefs-d’œuvre enregistrés durant cette période sont, pour la plupart, uniquement dus à son propre talent. A partir de 1947, il s’entoure d’une petite formation de forme (sinon de fond) néo-orléanaise. Celle qui se présentait au festival de Nice en 1948 frisait la perfection. On y trouvait Earl Hines au piano, Jack Teagarden son vrai frère tromboniste, Barney Bigard et l’immense Sidney Catlett. Mais aussi, hélas, le tout jeune Arvell Shaw balbutiant à la basse et la piètre vocaliste Velma Middleton dont le numéro se terminait par un pataud grand écart qui, du haut de ses 130 kilos, faisait trembler les cintres et s’extasier un public hilare. Par la suite, les choses allèrent de mal en pis. Combien de Marty Napoleon ou de McCracken eûmes-nous à subir… Sans oublier, bien sûr, durant quatre interminables années l’insupportable Barrett Deems. Un batteur encore plus mauvais que l’inconsistant Sonny Greer — ce qui n’est pas peu dire — mais qui, je suppose, trouvera un jour une des ces éminences grotesques qui, du haut de sa chaire, lui découvrira quelques vertus cachées.

Il ressort de ces faits que Louis Armstrong ne s’est jamais soucié ni de son entourage, ni de la conduite de sa carrière. Alors qu’il aurait pu exiger des partenaires dignes de lui, il a toujours laissé à d’autres le soin d’en décider. C’est ainsi que son dernier manager, Joe Glaser, allait même jusqu’à prendre en charge sa comptabilité et à lui verser une mensualité, sorte de salaire rassurant qui lui convenait à merveille.

 

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Louis Armstrong était, comme on dit, un « brave homme », d’une remarquable générosité. Au point d’adopter le fils de sa cousine Flora disparue peu après sa naissance. Il ne cessera de prendre soin de Clarence Armstrong, handicapé mental, à qui il assurera une rente à vie. Autre exemple qui m’a été rapporté par un témoin : lors du tournage de Paris Blues, Milton Mezzrow, Hugues Panassié et Madeleine Gautier se trouvant dans sa loge, il rédigea un chèque qu’il tendit à Mezzrow, un second qu’il remit à Panassié. Celui-ci, après avoir remercié, ajouta timidement : « Mais nous, nous sommes deux avec Madeleine ! » Et Louis remplit aussitôt un troisième chèque… Je regrette de ne pas l’avoir connu davantage…

Source : www.jazzmagazine.com/.../ portraits/Armstrong/armstrong.htm

 

 

 

 

12:15 Écrit par HUMANITAS dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : louis amstrong, sachmo, pop's, trompettiste, scat, new orleans, jazz, hommage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/04/2011

Usa/Guerre de sécession, 150ème anniversaire...abolition de l'esclavage!!

Alors que les Etats-Unis fêtent les 150 ans de la Guerre civile, l’écrivain Tony Horwitz explique la fascination des Américains pour cette période de leur histoire.


Tony Horwitz est l’auteur d’un excellent livre de reportage sur les traces de la guerre de Sécession (1861- 1865), Confederates in the Attic (les Confédérés au grenier), dont les Américains vont commémorer, à compter de mardi, le 150e anniversaire du déclenchement des affrontements. Ancien journaliste, Tony Horwitz a accompagné des «reconstitueurs» qui se déguisent en soldats de l’Union ou de la Confédération.

 

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Et tenté d’éclairer ce que signifie cette guerre aujourd’hui encore aux Etats-Unis. Dans sa vie de reporter de guerre, Tony Horwitz a couvert le conflit du Golfe ou ceux de l’ex-Yougoslavie pour le Wall Street Journal.


Il est l’auteur de livres de voyage à travers l’histoire, commeA Voyage Long and Strange (l’épopée des premiers explorateurs européens de l’Amérique). Son prochain ouvrage, à paraître aux Etats-Unis en octobre, reviendra sur l’un des déclencheurs de la guerre de Sécession, le «terroriste» John Brown qui prônait l’insurrection armée contre l’esclavage.


Pourquoi la guerre de Sécession reste-t-elle aussi présente aux Etats-Unis ?
Pour beaucoup d’Américains, c’est surtout un sujet sur lequel ils doivent plancher au lycée. Pour ceux qui s’y intéressent, il y a plusieurs raisons : d’abord l’ampleur de la guerre et de ses massacres dépasse de très loin tout autre conflit de l’histoire américaine. Trois jours de combat à Gettysburg ont tué plus d’Américains que les huit dernières années de guerre en Irak. Dans les rangs confédérés, près d’un soldat sur trois est mort.


Rapportés à la population actuelle des Etats-Unis, les 620 000 tués de la guerre de Sécession équivaudraient à 6 millions de morts. L’Europe a connu un certain nombre de guerres de cette ampleur, mais pas l’Amérique du Nord. Une autre raison est que cette guerre s’est déroulée sur le sol américain, à moins d’une journée de route de là où habite aujourd’hui près de la moitié de la population américaine. Chacun peut mettre sa famille dans une voiture et aller voir les champs de bataille ou d’autres sites historiques. La plupart de ces sites sont pratiquement préservés dans l’état où ils étaient dans les années 1860, avec clôtures en bois, chemins défoncés et champs de maïs. Cela ramène les Américains à une époque à échelle humaine, avant que les lotissements, les mégacentres commerciaux et les autoroutes uniformisent tout le pays, et menacent d’ailleurs les sites historiques. Il y a très peu de limites à ce que les propriétaires privés peuvent faire dans ce pays, particulièrement dans les Etats du Sud. Enfin, dernière raison, la guerre de Sécession est un coffre à trésors de mots et d’images. Les soldats ont écrit des milliers de lettres non censurées par l’armée, qui nous donnent une image très poignante de cette guerre. Et les dirigeants de l’époque, Lincoln en particulier, avaient une éloquence qu’on n’imagine plus aujourd’hui.


Son célèbre discours de Gettysburg n’a pourtant duré que deux minutes…
Il ne compte que 270 mots, mais chacun d’eux est mémorable. Lincoln est notre Shakespeare. A l’heure où la plupart des déclarations publiques sont faites de vide précieusement emballé, de diatribes télévisées ou de messages Twitter, Lincoln et les autres écrivains ou orateurs de cette époque, William Tecumseh Sherman, Frederick Douglass ou Mary Chestnut, nous ramènent à l’essentiel, à la richesse du caractère américain et de la langue anglaise. Il reste aussi de merveilleuses photos de cette guerre. Nous regardons dans les yeux de ces jeunes engagés aux visages enjoués et nous y voyons les reflets passés de nous-mêmes. Et puis nous les voyons morts et estropiés sur le champ de bataille. De nos jours, l’horreur de la guerre est atténuée par la censure militaire et la sensibilité des rédacteurs en chef.

 

http://www.atlas-historique.net/cartographie/1815-1914/grand_format/UsaSecessionGF.gif


La célébration de ce 150e anniversaire sera-t-elle très différente du 100e anniversaire, en 1961 ?
En 1961, on était en plein dans le mouvement des droits civiques, qui a pris une formidable ampleur. Au début, les comités commémoratifs ont tenté de l’ignorer, certains se sont même réunis dans des hôtels qui maintenaient la ségrégation. Les gens voulaient entretenir la fiction selon laquelle on peut honorer le courage, le sacrifice et l’héroïsme des soldats sans aborder les enjeux de cette guerre et la façon dont ils résonnaient encore dans l’Amérique des années 60. Du coup, il y eut des protestations, des scissions et nombre d’événements prévus n’ont pas eu lieu. Cette fois, je pense que tout sera beaucoup plus atténué, simplement parce que cette guerre est maintenant plus éloignée qu’elle ne l’était en 1961.

 

Aujourd’hui aussi, hormis quelques irréductibles néoconfédérés, chacun sait que la question de la race et de l’esclavage doit être au centre de toute discussion sur la guerre de Sécession.


La fascination pour cette guerre s’est vraiment développée à la fin des années 1800 et au début des années 1900, lorsque les vétérans ont commencé à mourir. Deux films, qui ont eu un énorme impact au XXe siècle, Naissance d’une nation et Autant en emporte le vent (1), ont créé une vision romantique et erronée du «Vieux Sud» et de la «Cause perdue», qui perdure. Aux Etats-Unis, il y a toujours des milliers de reconstitueurs, même si le nombre a diminué cette dernière décennie. Il est en effet plus difficile de romancer et rejouer une guerre historique lorsque des guerres réelles sont en cours.

 

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On entend souvent aux Etats-Unis, particulièrement ces dernières années, sous la présidence Obama, que la guerre de Sécession n’est pas terminée. Qu’en est-il ?
Les questions centrales de ce conflit ne sont toujours pas résolues. L’esclavage a pris fin mais pas la séparation entre les races, l’inégalité et l’injustice. Les «droits des Etats», base légale de la Confédération, sont une doctrine très en vogue depuis des décennies, surtout dans le Sud. D’une façon plus générale, les Etats-Unis restent un pays divisé, selon des lignes qui ne sont pas entièrement différentes de 1861. Si vous prenez une carte politique, les anciens Etats confédérés sont dans un camp et l’Union dans un autre. On les appelle aujourd’hui des Etats bleus et rouges, au lieu de bleus et gris (2). Mais il peut être aussi dangereux d’exagérer cela et négliger les progrès très réels que ce pays a faits. A l’étranger, on est particulièrement enclin à voir les Etats-Unis à travers le prisme de vieux stéréotypes.

 

On peut toujours s’emparer d’exemples grotesques de comportements racistes et réactionnaires, particulièrement dans le Sud, comme les médias le font souvent, pour suggérer qu’il n’y a pas eu beaucoup de changements. Mais dans son ensemble, le pays est plus intégré et tolérant qu’il ne l’était il y a une génération, et la transformation est particulièrement frappante au Sud. De fait, le Sud est aujourd’hui davantage intégré que le Nord, on y compte beaucoup plus de Noirs dans la fonction publique. Les chiffres du dernier recensement montrent que les Noirs retournent en grand nombre vers le Sud, et les mariages interraciaux n’y sont plus rares.

 

 

photo

 


Les Noirs sont-ils aussi intéressés que les Blancs par cette guerre de Sécession ?
Il semble bien que les Noirs s’y intéressent moins que les Blancs. Mais cela change avec la prise de conscience, ces vingt dernières années, du rôle des soldats et matelots noirs dans cette guerre, avec l’aide, notamment, du film Glory (3). Quelque 200 000 Noirs se sont battus pour l’Union. Lors des reconstitutions, beaucoup participent au sein des célèbres unités noires, comme le 55e Massachusetts.


D’autres pays commémorent-ils leur histoire de cette façon ?
Il y a des analogies entre les souvenirs cultivés par les Blancs du sud des Etats-Unis et ceux d’autres peuples qui ont subi des défaites historiques comme les catholiques d’Irlande du Nord, les Palestiniens des territoires occupés ou différents groupes dans les Balkans. Ils ont en commun de s’éterniser sur l’histoire, tandis que les «vainqueurs» tournent plus vite la page. Les perdants ont un sens plus développé de l’identité et une vision des choses fondamentalement tragique. Cela me rappelle un peu l’Australie aussi, où j’ai vécu plusieurs
années. En Amérique, mis à part le Sud, on célèbre nos victoires. En Australie, l’événement formateur et le plus célébré est la désastreuse bataille des Dardanelles, quand les généraux britanniques ont envoyé des milliers d’Australiens face aux mitraillettes turques. Ce fut un peu comme la charge de Pickett à Gettysburg, une vaillante défaite, du moins dans l’imaginaire australien.


(1) «The Birth of A Nation» (1915), de D. W. Griffith; «Gone with the Wind» (1939), de Victor Fleming. (2)
Aux Etats-Unis, le bleu est aujourd’hui la couleur du Parti démocrate, le rouge celle du Parti républicain. A
l’époque de la guerre de Sécession, le bleu était la couleur de l’Union, le gris celle des Confédérés. (3)
«Glory» (1989), de Edward Zwick.

 

Guerre de Sécession : « l’esclavage a pris fin, pas l’injustice »
Source, journal ou site Internet : Libération
Date : 9 avril 2011
Auteur : recueilli par Lorraine Millot

10:45 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, hommage, guerre, racisme, noirs, esclavage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/03/2011

Japon, séisme, hommage.

L'histoire du Japon se confond avec une longue litanie de catastrophes naturelles ou humaines qui a profondément marqué les esprits. Et est endurée avec une courageuse placidité. La première cause des tragédies nippones est d'ordre naturel.

 

Si l'on devait décrire sommairement ce chapelet d'îles de 378.000 km2 (les deux-tiers de la France) où se concentrent 127 millions d'habitants (2010), on pourrait le qualifier de poudrière posée sur un tapis roulant.

 

http://monanneeaucollege.com/4.svt.chap6_fichiers/tecto-japon-vue-externe.jpg

Pour vous aider :

http://www.biologieenflash.net/animation.php?ref=geo-0032-1

http://expositions.bnf.fr/ciel/elf/4tecto/06subd.htm


La «ceinture de feu» du Pacifique
L'archipel s'étire des latitudes sibériennes à la zone intertropicale. Il se situe au coeur d'une zone de frictions entre quatre plaques tectonique, l'eurasienne à l'ouest, la philippine au sud, la pacifique à l'est et la plaque d'Okhotsk au nord. Aussi est-il sujet à de très fréquents séismes, d'intensité très variable. Pas un jour pratiquement ne se passe sans qu'une secousse ait lieu en un point ou un autre de l'archipel. Par ailleurs situé sur la «ceinture de feu» du Pacifique, le Japon comporte pas moins d'une centaine de volcans - dont certains sont entrés en éruption dans les trois dernières années - . Le volcan le plus élevé du Japon est le Fuji-san (3776 mètres), au centre de l'île principale, Hondo ; cette montagne sacrée du culte shintoïste est faussement appelée Fuji-Yama (ou Fujiyama) par les Occidentaux. En raison d'un relief très montagneux, les Japonais sont concentrés sur les étroites plaines littorales, donc exposés aux tsunamis (mot japonais désignant les vagues géantes provoquées par des tremblements de terre sous-marins).


Très tôt urbanisé, le Japon se signale par des villes très peuplées et très denses, d'autant plus vulnérables face aux séismes et aux incendies. La capitale administrative Edo est déjà aux XVIIe et au XVIII siècles l'une des plus grandes villes du monde avec environ 700.000 habitants. En 1657, elle est détruite par un incendie qui fait 100.000 victimes et entraîner sa complète reconstruction. Sous le nom de Tokyo, la ville est aujourd'hui au centre d'une «Mégalopolis» de 35 millions d'habitants.

 

http://www.dinosoria.com/climatique/seisme_007.jpg

 

Séismes, éruptions... et raffinement social
C'est dire si les Japonais connaissent le risque : la catastrophe est inscrite dans les gènes de leur terre. Si les siècle que les premières grandes catastrophes sont recensées, en rapport avec l'urbanisation. Ainsi, la riche plaine du Kantô, au nord de Tokyo, est ravagée en 1703 par un tremblement de terre qui fait 150.000 morts, chiffre considérable pour l'époque (à Lisbonne, en 1755, on en dénombre 60.000).


En 1707, 49 jours après l'un des plus gros séismes qu'ait connu le pays, le Fuji-san entre en éruption. Il libère un nuage de cendres qui remonte cent kilomètres plus au nord, touchant Edo (aujourd'hui Tokyo). Mais c'est en 1792 que la plus grosse catastrophe d'origine volcanique a lieu : après le réveil du mont Unzen, sur l'île de Kyushu, un dôme de lave s'effondre brutalement dans l'océan et crée un gigantesque raz-de-marée qui emporte plus de 14.000 victimes. Entre les incendies réguliers et les famines, comme celle du Temmei qui fait près de 1 million de morts dans les années 1780, le siècle est rude même si l'Histoire garde le souvenir d'une période prospère, paisible et relativement heureuse, qui voit l'épanouissement d'une société raffinée autour de l'empereur et du shogun, le «monde flottant». Plus tard, en 1855, Tokyo est ravagée par un tremblement de terre, laissant 10.000 morts sous les décombres. En juin 1896, le séisme de Meiji-Sanriku, d'une magnitude de 7,2 sur l'échelle de Richter, fait 20.000 morts. Le pire reste à venir.

 

http://www.tokyoprevention.com/Images/Carte-seisme.jpg

 

Tokyo rayée de la carte
L'apocalypse survient en 1923, lorsque le pays est ravagé par le séisme de Kanto, d'une magnitude de 7,9, provoquant la mort de plus de 200.000 citadins, ensevelis, brûlés ou noyés pour la plupart. Survenue le 1er septembre 1923 à 11h58, la secousse principale est suivie d'un raz de marée et de nombreux incendies, puis par une centaine de répliques pendant une semaine, laissant Tokyo en ruine, détruisant également les villes de Yokohama ou Kanagawa. Les populations se retrouvent sans abris. Elles souffrent vite de famine, de dysenterie ou encore de fièvre typhoïde, ce qui oblige les autorités à instaurer la loi martiale.

 

Un vrai choc, la première prise de conscience collective d'un peuple, qui fait déjà preuve d'une grande force morale, si bien décrite par Akira Yoshimura dans son livre : Le grand tremblement de terre du Kanto.


Désormais, le Japon va tenter de vivre avec ces éléments déchaînés en construisant différemment et en intégrant la prévention des populations. Les séismes et les tsunamis se poursuivent avec plus ou moins de vigueur, mais le nombre des victimes diminue, dépassant rarement les 2.000 morts. Il faut attendre le tremblement de terre de Kobé, au sud de la mer intérieure, en janvier 1995, pour renouer avec l'horreur :
6.437 décès et plus de 43.000 blessés... Le dernier calvaire du Japon est survenu ce 11 mars 2011 avec le tremblement de terre de Tohoku, au large de Sendai, d'une magnitude de 9, l'un des plus puissants qu'ait connu le Japon, suivi d'un tsunami dévastateur sur le nord-est du pays, doublé d'une catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima. En ajoutant au cataclysme naturel la responsabilité humaine, le dernier drame nippon nous rappelle que le martyr du peuple japonais est multiple : la nature n'est pas la seule responsable de ses maux.

 

http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090518183407.jpg


Apocalypse nucléaire
À la litanie des catastrophes naturelles il faut ajouter les désastres provoqués par les hommes, et parmi les premiers d'entre eux, le déluge de feu nucléaire qui s'est abattu sur le pays en 1945. Les Japonais ont été les seules victimes de bombardement atomique au monde, ce qui en fait l'un des premiers peuples martyr. Cela ne les dédouane pas des horreurs commises, notamment en Chine, avec en particulier le massacre de Nankin en 1937 (plus de 200.000 tués ou mutilés en six semaines par l'armée japonaise), mais les civils ont durement payé l'aveuglement et les exactions de leurs chefs. Les 6 et 9 août 1945, après le rejet de leur ultimatum, les Américains lancent des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki pour forcer le Japon à abdiquer- ce qu'il fera le 2 septembre suivant. Un déluge de feu s'abat alors sur les deux villes, l'équivalent de 15.000 tonnes de TNT rien que sur Hiroshima, avec la formation de vents de 300 à 800 km/h qui dévastent les rues et les habitations. Le bilan est effroyable : villes littéralement soufflées, environ 200.000 morts pour les deux cités, des blessés brûlés ou atteints de cancers et de leucémie à moyen terme. Cette catastrophe restera longtemps tabou au Japon, les survivants ne faisant l'objet d'aucun secours particulier. Bien au contraire, la plupart garderont leur secret pour éviter notamment que leurs descendants ne puissent fonder une famille en inspirant la peur (contamination des gènes, etc)... Le chemin de croix n'est pas terminé : un autre drame, plus insidieux car plus discret, ronge les côtes de Minamata, au sud-ouest du pays. Depuis les années trente, une usine pétrochimique rejette des métaux lourds, et notamment du cuivre, dans les baies où pêchent les populations locales, débouchant sur l'une des catastrophes écologiques majeures du siècle.


Plus de mille morts sont recensés, les mères commencent à donner naissance à des enfants mort-nés ou affichant des malformations ou des handicaps. Pendant plus de trente ans, 400 tonnes de mercure sont rejetées dans la mer, avant que les boues finissent par être traitées. Le drame de Minimata demeure gravé dans nos mémoires par la vertu christique d'une photo d'Eugene Smith (ci-contre) où s'exprime toute la douleur d'une mère pour son fils meurtri. Aujourd'hui, face au scandale, 13.000 personnes intoxiquées sont prises en charge par les autorités, mais 25.000 attendent toujours une décision les concernant, sans compter ceux qui sont restés discrets sur le sujet, toujours par peur de s'isoler dans une société soudée. À ce titre, l'intervention de l'Empereur Akihito sur les ondes le mercredi 16 mars 2011 - un acte rarissime- apporte une pâle lueur d'espoir aux martyrs de la centrale de Fukushima. On peut supposer que l'État aura a coeur cette fois de mieux prendre en charge les survivants, leur apportant aide et subsides pour se soigner et se reconstruire, et d'individualiser ainsi la souffrance. Dans le même temps, en s'adressant ainsi à la Nation, Akihito rappelle également que le Japon sait faire face aux éléments incontrôlables du destin. La cohésion comme meilleur rempart.

 

VIIème - XXIème siècle : Japon terre de Séismes
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 21 mars 2011
Auteur : Marc Fourny

13:12 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : japon, hommage, séisme, tremblement de terre, catastrophes, nucléaire, risque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/01/2011

Hommage à Liu Binyan, censuré encore de nos jours...

Ce journaliste et écrivain chinois, mort en exil aux Etats-Unis en 2005, aura subi la censure et les persécutions bien au-delà de sa mort : enfin autorisée à l'inhumer en Chine, cinq ans après sa disparition, sa famille s'est vu interdire de graver sur sa pierre tombale l'épitaphe qu'il avait choisie, « l'homme chinois qui repose ici a fait ce qu'il devait faire et dit ce qu'il devait dire ».

 

http://www.theepochtimes.com/n2/images/stories/large/2010/12/24/167uu6d%5B1%5D.jpg

 

Ses funérailles ont eu lieu le 22 décembre à Pékin, après cinq ans d'attente d'un permis de faire revenir ses cendres, depuis son décès aux Etats-Unis en décembre 2005. Elles ont attiré une foule importante, dont plusieurs journalistes chinois réputés, comme Hu Shuli, ancienne rédactrice en chef du magazine d'investigation économique Caijing.

 

http://www.aems.illinois.edu/images/Liu_Binyan%20edit.jpghttp://1.bp.blogspot.com/_98S-jP6JU6Y/TPqtk0wJssI/AAAAAAAAALs/cOzKSEBWntw/s1600/LiuBinYan.jpg

 

Lors de cette cérémonie, totalement passée sous silence par les médias chinois, Liu Dahong, le fils de Liu Binyan, a lu le texte suivant, rapporté par le site China Media Project de l'université de Hong Kong, un beau témoignage et document sur la Chine contemporaine :
« Mes chers prédécesseurs, amis et famille,


Je vous remercie d'être venus un jour aussi froid pour participer aux funérailles de mon père, et l'accompagner dans la dernière étape de son voyage. Mon père est né en 1925, et il s'est éteint des suites d'une maladie aux Etats-Unis, en 2005. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, mon père peut finalement être inhumé sur le sol de sa patrie. Mon père revient chez les siens, mais la justice sociale pour laquelle il s'est battu toute sa vie n'existe toujours pas dans ce pays. Il y a plus de trente ans, mon père a tenté d'alerter toute la nation sur les dangers de la corruption. Il y a dix ans, de son exil de l'autre côté de l'océan [aux Etats-Unis, ndlr], il a mis en garde contre le risque de voir la Chine suivre une évolution à la latino-américaine. Tout ce sur quoi il a voulu nous alerter est devenu réalité, et se confirme jour après jour dans les faits de la vie dans notre pays. Mon père a déclaré avant sa mort qu'il souhaitait que les mots suivants puissent être gravés sur sa pierre tombale : “L'homme chinois qui repose ici a fait ce qu'il devait faire et dit ce qu'il devait dire.” Mais la pierre tombale qui est devant vous ne comporte aucun mot. Et cette pierre muette donne la mesure concrète de ce qui nous sépare encore d'une société civilisée et moderne. J'ai confiance dans le fait que ceux qui nous suivront seront un jour en mesure de lire ces mots, et entendront les histoires qui se cachent derrière cette pierre. Aujourd'hui, c'est le solstice d'hiver. C'est le jour où les Chinois enterrent leurs morts, s'occupent des tombes, font des sacrifices aux ancêtres, et se souviennent de ceux qui les ont précédés. Souvenons-nous de lui. Souvenons-nous de la manière dont il avait ignoré les banquets des riches et des puissants, et choisi de se placer du côté de la conscience et du peuple. Souvenons-nous du chemin difficile que sa vie a emprunté, comment il s'est battu sans cesse contre les ténèbres, faisant entendre sa voix au nom des opprimés et des exclus. Aujourd'hui, c'est le solstice d'hiver. C'est le plus long jour de l'hiver. Souvenons-nous de lui, et laissons ses convictions s'ajouter à la chaleur des nôtres. »

 

Etiqueté « droitier » et persécuté pendant la Révolution culturelle
Rallié dans sa jeunesse au Parti communiste chinois de Mao Zedong, Liu Binyan a d'abord été un journaliste zélé de la presse du Parti, avant de plaider, lors du mouvement des « Cent Fleurs » lancé par Mao en 1956, un appel à « libérer les plumes ». Lors du retour de bâton qui suivit cette éclosion de critiques, Liu Binyan est étiqueté « droitier », ce qui lui vaut des années de persécutions, notamment pendant la Révolution culturelle. Réhabilité à la mort de Mao, il retrouve une liberté de parole, mais de courte durée. En 1988, il est envoyé en exil aux Etats-Unis, un an avant le massacre de Tian'anmen qu'il dénoncera violemment.

 

Il ne remettra plus les pieds en Chine jusqu'à sa mort. En France, Liu Binyan est connu pour son recueil de textes dénonçant la corruption, « Le Cauchemar des mandarins rouges » (Gallimard), dont le traducteur et préfacier français, le sinologue Jean-Philippe Béja, écrivait :

 

« Sa position correspond en somme à celle du censeur de la Chine ancienne, cet envoyé spécial de l'Empereur qui fait connaître au souverain les abus de pouvoir des fonctionnaires dépravés. »


Même après sa mort, l'Empereur actuel n'apprécie toujours pas sa liberté de parole.

 

Chine : Liu Binyan, journaliste censuré jusque sur sa tombe
Source, journal ou site Internet : rue89
Date : 5 janvier 2011
Auteur : Pierre Haski

30/09/2010

Hommage à Georges CHARPAK.

Spécialiste de recherche nucléaire, Georges Charpak d'origine polonaise (Ancien resistant, il avait été déporté à Dachau en 1943.) avait été récompensé par la plus prestigieuse des distinctions pour l'invention et le développement des détecteurs de particules.
Ses travaux ont notamment permis d'améliorer les techniques de radiographie.

Georges Charpak, lauréat du prix Nobel de physique en 1992, est mort mercredi à l'âge de 86 ans. Désireux de vulgariser la science, ce professeur émérite s'était fait connaître du grand public grâce à plusieurs ouvrages visant à rendre son domaine accessible au plus grand nombre.

 

 

 

http://olivier.roller.free.fr/charpak.jpg

cliquez l'image lire bio

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Les réactions:

Décès du prix Nobel de physique Georges Charpak- nouvelobs.com
La mort du physicien Georges Charpak- Le Figaro
Réactions à la mort de Georges Charpak, un "homme engagé" selon ...- AFP

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Résultat de ses travaux de recherche, l'avènement par exemple de ce type de projet sur l'imagerie médicale

 

 

 

Charpak : ''Je cherche des milliardaires prêts à investir'' dans l'école

 

Interview du Figaro de 2007 lors du 10ème anniversaire

Comment vous est venue l'idée de « La main à la pâte » ?

 

Ce programme entend stimuler l'enseignement des sciences, trop souvent le parent pauvre de l'Éducation nationale en primaire. Aujourd'hui, environ 2 000 classes bénéficient directement du programme - en partie financé par l'Éducation nationale - et une classe sur deux utilise certains de ses concepts. En clair : réaliser des expériences concrètes pour répondre à des hypothèses scientifiques. Face à la désaffection des études scientifiques, « La main à la pâte » fait consensus jusque dans les pays étrangers. Georges Charpak, Prix Nobel de physique en 1992, l'un des fondateurs du programme, se passionne plus que jamais pour le sujet.

 

Georges CHARPAK. - C'est en allant dans des quartiers défavorisés de Chicago, en 1995, que j'ai découvert une méthode d'enseignement des sciences fondée sur la manipulation. Enseignants et élèves avaient l'air ravis. En rentrant en France, nous avons rencontré le ministre de l'Éducation d'alors, très intéressé. Puis quelques centaines d'instituteurs se sont lancés dans le projet. C'est une vraie révolution car seuls 5 % des enseignants utilisaient à l'époque des activités d'éveil, contre près de la moitié aujourd'hui ! L'idée est d'utiliser le moment où, encore tout jeune, l'enfant est émerveillé par tout ce qui l'entoure. Comme le chercheur scientifique, l'instituteur part d'une question des enfants choisie à l'intérieur du programme scolaire puis il leur fait réaliser une expérience conçue pour donner la réponse à la question posée. Il les incite alors à revenir aux idées initiales et à éliminer les hypothèses erronées. Il ne s'agit pas de recettes toutes faites à ingurgiter mais d'une méthode active par laquelle les enfants recherchent la vérité eux-mêmes.


Avez-vous rencontré des réticences ?
Certains disent que l'éducation se résume à lire, écrire, compter. Même au sein de l'Académie des sciences, on trouve des arriérés ! Nous pensons que l'éducation, c'est aussi apprendre à raisonner, dans une démarche de recherche scientifique. Nous avons mis suffisamment de projets en place pour emporter un consensus mais l'édifice reste un peu fragile. Tout cela doit peu à des directives ministérielles, beaucoup au terrain. Je continue à m'investir car, pour la première fois de ma vie, j'ai l'impression de faire de la politique intéressante. Je cherche des milliardaires prêts à investir intelligemment leur argent dans l'éducation, à l'image de ce que font George Soros et de Bill Gates ! Faites-le savoir...

 

Biensur nous sommes dans un pays libéral,

innovant tel le Costa-Rica


Quels sont vont prochains projets ?
Nous aimerions introduire « La main à la pâte » au collège. Au niveau international, plus d'une vingtaine de pays l'ont déjà intégré dans leurs programmes scolaires. En ces temps de désaffection pour les sciences dans les pays industrialisés, tout le monde se passionne pour le sujet. D'autant plus que les enfants qui suivent ces enseignements sont souvent enthousiastes à l'idée de s'engager dans une carrière scientifique...

 
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