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06/06/2011

Israël: « Dôme de fer » (« Kipat Barzel »)

Un « parapluie » antimissile pour se protéger des roquettes ennemies ? Tel est le projet israélien de « Dôme de fer » (« Kipat Barzel »), déjà opérationnel avec deux batteries déployées fin mars et début avril à Bersheeba et Ashkelon (1). Il est censé intercepter les missiles et roquettes de courte portée comme ceux qu’ont tirés des groupes palestiniens à partir de la bande de Gaza et le Hezbollah à partir du Liban. Développé par la société nationale Rafael Advanced Defence Systems, « Dôme de fer », le projet de bouclier antimissile israélien, recourt à de petits missiles guidés par radar, capables d’anéantir en plein vol non seulement des roquettes de portée très courte, de quatre à soixante-dix kilomètres, mais aussi des obus d’artillerie et de mortier. Il a déjà été testé avec succès contre des Katioucha et des roquettes de 122 mm de type Grad, de portée inférieure à 30 km, prises au Hezbollah.

 

http://www.cuttingedge.org/Dome.jpg

Title:  Israel Seems To Be Outfitting Her Tanks With Scalar Tesla Dome Shields! cliquez l'image


Selon le ministère de la défense, les deux premières batteries sont montées sur des camions et faciles à déployer le long de l’une ou l’autre des frontières israéliennes.

 

Repérant les seuls engins capables d’atteindre le sol israélien, le système pourrait en intercepter simultanément plusieurs. Une batterie isolée suffirait à défendre efficacement une ville du sud d’Israël comme Ashkelon (cent mille habitants). Premier objectif : déployer le dispositif à proximité de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. Puis, l’installer face au Liban où, selon les estimations du renseignement militaire israélien, le Hezbollah aurait stocké un arsenal de quarante mille roquettes. Ce déploiement s’inscrit dans une démarche de protection « multicouches ». Un accord entre les Etats-Unis et Israël, signé à la fin du mois de septembre 2010, prévoit le développement d’un système de défense baptisé « Baguette magique » ainsi que de son missile « Fronde de David » (« Kala David »), une réponse aux missiles de courte portée (supérieure à 70 km mais inférieure à 250 km), aux roquettes de longue portée et gros calibres (les plus lourdes auraient des ogives d’une demi-tonne) et aux missiles de croisière.


L’accord porte également sur la mise au point de l’intercepteur « Stunner », conçu conjointement par l’Israélien Rafael et l’Américain Raytheon.

 

http://www.julianchurch.org/_images/israel_420.jpg

 

Opérationnel depuis 2000 (soit neuf ans après le début de son développement), le système « Arrow » (« La flèche » ou « Hetz » en hébreu) protège Israël des missiles balistiques d’une portée supérieure à 250 km. Washington en finance la moitié du coût annuel. Le programme Arrow II a été développé par Boeing et Israel Aerospace Industries (IAI), à partir de 1995 pour éliminer les missiles balistiques conventionnels à plus longue portée, en particulier iraniens (d’une portée de plus de 1 600 km). Enfin, Tel-Aviv, craignant une attaque nucléaire de Téhéran, a cherché à développer un intercepteur opérant à plus haute altitude et doté d’une portée plus longue : « Arrow III ». En octobre 2007, les Etats-Unis et Israël ont établi un comité mixte destiné à en assurer la conception, confiée à Israel Aerospace Industries et Boeing. Lancé en 2008, Arrow III pourrait être testé cette année, pour un déploiement en 2014. Au total, avec les différents programmes, près de 422,7 millions de dollars seront déboursés par le Pentagone pour l’ensemble des différents systèmes antimissiles d’Israël (2), qui s’ajoutent aux trois milliards de dollars d’aide militaire américaine annuelle. La guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah et celle contre le Hamas dans la bande de Gaza en 2008-2009 ont fourni aux autorités israéliennes une justification à la mise au point de ces boucliers, notamment pour « Dôme de fer ». Pendant l’été 2006, les combattants chiites du Hezbollah ont tiré environ quatre mille roquettes contre le nord d’Israël, contraignant un million d’habitants à se protéger dans des abris ou à fuir vers le sud. Tandis que de Gaza, furent lancés plusieurs milliers de projectiles en 2008-2009, principalement des roquettes de type Qassam et de Katioucha fabriquées artisanalement à partir de produits simples – nitrate de potassium, sucre, engrais... – dans des ateliers clandestins. Néanmoins, un tel système de défense peut-il être efficace ? La question s’est déjà posée, aux Etats-Unis dans les années 1980, à propos de l’Initiative de défense stratégique (IDS), plus connue sous le nom de « guerre des étoiles » (3). La réponse pourrait être la même : il n’existe pas de système complètement étanche. De nombreux experts, israéliens notamment, estiment que la cuirasse de « Dôme de fer » a un défaut majeur : la proximité de villes comme Sderot de la frontière.


« Alors que les Qassam lancées sur Sderot étaient relativement lents, nous explique M. Reuven Pedazur, expert israélien en missiles balistiques, le Hamas a déjà lancé, notamment durant l’opération « Plomb durci » (la guerre israélienne contre Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009), des Qassam de troisième génération, et des Grad. Ceux-ci
sont trois ou quatre fois plus rapides que les anciens modèles ». Les premiers résultats montrent que le taux d’interception de roquettes ennemies est loin de 100 %. Le système est encore largement expérimental (4). Le directeur général du ministère de la défense israélien, Udi Shani, qui a indiqué début mai qu’Israël allait consacrer un milliard de dollars dans ce programme les prochaines années, a reconnu que ce n’est pas « un système qui peut assurer l’interception de chaque roquette dans toutes situations » (5).

 

http://www.factsofisrael.com/en/images/articles/israelmap-preview.jpg

 

Et avec les quarante mille roquettes et missiles dont disposerait le Hezbollah, un risque de saturation de la défense israélienne n’est pas à exclure. « C’est une réelle possibilité et c’est
tout le problème des systèmes antimissiles et anti-roquettes. En dépit des performances, le nombre est un avantage en soi et des interceptions par missile coûtent cher alors que les roquettes, qu’elles soient du Hezbollah ou des groupes combattants palestiniens, sont très abordables », nous affirme Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine de défense DSI, spécialiste des défenses antimissiles. Chaque engin Tamir, estime M. Pedazur, revient à 100 000 dollars, contre quelques centaines de dollars pour une roquette Qassam. Comme le rapporte le quotidien israélien Haaretz (6), « la décision de développer « Dôme de fer », semble être, depuis le début, une tentative pour maintenir l’emploi des scientifiques de Rafael et pour compenser le manque à gagner de l’arrêt des programmes de recherche et développement pour le système Arrow, mis au point par l’entreprise Israel Aerospace Industries. Une autre explication réside dans le fait que l’entreprise de défense Rafael n’a pas eu à investir en recherche et développement, parce qu’il est partiellement financé par un pays asiatique, dont le nom est secret ». Selon le site spécialisé Intelligence Online, il s’agirait de Singapour, ce que dément la direction de Rafael.


Mais l’argument pour développer un tel système est autant militaire que politique. Le ministre de la défense, M. Ehoud Barak, a estimé que « Dôme de fer » pourra être présenté comme une garantie aux Israéliens pour les rassurer en cas de retrait de Cisjordanie, dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. « En Israël, les tirs de roquettes sont devenus un véritable sujet de débat politique ces dernières années et les systèmes en question représentent une réponse naturelle (...) Le système n’est pas là tant pour « barricader » Israël que pour pouvoir mettre le pays dans une position de force. Comme pour dire : “regardez, avec ce système et les autres[blocus naval, mur, vidéosurveillance, etc.], vous ne pouvez plus rien nous faire. Maintenant, acceptez nos conditions” », indique Joseph Henrotin. « Toutefois, en bon général, Barak ne peut ignorer ce que le général Desportes qualifiait de “loi du contournement” : lorsque vous bloquez votre adversaire, qu’il ne peut plus utiliser ses moyens efficacement – en l’occurrence ses roquettes – il trouve d’autres modes d’action. La guerre est une dialectique et les Palestiniens aussi bien que le Hezbollah ont déjà montré leurs facultés d’adaptation tactique, opérationnelle et stratégique.

 

http://www.gatewaysmoving.com/images/about-moving-to-israel/2.jpg

 

Sauf en cas de solution politique, le problème se posera tout simplement ailleurs… », ajoute l’expert. Lors d’un discours à l’université de Haïfa, au début du mois de décembre dernier, Gadi Eizenkot, un responsable de l’armée israélienne, a même déclaré que ces « systèmes sont conçus pour protéger les bases militaires, même si cela signifie que les citoyens subissent des désagréments durant les premiers jours de la bataille (7) ». Mais la direction de Rafael, que nous avons contactée, précise que le système protégera aussi les civils.


D’autre part, la stratégie défensive du « Dôme » se heurte à une tendance de l’armée israélienne à chercher avant tout à développer ses capacités offensives, notamment celles visant à détruire les missiles ou roquettes de longue portée de ses ennemis – repérables à leur taille ou au moment de leur phase de lancement – au moyen de bombes de haute précision.


S’agissant des roquettes de courte portée, l’état-major privilégie également l’option offensive avec des raids terrestres ciblant les sites de lancement (8). La mise en place de « Dôme de fer » confirme aussi les contradictions de la politique de Washington. Alors même que les dissensions entre les deux capitales sur la colonisation s’accentuaient, le président Barack Obama a demandé au Congrès de débloquer la somme de 205 millions de dollars pour soutenir la mise en place du dispositif. La chambre des représentants a approuvé mercredi 8 décembre 2010 l’octroi de cette aide pour un programme qui aura déjà coûté 210 millions de dollars depuis 2007.

 

http://timesonline.typepad.com/photos/uncategorized/2008/05/19/obama_and_israel.jpg


Illustration du soutien sans failles des Etats-Unis à l’architecture de défense antimissile israélienne : le déploiement du radar à bande X AN / TPY-2, construit par Raytheon, à la fin 2008 en Israël. Non seulement, ce radar est plus performant que les radars locaux pour détecter les missiles ennemis, mais il est lié au réseau global de satellites dans le Defense Support Program, principale composante du système américain de détection avancée des tirs de missiles. Cette collaboration remonte à 1996. Les Etats-Unis et Israël ont financé un programme anti-roquettes baptisé « Tactical High Energy Laser (THEL) ». Mais après des investissements estimés entre 300 et 400 millions de dollars, le projet a été abandonné.


Pedazur estime pourtant qu’un tir de laser aurait coûté bien moins cher que les missiles tirés par « Dôme de fer » : seulement 3 000 dollars. Le programme a définitivement été abandonné en 2005, même si l’entreprise américaine Northrop Grumman a créé « Skyguard », une version améliorée de THEL, un an plus tard. Selon les autorités israéliennes, le dispositif n’était toujours pas assez efficace (9). « La technologie laser n’a pas encore atteint le stade qui lui permettrait de faire face à de mauvaises conditions météorologiques ou de traiter des objectifs multiples », assure un haut cadre de Rafael. Quelles sont les conséquences politiques « locales » et internationales de ce projet ? « Fondamentalement et à quelques nuances près, les pays arabes voisins perçoivent le développement de ce type de capacités comme moins dangereux car d’ordre défensif », indique M. Henrotin.

 

http://passport.bbyo.org/images/destinations/israel/trip_israel_family_journey.jpg

 

Pourtant, il ne dissuadera pas les adversaires d’Israël d’envoyer des roquettes sur les villes du nord comme Haïfa ou du sud comme Sderot. Il faut souligner que la paix ne se fonde pas sur une technologie militaire, même aussi sophistiquée que le « Dôme de fer ». Elle résulte de décisions et d’accords politiques. Avec la poursuite de la colonisation, Israël ne semble pas s’engager dans cette voie.

 

Israël se replie derrière un bouclier anti-missile
Source, journal ou site Internet : Le Monde diplomatique
Date : 3 juin 2011
Auteur : Laurent Checola et Edouard Pflimlin

27/05/2011

Obama et l'Etat palestinien version 67!

Le président américain s'est prononcé pour la première fois en faveur d'un Etat palestinien se référant aux frontières de 1967. Mais Israël exclut cette proposition. "Une paix durable passe par deux Etats pour deux peuples: Israël en tant qu'Etat juif et patrie du peuple juif et un Etat palestinien en tant que patrie du peuple palestinien", a déclaré Barack Obama, dans un discours très attendu ce jeudi sur le Moyen-Orient.

 

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/spip/IMG/jpg/PROCHEORIENT-Israel-01-01.jpg

 

Le président américain s'est prononcé pour la première fois en faveur d'un Etat palestinien sur la base des lignes de juin de 1967, c'est-à-dire la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est: "Les frontières d'Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 [...] afin d'établir des frontières sûres et reconnues pour les deux Etats. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu aussitôt tout "retrait aux lignes de 1967", tout en s'abstenant de s'opposer frontalement au président Obama avant de le rencontrer vendredi à Washington. Il espère que, conformément aux engagements américains de 2004 qui "avaient reçu l'appui massif des deux chambres du Congrès", qu'Israël "n'aurait pas à se retirer aux lignes indéfendables de juin 1967". Il a catégoriquement exclu que des "centres majeurs de population israélienne en Judée-Samarie" se retrouvent du côté palestinien de la frontière, en allusion aux principaux blocs de colonies juives en Cisjordanie.


Le Hamas veut "des actes concrets"
Le leader palestinien Mahmoud Abbas a appelé pour sa part Israël à "donner au processus de paix la chance qu'il mérite", convoquant la direction palestinienne pour "une réunion d'urgence". Son porte-parole a qualifié "l'opposition de Netanyahu [...] de refus de la paix au
Proche Orient" et a par ailleurs condamné le feu vert donné jeudi à la construction de 1520 nouveaux logements dans deux quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupée et annexée. Le Hamas a exhorté le président américain à "accomplir des actes concrets pour protéger les droits des Palestiniens et de la nation arabe" et rejeté les appels du président américain à reprendre les négociations de paix et à reconnaître Israël. De son côté, le chef de la diplomatie britannique William Hague a apporté son soutien à la position de Barack Obama.

 

Israël rejette l’appel d’Obama sur le retrait aux lignes de 1967
Source, journal ou site Internet : lexpress.fr
Date : 20 mai 2011
Auteur : AFP

12:20 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, palestine, obama, juifs, paix, hamas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/04/2011

Richard Goldstone honte à lui...היט ישראל ס אומרעכט

Son auteur a déclaré avoir affirmé à tort que l'État hébreu avait visé intentionnellement des civils lors de l'opération Plomb durci.

 

http://www.avmaroc.com/images/actualite/aid-164589_0.jpghttp://undhimmi.com/wp-content/uploads/2009/10/richard_goldstone.jpg


Israël a réclamé dimanche l'annulation du rapport Goldstone l'accusant de "crimes de guerre" durant son offensive contre Gaza à l'hiver 2008/2009, après que son auteur a reconnu avoir affirmé à tort que l'État hébreu avait visé intentionnellement des civils. "J'appelle l'ONU à annuler immédiatement le rapport Goldstone. Il faut jeter ce rapport dans les poubelles de l'Histoire", a affirmé le Premier ministre Benyamin Netanyahou, dans le cadre d'une offensive médiatique et diplomatique destinée à rehausser l'image internationale d'Israël. En face, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, s'est déclaré "choqué par la position du juge", alors que le groupe radical Jihad islamique dénonçait "la reculade du juge Richard Goldstone", lui reprochant d'"avoir cédé aux pressions du lobby sioniste". Dans une tribune publiée samedi par le Washington Post, Richard Goldstone a écrit que de nouveaux éléments apparus après la publication de son rapport fin 2009 montraient qu'Israël n'avait pas visé "de manière intentionnelle" des civils.

 

Selon lui, son rapport évoquant de possibles crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité de la part d'Israël comme des groupes armés palestiniens à Gaza, pendant l'opération Plomb durci, aurait été "un document différent" aujourd'hui.

 

http://maierovitch.blog.terra.com.br/files/2009/09/a-gazatragedia.jpg


Enquêtes
"Il faut à présent multiplier les efforts pour que ce rapport soit annulé, et je vais m'y employer", a souligné le ministre de la Défense Ehud Barak, après avoir demandé au juge Goldstone de "publier ses conclusions actuelles" sans se contenter d'un simple article de presse. Le président israélien Shimon Peres a appelé pour sa part le juge "à s'excuser, pour avoir accusé Israël de crimes de guerre et ignoré que l'offensive d'autodéfense Plomb durci avait été lancée en riposte à des milliers de roquettes tirées (depuis Gaza) contre des civils innocents". L'ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU, Danny Gillerman, s'est félicité à la radio militaire de la nouvelle prise de position du juge Goldstone, soulignant qu'elle venait après une série d'interventions israéliennes pour le faire changer d'avis. Tous les journaux israéliens ont consacré dimanche leur première page aux "regrets" du magistrat sud-africain. La dévastatrice offensive israélienne avait coûté la vie à 1 400 Palestiniens, en majorité des civils, et à 13 Israéliens, pour la plupart des militaires. À la publication du rapport, les autorités israéliennes, qui avaient refusé de collaborer avec l'enquête de l'ONU, s'étaient déchaînées contre son auteur, accusé de faire le jeu du Hamas. Un rapport présenté en mars au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, reconnaissait qu'Israël avait dédié d'"importantes ressources pour enquêter sur plus de 400 allégations de mauvaises conduites opérationnelles à Gaza" tout en regrettant qu'aucune enquête n'eût visé les responsables de l'opération. Suite à ces enquêtes, trois actes d'accusation ont été lancés contre des militaires israéliens, selon des sources judiciaires. Le rapport s'alarmait du fait que le Hamas n'avait pas pour sa part mené d'enquêtes sur le lancement d'attaques à la roquette et au mortier contre Israël. En mars 2010, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait créé un comité pour assurer le suivi du rapport du juge Goldstone. Le magistrat sud-africain avait recommandé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye si les autorités israéliennes et palestiniennes refusaient d'ouvrir des enquêtes crédibles sur les "crimes de guerre" afin de punir les coupables.

 

Israël réclame l’annulation du rapport Goldstone
Source, journal ou site Internet : Le point
Date : 3 avril 2011

11:20 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, goldstone, guerre, onu, netanyahou, hamas, islamisme, palestine, droit de l(homme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/09/2010

Mossad...

Israël.

Un ex-chef des services secrets israéliens ouvre ses dossiers.

 

http://4.bp.blogspot.com/_59-4lYwoho0/SLLCTpcFtFI/AAAAAAAAAnU/a4ORhQQv0ZU/s320/Mossad_seal.png

 

Dans les papiers du Mossad


Rencontre, à Tel-Aviv, avec Dany Yatom, l’ancien chef des espions israéliens. Son livre de souvenirs
dévoile certains dessous de l’histoire récente.


Auteur de Dans le secret de la Sayeret Matkal [une unité d’élite de Tsahal utilisée par le Mossad], un pavé
de 400 pages (bientôt traduit en anglais), Dany Yatom lève le voile sur différentes affaires sensibles qui
défrayèrent la chronique de la guerre secrète entre Israéliens et Palestiniens ou les coulisses des
négociations israélo-syriennes à la fin des années 1990, au cours desquelles Nétanyahou (aujourd’hui
premier ministre) aurait accepté, via son émissaire Ron Lauder, de restituer le Golan en échange d’une paix
avec Damas.


Yatom n’est pas le premier patron du Mossad à écrire ses Mémoires. En 2006, Ephraim Halevy, neuvième
directeur des services secrets israéliens, s’était déjà livré à l’exercice. Mais aucun responsable de
“l’Institution” ne peut se prévaloir de son parcours exceptionnel. Ex-secrétaire militaire de Yitzhak Rabin et
de Shimon Peres, patron du Mossad de 1996 à 1998, durant le premier mandat de Benyamin Nétanyahou,
Yatom fut le chef de cabinet d’Ehud Barak puis député travailliste à la Knesset avant de se retirer de la vie
politique en 2007. Notre correspondante a pu le rencontrer.


L’assassinat d’un chef du Hamas à Dubaï ne vous rappelle-t-il pas l’élimination ratée de Khaled
Mechaal à Aman, sous votre responsabilité de patron du Mossad ?

Je ne souhaite pas commenter l’épisode de Dubaï. En revanche, j’accorde beaucoup d’importance à cette affaire Mechaal. Les gens ont le droit de savoir ce qui s’est passé. Le Mossad est une agence performante mais comme ses opérations ont
vocation à rester secrètes, le public n’est pas censé connaître ses succès et on n’en connaît que les échecs. Ils
ont droit à une forte couverture médiatique parce que le Mossad n’agit que dans des pays tiers.


Conséquence ?

Lorsque quelque chose se passe mal, le Mossad n’a pas les moyens de le dissimuler. Le
Mossad étudie aussi les leçons du passé. La plupart des facteurs d’échec tiennent au fait que les agents, des
personnes très motivées et entraînées, ont tendance à penser – une fois sur le terrain – qu’elles en savent plus
que leurs supérieurs…


C’est ce qui s’est passé à Dubaï ?

No comment…

(cliquez lien ici +(pdf) sur ce que discerne les ssf: DUBAï/ISRAëL : RETOUR SUR L'OPÉRATION "HOMO" CONTRE UN RESPONSABLE DU HAMAS )


Quelles sont les priorités du Mossad ?

La priorité numéro un est de saper toute tentative iranienne d’acquérir des armes militaires non conventionnelles. La Syrie possède déjà une batterie de missiles et d’ogives chimiques. Mais Téhéran fait peser une menace existentielle sur nous. Le Mossad doit se consacrer davantage à la lutte antiterroriste, au côté du Shin Bet [les services secrets intérieurs] et de Tsahal, puisque l’essentiel des actions terroristes est amorcé en dehors de nos frontières.


Croyez-vous réaliste de relancer les négociations avec la Syrie qui vient de livrer des missiles au
Hezbollah libanais ?

Oui. Les dernières évolutions géopolitiques prouvent qu’Israël est plus isolé que jamais. Le temps joue contre nous.


Alors ?

Nous devons reprendre l’initiative.

 

http://belforum.net/img/depot20/e55b6cd94a0b10c11412f3f65a0589b3.jpg

cliquez l'image du siège du Mossad et lire bio


Pourquoi ?

La situation est sans précédent depuis la création de l’État hébreu. Nos liens avec l’Europe et la
Turquie se sont distendus, sans parler des tensions avec l’administration américaine. Israël me semble assez
solide pour prendre des risques calculés. Il faut avoir le courage de s’engager sur la voie des négociations, en
s’appuyant sur l’initiative de paix saoudienne. Cette base de discussions devrait s’appliquer sans plus
attendre au dossier syrien. Il y a beaucoup à gagner d’un accord avec Damas.


À quel prix ?

Certes, Israël paierait un prix élevé en cédant le Golan. Mais un tel accord pourrait affaiblir la
relation entre Damas et Téhéran, remettre en question les liens entre la Syrie et le Hezbollah, le Hamas
comme le Djihad islamique, et relancer les négociations avec les Palestiniens.


Vaste programme…

Mahmoud Abbas reste plus modéré qu’Arafat et use d’une bonne rhétorique. Mais il
ne contrôle ni le Hamas ni la bande de Gaza. Il ne représente que la moitié du peuple palestinien. Cela veut
dire qu’Israël n’a pas de partenaire pour un accord de paix permanent mais un interlocuteur pour des accords
d’intérim. C’est pourquoi il faut tout faire pour aider les Palestiniens à améliorer leurs forces de sécurité, afin
de leur permettre de lutter contre les bases terroristes. Nous devons les encourager dans leurs efforts pour
mettre en place des institutions civiles, comme prélude à la création d’un État palestinien.


Entre Jérusalem et Washington, cela ne va pas très fort…

Il faut des priorités. Notre principale préoccupation est de désamorcer la menace iranienne. Si le dossier des colonies devient une pomme de discorde, l’attention n’est plus centrée sur Téhéran. Il me paraît donc souhaitable d’appliquer le gel des colonies pendant un certain temps. Benyamin Nétanyahou a très mal commencé son mandat. Lors de sa
première rencontre avec Barack Obama, il s’est refusé à évoquer une solution à deux États, alors que le
président américain l’avait quasiment supplié de le faire.


L’Iran est-il vraiment le seul gros problème d’Israël ?

Un Iran nucléaire représente un problème pour le monde entier. Son arsenal de missiles de longue portée menace l’Arabie Saoudite, comme les puissances européennes. In fine, je pense qu’une opération militaire sera nécessaire mais elle ne devra se faire que dans le cadre d’une coalition menée par les États-Unis.


Que fait le travailliste Ehud Barak, dont vous êtes proche, dans l’actuel gouvernement de droite ?

J’ai démissionné de la Knesset au lendemain de la publication du rapport Winograd sur la seconde guerre du
Liban. À cette époque, j’estimais déjà que Barak n’avait rien à faire dans le gouvernement Olmert. Il en va
de même aujourd’hui. Le pays doit s’appuyer sur une coalition rassemblant les partis de droite Likoud, le
centre Kadima et les travaillistes.


Israël est sous le choc de l’affaire Anat Kamm, cette ex-soldate qui a volé des documents militaires
pour les transmettre à la presse. Qu’en pensez-vous ?

Cette affaire est extrêmement grave. Une soldate qui vole délibérément des documents secrets et les transmet à un journaliste ne doit en aucun cas rester impunie. Je n’ai pu publier mon livre et certains documents inédits qu’avec l’aval de la censure militaire et du Mossad. Certaines pages ont été éliminées. Personne ne peut me reprocher d’avoir utilisé des documents secrets à des fins personnelles.


Propos recueillis par Nathalie Harel
Jean-Claude Tourneur
Rédacteur en chef d'Enjeux
jeanclaude.tourneur@afnor.org
Tél: 01 41 62 82 53
Fax: 01 49 17 90 69
www.enjeux.org

 

Source IHEDN

RENSEIGNEMENTS EXTERIEURS - INTERIEURS - INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Source journal ou site Internet Enjeux
Date : 2 septembre 2010

 

Le mossad recrute:

 

http://www.fas.org/irp/world/israel/mossad/mossad_ad.gif

18:33 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mossad, espionnage, renseignements, israël, palestine, dany yatom, tsahal, golan, syrie, hamas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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