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06/06/2011

France: Ah si j'étais riche...LA La la!

Les millionnaires sont en plein boom dans l'ex-Empire du Milieu. Selon une étude du Boston
Consulting Group, la Chine compte désormais 1,11 million de millionnaires en dollars, soit 31% de plus qu'en 2009. Le pays se situe au 3e rang mondial, derrière les Etats-Unis et le Japon. La France arrive loin derrière avec 210.000 millionnaires. Nouveau record pour la Chine. Alors qu'en un an, le nombre de millionnaires a bondi de 12,2% dans le monde, le nombre de millionnaires en dollars dans la deuxième économie mondiale a bondi de... 31%.

 

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La Chine abrite 1,11 million des 12,5 millions de foyers millionnaires du monde. Elle se situe
en deuxième position, loin derrière les Etats-Unis (5,22 millions de millionnaires), le Japon (1,53 million), et distance d'une bonne longueur le Royaume-Uni (570.000 millionnaires) et l'Allemagne (400.000). L'augmentation de 31% sur un an du nombre de "superriches" chinois est d'autant plus impressionnante que les fortunes privées ont progressé en moyenne dans le monde de "seulement" 8% en 2010. Le total des fortunes de la planète atteignait 121.800 milliards de dollars fin 2010, soit 20.000 milliards de dollars de plus qu'au plus fort de la crise financière. L'étude du Boston Consulting Group (BCG), publiée ce mardi, souligne également que les fortunes privées progressent, mais moins vite qu'avant la crise, puisque de 2002 à 2007 l'augmentation s'est établie à 11% par an. Selon le cabinet de conseil en stratégie, cette croissance devrait même ralentir encore dans les années à venir, notamment à cause du Japon.


BCG prévoit un ralentissement de la croissance des fortunes mondiales entre la fin 2011 et 2015, à 6% par an en moyenne, avec un rythme plus rapide dans les pays émergents.

 

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ah si Mao voyait çà!!!


La Chine "superriche" mais pas si performante sur les "ultrariches"
Pourquoi, dans un tel contexte, la Chine a-t-elle réussi à augmenter considérablement son nombre de millionnaires ? Selon l'enquête annuelle de l'institut d'édition et de gestion évènementielle Hurun Report, publiée en avril 2011 en coopération avec le think tank GroupM Knowledge, cette augmentation s'explique par la croissance rapide du PIB et surtout par le boom immobilier en Chine. Le Hurun Report estime que 55% des millionnaires chinois doivent leur fortune à des entreprises privées, 20% sont des spéculateurs immobiliers, environ 15% sont actionnaires, et les 10% restants seraient des cadres très bien rémunérés. Si la Chine tire très nettement son épingle du jeu sur le nombre de millionnaires (à relativiser avec les énormes disparités de richesse et de développement dans cet immense pays), elle ne se classe "que" 8è pour les foyers possédant plus de 100 millions de dollars, les "ultrariches" estimés à 393 dans le pays. Sur ce critère, ce sont encore les Etats-Unis qui arrivent en tête, avec 2692 foyers riches de plus de 100 millions de dollars. Le podium est complété par l'Allemagne (839 foyers) et l'Arabie Saoudite (826).


La France en 9e position sur les deux tableaux
De plus, certains Etats plus petits recensent une concentration plus importante de millionnaires. A Singapour, 15,5% des foyers possèdent un patrimoine qui dépasse le million de dollars. En Europe, c'est la Suisse qui arrive en tête des pays à la plus forte concentration de millionnaires, avec 9,9% des foyers. La France arrive en 9e position sur les deux tableaux : 210.000 millionnaires et 377 "ultrariches". Sur les "superriches" (les millionnaires) la France est devancée en Europe par le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie. En ce qui concerne les "ultrariches", la France en acceuille moitié moins que l'Allemagne (377 contre 839) et moins que le Royaume-Uni (738), la Russie (561) et l'Italie (494).

 

La Chine compte cinq fois plus de millionnaires que la France
Source, journal ou site Internet : La tribune
Date : 1er juin 2011

12:52 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : richesse, milliardaires, chine, usa, japon, france, fortune | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/03/2011

Japon/nucléaire: La robotique française non retenue!

Proposés par Intra, le GIE d’EDF, d’Areva et du CEA, pour intervenir à Fukushima, les robots spécialisés dans les accidents nucléaires majeurs ont été jugés « inadaptés » par les Japonais.

 

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Vendredi, EDF annonçait l’envoi pour le week-end suivant de 130 tonnes de matériel du GIE Intra, à bord d’un Antonov 225 à destination de l’aéroport Tokyo-Narita. Le groupe Intra (Groupement d’intérêt économique d’intervention robotique sur les accidents nucléaires), détenu à 50% par EDF, 37,5% par le CEA et 12,5% par le CEA et Areva, est installé à proximité du CNPE de Chinon (Indre-et-Loire), dans une partie désaffectée de la centrale nucléaire de Chinon.


EDF précisait à propos d’Intra:


« Il a en charge la conception, l’exploitation et la mise à disposition d’une flotte d’engins robotisés capables d’intervenir à la place de l’homme en cas d’accident nucléaire majeur, dans et autour des bâtiments industriels. La cargaison comprendra du matériel permettant d’intervenir en urgence en milieu radiologiquement hostile, notamment du matériel de prélèvement et des engins robotisés pilotés à distance.


La France, grâce à un retour d’expérience suite à l’accident de Tchernobyl, est seule à avoir conçu et réalisé la flotte d’engins spécialisés dans les situations extrêmes et à former le personnel capable de les utiliser. »


Pourtant, à la fin du point presse d’hier de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), son président André-Claude Lacoste a annoncé que les autorités japonaises ont décliné cette offre: « Jusqu’à présent, les demandes japonaises d’aide ont été extrêmement réduites. Par exemple, le Japon n’a pas donné suite à l’offre d’aide française d’envoyer des robots, en disant que les robots étaient inadaptés. » Le groupe Intra et EDF, interrogés mardi sur le pourquoi de ce refus japonais, ne nous ont pas répondu.

 

Accident nucléaire : les robots français recalés au Japon
Source, journal ou site Internet : ZDnet
Date : 23 mars 2011
Auteur : Thierry Noisette

10:16 Écrit par HUMANITAS dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, robotique, nucléaire, intra, edf, areva, cea, tchernobyl, france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/02/2011

Europe: Ou en sommes nous avec "Le triangle de Weimar"

Réunis à Varsovie le 7 février, les dirigeants polonais, allemands et français ont convenus de renforcer leur coopération trilatérale. Il était temps, écrit Gazeta Wyborcza, pour contrer les craintes d'une UE à deux vitesses. Les vingt années de l'existence du triangle de Weimar sont avant tout une histoire de déceptions.

 

http://www.france-allemagne.fr/local/cache-vignettes/L450xH277/HP014276-53135.jpg


Jusqu'ici, Varsovie, Paris et Berlin n'ont pas réussi à forger une alliance durable, susceptible de devenir le moteur d'une Europe élargie. Il n'est toutefois pas exclu qu'elles y parviennent à l'avenir. Les échecs essuyés par le passé tiennent d'une part aux ambitions politiques excessives de la Pologne, et d'autre part à la vision à court terme et au manque d'intérêt de la part des dirigeants allemands et français, qui nous ont longtemps considérés comme des parents pauvres. Berlin et Paris gardent bien en mémoire qu'en 2003, ils ont essayé en vain de convaincre Varsovie de refuser de soutenir l'invasion américaine en Irak. Le triangle n'a pas non plus fonctionné quand l'Europe occidentale et la Russie se sont entendues sur la construction du gazoduc Nord Stream contournant la Pologne [en 2005]. Il n'a pas eu non plus d'effet fédérateur pendant le conflit entre la Géorgie et la Russie [en 2008], lorsque les présidents polonais et français ont chacun essayé d'arriver à Tbilissi avant l'autre.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2b/Weimar_Triangle.png/250px-Weimar_Triangle.png


Des discussions désormais régulières
Le Triangle était uniquement un cadre informel de rencontres et de prises de paroles, dont la mise en oeuvre dépendait de la bonne volonté des politiques. Cette dernière a manqué de manière évidente en 2006, quand Lech Kaczynski, offusqué d'avoir fait l'objet d'une caricature publiée par un journal allemand, a tout simplement annulé le sommet de Weimar.

 

En réunissant à Varsovie Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le président polonais Bronisław Komorowski a montré que la plate-forme de discussion polono-germanofrançaise doit gagner en importance, surtout dans le contexte actuel difficile pour l'UE, où l'Europe craint une division entre les pays de la zone euro et les autres. Selon les souhaits des trois dirigeants, les rencontres dans le cadre du Triangle devraient désormais être régulières. Il est également prévu d'organiser une réunion conjointe avec le président russe Dmitri Medvedev. Ce qui laisse présager que la réanimation du triangle peut être couronnée de succès. Cette coopération dans ce cadre ne devrait surtout pas être réduite à un rendez-vous annuel dans un joli palais, restreint au cercle des plus importants hommes politiques polonais, allemands et français. L'action du triangle devrait s'étendre à l'ensemble de la classe politique des trois pays, et à la coopération entre les scientifiques, les élus locaux, ainsi qu'à des échanges de jeunes.

 

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Une coopération qui résiste aux changements politiques
Osons imaginer la situation où, pendant que les hommes politiques des trois pays négocient les termes d'une stratégie commune pour la politique énergétique de l'UE, les directeurs des instituts de recherche et les maires signent des accords de coopération trilatérale. Ou un autre scénario: l'UE adopte des sanctions contre le régime d'Alexandre Loukachenko, tandis que les universités polonaises, allemandes et françaises ouvrent leurs portes aux étudiants biélorusses. Comme le montre si bien l'exemple de la coopération francoallemande de ces 50 dernières années, une fois mise en place et ancrée, une coopération perdure et résiste aux changements politiques. Dans cette hypothèse, une réanimation du triangle ne serait plus que jamais nécessaire.


Vu d'Allemagne
Ne pas tomber dans la facilité


Le bilan du triangle de Weimar depuis sa création en 1991 est proche de zéro, estiment les politologues Daniela Schwarzer et Kai Olaf-Lang dans Die Zeit. La France a fait preuve d'anémie, d'incompréhension et parfois d'arrogance, tandis que l'Allemagne se concentrait sur le partenariat franco-allemand et que la Pologne était prise dans "l'effet Kaczynski“. Mais "pour l'Allemagne, confrontée a des attentes accrues de la part de ses vingt-six partenaires européens“, le triangle offre "un complément propice au partenariat intense avec la France“, estime les chercheurs. Mais si "Paris, Berlin et Varsovie continuent à sauter de sommet en sommet sans traverser les vallées ensemble“, le triangle restera sans importance politique. "Cela ne serait pas grave. Mais dans ce cas, il faudrait dire adieu à cette nouvelle d'un trio à l'importance européenne.“

 

Le triangle de Weimar sort de l’oubli
Source, journal ou site Internet : Gazeta Wyborcza
Date : 8 février 2011
Auteur : Bartosz T. Wielinski

23:39 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, europe centrale, pologne, allemagne, france, triangle de weimar, russie, coopération | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/12/2010

La diplomatie française en déroute au sein du Sahara occ; Mais chut! faut pas en parler, même wikileaks ne bronche....

Si ces événements s’étaient déroulés en République démocratique du Congo, en Haïti ou au Soudan, des experts en droits de l’homme de l’ONU auraient immédiatement été dépêchés sur place.

 

http://www.aps.dz/imgweb/laayoune-attaque1.jpghttp://www-front.elwatan.com/images/2010/10/24/internationale_151953.jpg


Les événements qui ont embrasé El Ayoun, la capitale du Sahara occidental, le 8 novembre dernier, devraient convaincre la diplomatie française de «changer de cap sur un dossier peu connu, mais qui embarrasse jusqu’aux plus aguerris de ses diplomates», a indiqué le représentant de Human Rights Watch à l’ONU, Philippe Bolopion. S’exprimant dans un «point de vue» publié sur le Monde.fr, Bolopion il a relevé que «depuis plusieurs années, à l’abri des portes closes du Conseil de sécurité de l’ONU, la France use du pouvoir de dissuasion que lui confère son droit de veto pour tenir les Nations unies à l’écart des questions touchant au respect des droits de l’homme dans le territoire annexé par son allié marocain, en 1975».


Faute d’un mandat approprié, la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) est restée «aveugle» tout au long des événements qui ont opposé, le mois dernier, les forces de l’ordre marocaines aux militants sahraouis, les troubles les «plus graves» depuis le cessez-le-feu de 1991, a-t-il fait remarquer. Pour lui, le Conseil de sécurité de l’ONU, en charge de la paix internationale, s’est vu dans l’incapacité de faire la part des choses entre le mouvement indépendantiste du Front Polisario, qui a dénoncé sans preuve le massacre de 36 manifestants pacifiques, et le Maroc qui prétendait, sans plus de crédibilité, libérer les milliers de civils sahraouis soi-disant retenus en otages par des «criminels» dans un camp érigé, en signe de protestation, à proximité d’ El Ayoun. M. Bolopion a estimé que si ces événements s’étaient déroulés en République démocratique du Congo, en Haïti ou au Soudan, des experts en droits de l’homme de l’ONU auraient immédiatement été dépêchés sur place pour établir une version objective des événements et informer le Conseil de sécurité, contribuant ainsi à apaiser les tensions. La présence d’observateurs de l’ONU aurait aussi pu s’avérer dissuasive pour les forces de sécurité marocaines qui ont, à plusieurs reprises, selon une enquête de Human Rights Watch, passé à tabac des personnes arrêtées à la suite de troubles.


Toutes les missions de maintien de la paix de l’ONU, établies depuis 1991, disposent de ces mécanismes, qui reposent sur le constat que «toute paix durable s’appuie sur le respect des droits de l’homme». Partout ailleurs, du Darfour au Timor Est, en passant par le Kosovo, la France soutient pleinement l’intégration croissante des questions touchant aux droits de l’homme dans les missions de l’ONU. «Il n’y a que sur le dossier sahraoui que Paris s’arc-boute, persistant à défendre une anomalie historique», a-t-il déploré. «Au lieu de s’aligner sur Rabat, la France devrait convaincre le Maroc qu’il a tout à gagner à améliorer les conditions dans lesquelles vivent les Sahraouis sous son contrôle, souvent muselés et harcelés par les forces de l’ordre marocaines lorsqu’ils osent se prononcer pour l’indépendance», a affirmé le militant de Human Rights Watch, pour qui le renouvellement du mandat de la Minurso, en avril 2011, «offre à la diplomatie française une chance de corriger la situation». «Il est temps que Paris reconnaisse que, sans un strict respect des droits des Sahraouis, garanti par l’ONU, les deux camps continueront à se livrer à des campagnes de désinformation qui ne font que compliquer les efforts du Conseil de sécurité en faveur d’une solution politique», a-t-il conclu.

 

HRW et les événements d’El Ayoun Embarras de la diplomatie française
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 25 décembre 2010

15/11/2010

Sécurité SAHEL: Londres et Washington isolent Paris et confortent la politique algérienne.

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel ne serait pas du goût de la France qui adopte une stratégie divergente en matière de lutte anti-terroriste dans la région.
L’ambition de la France consistant à mettre la bande sahélo-saharienne sous sa loupe est catégoriquement rejetée même par ses alliés en Occident.

 

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2010/09/Sahel_otages_espagnols.jpghttp://marocpluriel.hautetfort.com/media/01/01/2132294686.jpg

 

La première puissance au monde, les Etats-Unis d’Amérique, et l’autre puissance, la Grande-Bretagne, divergent avec la vision française et annoncent leur soutien à la politique de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste au Sahel. Lors de sa visite en Algérie, jeudi dernier, le ministre britannique chargé des Affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, M.Alistair Burt, a annoncé le soutien du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord à la politique de l’Algérie criminalisant le paiement de rançons aux groupes terroristes.

 

Le diplomate britannique considère cette pratique comme première source de financement des groupes armés. C’est ainsi qu’il déclare être «juste» la proposition de l’Algérie visant à lutter contre le paiement de rançons. «Le terrorisme représente une menace pour tout le monde. Il y a différentes manières d’y faire face. Nous sommes de l’avis de l’Algérie en ce qui concerne la criminalisation du paiement de rançons qui, pour nous, peut être la base du financement des terroristes», a expliqué M.Burt à la presse à l’issue d’une réunion de travail avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Et de préciser: «Il est donc juste de lutter contre le paiement de rançons». La veille de cette déclaration, Washington avait soutenu cette politique en dénonçant l’ingérence étrangère dans la région du Sahel. Le principal-adjoint de l’assistant du secrétaire à la Défense, chargé des Affaires de sécurité internationale aux Etats-Unis d’Amérique, M.Joseph Mc Millan, a estimé, mercredi, lors de sa visite en Algérie, que la lutte antiterroriste exige de tous les pays de ne faire aucune concession aux groupes armés en matière de paiement de rançons. Sur ce point, il réaffirme que la position de son pays reste claire et sans ambiguité. Pour ce haut responsable américain, Washington ne soutient pas seulement la lutte contre le paiement de rançons, mais elle s’allie à l’Algérie qui s’oppose à toute ingérence étrangère dans la région. Après avoir félicité l’Algérie du travail qu’elle effectue en coopération avec les pays directement concernés par la menace, ce même responsable avait affirmé qu’il appartient aux pays de la région de trouver une solution locale à ce problème. «Nous partageons entièrement l’avis du gouvernement algérien qui est contre une intervention des forces étrangères au Sahel», a-t-il soutenu soulignant avec force que «le problème du terrorisme dans la région doit être réglé et traité par les pays de la région eux-mêmes et c’est la façon la plus efficace de mener la lutte antiterroriste», a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger. Et d’annoncer que son pays apprécie l’initiative algérienne de rassembler les pays de la région pour une lutte commune contre le terrorisme. «C’est une initiative très importante», a-t-il qualifié.

 

La position de ces deux puissances sur la sécurité au Sahel irritera, certainement, Paris. Il s’agit de deux «poids lourds» de la planète qui font connaître leurs positions respectives à la France sur le sujet en question. A travers une telle position, les Américains et les Britanniques veulent faire assumer à la France la responsabilité face aux conséquences que sa politique peut engendrer dans la région. C’est une sorte d’avertissement direct qui peut pousser la France à renoncer à sa stratégie dans la région. D’autant plus que «les nouveaux alliés de l’Algérie» donnent la priorité au défi consistant à amener la communauté internationale à approuver l’approche proposée par l’Algérie.


L’Hexagone a mené plusieurs tentatives visant à mettre le pied dans la région. La France intervient d’une façon directe et indirecte dans cette zone sensible. Elle a manifesté son souhait d’«apporter sa solution» militaire à la région. C’est ce qui l’a poussé à mener une opération militaire avec l’armée mauritanienne dans le but de libérer l’ex-otage, Michel Germaneau, assassiné par les terroristes de l’Aqmi au lendemain de ce raid. Par la suite, Paris a installé «sa petite caserne» militaire au Tchad ou plus de 80 militaires y ont été parachutés.


A présent, Paris ne désespère pas de négocier la libération des cinq otages français, employés qui travaillaient pour le compte de la société française Areva, kidnappés par les groupes armés depuis environ deux mois. C’est ce qui témoigne de la fidélité de la France à sa politique visant à «retrouver sa place» dans un continent où la majorité des pays ont été sous sa domination coloniale.

 

PAIEMENT DE RANÇONS ET INGÉRENCE AU SAHEL
Londres et Washington isolent Paris
Source journal ou site Internet : L’Expression
Date : 13 novembre 2010
Auteur : Tahar Taffani

 

http://blog.mondediplo.net/IMG/jpg/sahel.jpg

08:49 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sahel, stratégie militaire, terrorisme, uk, usa, france, sécurité, algérie, rançon, otages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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