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21/11/2011

Connaissez-vous les «nomenklaturistes» ? par Pascal SALIN

« On a tort de nommer capitalistes les propriétaires des grosses entreprises qui vivent de protections étatiques, de privilèges et de subventions et qui devraient être appelés «nomenklaturistes».

http://www.a-tout-prague.com/files/actualites/aaa6f438.jpg

Les vrais capitalistes sont tous ces pauvres qui luttent pour leur survie en développant des trésors d’imagination pour contourner les obstacles que les pouvoirs en place mettent sur leur chemin.

En France, les victimes de la pensée unique collectiviste sont tous ces hommes et ces femmes exclus du marché du travail, ces petits artisans ou commerçants, ces entrepreneurs imaginatifs qui, bien souvent, n’ont plus que le choix entre la faillite ou l’exil.

C’est à tous ces gens que le libéralisme veut redonner un espoir en leur permettant à nouveau d’être responsables, en leur rendant leur dignité.

Cet espoir n’est pas vain si l’on veut bien se souvenir que le libéralisme a été l’origine de cet événement historique inouï qui a vu, à partir de la fin du XVIIIe siècle, des masses innombrables accéder à une vie décente et conquérir l’espoir d’une amélioration de leur sort. »

28/06/2011

L'entreprise: l'infobésité de l'informatique source de stress?

"L'IT, un facteur de stress dans l'Entreprise?" a été le thème d'une conférence organisée le 8 Juin par le club de DSI, CIONet France. Ce fut l'occasion l'espace d'une soirée d'écouter Yves Lasfargue, directeur de l'OBERGO, spécialiste du management des TIC et du travail, coauteur du livre "Qualité de vie et santé au travail" et de prendre conscience de l'ampleur de ce phénomène de société. Mais aussi de partager nos expériences respectives dans nos différentes entreprises.

 

http://syadiashare.com/wp-content/uploads/2009/06/stress.jpg

 

Quand on associe les mots stress et informatique on pense tout de suite aux emails. Et par association à l'infobésité à laquelle on est de plus en plus soumis notamment dans les communications asynchrones qui ne gèrent pas la disponibilité de la cible, ni sa charge de traitement. A l'inverse de Youtube, où à chaque minute il est chargé sur la plateforme plusieurs heures de video, qu'il ne vient a personne l'idée de vouloir intégralementt regarder puisque ce n'est pas possible, avec l'email personne ne se pose la question du temps total nécessaire pour lire les mails de la journée. Et ceux qui le font découvrent alors une situation où il y a un déséquilibre entre la perception des contraintes que leur impose leur environnement et la perception qu'elles ont de leur propres ressources pour y faire face. Temporairement la majorité sait faire face à cette pression, mais de façon prolongée dans le temps cette pression est ce que l'on appelle une situation de stress. Mais l'infobésité ou la capacité à savoir gérer la surabondance d'informations n'est pas le seul facteur de stress. Une dizaine de facteurs liés à la société numérique ont été identifiés par Yves Lasfargues!


Est-ce que les salariés savent gérer :
1. les changements permanents,
2. la numérisation et l'abstraction,
3. les informations de plus en plus écrites,
4. l'interactivité et l'instantanéité,
5. la surabondance d'information,
6. la logique contractuelle,
7. le temps et l'urgence
8. l'espace et le travail à distance,
9. la vulnérabilité et la cybercriminalité,
10. la traçabilité et la transparence ?


Autant de capacités pour lesquelles les utilisateurs de l'informatique ne sont pas formés.

 

http://www.ceridian.co.uk/hr/images/Stress-Overload2.jpg


Même dans le cadre de grands projets informatiques les programmes de conduite des changements abordent rarement plus de 3 ou 4 de ces aspects. Généralement les changements permanents, la logique contractuelle, la traçabilité voire la numérisation et l'abstraction sont traités pas les méthodes traditionnelles. Le reste se résume à l' hypothèse que l'utilisateur saura s'adapter… Les témoignages de DSI qui ont suivi la conférence et l'ont étayée d'exemples a permis de mesurer l'ampleur du travail qui attend les Entreprises avec une numérisation toujours plus forte de nos processus et de nos interactions. Loin d'être cantonnées à l'entreprise, ces pressions se transmettent selon les chaînes de valeur : de l'utilisateur aux informaticiens de la production, des chefs de projets aux développeurs, de l'entreprise au sous-traitant. Question : les utilisateurs ont ils encore du plaisir a découvrir leurs nouvelles applications, comme on pourrait en avoir en déballant un nouvel iPad ou un téléphone Androïd ? Peu de personnes le pensent encore dans l'assistance. Et quand on considère les "applications" écrites par les utilisateurs eux même avec un tableur Excel ou Google spreadsheet, ce n'est pas nécessairement plus brillant. Au delà de l'émerveillement initial d'avoir pu "coder" soi-même ce petit tableur, la maintenance d'un outil utilisé peu souvent et à la logique non documentée est rapidement un facteur de stress supplémentaire.


Alors il semble que tout n'est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pas beaucoup de réponses à cette conférence mais au moins la prise de conscience qu'il faut commencer a se poser des questions et changer des choses. L'informatique ne peut plus simplement déployer ses outils sans intégrer l'utilisateur. L'ergonomie, avec les méthodes dites "agiles", a constitué une première étape mais d'autres dimensions ne sont pas couvertes. Bien sûr les donneurs d'ordres ne peuvent pas non plus oublier les utilisateurs, surtout quand il s'agit de leurs équipes. Enfin c'est vers ça qu'il faudrait aller mais la route semble longue.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, il est intéressant de découvrir le blog d'Yves Lasfargues, à l'adresse: http://www.ergostressie.com/

 

L’informatique, facteur de stress dans l’entreprise ?
Source, journal ou site Internet : zdnet.fr/blogs
Date : 19 juin 2011
Auteur : Frédéric Charles

21:36 Écrit par HUMANITAS dans Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : stress, peur, informatique, santé, management, bureautique, mail, emails, entreprise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/02/2011

La fin de l'@mail en entreprise...Les réseaux sociaux!

« Le déluge d’informations sera un des plus importants problèmes que l’entreprise devra gérer », lance Thierry Breton, P-dg d’Atos Origin. Il est vrai que nous produisons désormais en deux jours l’équivalent de ce que l’humanité a créé jusqu’en 2003, soit 5 exaoctets de données (5 millions de Go). La question de savoir comment accéder à la bonne information est plus que jamais d’actualité. A commencer par l’e-mail.

 

http://www.1site1clic.com/fr/wp-content/uploads/2010/07/%C3%A9crire-email.jpg


Sur les 200 courriels reçus quotidiennement en moyenne par les collaborateurs de la SSII, à peine 10 % se révèlent utiles, annonce son dirigeant. Que d’heures passées à trier et rechercher les messages. « Il n’est pas normal que certains de nos collaborateurs passent des heures le soir chez eux à gérer leur messagerie » Au total, entre 5 et 20 heures par semaine seraient ainsi consacrées à la gestion des e-mails. Autant de temps perdu pour la productivité du salarié.

 

« L’e-mail n’est plus un outil approprié désormais »

 

, conclut Thierry Breton.

 

http://www.evolution-emarketing.fr/.a/6a00d8354c558d69e20133f26a1803970b-pi

 

Penser différemment
« Il est temps de penser différemment », poursuit-il. Notamment en suivant l’exemple de la nouvelle génération qui n’utilise plus le courrier électronique (seul 11 % des 11 – 19 ans se serviraient encore de la messagerie électronique). Comment? En éradiquant purement et simplement l’usage de la messagerie asynchrone. Un concept qu’Atos entend finaliser en interne d’ici 3 ans et probablement avant : « On espère l’atteindre dans les 18 mois », soutien Thierry Breton. Avant de proposer le concept à ses clients. Comment?


En adoptant des solutions innovantes directement inspirées des réseaux sociaux (social business solutions) à travers les outils collaboratifs et plates-formes communautaires mises en oeuvre dans l’entreprise. Citons notamment la suite collaborative Microsoft Office Communicator qui permet notamment à 12 % des employés du nouveau siège parisien de l’entreprise (située à Bezons) de télétravailler tout en restant en contact avec le reste des équipes de l’entreprise. Ces outils de nouvelle génération permettent ainsi de partager et garder trace des idées proposées par les salariés. Outils collaboratifs et sociaux qui seraient
aujourd’hui, chez Atos du moins, plus utilisées que les moteurs pour rechercher des informations. Bref, après le web puis les terminaux mobiles, ce sont les Facebook et leurs différentes déclinaisons qui entrent dans l’entreprise. « Les entreprises doivent se préparer à la nouvelle vague des usages et comportements », martèle Thierry Breton.

 

http://www.ansm.fr/img/offres-e-mails-610x273.jpg

 

Accélérer la collaboration
Sauf que chez Atos, la plate-forme sociale n’arrive pas en plus de la messagerie mais à la place. Les transferts de documents et archives des courriels sont remplacés par des outils de gestion de contenus; la messagerie instantanée, les « webphones » (ou smartphone) et les conférences en ligne assurent la communication visuelle, l’ensemble étant structuré par un système de gestion des flux de travail (workflow management systems). Une mise en oeuvre baptisée FISH (pour Fresh Ideas Start Here tout en faisant référence au poisson logo de la société de service) chez Atos. Une plate-forme initiée par les équipes scientifiques pour accélérer la collaboration entre les membres de la communauté et dont les idées sont validées par les décisionnaires. L’outil devrait donc être adopté au fil des mois par le reste des salariés de l’entreprise selon un système de communautés permettant ainsi de se concentrer sur les objectifs propres à chacun. Une nouvelle façon de collaborer que Thierry Breton entend accélérer en vue de l’arrivée les équipes et activités de Siemens IT Solutions and Services (SIS) racheté en décembre 2010. La nouvelle entité doit en effet être opérationnelle au 1er juillet prochain.

 

Thierry Breton (Atos origin) : l’é-mail n’est plus un outil approprié
Source, journal ou site Internet : Silicon.fr
Date : 7 février 2011
Auteur : Christophe Lagane

17:08 Écrit par HUMANITAS dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entreprise, mail, courriel, facebook, réseaux sociaux, workflow, webphones | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/09/2010

Europe et chômage

Les pays européens excellent dans la productivité mais n’arrivent pas à créer de l’emploi. La faute aux délocalisations et à un droit du travail trop rigide, explique The Independent.

 

http://www.lesaffaires.com/uploads/images/normal/1e6c2035a122bf21bcbc5544ae691ce8.jpg

 

Le chômage est la plaie de l’Europe. Au cours du demi-siècle dernier, l’économie européenne a engrangé les succès : augmentation du niveau de vie, amélioration des conditions de travail, hausse de la productivité et renforcement de l’offre de loisirs. Comparée aux autres économies, elle est globalement compétitive. Elle compte dans ses rangs un pays qui était jusqu’à l’année dernière le premier exportateur mondial de produits
manufacturés, l’Allemagne –désormais en deuxième position derrière la Chine.


La France, en plus d’être la première destination touristique au monde, affiche la meilleure productivité horaire de la planète. L’Italie se distingue par l’excellence de ses entreprises artisanales, la Scandinavie par ses compétences en matière de télécommunications, et ainsi de suite. Autrement dit, l’Europe n’est pas mauvaise au jeu de la compétitivité. Elle n’est simplement pas très douée pour créer de l’emploi.


Un marché du travail à deux vitesses
Le taux de chômage y est élevé par rapport au reste du monde développé : dans la zone euro, il s’établit en moyenne à 10 %, ce qui est plus qu’au Royaume-Uni, au Canada, en Australie, au Japon, et même aux Etats-Unis. Qui plus est, il perdure. Entre 1995 et 2005, par exemple, le taux de chômage moyen en France s’élevait à 10,6 %. En outre, le taux d’emploi (c’est-à-dire la proportion de personnes en âge de travailler qui travaillent) y a été relativement faible, à l’exception, principalement, de la Scandinavie.

L’un des objectifs de l’Agenda de Lisbonne, le programme lancé en 2000 pour améliorer l’efficacité de l’Union européenne, était d’augmenter ce taux d’emploi. Les résultats, même avant la récession, ont été décevants.
Certes, l’économie européenne a fait baisser le niveau de chômage pendant les années de conjoncture favorable, mais les progrès réalisés ont été inégaux. Pis, beaucoup des nouveaux emplois créés étaient temporaires, donnant ainsi naissance à un marché du travail à deux vitesses : les travailleurs d’un certain âge étaient des “travailleurs intégrés”, bénéficiant de droits inamovibles et de prestations de retraite très avantageuses, tandis que les jeunes étaient des “travailleurs exclus”, nombre d’entre eux étant dans l’impossibilité de trouver des postes à durée indéterminée et contraints, de ce fait, de jongler entre plusieurs
contrats temporaires ou à temps partiel. Si certains pays ont su utiliser leurs travailleurs à temps partiel de manière efficace – les Pays-Bas ont été habiles de ce point de vue –, de nombreux jeunes ont été exclus de l’emploi à temps plein dans d’autres.


Le droit du travail a sapé la capacité de créer des emplois
Comment a-t-on pu en arriver là ? Il existe une explication, brève et brutale, quoique incomplète. Bien intentionné et conçu pour protéger les droits des travailleurs en activité, le droit du travail a sapé l’envie et la capacité des employeurs à créer de nouveaux postes.

 

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2010/04/Ch%C3%B4mage1.jpg

 

Ainsi, des pays offrant une protection moindre à leurs travailleurs – à cet égard, le Royaume-Uni est un bon exemple – ont été de meilleurs générateurs d’emploi (sur les trois derniers mois, le Royaume-Uni a créé 300 000 emplois – malgré la hausse du nombre d’allocataires des indemnités de chômage ; l’Union européenne n’en a créé aucun).
Mais ce n’est là qu’une partie de la réponse. De manière plus générale, le problème tient également au fait que, dans un monde de plus en plus globalisé, les emplois peuvent être délocalisés en Inde ou en Chine. Les travailleurs très qualifiés sont toujours très demandés et certains emplois moins qualifiés doivent rester sur place. Mais, entre les deux, c’est tout un éventail d’emplois qui disparaît. Il a toujours été difficile de faire correspondre les compétences et les offres d’emplois. Certains pays européens ont eu plus de mal que d’autres.
C’est alors qu’est survenue la récession.Certaines régions d’Europe s’en sont bien tirées : l’Allemagne, la Suède. Pour d’autres, la récession a été un désastre : l’Espagne affiche un taux de chômage de 20 %. Et, si l’économie européenne enregistre une croissance globalement positive depuis quelques mois, il est clair que le redressement économique est loin d’être acquis.

 

Le chômage, épine dans le pied de l’Europe
Source journal ou site Internet : The Indépendent
Date : 22 septembre 2010
Auteur : Hamisch Mc Rae

10:19 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, chômage, droit, tourisme, économie, crise(s), confiance, entreprise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/09/2010

Révolution cubaine: Les fonctionnaires poussés vers le privé...

Vous m'en direz tant...

 

Acculé par une crise économique sans précédents, le gouvernement cubain a décidé de permettre à 500 000 fonctionnaires de se lancer dans le privé. Une vraie révolution bien reçue par la population. Elle risque cependant de faire exploser les chiffres du marché noir.


La décision des autorités castristes de renvoyer 500 000 fonctionnaires [et salariés de sociétés publiques] et de distribuer autant de licences de travailleurs indépendants est perçue par de nombreux Cubains comme un débouché économique intéressant. La majorité d'entre eux est en effet convaincue que ces mesures leur permettront d'accroître leurs revenus, actuellement limités aux très bas salaires que leur versent les entreprises d'Etat.

 

Toutefois, de nombreuses inconnues subsistent quant à la mise en place de cette ouverture
économique. Il se pose notamment la question de l'accès aux matières premières ou aux outils dont les travailleurs indépendants vont avoir besoin pour développer leur activité.

 

http://piter.freeblog.hu/files/0901/cuba_libre.pnghttp://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2008/02/19/photo_1203443905621-1-0_zoom.jpg

cliquez image gauche, lire bio wiki


Une liste de métiers possibles [autorisés] circule dans la presse étrangère, où l'on évoque la création
éventuelle de nouvelles entreprises privées, ainsi que la formation de coopératives pour des activités qui
jusqu'à présent étaient totalement interdites. “C'est une option de plus pour les gens, c'est une bonne chose”,
souligne l'informaticien Andrés Fundora. “Moi, si on me licencie, ce n'est pas un problème car je peux
trouver du travail n'importe où. Mais aujourd'hui, je suis payé 16 dollars [12,2 euros] par mois. En
travaillant à mon compte, je gagnerais beaucoup plus”, assure-t-il.


Dunia García, une habitante de La Havane, raconte que son mari est peintre carossier et qu'il était jusqu'à
maintenant, obligé de travailler pour l'Etat parce qu'on ne lui accordait pas de licence. “ce qu'il touche par
mois dans l'entreprise, il le gagne en un jour ou deux s'il travaille comme particulier” assure-t-elle. Même
son de cloche pour Juan Luis Gonzalez : “Si c'était assez bien payé, je retournerais travailler pour l'Etat,
mais aujourd'hui je gagne bien mieux ma vie comme chauffeur de taxi”, explique l'ingénieur en mécanique,
au volant de sa voiture américaine des années 50.


Conchi Pérez, une journaliste de la télévision cubaine, juge excellente cette nouvelle mesure. Notamment
parce que les gens qui actuellement travaillent à leur propre compte dans l'économie souterraine vont
pouvoir exercer leur activité légalement. “Nous allons avoir plus de plombiers et de serruriers, par
exemple”, note-t-elle. Elle pense que nombre de métiers qui manquaient jusqu'ici vont ainsi pouvoir se
développer. Du côté des employés publics, les choses ne sont pas si simples. Gisabel Sanson, fonctionnaire
au ministère du sucre, se pose des questions. “Je suis jeune, j'ai des enfants,je suis obligée de travailler”
déclare-t-elle. Elle reconnaît avec une certaine tristesse qu'elle ne sait pas encore ce qu'elle fera de sa vie si
on la licencie.

 

http://art-photo.ca/images/Cuba_Santiago_photo_m.jpghttp://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/tanit.magicrpm.com/images/gd/1241906913/Cuba.jpg

 

Mais pour l'ingénieur Antonio Rodríguez, employé du gouvernement cubain, “cette mesure est très
raisonnable et je crois qu'elle est dans l'intérêt de beaucoup de gens, estime-t-il. "Je viens d'une famille
pauvre et je dois tout à la Révolution, précise-t-il.


Si mon poste est supprimé, j'irais là où on aura besoin de moi”. Certains d'entre eux ne choisirait d'ailleurs
pas forcément cette possibilité. Juan Pérez Sosa, actuellement fonctionnaire dans un ministère, pense que
“l'Etat aura toujours des solutions pour les travailleurs”.


S'il devait quitter l'administration, ce ne serait pas pour travailler à son compte. “Je redeviendrais professeur,
explique-t-il, j'ai un diplôme d'éducation physique.


Alex Cuspinela, technicien du son, estime que “cette ouverture aurait dû être faite depuis longtemps. Il
faudrait pouvoir travailler comme on en a envie et personne ne devrait être obligé de travailler pour un
salaire de misère. Mais pour moi, c'est trop tard, ce que je veux, c'est quitter l'île” conclue-t-il. La mise en
oeuvre de tels changements posera également d'autres problèmes. L'informaticien Andrés Fundora nous
explique une limite réelle pour le moment à son application : “Il y a des travailleurs indépendants qui
savent où trouver ce dont ils ont besoin pour leur activité, mais ce n'est pas la cas pour tous les métiers. Il
faudra remédier à ce problème, sinon les gens finiront par recourir au marché noir.

 

http://www.polemicacubana.fr/wp-content/uploads/1262653875065_f.jpg


Une chose est sûre, le nouveau projet du gouvernement ne prévoit pas de centrale d'achats pour les
indépendants. Jusqu'à présent, la plupart d'entre eux se fournissent sur le “marché noir”, lequel est alimenté
par des produits volés dans les entreprises d'Etat. Les autorités s'apprêtent à autoriser plus de 100 nouvelles
activités indépendantes, mais elles n'expliquent pas d'où les charpentiers tireront leur bois, par exemple alors
qu'il n'existe pas à Cuba une seule entreprise qui en vende légalement aux particuliers. Certains spécialistes
estiment que multiplier par quatre le nombre de travailleurs indépendants sans créer l'infrastructure
nécessaire pour les aprovisionner en produits dont ils auront besoin, pourrait revenir à quadrupler le
périmètre du marché noir et donc à encourager les vols dans les entreprises d'Etat.

 

CUBA • Vive les petites entreprises !
Source journal ou site Internet : AFreporte
Date : 17 septembre 2010

10:18 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cuba, fonctionnaires, castro, crise(s), liberté, entreprise, pmepmi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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