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07/10/2011

Et pendant ce temps là......"Avec le temps, va tout s'en va..."

On raconte qu’à Byzance, les courtisans débattaient du sexe des anges pendant que les Turcs assiégeaient la ville.

 

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À lire les journaux, écouter la radio et regarder la télévision, ne croirait-on pas que l’Histoire
se répète ? DSK et le World Trade Center au coeur de l'actualité ; disparue, la Crise européenne ? Les Français ont eu droit pendant trois mois à l’étalage des frivolités de DSK, ex-futur Président de la République ; là-dessus sont venues la maladie et les déboires judiciaires et africains de Jacques Chirac, ex-Président de la République. En attendant l’heureux événement en préparation chez l’actuel Président de la République, les médias nous offrent un étourdissant retour sur le passé avec l’évocation des attentats du 11 septembre 2001. Par un excès de zèle, certains journalistes rappellent même un autre 11 septembre, celui qui a vu la mort du président Salvador Allende, au Chili en 1973. C’est ainsi que le vendredi 9 septembre 2011, la plupart des grands médias institutionnels rabâchaient ad nauseam l’effondrement du World Trade Center, avec à la clé interviews des rescapés, témoins, commentateurs, anonymes etc. Le même jour, les ministres des sept principaux États de la planète, le G7, se réunissaient à Marseille sans arriver à se mettre d’accord sur une solution à la crise gravissime qui frappe la Grèce. Le même jour encore, la démission du N°2 de la Banque Centrale Européenne, l’Allemand Jürgen Stark, manifestait le fossé qui s’est creusé entre l’Allemagne et ses partenaires européens, la première refusant de financer à fonds perdus la dette publique de la Grèce et des autres pays méditerranéens de la zone euro. Cette nouvelle étape de la Crise européenne est passée presque inaperçue dans les médias français.


Rideaux de fumée pour une faillite annoncée

Il devient de plus en plus clair que la Grèce quittera la zone euro dans les prochains mois, avec des conséquences imprévisibles pour l’Union européenne. Des dirigeants énergiques et lucides pourraient peut-être sortir l’Union de cette mauvaise passe avec des solutions innovantes et audacieuses. Force est de constater que ce n’est pas ce à quoi nous préparent les dirigeants actuels, dont l’action - ou plutôt l’inaction - est déterminée par les prochaines échéances électorales. Si ces dirigeants sont paralysés devant l’obstacle, c’est aussi que le franchissement de celui-ci nécessiterait qu’ils renient les principes néolibéraux qui les y ont conduits et ont fait faillite. Ainsi a fait faillite l’idée selon laquelle l’euro allait renforcer la convergence économique de l’Union européenne et rapprocher les différents pays. C’est le contraire qui s’est passé, les pays de l’ancienne zone mark gagnant en richesse ce que les pays méditerranéens ont perdu. Ainsi a également fait faillite le traité constitutionnel de 2005, rejeté par les citoyens français et néerlandais et néanmoins entré en vigueur sous le nom de traité de Lisbonne. Avec un Président coopté pour 30 mois et un Haut représentant pour les Affaires étrangères, on nous promettait une Union plus forte et en mesure de se faire mieux entendre. La crise des subprimes de 2008 a illustré son impuissance et, pire encore, son lâche alignement sur les intérêts boursiers. En sauvant les banques de la faillite sans contrepartie ni garde-fous, les dirigeants européens se sont comportés comme le crocodile de la fable... Celui-ci entend l’appel au secours d’un scorpion tombé dans la rivière. «Je veux bien te ramener sur la rive mais c’est à condition que tu ne me piques pas», dit-il. Promis, dit le scorpion. Mais à peine est-il monté sur l’échine du crocodile qu’il pique celui-ci. Au moment où l’un et l’autre vont se noyer, le crocodile gémit : «Tu avais promis de ne pas me piquer !». Je sais, mais c’est dans mes gènes, je n’ai pas pu m’en empêcher, répond le scorpion-banquier. Sans commentaires. Sans commentaires, c’est précisément le mot d’ordre implicite des médias français. On a beau tendre l’oreille, aucune personnalité politique ne se hasarde à mettre en cause le traité de Lisbonne et son passage en force.

 

 

 

 

 


Cassandre au Monde
Pour être juste, convenons que même un journal aussi conformiste que Le Monde peut parfois cacher des éclairs de lucidité. Ainsi lit-on le 12 septembre 2011, dans la page des marchés, sous la signature de Claire Gatinois : «De l'avis de la plupart des économistes, la crise actuelle est à bien des égards comparable à celle de 1929. Malheureusement, aux yeux du marché, personne n'a l'envergure d'un Franklin Delanoo Roosevelt pour redresser la situation. Ni aux États-Unis et encore moins en Europe. Au sein de l'Union monétaire frappée par une crise de surendettement public "chacun se demande même s'il y a un pilote dans l'avion", indique un opérateur. Et les choses ne s'arrangent pas...».


L'Europe et la rupture
Les rideaux de fumée que sont les reportages sur DSK et les célébrations mémorielles évitent aux dirigeants de la majorité d’avoir à s’expliquer sur leur impuissance comme à ceux de l’opposition sur leur absence d’alternative crédible. Ainsi marche-t-on d’un pas accéléré vers un séisme majeur comme l’Europe en a connu il y aura bientôt cent ans. Nos aïeux, il est vrai, ne furent guère plus perspicaces. Le 28 juillet 1914, soit trois jours avant la déclaration de guerre, les journaux parisiens faisaient leur Une sur l’acquittement de Mme Caillaux, meurtrière par amour du directeur du Figaro. Ainsi va l’Europe, dont l’Histoire connaît une rupture dans la deuxième décennie de chaque siècle. En 1815, le Congrès de Vienne mit un terme au séisme inauguré vingt ans plus tôt par la chute de la monarchie française. En 1713 prit fin la très meurtrière guerre de la Succession d’Espagne. En 1618 débuta la dramatique guerre de Trente Ans. En 1517, Luther brisa l’unité de la chrétienté occidentale. En 1415…

 

Le sexe des anges et le World Trade Center
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 12 septembre 2011
Auteur : Joseph Savès

12:24 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, world trade center, chirac, crise(s), grèce, faillite, europe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/06/2011

La galanterie mesdames, connaissez-vous?

Allez en ce jour férié, un peu d'histoire, un peu de légèreté en photo. Tenez, DSK était-il galant?

 

Périodiquement, la presse remonte à la lumière des affaires de moeurs qui impliquent des gouvernants. Il est vrai que le pouvoir attise les passions mais le survol de l'Histoire montre
que ce phénomène a beaucoup évolué selon l'époque et le lieu, des temps préhistoriques à nos jours...

 

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le goujat, lol


Se battre pour des femmes
Sexualité et le pouvoir sont liés depuis la nuit des temps comme nous le rappellent Claude Lévi-Strauss et ses confrères anthropologues. Dans les sociétés paléolithiques comme dans les dernières communautés de chasseurs-cueilleurs, en Amazonie et en Papouasie, les guerres étaient motivées avant toute chose par le souci de s'approvisionner en femmes.

 

Ces guerres étaient au demeurant bien moins meurtrières que celles de notre Néolithique finissant. Elles permettaient aux groupes nomades de se mélanger et, d'une certaine manière, de se rapprocher. On en retrouve la trace dans les mythes qui s'attachent à la fondation de Rome, avec le rapt des Sabines par les compagnons de Romulus. Les jeunes filles ayant eu le loisir d'apprécier les charmes de leurs ravisseurs, elles vont négocier une alliance entre leurs pères et leurs amants. Ce sera le début de la prodigieuse expansion de Rome.


Épouses et mères : Un autre mythe témoigne du chemin accompli par les rudes Romains.
C'est celui de Lucrèce, l'épouse vertueuse d'un jeune patricien. Elle est violée par le fils du roi Tarquin et se suicide après avoir révélé son déshonneur. D'indignation, son époux et ses amis se soulèvent contre le régime, chassent le roi et installent la République.


- Turpitudes romaines : À la fin de la République et sous l'Empire, cette nostalgie d'un Âge d'Or fondé sur la vertu conjugale se confronte à la réalité d'une oligarchie richissime et toutepuissante.


Le grand Jules César suscite l'ironie de son entourage et de ses soldats par ses moeurs bisexuelles dissolues. Ses successeurs ne lui seront pas inférieurs en matière de luxure.


La cour impériale est le lieu de scandales sans nombre au 1er siècle de notre ère. C'est le vieux Tibère nageant avec ses mignons dans la grotte bleue de Capri ; c'est Messaline, épouse de l'empereur Claude, se prostituant dans les bouges de Rome ; c'est Néron tuant d'un coup de pied son épouse Poppée, enceinte... Dans les derniers siècles de Rome, les chroniqueurs s'attardent moins sur les turpitudes des puissants ; ce n'est pas qu'elles soient moindres... Il n'est que de lire Le Satiricon, un roman sans doute écrit à la fin du IIe siècle.

 

Les classes moyennes romaines se montrent plus respectueuses de la tempérance prônée par les philosophes : les chroniques et les stèles funéraires attestent de l'amour conjugal.

 

Celui-ci n'exclut toutefois pas les amours ancillaires (relations sexuelles avec les servantes et les esclaves), jugées comme allant de soi.


- L'amour chevalier : Au tournant de l'An Mil, après les invasions barbares et les violences de la société féodale, l'Église prend les choses en main. Elle stigmatise les mariages forcés et la répudiation ainsi que le goût des seigneurs féodaux pour une polygamie de fait. Elle condamne aussi la consanguinité et l'inceste (cette notion est très large au Moyen Âge).

 

Deux rois capétiens, Robert II et son petit-fils Philippe 1er, font les frais de cette sévérité et sont excommuniés par le pape.


Aux XIIe et XIIIe siècles, les moeurs communes demeurent d'une grande brutalité (lire le roman de Ken Follett : Les Piliers de la Terre). Beaucoup de seigneurs et maîtres ne se privent pas de forcer servantes et paysannes, mais en-dehors de toute légalité. Le «droit de cuissage» est une pure invention des historiens républicains du XIXe siècle Un changement s'amorce en ce qui concerne le regard porté par les nobles et les bourgeois sur les femmes de leur classe. Les troubadours inventent un sentiment nouveau, l'amour. Celui-ci, à leurs yeux, n'a pas grand-chose à voir avec le mariage. C'est ce qui fait son charme. Dans les légendes du roi Arthur, il rapproche une reine et un chevalier servant, Guenièvre et Lancelot, Iseut et Tristan. Il n'empêche que les rois capétiens, sermonnés par l'Église, préfèrent chercher la félicité auprès de leur épouse unique et légitime. En 1226, Louis VIII le Lion, fils de Philippe Auguste, rentre d'une expédition contre les gens du Midi. Il tombe malade de dysenterie sur le retour et les médecins lui suggèrent comme remède, à défaut de mieux, l'étreinte d'une vierge. Le roi refuse avec tout ce qui lui reste d'énergie et meurt l'âme en paix.


Son fils Louis IX (futur Saint Louis) est un souverain joyeux et plein de vie. Marié à 20 ans à
Marguerite de Provence, il lui fait onze enfants et lui sera toujours fidèle, n'ayant de cesse de lui rendre hommage, malgré les remontrances de sa mère, la pieuse Blanche de Castille.

 

Tout aussi fidèles en mariage seront ses descendants, notamment Philippe IV le Bel, époux de Jeanne de Navarre et Charles V le Sage, époux de Jeanne de Bourbon.

 

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L'Église et le sexe

À la faveur du concile Latran IV (1215), l'Église rappelle solennellement sa doctrine en matière de mariage :
- les époux doivent exprimer leur engagement en public, preuve que leur union est volontaire et non contrainte,
- le mariage est indissoluble sauf en cas d'inceste ou d'impuissance masculine ; c'est une façon d'affirmer le devoir d'assistance entre les époux et d'empêcher les répudiations de convenance.
Contrairement à une idée convenue et à l'exception de quelques théologiens obtus, l'Église se montre compréhensive à l'égard des relations sexuelles. Elle condamne les relations hors mariage, pour protéger les filles contre la violence masculine et les grossesses non désirées.


Elle condamne de même l'adultère. Les personnes concernées, en état de péché mortel, peuvent toutefois obtenir le pardon en confessant leur faute et en faisant pénitence.

 

L'adultère, en particulier, ne justifie en aucune façon la rupture du mariage et du projet familial qu'il sous-tend. Après le scandale de la tour de Nesle, les brus du roi Philippe le Bel, convaincues d'adultère, seront enfermées dans un couvent mais sans que leur époux puisse se remarier. En France, il faudra attendre une loi républicaine de 1886 autorisant le divorce pour «faute» pour que soit sacralisé le lien entre mariage et fidélité.

 

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Maîtresses et concubines

Les moeurs changent au XIVe siècle, chez les Français comme chez leurs cousins anglais, à l'époque de la guerre de Cent Ans. Des femmes sont à l'origine des premiers scandales sexuels : les brus de Philippe le Bel, on l'a vu, mais aussi sa propre fille Isabelle, surnommée la «Louve de France». Mariée au roi anglais Édouard II qui la néglige au profit de ses mignons, elle le fait emprisonner et tuer en 1327 avec l'aide de son amant Mortimer. Son fils Édouard III vengera l'honneur familial.


Près d'un siècle plus tard, une autre reine fait jaser. Il s'agit d'Isabeau de Bavière, épouse du roi de France Charles VI le Fou. La rumeur lui prête - sans doute bien à tort - de nombreux amants dont son beau-frère Louis d'Orléans. Accablé par les malheurs de sa famille et du royaume, son fils a triste mine quand il monte sur le trône sous le nom de Charles VII.


Heureusement, il est soutenu par sa belle-mère Yolande d'Aragon et rencontre Jeanne d'Arc, qui va lui redonner courage et énergie. Dans ses vieux jours, le roi retrouve enfin le sourire avec une jeune amante, Agnès Sorel. C'est la première d'une longue série de maîtresses officielles. 1492. L'année se signale par la découverte de l'Amérique mais aussi par l'accession à la papauté d'un certain Rodrigo Lançol y Borgia, sous le nom d'Alexandre VI Borgia. À côté de ce pape tourné plus que quiconque vers le péché de chair, les rois font figure d'enfants de coeur, y compris François 1er, premier roi de France à collectionner les maîtresses officielles :
Françoise de Châteaubriant et Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes, sans compter la Belle Ferronnière... Son fils et successeur Henri II est plus sage et se satisfait de Diane de Poitiers, à côté de son épouse Catherine de Médicis. Il n'empêche que «la magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second», dixit Mme de Lafayette (La princesse de Clèves). Ce jugement est corroboré par Les vies des dames galantes, un recueil plaisant de Brantôme.


Les moeurs ne se dissipent pas seulement à la cour des Valois. À la cour des Habsbourg, une bourgeoise de Ratisbonne donne à Charles Quint un bâtard talentueux qui sera légitimé par l'empereur, Don Juan d'Autriche. À la cour des Tudor, de l'autre côté de la Manche, les scandales s'enchaînent sous le règne du roi Henri VIII, six fois marié, comme sous celui de sa fille Elizabeth 1ère. La rumeur prête à la «reine-vierge» des liaisons clandestines mais rien de comparable à sa cousine Marie Stuart. Veuve du roi de France François II, celle-ci se remarie avec un lord écossais sur un coup de tête, prend un amant italien que son mari exécute sous ses yeux, puis ordonne elle-même le meurtre de son mari avec l'aide d'un nouvel amant, écossais celui-là. Au XVIIe siècle, Henri IV inaugure en beauté la dynastie des Bourbons, avec des maîtresses par dizaines. Il y gagne même le surnom de «Vert-Galant». Tout cela ne prête pas à conséquence, sauf la tentation du roi d'épouser l'intrigante Gabrielle d'Estrées. Celle-ci étant morte en couches, le roi devra se satisfaire d'un mariage plus politique avec Marie de Médicis. Louis XIII, son fils et successeur, se montre à l'inverse d'un naturel timoré et très réservé à l'égard des femmes, y compris de la sienne, Anne d'Autriche. C'est à Louis XIV, leur fils, que reviendra l'honneur de restaurer la tradition galante. On lui connaît de nombreuses favorites, de Mlle de la Vallière à Françoise de Montespan et Angélique de Scorraille, duchesse de Fontanges. Il a le bon goût de légitimer ses bâtards et envisage même un moment de laisser le trône à l'aîné de la Montespan, le duc du Maine.

 

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il y a pas à dire, ils sont galants ces hommes, lol


Ramenons les écarts du Roi-Soleil à leur juste mesure : de sa vingtième année à son remariage avec Mme de Maintenon, en 1683, à l'âge de 45 ans, Louis XIV n'aura vécu qu'un tiers de sa vie «dans le stupre». Il a ensuite renoncé aux écarts et s'est satisfait des charmes mûrs de sa deuxième épouse. Faut-il l'en féliciter ? Notons que les meilleurs moments du règne concernent la période où il a vécu dans les plaisirs, au milieu de ses maîtresses et favorites. Quand il y a renoncé, le royaume est entré dans une période sombre :
révocation de l'Édit de Nantes, dévastation du Palatinat, guerres de la Ligue d'Augsbourg et de la Succession d'Espagne, famines et révolte des Camisards... N'y voyons qu'une coïncidence.


À la fin du XVIIe siècle, en Angleterre, un renouveau politique et religieux prépare un changement de cap en matière de moeurs. Celui-ci prendra toute son ampleur au XIXe siècle...

 

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trop fort le mec...

 

Les femmes sont l'avenir de l'Europe

Les guerriers qui ont bâti l'Europe au Moyen Âge et aux Temps modernes ont eu le souci de mélanger leur sang, comme les chasseurs du Paléolithique. Sur les ruines de l'empire carolingien émergent les premiers États modernes.


Leurs souverains, en guerre les uns contre les autres, prennent l'habitude de conclure ces guerres par des alliances matrimoniales, avec l'espoir de préserver ainsi la paix pendant quelque temps. Très vite les dynasties européennes s'imbriquent les unes dans les autres de sorte que, sur le conflit perpétuel, se construit une identité commune. Louis XIV est l'expression de ce paradoxe. Plus attaché que quiconque à la grandeur de son royaume, il a
deux arrière-grands-parents français (ou navarrais), deux italiens, deux espagnols et deux allemands. Son lointain descendant Louis XVI compte quant à lui parmi ses ascendants les plus proches des Polonais, des Saxons, des Danois... Ce phénomène est propre à l'Europe dynastique. Dans l'empire ottoman voisin, construit par des Turcs nomades, rien de semblable: les sultans sont mis au monde par des concubines de toutes provenances comme la célèbre Roxelane. Ainsi les sujets ottomans sont-ils «esclaves de fils d'esclaves» ! Même chose dans la Chine des empereurs mandchous. Dans le bassin méditerranéen, où est apparu le Néolithique, avec une agriculture fondée sur la possession du sol, les populations privilégient depuis plusieurs millénaires les mariages entre proches cousins.

 

C'est tout le contraire des souverains européens. C'est qu'il leur importe avant tout de ne pas disperser les héritages. Ce phénomène, qui perdure dans les sociétés islamiques, a été analysé par Germaine Tillion (Le harem et les cousins, 1966).

 

la naissance de la galanterie
Source, journal ou site Internet : Hérodote
Date : 23 mai 2011
Auteur : André Larané

12:22 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : galanterie, dsk, femmes, guerre, histoire, moeurs, sexe, église, pape, religion | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/12/2010

Quelle thérapie pour la zone Euro?

Les grands argentiers de la zone euro doivent régler, au cours de cette réunion, les derniers détails du plan d'aide à l'Irlande, mais aussi évoquer la situation de la zone euro après une semaine inquiétante.


Économie L'Europe, qui réunit la semaine prochaine ses ministres des Finances, reste confrontée à une tâche immense pour rassurer sur l'état de santé de la zone euro, alors que le plan d'aide à l'Irlande n'a guère réussi à dissiper les craintes de contagion à d'autres pays.

 

http://mecanoblog.files.wordpress.com/2010/07/euro-collapse-inevitable.jpghttp://www.thewebconsulting.com/media/images2/fotolia/Fotolia_europe.jpg


Les grands argentiers de la zone euro se retrouvent demain lundi pour leur réunion mensuelle, en présence du
directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, en visite à Bruxelles. La
réunion sera élargie mardi aux ministres de l'ensemble de l'UE. Ils doivent régler les derniers détails du plan
d'aide à l'Irlande, mais aussi évoquer la situation de la zone euro après une semaine inquiétante. Les
ministres "vont continuer à affiner et renforcer la réponse systémique de l'Europe à la crise actuelle", a
déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. Un dîner préparatoire "pour accorder
les violons" aura lieu dès dimanche soir entre le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-
Claude Trichet, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président de l'UE
Herman Van Rompuy, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker et le
ministre belge des Finances Didier Reynders, dont le pays préside l'UE, a indiqué une source diplomatique.


La situation est difficile, car l'annonce dimanche d'un plan d'aide de 85 milliards d'euros pour l'Irlande et la
présentation des contours du futur Fonds de secours permanent de la zone euro après 2013 n'ont pas réussi à
apaiser les marchés, inquiets de l'ampleur de la dette publique dans plusieurs États.

 

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2010/05/euro.pnghttp://www.sens-original.com/site/medias/SBM-500H-telecommande.jpg


Les Européens doivent trouver des réponses plus fondamentales à la crise de l'Union monétaire.
Parmi les options envisagées, un éventuel renforcement du Fonds de secours actuel de la zone euro, doté de
440 milliards d'euros de garanties des États, est à l'étude. "Ce sujet fait clairement partie des discussions en
cours", a indiqué la source diplomatique. Après le président de la banque centrale allemande Axel Weber la
semaine dernière, M. Trichet a appelé les pays européens à augmenter sa capacité si nécessaire.


"Il est très important d'être aussi efficace que possible, également quand il est question de quantité", a-t-il
souligné à Paris, "nous encourageons les États à aller aussi loin que possible pour être à la mesure des défis".
Les Européens réfléchissent aussi à des moyens plus importants pour le futur Fonds de secours permanent,
destiné à remplacer le dispositif actuel à partir de la mi-2013. Les contours précis de ce futur mécanisme,
dont son montant, seront discutés par les dirigeants de l'UE lors d'un sommet le 16 décembre.


Des rumeurs, aussitôt démenties, ont par ailleurs fait état d'un possible renforcement des moyens que le FMI
met à disposition de la zone euro face à la crise. Ils sont actuellement de 250 milliards d'euros dans le cadre
d'un plan d'aide global de 750 milliards d'euros pour la zone euro, adopté au printemps.


En attendant, les Européens surveillent de près les marchés, qui ont malmené cette semaine les pays les plus
fragiles de la zone euro. Le Portugal, considéré par les économistes comme le prochain candidat à une aide
internationale Espagne, mais aussi l'Italie ou la Belgique ont vu les taux d'intérêt de leurs emprunts grimper.


La BCE a cependant réussi à calmer le jeu sur les marchés. Elle a annoncé jeudi le maintien de son dispositif
de mesures exceptionnelles en faveur des banques, et la poursuite de son programme de rachat de dette des
États de la zone euro en difficulté. La Banque centrale européenne a accéléré depuis jeudi ses rachats de
dette portugaise et irlandaise afin de stabiliser la zone euro.

 

La zone euro, toujours souffrante, à la recherche d'une thérapie de choc
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 5 décembre 2010

20:32 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, europe, dsk, ue, keynésianisme, bce | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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