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20/05/2011

L'Algérie et les Droits de l'Homme!

Amnesty International a rendu public son rapport 2011 (qui couvre l’année 2010) qui est, encore une fois, sévère à l’endroit de la situation déplorable des droits de l’homme en Algérie.

 

http://www.femme-algerie.com/belles_femmes_algeriennes/femme_algerie.jpg


Des défenseurs des droits humains et d’autres personnes ont été empêchés de tenir certaines réunions et manifestations. Des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité ont été arrêtées et incarcérées sans contact avec le monde extérieur. Des femmes victimes de violences liées au genre ont été privées de voies de recours. Des étrangers ont été arrêtés et expulsés sans pouvoir faire appel de cette décision. Des chrétiens ont été persécutés pour avoir pratiqué leur foi sans autorisation ; d’autres personnes ont été jugées pour avoir dénigré les préceptes de l’Islam. Les autorités n’ont pris aucune mesure pour lutter contre l’impunité dont bénéficiaient les responsables de disparitions forcées et d’autres atteintes graves aux droits humains perpétrées par le passé».

 

Voilà, en gros, l’état des droits de l’homme en Algérie, selon un tableau dressé par Amnesty International (AI) dans son rapport 2011. Le contenu du document rendu public avant-hier ne couvre que l’année 2010. Au début du chapitre consacré à l’Algérie, il est précisé que «l’état d’urgence imposé en 1992 restait en vigueur». L’année dernière, «les autorités ont interdit certains rassemblements et manifestations organisés par des défenseurs des droits humains, des journalistes et des proches de victimes de disparition forcée», rapporte Amnesty International, qui fait également le constat que «des journalistes et des défenseurs des droits humains ont été inculpés de diffamation, entre autres infractions pénales, selon toute apparence parce qu’ils avaient critiqué des agents de l’Etat ou des institutions, ou dénoncé la corruption». Très léger, le rapport 2011 ne fait cependant en aucun cas mention de la fermeture des médias lourds à l’expression plurielle en général et à l’opposition politique en particulier.


Concernant les libertés religieuses, AI fait état d’«attaques contre les temples protestants qui se sont poursuivies». L’ONG ajoute que «des chrétiens, parmi lesquels des convertis, ont fait l’objet de poursuites pénales pour exercice des cultes sans autorisation, aux termes de l’ordonnance n°06-03 qui règlemente les croyances autres que l’Islam». «La Constitution garantit la liberté de religion, mais fait de l’Islam la religion d’Etat», précise le rapport. Pour ce qui est du chapitre réservé à «la lutte contre le terrorisme et la sécurité», la même source relève «l’impunité toujours bien établie pour les actes de torture et autres sévices infligés à des personnes soupçonnées d’infractions liées à la sécurité».AI donne, entre autres, comme exemple «le procès de Malik Medjnoun et Abdelhakim Chenoui qui n’avait pas repris à la fin de l’année». «Accusés du meurtre du célèbre chanteur kabyle Lounès Matoub et d’infractions liées au terrorisme, ces deux hommes étaient incarcérés sans jugement depuis plus de 10 ans», mentionne le rapport, avant de préciser qu’«ils ont été arrêtés en 1999 et torturés durant la longue période de détention au secret qui a suivi».

 

Au sujet de la discrimination et la violence contre les femmes, AI rappelle qu’une rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes s’est rendue en Algérie en novembre 2010. «Malgré des efforts visant à mettre en oeuvre une stratégie nationale dans ce domaine, les autorités n’avaient toujours pas érigé en infraction les violences au sein de la famille, notamment le viol conjugal, et les auteurs de violences liées au genre n’étaient pas traduits en justice», souligne le rapport. Amnesty International rappelle qu’en mars et en avril 2010, des femmes vivant seules à Hassi Messaoud, dans les quartiers dits des «36 Logements» ou des «40 Logements», ont été la cible d’une série d’attaques : «Des groupes d’hommes sont entrés chez elles par effraction et les ont dépouillées de leurs biens et agressées physiquement. Certaines ont également subi des violences sexuelles.»


Et de conclure que «les plaintes ont entraîné un renforcement de la sécurité autour des zones visées, mais aucune poursuite n’a été engagée contre les responsables présumés de ces agissements».


Concernant les disparitions forcées, AI indique que «les autorités n’ont pris aucune mesure pour enquêter sur les milliers de disparitions forcées et autres violations graves des droits humains qui ont eu lieu au cours du conflit interne des années 1990». Qu’en est-il de l’application de la peine de mort ? AI fait remarquer que «l’Algérie a coparrainé la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire mondial sur les exécutions et elle a maintenu le moratoire de facto en vigueur depuis 1993». Toutefois, souligne l’ONG, «plus de 130 personnes ont été condamnées à mort, dans de nombreux cas par contumace, essentiellement pour des infractions liées au terrorisme». Aucune exécution n’a été signalée, précise le document.

 

Liberté religieuse, violence contre les femmes, liberté de la presse et disparitions forcées en Algérie : le constat critique d’Amnesty International
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 14 mai 2011
Auteur : Said Rabia

18:51 Écrit par HUMANITAS dans Liberté individuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algérie, droit de l(homme, chrétiens | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/04/2011

Richard Goldstone honte à lui...היט ישראל ס אומרעכט

Son auteur a déclaré avoir affirmé à tort que l'État hébreu avait visé intentionnellement des civils lors de l'opération Plomb durci.

 

http://www.avmaroc.com/images/actualite/aid-164589_0.jpghttp://undhimmi.com/wp-content/uploads/2009/10/richard_goldstone.jpg


Israël a réclamé dimanche l'annulation du rapport Goldstone l'accusant de "crimes de guerre" durant son offensive contre Gaza à l'hiver 2008/2009, après que son auteur a reconnu avoir affirmé à tort que l'État hébreu avait visé intentionnellement des civils. "J'appelle l'ONU à annuler immédiatement le rapport Goldstone. Il faut jeter ce rapport dans les poubelles de l'Histoire", a affirmé le Premier ministre Benyamin Netanyahou, dans le cadre d'une offensive médiatique et diplomatique destinée à rehausser l'image internationale d'Israël. En face, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, s'est déclaré "choqué par la position du juge", alors que le groupe radical Jihad islamique dénonçait "la reculade du juge Richard Goldstone", lui reprochant d'"avoir cédé aux pressions du lobby sioniste". Dans une tribune publiée samedi par le Washington Post, Richard Goldstone a écrit que de nouveaux éléments apparus après la publication de son rapport fin 2009 montraient qu'Israël n'avait pas visé "de manière intentionnelle" des civils.

 

Selon lui, son rapport évoquant de possibles crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité de la part d'Israël comme des groupes armés palestiniens à Gaza, pendant l'opération Plomb durci, aurait été "un document différent" aujourd'hui.

 

http://maierovitch.blog.terra.com.br/files/2009/09/a-gazatragedia.jpg


Enquêtes
"Il faut à présent multiplier les efforts pour que ce rapport soit annulé, et je vais m'y employer", a souligné le ministre de la Défense Ehud Barak, après avoir demandé au juge Goldstone de "publier ses conclusions actuelles" sans se contenter d'un simple article de presse. Le président israélien Shimon Peres a appelé pour sa part le juge "à s'excuser, pour avoir accusé Israël de crimes de guerre et ignoré que l'offensive d'autodéfense Plomb durci avait été lancée en riposte à des milliers de roquettes tirées (depuis Gaza) contre des civils innocents". L'ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU, Danny Gillerman, s'est félicité à la radio militaire de la nouvelle prise de position du juge Goldstone, soulignant qu'elle venait après une série d'interventions israéliennes pour le faire changer d'avis. Tous les journaux israéliens ont consacré dimanche leur première page aux "regrets" du magistrat sud-africain. La dévastatrice offensive israélienne avait coûté la vie à 1 400 Palestiniens, en majorité des civils, et à 13 Israéliens, pour la plupart des militaires. À la publication du rapport, les autorités israéliennes, qui avaient refusé de collaborer avec l'enquête de l'ONU, s'étaient déchaînées contre son auteur, accusé de faire le jeu du Hamas. Un rapport présenté en mars au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, reconnaissait qu'Israël avait dédié d'"importantes ressources pour enquêter sur plus de 400 allégations de mauvaises conduites opérationnelles à Gaza" tout en regrettant qu'aucune enquête n'eût visé les responsables de l'opération. Suite à ces enquêtes, trois actes d'accusation ont été lancés contre des militaires israéliens, selon des sources judiciaires. Le rapport s'alarmait du fait que le Hamas n'avait pas pour sa part mené d'enquêtes sur le lancement d'attaques à la roquette et au mortier contre Israël. En mars 2010, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait créé un comité pour assurer le suivi du rapport du juge Goldstone. Le magistrat sud-africain avait recommandé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye si les autorités israéliennes et palestiniennes refusaient d'ouvrir des enquêtes crédibles sur les "crimes de guerre" afin de punir les coupables.

 

Israël réclame l’annulation du rapport Goldstone
Source, journal ou site Internet : Le point
Date : 3 avril 2011

11:20 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, goldstone, guerre, onu, netanyahou, hamas, islamisme, palestine, droit de l(homme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/01/2011

Moins de pays libres selon "freedom house"

Le nombre des pays libres continue d'évoluer à la baisse : tel est le constat le plus récent de Freedom House, organisme qui s'est donné pour mission de prendre le pouls de la démocratie et des droits de l'homme dans le monde.

 

http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/fr-logo_freedom.jpg


Dans son rapport 2011 sur la liberté dans le monde, rendu public récemment, Freedom House constate que 87 pays seulement - soit deux de moins qu'en 2009 - sur les 194 que compte le monde peuvent être désignés comme étant véritablement « libres ». Soixante autres sont dits « partiellement libres » et 47 sont estimés « non libres ».


La liberté dans le monde, mesurée en fonction du niveau de protection qui est accordé aux droits politiques et aux libertés publiques, a régressé pour la cinquième année consécutive en 2010, affirme Freedom House. Ce phénomène représente la plus longue période continue de déclin enregistrée par cette ONG depuis l'établissement de son premier rapport il y a près de quarante ans. À l'heure actuelle, 43 % seulement de la population mondiale vivent dans des pays considérés comme « libres ».

 

http://www.freedomhouse.org/images/fiw10/FIW_2010_Cover.jpg


Quelles sont les causes du recul des libertés dans le monde ? M. Arch Puddington, directeur de la recherche à Freedom House, met au banc des accusés l'audace accrue des régimes autoritaires conjuguée à l'insuffisance de la résistance des pays démocratiques.


« La combativité accrue des régimes autoritaires les plus puissants au monde a coïncidé avec l'incapacité ou le refus croissants de la part des démocraties mondiales de tenir tête aux régimes autoritaires », déclare M. Puddington dans le rapport, en tirant la sonnette d'alarme : « Si les démocraties du monde s'abstiennent de s'unir et de parler haut et fort pour défendre leurs valeurs, dit-il, les despotes vont continuer sur leur lancée. »


Les États-Unis comptent toutefois au nombre des pays qui ont fait de la démocratie et des droits de l'homme une composante majeure de leur politique étrangère. Le secrétaire d'État adjoint pour la démocratie, les droits de l'homme et le travail, M. Michael Posner, qui participait à une discussion d'experts organisée par Freedom House sur ce rapport le 13 janvier, a souligné que le gouvernement Obama multipliait les discussions avec les gouvernements « pour faire clairement ressortir le lien entre leur performance, leur comportement en matière de droits de l'homme et de démocratie, et les possibilités de collaboration avec les États-Unis à titre d'alliés proches ou de partenaires ».


Au chapitre des droits politiques et des libertés civiques, Freedom House a réservé ses notes les plus sévères à la Birmanie, la Corée du Nord, l'Érythrée, la Guinée équatoriale, la Libye, l'Ouzbékistan et la Somalie ainsi qu'au Soudan, au Tibet et au Turkménistan. Pour leur part, la Chine, l'Égypte, l'Iran, la Russie et le Vénézuéla sont pointés du doigt pour avoir intensifié leurs mesures répressives avec une grande impudence, lit-on dans le rapport.


L'un des incidents les plus notoires de 2010 concerne les tentatives faites par la Chine en vue de persuader le comité du prix Nobel de la paix de ne pas récompenser Liu Xiaobo, opposant chinois en prison. Ses tentatives ayant été infructueuses, note le rapport, la Chine a ensuite fait pression sur des gouvernements étrangers pour les inciter à boycotter la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix et elle a brandi la menace de représailles économiques contre la Norvège, où sont remis ces prix.


L'Égypte a tenu des élections sans grand souci de transparence, déplorent les auteurs du rapport. L'Iran a arrêté des centaines de militants politiques qui protestaient contre les élections de 2009, dont beaucoup disent qu'elles ont été « volées ». La Russie a affiché un mépris flagrant pour l'indépendance du judiciaire en condamnant Mikhaïl Khodorkovski, opposant au régime. Quant au Vénézuéla, il a adopté des lois qui permettent au président Hugo Chavez de gouverner par décrets, de serrer la vis aux organisations non gouvernementales et d'élargir à l'Internet les restrictions imposées aux médias.


Par ailleurs, les auteurs du rapport de Freedom House ont évoqué au nombre des tendances nouvelles celle du rôle de la criminalité organisée. Ainsi le Mexique a-t-il été rétrogradé au rang des pays « partiellement libres » en raison de l'incapacité du gouvernement mexicain d'enrayer la vague de violence liée au trafic des stupéfiants.


La plupart des pays à majorité musulmane - hormis l'exception notable de l'Indonésie - n'ont pas fait de progrès sur le plan des droits civiques. Sur celui des libertés publiques, le manque d'humanisme face à l'immigration en masse a terni le blason de la France et celui d'autres pays.


Mais tout n'est pas négatif dans le rapport de Freedom House, qui fait état d'améliorations au Kenya, en Moldavie, au Niger, aux Philippines et en Tanzanie. En outre, la tenue d'élections comparativement libres et honnêtes au Kirghizistan et en Guinée a contribué à faire passer ces pays de la catégorie des pays « non libres » à celle des pays « partiellement libres ».


Pour tout renseignement complémentaire, prière de consulter le site de Freedom House.

15:23 Écrit par HUMANITAS dans Liberté individuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : freedom house, liberté, démocratie, droit de l(homme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/12/2010

La diplomatie française en déroute au sein du Sahara occ; Mais chut! faut pas en parler, même wikileaks ne bronche....

Si ces événements s’étaient déroulés en République démocratique du Congo, en Haïti ou au Soudan, des experts en droits de l’homme de l’ONU auraient immédiatement été dépêchés sur place.

 

http://www.aps.dz/imgweb/laayoune-attaque1.jpghttp://www-front.elwatan.com/images/2010/10/24/internationale_151953.jpg


Les événements qui ont embrasé El Ayoun, la capitale du Sahara occidental, le 8 novembre dernier, devraient convaincre la diplomatie française de «changer de cap sur un dossier peu connu, mais qui embarrasse jusqu’aux plus aguerris de ses diplomates», a indiqué le représentant de Human Rights Watch à l’ONU, Philippe Bolopion. S’exprimant dans un «point de vue» publié sur le Monde.fr, Bolopion il a relevé que «depuis plusieurs années, à l’abri des portes closes du Conseil de sécurité de l’ONU, la France use du pouvoir de dissuasion que lui confère son droit de veto pour tenir les Nations unies à l’écart des questions touchant au respect des droits de l’homme dans le territoire annexé par son allié marocain, en 1975».


Faute d’un mandat approprié, la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) est restée «aveugle» tout au long des événements qui ont opposé, le mois dernier, les forces de l’ordre marocaines aux militants sahraouis, les troubles les «plus graves» depuis le cessez-le-feu de 1991, a-t-il fait remarquer. Pour lui, le Conseil de sécurité de l’ONU, en charge de la paix internationale, s’est vu dans l’incapacité de faire la part des choses entre le mouvement indépendantiste du Front Polisario, qui a dénoncé sans preuve le massacre de 36 manifestants pacifiques, et le Maroc qui prétendait, sans plus de crédibilité, libérer les milliers de civils sahraouis soi-disant retenus en otages par des «criminels» dans un camp érigé, en signe de protestation, à proximité d’ El Ayoun. M. Bolopion a estimé que si ces événements s’étaient déroulés en République démocratique du Congo, en Haïti ou au Soudan, des experts en droits de l’homme de l’ONU auraient immédiatement été dépêchés sur place pour établir une version objective des événements et informer le Conseil de sécurité, contribuant ainsi à apaiser les tensions. La présence d’observateurs de l’ONU aurait aussi pu s’avérer dissuasive pour les forces de sécurité marocaines qui ont, à plusieurs reprises, selon une enquête de Human Rights Watch, passé à tabac des personnes arrêtées à la suite de troubles.


Toutes les missions de maintien de la paix de l’ONU, établies depuis 1991, disposent de ces mécanismes, qui reposent sur le constat que «toute paix durable s’appuie sur le respect des droits de l’homme». Partout ailleurs, du Darfour au Timor Est, en passant par le Kosovo, la France soutient pleinement l’intégration croissante des questions touchant aux droits de l’homme dans les missions de l’ONU. «Il n’y a que sur le dossier sahraoui que Paris s’arc-boute, persistant à défendre une anomalie historique», a-t-il déploré. «Au lieu de s’aligner sur Rabat, la France devrait convaincre le Maroc qu’il a tout à gagner à améliorer les conditions dans lesquelles vivent les Sahraouis sous son contrôle, souvent muselés et harcelés par les forces de l’ordre marocaines lorsqu’ils osent se prononcer pour l’indépendance», a affirmé le militant de Human Rights Watch, pour qui le renouvellement du mandat de la Minurso, en avril 2011, «offre à la diplomatie française une chance de corriger la situation». «Il est temps que Paris reconnaisse que, sans un strict respect des droits des Sahraouis, garanti par l’ONU, les deux camps continueront à se livrer à des campagnes de désinformation qui ne font que compliquer les efforts du Conseil de sécurité en faveur d’une solution politique», a-t-il conclu.

 

HRW et les événements d’El Ayoun Embarras de la diplomatie française
Source, journal ou site Internet : El Watan
Date : 25 décembre 2010

15/10/2010

Est-ce qu'il y a encore une Europe représentative à l'ONU?

Les récentes élections de l'Allemagne et du Portugal au sein du Conseil de sécurité de l'ONU pourraient-elles enrayer le déclin de l'influence européenne dans le monde ?

Rien n'est moins sûr, explique le New York Times.

 

http://img.over-blog.com/300x225/1/81/85/96/ONU-logo.jpghttp://www.lons-mancy.fr/images/logos/Logo_europe.jpg


Après avoir passé des mois à courtiser les membres de l’Assemblée générale des Nations unies, l’Allemagne et le Portugal ont finalement été élus le 12 octobre au sein du Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membres non permanents.
Jubilant, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a déclaré que l’arrivée d’un grand pays européen au sein du Conseil – où siègent le Royaume-Uni, la Chine, la France, la Russie et les Etats- Unis – devrait renforcer l’influence de l’Union européenne. Les droits de l’homme et la démocratie étant au coeur de la philosophie européenne, les diplomates européens sont convaincus que ces valeurs peuvent séduire et être exportées vers des démocraties émergentes au-delà des frontières de l’Europe. C’est ce qui s’est passé après la chute du mur de Berlin en 1989, la réunification pacifique des deux Allemagnes et la disparition du rideau de fer.


Lorsque la plupart des anciennes républiques soviétiques d’Europe de l’Est ont rejoint l’Union européenne en 2004, le pouvoir d’émulation de l’Europe en termes de respect des droits de l’homme, de démocratie et d’économie de marché, semblait avéré. Les pays voisins s’étaient alignés pour rejoindre le bloc européen et plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine essayaient de se rapprocher de Bruxelles. Mais à l’heure où se produisent de profonds bouleversements des équilibres mondiaux sous l’influence de la Chine, le pouvoir de l’Europe recule et vite.


La défaite cuisante de l'UE au sein de l'ONU
"Les espoirs de l’Europe qui voulait promouvoir les droits de l’homme et la démocratie dans le monde, pourraient être balayés par le changement des équilibres mondiaux", déclare Anthony Dworkin, spécialiste du droit international auprès du Conseil européen des relations extérieures. Les Nations unies, où l’UE a essuyé d’embarrassants revers, est le meilleur témoin de ce recul. Le mois dernier, l’UE n’a pas réussi à changer de statut à l’Assemblée générale des Nations unies où elle n’est admise qu’au titre d’observateur. Un changement de statut lui aurait permis de faire des propositions, de diffuser des documents et de s’adresser devant l’assemblée.


Au grand désarroi de Catherine Ashton, haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, certains alliés proches de l’Europe – l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande – se sont abstenus lors de cette décision. La faute à un manque de consultation et de stratégie, expliquent les diplomates. "Cette défaite cuisante était plus qu’une humiliation pour l’UE, déclare Paul Luif, spécialiste de l’Europe à l’Institut autrichien des Affaires internationales de Vienne. Cela témoigne d’un manque de soutien croissant pour une Europe qui semble de moins en moins efficace aux Nations unies".


Seuls 42% des membres de l'ONU suivent l'UE sur les droits de l'homme
Prenez l’exemple des droits de l’homme, où les positions européennes suscitent de moins en moins d’enthousiasme. D’après une étude menée par Richard Gowan et Franziska Brantner pour le compte du conseil européen des relations étrangères, en 2010, parmi les 192 membres de l’Assemblée générale des Nations unies, 127 se sont opposés aux positions européennes sur les droits de l’homme contre 117 l’année dernière.


En outre, seule la moitié des démocraties hors UE ont généralement soutenu ses propositions. A la fin des années 90, l’UE était suivie à 70% par les autres pays membres sur les questions des droits de l’homme.


Cette année, ce chiffre est tombé à 42%, proche des 40% des Etats-Unis. La Chine et la Russie ont elles obtenu 69% de votes convergents. Les démocraties comme le Brésil, l’Inde ou l’Afrique du Sud, qui avaient coutume de s’aligner sur les positions européennes en matière de droits de l’homme et d’Etat de droit, préfèrent désormais s’abstenir ou voter contre ses résolutions.


Un déclin lié à l'influence économique de la Chine
Le déclin de l’Europe est en partie lié à l’influence économique grandissante de la Chine, en tant que donateur et bailleur de fonds. De la Biélorussie à l’Iran en passant par l’Afrique et l’Amérique latine, la Chine fait crédit, conclut des contrats, construit des routes, des aéroports et des écoles tout en exploitant les ressources naturelles de ces pays.


Et elle prête sans condition. "La Chine n’impose pas de conditions à ses prêts, contrairement à l’Europe qui dicte souvent ses termes de manière incohérente", explique Paul Luif. Et de fait, la méthode chinoise semble mettre directement en péril la domination de l’Europe en matière d’aide au développement et d’accords commerciaux.


Mais il y a d’autres raisons au déclin de l’Europe. La crise financière mondiale a bien plus sévèrement affecté les Etats-Unis et l’Europe que les pays émergents comme le Brésil, la Chine ou l’Inde. "Cette crise discrédite une Europe qui affirme la supériorité de son modèle politique et économique", explique Dworkin.


Le soutien de l'Europe en Irak et Afghanistan a terni sa réputation
Bien qu’inégal, le soutien de l’Europe aux opérations militaires en Irak et en Afghanistan va à l’encontre de sa réputation de défenseur des droits de l’homme et de la démocratie.


L’incapacité de l’UE à parler d’une seule voix sur les questions des droits de l’homme et de l’Etat de droit, n’arrange rien. Tandis que certains gouvernements européens dénonçaient les pratiques américaines de transfert, de détention illégale de prisonniers et de torture, certains, comme la Pologne, collaboraient avec les Etats-Unis.


Les Européens sont également divisés sur la question du Moyen-Orient. Ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur l’ouverture d’une enquête indépendante sur l’épisode du Mavi Marmara, en mai dernier. Neuf personnes avaient été tuées lors de l’intervention d’un commando israélien visant à empêcher un bateau turc d’approcher des côtes de la bande de Gaza.


Même lorsque les gouvernements européens s’accordent sur des sanctions, ainsi qu’ils l’ont fait contre l’Ouzbékistan après la mort en mai 2005 de centaines de manifestants à Andijan, ils ne parviennent pas à les faire appliquer si leurs intérêts nationaux sont en jeu.


A l’heure où l’Union souffre d’une telle désorganisation et d’une baisse de son influence, la présence de l’Allemagne au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pourra-t-elle vraiment faire une différence ?

C’est le défi que devra relever Berlin.

 

L'Europe se sent seule à l'ONU
Source journal ou site Internet : The New York Times
Date : 14 octobre 2010
Auteur : Judy Dempsey

 
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