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10/05/2011

Corée du Nord - Goulag (Yodok) - (Amnesty International): Quelle honte!!!

Pendant que la Corée du Sud vient de signer un contrat de libre-échange avec l'UE; la Corée du Nord impose ses goulags en son sein. L'ultra-socialisme, du socialisme tout court en fin de compte, non?

 

Alors que se prépare la succession du Grand leader, Kim Jong-Il, dans son dernier rapport Amnesty International révèle que le goulag nord-coréen n'a cessé de s'agrandir ces dernières années. L'organisation a notamment diffusé des images par satellite du camp N°15 de Yodok, considéré comme le plus terrible des camps de travail, qui abrite, par milliers, la catégorie des « criminels politiques ».

 

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Yodok. En Corée du Nord, ce nom symbolise l’enfer. Yodok est la ville qui abrite le camp n°15, le plus grand camp de travail nord-coréen. Il « abrite » entre 30 000 à 50 000 détenus dont les crimes sont de nature « politique », voire même d’avoir des parents « criminels politiques ». En réalité le « criminel » lui-même ne sait pas trop de quoi on l’accuse. « Il s'agit d'endroits dissimulés aux yeux de tous, où sont bafouées la quasi-totalité des dispositions protégeant les droits humains», a déclaré Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Les images satellite diffusées par l'ONG montrent que quatre des six camps - situés dans des zones sauvages des provinces du Pyongan du Sud, du Hamkyung du Sud et du Hamgyong du Nord - occupent une superficie très vaste et se sont considérablement étendus depuis 2001.


L'organisation a recueilli le témoignage d'anciens détenus qui ont fui la Corée du Nord. Jeong Kyoungil, 20m² sert de dortoir à 30 ou 40 prisonniers politiques». Selon son témoignage, la journée des prisonniers commence à 4 heures du matin et compte pas moins de quatorze heures de travail forcé, auxquelles il faut ajouter deux heures «d'éducation idéologique». Seuls ceux qui achèvent leurs tâches quotidiennes ont droit à un bol de 200 grammes de gruau de maïs. Certains prisonniers en sont donc réduits à manger des rats ou des graines retrouvées dans les excréments d'animaux pour survivre. Selon un autre ancien prisonnier de Yodok, 40% des détenus sont morts de faim entre 1999 et 2001.

 

D’après d’anciens détenus du camp de Yodok, les prisonniers sont contraints de travailler dans des conditions proches de l’esclavage et sont fréquemment soumis à la torture et à d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants. Le camp de concentration de Yodok, qui mesure 50 kilomètres de long, contient entre autres installations : un bâtiment de rééducation idéologique (lavage de cerveau), des carrières, une mine d'or dans laquelle le taux de mortalité est très important : deuxième cause de décès (esclavagisme), après la sous-alimentation chronique, liée également à la maladie et à l'état d'épuisement. On évoque aussi des expérimentations médicales sur des humains.


« Yodok, avec sa mine d'or, sa carrière, ses champs, ses “villages”, son école, ressemble plus à une réserve qu'à un camp soviétique ou nazi. Comme les camps nazis et les camps soviétiques, les camps nord-coréens ont pour but de détruire l'identité politique et légale des individus: internés sur simple décision administrative, la plupart perdent leurs droits civiques et sont soumis à des punitions arbitraires. Toutes les machines à broyer l'identité - l'isolement, les conditions de vie inhumaines, la compromission forcée avec les geôliers (en tant que mouchard, kapo ou chef de brigade) - sont actionnées » écrivait l'historien Pierre Rigoulot dans la revue Politique Internationale.

 

 

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L'obligation d'assister aux exécutions
Des enfants y ont été détenus. C’est ce que révélait l’historien Pierre Rigoulot dans son livre Les aquariums de Pyongyang, le premier témoignage sur l’univers concentrationnaire nord-coréen. Un livre basé sur le témoignage du réfugié Kang-Chol-Hwan, aujourd’hui journaliste pour le Chosun, le plus grand journal sudcoréen.


Venu en France au début des années 2000 témoigner de son séjour à Yodok, Kang Chol Hwan racontait : « je suis devenu un prisonnier en août 1977. Soudain mon grand-père a disparu. Plus tard, il a été jugé comme traître au peuple pour avoir vécu un certain temps au Japon avec ma grand-mère. Ils avaient une bonne situation. A l'époque j'avais 10 ans, et mon jeune frère 7 ans. Nous avons été emprisonnés parce que mes grands-parents étaient résidents au Japon. Ils sont rentrés en Corée après la guerre ». Tout juste le temps de léguer sa fortune faite au Japon au gouvernement nord coréen, le grand père est enlevé sur une accusation d’espionnage. Jugé pour « pensées dévoyées », condamné, purgé, le grand-père disparaîtra. Au nom d'une responsabilité collective, « tous les membres de la famille ont été forcés à se rendre au camp de Yodok », racontera encore le réfugié. Kang Chol Hwan y passera 10 ans, condamné dès ses 9 ans aux travaux forcés- encore les enfants de moins de 15 ans bénéficient d'un régime de faveur...-. Il raconte ces dix années passées là-bas, les conditions de vie, le travail harassant, la nourriture inexistante le forçant à manger des rats ou des serpents, au mieux du maïs, l’hygiène, les relations sexuelles prohibées, les femmes enceintes forcées d'avorter, les exécutions, le froid, la peur. « Au Yodok, vous ne pouviez pas vous soucier de quelqu'un d'autre », dit-il. « La peur de votre propre mort était trop forte ». Kang et d'autres détenus étaient souvent forcés à regarder les exécutions publiques. Avant d'être pendu, les condamnés étaient affamés, leurs os brisés, et leurs dents retirés, remplacées par des pierres. « Il y avait deux lieux d'exécutions publiques, avec l'obligation pour tous les prisonniers d'assister aux fusillades (pelotons d'exécutions), aux pendaisons, et sous la menace des armes, l'obligation de lapider les personnes innocentes ainsi pendues ». Lui même assistera à une quinzaine d'exécutions. Condamné pour un crime « léger » (petit-fils d’un prétendu traître à la nation), Kang Chol Hwan avait une chance de sortir de Yodok. Sinon, l’issue est, la plupart du temps, fatale.

 

Libéré au bout de dix ans sans raisons précises, il s’enfuit par la Chine pour se réfugier au sud après un voyage épique.

 

http://shr.aaas.org/geotech/nkorea/images_orig/Image_2.jpg


Les camps: un baromètre politique ?
Amnesty International a recueilli d’autres témoignages d’anciens détenus du camp de prisonniers politiques de Kwanliso 15, à Yodok. Kim, l’un d’eux, a déclaré à l’organisation : «Tout le monde à Kwanliso a été témoin d’exécutions. Lorsque j’étais détenu à Kwanliso 15, à Yodok, tous ceux qui ont essayé de s’échapper ont été attrapés. Ils étaient interrogés pendant deux ou trois mois, puis exécutés». Il est par ailleurs établi que les autorités nord-coréennes utilisent une «cellule de torture», un cube dans lequel il est impossible de se tenir debout ou de s’allonger. Les «détenus perturbateurs» y sont jetés pendant au moins une semaine, mais Amnesty International a connaissance d’un cas où un mineur a été maintenu dans cette cellule pendant huit mois. Les dernières informations, livrées mercredi par Amnesty International, indiquent aussi - photos satellites à l’appui - que les camps de travail et d’enfermement ne cessent d’augmenter en nombre et en taille pour former, comme dans l’URSS dénoncée par Soljenitsyne, un véritable « archipel ». Les analystes l’expliquent par l’instabilité que redoute le régime dans une phase de transition qui devrait voir l’actuel numéro un nord-coréen Kim Jong-Il transmettre le pouvoir à l’un de ses fils, Kim Jong-Un.

 

La question des camps a longtemps été considéré comme un critère important pour juger de la volonté de la direction nord-coréenne de s'ouvrir au reste du monde. En voici un indice...

 

Corée du Nord : le Goulag s’étend
Source, journal ou site Internet : Marianne
Date : 6 mai 2011
Auteur : Régis Soubrouillard

01/05/2011

1er mai, jour de l'Amour, le saviez-vous? Encore une journée détournée de son origine, merci les collectivistes!

1er mai Le jour de l'Amour

 

 

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Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-dessus. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).

 

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Cliquez, lire actualité 1/10/2010 du nlle-Obs


La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, poète de la même époque, héros malheureux de la bataille d'Azincourt


«Le Dieu d'Amour est coutumier,

À ce jour, de fête tenir,

Pour amoureux cœurs fêter

Qui désirent de le servir;

Pour ce fait, les arbres couvrir

De fleurs et les champs de vert gai,

Pour la fête plus embellir,

Ce premier jour du mois de mai» (*).


Les écoliers de certaines régions de Belgique ou de Rhénanie cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages.


Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe. À noter que le canton de Fribourg, en Suisse, célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants.


Mais aujourd'hui, c'est le plus souvent le travail ou plutôt la diminution du temps de travail qu'évoque le 1er mai avec la Fête du Travail.

 

 

Un 1er Mai de 1891, comme quoi, un début de lutte finale

 


Le 1er mai en France


En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs. Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine.


En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge .


Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

 

The real meaning of 1st May
Le vrai sens du 1er Mai
MajCliquez, lire la poésie du blog de Julius


C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé.

Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain. À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

 

http://www.resonance-online.com/illustr/MUGUET-1erMai.jpg


En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.....


Source mon ami Cl A. Dulou, SGl de l'IHEDN

07/02/2011

Regard sur la Russie...Le nationalisme s'affiche!

La Russie connaît un nombre croissant d'actes xénophobes et racistes. Récemment, plusieurs villes ont été le théâtre de pogroms anti-Causasiens. Alors que se profilent des échéances électorales, cette résurgence de l'ultra- nationalisme a de quoi inquiéter.

 

http://www.dna.fr/fr/images/8f484d04-587f-4706-bd31-dc3f78f537eb/DNA_02/Les-incidents-de-samedi-soir-certains-groupes-de-supporters-sont-tres-lies-aux-mouvements-nationalistes-radicaux.-(Photo-AFP).jpg


Alors que la Russie entre en période électorale avec les élections à la Douma, en novembre, et la présidentielle, en avril 2012, la montée des pulsions xénophobes et racistes entretenues par les mouvements nationalistes et qui va, à coup sûr, être exploitée par les différents partis en campagne, constitue un danger réel pour l'avenir du pays. La Fédération de Russie n'a pas de parti nationaliste. Le Parti national libéral de Vladimir Jirinovski, qui fait dans l'anti-occidentalisme et le populisme primaire, a été créé en 1991 par le KGB pour tenter, avec l'aide de cette «pseudo-opposition de droite», de canaliser à la fois les mécontentements et les pulsions nationalistes.

 

http://1.bp.blogspot.com/_1BO4k1zw08g/TTlzvGmA-sI/AAAAAAAAAJQ/fUCgdyN0Zic/s1600/Communistes+nazis.jpghttp://luttennord.files.wordpress.com/2008/11/c6a8a772a986256f7ba7a206d1c5ebf7.jpg?w=360&h=240

 

Cyber-nationalisme
Cette initiative n'a pas empêché la constitution d'un mouvement nationaliste, qui compte plusieurs milliers - 40.000 selon une source du FSB (Service fédéral de sécurité) qui désire demeurer dans l'anonymat - de groupuscules proférant une idéologie nationaliste, voire nationale-socialiste. Ces formations, constituées de quatre ou cinq personnes, sont autonomes, sans autorité supérieure et professent une idéologie ultranationaliste, voire pour certains ouvertement fascisante. Leurs membres vivent dans la clandestinité parfois complètement coupés de leur famille, communiquant entre eux sur internet ou par SMS. Ils n'ont pas d'état d'âme, bien entraînés, souvent armés, et décidés à en découdre avec «les ennemis de la nation russe».


Le mouvement nationaliste n'est pas homogène, loin s'en faut, il compte dans ses rangs des personnes très différentes : skinheads, anciens criminels reconvertis, chrétiens orthodoxes, athées et même des groupuscules qui se réclament ouvertement du paganisme estimant que le «christianisme et la religion juive ont détruit la force du peuple russe en y introduisant des éléments qui lui étaient étrangers et en particulier la compassion».

 

http://photo.lejdd.fr/media/images/international/europe/nationalisme-russie-drapeau-jaune-et-noir/1104768-1-fre-FR/Nationalisme-Russie-drapeau-jaune-et-noir_pics_809.jpg


Une autre vision de l'Histoire
Reste que, pour le moment, ces différences passent au second plan, «certes, il existe de nombreuses différences entre nous, mais ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui nous divise. Nous en avons assez d'être considérés comme des citoyens de seconde zone dans notre propre pays et d'être les cibles de terroristes que nous subventionnons», résume Igor avant d'ajouter : «Il faut renvoyer chez eux tous les émigrés en situation irrégulière dans leur pays d'origine et instituer un système de visas avec les pays de l'ex- Union soviétique.» Oleg, lui, revient sur l'Histoire qu'il interprète à sa façon : «La révolution a été faite par des étrangers, juifs, baltes, polonais, ils ont tué le tsar russe et ont mis leurs hommes à la place des nôtres... et le comble, c'est que nous sommes toujours dans ce schéma.»


«La Russie pour les Russes»
Les pogroms anti-Caucasiens qui se sont produits le 11 décembre à Moscou et dans plusieurs autres grandes villes, à la suite du meurtre d'un jeune supporter du club Spartak par les Daghestanais, témoignent du haut degré de préparation des nationalistes et de la redoutable efficacité de leur propagande et de leurs méthodes ; en moins de deux heures, dix à quinze mille jeunes, hurlant des slogans fascistes, se sont retrouvés sur la place du Manège, située à deux pas du Kremlin. Des jeunes Kirghizes, qui se trouvaient sur la place pour déblayer la neige, ont été sauvagement tabassés sous les yeux de la police. Quant à la population, elle soutient les revendications des nationalistes même si elle n'approuve pas toujours leurs méthodes, selon un sondage de l'institut Levada, effectué avant l'attentat de Domodedovo, 55 % des personnes interrogées ont répondu qu'elles étaient d'accord avec le slogan «La Russie pour les Russes».

 

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Le DPNI, un parti néo-nazi sans complexes
Mouvement-phare du nationalisme russe, le Parti contre l'émigration clandestine (en russe DPNI) qui s'est illustré pendant les émeutes du 11 décembre sur la place du Manège à Moscou, est une organisation néonazie.
Son idéologie s'apparente à celle du troisième Reich adaptée à la situation de la Russie actuelle.
1.600 membres actifs
Créé en 2002, à Moscou, par une poignée d'activistes, le parti compte à l'heure actuelle 1.600 membres actifs, en majorité des hommes âgés de 18 à 50 ans recrutés par les activistes et sur internet. Son fondateur, Alexandre Belov-Potkine, est un ancien dirigeant de «Pamiat», association ultra-orthodoxe inspirée dans les années 90 par le KGB pour contrôler les mouvances religieuses. Par ailleurs, selon le site «kompromat.ru», généralement très bien informé, Alexandre Belov-Potkine aurait été très proche du Kremlin au moment de la fondation de son parti... Contrairement à l'autre parti ultranationaliste, «l'Union slave», le DPNI n'est pas seulement une organisation paramilitaire. Si les deux organisations se préparent «pour un scénario à l'égyptienne» que le président du DPNI, Vladimir Ermolaev, juge «inévitable», le DPNI mène également le combat sur le plan politique et ne néglige pas l'aspect social en apportant une aide tant juridique que matérielle aux Russes victimes des violences perpétrées par les Caucasiens.

 

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Des symboles hitlériens
Le DPNI emploie, sans état d'âme, la symbolique nazie. «Hitler n'a pas fait que du mal, il a rendu à l'Allemagne humiliée par les forces alliées et le Traité de Versailles (1919) son honneur et sa grandeur, nous voulons faire la même chose pour la Russie, c'est la raison de notre attachement à ces symboles», déclare Vladimir Ermolaev, probablement victime d'amnésie sélective. Et d'ajouter : «Si le gouvernement faisait ce qu'il doit pour le pays, nous n'aurions pas besoin d'avoir recours à des symboles appartenant à d'autres nations.» En ce qui concerne la «gangrène caucasienne» qui, selon lui, commence lentement à pourrir le reste du pays, le DPNI se prononce pour une thérapie de choc : l'abandon pur et simple des six petites républiques du Caucase qu'il ressent comme un «nid de terroristes» et «un puits sans fond sur le plan financier». «La Russie a très bien vécu sans le Caucase. La région a été conquise par l'armée impériale avec de grandes difficultés au XIXe siècle, à la suite d'une guerre sanglante», déclare le président du DPNI, qui veut ignorer les conséquences géopolitiques que l'abandon du Caucase ne manquerait pas d'avoir non seulement pour la Russie mais pour la stabilité de l'ensemble de la région.

 

Russie - la dangereuse montée du nationalisme
Source, journal ou site Internet : Le télégramme
Date : 6 février 2011
Auteur : Nathalie Ouvaroff

05/02/2011

Regard sur la Chine

Joyeux têt du 3 février, fin du Tigre; mais le rebond d'un Lapin, voire du Chat...

 

Forces et faiblesses de la Chine à l'occasion de la célébration du nouvel An chinois...

 

http://tulipe7.free.fr/wp-content/uploads/chine2.jpg


1. La démographie, la population vieillit
Le premier péril qui guette la Chine : si, aujourd’hui, plus de 70% de la population chinoise est en âge de travailler (sur 1, 3 milliards d’habitants) cette situation ne va pas durer. La baisse de la fécondité renforcée par la politique de l’enfant unique et le vieillissement de la population vont bouleverser les données démographiques du pays et forcément son modèle économique basé sur une main-d’oeuvre nombreuse et bon marché. Ainsi, dès 2050, la Chine comptera 70 millions d’actifs de moins qu’aujourd’hui.


2. Un modèle économique dépassé
Ce vieillissement accéléré pousse la Chine à envisager dès aujourd’hui le passage à un nouveau modèle économique qui pourrait la pousser à abandonner progressivement les activités à faible valeur ajoutée et à chercher à améliorer sa productivité. D’autant que la raréfaction de la main-d’oeuvre risque d’entraîner des tensions sur le montant des rémunérations.


3. Un modèle politique pas si solide
Trois dangers, au moins, menacent le système politique chinois. Le premier pourrait surgir dans l’avenir avec le développement d’une classe moyenne de plus en plus nombreuse. Or, l’histoire nous a montré que les classes moyennes s’accommodent mal des pouvoirs despotiques. Le second réside dans les divisions qui traversent aujourd’hui le Parti communiste chinois, un conflit larvé opposant notamment les tenants d’une plus grande ouverture du régime et les partisans du statu quo.


4. Une situation sociale instable
C’est là le troisième danger majeur. Depuis plusieurs années des émeutes se multiplient dans les campagnes chinoises alimentées par les formidables inégalités qui caractérisent le pays. Si les urbains disposent en moyenne d’un revenu annuel de 1 715 euros, les ruraux eux ne disposent que de… 515 euros annuels. De quoi nourrir un vrai ressentiment social par ailleurs alimenté par une corruption endémique, voire par des aspirations nationalistes (Tibet, Xinjiang). Ce n’est pas un hasard si Pékin censure depuis une semaine toutes informations venant d’Egypte.


5. Un système bancaire malade
Un indicateur suffit à s’en convaincre, les banques chinoises détiendraient dans leurs comptes près de 50% de créances douteuses liées à des entreprises ou à des particuliers.


6. Une pollution galopante
Un autre chiffre pour nourrir la réflexion, selon la Banque Mondiale, 700 000 personnes meurent chaque année en Chine du fait de la pollution.

 

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7. L’armée, une puissance discutable
Sur le papier l’armée chinoise, forte de ses 2,3 millions d’hommes (2006), est la première du monde.
Officiellement, le budget, en hausse constante depuis une décennie, atteignait en 2010 un montant de 57 milliards d’euros, en hausse de 7, 5 % par rapport à l’année précédente. Des chiffres qu’il conviendrait de multiplier par trois ou quatre pour approcher de la réalité. Pour autant, la Chine est encore loin de rivaliser avec son rival américain. Ainsi, en 2010, le budget militaire des Etats-Unis flirtait avec les 663,7 milliards de dollars.
N’empêche que le pays du milieu a bien l’intention de se déployer dans des zones où il n’était pas présent comme la mer de Chine méridionale, ou encore la mer du Japon.

 

La Chine fête son nouvel An et sa nouvelle puissance mondiale
Source, journal ou site Internet : le Progrès
Date : 4 février 2011
Auteur : RR

07/01/2011

Hommage à Liu Binyan, censuré encore de nos jours...

Ce journaliste et écrivain chinois, mort en exil aux Etats-Unis en 2005, aura subi la censure et les persécutions bien au-delà de sa mort : enfin autorisée à l'inhumer en Chine, cinq ans après sa disparition, sa famille s'est vu interdire de graver sur sa pierre tombale l'épitaphe qu'il avait choisie, « l'homme chinois qui repose ici a fait ce qu'il devait faire et dit ce qu'il devait dire ».

 

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Ses funérailles ont eu lieu le 22 décembre à Pékin, après cinq ans d'attente d'un permis de faire revenir ses cendres, depuis son décès aux Etats-Unis en décembre 2005. Elles ont attiré une foule importante, dont plusieurs journalistes chinois réputés, comme Hu Shuli, ancienne rédactrice en chef du magazine d'investigation économique Caijing.

 

http://www.aems.illinois.edu/images/Liu_Binyan%20edit.jpghttp://1.bp.blogspot.com/_98S-jP6JU6Y/TPqtk0wJssI/AAAAAAAAALs/cOzKSEBWntw/s1600/LiuBinYan.jpg

 

Lors de cette cérémonie, totalement passée sous silence par les médias chinois, Liu Dahong, le fils de Liu Binyan, a lu le texte suivant, rapporté par le site China Media Project de l'université de Hong Kong, un beau témoignage et document sur la Chine contemporaine :
« Mes chers prédécesseurs, amis et famille,


Je vous remercie d'être venus un jour aussi froid pour participer aux funérailles de mon père, et l'accompagner dans la dernière étape de son voyage. Mon père est né en 1925, et il s'est éteint des suites d'une maladie aux Etats-Unis, en 2005. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, mon père peut finalement être inhumé sur le sol de sa patrie. Mon père revient chez les siens, mais la justice sociale pour laquelle il s'est battu toute sa vie n'existe toujours pas dans ce pays. Il y a plus de trente ans, mon père a tenté d'alerter toute la nation sur les dangers de la corruption. Il y a dix ans, de son exil de l'autre côté de l'océan [aux Etats-Unis, ndlr], il a mis en garde contre le risque de voir la Chine suivre une évolution à la latino-américaine. Tout ce sur quoi il a voulu nous alerter est devenu réalité, et se confirme jour après jour dans les faits de la vie dans notre pays. Mon père a déclaré avant sa mort qu'il souhaitait que les mots suivants puissent être gravés sur sa pierre tombale : “L'homme chinois qui repose ici a fait ce qu'il devait faire et dit ce qu'il devait dire.” Mais la pierre tombale qui est devant vous ne comporte aucun mot. Et cette pierre muette donne la mesure concrète de ce qui nous sépare encore d'une société civilisée et moderne. J'ai confiance dans le fait que ceux qui nous suivront seront un jour en mesure de lire ces mots, et entendront les histoires qui se cachent derrière cette pierre. Aujourd'hui, c'est le solstice d'hiver. C'est le jour où les Chinois enterrent leurs morts, s'occupent des tombes, font des sacrifices aux ancêtres, et se souviennent de ceux qui les ont précédés. Souvenons-nous de lui. Souvenons-nous de la manière dont il avait ignoré les banquets des riches et des puissants, et choisi de se placer du côté de la conscience et du peuple. Souvenons-nous du chemin difficile que sa vie a emprunté, comment il s'est battu sans cesse contre les ténèbres, faisant entendre sa voix au nom des opprimés et des exclus. Aujourd'hui, c'est le solstice d'hiver. C'est le plus long jour de l'hiver. Souvenons-nous de lui, et laissons ses convictions s'ajouter à la chaleur des nôtres. »

 

Etiqueté « droitier » et persécuté pendant la Révolution culturelle
Rallié dans sa jeunesse au Parti communiste chinois de Mao Zedong, Liu Binyan a d'abord été un journaliste zélé de la presse du Parti, avant de plaider, lors du mouvement des « Cent Fleurs » lancé par Mao en 1956, un appel à « libérer les plumes ». Lors du retour de bâton qui suivit cette éclosion de critiques, Liu Binyan est étiqueté « droitier », ce qui lui vaut des années de persécutions, notamment pendant la Révolution culturelle. Réhabilité à la mort de Mao, il retrouve une liberté de parole, mais de courte durée. En 1988, il est envoyé en exil aux Etats-Unis, un an avant le massacre de Tian'anmen qu'il dénoncera violemment.

 

Il ne remettra plus les pieds en Chine jusqu'à sa mort. En France, Liu Binyan est connu pour son recueil de textes dénonçant la corruption, « Le Cauchemar des mandarins rouges » (Gallimard), dont le traducteur et préfacier français, le sinologue Jean-Philippe Béja, écrivait :

 

« Sa position correspond en somme à celle du censeur de la Chine ancienne, cet envoyé spécial de l'Empereur qui fait connaître au souverain les abus de pouvoir des fonctionnaires dépravés. »


Même après sa mort, l'Empereur actuel n'apprécie toujours pas sa liberté de parole.

 

Chine : Liu Binyan, journaliste censuré jusque sur sa tombe
Source, journal ou site Internet : rue89
Date : 5 janvier 2011
Auteur : Pierre Haski

 
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