Avertir le modérateur

19/06/2011

Le vote électronique abandonné en Wallonie

La mise à jour trop coûteuse et l'absence de preuve du vote seraient à l'origine de l'abandon
par la Wallonie du vote électronique – abandon annoncé comme temporaire au profit d'un éventuel retour futur, via le stylo optique. La Belgique fait beaucoup parler d'elle pour la durée record de sa crise politique qui la voit dirigée par un gouvernement des affaires courantes. Mais sa vie politique vient d'être marquée par un autre événement: l'abandon du vote électronique dans les 39 communes pilotes de Wallonie (la Belgique francophone, appelée communauté française de Belgique). Le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, explique à RTL.be que "la mise en place de ce type de système est relativement lourde et onéreuse [ndlr: 2 millions d'euros]". L'autre raison de cet abandon serait le manque de preuve pour l'électeur de la prise en compte de son vote: "La personne ne dispose pas d'un papier ou d'une preuve de ce qu’elle a fait, ce qui pose problème. Si on sort un petit ticket de caisse, reprenant le vote effectué, ça peut rassurer la population", explique Didier Piette, responsable informatique de la commune d’Estinnes, cité par RTL.be. Commentaire personnel: cette absence de preuve pour l'électeur (ainsi que l'absence de contrôle démocratique, l'électeur devant s'en remettre à quelques experts qui assurent que les logiciels et ordinateurs de vote fonctionnent bien) est en effet un problème de fond du vote électronique... mais une preuve (papier ou autre) pour l'électeur à la sortie ne risque-t-elle pas d'être la porte ouverte aux pressions ou aux corruptions des électeurs? Si un électeur peut montrer à des tiers ce qu'il a voté, qui nous dit qu'il ne pourra pas faire l'objet d'intimidations (ou pressions familiales, professionnelles ou autres) ou d'achat de son vote?

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/263375.jpg


Abaisser le coût par vote
Le ministre Paul Furlan souhaite passer à un vote par stylo optique, qui abaisserait le coût par bulletin de vote de 4 euros à 1,35 euro. (voir sur le site Pour une éthique du vote automatisé: Le Gouvernement wallon abandonne le vote électronique pour les élections communales de 2012... et Le «stylo intelligent» pour voter: une vraie fausse bonne idée?). Il y a six ans déjà, des chiffres communiqués par le ministère belge de l'Intérieur montraient que le vote électronique coûtait trois fois plus cher que le vote sur papier (détruisant au passage un argument classique des thuriféraires du vote électronique).


A suivre donc chez nos voisins belges.
Rappelons au passage que l'Irlande, qui y a consacré plus de 50 millions d'euros, a abandonné depuis plusieurs années le vote électronique. Et en France? Tout va très bien, on ne change rien...

 

Belgique : la Wallonie abandonne le vote électronique
Source, journal ou site Internet : zdnet.fr
Date : 13 juin 2011
Auteur : Thierry Noisette

07:17 Écrit par HUMANITAS dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : belgique, élections, vote, @vote, vote électronique, économie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/05/2011

1er mai, jour de l'Amour, le saviez-vous? Encore une journée détournée de son origine, merci les collectivistes!

1er mai Le jour de l'Amour

 

 

http://justine21.j.u.pic.centerblog.net/yw3hzce8.gif


Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-dessus. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).

 

http://www.herodote.net/Images/BerryHeuresMai.jpg

Cliquez, lire actualité 1/10/2010 du nlle-Obs


La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, poète de la même époque, héros malheureux de la bataille d'Azincourt


«Le Dieu d'Amour est coutumier,

À ce jour, de fête tenir,

Pour amoureux cœurs fêter

Qui désirent de le servir;

Pour ce fait, les arbres couvrir

De fleurs et les champs de vert gai,

Pour la fête plus embellir,

Ce premier jour du mois de mai» (*).


Les écoliers de certaines régions de Belgique ou de Rhénanie cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages.


Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe. À noter que le canton de Fribourg, en Suisse, célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants.


Mais aujourd'hui, c'est le plus souvent le travail ou plutôt la diminution du temps de travail qu'évoque le 1er mai avec la Fête du Travail.

 

 

Un 1er Mai de 1891, comme quoi, un début de lutte finale

 


Le 1er mai en France


En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs. Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine.


En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge .


Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

 

The real meaning of 1st May
Le vrai sens du 1er Mai
MajCliquez, lire la poésie du blog de Julius


C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé.

Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain. À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

 

http://www.resonance-online.com/illustr/MUGUET-1erMai.jpg


En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.....


Source mon ami Cl A. Dulou, SGl de l'IHEDN

17/03/2011

Histoire concise du libéralisme politique

A l'époque moderne, on a désigné sous le nom de libéral un parti politique qui s'efforce de poursuivre le progrès par la liberté. Dans la terminologie spéciale, le libéral s'oppose au conservateur qui s'efforce de maintenir les institutions existantes. Ce dualisme s'est d'abord manifesté d'une manière régulière en Angleterre, le premier pays européen qui ait eu un gouvernement d'opinion conforme au système parlementaire.

 

http://www.journaldunet.com/economie/expliquez-moi/differences-liberalisme-anti-liberalisme/index.jpg


Toutefois, ce n'est qu'à une date relativement récente que les dénominations classiques de whigs et torys furent remplacées par celles de libéraux et conservateurs empruntées à l'Espagne. En France, celles-ci furent aussi employées lors de la Restauration, et l'épithète de libéral fut d'abord appliquée ironiquement par les monarchistes à ceux qui réclamaient sans cesse les libertés publiques. A la fin du second Empire, l'opposition reprit aussi ce titre de libéral, sous lequel on groupa républicains et orléanistes. Mais, en France et en Italie, on a préféré dans le vocabulaire politique les qualifications de gauche et de droite. Celles-ci s'appliquent aussi dans la plupart des pays continentaux où l'on n'a pu limiter la division à deux grands partis historiques alternant au pouvoir, ce qui ne se produit guère qu'en Angleterre, en Espagne et en Belgique. Cependant le titre de libéral et celui de conservateur sont souvent adoptés par l'une des fractions parlementaires; tels en Allemagne les nationaux-libéraux, les conservateurs et les conservateurs libres. D'autre part, le morcellement des partis avancés les a conduits à renchérir sur l'épithète de libéral, et ils se qualifient souvent de progressistes, démocrates, radicaux. D'une manière générale, les radicaux représentent la nuance la plus avancée du parti libéral, se proposant de réformer les institutions jusqu'à la racine.


La distinction classique des libéraux et des conservateurs, qui a prévalu au milieu du XIXe siècle dans les pays à gouvernement parlementaire, répond surtout à la lutte contre le pouvoir personnel du souverain et à la situation où l'Église, est associée au gouvernement, et les libéraux s'opposent aux légitimistes ou absolutistes et aux cléricaux, lesquels forment le noyau des partis conservateurs. Même en Angleterre, les libéraux sont recrutés principalement parmi les adversaires de l'Église officielle; en Belgique, en France, en Espagne, celle-ci fait la force des conservateurs. A la fin du XIXe siècle, la lutte entre libéraux et conservateurs perd de son acuité; d'une part, beaucoup des libertés réclamées par les premiers sont établies et entrées dans les moeurs; d'autre part, à leur programme de libéralisme politique, ils ont associé le libéralisme économique tel que l'affirmaient les économistes. Il en est résulté, à cause de la diversité des intérêts, une grande confusion. Ajoutez que dans les pays où les partis libéral et conservateur alternent régulièrement au pouvoir (Angleterre, Espagne), ils tendent de plus en plus à constituer deux coteries, différant moins par leur programme adapté chaque fois aux circonstances et à la nécessité de continuer les affaires engagées par les prédécesseurs que par la composition de leurs états-majors et de leurs cadres.


Enfin la prépondérance que prennent les questions sociales tend à substituer une division nouvelle à celle d'autrefois. Le parti socialiste, d'abord confondu à l'aile gauche des libéraux avec la fraction radicale, se constitue séparément, et contre lui se coalisent avec les conservateurs une grosse partie des libéraux, en particulier les économistes doctrinaires, de telle sorte que la qualification de libéral devient souvent synonyme de réactionnaire. C'est le cas en France ou le tiers parti libéral de 1870 répondait au centre droit et s'associa en majorité aux monarchistes de l'Assemblée de 1871-75; c'est encore le cas actuellement. En Belgique, les libéraux sont de même rejetés au centre par les progrès du socialisme. En Allemagne, les nationaux-libéraux furent les plus dociles serviteurs de Bismarck. En Autriche, les libéraux allemands se coalisent avec les cléricaux contre les aspirations particularistes de leurs adversaires des autres nationalités. Enfin, dans d'autres pays, tels que la Serbie, par exemple, le sens des termes de libéraux, progressistes, radicaux, répond à des groupements locaux qui n'ont plus de relation bien nette avec leur sens primitif. En somme, cette qualification de libéralisme n'a plus aujourd'hui qu'un sens assez vague et tend à s'effacer dans la phase nouvelle de l'évolution politique et sociale des États européens.

 

(A.-M. B., 1900).

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu