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07/05/2011

Histoire d'un homme: Al Qaîda n’existe plus depuis 2002, et Ben Laden depuis...

«Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie» André Malraux


«Ce soir, je suis en mesure d’annoncer aux Américains et au monde que les Etats-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama Ben Laden, le dirigeant d’Al Qaîda, un terroriste responsable du meurtre de milliers d’innocents. (...) Et en un soir comme celui-ci, nous pouvons dire aux familles qui ont perdu des êtres chers à cause du terrorisme d’Al Qaîda: justice est faite.»

 

http://www.lasalle.aw/interessant/taliban/ben_laden2.jpg

 

C’est par ces mots que le président Obama s’est adressé urbi et orbi. Cela nous rappelle la posture de Bush en mai 2003 sur le porte-avions pour annoncer la fin de la guerre en Irak ou encore celle de Paul Bremer le proconsul américain en Irak:«Nous l’avons eu» quand Saddam, aux abois, a été arrêté: Lorsque Barack Obama emploie le mot «justice», il pense d’une part aux familles des victimes du 11 septembre 2001, et d’autre part, peut-être, à une forme de justice divine. De quoi s’agit-il en fait? Le soir du 1er mai 2011, vers 20h30 UTC, Oussama Ben Laden, qui n’était pas armé, est tué dans la ville d’Abbottabad au Pakistan lors d’une opération militaire au sol menée par une vingtaine de Seal (commandos de l’US Navy). Sa dépouille a été immergée en haute mer. Le corps aurait bien été recouvert d’un linceul blanc. Dans la tradition musulmane, l’inhumation doit avoir lieu dans les vingt-quatre heures suivant le décès. C’est d’ailleurs, ainsi que les Américains ont justifié leur décision de se séparer si vite du corps d’Oussama Ben Laden. Pourtant, en Irak, les corps de Uday and Qusay Hussein, les fils musulmans du dictateur irakien, ont été conservés onze jours par les autorités militaires américaines....Pour cet exploit, le président des Etats-Unis a salué la coopération des autorités pakistanaises à cette opération. Pourtant, le Pakistan a exprimé sa préoccupation estimant que de telles «actions unilatérales non autorisées» ne devraient pas se reproduire. Les Etats-Unis n’ont pas informé le Pakistan de l’opération contre Oussama Ben Laden, car ce pays «aurait pu alerter» le chef d’Al-Qaîda de l’imminence du raid, a déclaré le directeur de la CIA, Leon Panetta, dans un entretien au magazine américain Times.


La carrière de Ben Laden
Qui est ce personnage qui a déclaré, d’après les médias occidentaux, la guerre à l’Occident? Comment ce fils de milliardaire quitte le luxe et l’opulence familiale pour aller mener une vie, traqué à travers le monde, notamment dans les montagnes de Bora Bora? En 1979, à l’âge de 22 ans après ses études, ce riche fils d’un entrepreneur proche de la famille royale saoudienne est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secrets de l’Arabie Saoudite (de 1977 à 2001). À l’époque, le régime du shah d’Iran vient d’être renversé par une révolution qui porte à sa tête l’ayatollah Khomeini, tandis que l’Urss envahit l’Afghanistan quelques mois plus tard. L’islamisme commence à devenir une force géopolitique importante, remplaçant peu à peu le marxisme et le panarabisme comme principale idéologie populaire au Moyen-Orient. De nombreux moudjahidin viennent combattre en Afghanistan contre l’Urss, soutenus par l’Arabie Saoudite qui y voit une possibilité de diffusion du wahhabisme, le Pakistan via son Inter-Services Intelligence qui se
verrait à terme à la tête d’une future internationale islamique. Officiellement, la CIA a commencé à soutenir les moudjahidin en 1980. Selon Zbigniew Brzezinski, le président Carter aurait signé la première directive sur leur assistance clandestine le 3 juillet 1979, avec pour but d’entraîner une intervention militaire des Soviétiques, ce qui fut le cas. Le 24 décembre 1979, l’armée soviétique a envahi l’Afghanistan. Le prince saoudien Turki demande à Ben Laden d’organiser le départ des volontaires pour l’Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L’amateurisme règne. Ben Laden aurait coordonné l’arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée «Bureau des services». Il aurait mis en place une véritable organisation et assuré la formation militaire et idéologique des combattants (camps d’entraînement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l’approvisionnement en armes. Peu à peu, il aurait pris en charge les familles. Il se serait occupé de veuves et de l’éducation religieuse d’enfants. D’après Noam Chomsky, les moudjahidin auraient en fait été entraînés, armés et organisés par la CIA, les services de renseignement français, l’Égypte, le Pakistan, etc. pour livrer une guerre sainte aux Soviétiques. En 1989, Oussama Ben Laden se retrouve alors à la tête de l’organisation. Elle est la base d’Al Qaîda, qui se transforme bientôt en logistique du djihadisme international, certains vétérans d’Afghanistan partant ensuite combattre sur d’autres fronts (en Tchétchénie, en Yougoslavie, etc.). Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki, effectuant de nombreux voyages en Arabie Saoudite. (...) En février 1989, les Soviétiques annoncent leur retrait d’Afghanistan. Les djihadistes veulent poursuivre le combat jusqu’à la prise du pouvoir à Kaboul. Cependant, les États-Unis qui ont atteint leur objectif, et l’Arabie Saoudite, stoppent le financement et le soutien logistique massif en 1990. Oussama Ben Laden se sent trahi, mais à son retour en Arabie Saoudite, il est considéré comme un héros. Lors de la guerre du Golfe (1990-1991), Oussama Ben Laden propose au roi Fahd d’utiliser sa milice pour défendre le pays contre une éventuelle invasion des troupes irakiennes. Ce dernier refuse et préfère ouvrir son territoire à l’armée américaine, prêtant ainsi le flanc à l’accusation selon laquelle il aurait autorisé les «infidèles» à «souiller le sol sacré» de l’Arabie Saoudite...Au début d’avril 1994, l’Arabie Saoudite le prive de sa nationalité. Il vit alors à Khartoum, au Soudan, de 1992 à 1996. Il reste en relations discrètes avec certains membres du régime saoudien (la famille royale est en effet peu unie). De même, il aurait gardé des relations avec la CIA; nom de code «Tim Osman». Selon Leonide Chebarchine, ancien directeur adjoint du KGB, Al Qaîda serait une création des États-Unis et Oussama Ben Laden n’aurait jamais cessé d’être un agent de la CIA.(1)


Ben Laden condamne l’évolution de la civilisation islamique depuis la disparition du califat (le dernier calife était le sultan ottoman jusqu’en 1924). Cet objectif passe par un renversement des gouvernements arabes «laïcs» et «impies» protégés par les États-Unis. Ce fut l’une des raisons principales de son rejet par la famille royale d’Arabie Saoudite. Lors de son interview par le journaliste Robert Fisk en 1996, il avait notamment déclaré: «Le peuple comprend maintenant les discours des ouléma dans les mosquées, selon lesquels notre pays est devenu une colonie de l’empire américain. [...] La solution à cette crise est le retrait des troupes américaines. Leur présence militaire est une insulte au peuple saoudien.» Pour Oussama Ben Laden, les bases militaires présentes en Arabie Saoudite ne sont pas acceptables. Il souhaite que la présence américaine au Moyen-Orient disparaisse, afin, selon sa rhétorique, de retrouver la «liberté» du peuple musulman. À l’origine ces bases américaines devaient être provisoires, le temps de remporter la guerre contre Saddam Hussein. Lors de la dernière guerre en Irak, l’état-major américain n’a pas fait partir l’offensive américaine d’Arabie Saoudite, Par la suite, le FBI, qui a Ben Laden placé depuis juin 1999 sur sa liste des dix criminels les plus recherchés suite aux attentats des ambassades américaines en Afrique, offrait 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant sa capture, somme portée par le Sénat à 50 millions de dollars en 2007.


Pour rappel, Ben Laden a été accusé des attentats du 11 septembre malgré ses protestations. Le 16 septembre 2001, dans un communiqué diffusé sur la chaîne d’information internationale Al Jazeera et relayé par plusieurs médias occidentaux (Associated Press, 16/09/01; CNN, 17/09/01; Washington Post, 17/09/01), il déclare: «Je voudrais dire au monde que je n’ai pas orchestré les récents attentats [...]». Ce même jour, l’agence Afghan-Islamic Press reçoit également un démenti dans lequel Ben Laden affirme: «Les Etats-Unis pointent le doigt sur nous, mais je déclare catégoriquement que je ne l’ai pas fait.» (Reuters, 16/09/01; Daily Telegraph, 16/09/01; The Independent, 16/09/01; BBC News, 16/09/01; CBS, 16/09/01; Guardian, 17/09/01; Le Monde, 18/09/01). Le 28 septembre 2001, dans une interview donnée au quotidien pakistanais Ummat, Ben Laden explique une nouvelle fois qu’il n’est «pas impliqué dans les attentats du 11 septembre». Il précise: «Les Etats-Unis devraient rechercher les auteurs de ces attentats en son sein» (Ummat, 28/09/01). La soi-disante revendication des attentats par Oussama Ben Laden repose exclusivement sur deux «vidéosconfession » régulièrement présentées comme preuve indiscutable de sa culpabilité alors qu’elles sont en réalité falsifiées ou fortement sujettes à caution.


L’homme aux plusieurs vies
De plus, et selon Alain Chouet, ancien chef du service de sécurité de la Direction générale de la Sécurité extérieure, Al Qaîda n’existe plus depuis 2002. Ce qui n’empêche pas le renseignement américain de placer l’organisation de Ben Laden en tête des menaces auxquelles doit faire face l’Amérique, Alain Chouet intervenait, le 29 janvier 2010, à la Commission des affaires étrangères du Sénat. Ses propos viennent mettre en pièces bon nombre d’idées reçues: «Comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j’estime, sur la base d’informations sérieuses, d’informations recoupées, que la Qaîda est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora-Bora en 2002.»(2) A l’instar de highlander, le chef d’Al Qaîda a de nombreuses fois été annoncé mort. En janvier 2002, le président du Pakistan, Pervez Musharraf, estimait que l’islamiste serait mort de déficience rénale. En juillet 2002, le chef du FBI, Dale Watson, pensait qu’il n’était «probablement plus de ce monde». En décembre 2002, c’est le chef de la diplomatie pakistanaise, Khurshid Kasuri, qui affirme que Ben Laden avait succombé à la suite d’opérations militaires américaines. Le 23 septembre 2006, le quotidien français L’Est Républicain révèle l’existence d’une note classée «confidentiel-défense» de la Dgse qui indique que les services secrets saoudiens seraient convaincus qu’Oussama Ben Laden serait mort le 23 août 2006 d’une crise de fièvre typhoïde. Le 2 novembre 2007, Benazir Bhutto, candidate à la présidence du Pakistan, mentionne dans une entrevue avec David Frost sur les ondes d’Al Jazeera English, le nom d’un homme «qui a tué Oussama Ben Laden». Enfin, le 21 décembre 2008, Dick Cheney, vice-président américain sortant, a indiqué ne pas être sûr qu’Oussama Ben Laden soit encore vivant, dans un entretien à la chaîne de télévision américaine Fox News Channel.(1)


Les explications seraient nombreuses. A-t-il terminé sa mission historique à la lumière des révolutions arabes, ou était-il encombrant? Robert Bibeau s’interroge quant à lui sur la légitimité de cet acte. Ecoutonsle:
«De quoi avaient-ils peur? L’empressement marqué des assassins états-uniens à exécuter Ben Laden et à faire disparaître son cadavre laisse perplexe. Un escadron de paras, bardé d’armes sophistiquées, le casque à la Nintendo posé sur le nez, monté à la Zorro sur quelques hélicos, fond sur sa proie un jour de mai. La cible: un retraité, retiré dans sa datcha au nord d’Islamabad la mafieuse, peinard avec sa famille nombreuse, inactif depuis quelques années, regardant à la télé les franchisés légitimés de la soi-disant organisation Al Qaîda, s’exciter à la périphérie des combats que mène la résistance des peuples arabes opprimés, révoltés.


L’exécution extra- judiciaire des «injusticiers» surarmés aura permis de faire taire un témoin gênant, c’est la seule conclusion que l’on puisse tirer de ce coup fourré à l’américaine. (...) Il résistait et il en savait trop pour être rapatrié et interrogé; de toute façon, tout ce qu’il aurait pu révéler, l’état-major américain le savait déjà.


Alors, à quoi bon laisser parler ce ressuscité devant les caméras de la télé, à la face du public hébété; et lui donner l’occasion de raconter les malversations des puissants et les complots des malfaisants? Que nenni, il en savait trop ce «héros!»(...)


Pourquoi a-t-on fait taire Ben Laden maintenant?
Pouvait-il révéler des informations cachées, des complicités, l’origine de ses informateurs, la provenance des armes de son organisation, qui a entraîné ses satrapes (si ce sont bien eux qui ont fait le coup!), qui les a cachés, armés, payés, le nom de ses alliés? Autant de questions que l’on ne pourra jamais lui poser. (...)»(3)


Que peut-on dire de Ben Laden et de son héritage? Il faut comprendre que l’islamisme radical dont il était le porte-drapeau se mourait à la fin des années 1990: Ben Laden fut surtout la caution de tous ces gouvernements qui ont démesurément exagéré la menace terroriste pour faire voter des textes liberticides comme le Patriot Act aux Etats-Unis. Aussi condamnables que soient les actes de terrorisme, la loi du talion n’est pas censée régir les relations internationales...Sommes-nous dans la logique de «oeil pour oeil, dent pour dent»...Est-ce la fin de l’Histoire? pour paraphraser l’idéologue du Pentagone, Francis Fukuyama, ou est-ce un coup d’accélérateur de l’ouverture d’une nouvelle boîte de Pandore qui débouchera, à Dieu ne plaise, sur la guerre de tous contre tous et la mondialisation de l’insécurité? Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint au Trésor, explique la deuxième mort de Ben Laden par la diversion. Ecoutons-le: «Sans doute le président Obama a désespérément besoin d’une victoire. Il a commis l’erreur de l’imbécile, de redémarrer la guerre en Afghanistan, et maintenant, après dix ans de combat, la Zunie est dans l’impasse, si ce n’est la défaite. Les guerres des régimes Bush et Obama ont mis la Zunie en faillite, laissant dans leur sillage de formidables déficits et la baisse de la roupie. Et le moment de réélection approche. (...) Souvenezvous, dès le début, l’unique raison de l’invasion de l’Afghanistan était d’attraper Ben Laden. Maintenant que le président Obama a dit que Ben Laden a pris une balle dans la tête, il n’y a plus de raison de continuer la guerre.(4) Nous l’espérons.


1.Oussama Ben Laden Encyclopédie Wikipédia
2.http://nemesisnom.info/conspirations/al-qaida-n%E2%80%99existe-plus-selon-la-dgse/
3.Robert Bibeau: www.legrandsoir.info/L-assassinat-extra-judicaire de -Ben Laden.html
4.Paul Craig Roberts: La seconde mort d’Oussama Ben Laden. Alterinfo.net 2 mai 2011

 

Mort de Ben Laden : est-ce la fin de l’histoire ?
Source, journal ou site Internet : L’Expression
Date : 5 mai 2011
Auteur : Pr Chems Eddine Chitour

 

Tel Aviv embarrassé par la mort de Ben Laden


Obama, auréolé de son succès, est en position de force pour exiger de l’Etat hébreu plus de concessions.


Dans la "situation room", le président et son équipe ont suivi le déroulement de l'opération qui a conduit à l'élimination d'Oussama Ben Laden - Crédit : Pete Souza United States Government Work Oussama Ben Laden était l’homme le plus haï des Américains, le mal incarné dans toute sa splendeur. Le traumatisme qu’il a causé a déclenché une guerre en Afghanistan qui est toujours en cours et une autre en Irak qui n’est pas davantage près de se terminer. Il ne fait aucun doute que sa liquidation est un succès pour les Etats-Unis et pour Obama. La liquidation de Ben Laden envoie aux groupes extrémistes qui s’en inspirent un message aussi cinglant que celui généralement délivré par Israël en pareilles circonstances : même si cela doit nous prendre du temps, nous avons le bras long et nous finissons toujours par vous rattraper. Durant les trois premières années du mandat d’Obama, les Etats-Unis avaient perdu beaucoup de leur superbe au Moyen- Orient.

 

Jusqu’ici, Obama n’avait réussi à atteindre aucun des objectifs ambitieux qu’il avait lui-même placés en tête de ses priorités. Pour ses ennemis comme pour ses amis, il passait pour un dirigeant faible et inexpérimenté qui ne savait trop où il menait les Etats-Unis. Ces doutes n’avaient fait que se renforcer ces derniers mois, alors que sa diplomatie multipliait les décisions contradictoires envers les révoltes qui touchent les Etats arabes. La liquidation de Ben Laden lui donne maintenant l’opportunité de restaurer le statut des Etats-Unis et de mettre à profit ce retour à une position de leadership. Encore faut-il qu’il démontre sa capacité à saisir cette opportunité. Dans son discours le 2 mai, Obama a réitéré la distinction entre, d’une part, l’islam violent et extrémiste représenté par Ben Laden et qui doit être combattu par la force, et, d’autre part, l’islam modéré, avec lequel il entend coopérer. Cette distinction, il l’avait déjà soulignée au début de son mandat, lors des discours du Caire et d’Ankara. Jusqu’à présent, cette stratégie n’a pas été payante. Les sondages d’opinion réalisés dans le monde arabe témoignent au contraire d’une large et profonde hostilité envers les Etats-Unis. Il n’est pas sûr que la liquidation de Ben Laden et la distinction d’Obama entre islam extrémiste et islam modéré parviennent à susciter la coopération à laquelle il aspire. Il est même probable que l’hostilité antiaméricaine au Moyen-Orient ira s’aggravant. Obama risque également de croire qu’il est désormais davantage en mesure d’exercer des pressions sur plusieurs acteurs du Moyen-Orient qui, jusqu’à présent, boudaient ou sabordaient les initiatives de Washington. C’est ainsi qu’Obama risque de faire pression pour qu’Israël reprenne les négociations avec les Palestiniens. Lors de son prochain voyage à Washington, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou risque donc fort de se retrouver face à un président américain beaucoup moins accommodant. Bref, la liquidation de Ben Laden risque d’avoir des conséquences cruciales pour le Moyen-Orient et tout particulièrement pour Israël.

 

Source, journal ou site Internet : Yediot Aharonot (Courrier international)
Date : 5 mai 2011
Auteur : Eytan Gilboa

25/03/2011

Jérusalem, la symbolique! - ירושלים, די סימבאַליזאַם!

Le bilan s'est alourdi avec une quarantaine de blessés dénombres dont 4 graves.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/Jerusalem_from_mt_olives.jpg


La charge, considérée comme légère par la police (1,5 à 2kg d'explosifs) contenait cependant de la ferraille afin d'augmenter les dégâts et les blessures. La plupart des blessés sont des jeunes. La bombe, placée dans un trolley adossé à une cabine de téléphone, a explosé alors que le bus arrivait en station et se garait, mais aucun passager n'a été atteint; le véhicule a redémarré dès que l'explosion s'est produite.


L'attentat a été revendique par un groupe terroriste de Gaza, les "comités de la résistance populaire". Selon la police, des témoins ont déclaré pouvoir identifier l'auteur de l'attentat qui est activement recherché; les autorités redoutent d'autres attentats en ville. Selon les autorités israéliennes, il n'y a pas de lien avec les bombardements israéliens des derniers jours, par contre l'attentat pourrait être relié avec une bombe laissée sur le bord de la principale route menant au quartier de Gilo.

 

Israël : attentat de Jérusalem : le bilan s’alourdit
Source, journal ou site Internet : Israël Infos
Date : 23 mars 2011
Auteur : Gérard Fredj

 

דער טויט אָפּצאָל רויז מיט פערציק ווונדיד, אַרייַנגערעכנט 4 ערנסט פאררעכנט.


די באַשולדיקונג, געהאלטן לייטלי דורך דער פּאָליצייַ (1.5-2 קג פון יקספּלאָוסיווז) כּולל, אָבער, די ברעקל אין סדר צו פאַרגרעסערן די שעדיקן און ינדזשעריז. רובֿ פון די ינדזשערד זענען יונג. די באָמבע, געשטעלט אין אַ וואַגאָנעטקע באַקט אַ טעלעפאָנירן בוט, עקספּלאָדעד בשעת די ויטאָבוס איז געווען אויף סטאַנציע און פּאַרקט, אָבער ניט פּאַסאַזשיר האט דערגרייכט, די פאָרמיטל איז ריסטאַרטיד ווען די בלאַסט פארגעקומען.


די באַפאַלן איז קליימד דורך אַ טעראָריסט גרופּע אין גאַזאַ, "די פאָלקס קעגנשטעל קאַמיטיז." לויט צו פּאָליצייַ, עדות געזאגט זיי געקאנט ידענטיפיצירן די פּערפּאַטרייטער פון די באַפאַלן וואָס איז אַקטיוולי זייַענדיק געזוכט, אויטאריטעטן מורא מער אנפאלן אין דער שטאָט. ישראל באאמטע געזאגט עס איז קיין פֿאַרבינדונג מיט דער ישראל באַמבאַרדמאַנט פון די לעצטע טעג, קעגן די באַפאַלן קען זייַן פארבונדן מיט אַ באָמבע לינקס אויף דעם ברעג פון דער הויפּט וועג צו

09:58 Écrit par HUMANITAS dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, attentat, palestine, jérusalem, gaza, terrorisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/02/2011

Wikileaks et le 11 septembre, nouvelle info!

Les Etats-Unis recherchent activement trois Qataris soupçonnés d'avoir pris part aux attaques du 11 Septembre 2001 et passés inaperçus jusque là, révèle un télégramme diplomatique américain piraté par Wikileaks et publié mercredi dans le quotidien britannique The Telegraph.

 

http://philippeldl.files.wordpress.com/2010/08/11-septembre-2001.jpg

 

Dans ce câble daté de février 2010, un responsable américain au Qatar informe le Département de la sécurité intérieure à Washington que les trois ressortissants du Qatar sont soupçonnés d'avoir conduit des opérations de surveillance et de reconnaissance sur les sites frappés le 11 septembre à New York et Washington. Les trois hommes, qui ont quitté les Etats-Unis pour Londres la veille des attaques, avaient éveillé les soupçons du personnel d'un hôtel de Los Angeles où ils étaient descendus, en refusant aux femmes de ménage l'accès à leur chambre, dans laquelle le personnel avait remarqué au préalable "plusieurs uniformes semblables à ceux des pilotes" d'avion, selon ce câble.

 

Le groupe "a visité le World Trade Centre, la Statue de la Liberté, la Maison Blanche et plusieurs endroits en Virginie" quelques semaines avant les attaques, précise le télégramme, rédigé par le chef-adjoint de la mission diplomatique américaine à Doha, Mirembe Nantongo. Les trois hommes -- répondant aux noms de Meshal Alhajri, Fahad Abdulla et Ali Alfehaid-- avaient des billets pour un vol American Airlines reliant Los Angeles à Washington le 10 septembre, à bord d'un Boeing 757. Ils ne se sont pas présentés à ce vol et sont partis le même jour de Los Angeles pour Londres. Le lendemain, le Boeing 757 qu'ils devaient prendre s'écrasait sur le Pentagone, tuant 184 personnes. A Los Angeles, "le personnel de nettoyage de l'hôtel est devenu soupçonneux parce qu'il avait remarqué dans la chambre les uniformes de pilotes, plusieurs ordinateurs portables et plusieurs cartons destinées à des adresses en Syrie, à Jérusalem, en Afghanistan et en Jordanie". "Les hommes avaient (...) un téléphone portable relié par câble à un ordinateur" et "la chambre contenait aussi des listings de noms de pilotes, de compagnies aériennes, de numéros et d'horaires de vol imprimés sur ordinateur", indique encore le câble diplomatique. Une enquête ensuite du FBI a montré que les billets d'avion et la note d'hôtel des trois hommes avaient été payés par un "terroriste avéré". Un quatrième homme, Mohamed Al Mansoori, les a aidés durant leur séjour aux Etats-Unis, selon le câble. Mansoori, qui n'a jamais été officiellement impliqué dans l'attaque du 11 septembre, est soupçonné d'avoir "aidé des gens entrés aux Etats-Unis avant les attaques pour y faire de la reconnaissance (...) et d'autres formes de soutien" au commando qui conduisit l'attaque. Mansoori est sous enquête du FBI et a eu son visa annulé après la mise au jour de ces informations, mais "son nom n'a pas été mis sur liste noire" et il pourrait donc avoir quitté les Etats-Unis, selon le télégramme. Les noms des trois Qataris figuraient sur une liste piratée de 300 personnes que le FBI veut interroger en relation avec les attaques du 11 Septembre, qui ont fait plus de 3.000 morts. Le rapport officiel américain sur les attaques, publié en 2004, confirme qu'au moins deux des auteurs des attaques avaient effectué "un bref séjour à Los Angeles, sur lequel on sait peu de choses".


11 septembre : trois Qataris sont recherchés, révèle Wikileaks

Source, journal ou site Internet : Libération.fr
Date : 1er février 2011
Auteur : AFP

21/09/2010

Sommes-nous protégé contre une attaque chimique...voire bactériologique? A priori, pas vraiment!

Alors que les États Membres de l' ONU disposent d' un système développé de
prévention et de réponse à d' éventuelles catastrophes nucléaires ou
radiologiques, des mesures similaires n' existent pas pour des attaques ou
des catastrophes chimiques et biologiques,

a souligné le Président du Groupe de travail sur la prévention des attentats au moyen d' armes de destruction massive et la réaction en cas d' attentat, Geoffrey Shaw.


Selon lui, il est temps que les pays examinent les moyens de s' assurer que
la communauté internationale puisse réagir rapidement et efficacement en cas
d' incident majeur impliquant des produits chimiques ou des armes et des
matières biologiques.

 

http://www.dark-stories.com/chimique/helabja.jpghttp://www.uruknet.de/pic.php?f=du-baby15.jpg


Dans un entretien accordé au Centre d' actualités de l' ONU, Geoffrey Shaw a
estimé qu' un rapport de l' Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme
(ECLT), rendu public la semaine dernière, mettait en avant « l' existence
d' un système solide mis en oeuvre par l' Agence internationale de
l' énergie atomique (<"http://www.iaea.org/index.html">AIEA) pour faire face
à des situations d' urgence nucléaires ».


L' AIEA joue un rôle de coordinateur central pour déployer ce système, qui
inclut aussi des mécanismes de mobilisation inter-agences, afin d' alerter
les organes de l' ONU susceptibles d' intervenir dans ces cas d' urgence.
Mais de nombreux États membres et les organisations de la société civile
manquent toutefois de sensibilisation sur le système, selon le rapport, qui
fait une série de recommandations pour améliorer la coordination de
l' information publique et le rôle de l' AIEA en cas urgence.

 

http://img.over-blog.com/300x257/1/18/15/06/5--9.7.9/confrontation.jpg


Ce système, qui intègre notamment une base de données pour surveiller le
trafic illicite de matières nucléaires, et la création de lignes de
communication entre les agences et entre les pays pour permettre des
réponses rapides, est né après l' accident du réacteur de Tchernobyl en
avril 1986.


« Tchernobyl a marqué tous les esprits. Une communication efficace est
considérée comme une élément beaucoup plus important qu' auparavant »

,


a indiqué Geoffrey Shaw, qui explique aussi le développement plus lent de
mesures similaires contre les attaques chimiques ou biologiques par
l' entrée en vigueur plus tardive (1997) de l' Organisation pour
l' interdiction des armes chimiques (OIAC).


« S';il y a une attaque biologique par des terroristes, qu' est ce qui
serait attendu du système des Nations Unies? Voilà le genre de questions
auxquelles nous devons répondre pour que nous puissions agir si nécessaire»,


a poursuivit Geoffrey Shaw. Selon lui, l' expansion

 

« phénoménale » de l' industrie de la biotechnologie au cours des dernières années a mis les décideurs politiques face à « des défis délicats ».

 

« Il y a énormément de matériel dangereux? comment vous protégez cela ? On
pourrait essayer d' établir des protocoles de vérification, impossible à
vérifier. Il y a beaucoup de questions qui doivent encore être examinées »,


a conclu Geoffrey Shaw.

 

Source IHEDN

L' ONU SOUTIENT DES MESURES FACE AUX MENACES BIOLOGIQUES ET CHIMIQUES
Source journal ou site Internet : AIEA
Date : 20 septembre 2010

28/05/2010

Question d'interdire l'interdiction; A. Bercoff. Réveillez-vous!

La France à la niche, ouste!!

 

Aujourd'hui, notre pays est occupé doucement, gentiment, insidieusement, par le camp du Bien. La police de la pensée correcte triomphe sur tous les étals médiatico-politiques. Au fur et à mesure des abandons de tout excès polémique, de toute pensée critique, de toute idée non formatée par les utopies droits-de-l'hommistes du côté de la gauche et de l'arnaque financière et publicitaire côté droite, la France se recroqueville. S'emmerde. Se couche. Râle et s'endort en faisant des rêves de star. Semble enfin accomplie la castration de ce peuple français qui, jadis, prenait des bastilles et, il y a encore quelques décennies, faisait mine de défiler pour changer la vie. L'alibi de la crise a bien travaillé : tous à la niche. Et à la censure. Désormais, il est interdit de ne pas interdire.

 

 

click to zoom
cliquez l'image, lire bio

 

 

-Ne fumez plus : cancer du poumon.

-Ne buvez plus : cirrhose du foie.

-Ne baisez plus : sida et autres maladies sexuellement transmissibles (MST).

-Ne mangez plus : pesticides et OGM.

-Ne sortez plus : attentats.

-Ne parlez plus des juifs : vous serez condamné pour antisémitisme.

-Ne caricaturez plus Mahomet : vous serez incendié avant d'être égorgé.

-N'osez plus une plaisanterie sur les gays : l'homophobie vous guette.

-Ne racontez pas une histoire sur les Blacks : vous serez vitupéré raciste à part entière.

 

 

 

 

En revanche, vous pouvez vous en donner à cœur joie sur la pédophilie de l'Eglise. Plus besoin de procureur : les ciseaux travaillent dans les têtes. Identité : mot obscène pour le chœur des vierges de la différence reine et du minoritaire roi ; mot à proscrire pour les pleureuses de l'angélisme compassionnel qui consiste à trouver des excuses, des explications et des alibis pour quiconque psalmodie que la France est une "garce à niquer" ou autre amabilité du même acabit. Etre « franco positif » est devenu, aux yeux de certains, aussi grave qu'être séropositif.

 

 

 

 

Les bonnes âmes de l'antiracisme, considéré comme fonds de commerce, vous proposeront immédiatement un régime à base de fortes amendes, d'une série d'électrochocs et d'excuses publiques, avec fouet et lapidation en cas de récidive. Oser évoquer un rôle "positif" de la présence française outremer, notamment en Afrique du Nord, vous conduira au moins aux travaux forcés, sinon au peloton d'exécution. Il s'agit une fois pour toutes d'arrêter cette démarche imbécile qui consiste à désigner l'Occident des Lumières comme l'épicentre de tous les péchés du monde. Ce qui s'est passé, ce qui se passe au Congo et au Nigeria, au Darfour et au Zimbabwe, en Iran et en Syrie, n'a rien à voir aujourd'hui avec l'Occident, mais bien avec la spécificité d'un certain nombre de dictatures que le boboïsme frileux ne saurait voir. Dans cette société placée sous le règne de la distraction et du renoncement, tout est fait pour nous plonger indéfiniment dans le sommeil hébété des taupes qui ne veulent plus voir que des ébats people, ne plus entendre que des brèves de comptoir complotistes, ne plus dire que ce que leur dicte l'angélisme des notables de la gauche correcte et de la droite congelée. Cependant que progressent les menaces intégristes et totalitaires, nos démocraties s'abandonnent à un masochisme culpabilisé où victimes et bourreaux s'échangent perversement leurs oripeaux, et ce au moment même où se juxtaposent les folies d'un marché sans contrôle et les pulsions mortifères d'un fanatisme sans fin. Il serait temps que la France se réveille...

 

André Bercoff est écrivain, journaliste.

Source: Dans Le Monde du 5 mai, un article étonnant quand on connaît la ligne éditoriale de ce journal.

 
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