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08/09/2011

Des lettres qui dérangent !! Sarkozy invitation de P. Kagame...

Henri PINARD LEGRY
Le 5 septembre 2011
Président de l’ASAF
Association de Soutien à l’Armée Française
www.asafrance.fr

 

http://news.bbc.co.uk/olmedia/685000/images/_689405_kagame300.jpg


à Monsieur Nicolas SARKOZY,


Président de la République française et chef des armées.

 

Monsieur le Président ;


Le 1er septembre, lors de la conférence de presse conjointe de soutien à la Libye nouvelle,
vous avez déclaré :
« …que les valeurs de la démocratie sont absolument universelles et que ces valeurs de la
démocratie valent pour les peuples arabes comme pour les peuples européens, pour les
peuples d'Afrique comme pour les peuples d'Occident. C'est un droit. »
« …que des milliers, des dizaines de milliers de vies ont été épargnées en Libye grâce à notre intervention… »


Que penser alors de l’accueil que vous vous apprêtez à réserver dans quelques jours en
France, à Monsieur Paul KAGAME, qui est accusé de crime de guerre dans un rapport de
l’ONU ?
Que penser de cet « invité » qui accuse de façon mensongère l’armée française de complicité de génocide, alors que les soldats de l’opération Turquoise ont contribué en 1994
à sauver des dizaines de milliers de Rwandais aussi bien Hutus que Tutsis ? Nombreux sont les militaires mais aussi les citoyens français attachés à la vérité et soucieux de l’honneur de la France, qui avouent ne pas comprendre ce grand écart entre vos propos et vos actes, d’autant que votre Ministre des Affaires étrangères, monsieur JUPPE, a écrit il y a quelques mois :
« …Je suis scandalisé par la tentative de réécriture de l'Histoire qui vise à faire porter sur la
France tout ou partie de la responsabilité de l'abominable génocide rwandais.


Devant la carence de la communauté internationale qui s'était traduite à la fois par le retrait
des casques bleus du Rwanda et l'inaptitude du conseil de sécurité des Nations Unies à
prendre les initiatives souhaitées par leur Secrétaire Général, la France a été la seule à
s'engager dans l'action humanitaire de protection des populations.


Ce fut l'opération « Turquoise » qui a été menée dans le strict respect du mandat que nous
avions reçu du conseil de sécurité des Nations Unies. Nos soldats ont agi avec courage,
loyauté et abnégation et ont sauvé des dizaines de milliers de vies. Comme je l'ai déclaré
devant la mission d'information parlementaire, l'opération Turquoise fait honneur à la
France et à son armée…. »


Il y va de l’honneur de la France et de ses soldats. Les Français sauront s’en souvenir.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.


Henri PINARD LEGRY

 

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Association France-Turquoise
Affiiée n°11 à la Fédération André Maginot.
www.france-turquoise.fr


Le Président
le mercredi 31 août 2011


Monsieur ,
Je vous prie de trouver de trouver ci-joint un communiqué et un mémorandum concernant la
visite officielle en France du Président du Rwanda, Paul Kagame, annoncée le 12 septembre prochain.


Le régime de Kigali, qui n’a jamais cessé d’accuser l’armée française d’avoir participé directement au génocide de 1994, n’a pas retiré ses accusations avant de venir en France et le Président de la République ne les a, à ce jour, ni réfutées ni dénoncées. C’est pourquoi, compte tenu de la nature plus que contestable de ce régime gravement mis en cause par un rapport des Nations Unies, nous considérons que cette visite s’effectue au mépris des valeurs dont la France est porteuse et bafoue l’honneur des militaires qui ont été animés par ces valeurs dans leur engagement au Rwanda, au service de leur pays.


Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à notre indignation qui nous parait mériter d’être portée à la connaissance de l’opinion et restant à votre disposition pour tout complément d’information, je vous prie d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments.


Général de Corps d’Armée (2S) Jean Claude Lafourcade
Ancien commandant de l’opération Turquoise


Association France-Turquoise
siège social : Fédération Maginot 24bis Bld Saint Germain 75005 Paris.
Correspondance et Secrétariat 19 allées des Hêtres 93340 Le Raincy
courriel : assoft@france-turquoise.com
tel : 0143018157 non permanent.

06/02/2011

L'Egypte et son armée...quel crédit lui apporter; Mais y-a-t-il le choix?

Éclairage L'état-major resterait sur le banc de touche en attendant qu'on l'appelle au secours pour prendre le pouvoir, estiment les analystes.


L'attentisme apparent de l'armée égyptienne, qui n'utilise pas la force contre les manifestants mais ne s'est pas opposée aux attaques contre eux, suscite des interrogations et une certitude : son rôle sera décisif, quelle que soit l'issue de la crise, sanglante ou politique. Complicité avec la répression policière, prudence face à une situation mouvante, hiérarchie divisée, volonté de gagner du temps pour négocier une sortie au président Hosni Moubarak : les spécialistes s'interrogent sur les raisons de cette attitude.

 

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Ces questions « montrent que beaucoup de choses bougent au sein du système et de l'armée », assure un diplomate occidental sous le couvert de l'anonymat. Selon la journaliste Christiane Amanpour de la chaîne américaine ABC, le vice-président Omar Souleimane, rencontré lors d'une interview avec M. Moubarak au Caire, lui a dit jeudi que l'armée déployée en renfort n'utilisera « jamais » la force contre la population. Le premier officiel à se rendre en personne sur la place Tahrir (Libération) au Caire, tenue par les insurgés anti- Moubarak, a été hier le ministre de la Défense, Mohammad Hussein Tantaoui, venu « inspecter la situation ».


« L'armée - c'est-à-dire l'état-major et pas les renseignements - ne veut pas donner l'impression d'intervenir, parce qu'elle veut prendre le pouvoir. Elle attend qu'on le lui demande, pour apparaître comme un sauveur », estime Imad Gad, du centre d'études al-Ahram au Caire. L'armée a donné au pays tous ses présidents - Mohammad Naguib, Gamal Abdel Nasser, Anouar al-Sadate et Hosni Moubarak - depuis le renversement de la monarchie en 1952. Loyale à un régime dont elle constitue l'épine dorsale, elle est aussi respectée par la population, un héritage qui tient à une tradition de non-intervention face aux émeutes populaires et au souvenir des guerres israélo-arabes. Pour Tewfik Aclimandos, spécialiste de l'Égypte, en particulier de son armée, au Collège de France, plusieurs explications peuvent être données :


- « Il peut s'agir d'un partage des tâches, sur le modèle "bon flic, méchant flic" entre la police et les hommes de main du régime pour attaquer les manifestants, et l'armée pour donner une fausse image de neutralité.


- « L'armée ne saurait faire du maintien de l'ordre. Elle n'en a ni la tradition, ni la formation, ni l'envie, et il est difficile de demander à des conscrits d'ouvrir le feu sur des civils.


- « L'indécision des militaires sur le terrain reflète celle de leur hiérarchie et du régime. Ils n'ont pas d'instructions du sommet, parce que le sommet lui-même ne sait quoi faire. Ce sommet ne veut pas affronter la population, mais ne veut pas non plus mettre le président à la porte, comme le réclame la foule.


- « Gagner du temps, pour négocier une sortie honorable du président et les conditions d'une transition.»

 

http://lh5.ggpht.com/_onVdt24pCwM/TUaxN8JfvRI/AAAAAAABun8/iYIgX920rYk/s160-c/31egyptch_2-custom11.jpg

 

Malgré sa culture du secret, l'appareil militaire laisse filtrer certaines tensions internes. Le vice-président, le général Omar Souleimane, est bien vu des Américains et des Israéliens, mais, ancien chef des services secrets, il incarne aussi l'héritage de la période Moubarak. De jeunes officiers par exemple pourraient vouloir jouer un rôle plus important face à une vieille garde militaire très liée au président au pouvoir depuis trois décennies. Le chef d'état-major Sami Anan, interlocuteur régulier des Américains ces derniers temps, pourrait tirer son épingle du jeu. À moins que ce ne soit le Premier ministre, le général Ahmad Chafic, ancien ministre de l'Aviation. Ce général en complet veston pourrait rassurer l'establishment militaire comme les milieux économiques. L'amiral Michael Mullen a semblé hier écarter l'idée d'un gel de l'importante aide américaine à l'armée égyptienne (1,3 milliard de dollars par an) en attendant d'y voir plus clair. « Je souhaite mettre en garde contre toute action tant que nous ne comprenons pas ce qui se passe », a-t-il admis sur la chaîne ABC.

 

L’armée égyptienne, énigmatique arbitre de la crise
Source, journal ou site Internet : L’Orient le Jour
Date : 5 février 2011

Par AL de Bx Samedi 5 février 2011

12:05 Écrit par HUMANITAS dans Parlons vrai et sans détours | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egypte, armée, crise(s) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/02/2011

Regard sur la Chine

Joyeux têt du 3 février, fin du Tigre; mais le rebond d'un Lapin, voire du Chat...

 

Forces et faiblesses de la Chine à l'occasion de la célébration du nouvel An chinois...

 

http://tulipe7.free.fr/wp-content/uploads/chine2.jpg


1. La démographie, la population vieillit
Le premier péril qui guette la Chine : si, aujourd’hui, plus de 70% de la population chinoise est en âge de travailler (sur 1, 3 milliards d’habitants) cette situation ne va pas durer. La baisse de la fécondité renforcée par la politique de l’enfant unique et le vieillissement de la population vont bouleverser les données démographiques du pays et forcément son modèle économique basé sur une main-d’oeuvre nombreuse et bon marché. Ainsi, dès 2050, la Chine comptera 70 millions d’actifs de moins qu’aujourd’hui.


2. Un modèle économique dépassé
Ce vieillissement accéléré pousse la Chine à envisager dès aujourd’hui le passage à un nouveau modèle économique qui pourrait la pousser à abandonner progressivement les activités à faible valeur ajoutée et à chercher à améliorer sa productivité. D’autant que la raréfaction de la main-d’oeuvre risque d’entraîner des tensions sur le montant des rémunérations.


3. Un modèle politique pas si solide
Trois dangers, au moins, menacent le système politique chinois. Le premier pourrait surgir dans l’avenir avec le développement d’une classe moyenne de plus en plus nombreuse. Or, l’histoire nous a montré que les classes moyennes s’accommodent mal des pouvoirs despotiques. Le second réside dans les divisions qui traversent aujourd’hui le Parti communiste chinois, un conflit larvé opposant notamment les tenants d’une plus grande ouverture du régime et les partisans du statu quo.


4. Une situation sociale instable
C’est là le troisième danger majeur. Depuis plusieurs années des émeutes se multiplient dans les campagnes chinoises alimentées par les formidables inégalités qui caractérisent le pays. Si les urbains disposent en moyenne d’un revenu annuel de 1 715 euros, les ruraux eux ne disposent que de… 515 euros annuels. De quoi nourrir un vrai ressentiment social par ailleurs alimenté par une corruption endémique, voire par des aspirations nationalistes (Tibet, Xinjiang). Ce n’est pas un hasard si Pékin censure depuis une semaine toutes informations venant d’Egypte.


5. Un système bancaire malade
Un indicateur suffit à s’en convaincre, les banques chinoises détiendraient dans leurs comptes près de 50% de créances douteuses liées à des entreprises ou à des particuliers.


6. Une pollution galopante
Un autre chiffre pour nourrir la réflexion, selon la Banque Mondiale, 700 000 personnes meurent chaque année en Chine du fait de la pollution.

 

http://campsd-extermination-en-chine.20minutes-blogs.fr/album/le-parti-communiste-chinois/1040426020.jpg

 

7. L’armée, une puissance discutable
Sur le papier l’armée chinoise, forte de ses 2,3 millions d’hommes (2006), est la première du monde.
Officiellement, le budget, en hausse constante depuis une décennie, atteignait en 2010 un montant de 57 milliards d’euros, en hausse de 7, 5 % par rapport à l’année précédente. Des chiffres qu’il conviendrait de multiplier par trois ou quatre pour approcher de la réalité. Pour autant, la Chine est encore loin de rivaliser avec son rival américain. Ainsi, en 2010, le budget militaire des Etats-Unis flirtait avec les 663,7 milliards de dollars.
N’empêche que le pays du milieu a bien l’intention de se déployer dans des zones où il n’était pas présent comme la mer de Chine méridionale, ou encore la mer du Japon.

 

La Chine fête son nouvel An et sa nouvelle puissance mondiale
Source, journal ou site Internet : le Progrès
Date : 4 février 2011
Auteur : RR

14/11/2010

Strategie en mer d'Oman! Le monde bientôt en guerre contre l'Iran?

La progression monumentale des ventes d'armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d'Oman sont sans précédent. Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.

 

http://www.globalresearch.ca/coverStoryPictures2/21783.jpghttp://www.globalresearch.ca/articlePictures/nimitz9.jpg


Bientôt, un quart des porte-avions nucléaires du monde seront dans la mer d'Oman.

Le super porte-avions à propulsion nucléaire de classe Nimitz, l’USS Abraham Lincoln, est arrivé dans la région le 17 octobre pour se joindre au groupe aéronaval de l'USS Harry S. Truman, lequel est arrivé sur les lieux le 18 juin dans le cadre d'une ronde régulière.

 

 


Le Charles de Gaulle, navire-amiral de la marine française, le seul porte-avions du pays et l'unique porte-avions nucléaire non étasunien, rejoindra prochainement ses deux semblables des États-Unis. Ces derniers possèdent la moitié des vingt-deux porte-avions du monde entier, les onze super porte-avions (pouvant transporter plus de 70 000 tonnes) et onze des douze porte-avions nucléaires.

 

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200805/10875_Une-Porteavion.jpg

 

En ce qui concerne le déploiement non planifié d'un second porte-avions étasunien dans la région, un reportage de CBS News signalait : Les frappes aériennes en Afghanistan ont doublé et le secrétaire à la Défense Robert Gates a ordonné qu'un deuxième porte-avions, l'USS Lincoln, prenne part au combat. La présence de deux porte-avions opérant au large de la côte du Pakistan signifie qu'environ cent vingt aéronefs sont disponibles pour des missions en Afghanistan, cela sans compter les missions des Forces aériennes étasuniennes provenant de Bagram et de Kandahar [1]. Les pays entourant la mer d'Oman sont la Somalie, Djibouti, le Yémen, Oman, l'Iran, le Pakistan, l'Inde et les îles Maldives. L'USS Lincoln et l'USS Truman sont actuellement assignés à la zone de responsabilité de la 5e Flotte des États-Unis, laquelle englobe le nord de l'océan Indien et ses affluents : la mer d'Oman, la mer Rouge, le golfe d'Aden et la côte est de l'Afrique jusqu'au sud du Kenya, le golfe d'Oman et le golfe Persique. En plus des pays mentionnés ci-dessus, les pays bordant la mer Rouge et le golfe Persique sont l'Égypte, l'Érythrée, Israël, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, le Soudan, Bahreïn, l'Irak, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis.


La 5e Flotte est la première flotte créée après la guerre froide. Inactive depuis 1947, elle a été remise en service en 1995. (La 4e Flotte, assignée à la mer des Caraïbes, à l'Amérique centrale et du Sud, a aussi été remise en service il y a deux ans après avoir été désarmée en 1950.) Cette flotte partage son commandant et son quartier général avec le Commandement central des forces navales des États-Unis (CENTCOM) à Manama à Bahreïn, situé face à l'Iran, de l'autre côté du golfe Persique. CENTCOM a été le dernier commandement fondé par le Pentagone durant la guerre froide (1983) et sa zone de responsabilité, appelée Grand Moyen-Orient, s'étend de l'Égypte à l'ouest au Kazakhstan à l'est, aux frontières de la Chine et de la Russie. La 5e Flotte et le Commandement central des forces navales sont conjointement responsables de cinq forces opérationnelles à l'oeuvre dans la mer d'Oman et les environs, lesquelles patrouillent plusieurs passages obligés de la planète : le canal de Suez liant la mer Rouge à la Méditerranée, où la 6e Flotte des États-Unis et l'opération Active Endeavor de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont une grande influence; Bab el-Mandeb, reliant la mer Rouge au golfe d'Aden; et le détroit d'Ormuz, entre le golfe d'Oman et le golfe Persique. La force opérationnelle interalliée 150 (CTF-150) est un groupe navalmultinational fondé en 2001, possédant des installations logistiques dans la corne de l'Afrique, à Djibouti.


Elle mène des opérations du détroit d'Ormuz à la mer Rouge, en passant par le golfe d'Aden et Bab el- Mandeb, et au sud jusqu'aux Seychelles, pays de l'océan Indien. L'an dernier le Pentagone a fait l'acquisition d'une installation militaire dans ce pays, sa deuxième dans un pays africain, où des véhicules aériens sans pilotes Reaper (drones), des anti-sous-marins PC-3 Orion, des aéronefs de surveillance, ainsi que 112 personnels de la Marine ont été déployés. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, l'Allemagne, le Pakistan, la Corée du Sud et la Thaïlande fournissent à l'heure actuelle des navires et du personnel à la CTF-150. D'autres participants se sont joints récemment, dont l'Australie, l'Italie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, Singapour, l'Espagne et la Turquie.


La force opérationnelle interalliée 151 (CTF-151) a pour sa part été établie en janvier 2009. Elle mène des opérations dans le golfe d'Aden et le bassin Somalien, et couvre une zone de 1,1 million de mille carré. Il est prévu que vingt pays participeront à cette force opérationnelle menée par les États-Unis. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, les Pays-Bas, le Pakistan, Singapour, la Corée du Sud et la Turquie se sont déjà engagés. De son côté, la force opérationnelle interalliée 152 (CTF-152) est à l’oeuvre du nord du golfe Persique au détroit d’Ormuz, entre les zones de responsabilité des CTF-150 et CTF-158, et fait partie de l’Opération libération de l’Irak.


Enfin, la force opérationnelle 158 (CTF-158) opère dans l’extrême nord du golfe Persique. Elle fait également partie de l’Opération libération de l’Irak et se compose de navires britanniques, australiens et étasuniens. Ses principales tâches comprennent la supervision des installations pétrolières de l’Irak et la création d’une marine irakienne contrôlée par le Pentagone.

 

http://www.conspipedia.fr/wp-content/uploads/2010/11/us-military-bases-surround-iran1.jpghttp://www.conspipedia.fr/wp-content/uploads/2010/11/arabian_sea_map.png


Les États-Unis ont divisé le monde en six commandements militaires régionaux et en six flottes. La mer d’Oman est couverte par trois des commandements militaires du Pentagone : le Commandement central, le Commandement pour l’Afrique (USAFRICOM ou AFRICOM) et le Commandement du Pacifique. Cela indique l’importance attachée à la région. En plus du quartier général de la 5e Flotte et du Commandement central des forces navales à Bahreïn, le Commandement central dirige des bases aériennes, de déploiement avancé et d’instruction dans le golfe Persique au Koweït, à Oman, au Qatar et aux Émirats arabes unis, s’ajoutant aux 56 000 troupes et aux bases aériennes, navales et de l’infanterie en Irak. Plusieurs mois avant les attaques du 11 septembre 2001 à New York et au Pentagone, les États-Unis ont signé un accord avec un petit pays, Djibouti (avec une population de 725 000 d’habitants), pour l’acquisition d’une ancienne base navale française, Camp Lemonnier. Celle-ci est devenue une base expéditionnaire étasunienne hébergeant le groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique, affecté au Commandement pour l’Afrique, puisque ce dernier a été mis en service il y a deux ans. La zone de responsabilité du groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique comprend Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, le Yémen, ainsi que ces pays de l’océan Indien : les Comores, Maurice et Madagascar. Au début de 2002, les États-Unis ont déployé 800 troupes des opérations spéciales au Camp Lemonnier pour mener des opérations clandestines au Yémen, situé en face du Djibouti, de l’autre côté du golfe d’Aden. Il y a maintenant environ 2000 troupes étasuniennes dans le pays et 3000 troupes françaises sur cette base militaire décrite comme la plus grande de la France à l’étranger. Au début de la décennie, l’Allemagne a déployé 1200 troupes à Djibouti avec des forces espagnoles et néerlandaises. La Grande-Bretagne a ajouté des troupes en 2005. En tout, il y a entre 8000 et 10 000 personnels militaires des pays membres de l’OTAN à Djibouti. Le Pentagone a utilisé le Camp Lemonnier, le port de Djibouti et l’aéroport international du pays pour lancer des attaques au Yémen et en Somalie, et les troupes françaises au pays ont assisté Djibouti dans son conflit armé avec sa voisine l’Érythrée en 2008. La France utilise le pays pour entraîner ses troupes pour la guerre en Afghanistan et le Pentagone s’en est servi pour soutenir l’invasion de la Somalie en 2006. Habituellement, un porte-avions, au coeur d’un groupe aéronaval d’attaque, est affecté à la 5e Flotte des États-Unis. Avec l’arrivée de l’USS Lincoln se joignant à l’USS Truman ce mois-ci dans la mer d’Oman, deux porte-avions sont maintenant
affectés à cette flotte. L’USS Lincoln est accompagné d’un destroyer lance-missiles et « amène plus de 60 aéronefs additionnels à ce théâtre en soutien à l’opération "Liberté immuable" [2] ».

 

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Le groupe d’attaque de l’USS Truman comprend quatre destroyers équipés du système Aegis et pour des missiles antimissiles balistiques Standard Missile-3, d’un croiseur lance-missiles et de la frégate allemande FGS Hessen. Le Carrier Wing 3 rattaché au porte-avions comprend trois escadrons d’avions de combat, un escadron naval d’interception et d’attaque, ainsi que des escadrons de détection aérienne avancée, d’attaque électronique et d’hélicoptères anti-sous-marins. Depuis qu’il est passé par le canal de Suez le 28 juin et jusqu’à la fin du mois dernier, le Carrier Wing 3 avait « complété plus de 3300 sorties aériennes et enregistré plus de 10 200 heures de vol, dont plus de 7200 en appui aux forces terrestres de la coalition en Afghanistan [3] ». Sept mille matelots et marines sont rattachés au groupe aéronaval d’attaque USS Truman.


Préalablement, peu après son entrée dans la mer Méditerranée en mai, l’USS Truman a engagé le combat avec son semblable, le porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle, lors d’exercices d'interopérabilité interarmées à Marseille. Des avions de guerre français ont atterri sur le pont du Truman et des avions étasuniens sur celui du Charles de Gaulle. Le porte-avions français a été renvoyé au port pour des réparations le jour où il prenait la mer pour « une mission de quatre mois visant à appuyer le combat en Afghanistan [mais] il reprendra le temps perdu en mer et son itinéraire ne changera probablement pas » Sa nouvelle mission, la première depuis 2007, « est de se joindre à la bataille contre la piraterie au large de la Somalie dans l’océan Indien et à la mission de l’OTAN en Afghanistan ».


« La nouvelle mission du navire est de se joindre au combat contre les pirates qui a lieu au large de la côte somalienne dans l’océan Indien, [où une] mission de l’OTAN est en cours [4]. » Des porte-avions nucléaires constituent un choix étrange pour faire face à la piraterie. Le déploiement de l’OTAN en question est l’opération Ocean Shield, inaugurée en août 2009 et prolongée jusqu’à la fin de 2012. Les 1er et 2e Groupes de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN, lesquels ont également visité Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et participé à des manoeuvres navales interarmées avec le Pakistan, à l’extrémité est de la mer d’Oman, effectuent des rotations pour l’opération dans le golfe d’Aden. L’opération étasunienne « Liberté immuable » inclut 16 pays au total : l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, Cuba (baie de Guantánamo), Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Jordanie, le Kenya, le Kirghizistan, les Philippines, les Seychelles, le Soudan, le Tadjikistan, le Turquie et le Yémen. Les efforts de l’OTAN égalent et renforcent ceux du Pentagone sur toute la largeur de la mer d’Oman, de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale et du Sud. Lors de son sommet à Istanbul en Turquie en 2004, l’OTAN a lancé l’Initiative de
coopération d’Istanbul afin d’établir un partenariat militaire avec les six États membres du Conseil de coopération du Golfe, soit Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, et, entre-temps, a fait de la coopération et des échanges militaires avec eux [5]. Les Émirats arabes unis ont fourni des troupes à l’OTAN pour la guerre en Afghanistan et hébergent une base aérienne secrète pour le transit des troupes et de l’équipement vers la zone de guerre.

 

http://www.cualdemeze.fr/public/webIRAN-THE-NEXT.jpghttp://www.secret-realite.net/modules/linkup/img/majiniran9.jpg


En mai 2009, le président français Nicolas Sarkozy a ouvert une base militaire aux Émirats arabes unis, la première base française permanente dans le golfe Persique et la première à l’étranger depuis 50 ans. Avec ses bases navale et aérienne et son camp d’entraînement, l’ouverture de cette installation a donné l’impression d’une démonstration de force contre l’Iran, qui se dispute avec les Émirats arabes unis l’île d’Abu Moussa dans le golfe Persique.


Les forces de l’OTAN opèrent également à partir de bases au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan.
L’Alliance de l’Atlantique Nord a lancé plusieurs attaques d’hélicoptères de combat au Pakistan depuis la fin du mois dernier et a tué trois soldats pakistanais le 30 septembre.
Cent vingt mille troupes provenant d’environ 50 pays servent sous l’égide de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l’OTAN en Afghanistan.


Cette année, l’OTAN a transporté des troupes ougandaises par avion en Somalie pour qu’elles prennent part au conflit armé dans ce pays.


Le porte-avions Charles de Gaulle en route vers la mer d’Oman, également pour appuyer la guerre en Somalie ainsi que pour des opérations au large de la côte somalienne, a été commandé en 2001. Sept mois plus tard il est parti pour la mer d’Arabie pour appuyer l’opération « Liberté immuable » et la guerre en Afghanistan. Le 19 décembre cette année-là, des avions d’attaque Super Étendard et des chasseurs Rafale ont décollé de son pont pour effectuer des bombardements et des missions de reconnaissance, plus de 140 au
total.


Les avions de guerre Super Étendard et Mirage affectés par la suite en mars au Charles de Gaulle on lancé des attaques aériennes avant et durant l’opération Anaconda dirigée par les États-Unis.

 

http://www.vosgesmatin.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=6764350http://a6.idata.over-blog.com/2/47/37/13/-3--fin-5.9/taserlib_dees.jpg


Lorsque le porte-avions français arrivera dans la mer d’Oman ce mois-ci, il sera accompagné de deux frégates, d’un sous-marin d’attaque, d’un navire-citerne ravitailleur, de 3000 matelots et de 27 aéronefs : 10 chasseurs Rafale F3, 12 avions d’attaque Super Étendard, 2 avions d’alerte lointaine Hawkeye et trois hélicoptères.


Selon le commandant du groupe, le contre-amiral Jean-Louis Kerignard « la force aiderait les marines alliées à combattre la piraterie au large de la côte somalienne et enverrait des jets pour appuyer l’OTAN dans le ciel afghan ».


Les navires s’entraîneront avec des alliés de l’Arabie Saoudite, de l’Inde, de l’Italie, de la Grèce et des Émirats arabes unis et feront deux escales à la base française de Djibouti avant de retourner en France en février 2011 [6].


En comptant le groupe aéronaval d’attaque composé de l’USS Lincoln et de l’USS Truman, il y aura trois porte-avions, dix autres navires, un sous-marin d’attaque et pas moins de 150 aéronefs militaires dans la mer d’Oman. Cela s’ajoute aux cinq navires de guerre du 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN déjà dans ce théâtre, aux 14 à 15 navires de la CTF 150 et probablement à une douzaine d’autres avec les CTF-151, CFT-152 et CTF-158. Une formidable armada couvrant la mer d’un bout à l’autre.


En ce qui a trait au nord de la mer d’Oman, du golfe d’Oman et du golfe Persique, le 21 octobre les États-Unis ont annoncé un contrat de vente d’armes de 60 milliards de dollars avec l’Arabie Saoudite pour des chasseurs perfectionnés, des hélicoptères, des missiles et d’autres armes et équipements, « le plus gros contrat de vente d’armes de l’histoire des États-Unis selon une agence de presse occidentale [7] ».

 

http://mecanopolis.files.wordpress.com/2008/08/z5id.jpg


Des bases militaires étasuniennes entourent l’Iran
Le mois dernier le Financial Times a dévoilé que Washington prévoit vendre des armes à l’Arabie Saoudite, au Koweït, à Oman et aux Émirats arabes unis pour une valeur de 123 milliards de dollars. En janvier de cette année, des rapports ont fait surface concernant des plans de la Maison-Blanche pour la vente de batteries de missiles Patriot à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et à l’Arabie Saoudite. Par ailleurs, la Marine des États-Unis patrouille dans le golfe Persique avec des navires de guerre équipés de missiles intercepteurs Standard Missile-3 [8].

 

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Relativement à l’est de la mer d’Oman, la secrétaire d’État Hillary Clinton a annoncé le 23 octobre un plan d’aide militaire de cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars au Pakistan. On rapporte également que la visite du président Obama en Inde prévue le mois prochain aura entre autres pour but une importante vente d’armes qui fera des États-Unis le principal fournisseur d’armes de l’Inde, évinçant ainsi la Russie.

 

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La progression monumentale des ventes d'armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d'Oman sont sans précédent. Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.


L’Occident, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN intensifient les opérations militaires dans la région, de l’Asie à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient. Le théâtre d’opérations s’est récemment élargi, allant de l’Asie du Sud à la péninsule d’Arabie, avec des attaques de drones et d’hélicoptères au Pakistan et des frappes de missiles de croisière au Yémen.


Une guerre qui a commencé au début du siècle en est à sa dixième année et tout porte à croire qu’elle sera permanente.


Notes
1) CBS News, October 18, 2010
2) Navy NewsStand, October 17, 2010
3) Navy NewsStand, September 26, 2010
4) Associated Press, October 14, 2010
5) NATO In Persian Gulf: From Third World War To Istanbul, Stop NATO, February 6, 2009,
http://rickrozoff.wordpress.com/2009/08/26/nato-in-persia...
6) Expatica, October 13, 2010
7) Deutsche Presse-Agentur, October 21, 2010
8) U.S. Extends Missile Buildup From Poland And Taiwan To Persian Gulf, Stop NATO, February 3,
2010, http://rickrozoff.wordpress.com/2010/02/03/u-s-extends-missile-buildup-from-poland-and-taiwanto-
persian-gulf


Article original en anglais : Ongoing Iran War Preparations? Arabian Sea: Center Of West's 21st Century
War, publié le 25 octobre 2010.
Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

 

MENACES
Préparations de guerre contre l'Iran ?

La mer d'Oman au centre de la guerre de l'Occident au 21e siècle
Source journal ou site Internet : Mondialisation.ca
Date : 5 novembre 2010
Auteur : Rick Rozoff

 

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19:02 Écrit par HUMANITAS dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guerre, iran, armée, mer d'oman, porte-avions, militaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/10/2010

Nos militaires, entre désarroi et patriotisme!

Les conclusions du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008,
ainsi que le processus qui a mené à sa rédaction, semblent avoir provoqué
dans le monde militaire une certaine frustration. Beaucoup, en particulier
chez les officiers, y voient un signe supplémentaire d’un véritable « déclassement »
de l’armée en France. Ce terme renvoie à une perte de puissance de l’outil militaire
mais aussi d’influence auprès des sphères décisionnelles, qu’accompagnerait une
indifférence croissante de la société française pour la politique de défense et ceux
qui la mettent en oeuvre. La perte de puissance irait de pair avec une perte de prestige.

 

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Aussi, nombreuses sont les voix qui s’élèvent au sein de l’institution, pour
dénoncer cette évolution et appeler à la reconquête, par le lobbying et par la plume,
de la place qui revient aux militaires.


Nos armées voient leur poids relatif diminuer, au moins en termes d’effectifs,
mais il convient toutefois de nuancer l’idée d’un déclin, ce jugement étant
avant tout affaire de perception. Ce n’est que par référence à un âge d’or largement
mythifié que se propage le sentiment d’un déclassement dans une institution dont
l’importance demeure, aux yeux de la population comme des décideurs, encore
considérable. Au-delà des faits et des chiffres, c’est donc la représentation que les
militaires se font de leur propre disgrâce, développée par contraste avec un passé
idéalisé, qui pourrait bien être à l’origine d’un tel sentiment.


Un certain pessimisme ambiant peut sans peine trouver des arguments
dans l’actualité récente. Il doit toutefois être nuancé et peut être contredit, ce qui
permettra de dresser un bilan plus positif. C’est ensuite en se référant aux mythes
présents dans l’imaginaire collectif du militaire français qu’il sera possible de mieux
comprendre son actuelle frustration et de relativiser, grâce à une mise en perspective
historique, la réalité d’un déclin.


« La déchéance d’une armée française méprisée par le pouvoir
et ignorée par le peuple »


La thèse du déclin s’appuie sur des éléments objectifs et chiffrés, mais aussi
sur des évolutions plus subtiles à appréhender et qui relèvent du « ressenti ».

 

Premier contributeur à « l’effort de guerre » des déficits publics, la Défense,
consent un sacrifice considérable en supprimant prochainement 54 000 postes
civils et militaires. Avec 225 000 hommes et femmes à l’horizon 2015 (civils compris),
les forces armées françaises atteindront les effectifs les plus bas qu’elles aient
connus depuis 1792. Le ministère de l’Intérieur, qui vient d’absorber la
Gendarmerie nationale, dépassera alors par le nombre de ses agents celui de la
Défense. Certes, pratiquement tous les autres ministères devront accepter une
déflation, mais aucune n’atteint cette ampleur : l’Éducation nationale devrait
perdre au plus 8 à 10 % de ses postes budgétaires dans les six prochaines années,
contre 18 à 20 % pour la Défense. À cette perte de poids relatif concédée au sein
de l’État s’ajoute la révision à la baisse de nombreux plans d’équipement. Ainsi
notre Marine verra-t-elle par exemple le nombre de ses frégates de premier rang
réduit à 18, seuil historique dans l’histoire de la Royale, même si les comparaisons
dans ce domaine ne sont pas toujours pertinentes.


Non seulement la Défense voit ses effectifs et le nombre de ses équipements
réduits de façon considérable, mais elle semble céder du terrain à d’autres acteurs,
que le Livre blanc met en avant. Ainsi la logique d’une vision globale de la sécurité
valorise-t-elle l’Intérieur, qui va jusqu’à lui « ravir » ses gendarmes. C’est le
ministère des Affaires étrangères, qui assurera le pilotage interministériel des crises
extérieures, prenant à la Défense un leadership que l’état-major des armées aurait
pu légitimement revendiquer.

 

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Cette régression, manifestée dans les chiffres et les structures, trouverait par
ailleurs ses causes dans la perte d’influence générale des militaires, « marginalisés »
dans le débat d’idées et réduits au rôle d’exécutants. Les années 2000 confirmeraient
donc la « défaite des généraux » et l’échec de leur stratégie d’influence décrite
dès 1994 par le journaliste Samy Cohen. La présence de seulement 6 d’entre eux
(dont un officier général de la Gendarmerie nationale et un contrôleur général des
armées) sur les 37 membres de la commission du Livre blanc de 2008 révélerait le
peu d’intérêt à recueillir l’avis d’une expertise vue comme une corporation dans un
processus dont l’objectif pouvait bien être de « trancher dans le vif ». À titre de
comparaison, la Commission du Livre blanc de 1996 comptait, pour 30 membres,
8 officiers généraux. Cette régression serait liée aux difficultés qu’éprouve depuis
plusieurs décennies l’institution à rayonner et à être reconnue pour sa contribution
au débat stratégique : dans ce domaine, la réflexion serait accaparée par les experts
civils ou les instituts privés et on semble chercher en vain les nouveaux Beaufre ou
Poirier. Détail symbolique mais révélateur, l’Académie française ne compte plus de
militaire dans ses rangs depuis la mort du maréchal Juin en 1967, tandis qu’elle en
comptait 3 en 1930.


Les mesures drastiques de la nouvelle politique de défense traduiraient également
une méconnaissance et une incompréhension croissantes d’un pouvoir qui,
de plus en plus étranger aux questions militaires, n’écouterait plus son armée et se
concentrerait sur les problèmes de sécurité intérieure : la relégation du ministère de

la Défense au 11e rang protocolaire dans l’actuel gouvernement illustrerait cette
déconsidération. Il s’agirait là d’une tendance lourde dans le monde politique, les
nouvelles générations de responsables et d’élus n’ayant ni l’expérience de la guerre,
ni celle du service militaire : les anciens militaires sont pratiquement absents de la
représentation nationale, tandis que la IIIe République a compté 55 ministres et
220 députés issus des armées. La politique de défense serait ainsi, à leurs yeux, au
mieux une politique publique comme une autre, au pire un gisement d’économies,
en aucun cas une priorité, laquelle ne pourrait susciter que l’incompréhension de
la population.


C’est enfin aux yeux de cette population que les militaires verraient une
preuve ultime de leur déclassement, le désintérêt des politiques faisant écho à celui
de l’opinion publique. Il y aurait ainsi dans la communauté nationale une perte de
prestige de l’institution, ce qui expliquerait en partie ses difficultés à recruter et à
fidéliser. À cela il faut ajouter le sentiment d’une incompréhension de la part d’une
société communément jugée comme individualiste et imperméable aux valeurs
militaires. Un fossé d’indifférence se creuserait entre la France et ses militaires.


L’ensemble de ces évolutions composerait le Requiem d’une armée en perte
de vitesse. Dépossédée de son prestige auprès des Français et de leurs élites, son histoire
récente serait celle d’une déchéance et les orientations du Livre blanc constitueraient
la dernière étape en date de cette régression ininterrompue.


Une perception à relativiser, voire à contester
Si certains des arguments exposés plus hauts sont avérés, ils doivent cependant
être mis en perspective avec d’autres évolutions qui permettent de nuancer la
thèse du déclin.


Tout d’abord, les armées conservent un poids considérable en matière budgétaire.
Certes, le Royaume-Uni, puissance aux ressources et aux ambitions comparables,
fournit un effort supérieur au nôtre, avec 2 % du PIB. Le budget français
demeure toutefois le deuxième au niveau européen, en volume comme en pourcentage
de la richesse nationale. De plus, si les crédits baissent de 2,6 % en 2010,
ils avaient augmenté de 5,4 % en 2009 et la loi de programmation militaire (LPM)
2009-2014 est jusqu’à présent respectée. En outre, le chef de l’État s’est engagé à
consacrer 377 milliards d’euros à la Défense d’ici 2020 et les crédits votés en 2009
et prévus pour 2010 donnent à celle-ci une priorité budgétaire qui vise à s’inscrire
dans la durée ; même s’il faut se garder de toute naïveté dans ce domaine, le budget
de la Défense étant traditionnellement la variable d’ajustement de la dépense
publique et les promesses politiques « n’engageant que ceux qui y croient », selon
la formule consacrée. Cet effort, consenti par une majorité élue sur un programme
d’assainissement des finances publiques, et maintenu en temps de crise, témoigne
de la reconnaissance par l’exécutif et les élus de l’importance de la défense. Cela

prouve qu’il existe un relatif consensus sur la nécessité pour la France de peser dans
les affaires du monde et donc de disposer de forces crédibles et présentes dans tout
l’éventail des capacités.


S’agissant de la place des militaires dans « l’appareil d’État » et leur influence
dans la prise de décisions, on peut également nuancer le pessimisme ambiant.
La dernière réforme du statut du chef d’état-major des armées valorise sa fonction
et apparaît comme un arbitrage net en faveur du premier des officiers pour les
questions opérationnelles. Conseiller du président de la République et du gouvernement
pour les questions de défense, c’est bien lui que l’on a vu « en première
ligne » devant les médias lors des affaires récentes de piraterie dans la corne de
l’Afrique. De plus, l’état-major particulier du président de la République est une
structure qui place des officiers au plus près du chef des armées. Or, dans la
Ve République, véritable « monarchie républicaine », posséder un accès privilégié
au chef de l’État, c’est pouvoir éclairer les décisions. Présents auprès de l’exécutif,
les militaires n’ont pas non plus disparu des préoccupations du pouvoir législatif.

 

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En effet, avec la révision de l’article 35 de la constitution, c’est désormais aux parlementaires qu’il appartient de décider de l’engagement de nos troupes en opération
au-delà de quatre mois. Cette évolution, qui répond à une préoccupation
exprimée par certains élus, témoigne de l’intérêt porté par la représentation nationale
aux questions de Défense et ne pourra que le renforcer. Dans ce domaine,
l’Afghanistan a sans doute largement contribué à sensibiliser les parlementaires aux
problèmes rencontrés en matière d’équipements et aux défis posés par les nouveaux
engagements opérationnels.


Quand au désintérêt des Français pour leurs militaires et pour la Défense,
c’est une idée reçue qu’il convient non de relativiser mais de contredire car les
forces armées n’ont pratiquement jamais été aussi populaires. La dernière enquête
d’opinion réalisée pour la Dicod à ce sujet fait ressortir 84 % d’opinions favorables,
chiffre qui s’inscrit dans la continuité d’un indice de popularité maintenu au dessus
de 80 % depuis 2002. La très bonne image des armées s’accompagne d’une
solidarité budgétaire. Début 2009, en pleine crise économique, une nette majorité
de Français considérait que la situation internationale justifiait un effort supplémentaire
dans les dépenses militaires (57 % des personnes interrogées, contre 34
en faveur d’une réduction). Une majorité encore plus large (63 %) approuvait l’engagement
pris par le président de la République d’augmenter le budget de la défense.


Prêts à accorder aux armées une part substantielle de leurs impôts en période de
« vaches maigres », les Français se montraient également soucieux du maintien de
leurs effectifs, 60 % des personnes interrogées jugeant la réduction de format non
appropriée « au vu du contexte international actuel ». Au final, le baromètre de la
défense commandé par la Dicod début 2009 montrait que l’opinion publique avait
une image positive de son armée et s’inquiétait des moyens qui lui étaient alloués.
L’étude faisait également apparaître que 30 % des personnes interrogées avaient
forgé leur opinion sur des contacts directs avec des militaires de carrière, ce qui

montre que la disparition du service national n’a pas totalement coupé la France
de ses militaires.


Ces chiffres devraient rassurer ceux qui, dans l’institution, pensent que la
Nation s’éloigne de ses armées. L’émotion manifestée dans l’opinion publique à
l’occasion de l’embuscade d’Uzbin, même si elle doit beaucoup à la médiatisation
particulière de ce drame, traité comme un fait divers, est une preuve supplémentaire
de l’attachement que les Français conservent pour leurs armées. Certes les
manifestations de soutien sont chez nous moins démonstratives qu’en Amérique
du Nord (les pertes sont sans commune mesure : le Canada compte 133 tués au
combat en Afghanistan, les États-Unis 932, source www.icasualties.org), mais on
constate une réelle empathie, y compris journalistique, pour le sort des militaires
engagés en Afghanistan (ce qu’il ne faut pas confondre avec le soutien de l’opinion
publique à notre engagement dans ce théâtre). Les reportages consacrés à ce sujet,
rassemblent une audience importante et, plus généralement, les sujets militaires,
récurrents, sont des valeurs sûres de l’audimat, ce qui témoigne d’un intérêt réel.


Le déclin des armées françaises serait donc loin d’être une évidence. C’est
bien dans un contexte de paix relative, même s’il est marqué par l’incertitude, et de
rigueur budgétaire sur fond de grave crise économique, qu’il faut considérer les
réformes appliquées aux armées. Dans cette perspective, la France maintient un
effort considérable, approuvé par une opinion publique très favorable à ses militaires.

 

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La nostalgie d’un « âge d’or fantasmé »
Ayant tenté de démontrer que la réalité était largement en décalage avec la
perception qu’en ont les militaires, il s’agit de comprendre ce qui crée ce sentiment
de déclassement. Au-delà des causes immédiates décrites plus haut, il pourrait trouver
une origine plus profonde dans l’imaginaire collectif du militaire français.


Pendant au moins deux siècles, ce dernier a tenu les fonctions de rempart et de
pilier de la Nation ; il a ainsi pu incarner la figure du héros. Tel est l’âge d’or révolu
que se représentent sans doute plus ou moins consciemment les armées françaises
et c’est de la nostalgie de cet « avant » mythifié que naît également l’idée de
la « déchéance ».


Les armées françaises se souviennent en effet qu’il n’y a pas si longtemps
elles faisaient corps avec la Nation. Elles constituaient alors, avec l’école, un des
piliers structurants de la société française et se voyaient reconnues comme telles.
Cette armée de conscription, qui voyait passer dans ses rangs la totalité de la jeunesse
mâle du pays, était nécessairement familière de la population qui, en retour,
la connaissait bien. Or, depuis la suspension du service national, le passage sous les
drapeaux ne fait plus partie du vécu commun des Français. Toutefois cette expérience
partagée de la chose militaire ne correspond qu’à une période limitée de notre histoire nationale. Si la loi Jourdan date de 1798, la conscription n’aura été universelle et égalitaire que de 1905 à 1997 (le service militaire, recréé par la loi Gouvion Saint Cyr en 1818, ne devient personnel qu’en 1872, universel qu’en 1889 et égalitaire qu’en 1905 lorsque sa durée est fixée à deux ans pour tout le monde), « levée en masse » et mobilisations mises à part.

Encore les exemptions ont-elles été massives dans les années 20 ainsi qu’à partir des années 80.

Cette période n’est finalement qu’une parenthèse, dans la longue histoire des armées
françaises organisées et permanentes qui remonte à 1445, avec la création des
compagnies d’ordonnance par Charles VII.


De plus, l’image fusionnelle de la Nation et de son armée, dont l’union
était consacrée par la conscription, relève largement de l’histoire idéalisée : alors
que le service national n’existe plus, l’institution bat des records de popularité.


Quant à l’antimilitarisme, il a été récurrent dans la société française dès le XIXe
siècle : depuis les républicains des barricades de 1830 jusqu’aux comités de soldats
des années 70 en passant par les anarchistes de la Belle Époque, l’institution n’a
pas manqué de détracteurs. Au-delà de ces militants pas toujours représentatifs,
l’hostilité a pu concerner des catégories entières de la société. Ainsi il y a eu, au
début du XXe siècle, un antimilitarisme important dans le monde ouvrier qui
voyait dans le soldat l’outil de la répression sociale, ou même au sein d’une certaine
paysannerie opposée à un service militaire qui l’arrachait à sa terre. Si le pacifisme
est toujours en vogue (31 % des Français préfèrent la domination d’une
grande puissance à la perspective d’une guerre !), l’antimilitarisme en France est
bien une idée du passé, morte sans doute avec la conscription.


La fin du service national, qui prive les armées de leur fonction intégratrice
et structurante sur le plan social, correspond à la disparition d’une menace directe
et vitale, et avec elle du rôle de rempart dévolu à l’institution. « Malheureusement »,
la France n’a plus d’ennemi structurant. Les nouvelles menaces, toujours plus nombreuses
et terrifiantes décrites par le menu au fil de l’abondante littérature spécialisée,
peinent à lui en fournir un, même si la figure du terroriste, confuse et
fourre-tout par ailleurs, paraît en produire l’ébauche. Mais même en Afghanistan
notre pays n’est pas en guerre. Or le militaire a besoin d’un ennemi, par tradition
et par vocation, mais aussi pour justifier son existence et ses exigences auprès de la
Nation. N’étant plus celui qui accepte de se sacrifier pour la cité menacée dans sa
survie, il doit alors assumer le rôle « d’aventurier » au service de la République.


Peut-être cela participe-t-il d’une forme de désacralisation du métier, la gestion de
crise n’ayant pas le caractère absolu de la résistance à l’envahisseur. Pourtant, il n’y
a là aucune nouveauté : les soldats de Yorktown ou de Sébastopol étaient eux aussi
des « aventuriers » dont l’engagement échappait largement à la compréhension des
Français.


Conséquence directe de ce qui précède et signe de l’évolution des mentalités,
le militaire n’a plus la place qu’il occupait dans l’imaginaire collectif. Le vrai
héros aujourd’hui, c’est le journaliste ou l’humanitaire, et aussi le pompier ! Si les

armées jouissent d’un capital sympathie inégalé, ses membres demeurent ceux dont
le métier est avant tout de donner la mort, même si cela n’est pas exclusif d’autres
missions plus généreuses ou séduisantes. Cette réalité, rappelée par l’actualité
récente, suscitera toujours quelque incompréhension dans une Europe pacifiée.


Peut-on d’ailleurs vraiment s’étonner qu’en l’absence de nécessité la jeunesse ne se
précipite pas aux portes des centres de recrutement pour obtenir le grave privilège
d’administrer la mort et le terrible honneur de la recevoir ? De là découlent sans
doute en partie les difficultés auxquelles nous sommes confrontés pour recruter,
mais il faut garder à l’esprit que cette situation constitue plutôt une constante dans
notre histoire militaire. Les sergents-recruteurs de l’Ancien régime, déjà, étaient
obligés de recourir à tous les subterfuges pour combler les besoins de leurs régiments
en « volontaires ». Si la conscription a ensuite réglé la question des effectifs
pour la troupe, les écoles d’officier n’ont pas toujours eu pléthore de candidats, loin
s’en faut. Ce fut particulièrement vrai au XIXe siècle, après la fin de l’aventure
napoléonienne, mais aussi pendant l’entre-deux-guerres, ainsi que de Gaulle le
déplorait dans Le fil de l’épée.


Quant à l’influence perdue des militaires auprès des politiques, elle tient
également en partie du mythe. Leurs relations avec le pouvoir ont rarement été
pacifiées. Du 18 Brumaire au putsch d’Alger, en passant par la tentation boulangiste
et le « coup d’état démocratique» de 1958, l’histoire a fourni au politique
quelques raisons de se méfier du militaire. À une méfiance chronique du pouvoir,
qui est allé avec Clemenceau jusqu’à se « mêler » de la conduite des opérations, fait
écho une défiance presque culturelle de l’institution pour la classe politique, soupçonnée
d’être, à gauche, « militaro sceptique » par culture et, à droite, avare des
deniers publics par principe. Pouvait-on parler de confiance et de considération
quand la Restauration plaçait en demi-solde les nostalgiques de l’Empire ou quand
les fiches du général André * jetaient le trouble dans le corps des officiers ? Dans
ce contexte de méfiance mutuelle, les militaires français ont rarement été aussi
influents qu’ils le souhaitaient. Les arbitrages budgétaires se sont rarement faits en
leur faveur en période de paix, même s’il n’y a dans cette perspective historique
aucun motif de consolation.

 

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OPINIONS
* LES FICHES DU GÉNÉRAL ANDRÉ
Nommé ministre de la Guerre en 1900, le général Louis André, qui doutait de la fidélité de l’armée à la République, fit réaliser 19 000 fiches sur les opinions politiques et religieuses des officiers. Le scandale éclata en 1904 et « l’affaire des fiches », qui faillit faire tomber le gouvernement, entama sérieusement le moral et la cohésion du corps des officiers.


Il semble donc qu’il existe dans les armées une tendance à idéaliser le passé
de ses rapports avec la société et les dirigeants, lesquels ne lui ont jamais été
complètement acquis. Cette propension à imaginer un âge d’or n’est certes pas
propre à l’institution, mais y semble plus développée qu’ailleurs. C’est sans doute

dans la culture militaire qu’il faut trouver une explication à ce phénomène.


L’armée, au sens générique du mot, pour maintenir sa cohésion et transmettre ses
valeurs, honore ses anciens, glorifie ses morts et cultive ses traditions. Le discours
légitime qu’elle tient sur elle-même, en interne, relève de l’historiographie et doit
permettre à ses membres de s’approprier un certain nombre de mythes, utiles par
ailleurs. De cette idéalisation du passé naît la frustration du présent, d’autant plus
que les militaires, volontaires pour une vie de contrainte et de danger, ressentent le
besoin d’être admirés et reconnus par leur peuple et leurs dirigeants.


Ainsi, en cette période de paix relative et de crise économique mondiale, il
convient de relativiser un discours souvent entendu sur la « déchéance des
armées », le sentiment de déclassement ressenti par une partie de ses membres, et
en particulier de ses cadres, paraissant largement exagéré. Le déclin est donc plus
dans les représentations que se font les militaires d’eux-mêmes et de leur passé que
dans la réalité.


ÉLÉMENTS DE BIBLIOGRAPHIE
Michel L. Martin : « Le déclin de l’armée de masse en France », note sur quelques paramètres organisationnels, Revue française de sociologie, 1981.
Samy Cohen : La défaite des généraux, le pouvoir politique et l’armée sous la Ve république ; Fayard, 1994.
Baromètre externe de la défense de janvier 2009 réalisé par l’institut BVA au profit de la Dicod, questions 25, 29, 41, 67, 21.

 

Source IHEDN

La chute ? La place des militaires en France
Le chef de bataillon Thomas Bertreux était stagiaire au Collège interarmées de
défense, promotion Maréchal Lyautey (2009-2010).

 
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