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28/02/2011

GEOPOLITIQUE DE LA CULTURE

Il fut un temps où tout paraissait clair : les défenseurs de la laïcité, de la République et de la société ouverte étaient les héritiers des Lumières. La xénophobie, le racisme, l'antisémitisme, bref la peur de l'autre, c'était l'extrême droite. Mais, par-delà les discours dénonçant le racisme et l'antisémitisme, c'est une victimisation sélective qui s'est imposée.

 

La tolérance a été érigée en absolu, alors que les actes antisémites se multiplient et qu'un nombre croissant d'enseignants renoncent à enseigner la Shoah en raison des pressions qu'ils subissent. L'assimilation républicaine a été largement abandonnée. Les appartenances ethniques ou religieuses, que l'antiracisme avait initialement pour projet de rendre invisibles, sont désormais valorisées.

 

http://lycees.ac-rouen.fr/st_adjutor/images/culture_religion_01p.jpg


Par une sorte de manichéisme inversé, certains en sont venus à penser que l'autre avait toujours raison. Ce faisant, ils ont confondu les hommes et leurs idéologies, aussi réactionnaires et antidémocratiques soientelles.


Le succès du discours sur l'islamophobie, impulsé par l'imam Khomeyni, n'a pas d'autre origine.


Qu'importe alors que les islamistes soient hostiles à la laïcité, aux droits des femmes ou des homosexuels...


Ils sont d'origine étrangère. De surcroît, eux ou leurs parents ou grands-parents viennent d'anciens pays colonisés. Cela doit suffire. Ainsi, un vrai piège est tendu visant à dissuader quiconque de se prononcer, sans outrance mais également sans nier les problèmes, sur l'islam et ses débordements. Dès lors que l'on identifie tout examen critique à une manifestation de "national-populisme", voire pire, la conclusion s'impose : celui qui s'y risque fournit, de ce fait même, la preuve de ses penchants malsains. Au cas où cette logique ne serait pas suffisante pour annihiler toute velléité de débat, on peut toujours dénoncer un supposé "intégrisme laïque". On suggère par là qu'en prônant la résistance à des exigences qui n'ont été satisfaites pour aucune autre religion, la laïcité se montre aussi obtuse, pour ne pas dire totalitaire, que les intégrismes religieux. Il est étonnant que personne encore n'ait songé à parler d'un "intégrisme démocratique" pour stigmatiser ceux qui dénoncent les mouvements qui entendent placer la politique sous la domination du religieux. Enfin, dernière parade pour tuer le débat, on tente de mettre la démocratie libérale en contradiction avec elle-même en prétendant qu'au nom même de la tolérance dont elle se réclame, elle devrait accepter toutes les conceptions, y compris celles qui travaillent à sa perte.


Usage politique d'une religion
Pourtant, même si certains combattent l'islamisme pour des mauvaises raisons, cela n'absout en rien ceux qui le soutiennent, tout en se réclamant de la gauche. Ceux-là s'opposent de facto à ses valeurs fondamentales et n'en gardent que l'étiquette. Cette confusion s'explique, semble-t-il, par le refus de voir que l'altérité, généralement perçue comme une source d'ouverture des esprits, peut également être le vecteur de l'intégrisme, de l'obscurantisme, de la fermeture. On nous rétorquera qu'il est impossible de séparer les individus de leur religion et que la plupart des personnes d'origine musulmane ne sont ni fondamentalistes ni extrémistes. C'est exact. Pour les uns, la religion est un guide de vie personnel, qui ne devrait pas les empêcher de respecter les règles républicaines et d'accepter un examen critique, fût-il sévère, de leur religion. Pour d'autres, il s'agit de remettre en cause la laïcité, voire d'introduire les règles de la charia dans les pays dans lesquels ils vivent. L'islam se transforme alors en islamisme. La religion devient idéologie.

 

Cette conception gagne du terrain moins par des actes de violence, que, petit à petit, patiemment, en arrachant une concession après l'autre. C'est bien à ce processus qu'il convient de résister pour préserver notre modèle de société. On ne peut accepter, sous prétexte de respect des minorités, que des communautés soient soumises aux préceptes inspirés par l'usage politique d'une religion, ni que des mouvements intégristes parviennent à imposer à l'ensemble de la société une autocensure, synonyme de régression du droit d'expression et donc de critique. L'ouverture à l'autre sera d'autant mieux acceptée qu'elle n'apparaîtra pas comme le support d'une idéologie hostile aux principes démocratiques et républicains. De ce point de vue, ceux qui stigmatisent toute critique de l'islam et de ses dérives rendent un bien mauvais service aux musulmans qui n'adhèrent pas aux discours des radicaux. Les concessions faites à ces derniers apparaissent comme une trahison de ceux qui viennent en Europe pour fuir l'obscurantisme liberticide de leur pays d'origine. On ne définira pas une stratégie claire en la matière en alternant une politique de l'autruche et des discours sans lendemain sur l'"islam en France" et l'"islam de France". En refusant le débat, ceux qui devraient être les plus ardents défenseurs de la laïcité et des valeurs républicaines renoncent à les défendre et laissent la voie libre à la confusion et aux extrémistes de tous bords.

 

S’ouvrir à l’autre : oui. A son idéologie, non.
Source, journal ou site Internet : Le Monde
Date : 25 février 2011
Auteur : André Grjebine, directeur de recherche à Sciences-Po - Centre d’études et de
recherches.

16:45 Écrit par HUMANITAS dans Histoire - Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lumières, racisme, antisémitisme, xénophobie, islamisme, religion, musulman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/02/2011

L'enseignement confronté au communautarisme...

Le 28 janvier, le Haut Conseil à l’intégration a remis à François Fillon un rapport édifiant sur “les défis de l’intégration à l’école”. Extraits.


"À tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis par le HCI font état d’obstacles croissants.
Ainsi, il n’est plus rare que, dès l’école primaire, des parties du programme soient refusées : alors que le programme d’histoire en CM1 prévoit expressément « les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain », au même titre que l’étude « des conflits et échanges en Méditerranée au Moyen Âge : les croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’islam », des enseignants se voient systématiquement opposer un refus de parents musulmans à l’étude, par leurs enfants, de la christianisation.

 

http://img200.imageshack.us/img200/1155/articlefoulardecole.jpg

 

Les mouvements migratoires, conséquences des croisades, sont remis en cause au prétexte que les chevaliers n’ont pas existé ou que, dans le meilleur des cas, ils n’ont jamais atteint le Proche-Orient !
Qui imaginerait que l’éducation musicale soit contestée ? Pourtant, des enfants refusent de chanter dans une chorale ou de jouer de la flûte à bec au prétexte d’une interdiction religieuse. […] Il arrive que des enseignants, désemparés devant le peu d’élèves à la piscine lors du ramadan, cherchent auprès de l’imam le plus proche la justification religieuse à pouvoir suivre les cours dispensés. Par une volonté de bien faire, ces enseignants contreviennent alors au principe de laïcité et inscrivent de fait la religion comme ayant force de loi. […]


Dans le cadre de l’éducation civique, juridique et sociale, au lycée, le débat argumenté est de plus en plus difficile à mettre en place dans les établissements à forte population d’origine étrangère par crainte d’affrontements identitaires. Depuis peu, les professeurs du domaine scientifique ne sont pas davantage à l’abri de contestations, qu’ils doivent sans cesse contrer. L’évolutionnisme est remis en cause au profit d’une action divine ou créationniste imposée par l’élève, sans argumentation. Loin d’être marginales, ces contestations sont suffisamment récurrentes pour être remarquées et nous avoir été signalées au cours de nos auditions comme perturbant le bon déroulement des cours. […]

 

Pour des générations d’enfants d’immigrés, la remise en question de l’histoire ne s’est pas posée. La formule bien connue de “nos ancêtres les Gaulois”, aujourd’hui considérée comme assimilatrice, était conçue comme un moyen d’intégrer dans une même histoire des écoliers venus de pays différents. La France étant une terre de droit du sol, le lien qui unit les nationaux est un lien de communauté choisie qui s’incarne dans une histoire nationale.

 

Or, depuis plusieurs années, dans un nombre croissant d’établissements, les cours d’histoire sont le lieu de contestations ou d’affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune. […] Trois questions provoquent des situations de tension dans certains établissements : l’enseignement du fait religieux ; l’extermination des juifs d’Europe ; le Proche-Orient (le conflit israélo-palestinien). On peut y ajouter la décolonisation, notamment la guerre d’Algérie, et les États-Unis (guerre du Golfe, guerre d’Irak, attentats de septembre 2001).

 

L’enseignement du fait religieux est souvent assimilé à du catéchisme. Certains parents y voient des tentatives d’évangélisation. Plusieurs incidents sont liés à la visite de lieux de culte ou mémoriaux (refus de visiter des églises ou des mosquées, refus de visiter les cimetières de Verdun…). Des revendications religieuses se font jour : demande de pause pour la rupture du jeûne lors du ramadan, rupture du jeûne de professeurs musulmans avec leurs élèves dans un collège du nord de Paris, refus de représentation de figures humaines en cours de dessin… L’antisémitisme est souvent exprimé anonymement et peut se manifester lors des cours consacrés à l’enseignement du génocide des juifs : plaisanteries déplacées, refus de voir des films comme Nuit et Brouillard. Les tensions viennent souvent d’élèves qui s’affirment musulmans.


L’antiaméricanisme est souvent lié à l’antisémitisme. La vision du monde qui semble s’opérer est binaire : d’un côté, les opprimés, victimes de l’impérialisme des Occidentaux, et ce, depuis les temps les plus reculés, et de l’autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du tiers-monde. Cette vision fantasmée sert d’explication à l’histoire du monde et de justification aux échecs personnels."


Le rapport peut être consulté sur le site : www.ladocumentationfrancaise.fr

 

Les enseignants sous pressions communautaires
Source, journal ou site Internet : Valeurs actuelles
Date : 3 février 2011

13/12/2010

Internet: La Licra via Pharos, va nous surveiller! Enfin est-ce bien normal?

Brice Hortefeux a signé avec la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), une convention de coopération dans la lutte contre les dérives racistes sur l’Internet, dans les stades et dans les « échanges de statistiques » (Le Figaro, 2 décembre).

 

http://a34.idata.over-blog.com/1/37/10/83/logo.jpg

lire sur le site Licra


D’après la Licra, « cet accord consacre un important volet à l’échange d’informations entre le ministère et la Licra afin d’être capable de mieux quantifier, qualifier et appréhender les phénomènes racistes et antisémites ». La Licra serait chargée de « proposer une approche nouvelle dans la sensibilisation des agents de police et de gendarmerie ».

 



Par ailleurs, un observatoire du racisme serait créé et sa conduite en serait confiée sous peu au Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN). Dans une lettre adressée au ministre, le secrétaire général du Rassemblement pour l’indépendance de la France (RIF), Alain Bournazel, s’étonne que des missions qui relèvent du ministère de l’Intérieur, par essence régaliennes, puissent être déléguées pour parties à des structures associatives militantes et partisanes :

 

« Nous sommes certes, comme beaucoup de Français, fortement attachés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et nous partageons pleinement les ambitions que vous affichez de la sorte légitimement. Pour autant, ces valeurs partagées ne sauraient en aucun cas donner lieu à une confusion dommageable des attributions et des compétences de chacun. »

http://www.ladiffusiondulore.fr/120-171-medium/la-france-licratisee-enquete-au-pays-de-la-ligue-internationale-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme.jpg

 

Surtout, il s’étonne des missions confiées au plus haut des services de l’État à des groupements ouvertement communautaristes : « Nous sommes tout autant préoccupés par la création prochaine d’un observatoire du racisme qui pourrait être animé demain par une association qui affiche ouvertement ses objectifs communautaristes et dont la dénomination autant que les actions nous paraissent radicalement étrangères aux valeurs universalistes depuis toujours défendues par la France. » La démarche consacrerait effectivement « l’enracinement en France d’une inquiétante police de la pensée ».

 

La Licra missionnée pour surveiller l’Internet
Source, journal ou site Internet : Liberté
Date : 10 décembre 2010
Auteur : polique.com

 

http://medias.lepost.fr/ill/2008/10/19/h-20-1291792-1224377819.jpg

 

 

Ci-dessous l'info officiel:

 

 

 

Paris, le mercredi 1er décembre 2010

 

Signature d’une convention
avec la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme

 

 

Mercredi 1er décembre 2010, Brice HORTEFEUX, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration et Alain JAKUBOWICZ, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), ont signé une convention-cadre de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

 

Après avoir rappelé que « la lutte contre le racisme et la politique d’intégration vont de pair », le ministre est, tout d’abord, revenu sur les résultats obtenus, précisant qu’en nombre de faits constatés, de janvier à octobre 2010, ces phénomènes sont en recul par rapport à l’année dernière : 738 faits pour le racisme (-15%) et 412 pour l’antisémitisme (-45%).

 

Insistant sur la nécessité de poursuivre l’action engagée dans ce domaine, Brice HORTEFEUX a déclaré que « le combat contre le racisme et l’antisémitisme doit se renforcer ».

 

Il a ensuite présenté l’objectif de la convention : « mettre le savoir-faire de la Licra en synergie avec celui des forces de sécurité » et indiqué les différents secteurs dans lesquels va s’opérer cette collaboration :

 

  • la formation : désormais, tout au long des carrières, les forces de sécurité auront accès à des sessions de sensibilisation sur ce sujet, menées par la Licra ;
  • la coopération en matière de veille sur internet contre le racisme : réalisée conjointement au ministère de l’intérieur, avec la plate-forme spécifique « Pharos », cette action est également menée à la Licra ;
  • l’échange d’informations : la convention prévoit notamment la distribution de la documentation de la Licra dans les commissariats et les gendarmeries, l’établissement de contacts permanents entre les services du ministère et ceux de la Licra et l’échange des statistiques au plan national sur les actes racistes et antisémites ;
  • et l’aide aux victimes.

 

Enfin, le ministre a annoncé que la convention représente « un élément important du plan national de lutte contre le racisme que la France doit présenter en 2011 à ses partenaires de la convention de Durban sur l’élimination des discriminations ». Il a également indiqué qu’en tant que ministre de l’intérieur, il sera « le coordonnateur de ce plan au sein du gouvernement français ».

 

Brice HORTEFEUX : « la lutte contre le racisme est, pour moi, le contraire du communautarisme. Lutter contre le racisme, c’est donc, pour moi aussi, permettre une intégration harmonieuse à notre société, quelles que soient les origines de chacun. La lutte contre le racisme, c’est enfin, aussi, le soutien à la diversité ».

04/10/2010

Philippe PETAIN et les "Juifs"

Le document original de l’Etat français de Vichy établissant un statut des Juifs en octobre 1940, annoté de la main du maréchal Philippe Pétain qui en durcit le caractère antisémite, a été récemment découvert et authentifié, a annoncé dimanche à l’AFP l’avocat Serge Klarsfeld.Ce document a été remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme, a précisé l’avocat, célèbre chasseur d’anciens nazis, fondateur de l’Association des Fils et Filles des Déportés juifs de France.

 

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/66/Bundesarchiv_Bild_183-H25217,_Henry_Philippe_Petain_und_Adolf_Hitler.jpg

 

Son acquisition étant nouvelle, le Mémorial n’a pas encore décidé dans quelles conditions il serait exposé.
Ce «projet de loi» sur le «statut des Juifs» porte les annotations de Philippe Pétain, faites au crayon, qui en «remanient profondément» la nature, selon Me Klarsfeld. Déjà «extrêmement antisémite», le texte, une fois réécrit par Pétain, le devient encore davantage, assure-t-il.

 

STATUT DES JUIFS EN 1940 - Le document qui accable le maréchal Pétain

Le document original établissant les mesures antisémites du régime de Vichy et annoté de la main du maréchal Pétain vient d'être découvert et authentifié © AFP Photos Mémorial de la Shoah

 

Selon l’avocat et son fils Arno, qui a comparé leur graphie avec celle d’autres textes manuscrits de Pétain, il ne fait «aucun doute» que les annotations sont bien du chef de l’Etat français.


«La découverte de ce projet est fondamentale. Il s’agit d’un document établissant le rôle déterminant de Pétain dans la rédaction de ce statut et dans le sens le plus agressif, révélant ainsi le profond antisémitisme»


de Pétain, explique Me Klarsfeld.


Témoignage
Ce sont désormais tous les Juifs qui sont visés, qu’ils soient étrangers ou français. Alors que le projet initial prévoyait d’épargner «les descendants de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860», Pétain décide en effet de rayer cette mention.Le champ d’exclusion des Juifs est également considérablement élargi. La justice et l’enseignement leur sont désormais totalement fermés. De plus, ils ne peuvent plus être élus.


«Le principal argument des défenseurs de Pétain était de dire qu’il avait protégé les Juifs français. Cet argument tombe», affirme Me Klarsfeld. Jusqu’ici, les historiens ne pouvaient se référer qu’à un seul témoignage, en ce qui concerne Pétain et le statut des Juifs, celui de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Vichy, Paul Baudouin.


Dans un livre publié en 1946, ce dernier écrivait que lors du conseil des ministres du 1er octobre 1940, le gouvernement avait étudié «pendant deux heures le statut des Israélites. C’est le maréchal qui se montre le plus sévère. Il insiste en particulier pour que la justice et l’enseignement ne contiennent aucun Juif».

 

Statut des Juifs 1940 : découverte du texte original annoté par Pétain - Centrefrance
Le document original de l'Etat français établissant un statut des Juifs en octobre 1940, annoté de la main du maréchal Philippe Pétain qui durcit ces mesures antisémites, a été récemment découvert et authentifié.Durée: 02min02


Une mesure spécifiquement française, spontanée
«Le témoignage de Baudouin était formel, mais on pouvait le mettre en doute. Maintenant, on a la preuve définitive que le statut des Juifs relève de la volonté personnelle du maréchal Pétain», souligne Me Klarsfeld.


Selon l’avocat, l’ancien héros de Verdun voulait «montrer que la France méritait d’être inscrite parmi les premières nations dans le nouvel ordre européen. Il y avait également la volonté de faire des Juifs les boucs émissaires de la défaite».
«Le statut des Juifs est une mesure spécifiquement française, spontanée. Les Allemands n’avaient pas demandé à la France de Vichy de prendre ce statut. Mais il y a eu une concurrence entre l’antisémitisme français et l’antisémitisme allemand», affirme-t-il.


De tous les pays occupés, la France sera pourtant celui «où la communauté juive a subi les dégâts les moins tragiques», remarque l’avocat. Les trois-quarts des Juifs de France survivront (quelque 240.000 sur 320.000 présents sur le territoire en 1940).
«On ne le doit pas à la France mais aux Français, à tous les braves gens qui ont aidé un peu partout les Juifs» à échapper aux griffes des assassins, conclut-il.

 

Source IHEDN

HISTOIRE - MEMOIRE - CINEMA
Comment Pétain a durci le statut des juifs d'octobre 1940
Source journal ou site Internet : Libération
Date : 3 octobre 2010
Auteur : AFP

 

http://apocalypse-la-serie.tv5.ca/IMG/arton155.jpg

cliquez l'image, lire bio

 

Arrêté après la défaite allemande, le maréchal Pétain sera condamné à mort en 1945 pour haute trahison. La sentence sera commuée en prison à perpétuité et l'ancien chef d'État mourra le 23 juillet 1951. Les lois antisémites de Vichy seront annulées dès la Libération en août 1944. Mais il faudra attendre 1995 pour que l'État français, par la voix du président Jacques Chirac, reconnaisse sa responsabilité dans la déportation des juifs de France.

 
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